Accueil > Economie | Par Simon Grysole | 26 avril 2007

Occupation au siège de l’Unedic

Des dizaines de précaires et d’intermittents ont occupé l’Unedic entre le 24 et le 26 avril pour dénoncer la précarité croissante et la politique de l’assurance-chômage ces dernières années.

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Afin « d’interpeller les responsables de la précarisation », des chômeurs, intermittents, précaires et étudiants occupent le siège de l’Unedic (80, rue de Reuilly à Paris) depuis mardi 20 h, à l’initiative de AC ! Paris et de la Coordination des intermittents d’Ile-de-France (CIP). D’autres associations, collectifs et syndicats sont venus en renfort. Le rassemblement qui a lieu devant le bâtiment comprend des militants du DAL, du neuvième collectif de sans-papiers, de la CNT spectacle, du MNCP, de Solidaires, etc.

Les 200 occupants exigent une refonte du système paritaire de l’Unedic où les premiers concernés auraient leur mot à dire, car selon la CIP, « Le Medef rédige, la CFDT signe, le gouverneMENT ». C’est pourquoi ils occupent l’étage de la présidence de l’Unedic où ils invitent « les partenaires sociaux, toute structure ou tout individu intéressés par la refonte de l’assurance-chômage à nous rejoindre à la table des négociations que nous occupons ce jour. Remettons tout à zéro. Inventons un nouveau système d’assurance-chômage à l’élaboration duquel participeraient naturellement et majoritairement les premiers concernés. (1)

« Ni chômage de masse, ni plein emploi précaire, nous voulons vivre ! »

Ils dénoncent la précarité qui se généralise pour les chômeurs comme pour une partie des salariés, alors même que les conditions d’accès à l’assurance chômage ont été durcies (moins de la moitié des demandeurs d’emploi sont actuellement indemnisés) et la durée de l’indemnisation diminuée (les intermittents réclament notamment l’abrogation des protocoles de 2003 et 2006, qui précarisent encore davantage les travailleurs du spectacle). Cette action entend également mettre en lumière le contrôle croissant auquel les chômeurs font face ( suivi mensuel, radiations en hausse, etc.).

Sans illusions sur un futur plein emploi promis par certains candidats à la présidentielle, ils affirment : « Le Plein emploi est mort. Et il faut de nouveaux droits. Nous ne descendrons du toit de l’Unedic qu’avec des parachutes dorés » (2), ajoutant « Ni chômage de masse, ni plein emploi précaire, nous voulons vivre ! »(3).

Mercerdi à 16 h, ils étaient encore 80 personnes sur le toit de l’Unedic, alors qu’un dispositif policier impressionnant faisait face à des dizaines de personnes venues en soutien. En haut de l’immeuble, à côté d’une banderolle : « Halte aux expulsions, régularisation de tous les sans-papiers », une grande banderole noire porte l’inscription : « Tiens t’es radié ! ».

Jeudi en fin d’après-midi, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation du bâtiment.

(1) Communiqué des occupants du siège de l’Unedic (voir ci-dessous)

(2) Idem

(3) communiqué d’AC ! Paris (voir ci-dessous)

Interview de Bruno Fialho, élu PCF, adjoint au Maire du 18e arrondissement . Il est venu apporter son soutien, et déplore que la direction de l’Unedic ait coupé l’eau et l’électricité au niveau de l’étage occupé, exigeant qu’on apporte eau et nourriture aux occupants. Il dénonce les derniers accords de l’Unedic et estime que la situation des précaires et des salariés se dégraderait si N.Sarkozy passait au deuxième tour. Cependant, il n’a aucune illusion sur le contenu progressiste du programme de S.Royal...

Lien :** **

MP3 - 3.8 Mo

Interview d’un « clown libertaire », militant de la CNT Spectacle. Selon lui, le chômage, la précarité comme la culture ont été mis de côté durant la campagne présidentielle, alors que des moyens importants devraient être employés dans ces domaines. Il ne croît plus en la « politique politicienne », estimant que la démocratie s’apprend d’abord dans la rue, par l’intermédiaire des luttes et de l’autogestion.

Lien :** **

MP3 - 1.6 Mo

Communiqués des occupants de l’Unedic :

Dernier commmuniqué :

36ème heure d’occupation de l’Unedic - Aux questions posées, l’Unedic répond : pas de liquide pour les chômeurs !

Au matin du troisième jour d’occupation, nous attendons toujours des réponses des responsables de l’Unedic et du ministère de l’emploi aux questions posées hier par l’entremise de son directeur général.

Depuis près de 24 heures, la direction de l’Unedic nous a coupé l’approvisionnement en eau. Pour nous faire quitter les lieux sans les réponses que nous sommes venus chercher ici, l’Unedic emploie une méthode qui illustre parfaitement son fonctionnement usuel : couper les vivres, priver des moyens d’existence. Doit-on s’en étonner lorsque l’on sait que la notification la plus massivement délivrée par cet organisme indique « vous ne remplissez pas les conditions requises pour ouvrir des droits à une indemnisation » ?

Au péril de notre santé, nous voici en grève de la soif involontaire. Croit-on entamer ainsi notre détermination ? Dormir dehors, sans manger, ni même boire, pouvoir éventuellement poser des questions auxquelles il n’est pas répondu, voilà en tout cas un bon entraînement aux conditions de vie de la société sarkoziste.

Tous les jours de cette triste campagne, ils disent vouloir réhabiliter le travail. Tous les jours, nous dirons : « chaque jour chômé doit être indemnisé ».

Nous voulons de nouveaux droits collectifs.

La France assistée de l’UNEDIC occupée

Tous les communiqués depuis mardi soir :

LA FRANCE ASSISTEE DE L’UNEDIC OCCUPEE VOUS INVITE...

Nous précaires, flottants, sans qualités, intermittents du chômage, entrepreneurs soi-mêmes, sommes réunis au siège de l’Unedic.

Nous invitons les partenaires sociaux, toute structure ou tout individu intéressés par la refonte de l’assurance-chômage à nous rejoindre à la table des négociations que nous occupons ce jour.

Remettons tout à zéro.

Inventons un nouveau système d’assurance-chômage à l’élaboration duquel participeraient naturellement et majoritairement les premiers concernés.

On pourrait partir du principe communément admis qu’un jour chômé doit être égal à un jour indemnisé à 2,3 Smic jour.

La France assistée de l’Unedic occupée.

Mercredi 25 avril, 11h30.

Communiqué de la 15ème heure.

OCCUPATION DE L’UNEDIC : LES CHÔMEURS S’OCCUPENT D’EUX-MÊMES

Depuis mardi 24 avril 2007 à 20H, le siège de l’Unedic à Paris est occupé.

Nous, précaires, intermittents, chômeurs, étudiants, occupons l’étage de la présidence du siège de l’Unedic, organisme paritaire qui établit les règles de l’assurance chômage.

Depuis des décennies seuls les partenaires sociaux (organisations patronales et certains syndicats) y ont pouvoir de décision : sans les premiers concernés.

Dans un souci de justice sociale, nous exigeons une refonte du système paritaire avec les premiers concernés .

Pour décider de nos vies, l’Unedic joue au bonneteau avec des chiffres basés sur des modes de calculs arbitraires auxquels personne n’a accès. Ces chiffres disent toujours la même chose, trop nombreux, trop cher, mais l’injonction à travailler plus pour réduire les coûts masque une autre réalité :

Aujourd’hui, 80% des embauches s’effectuent en CDD (vacations emplois aidés, etc,), auxquelles il faut ajouter les stages gratuits, les CDI à temps partiel : la quasi totalité des salariés connaît désormais des périodes de chômage, que celui-ci soit provisoire, récurrent ou de longue durée. L’ANPE dénombre 4,5 millions d’inscrits. Plus d’un chômeur sur deux n’est pas indemnisé. Plus d’un million de personnes touchent le RMI, si l’on inclut les conjoints et les enfants, trois millions de personnes en dépendent. Plus de 12 millions de salariés ont un revenu mensuel inférieur à 843 euros. Plus de trois sans logis sur dix ont un emploi à temps complet, partiel, ou précaire et pourtant cherchent soir après soir où dormir.

Réforme après réforme, les conditions d’accès à l’indemnisation se durcissent, les temps d’indemnisation se raccourcissent, les contrôles (suivi mensuel, radiations) augmentent. Cette organisation sociale nous oblige à accepter des emplois toujours plus précaires. On nous voudrait adaptables à merci, malléables à merci, corvéables à merci : c’est ce qu’ils appellent « responsabiliser le chômeur ».

Dans le climat délétère instauré par la campagne électorale, on nous assène les prétendues vertus de la valeur-travail. Nous, chômeurs, précaires et intermittents prétendument assistés, venons travailler sur la valeur du chômage.

Nous appelons les premiers concernés, chômeurs, salariés précaires, intermittents, sans papiers, à occuper les antennes Assedic, et à venir soutenir notre occupation.

Le Plein emploi est mort. Et il faut de nouveaux droits.

Nous ne descendrons du toit de l’Unedic qu’avec des parachutes dorés.

Les occupants du siège de l’Unédic

Paris, mercredi 25 avril 2007, 6h30

Communiqué de la 10è heure d’occupation

ATTENTION FRAGILE : PRECAIRES, INTERMITTENTS, CHOMEURS, NON A LA PRECARISATION ! (premier communiqué)

Nous, chômeurs, salariés précaires et intermittents, occupons le siège de l’UNEDIC, au 82 rue de Reuilly, M°Montgallet afin d’interpeller les responsables de la précarisation.

Nous ne sommes pas des variables d’ajustement

Depuis 30 ans, chômage de masse et discontinuité de l’emploi déterminent - provisoirement ou dans la durée- les parcours de la quasi-totalité des salariés (80% des embauches se font désormais en CDD). Cette alternance de périodes de chômage, de formation et d’emploi s’accompagne d’une fragilisation inacceptable de ceux qui la vivent. Ainsi, alors que l’on glose sur une « sécurité sociale professionnelle » supposée venir remédier à l’incertitude qui marque désormais la vie des salariés, l’un des derniers dispositifs qui assurait une continuité de droits à des salariés à l’emploi discontinu, le régime d’indemnisation chômage des intermittents, est en butte depuis près de 4 ans à une entreprise de destruction.

Les discours publics énoncés lors de la campagne électorale passent sous silence ces questions sociales fondamentales - qu’on pense aux révoltes d’octobre/novembre 2005 et au « mouvement anti-CPE » du printemps dernier !- ou y répondent par l’invocation vertueuse à « réhabiliter le travail ». Derrière la « réhabilitation du travail », c’est encore la dégradation des conditions vécues par les travailleurs qui se profile, comme avec le RMA, « emploi aidé » pour lequel l’allocation RMI est directement versée à l’employeur. Ces proclamations de bonnes intentions visent en fait à stigmatiser davantage des millions de précaires et de salariés, « assistés » ou insuffisamment productifs. Elles préparent le terrain pour de nouvelles et dramatiques régressions en matière de droits collectifs, tandis que profits et inégalités explosent.

Caricature d’un dialogue social privatisé et technocratique, le paritarisme qui régit l’assurance-chômage refuse d’accorder voix au chapitre aux premiers concernés. Or cette institution doit des comptes aux millions de salariés qui la financent, souvent sans ouvrir de droit à indemnisation en cas de chômage (plus de la moitié de chômeurs ne sont pas indemnisés). Sous prétexte de déficit, chacune de ses « réformes » a été nuisible aux ayants droits, encourageant l’acceptation de n’importe quel emploi dans n ?importe quelles conditions.

Déficit de quoi ? Déficit de démocratie

La Constitution de ce pays stipule que « la société doit à chacun de ses membres des moyens convenables d’existence », force est de constater qu’il n’en est rien : on va jusqu’à présenter les allocataires du RMI comme des parasites voués à l’indignité, sans jamais indiquer, par exemple, qu’un tiers de ces allocataires aux faibles salaires occasionnels sont en fait des travailleurs pauvres. Sous couvert d’insertion, l’inflation d’une rhétorique des devoirs et la prolifération des modalités de contrôles accompagnent le reflux des droits sociaux.

Afin de déposséder plus encore les salariés, on leur dénie toute compréhension de leur propre situation. L’appel constant aux « experts » a pour fonction de légitimer des décisions d’autant plus « difficiles » qu’elles s’attaquent au plus grand nombre (chômage, retraite, santé). On fabrique donc l’ignorance et, tout comme le dénombrement des chômeurs fait l’objet de manipulations (cf. la non-publication des statistiques INSEE), l’Unedic tient mordicus à son fonctionnement parfaitement opaque (jusqu’à interdire à des chercheurs indépendants l’accès à ses données, comme ce fut le cas lors de l’enquête de la coordination des intermittents et précaires).

Aggravant celui de juin 2003, un second protocole Unedic régissant les annexes VIII et X de l’assurance-chômage qui développe aléas, inégalités et exclusion à l’encontre des intermittents entre en application, nous refusons que des droits capitalisés avantageant les plus employés et les mieux payés mettent fin à toute mutualisation. Pour limiter l’insécurité sociale due au chômage et à la discontinuité de l’emploi, il faut instaurer une continuité de droits, chaque jour chômé doit être indemnisé.

Tout en radiant massivement des chômeurs, on ose nous promettre une énième fois le « retour au plein emploi » ; nous voulons que soit publiquement établie l’ampleur réelle du chômage et de l’emploi précaire. Une refonte de l’indemnisation du chômage doit être débattue par les partenaires sociaux. Un tel enjeu ne doit pas être confisqué mais faire l’objet d’un réel débat public et contradictoire. L’Unedic doit autoriser l’accès aux données qu’elle détient.

Nous appelons l’ensemble des concernés, salariés en poste, au chômage ou en formation, à venir soutenir l’action en cours et à organiser, partout où c’est possible, des actions collectives là où se décident notre sort.

Paris, le 24 avril 2007.

Communiqués d’AC ! Paris :

OCCUPATION DE L’UNEDIC, JOUR UN : PERSONNE NE DECIDERA A NOTRE PLACE

Plus de deux cents chômeurs et précaires occupent depuis 20H le siège de l’Unedic . Ensemble Rmistes, intermittents du spectacles, intérimaires, vacataires, précaires de tous statuts , à l’appel de plusieurs organisations dont AC ! et la Coordination du spectacle ont décidé de s’inviter dans le lieu ou sont prises une bonne part des décisions qui voudraient les condamner à la précarité totale, aux pressions , aux emplois non choisis.

Ensemble nous comptons bien nous faire entendre dans une campagne qui nous réduit au silence .

Radiés, insultés, exploités , précarisés : jusqu’à quand ?

Les dernières conventions d’assurance chômage, co-signées par le MEDEF et quelques syndicats complices, dont la CFDT, ont détruit le régime d’indemnisation exclu plus d’un demandeur d’emploi sur deux de toute indemnisation ASSEDIC, fait baisser un peu plus le revenu des intérimaires, des saisonniers., détruit le régime d’indemnisation des intermittents.

Des centaines de millions d’euros sont gaspillés dans le contrôle des chômeurs, de plus en plus souvent livré à des prestataires privés, les salariés continuent à cotiser pour une assurance chômage qui les indemnisera peu ou pas du tout. Dans le même temps, les employeurs, gros ou petit voient eux les exonérations de charge se multiplier, et le cout du travail de plus en plus souvent pris en charge par l’Etat, donc par les impôts de ces mêmes salariés : les emplois aidés du plan de cohésion sociale de Borloo , principale cause de la baisse du chômage avec les radaitions massives,en sont la parfaite illustration.

Ensemble, nous entendons réaffirmer qu’on ne dressera pas les travailleurs pauvres contre les chômeurs puisque la plupart d’entre nous oscillent en permanence entre ces deux formes de précarité.

Ensemble nous entendons réaffirmer, contre tous ceux qui voudraient nous culpabiliser que le libre choix de son emploi, le droit à vivre décemment, qu’on soit au chômage ou pas, n’est que le minimum !

Nous appelons tous les chômeurs et précaires à manifester leur solidarité, et à sortir du silence coupable où certains voudraient les cantonner.

Ni chômage de masse, ni plein emploi précaire, nous voulons vivre !

UNEDIC OCCUPEE : UN MILITANT D’AC ! EN COMPARUTION IMMEDIATE JEUDI 26

AC ! Agir ensemble contre le Chômage !

23 Bis rue Mathis, 75019 Paris Tel : 01 40 09 27 49 http://www.ac.eu.org/

http://www.ac.eu.org/spip.php?article1633

Tribunal de Grande Instance de Paris , métro : Cité à 13h30, chambre des comparution immédiate

Depuis hier des centaines de chômeurs, de précaires et d’intermittents occupent le toit de l’UNEDIC, un des lieux où se décide depuis des années la précarisation des salariés, la culpabilisation des chômeurs et la destruction de l’assurance chômage.

Marc, travailleur tres précaire et militant d’AC ! s’est fait interpeller à l’entrée dans les lieux. Après sa garde à vue pour outrage et rébellion, il est déféré demain aux comparutions immédiates à la 23ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, métro Cité.

Au delà de l’inculpation absurde et habituellement utilisée pour criminaliser nos actions, il s’agit bien évidemment pour les dirigeants de L’UNEDIC, MEDEF et syndicats affiliés comme pour l’Etat de lancer un message fort aux chômeurs et précaires en lutte : pas question de les laisser pénétrer dans un lieu qui pourtant leur appartient de droit.

Avec quel argent, le somptueux siège de l’Unedic a-t-il été financé, ainsi que ses systèmes de sécurité ultra sophistiqués destinés à empêcher toute occupation ? Avec nos cotisations.

L’occupation du bunker de l’UNEDIC entamée hier soir est donc déjà une victoire pour les chômeurs et les précaires : ni les coupures d’eau et d’électricité, ni la tentative d’évacuation d’hier soir, ni la répression n’entameront notre détermination. Partout en France, des collectifs de sans-papiers luttent pour leur régularisation, contre les rafles et les expulsions, comme ceux qui occupent une église à Massy, partout en France, des travailleurs font grève, des précaires en contrats aidés se mobilisent, des lycéens manifestent en solidarité avec leurs camarades sans-papiers, comme à Caen ou Achères.

Nous exigeons de la direction de l’UNEDIC qu’elle fasse immédiatement libérer notre camarade, et que toutes poursuites soient abandonnées

Nous appelons tous les concernés et leurs amis à être solidaires et nombreux demain à l’audience à 13H30 et en permanence devant l’UNEDIC rendue à ses propriétaires légitimes.

Nous relayons l’appel des occupants à occuper partout en France les ASSEDIC, les ANPE et plus généralement tous les lieux où se décide leur sort.

Ni chômage de masse, ni plein emploi précaire Nous voulons vivre !

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