Accueil > Monde | Bloc-note par Marion Rousset | 6 mars 2012

A Moscou, les Pussy Riot tricotent des performances

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Tout est calme sur la glaciale place Rouge de
Moscou.
Les passants se font rares au cœur de
l’hiver russe, quand soudain, collants et robes
flashy, fumigènes, guitares électriques et amplis.
Un groupe de punks féministes hurle le poing
levé : « Révolte en Russie. Poutine se chie dessus.
 » Avec un sens certain du détail : leur visage
est masqué par des cagoules… en tricot.
Cette chanson s’inspire des protestations
spontanées contre les élections truquées à la
Douma d’État en décembre 2011. S’ensuivent
arrestations, cinq heures au poste de police et
amendes.

C’était le 20 janvier. Depuis, la vidéo
de la performance a fait le buzz sur YouTube.
Un mois plus tard, ces filles âgées en moyenne
de 25 ans ont donné un autre concert sauvage,
dans une cathédrale cette fois. On les retrouve
sur des bus, dans le métro ou perchées sur
le toit d’un garage à proximité de la prison où
était incarcéré le blogueur Alexeï Navalny, figure
de l’opposition au Kremlin. Que « Putin’s
got scared
 » (comme elles le prétendent) or
not, les Pussy Riot espèrent bien peser dans
la campagne, en menant des happening anti-
Poutine revigorants en cette période d’élection
présidentielle en Russie.

Portfolio

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