Accueil > Culture | Par Julia Moldoveanu | 1er avril 2009

Désirades en mer des Antilles/Daniel Maximin

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//L’Invention des désirades//, de Daniel Maximin, poète, romancier et essayiste né à la Guadeloupe. Un titre qui, à lui seul, fait poème, un long poème où flottent des îles, où l’on entend le bruit des cultures antillaises, où un superbe vent de liberté souffle sur le mot.
« Une goutte de désert jetée à l’eau/ recrée nos désirades/ sur la mer des Antilles/ procession de grains d’or au cou de l’Amérique/ îles presqu’îles/ îles défis. » Un décor est posé, une construction poétique prend racines, haute, fière, un énorme édifice où circulent des noms d’amis et de poètes exilés dans la vie ou dans la mort, et toute la richesse d’une langue radieuse, qui hésite entre vers et prose, mais qui est toujours poésie.

De « dérades » en « Ex-îles », « Etre poète/ chanter pour inspirer/ écrire pour respirer/ être soi pour chacun/ livreur d’amour et d’alarme » . Sous le soleil de Rimbaud, une « Illumination » : « Le monde sera une porte ouverte et nous aurons perdu la clé. » Et du « Corps à cœur » d’un lettrisme exquis ; une « Conjugaison » érudite et enjouée : « Le verbe Avoir/ n’a pas d’avenir/ passé décomposé/ imparfait possessif » .

Un « Catalogue de présence » des « Orphées noirs », « résistants enragés au cou du soleil » , qui appelle de longues et attentives lectures sous le soleil blême de ces printemps métropoles.

Daniel Maximin , L’Invention des désirades et autres poèmes , éd. Points, 6,50 e

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