Accueil > Politique | Par La rédaction | 17 novembre 2011

Regards, journalisme et politique

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Étienne Mougeotte, patron
du Figaro, est un soutien
assumé de Nicolas
Sarkozy
. Audrey Pulvar,
chroniqueuse chez Laurent
Ruquier et sur France
Inter, apparaît publiquement
au bras de son
compagnon Arnaud
Montebourg. Les
exemples sont nombreux.
Jusqu’à Regards,
où la question
se pose en ces
termes : Clémentine
Autain est directrice
de la publication et soutient
Jean-Luc Mélenchon.
Ouh, la vilaine collusion entre journalistes
et politiques ! Et si on mettait fin
au bal des hypocrites ? TF1 a débouché
le champagne quand Sarkozy a gagné
en 2007, Les Inrocks avaient pour objectif
de soutenir Strauss-Kahn et les
grands quotidiens ont tous leur candidat
quand un scrutin approche. Mais chut, le
gogo ne doit pas le savoir, rien ne doit
sortir du microcosme. La sacro-sainte
« objectivité » journalistique est sauve.

À Regards, nous avons choisi d’expliquer
notre posture à l’approche de la
présidentielle. L’enjeu, annoncer la couleur
et ne pas vous prendre, vous, lecteurs,
pour des idiots. Voilà les faits :
notre directrice est aux côtés du Front
de gauche et cela n’engage pas la rédaction.
Nous réserverons un traitement
équitable à Jean-Luc Mélenchon, et
cela dès aujourd’hui. Par honnêteté
intellectuelle et journalistique.
Parce que votre mensuel
n’a pas vocation à devenir
l’organe d’une
formation politique.
Et aussi parce que
nous sommes en
Société coopérative
(SCOP). Cela
ne dépend donc pas
seulement de notre
direction, mais des journalistes
dotés de cartes de
presse que nous sommes. Toutefois,
Regards assume d’être un magazine
engagé. Être antilibéral, c’est choisir
son camp. Le nôtre est celui de la
gauche et nous continuerons de décrypter
avec un intérêt critique les propositions
de tous ceux qui se réclament de
cet espace. Un exemple dans ce numéro
 : « Les programmes au banc d’essai ».

Le vieux refrain, une minute pour
le bourreau, une minute pour la victime,
ce n’est pas notre truc. S’il nous sied
de faire deux minutes pour la victime
parce que le bourreau a les honneurs du
20 heures, nous assumons.

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