Accueil > Politique | Par Jean-Baptiste Ferrière | 23 novembre 2007

Olivier Besancenot : « La vraie force de Sarkozy, c’est pas qu’il est partout, c’est qu’une partie de la gauche est nulle part »

Lors d’un meeting à la Mutualité à Paris, jeudi 22 novembre, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire a réaffirmé devant 2 000 militants son combat contre la politique de Nicolas Sarkozy. L’occasion également de présenter son projet de bâtir un nouveau parti anticapitaliste.

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« Nicolas Sarkozy n’a pas réussi à briser le mouvement social. Il n’est pas le Thatcher français qu’il voulait être. Pour autant, la grève des cheminots ne s’est pas soldée par une victoire mais elle n’a pas été une défaite non plus », a déclaré Olivier Besancenot devant un public acquis à sa cause et au terme d’une semaine sociale mouvementée coïncidant avec la fin de la grève à la SNCF et la RATP. Le porte-parole de la LCR s’est dit « solidaire des décisions prises en assemblées générale par les cheminots » et dont les « revendications initiales n’ont pas été obtenues ». Internes en médecine, avocats et magistrats, étudiants, gaziers, électriciens, professeurs... Cette rentrée sociale ne fait que commencer : « Il y a un acquis dans ce mouvement mais la résistance sociale doit continuer. Il est nécessaire de s’appuyer sur les forces en présence afin de préparer une large riposte unitaire contre le projet de réforme du système général des retraites qui sera discuté en février-mars 2008 », a souligné le dirigeant trotskiste. Egratignant au passage le PS qui « refuse de porter des pancartes dans les manifestations » ou ne s’exprime que pour « demander la reprise du travail ». Les municipales ? « Il nous faut une gauche qui ne lâche rien. Une gauche capable d’aller à contre-courant, a martelé Olivier Besancenot. Car le rapport de force politique ne sera pas le même si les cheminots et les étudiants arrivent à arracher quelque chose ou si c’est Sarkozy qui arrive à gagner ».

Sortir du carcan de la LCR

Au public séduit par son verbe radical, Olivier Besancenot rappelle qu’il veut un parti rassemblant aussi bien les trotskistes que les guévaristes, les libertaires, les syndicalistes ou les féministes : « Nous avons lancé un appel en août pour la construction d’un nouveau parti anticapitaliste. Et on pense que depuis le mouvement du 18 octobre, ça a tendance à mordre », s’est réjoui le jeune postier révolutionnaire. « Tous ceux qui pensent qu’un autre monde que le système capitaliste actuel est possible sont appelés à fonder avec nous ce nouveau parti : un mouvement internationaliste, indépendant des institutions, écologiste, pragmatique et qui veut enfin révolutionner la société ». Et d’ajouter : « Ce ne sera pas un parti élitiste ou avant-gardiste. Il regroupera la masse de ceux qui se battent au quotidien. Un parti d’adhérents actifs dont le fonctionnement impliquera tous les militants. Et qui proposera un rythme de réunions suffisamment souple pour permettre à chacun d’y participer. La LCR a son histoire, son passé et ses filiations. La question n’est pas de construire un parti trotskiste de plus, mais plutôt de rassembler tous ceux qui souhaitent repenser le socialisme du XXIe siècle. Ce ne sera pas non plus un cartel des gauches radicales existantes. Notre pari, c’est de vérifier qu’il existe bien un milieu autour de la LCR et que l’heure est venue pour lui d’être représenté politiquement ».

Pour écouter les meilleurs moments du discours d’Olivier Besancenot, cliquer sur

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