Accueil > Société | Entretien par Jessica Ibelaïdene | 15 septembre 2011

Christophe Alévêque, Super Rebelle part en campagne

L’humoriste et son personnage burlesque
entament une fausse campagne électorale
et espère sensibiliser les jeunes à
la politique. A la Fête de l’Huma, il pourra
accoster ses potentiels « électeurs ».

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Regards.fr : Vous participez à la Fête de l’Huma, les 16,
17 et 18 septembre. Pour quelles raisons ?

Christophe Alévêque : C’est une fête populaire, j’adore ça. J’y vais en
tant que touriste. Mais, cette fois, je présente
un spectacle le samedi soir, qui sera le point
d’ancrage de ma participation. Mais je vais faire
plein de choses à côté, des petites interventions
sous forme d’improvisations. Mon personnage,
Super Rebelle, se promènera un peu partout
aussi. Je suis content d’y participer, car nous
commençons une saison électorale, il y a de la
matière à exploiter.

Regards.fr : Quels sont les sujets qui vous paraissent
les plus urgents ?

Christophe Alévêque : Le plus urgent, c’est d’élever la voix. Tout le
monde doit se mobiliser et dire aux politiques :
« Rendez-nous les clés », celles du pouvoir.
C’est ce que veulent les Indignés, les récupérer,
car les citoyens ne dirigent pas à travers les
hommes politiques. J’ai une petite idée sur ce
que les candidats à la présidentielle vont annoncer.
Et aucun n’avouera qu’il n’a qu’un pouvoir
dérisoire face à la situation économique actuelle.
C’est pour ces raisons que je vais organiser une
fausse campagne électorale avec Super Rebelle.

Regards.fr : Pourquoi choisir une parodie de campagne ?

Christophe Alévêque : Les candidats doivent être un peu masochistes,
car le prochain président récupérera un pays
dans un état pitoyable. La politique est un domaine
très sérieux. Mais, aujourd’hui, ceux qui
l’exercent en font un spectacle. Je trouve cela
navrant. Ce n’est pas leur boulot, mais le nôtre,
aux artistes, aux humoristes. Je n’ai pas envie
de devenir président. J’essaie juste d’intéresser
ceux que le « spectacle » politique ennuie.
Surtout les jeunes. Si regarder et écouter le discours
d’un clown peut les faire glisser vers la
politique sans qu’ils s’en rendent compte, alors
je ne fais pas cela pour rien. L’impact que cette
fausse campagne aura, tout le monde s’en fiche.
Ce qui est important, c’est le chemin emprunté.
J’ai juste envie de porter un message et d’être
écouté. Super Rebelle est le seul candidat qu’on
peut soutenir sans être obligé de voter pour lui.
N’est-ce pas merveilleux ?

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