Accueil > Economie | Par | 18 juin 2009

L’arnaque des négociations sur les marges des grandes surfaces

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Pour faire oublier le très mauvais accord sur le prix du lait signé il y a quelques jours avec le soutien des pouvoirs publics, par Henri Brichart, président de la Fnpl, seul représentant de la production siégeant à l’interprofession laitière, la direction de la FNSEA a cherché à déplacer le débat sur le problème de la mauvaise répartition des marges en agriculture. Le gouvernement se dédouane ainsi de toute responsabilité dans la crise laitière.

Le 13 juin, le gouvernement s’est engagé à renforcer les contrôles dans les grandes surfaces. Ces négociations sont une arnaque pour les paysans. Les marges extravagantes réalisées sur le dos des producteurs par la grande distribution ne datent d’hier. Les marges de cette dernière ne sont pas les seules en cause, celles de certains industriels laitiers qui ont signé l’accord sur le prix du lait sont également abusives.

Le gouvernement se targuent d’élargir l’observatoire des prix aux produits laitiers. Pourtant celui-ci, crée depuis plusieurs années en production porcine, n’a jamais limité les crises restructurantes de ce secteur, ni permis aux producteurs d’en vivre. Ce dont ont besoin les producteurs, ce sont de véritables lois commerciales qui les protègent et qui leur permettre de vivre dignement de leur produit grâce à des prix rémunérateurs. Ils ont besoin d’outils législatifs pour établir une meilleure répartition des marges au sein des filières. Ce type d’outil avait commencé d’être crée dans le cadre de la filière fruits et légumes (coefficient multiplicateur) ; Madame Lagarde, ministre de l’Economie, avait refusé en 2007 de l’utiliser au motif de la liberté des prix et des marges.

La Confédération paysanne n’est pas invitée à la réunion sur la LME organisée à Bercy le 17 juin, et se pose la même question que certains distributeurs sur le manque de représentativité dans l’ensemble des tractations.

La Confédération paysanne demande une réouverture des négociations sur les modalités de fixation du prix du lait et l’activation des outils de régulation de la production afin de donner de réelles perspectives aux producteurs de lait..

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