Accueil | Entretien par Alexandre Manenti-Tricot | 23 février 2022

Anasse Kazib : « On ne peut pas répondre à des gens qui disent "On a faim !" avec des tirs de LBD »

Citoyenneté des jeunes, désarmement de la police, campagne 2022 : Alexandre Manenti-Tricot, le stagiaire de la rédaction, a rencontré le candidat à la présidentielle Anasse Kazib.

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 Regards. Faut-il désarmer la police dans les manifestations ?

Anasse Kazib. Nous sommes contre le fait que la police soit présente dans les manifestations, de la même façon que nous souhaitons l’interdiction des armes dites non-létales, type LBD, etc. Les manifestation doivent se passer comme elles doivent se passer. Qu’elles soient pacifiques ou radicales. Il faut comprendre qu’il y a une colère sociale et que la réponse à cette colère doit être politique et non autoritaire. On ne peut pas répondre à des gens qui disent « On a faim ! » en leur envoyant des tirs de LBD.

 

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Comment vous définiriez votre parti ?

On a calqué la politique uniquement sur les partis institutionnels. « Révolution permanente » est là pour donner de l’espoir aux gens qui ont perdu tout espoir en la politique et dans la possibilité de faire de la politique par en bas. Quand on est issu des classes populaires comme moi, quand on fait les « trois-huit », comment veux-tu avoir le temps et l’énergie pour faire de la politique ? Être révolutionnaire, c’est se réapproprier son avenir, c’est faire en sorte que la politique serve à améliorer sa vie, à se débarrasser des oppressions que nous impose le système. C’est à vous, les jeunes, de vous imposer maintenant pour qu’on arrête de se voir dicter des choses par des politiciens qui n’ont pas la même vie, qui n’ont même jamais travaillé.

« Je trouve assez dingue que des jeunes qui s’intéressent à la politique, qui participent pleinement à la campagne, ne puissent pas voter. »

Êtes-vous pour ou contre le droit de vote dès l’âge de 16 ans ? Et si oui, comment feriez-vous pour que les jeunes de moins de 16 ans se politisent ?

Oui, on est pour que la jeunesse puisse s’exprimer, voter, décider de son avenir, à partir de 16 ans et on pourrait même réfléchir à plus jeune. Je vois des lycéens qui participent à la campagne, ils ont 14, 15 ans, ils vont chercher des parrainages, avec leurs parents. Je trouve assez dingue que des jeunes qui s’intéressent à la politique, qui participent pleinement à ma candidature, ne puissent même pas s’exprimer. C’est une fierté, c’est tellement touchant de voir qu’il y a des jeunes qui se mobilisent alors qu’ils ne pourront pas voter. [1]

 

Alexandre Manenti-Tricot

Notes

[1Cette question a été posée lors de l’émission #FaceAuxIndés, diffusée le 17 février dernier.

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