Accueil > Le top 10 de l’année 2013 | Par Jean-Luc Mélenchon | 5 juillet 2013

Internationale socialiste, la dernière estocade, par Jean-Luc Mélenchon

Dans le numéro d’été de Regards, Jean-Luc Mélenchon consacre un long article à la fin de l’Internationale socialiste, l’occasion pour lui d’exprimer son point de vue sur l’union de la gauche. Fin mai 2013, le SPD
allemand a entériné
la mort de la social-démocratie
en créant
l’Internationale
progressiste. Jean-Luc
Mélenchon analyse les
maux responsables de
cette lente agonie.

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La social-démocratie était déjà à
l’agonie au commencement de ce
siècle. Car à la fin du précédent,
les Blair, Schröder et Zapatero
l’avaient ostensiblement diluée,
autant qu’ils le pouvaient, dans la
marée du libéralisme triomphant.
Puis elle s’est effondrée politiquement
en Grèce. Ce fut certes sans
le vacarme du mur de Berlin mais
tout aussi violemment. Cela se passa
dans Athènes assommée, quand
Georges Papandréou capitula sans
condition sous l’assaut du capitalisme
financier caractéristique du
nouvel âge du capitalisme. Papandréou
était le Premier ministre du
pays mais surtout président de
l’Internationale socialiste. À présent,
le dépôt de bilan vient d’être
prononcé. Le SPD allemand, le
plus ancien et le plus puissant parti
de l’histoire de la social-démocratie
mondiale, a lancé le 22 mai dernier
à Leipzig une nouvelle structure
internationale baptisée l’Alliance
progressiste. Avec 70 autres partis,
dont le PS français, les sociaux-démocrates
ont ainsi franchi un
nouveau pas dans la rupture avec
l’histoire du socialisme et du
mouvement ouvrier qu’ils avaient
façonnée. Une froide logique est
à l’oeuvre : comme ils détruisent
l’État social qu’ils avaient créé,
les sociaux-démocrates sabordent
l’outil qui l’avait construit. Comment
un courant idéologique et
politique aussi puissant en est-il
arrivé à assumer un tel suicide
politique ? L’affaire vient de loin.
Mais sa conclusion nous touche
de près. Il est aussi vain de vouloir
« aiguillonner » de tels partis
que d’espérer les voir revenir à leur
raison d’être. Toute stratégie de
conquête du pouvoir pour renouer
le fil de la lutte pour l’émancipation
passe donc par une compétition
sans ambiguïté avec ce mutant
« progressiste » dont le centre de
gravité est ancré dans la perpétuation
de la société et l’économie de
marché financiarisée actuelle.

Le socialisme est né comme discours
d’élucidation des causes des
crises du capitalisme cherchant
à y apporter une réponse globale de long terme. Mais dans les faits
réels, c’est l’incapacité de la social-démocratie
à penser et à affronter
le capitalisme au-delà du seul cadre
national qui l’a mise dans des
impasses historiques successives.
D’abord, en la rendant incapable
de résister aux chocs des impérialismes
lors de la guerre de 14. Puis
impuissante à résister au basculement
européen des capitalistes
dans le camp fasciste dans les années
1930. En dépit de ces échecs
historiques, la social-démocratie
s’est reconstituée en Europe dans
les ambiguïtés des lendemains de
la Deuxième Guerre mondiale,
face à la fois aux brutalités du
soviétisme et à la déchéance des
classes dominantes dans la collaboration
avec le nazisme. Mais elle
a continué à reproduire la vieille
stratégie du XIXe siècle. Elle consistait
à faire des prises d’avantages
pour les travailleurs dans le cadre
du capitalisme à l’échelon national.
La mondialisation libérale, en
submergeant le cadre national, a
placé la social-démocratie dans
une nouvelle impasse stratégique.
Les partis de l’Internationale n’ont
pas pris la mesure du changement
de nature du capitalisme du fait de
la financiarisation de l’ensemble de
l’économie, et de son changement
d’échelle avec la transnationalisation
du capital. Dans le cadre national,
le capitaliste industriel pouvait
trouver intérêt à discuter avec
les syndicats et à peser dans la définition
des normes. Dans la mondialisation
libérale, le capitalisme
financier n’a plus besoin d’aucun
compromis politique ou social en
contrepartie de ses prélèvements
sur le travail. Le rapport de force
que lui donne sa transnationalisation
est d’autant plus écrasant qu’il
est mal compris ou qu’il passe pour
une loi de la nature. Sous toutes les
latitudes une pression terrible s’est
donc exercée pour sanctuariser le
marché, pour le mettre hors de
portée de la régulation citoyenne.
Ce nouvel âge du capitalisme est
allergique à la souveraineté populaire.
Dans ces conditions, le credo
social-démocrate de la « régulation » du capitalisme sonne dans le vide
et ne peut avoir aucune prise sur le
réel. Comment réguler en effet une
réalité entièrement construite pour
échapper a l’exercice ? L’autre impasse
stratégique est évidemment
dans le postulat du « partage des
fruits de la croissance ». Double
aberration. Elle suppose une croissance
sans fin dans un écosystème
limité. Et elle suppose que le rapport
de force antérieur au nouveau
partage ne servira pas les dominants
dans le rapport de force !

La ligne démocrate

Cette contradiction majeure du
discours social-démocrate sur la
régulation et la croissance explique
que les sociaux-démocrates sont
si démunis face à la crise actuelle.
Comme ils se refusent à penser le
dépassement du capitalisme et du
productivisme, et la nécessité d’introduire
des ruptures avec l’ordre
actuel, ils en sont réduits à soutenir
le sauvetage et le rafistolage à
tout prix du système. Leur impuissance
s’est accrue avec la chute de l’URSS qui a entraîné une nouvelle
étape de transnationalisation du
capital tout en dégradant le rapport
de force au détriment des classes
populaires dans chaque État-nation.
Ce capitalisme apparemment
triomphant a alors exercé une
immense force d’attraction sur les
partis socialistes eux-mêmes. Cela
a entraîné la mutation progressive
de la vieille social-démocratie
européenne. Fascinée par le modèle
nord-américain auquel l’attachaient
les liens les plus divers, pas
toujours avouables, elle a programmé
son évolution en mouvement
« démocrate ». Cette mutation a
commencé avec les New Democrats
de Bill Clinton avant d’arriver
en Europe avec le New Labour de
Tony Blair, dans les années 1990.
Ces modernisateurs ont longtemps
essayé d’isoler la France au
sein du mouvement social-démocrate
en raison de l’histoire particulière
du socialisme français. Son
ancrage dans la République et son
attachement à la puissance de la
loi comme instrument de l’intérêt
général l’ont longtemps rendu rétif à la culture du contrat qui a
permis à la social-démocratie de
dévaler la pente des renoncements.
Dix ans après la chute du Mur, la
France de Lionel Jospin était ainsi
le seul pays industriel à compter
des communistes et des écologistes
au gouvernement.

La ligne « démocrate » repose
sur quelques invariants idéologiques.
Le premier est l’abandon
de toute référence aux intérêts
de classes en jeu dans le partage
de la richesse. Jusqu’au point de
perdre tout ancrage social du discours.
La pauvreté, le chômage ou
l’exploitation, ces réalités sociales
sont progressivement effacées au
profit de la figure du pauvre, du
chômeur ou du salarié renvoyé à
sa « responsabilité » individuelle.
Les démocrates nient l’existence
d’un conflit entre classes sociales.
Une fois écartée la perception du
conflit, les « démocrates » pensent
s’appuyer sur le « compromis
 » entre « partenaires » sociaux
comme si la rationalité et la modération
des appétits ne dépendaient
d’aucun rapport de force social ou culturel. Le moteur de l’action
passe alors sur le terrain de la compassion
et de « l’ordre juste » où les
droits universels cèdent la place à
un improbable « sur mesure » compassionnel
et où l’équité remplace
l’égalité. L’appareillage conceptuel
des démocrates enracine l’idée de
contrat jusque dans la sphère intime
des relations humaines, comme s’y
est appliqué le théoricien du blairisme
Anthony Giddens. Mais après
les mots viennent les réalités. Du
compromis au consensus il n’y a
que l’espace de la capitulation, sort
promis à tous ceux qui prétendent
aborder un conflit en le niant.

De ce point de vue, le SPD est
l’exemple le plus abouti avec les
réformes engagées par Gerhard
Schröder au nom de son Agenda
2010. Baisses d’impôts pour les plus
riches et les entreprises. Réduction
de l’indemnisation des chômeurs.
Hausse de l’âge de la retraite jusqu’à
67 ans et baisse des pensions. Des
réformes qui ont entraîné l’explosion
de la pauvreté, des chômeurs,
salariés et retraités. Au point que
l’espérance de vie des Allemands les plus pauvres a reculé. Ce dumping
social a fracassé la parfaite
égalité des nations sans laquelle la
construction européenne est nécessairement
une nouvelle forme
de domination impériale. Le capitalisme
décrépit des Allemands domine
l’Europe actuelle et la soumet
à ses intérêts les plus bornés.

Pourtant, François Hollande a
rendu un hommage appuyé à ce
désastre social lors de son discours
à Leipzig pour les 150 ans du
SPD : « Le progrès, c’est aussi de faire
des réformes courageuses pour préserver
l’emploi et anticiper les mutations sociales
et culturelles comme l’a montré Gerhard
Schröder. On ne construit rien de solide
en ignorant le réel »
, a-t-il déclaré. Par
ces mots, François Hollande a acté
l’alignement du PS français sur ce
qu’est devenu le SPD allemand. Il
a ainsi fait sauter le dernier verrou
qui subsistait en Europe face
à la mutation « démocrate » de la
social-démocratie. Hollande est acquis
de longue date à cette orientation.
Dans un texte de 1984 intitulé
« Pour être modernes soyons démocrates
 », il appelait déjà à « proposer
un consensus stratégique entre nous
[le PS] et les courants démocratiques
du pays »
, « au-delà du clivage gauche-droite
 »
. Dans cette trajectoire « démocrate
 », la campagne présidentielle
n’a ainsi été pour Hollande
qu’une parenthèse. Le dynamisme
du Front de gauche l’a obligé à
quelques embardées rhétoriques
contre la finance ou les hauts revenus.
Désormais, président de la
République, il profite à plein de
la monarchie présidentielle de la
Ve République pour imposer totalement
cette ligne idéologique à
sa majorité et à son propre parti.
Traité européen Merkozy, politique
de l’offre, pacte de compétitivité,
accord « Made in Medef »
sur l’emploi, austérité budgétaire,
privatisations etc. En un an, le ralliement
de Hollande à la ligne « démocrate
 » est total et spectaculaire.
Avec Hollande président, le PS
rompt explicitement avec son appartenance
au mouvement ouvrier
en refusant de voter la loi d’amnistie
sociale. Cette destruction de
l’État social que les « socialistes »
avaient largement contribué à bâtir
va se poursuivre avec une nouvelle
régression des droits à la retraite.
Quelle est alors l’identité politique
d’un tel parti ? Je le nomme « solférinien
 » pour décrire le parti dont
le lien avec l’histoire socialiste se
réduit à l’adresse de son siège historique,
situé 10 rue de Solférino
à Paris.

Dans tous les pays qui ont connu
cette mutation « démocrate », la
destruction idéologique et culturelle
de la gauche a ensuite entraîné
sa disparition politique et électorale.
Cela s’est vérifié et se vérifie
encore en Allemagne. Entre la
victoire de Schröder en 1998 et les
dernières élections de 2009, le SPD
est passé de 41 à 23 % des voix. Et
les sondages pour les élections de
septembre prochain n’indiquent
aucune remontée après huit ans
d’Angela Merkel.

L’Italie est un autre exemple de
cette faillite idéologique et électorale.
Là-bas, l’ancien Parti communiste,
devenu Parti des démocrates
de gauche, se saborde en
2007, fusionnant avec une partie
de la démocratie-chrétienne pour fonder le Parti démocrate. Le nouveau
nom du parti efface toute
référence à la gauche et affirme
clairement l’objectif politique :
l’alignement sur les démocrates
américains. Après six ans d’existence,
le bilan est terrible. En
2008, le nouveau Parti démocrate
est battu laissant le champ libre à
Silvio Berlusconi. En 2011, le Parti
démocrate apporte son soutien au
gouvernement non élu de Mario
Monti et à sa politique d’austérité.
En 2013, le Parti démocrate recule
encore, ne devance la droite que
d’un souffle et finit par former un
gouvernement avec elle, comme
le SPD avec la CDU en 2005.
La boucle est bouclée.

Les fronts du peuple

Partout, cette orientation idéologique
des principaux partis sociaux-
démocrates conduit au naufrage.
Partout, le rétrécissement de
leur base sociale les pousse à rechercher
des solutions artificielles
d’union nationale pour faire avaler
de force les politiques d’austérité.
Face à cet effondrement historique
de la « gauche » social-démocrate,
une autre gauche a commencé à
prendre la relève. En portant le
drapeau de la résistance du peuple
contre l’oligarchie, système qui lie
les libéraux et sociaux-libéraux à la
finance pour appliquer « la seule
politique possible ». Sous le nom
de révolution citoyenne, cette nouvelle
prise de pouvoir du peuple a
commencé en Amérique latine et
se prolonge au Maghreb. Elle travaille
désormais l’Europe en commençant
par le Sud et ses marées
citoyennes. Des fronts de partis
y jouent un rôle de déclencheur
social et culturel. Ils font naître
alors des « fronts du peuple »,
mêlant dans un mouvement politico-
social toutes les formes de la
lutte contre la déchéance sociale
et la catastrophe écologique. Des
luttes aux urnes, ils se proposent
de mettre la souveraineté populaire
en état de changer radicalement le
rapport de force économique et
social. C’est pourquoi surgit partout
comme une caractéristique
commune, révélant la profondeur
du processus populaire et la
hauteur de son horizon, la revendication
d’assemblée constituante.
Ce point signale alors une volonté
de souveraineté populaire qui est à
proprement parler révolutionnaire
si l’on veut se souvenir du caractère
nécessairement autoritaire du nouvel
âge du capitalisme. Mais pour
entraîner durablement la société et
changer profondément les valeurs
aux postes de commande des institutions,
cette énergie populaire a
besoin de se repérer sur un horizon
global. Il a besoin de construire un
nouveau modèle de société. C’est
le but de l’éco-socialisme, qui lie
question sociale et impératif écologique
au nom du progrès humain
universel. Mais il ne le propose pas
comme une utopie sur laquelle le
réel devrait se régler. Il l’avance
comme une réponse concrète
aux exigences de l’intérêt général
humain. Telle est la révolution
nécessaire pour notre temps face
à laquelle la mutation « progressiste
 » ou démocrate de l’ancienne
social-démocratie échoue comme
un encombrement hostile.

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Vos réactions

  • Je souscris à cette très intéressante analyse de Jean-Luc MELENCHON. J’y souscris d’autant plus qu’elle ne comporte ni injure ni insulte dont l’usage trop fréquent me semble contre-productif. Cet usage est à éviter absolument.

    Paul REGUER Le 6 juillet 2013 à 10:52
       
    • Je souscrit également et je dis avec un grand soupir ... enfin... il ne crie pas , il parle et on le comprend ....

      Tokatlian Serge Le 10 juillet 2013 à 15:38
    •  
    • Il ne crie pas. Ce sont les journaleux qui disent qu’il éructe et vocifère, coupant et cisaillant les "bons" passages hors de leur contecte.

      Ne soyez pas dupe de leur enfumage, et jugez Mélenchon dans le texte plutôt que d’après ce qu’ils en disent.

      le Prolo du Biolo Le 10 juillet 2013 à 18:18
    •  
    • Ce qui est contre-productif c’est de vilipender les journalistes plutôt que dénoncer la main mise de la finance sur les principaux titres de presse(télé radio comprises)rendant ainsi l’information dépendante des propriétaires des médias.
      L’époque ou JLM était journaliste a bien changé,une évolution dangereuse pour la démocratie.Explication ici par des juristes :

      http://fr.jurispedia.org/index.php/Concentration_dans_le_secteur_de_la_presse_(fr)

      mimi Le 17 juillet 2013 à 18:11
  •  
  • Je crois qu’il faut le dire clairement, cru et dru, aujourd’hui : la frontière droite/gauche traverse le PS et ses dirigeants solferiniens se sont positionnés à droite. Il n’y qu’une seule gauche , plurielle bien sûr, et les Solferiniens n’en sont pas.
    Et donc, en avant vers la Revolution citoyennne !

    Raynald De Leo Le 7 juillet 2013 à 11:18
  •  
  • Le PS n’est plus à gauche, tout du moins ses dirigeants. Flexibilisation de l’emploi, gel du point d’indice des fonctionnaires, hausse de la TVA, chasse aux Roms. Il est impossible de faire une analyse politique du pays en soutenant que le PS est à gauche.

    Alextpe Le 7 juillet 2013 à 23:35
       
    • Cela fait belle lurette que le P.S n’est plus à Gauche ! Nous subissons la politique néo libérale depuis 1984. Mitterrand s’est dévoilé en la mettant en place. Qu’attendent les militants du P.S. pour le fuir s’ils ont le cœur à Gauche ? ils n’auront plus jamais mon soutien j’ai trop souffert et souffre encore de leur politique et nous sommes des millions dans ce cas. Alors je continue la lutte en rejoignant mes camarades du P.C et Front de gauche. J’ai deux petits fils et je tremble pour eux. Nous sommes en pleine banqueroute et ensuite suivra la guerre à moins que la Révolution citoyenne anéantisse toutes ces injustices. L’Espoir fait Vivre !

      RECORDA Francine Le 21 juillet 2013 à 16:24
    •  
    • Entierement d’ácord : Vive la 6 ° République et la lutte de tous les travailleurs, des chomeurs et de tous les lémocrates du monde et pour commencer de tous les francais et immigrés de toute couleurs. Aux armes , démocratiques, s’entend...Vive la lutte.

      Alain Breheret Le 22 juillet 2013 à 00:49
  •  
  • Analyse intéressante de la dérive historique de la social-démocratie et de son impasse stratégique ; la critique de la référence à la croissance (par le rapport de force et par l’écologie) est particulièrement juste.
    Pourtant un élément est absent du bilan de la social-démocratie. Si la question de l’internationalisme est mentionnée à juste titre, la question de la rupture avec le capitalisme et ses institutions est absente (ou insuffisante). Or c’est cette absence de rupture décisive qui a permis au capitalisme de remonter la pente après les concessions qu’il avait dû faire dans les années 1930-1940 (notamment à l’après-guerre), et qui lui a permis de reprendre l’initiative et de lancer cette mondialisation libérale qui met dans l’impasse la social-démocratie. La cause de sa faillite n’est pas simplement de ne pas avoir réussi à penser le capitalisme à l’échelle internationale, mais plus généralement de ne pas avoir rompu avec lui, cherchant simplement à le réformer (parfois radicalement).
    Le bilan de la social-démocratie est aussi celui du réformisme, de l’adaptation à l’État et de l’éloignement des masses pour lesquelles elle étaient censée lutter. Elle nous rappelle la nécessité d’une rupture révolutionnaire et dont les classes exploitées sont les actrices et non de simples spectatrices ou des outils. Ne l’oublions pas pour la suite.

    Enfin, quant au « capitalisme décrépit des Allemands » qui est spécifiquement pointé du doigt, il me semble qu’il n’est pas fondamentalement différent du capitalisme français et qu’il ne serait pas souhaitable de chercher à établir une hiérarchie entre eux, au risque de finir par défendre l’un face à l’autre.
    Et pour ce qui est du gouvernement Jospin, il me semble que la présence de ministres communistes et d’écologistes témoigne davantage de mauvais choix de ces partis plutôt que d’une résistance du PS français au libéralisme, au vu du bilan globalement négatif de ce gouvernement.

    Nicolas Le 8 juillet 2013 à 01:04
  •  
  • JLM commence judicieusement son argumentaire par la capitulation de Papandréou ; si ailleurs la "social-démocratie" ne capitule pas devant le néo-libéralisme, c’est qu’elle en est le collaborateur objectif.

    Le front du peuple, nécessaire, qui vient en conclusion, apparaît bien lointain en fRance ; la désaffection du PS ne sert pas les intérêts populaires, seule l’abstention triomphe.

    Comment en vouloir à nos concitoyens de ne pas/plus avoir envie de participer à cette caricature de démocratie ? Comment leurs reprocher de ne rien comprendre à cette novlangue toute orwellienne où rien n’a de sens ?

    Que faisons nous, nous qui comprenons et avons (encore) envie ? Quel bilan de ce que nous avons fait ? Quelles leçons à en tirer ?

    Arthurin Le 8 juillet 2013 à 09:22
       
    • Tout à fait d’accord sur l’aspect lointain d’une possibilité de "front du peuple" chez nous. Quand on constate que près de 75% d’abstention à la cantonale de Mantes-la-Jolie amène à l’élection d’un corrompu notoire...

      De plus, je crois que lorsque JLM évoque les "fronts de partis qui jouent un rôle de déclencheur social et culturel en Europe du Sud", il prend une liberté avec la réalité historique. Les marées des Indignés espagnols et des Portugais n’ont pas été initiées par les partis de la gauche radicale, mais par un mouvement social inédit (le slogan "Ils ne nous représentent pas" englobait souvent dans le "Ils" tous les partis).

      Wild ar-Rachid Le 8 juillet 2013 à 18:20
  •  
  • Mouaih Mélenchon prêche pour sa paroisse quoi...et fait dans l’interclassiste ce qui est bof pour un marxiste

    romain blachier Le 8 juillet 2013 à 10:22
  •  
  • MAI68

    Au coin des rues de Paris
    Fleurent toujours des souvenirs
    Sous ses pavés se cachent les interdits…
    Et les rêves d’une société d’avenir.
    L’histoire n’est jamais finie.
    La génération soixante-huitarde te dit merci !

    Les 40 ans de mai 68 sont passés…
    Les agitateurs d’idées
    Tel que Lacan, Sartre, Simone,
    Foucault, Bourdieu, Derrida
    Ne sont plus là …
    Il reste la révolution culturelle
    Que personne ne peut contester !

    Le mai 68 reste gravé sur les pavés
    Il est l’expression d’une société figée,
    De beaucoup des contradictions…
    Mai 68 a tout bouleversé !
    Les rapports sociaux se sont modernisés,
    L’autoritarisme contesté,
    Les tabous sont cassés…

    Les femmes émancipées,
    C’est interdit d’interdire !
    La parole est libérée,
    Un accomplissement de désir
    Fondé sur la Liberté.
    La société d’avenir reste inachevée.
    Que reste-t-il des agitateurs d’idées ?

    Les intellos ne s’engagent plus,
    Les maoïstes sont devenus bouddhistes,
    Les communistes sont alter mondialistes,
    Les trotskistes se disent « guévaristes »,
    Les sociaux-démocrates sont des bobos,
    Les anarchistes sont devenus écolos,
    Les socialistes sont en crise d’identité.

    Quant à la droite elle est décomplexée,
    Les idées fachos sont banalisées,
    Soixante-huitards, pas de bras croisés !
    Les combats ne sont pas épuisés !
    Le printemps est arrivé,
    Les tilleuls à Paris sont en fleurs
    Et nous continuons de rêver…

    Marilza de Melo Foucher-Mai 2008

    De Melo Foucher Le 10 juillet 2013 à 15:28
  •  
  • L’éco-socialisme, antithèse du nouvel ordre mondial : pas le choix !
    Analyse limpide comme d’habitude et à partager.

    BREUIL-CLAVE SABINE Le 14 juillet 2013 à 14:29
  •  
  • "L’autre impasse stratégique est évidemment dans le postulat du « partage des fruits de la croissance ». Double aberration. Elle suppose une croissance sans fin dans un écosystème limité." : Mélenchon n’est-il pas un petit peu décroissant ? Pas étonant, Marx avait lui même formulé des idées décroissantes en son temps. Je pense même que la décroissance est un outil obligatoire que le socialisme doit mettre en place pour renverser le capitalisme basé sur le matérialisme et le productivisme. Sinon à part cela, j’ai très peur que la gauche meurt totalement (ce qui est en train de ce faire) et que malgrès cela, les "fronts des peuples" n’arrivent pas à se mettre en place. Il faudrait que le vent de la contestation traverse la Méditérranée est que fleurisse un Printemps Latin qui aillent de la Grèce (je sais elle n’est pas latine mais bon), à l’Espagne en passant par le Portugal, l’Italie et qu’ainsi, elle viennent à therme jusqu’en France.

    Valentino Le 17 juillet 2013 à 12:07
       
    • Je suis d’accord avec vous, Valentino.

      Péron Le 17 juillet 2013 à 18:52
  •  
  • Je suis entièrement d’accord avec le point de vue de JL Mélenchon. Oui l’internationale socialiste, a fait faillite cela ne date pas d’aujourd’hui, cela a commencé au moment de la déclaration de guerre en 1914 ou l’on a vu l’effondrement des partis socialistes et sociaux démocrates unis au saint de la II Internationale, qui au lieu de s’opposer à la guerre comme le préconiser JAURES ont collaborer avec ceux qui voulaient la guerre c’est à dire le gros capitalisme international et la belle formule de Karl Marx ’’ Prolétaires de tout Pays Unissez vous" est devenu en "Prolétaires de tout Pays divisez vous et massacrez vous" cela arrangez bien le gros capital, la division du Prolétariats international et voilà que nos Partis socialistes ont adhéraient à cette formule de collaborations de classe au nom de la défense nationale et du capitalisme au mains pleines de sang et comme l’a très bien dit Anatole France<< On croit mourir pour la Patrie l’on meurt pour les marchands de canons>>. Et voilà ou a commencer cette faillite du mouvement socialistes international et de capitulation en capitulation voilà ou nous en sommes actuellement en plein dans le social libéralisme qui va nous mener une fois de plus dans une catastrophe apocalyptique. Il serait temps que le peuple de France réagisse et prenne son destin en mains en donnant au FDG la force dont il a besoin pour mener notre pays vers la révolution citoyenne et vers la VI République qui sera enfin une République Sociale.

    LEVY Adrien Le 18 juillet 2013 à 07:10
  •  
  • Lors du meeting du Front de Gauche le 5 avril 2012 place du Capitole à Toulouse j’ai été interviewé par une jeune journaliste du Parisien Libéré.
    Elle m’a posé la question : " Que pensez-vous de Hollande ? "
    Réponse : " suivez bien l’actualité dans les semaines et les mois qui viennent Hollande va se Papandréouiser "
    Eh bien c’est fait !!

    Lagier Le 18 juillet 2013 à 08:40
  •  
  • comment peut on encore trouver une solution ?la seule façon jusqu’à présent était de voter apparemment ce n(est plus d’actualité
    Moi je me fiche que Mélenchon injurie son entourage normalement selon le principe" Darwinien" étant de faire naitre l’altruisme chez l’homme " c’est à dire aider le plus faible à ne pas mourir "" ?,
    en luttant résolument contre la précarité

    ceci fut détourné et l’idée de survie chez le ""capitaliste" qui en a déduit la survie du plus apte
    c’est à dire aider les les plus forts à triompher des plus faible et aider les riches à triompher des pauvres
    sans coopération il n’y aura pas de survie ,
    j’ai retenu cette phrase de jean Luc
    """ Les démocrates nient l’existence d’un conflit entre classes sociales. Une fois écartée la perception du conflit, les « démocrates » pensent s’appuyer sur le « compromis » entre « partenaires » sociaux comme si la rationalité et la modération des appétits ne dépendaient d’aucun rapport de force social ou culturel.
    merci jean Luc

    otschapovski danièle Le 18 juillet 2013 à 10:24
  •  
  • je souscrits totalement a l analyse de J L Melanchon sur l avenir du SPD .
    un vieux diton allemand qui date du debut du siecle.
    Wer hat

    guy capliez Le 18 juillet 2013 à 12:13
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  • nous travaillons actuellement sur une sort de PACS posthume entre Marx et Sartre :

    l’analyse du rapport de force entre le capital et le travail
    décrit dans DAS KAPITAL de Marx était juste en 1870,
    est juste en 2013 et sera juste demain.
    Il y aura toujours une lutte de classe.

    mais,nous pensons qu’il faudra ajouter une autre énergie
    à Gauche, celle de la philo d’ontologie :
    quelle est la vérité de notre existence ?

    cette question avait été traité déjà 500 ans AC
    par Héraclite et Parménide et reprise par un groupe de
    philosophes qui se sont mutuellement inspirés :
    Kierkegaard,Husserl,Jaspers,Heidegger,Hanna Ahrend
    et en France Maritain,Gabriel,Munier,Merleau Ponty,
    Sartre, avec l’aide de Simone Beauvoir qui avait relu et discuté avec Sartre tous ses texte de philo.

    la philo de Marx et la philo "existentialiste" ne sont pas
    antagonistes : ils sont complémentaires .

    seulement quand un être humain peut donner un sens
    profond à sa vie, il pourra créer une nouvelle société
    et se défendre contre toutes les injustices.

    notre site Internet est en préparation.

    courage à vous tous !

    poulou Le 18 juillet 2013 à 12:51
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  • Dès la révolution de 1848, Marx avait caractérisé socialement la nature de la social-démocratie : « Le caractère propre de la social-démocratie se résumait en ce qu’elle réclamait des institutions républicaines démocratiques comme moyen, non pas de supprimer les deux extrêmes, le capital et le salariat, mais d’atténuer leur antagonisme et de le transformer en harmonie. » ( Marx – Le 18 brumaire de Louis Bonaparte.) En Juin 1848, les ouvriers parisien dressent des barricades contre le gouvernement provisoire de la nouvelle république, qu’ils ont contribué à mettre en place en Février, et qui décida leur enrôlement, leur déplacement et leur exil en guise d’ateliers nationaux. La république bourgeoise coalisait toute la société dans le parti de l’ordre contre le seul prolérariat. Les républicains organisèrent la répression féroce de l’émeute qui fit plus de trois mille morts et quinze mille déportés parmi les ouvriers parisiens. Aujourd’hui la social-téchnocratie soumise à la dictature du capital financier, organise l’extermination statistique à petit feu des travailleurs en prolongeant la durée du travail au-delà de soixante ans et bientôt de soixante-cinq, en coupant les vivres de ceux à qui on a supprimé travail et emploi, des paysans et des salariés que l’on accule chaque jour au suicide (trente suicides par jour actuellement en France) en détruisant les droits sociaux, les services publics et les garanties de santé publique qui prévalaient jusque là. Le cynisme des dirigeants parie encore sur la naïveté et la bonne foi des salariés, qu’on a impliqué et habitué aux concessions progressives, dans un jeu de dupes stupéfiant. Jusqu’où ?

    bernard hugo Le 18 juillet 2013 à 13:32
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  • Depuis des mois j’éssaie d’expliquer a mon parti(PCF) que cette politique n’a
    rien a voir avec une politique de gauche.
    Tout au contraire
    Apellons un chat,un chat.cette politique est une politique social libéral, et il est bon de rappeler que le social libéralisme,ne remet pas en cause le capitalisme,qui aujourd’hui ce drape du mot libéralisme.
    Bien au contraire il l’accompagne
    Cela dit jean luc,même ci tu as raison concernant les médiats,sert toi de leurs forces , leurs talons d’achilles.
    Bonne journée a toi,et a ceux qui t’accompagnent
    Innocent
    _

    innocent Le 18 juillet 2013 à 15:56
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  • Attendez vous à savoir....

    les plus anciens n’ ont sans doute pas oublié Geneviève Tabouis. Si on suit l’analyse pertinente de Jean-Luc, la prochaine majorité sera solfériniens + centre droit. On parie ?

    Gérard MACHLINE Le 18 juillet 2013 à 16:58
       
    • Le prochain remaniement verra sans doute l’entrée de Bayrou au gouvernement ; il a tant fait pour Hollande que ça vaut quelque remerciement.
      Quant au gouvernement UMP-PS, nul doute que ce sera la configuration qu’ils adopteront pour bloquer l’accès du Front de Gauche à la majorité. C’est dire qu’il ne faut peut être pas tout attendre des urnes qu’ils font par ailleurs tout pour décourager l’électeur de s’en servir.

      Alfred Hache Le 19 juillet 2013 à 12:22
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  • JE SUIS COMPLÈTEMENT D’ ACCORD AVEC L’IDÉE DE L’ ECO-SOCIALISME, COMME JE L’ ANALYSE LONGUEMENT DANS MON DERNIER LIVRE :" Ecopedagogía ambiental para el planeta en emergencia",
    OUI, NOUS AVONS BESOIN DE CRÉER UN NOUVEAU MODÈLE DE SOCIÉTÉ, AVEC DE NOUVELLES VALEURS ET UNE ÉTHIQUE ECO-SOCIALISTES, POUR SOCIALISER L’ INDIVIDU DANS LE RESPECT DES AUTRES ET DE NOTRE ÉCOSYSTÈME PLANÉTAIRE.

    G.M.Z

    gerard marcel zimmermann Le 18 juillet 2013 à 19:20
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  • La politique comme la nature a horreur du vide. La place laissée vacante va être pccupée par l’extrême-droite. Je crains que nos compatriotes ne sachent pas identifier leur adversaire par manque de culture politique. Je crains qu’ils risquent de tomber dans une grande vague marine mais non océane.
    Peuple de gauche tiens bon, le combat sera rude. Mais Hasta siempre....
    MG

    Godard Michel Le 19 juillet 2013 à 20:07
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  • Je suis entiérement d’accord avec la proposition de l’écho-socialisme de Jean luc.Il faut que tous les travailleurs ,actifs, retraité,les chômeurs,s’engagent dans la lutte Il faut que tous les Immigrés Hommes et Femmes se joignent á nous pour imposer cette nouvelle conception de la lutte et que tous ensemble nous agissions pour mettre en action cette nouvelle facon d’agir pour arriver á la 6° RÉpublique.

    Alain Breheret Le 22 juillet 2013 à 01:32
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  • Cette analyse est totalement juste à mon sens ! Tout au moins, elle est dite comme je ne serais si bien le dire, mais bien comme je le ressent ! Une dimension de l’analyse reste peu-être à pousser ; La qualité et la détermination des forces qui veulent changer ce monde, leur capacité à travailler pour le rassemblement de tous ceux (c’est la très très grande majorité du peuple bien sur) qui veulent créer progressivement les conditions qui nous amènes vert les changements pour dépasser ce capitalisme. Là, j’ai peur qu’actuellement les partis et mouvements qui constituent ses forces de changement, ne soient enfermés dans des esprits de chapelle ou querelles futiles. Il ne me semble pas qu’ils est pris la hauteur suffisante et nécessaire face à la gravité de la situation ! Et elle l’est, grave au plus haut point et Pour un acteur un peut avisée de la chose politique, il est claire que le capitalisme a besoins, je pense dans des délais qui ne pas si lointain que ça, de créer les conditions de réponse à sa crise qui va nous amener vert des catastrophes encore plus grandes. Pourtant les volontés des élus et militants ne manques pas, souvent noyés par la tache de résistance aux mauvais coups ; retraites ani projet de réforme des métropoles, plus généralement politique d’austérité du gouvernement... Devant une certaine torpeur du mouvement sociale et politique il me semble que travailler la perspective du dépassement du capitalisme, pour une 6ème république et les changement politiques nécessaires pour cela n’est pas à négliger... non ?

    Moulin Le 22 juillet 2013 à 19:35
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  • Je suis absolument convaincue par cette analyse.
    Après la question c’est comment faire ???
    Je m’interroge sur la possibilité d’une révolution citoyenne, qui nécessite des vrais citoyens formés qui réfléchissent et ne gobent pas les discours idéologiques ressassés en boucle par tous ceux à qui les médias choisissent de donner la parole. Si ce n’est pas les analyses ou commentaires issus de la même pensée dominante, ce sont les émissions débiles qui ont un effet dévastateur sur nos QI.
    Bref, je suis sceptique quant à la réussite d’une révolution citoyenne, je ne suis pas d’une nature violente, mais comme le Ché qui pensait qu’une révolution se faisait d’abord en passant par les armes, j’en viens à me dire qu’il faudra encore que le peuple subisse jusqu’à ne plus en pouvoir pour se révolter, et le fera alors violemment.
    Quelque fois, moi-même je suis tellement en colère de tant d’injustice, de tant de mépris de ceux qui nous gouvernent, que ça me donne envie au minimum de tous les balayer... et là je suis gentille.

    Cath25 Le 23 juillet 2013 à 20:26
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  • je suis parfaitement d’accord avec cette analyse de lasociaile democratie tout est parfaitement expliqué espérons que la 6 eme republique devienne l’esperence des peuples et surtout des français qui sont décidés a combatrel l’obligarchie du capital et de la finance a tous courage et persévérence

    rivail Le 4 août 2013 à 19:08
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  • YDENISDELAPORTE

    MELENCHON découvre l’eau froide ! @adriendlpbr

    YVES-DENIS DELAPORTE Le 9 août 2013 à 11:31
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  • @YDENISDELAPORTE

    HOLLANDE peut remercier MELENCHON ! Grâce à son élection, grâce au FDG le tournant social-libéral va être définitif ! #NEP @AdrienDLPBR @FDG

    YVES-DENIS DELAPORTE Le 9 août 2013 à 11:36
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  • La lutte des classes est une réalité, mais son concept est ambigu.
    À défendre strictement les intérêts de la classe dominée, on justifie la réaction qu’exerce la classe bourgeoise pour préserver ses privilèges.
    On devrait toujours préciser que la lutte des classes n’est que l’outil du partage pour défendre l’intérêt général.

    Stéphane Le 10 août 2013 à 23:03
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  • Bien.
    Ne faut-il pas tirer la conclusion qui s’impose.
    Pour être crédible aux yeux du peuple, il me paraît nécessaire d’être CLAIR.
    A savoir, non seulement dénoncer le P"S", mais se positionner carrément dans l’opposition nette.
    Aucune confusion ne doit être entretenue, ce parti n’est pas des nôtres, il est des "autres"
    Ce parti est un parti qui n’a d’autre fonction aujourd’hui que de défendre le mieux possible et le plus vite possible les intérêts du capital.
    S’en détacher de toutes les manières est un impératif.
    Le peuple citoyen doit y voir clair.
    Sinon c’est le FN qui ramasse la donne.

    Libertypress Le 13 août 2013 à 12:57
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  • Dommage que ce texte n’ai pas été publié avant la présidentielle. Il est par trop facile de prédire le passé. Et l’on y décèle encore quelques scories : parler d’autre gauche c’est encore refuser de dire que les partis démocrates ne sont plus de gauche mais, au mieux, du centre. Donc il faut recréer une nouvelle gauche et lui donner une idéologie après la faillite de la social-démocratie et la débâcle des partis communistes. Un programme électoral ne suffira pas à convaincre des citoyens désabusés et dépolitisés.

    Edrobal Le 15 août 2013 à 14:00
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