Accueil > Culture | Entretien par Aïcha Belhalfaoui | 1er septembre 1998

Jules Roy : " Les miens vont rester à Sidi Moussa sans que jamais personne vienne les voir ?Nom de Dieu ! Je vais leur porter des roses. "

Jules Roy, l’auteur de la Guerre d’Algérie et des Chevaux du soleil, revient pour notre plus grand bonheur sur l’itinéraire atypique qui fut le sien, celui " d’un homme de bonne volonté ". La deuxième partie de son journal paraîtra en novembre chez Albin Michel sous le titre les Années cavalières (1966-1985). La première partie était sortie en mars dernier chez le même éditeur. Les Années déchirements couvrent la période 1925-1965. La troisième et dernière période paraîtra à une date non encore fixée. En s’attaquant à cette publication, Jules Roy n’en garde que l’essentiel : voici soixante-dix ans qu’il tient son journal. Jules Roy nous reçoit dans son appartement parisien.

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Regards.fr : Quelles rencontres ont le plus compté pour vous ?

Jules Roy : C’est d’abord Camus. C’est lui qui m’a ouvert les yeux. Il m’a appris que les Arabes étaient des êtres humains, comme moi. Camus était très intelligent, beaucoup plus intelligent que moi. Nous avions beaucoup de respect pour lui, beaucoup d’admiration. Ce qu’il disait, c’étaient des choses importantes. Vous savez, si j’existe, moi, c’est à cause de lui. Quand Camus me fait comprendre, au moment où je rentre de la guerre, en 1945, que je n’ai rien compris à ce qui se passait en Algérie, eh bien, je me rends compte qu’en effet, je n’ai rien compris ! Et alors, tout change ! Parce que quand on me dit qu’une chose que j’ai crue noire est blanche, elle devient blanche pour toujours. C’est fini ! J’ai changé totalement ! Je suis passé de l’autre côté de la terre ou de l’autre côté de la lune... Jean Amrouche a aussi beaucoup compté. Les études qu’il a pu faire à l’Ecole normale de Sèvres l’ont fait professeur. Remarquable. C’était un grand écrivain et c’était un grand poète. Le poète, c’est celui qui voit loin, alors que d’habitude les hommes voient très court et de façon stupide. C’est Jean Amrouche, un Kabyle, qui m’a tout appris. Il m’a appris à écrire. Quand je lui ai montré ma première œuvre, il m’a expliqué que ce n’était pas écrit. C’est comme ça que j’ai entièrement refait mon premier livre avec lui. Les leçons qu’il m’a données, je ne les ai pas oubliées. Si Camus m’a ouvert les yeux, Amrouche m’a ouvert le coeur.

Camus vous a ouvert les yeux, dites-vous. Mais une fois les yeux ouverts, ne voyez-vous pas plus de choses que lui ? Vous choisissez la justice et Camus, entre la justice et sa mère, choisit sa mère...

Je n’oserais pas dire ça. Il était plus fort que moi dans l’intelligence et la raison. Moi, j’étais à l’état brut. Je suis allé plus loin que lui par inadvertance, en quelque sorte. Avec le recul, on voit les choses telles qu’elles sont, mais, sur le moment, les choses sont tellement contraires à l’ordre établi que, lorsque soi-même on s’extirpe de là, on fait quelque chose qui n’est pas compréhensible, qui est hors de raison et hors des hommes. Voilà, j’ai été hors des hommes. Je raisonnais moins bien que Camus, peut-être. Vous savez, ce qui fait que les choses se font, c’est que ce sont des gens pas très intelligents qui les font. Il y a des gens moins intelligents, parfois, complètement idiots, qui font les vraies choses, parce qu’il faut franchir tellement de barrières, tellement de barrières... Vous croyez qu’on ferait des guerres si tout le monde était intelligent ? Peut-être ceux qui les commandent. Mais ceux qui les font, les guerres ? S’ils savaient qu’ils allaient risquer la mort à chaque instant, jamais de la vie ! Ceux qui vont au casse-pipe, c’est ceux qu’on a convaincus d’aller comme ça, sans se poser de questions. L’homme est fait pour être cruel, il est fait pour tuer, il est fait pour tromper. Il est fait pour tout ça, l’homme, l’homme, l’homme, l’homme ! Eh bien, moi, je suis un homme, mais je suis fait de cette race des hommes à écraser parce que je suis tout à fait contre et que j’ai fait les choses hors de raison. Dans beaucoup de cas, ce que l’on commet de bien, c’est hors de raison. La justice, c’est quand on est hors de raison.

Vous nous présentez un peu les choses comme si vous deviez tout à Camus, mais n’a-t-il pas fait " que " révéler des qualités qui ne demandaient qu’à être révélées, qui étaient déjà là, très fortes, en vous ?

Peut-être. Ce n’est pas une chose arrêtée dans mon esprit, je n’ai peut-être pas tellement réfléchi à ça.

Après avoir combattu les nazis, pendant la Seconde Guerre mondiale, vous allez en Indochine. Là, vous êtes contre ce à quoi vous assistez. Vous quittez l’armée. Est-ce ce que vous appelez un acte " hors de raison " ?

Nous avions combattu contre les nazis à armes égales, car si nous allions les bombarder avec des avions puissants et des escadres puissantes et en nombre et avons été là-bas une aviation de terreur, eux avaient commencé avant nous, avaient rasé Coventry au début de la guerre, avaient bombardé Londres. Ils n’ont eu aucun scrupule en quoi que ce soit. Et puis, surtout, il y avait les armes secrètes dont ils nous menaçaient. Il fallait donc les détruire. On s’est défendu, mais d’une façon, semble-t-il, convenable. On pouvait dire qu’on avait combattu pour la justice. On représentait la civilisation qui se défendait contre la barbarie nazie. Après, comme la guerre continuait en Indochine, il a fallu penser que des camarades continuaient à faire la guerre ailleurs, en Indochine. La guerre a continué là-bas, mais ce n’était pas celle de l’Europe. Quand j’ai vu comment on massacrait les Vietnamiens qui luttaient pour leur indépendance, qu’on rasait tout, qu’on employait le napalm et les bombes incendiaires contre ces pauvres gens, simplement pour faire croire que nous étions les sentinelles du monde libre, ça a été au-dessus de mes possibilités. J’ai quitté l’armée...

Après, ça été l’Algérie. Vous prenez le parti de l’indépendance. Vous écrivez, en 1960, la Guerre d’Algérie, qui fait scandale, à l’époque. C’est la première fois que quelqu’un ose, dans un écrit, parler de "guerre d’Algérie" : on préférait, jusque-là, qualifier ce qui se passait en Algérie " d’opérations de pacification " ou " d’événements "...

Je pensais que l’Algérie était une terre française et je suis revenu avec l’idée que c’était le contraire, avec l’idée que les Arabes sont mes frères, qu’on leur a volé leur terre, que l’expédition coloniale a été une chose effroyable, qu’il nous a fallu cinquante ans pour conquérir l’Algérie et la mettre à feu et à sang, avec l’idée qu’ils ont droit à la justice. C’est épouvantable ! Ça, ça s’apprend, ça se ressent, ça ne se discute pas !

Huit ans plus tard, paraît le premier volume des Chevaux du soleil. Pourquoi avoir consacré dix années de votre vie à l’écriture de cette saga ?

Ce livre a représenté la résurrection de ce qu’avaient été ma vie d’enfant et la vie de cette Algérie. Ça m’a permis de connaître notre condition de colonisateurs au milieu des colonisés. Vous savez, je ne l’aurais pas écrit de moi-même. Je n’aurais jamais osé, d’abord parce que Camus vivait encore et qu’il a fallu qu’il soit mort pour que j’ose prendre la parole sur l’Algérie. Il a fallu que ce soit une commande. C’est parce qu’on me l’a commandé, parce qu’on croyait que j’étais certainement plus fort que je ne paraissais et que ça représentait un certain besoin à l’époque où l’Algérie devenait indépendante, un besoin de faire comprendre aux Français ce que c’était.

L’histoire entre la France et l’Algérie est extrêmement tourmentée. Comment, aujourd’hui, réduire cette tourmente et éteindre les ressentiments ? Est-ce possible ?

On ne sait pas. Rien n’est impossible, finalement, grâce au hasard qui fait rencontrer certains hommes. Là, les hommes peuvent agir, mais il faut que le hasard les serve. Je n’y crois pas beaucoup, mais ce n’est pas impossible. D’habitude, les puissances du mal triomphent. C’est le riche qui triomphe sur le pauvre. Le puissant sur le faible. C’est toujours comme ça. Quand le faible sert le puissant, c’est qu’il croit être associé à sa puissance, mais il se trompe. Ce que je crois profondément, après mon dernier voyage en Algérie, c’est qu’il y a une certaine partie des Algériens qui se sont expatriés, peut-être moins parce qu’ils pensaient qu’ils devaient aller ailleurs que parce qu’ils voulaient quitter ce qu’ils considéraient comme le mal pour eux : la domination de la religion, la domination du fanatisme, l’extension de la barbarie. Alors, que nous ayons consacré des sommes pareilles, des armées pareilles pour faire l’Algérie, puis la laisser ensuite, ça veut peut-être dire que nous avons été, nous les Français, nous les envahisseurs, nous les colonisateurs, les semeurs de quelques idées divines, de quelques idées que le vent disperse on ne sait où, et c’est ce qui lève de cette terre, de cette semence-là qui fait qu’on ne peut plus rester au milieu de la barbarie et qu’on s’en va ailleurs. Mais ailleurs... Qu’est-ce que la France ?... Qu’est-ce que l’Algérie ?... Ça fait partie des toutes petites nations du monde. C’est la Terre, notre patrie à nous. Moi, je vais plus loin. C’est la voie lactée, ma patrie. Il faut espérer que tout cela finira bien. Il y aura une partie qui finira bien. Tâchons d’être de cette partie-là.

Vous avez tenu à rencontrer de jeunes "beurs", comme on les appelle. Cette rencontre s’est déroulée le 22 octobre 1996, le jour de vos 89 ans, à la bibliothèque Elsa-Triolet, à Bobigny. Pourquoi était-il si important pour vous de rencontrer ces jeunes ?

J’avais envie de leur dire qu’ils avaient devant eux un vieil homme qui a été là-bas, sur la terre algérienne, en croyant que c’était sa patrie, qui est né là-bas, comme eux sont nés ici, allez savoir pourquoi. Un vieil homme qui a connu une espèce de ténèbre, d’ignorance par rapport à ceux qui étaient leurs pères, leurs grands-pères, et qui, ensuite, s’est retourné, qui a vu autre chose, et que, eux, ils sont nés là, alors que ce n’est pas leur patrie, alors qu’ils se demandent ce qu’ils font ici. Peut-être qu’ils m’ont considéré comme un imbécile, comme un fou. C’est pas impossible. Mais moi, j’ai essayé de leur dire qu’ils se trompent peut-être, qu’il y a quelque chose à tirer de moi. Il faut qu’ils comprennent que s’ils sont là où ils sont " ils sont là par hasard ou c’est Dieu qui les a mis là, j’en sais rien, moi, eux, ils doivent le savoir " mais il y a quelque chose à tirer de ça !

Au cours des dernières années, vous vous êtes rendu deux fois en Algérie. Adieu ma mère, adieu mon coeur... retrace votre dernier pèlerinage, l’an dernier, à Sidi- Moussa. En écrivant Adieu ma mère..., m’avez-vous dit, vous avez eu l’impression de vous " arracher la peau ". Vous dites, dans les premières pages du livre : " Un coup de colère probablement, voilà ce qui m’a pris... Les miens vont rester à Sidi Moussa sans que jamais personne vienne les voir ? Nom de Dieu ! Je vais leur porter des roses. "

Ma mère n’aimait pas les Arabes. C’étaient les idées de l’époque. Ça n’étaient pas des idées qu’elle avait, elle, seulement. Ce sont des idées que j’ai toujours entendues, chez moi, depuis ma naissance, et que j’ai encore entendues quand je suis devenu vieux. C’était toujours la même rengaine, sauf que des événements graves se produisaient et que les choses changeaient un peu, elle, elle est restée comme elle était. Il fallait les comprendre, ces pauvres gens, parce qu’au début, c’étaient des pauvres gens. J’ai dit dans le livre : ils ont trouvé plus pauvres qu’eux. Ils ne s’en sont pas rendu compte, mes grands-parents, ma mère... Ma mère, elle avait peur simplement des Arabes et Meftah, c’est un Arabe. Il était gentil, on lui faisait toute confiance, il avait tout, mais on ne savait pas très bien quoi dire ni que penser. Moi, c’est la France qui m’a sauvé. C’était la France qui nous sauvait de tout, la France, mère des Armes, des Arts et des Lois. En Algérie, il n’y avait rien de tout ça. Quand on était en France, on était bouche bée. On n’avait jamais vu ça. Alors, on finissait par comprendre.

Parlez-nous un peu plus de votre mère, Mathilde Paris.

C’était une femme révoltée. Elle n’était pas révoltée contre les Arabes ou contre la vie. Elle était révoltée contre sa situation. Elle a trompé son mari. Ça a été une chose épouvantable. Mais elle n’a jamais voulu dire qu’elle avait eu tort. Elle a trompé son mari par amour. En 1891, date de son mariage, elle vivait à la ferme de Sidi Moussa. Il y a un siècle de ça ! Alors quand quelqu’un d’honnête, de convenable, demande sa main, que voulez-vous qu’on fasse, on fait exactement comme chez les Arabes, on donne la main de cette fille, on se dit qu’elle va être heureuse, qu’elle aura une situation. Mais quand, quelques années après, elle s’aperçoit que ce n’est pas ça, que c’est une catastrophe et qu’elle rencontre un homme qui lui paraît beau, fort, et surtout, instruit, qui lui apprend des choses que les autres ne savent pas sur cette "racaille multinationale", comme il jugeait ses élèves. A l’école de Rovigo où il était, il y avait, au début du siècle, à peine un ou deux petits Arabes, mais c’étaient surtout des Italiens, des Espagnols, des Français, des Maltais, qui baragouinaient le français. Il leur apprenait les droits de l’Homme ! Alors, elle a eu de l’admiration pour cet homme-là qui ne ressemblait pas du tout aux autres. Je pense aussi que c’était à cause de l’odeur des géraniums rosat qui passait au-dessus du village à un certain moment de l’année, il y avait des hectares de géraniums qui répandaient leur odeur irrésistible. Alors, elle a cédé. Et moi, je suis né de ça. C’est sans doute ça.

Et le père ? Jusqu’à la page 80 du livre, il est totalement absent. Est-il absent de ce livre ?

Il n’y avait pas de père. Il y avait mon oncle Jules à qui je dédie ce livre et que j’ai toujours aimé. J’ai toujours parlé de lui avec affection et tendresse, et même une certaine admiration. Il était rusé, certainement, mais c’est un peu comme s’il avait été mon père. Il était conseiller municipal. Il se foutait de tout le monde. Des personnages importants qui passaient ou en lisant le journal, le soir, à la lueur de la lampe à pétrole. Ma grand-mère ne savait pas lire, alors il lui lisait le journal. Ma mère était là et j’étais là aussi. C’était la télévision d’hier, quoi ! (grand éclat de rire). Il se foutait de tout le monde ! Si on parlait d’un député, il disait : " Est-ce que c’est vrai, est-ce que c’est pas vrai ? qu’est-ce que c’est que ce zèbre-là ? " Il y avait toujours chez lui une dose de scepticisme et d’humour que j’admirais et qui m’est restée un peu, sans doute. Ça m’a donné méfiance de tout ce qui pouvait se passer en bien comme en mal. Qu’est-ce qu’un père avait à faire là-dedans ? (nouvel éclat de rire). Je ne sais pas ce que c’est qu’un père. Je m’aperçois quand même qu’il faut un père de temps en temps, mais mon père, c’est peut-être Meftah, ou peut-être ce sont les hommes. Enfin, je ne suis pas très au courant de tout ça, moi. Je suis comme un enfant, un enfant pur, tombé de la lune en quelque sorte.

Dans votre dernier livre, mais aussi dans d’autres, le personnage de Meftah, justement, tient une place importante aux côtés de votre mère, Mathilde. Pourquoi resurgit-il aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je crois que Meftah est la clef de tout (NDLR. Meftah signifie en arabe "la clef"). Quand il n’était pas là, on était un peu perdu. Moi, j’étais perdu sans Meftah. En allant en Algérie, je l’ai un peu entrevu. Je ne suis pas allé sur sa tombe, parce que je ne sais pas où elle est. Mais j’ai peut-être croisé, sans le savoir, un de ses fils.

Dans un article écrit pour le Monde, vous écriviez : " De l’Algérie, je reste inconsolable. Ma mère y est née. J’y suis né. Le drame qui a frappé tant d’hommes et de femmes de là-bas m’endolorit encore... " Dans votre dernier pèlerinage en Algérie, au-delà du besoin d’aller vous recueillir sur la tombe de votre mère, il y avait autre chose, un besoin de terre natale... ?

Oui, bien sûr ! La mère, c’est ma mère, l’Algérie ! Je suis allé en Algérie pour retrouver tout ce qui a compté pour moi, tout ce qui m’a fait, finalement, de quoi je suis né, de quoi je suis fait. C’est pour revoir tout ça, pour comprendre tout ça, que j’y suis allé. Je ne sais pas si j’ai compris quoi que ce soit, d’ailleurs...

Quand, en 1995, vous êtes retourné à Sidi Moussa qui fait partie avec Rovigo-Bougara et l’Arba de ce qu’on appelle en Algérie " le triangle de la mort ", vous n’avez pas eu peur ?

Peur de qui ? De quoi ? Peur de me faire tuer ? Non, ça ne m’a pas fait peur. Si les Islamistes m’avaient tué (éclat de rire), est-ce que ce n’aurait pas été une belle fin ?

Pensez-vous retourner en Algérie ?

Pourquoi pas ? Ça n’est pas impossible.

Avec plus de 50 titres, l’auteur excelle dans tous les genres : roman, essai, reportage, théâtre, poésie, une oeuvre guidée avant tout par l’amour des hommes, l’amour des siens, "l’amour de la justice et de la vérité" et où l’émotion, de livre en livre, affleure à chaque page, à tout instant. Officier d’aviation pendant la Deuxième Guerre mondiale, il écrit sur ces années noires Chants et prières pour les pilotes en 1943, puis Retour de l’enfer en 1951. La Guerre d’Algérie, publié en 1960, propulse Jules Roy sur le devant de la scène. Ce petit livre fait l’effet d’une bombe. Parti en reportage, en Algérie, pour tenter de comprendre et d’expliquer le combat de " pacification " qu’y mène la France, il revient avec des informations terribles sur les massacres et les tortures que l’Armée fait subir au peuple algérien. Sans ambiguïté, Jules Roy prend le parti de l’indépendance algérienne et appelle cette guerre par son nom. Huit ans plus tard, paraît le premier tome d’une fresque à laquelle il consacre, dix années de sa vie. Les Chevaux du soleil, l’oeuvre phare de Jules Roy, retrace la saga d’une famille de pieds-noirs, la sienne, à travers l’histoire de la colonisation. Pour qui veut comprendre l’histoire de l’Algérie, les Chevaux du soleil reste une référence première.

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  • Cher Mr.Jules ROY.
    J’aime bien tous vos écrits,surtout les"Chevaux du Soleil.J’ai été instituteur à Sidi-Moussa en 1960 ;je suis sûr que vous êtes la personne la plus qualifiée-ce serait un honneur,si vous accepteriez d’écrire une préface de mon livre sur l’Algérie :"Devoir de mémoire.1917-2017.

    Remerciements sincères.
    Pr.Benatia Farouk

    Pr.Benatia Farouk Le 3 juillet 2016 à 10:36
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