Accueil > Ecologie | Par Dorothée Thiénot | 13 mai 2011

Des mouvements pour « resemer la vie »

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L’association Kokopelli est une sorte d’arche de
Noé.
Elle récupère et distribue des semences
reproductibles ou en voie de disparition, ce qui
est un pléonasme. La pression est forte, de la
part des gros semenciers comme du ministère
de l’Agriculture, qui s’emploient à mettre les
agriculteurs au pied du mur, en vendant au prix
fort des semences non reproductibles et vivant
sous perfusion de pesticides. Protéger et distribuer
des graines simplement fertiles sans l’usage
obligatoire de « phytos » : voilà qui peut aider les
paysans à retrouver une forme d’autonomie et à
préserver des espèces anciennes, et résistantes,
vouées à disparaître. C’est bien là que Kokopelli
– qui enchaîne les procès intentés par les semenciers
– met le doigt où ça fait mal : en rendant
possible une forme de souveraineté alimentaire.

Le slow-food compte pour sa part plus de
100 000 membres partout dans le monde.
«  Bon,
propre et juste
 » : voilà leur leitmotiv ! Le mouvement
recense les aliments en danger de disparition,
promeut les produits locaux et traditionnels,
prône un modèle d’agriculture durable…
En partant des principes de plaisir et de partage,
ses adeptes défendent l’idée que connaître les
bonnes choses aide à respecter l’environnement.
Les consommateurs conscients de ce que leurs
choix alimentaires engendrent sur le plan environnemental,
deviennent alors «  coproducteurs
d’un nouveau modèle agricole
 ».

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