Accueil > Politique | Par Catherine Tricot | 10 février 2012

Quels seront les candidats ?

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À moins de trois mois du
scrutin, on ne connaît toujours
pas les candidats
. L’inconnue
ne concerne pas seulement les
« petits candidats » à la peine pour
rassembler les 500 parrainages
d’élus. Leur élimination ne
serait pas un bon signe pour la
démocratie, mais leur absence
ne renverserait pas la situation.
Elle ne serait pas sans impact car
elle favoriserait les dynamiques
de rassemblement autour des
candidatures de Jean-Luc
Mélenchon et Nicolas Sarkozy.
Poutou empêché, le terrain du
Front de gauche est totalement
dégagé. Boutin, Dupont-Aignan
et Villepin mis hors course
amélioreraient – un peu – le score
de Sarkozy.

Mais ces points d’interrogation
ne sont rien à côté de celui qui
entoure la candidature de Marine
Le Pen.
Il semble bien que cette
fois la candidate de l’extrême
droite soit vraiment en difficulté
pour rassembler les signatures
des élus. Installée à un très haut
niveau dans les intentions de vote,
sa défection serait la meilleure
des nouvelles pour l’UMP, tant est
improbable un nouveau siphonage
des voix du FN… Pour les soutiens
du Président, rendre impossible
cette candidature est un jalon vers
la conservation du pouvoir. Cette
hypothèse est prise au sérieux :
elle sous-tend la surenchère
permanente avec les marqueurs
idéologiques de l’extrême droite.
Placer Sarkozy au plus haut
niveau au premier tour reste le
cœur de la stratégie de l’UMP. Au
second tour est reportée la charge
de rassembler tout le camp de la
droite…

L’autre incertitude est celle de la
candidature de Sarkozy.
Celle-ci
reste ultra-probable. Mais si
son annonce est différée sans
cesse c’est aussi pour prendre
le pouls de l’opinion, mesurer
ses chances de gagner l’élection.
Si rien ne décolle, voudra-t-il
partir avec un camouflet ? Avant
d’arrêter sa décision, il avance
ses thèmes. Une hausse de la
TVA, une augmentation de la
flexibilité, la mise en cause des
35 heures et de la cinquième
semaine de congés payés sont
d’étranges façons de partir à la
reconquête de l’opinion. Le veut-il
vraiment ? Les appels à l’UMP
pour sa candidature montrent
que l’on commence à douter du
côté du parti présidentiel. Voilà
des mois que Villepin et Juppé
ont fait des offres de service, se
sont dit prêts à relever le gant
au cas où la situation l’exigerait.
Il se peut qu’elle l’exige. En
attendant, Sarkozy impose ses
sujets, marque le terrain, oblige
chacun à reculer. Sarkozy peut ne
pas se présenter ou perdre dans
les urnes et dominer encore. La
non-participation de Le Pen ou de
Sarkozy ferait l’effet d’une bombe :
un défaut de Le Pen favorise
Sarkozy. Une vraie-fausse
candidature de l’UMP
encourage Bayrou.

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