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Accueil | Par Roger Martelli | 6 mai 2022

L’union inattendue

Front populaire, Union de la gauche, Gauche plurielle et... NUPES, pour Nouvelle union populaire écologiste et sociale. 2022 se place dans l’histoire longue de la convergence des gauches, mais comporte aussi des différences. L’historien Roger Martelli en donne ici sa lecture.

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La réunion des gauches est depuis longtemps un rêve populaire, soutenu par un imaginaire mémoriel riche d’espérances… et de déceptions. Celle qui advient aujourd’hui – la quatrième tentative – semblait impossible il y a quelques semaines à peine. Et pourtant, elle est là. C’est la quatrième fois en moins d’un siècle que la plus grande partie de la gauche décide de se rassembler. Elle le fit à partir de 1934, dans ce qui va devenir le Front populaire, autour de l’alliance des communistes, des socialistes et des radicaux. Elle se retrouva à nouveau en 1972, autour d’un copieux programme de gouvernement, proposé par le PCF à partir de 1962. Elle se constitua en « gauche plurielle » entre 1997 et 2002, pour structurer le gouvernement présidé par Lionel Jospin.

 

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Dans les deux premiers cas – Front populaire et Union de la gauche - la gauche rassemblée a été un mythe agissant : non pas une « illusion », comme on le dit trop souvent, mais un vecteur puissant de mobilisation et de politisation populaires. Le troisième cas – la « gauche plurielle » – est plus complexe. Il est le résultat imprévu d’une victoire électorale elle-même inattendue (les législatives anticipées de 1997) et de la constitution, sous la houlette de Lionel Jospin, d’un gouvernement rassemblant les différents partis de gauche. La base de l’accord n’est pas en 1997 un programme commun ni même un contrat de gouvernement, mais l’énoncé de quelques thèmes généraux : réduction du temps de travail, arrêt des privatisations, parité, etc. Par ailleurs, si les souvenirs amers du « tournant de la rigueur » (1982-1983) n’avaient pas étouffé cruellement l’espoir, ils avaient pour le moins tempéré l’enthousiasme, vingt ans après la déception provoquée par la rupture de l’Union de la gauche. Au total, malgré leur échec final, le Front populaire et la période du programme commun ont profondément marqué les mémoires de la gauche ; le bilan est plus mitigé pour la gauche plurielle.

S’il est bon de resituer le moment actuel dans l’histoire longue de la convergence des gauches, on insistera ici plutôt sur les différences qui le distinguent de ses prédécesseurs. Dans les deux premières expériences, l’union se réalise largement en amont d’une échéance électorale importante : l’acte inaugural du Front populaire se fait au printemps 1934, deux ans avant les législatives de 1936 ; le programme commun de la gauche est signé en juin 1972, neuf mois avant les législatives de 1973. La gauche plurielle, elle, naît après l’élection de mai-juin 1997, sans négociation préalable. Quant au rassemblement de 2022, il se fait entre deux élections très proches l’une de l’autre, présidentielle et législatives ; il se conclut après un vigoureux bras de fer entre ses protagonistes à la présidentielle.

En 1972 comme en 1935-1936, l’accord ne comporte pas de volet électoral, sinon la règle classique du désistement de second tour en faveur du candidat de gauche le mieux placé. Chacun décide donc de ses candidatures ; il y a en revanche un accord programmatique longuement débattu en amont, très général (janvier 1936) ou très détaillé (juin 1972). En 1997, on ne trouve pas d’accord électoral (la gauche plurielle se met en place après l’élection) et pas de programme bien précis. En 2022, en revanche, la convergence électorale va jusqu’à une répartition des circonscriptions, notamment de celles qui sont tenues pour le plus gagnables. Quant à la base programmatique, elle se définit, de façon accélérée, à partir du programme présidentiel de Mélenchon L’Avenir en commun.

Les différences les plus importantes sont toutefois ailleurs. En 1934, 1972 et 1997, les alliances se nouent entre des courants politiques installés depuis longtemps, dont chacun s’appuie sur une implantation électorale conséquente, nationalement et/ou territorialement. En 1932, au sein d’une gauche qui a regroupé 53% des suffrages exprimés, aucune formation n’obtient à elle seule la moitié du total des gauches. Le Parti socialiste – à l’époque, la SFIO – et le Parti radical sont autour de 20% et si le PCF doit se contenter d’un modeste 8,3% – conséquence de son repliement sectaire au temps de la stratégie « classe contre classe » – il avait montré sa capacité d’insertion municipale et avait dépassé les 11% aux législatives de 1928. Lors des législatives de 1968 (les dernières avant la signature du programme commun), le PCF et la FGDS (le regroupement des socialistes et des radicaux) se partagent l’essentiel des 41% de la gauche (le PCF a près de 20%, la FGDS a 16,5%). Enfin, à la présidentielle de 1995, deux ans avant la « gauche plurielle », le PS est toujours le parti dominant à gauche (il l’est depuis 1981), mais avec ses 23,3% il n’atteint pas la moitié du total des gauches (50,6%).

En 2022, on sait que le résultat de la présidentielle est sans appel : pour la seconde fois, Mélenchon arrive largement en tête de la gauche et obtient à lui seul près des deux tiers du total des 32% engrangés à gauche. Plus de 17 points séparent le premier (21,9%) du second (Jadot, 4,6%). En outre, les deux premiers du classement incarnent des forces nouvelles : les écologistes se sont installés dans l’espace électoral dans les années 1990, les insoumis se structurent dans la campagne présidentielle de 2017. Les « historiques » de la gauche d’hier, PC et PS, sont relégués dans le bas du table au (3,7% au total pour Roussel et Hidalgo). La gauche que redessine le scrutin présidentiel offre un visage nouveau : elle est relancée, mais plus déséquilibrée que jamais. La FI négocie, dans une position de force que n’avait connu aucun parti politique avant elle.

Se remémorer les unions du passé et réfléchir sur leur trajectoire est un exercice salutaire. Simplement, il ne faut jamais oublier que nous sommes à une autre époque… dans un bien curieux pays.

La France est un drôle de pays !

En 1981, alors que l’Europe et le monde basculaient dans l’ultralibéralisme, la France a eu l’impertinence d’élire un président alors très à gauche. En 1997, alors qu’elle était présumée subclaquante depuis quelques années, la gauche l’a emporté aux élections législatives anticipées et a imposé une troisième cohabitation.

Il y a quelques semaines encore, l’affaire semblait pliée : le Président sortant devait triompher sans coup férir, l’extrême droite était divisée et la gauche éparpillée restait bloquée irrémédiablement sur son résultat médiocre de 2017 (autour de 27%). À l’arrivée, le sortant est réélu, mais avec 38,5% des inscrits ; au second tour, il ne dépasse donc que d’un peu moins de quatre points le total des abstentions et des votes blancs ou nuls (34,2% des inscrits).

Après avoir achevé la gauche socialiste en 2017, Emmanuel Macron a progressé au premier tour, en « phagocytant » la droite classique : du coup, il a globalement affaibli l’ensemble de la droite. Son noyau partisan est relativement majoritaire (35,8% des exprimés), mais il est fortement concurrencé par une extrême droite en progrès (32,3%), mais toujours divisée, et par une gauche requinquée (31,9%) et rassemblée autour de Mélenchon et de la FI.

Ce rapport des forces impromptu modifie sensiblement le jeu des majorités législatives. Jusqu’à ce jour, les élections suivant immédiatement le scrutin présidentiel (1981, 1988, 2002, 2007, 2012, 2017) ont chaque fois confirmé, plus ou moins nettement, le rapport des forces enregistré au tour décisif de la présidentielle. Il peut en être autrement dans quelques semaines. Dans ce contexte, une victoire législative de la gauche reste certes encore improbable aux yeux de beaucoup. Mais jusqu’au bout il était très improbable que Mélenchon, que les sondages ont longtemps englué dans une fourchette de de 8 à 12%, pût raisonnablement envisager de franchir la barre du premier tour.

 

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Or il a failli y parvenir et, aujourd’hui, une majorité des personnes interrogées (67% selon l’Ifop) affirment leur préférence pour une majorité parlementaire opposée à l’hôte de l’Élysée et plus d’un tiers d’entre elles souhaitent voir en tête « la gauche unie ». La gauche, dès l’instant où elle conjugue ses forces, a plus d’atouts que l’extrême droite pour être l’axe parlementaire d’une majorité empêchant Macron de mettre en œuvre les plus négatifs de ses projets.

Un sondage, dit-on, ne fait pas l’élection. Mais ceux qui existent suggèrent que le vent est décidément ailleurs que là où on l’attendait. Macron et Le Pen ont sans doute progressé davantage que le leader de la FI, mais la surprise véritable est bien venue de Mélenchon. Tant mieux pour la gauche !

Si la gauche gagne...

Si cette gauche était ainsi majoritaire en juin et si, derechef, Jean-Luc Mélenchon parvenait à Matignon, chacun sait que les difficultés ne feraient que commencer. Il ne suffirait pas en effet de tourner le dos aux seules années désastreuses de « hollandisme », mais à la totalité du processus qui, à partir de 1982-1983, a éloigné peu à peu la gauche de ses valeurs et a attisé la désespérance populaire. Le « devoir d’inventaire », évoqué au PS en 1995 et jamais accompli depuis lors, est toujours devant nous.

Les expériences à gauche du passé ont montré en effet qu’il ne suffisait ni de promesses fermes ni même d’un bon programme pour réussir durablement. Au sein d’une société éclatée et d’un monde incertain, le changement réussi suppose de construire patiemment, dans un temps long, les expérimentations qui permettraient de passer de la colère à la confiance et à l’espoir. Dans cet esprit, l’horizon va bien au-delà de la nécessaire redistribution massive des richesses disponibles et d’une réorientation des activités de l’État.

Les manières de produire, d’affecter les ressources, de consommer, de délibérer, de décider et d’évaluer devront être changées et, à cet effet, chaque fois, devront se trouver dans le pays les majorités pour le faire. Ce sera un bouleversement des rapports entre le « haut » et le « bas », la société et l’État, les individus-citoyens et le pouvoir. Il n’adviendra que si l’ensemble de la gauche trouve les solutions, partageables par le plus grand nombre, pour remédier à ce qui la paralyse : la défiance populaire, le recul en politique (je dis bien « en politique », pas « dans la société ») des valeurs d’égalité, l’accoutumance aux discriminations, le sentiment de l’impuissance du politique.

Le Big Bang qu’il faudra bien provoquer ne sera le fait ni d’un individu seul, ni d’une avant-garde éclairée. La radicalité légitimée par la crise de civilisation que nous vivons ne s’épanouira pas dans le volontarisme, pas plus que dans la précipitation.

Même requinquée, la gauche présidentielle reste loin des niveaux de premier tour qu’elle avait atteint depuis le milieu des années 1970 (de 36,4% en 2007 à 46,8% en 1981). Si elle veut pousser son avantage, retrouver les niveaux qui furent les siens autrefois, regagner les couches populaires qui persistent à la bouder, la gauche sera confrontée à un problème de reconstruction, de reconfiguration et, plus encore, elle sera placée devant un devoir de refondation intellectuelle, morale et organisationnelle.

Mais, sans attendre, il serait fou de ne pas saisir les occasions d’avancer, le plus loin qu’il sera possible. Face à une droite affaiblie, alors que l’extrême droite reste divisée et mal assurée sur ses bases territoriales, la condition préalable du succès était plus que jamais le rassemblement de la gauche telle qu’elle est, dans le respect de chaque sensibilité.

Pour la première fois depuis bien longtemps, ce rassemblement se réalise. L’opiniâtreté de Jean-Luc Mélenchon a payé. La gauche connaît enfin un nouveau moment historique. Il ne reste plus qu’à transformer l’essai car, cette fois, l’échec pourrait bien être lourd de gravissimes récessions démocratiques. Plus que jamais, l’heure est ainsi à la formule de Romain Rolland, heureusement reprise par Gramsci : « Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ».

 

Roger Martelli

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Vos réactions

  • Merci cher Roger pour ces tappels historiques, comparés aux moments surprenants que nous vivons. Avec la confirmation que ce sont les peuples qui font l’histoire dans des circonstances données. Ils ont fini, le 10 avril, par obtenir des formations politiques ce qu’ils en attendaient.Qu’ils continuent ainsi si ils veulent qu’elles réussissent.

    Lulu Le 6 mai à 14:20
  •  
  • Le rappel ne mentionne pas la période de la Libération.
    Ce n était pas strictement une union des forces de gauche, mais.

    gb26100 Le 6 mai à 15:17
  •  
  • Optimisme de la volonté, certes, mais suffira t-il par rapport à l enjeu politique de cette union, et de ses contradictions internes ?
    je trouve intéressante l analyse de Roger Martelli et je trouve aussi des éléments très intéressants dans celle de Philippe Poutou.
    je considère la nouvelle union de la gauche comme essentiellement motivée par des enjeux électoraux, à savoir empêcher Macron de disposer d une majorité absolue à sa botte , à l assemblée. l objectif peut être atteignable.
    En sachant qu il faudra compter sur la présence, sans doute importante de l extrême droite, alliée ou non à la droite extrême, issue des Républicains en particulier.
    Au delà, peut on imaginer une victoire de la gauche et JLM 1er ministre ? je ne le crois pas, à cause des divisions programmatiques des organisations de gauche, qui risquent d ailleurs de perturber la dynamique du vote ( est ce que j aurais envie d aller voter pour un candidat du PS ? Pas sûr). Que serait la politique d un gouvernement de gauche issu de la configuration de cette union ? les divisions sont profondes sur des sujets essentiels qui conditionnent une politique de rupture avec le néolibéralisme : la nécessaire renationalisation de la banque centrale, le contrôle de la monnaie, la resocialisation des services publics et des communs ( énergie, pôle bancaire , santé...), l acceptation ou non de la politique des blocs ( sortir ou non de l arrimage à l Atlantisme, à l Otan, à la dépendance militaire et stratégique des Usa) , la solidarité avec les pays du Sud, avec les migrant e s et les réfugié e s, la lutte contre les discriminations et le racisme, l islamophobie et la laïcité, la politique sécuritaire, le productivisme et la transition vers une société écologique.
    Je constate que sur tous ces points, il n y a pas de méthode définie dans la nouvelle union pour en délibérer sur des bases plus ouvertes et démocratiques, avec toutes celles et ceux qui sont intéressé e s à ces questions, qui sont engagé e s dans les mouvements sociaux, qui espèrent d une nouvelle gauche autre chose que le vieux ragoût mijoté dans les vieilles marmites organisationnelles. la gauche me semble t-il , est toujours au pied de sa refondation, au risque, sinon, de son éclatement, voire de son effacement.
    comme toujours, c est plus facile à dire qu à faire, néanmoins je pense que ce n est qu à cette condition que la gauche redeviendra désirable, crédible et constituera une alternative au système capitaliste en place.
    j ajoute encore, pour être juste, que certains éléments de cette refondation sont présents dans les orientations et les pratiques des Insoumis, ce qui est d ailleurs à l origine du vote important et inespéré pour JLM au 1er tour de la présidentielle, et en particulier dans certains quartiers populaires.

    gregory Kotoy Le 6 mai à 20:15
  •  
  • Le programme de la NUPES n’est qu’un faux-semblant, destiné à masquer le vrai enjeu : que chaque composante de cette coalition puisse former un groupe parlementaire, Mélenchon le garantissant à ses partenaires en échange de sa domination sur eux. Le chef de LFI sait qu’il ne gagnera pas les élections législatives. Il n’aura pas la majorité des sièges. Il ne gouvernera pas, il sait qu’il n’aura pas à devoir appliquer ses promesses électorales.

    Glycère BENOIT Le 6 mai à 20:51
  •  
  • Merci pour ces rappels historiques, monsieur Martelli, c ’est toujours un plaisir de vous lire. Pour le reste, comment vous dire ?
    Je vous trouve trop optimiste sur les 22 % de Melenchon.

    J’ai voté pour lui au premier tour, car la candidate PS ne faisait pas crédible. C’était un vote utile, pour que la gauche ait une chance de passer au second tour. C ’était le plus fort dans les sondages tout simplement.
    Sinon j’aurai voté PS ou PCF.

    Un vote utile, tout comme j’ai voté Macron contre Le Pen au second tour.

    L’union de la Gauche pour les législatives ?
    Le PS, le PCF et les Ecolos vont largement se faire dépouiller les députés et peut être même leur groupe parlementaire, pour être remplacés par des FI.

    Mais sans majorité.

    Pensez vous vraiment que c ’est une victoire de la Gauche ?
    Macron, avec un bilan désastreux repasse haut la main, et le Fascisme dépasse pour la première fois de l’histoire la barre des 40 %.

    La gauche avait 5 ans pour se réunir.
    Moi j’appelle ca un échec lamentable.

    bdpif Le 6 mai à 22:15
  •  
  • Les chances d’obtenir une majorité aux législatives se renforcent de jours en jours. Espérons que la constitution du nouveau parlement populaire rassemblant personnel politique et acteurs de la société civile contribue à irriguer sur le terrain des luttes un discours d’espoir incitant ceux qui n’y croyaient plus à se rendre dorénavant aux urnes...

    carlos Le 7 mai à 10:44
  •  
  • Toutes les projections du vote des élections présidentielles sur les législatives de 2022 donnent au maximum une centaine de députés FI à condition qu’il n’y ait pas une abstention trop importante., et cela Mélenchon le sais très bien. Rappelez vous aux dernières législatives la déconvenue 17+15 députés
    Donc ,Mélenchon premier ministre est un leurre, derrière ce slogan il y a la volonté d’être le seul en capacité à former un groupe, de s’installer comme le maitre à gauche.
    ce qui est laissé aux communiste dans l’accord est de ce point de vue édifiant 50 circonscriptions dont dit on 15 gagnable la limite pour former un groupe.
    ce qui compte tenu du climat qui règne autour des communistes , dégradation de ces permanences ,accusation de trahison etc. n’est pas gagné d’avance.
    de plus 525 circonscriptions ou il n’y aura aucun représentant du PC alors que celui ci vit , à des élus , des militants, pas facile à accepter.
    même dans certaines circonscriptions l’effectif FI est pratiquement inexistant.
    se servir des résultats du premier tour des présidentielles est une faute politique tout le monde sait très bien que le vote Mélenchon est loin d’être un vote d’adhésion.
    Nupes ou Dupes comment appeler cette accord ?
    premier coup de Jarnac le maire de Stains , vice président de l’assemblée populaire ne respecte pas l’accord et se présente dans la circonscription qui avait été réservée au PC il se présente sous le sigle FI.
    ce qui fait que si Mélenchon décide de faire la même chose à Saint Denis plus de député communiste en Seine Saint Denis.

    NUPES ou DUPES

    dan93 Le 7 mai à 19:06
  •  
  • @dan93 - le PCF a négocié puis tranché. La stratégie commune est d’engager une rupture avec l’existant... Nous verrons donc de combien se seront les "projections".

    carlos Le 8 mai à 01:10
  •  
  • *trompées (les projections)

    carlos Le 8 mai à 01:13
  •  
  • Le plus important n’est pas dans le décompte des députés de chaque parti de la coalition, il faut penser que l’accord sera gagnant pour chacun d’eux, mais dans l’existence même de cet accord. N’en déplaise aux aigris et aux indentitaires, le rassemblement de toutes les forces de gauche est la seule voie possible pour battre le libéral Macron, la droite conservatrice et l’extréme droite nationaliste et raciste.

    lucien matron Le 8 mai à 05:40
  •  
  • @Lucien Matron

    le rassemblement de toutes les forces de gauche est la seule voie possible pour battre le libéral Macron

    Bonjour, nous sommes entièrement d’accord, mais ca il fallait le faire avant le premier tour des présidentielles.

    Car une gauche qui part isolée, ca impliquait un second tour
    Macron / Lepen

    Et c’était la même chose il y a 5 ans.

    Et pourtant il y a eu des primaires à Gauche. Hamon avait été élu d’ailleurs. Pourquoi Melenchon ne s’était il pas présenté à ses primaires ?

    Avec ses primaires, l’union de la gauche aurait été faite il y a longtemps.

    Là, c ’est tout mignon de nous présenter enfin une union à Gauche pour des législatives, mais franchement ca fait pas sérieux.

    En attendant, avec toutes ces bêtises, nous on va encore une fois se taper 5 ans de liberalisme fort.

    Tout cela pour avoir la fierté de remplacer le mot Gôche par gauche et avoir l’honneur de se venger du PS et du PCF. Cà fait cher payer les egos de certains.

    Mon représentant pour mon secteur est LFI. Je dois voter pour lui. Je me sens un peu forcé quand même parce que moi, je suis absolument en plus profond désaccords avec ce parti pour l’international auquel je préfère largement les positions du PCF et du PS sur le sujet.

    Feu de paille tout cela. Ce serait sympathique et humain de pas nous refaire la même choses dans 5 ans.

     ;)

    bdpif Le 8 mai à 10:01
  •  
  • @bdpif - rassurez vous, la démocratie est sauve, il restera bien une candidature "dissidente" PS ou PCF a laquelle vous pourrez accorder votre voix...

    carlos Le 8 mai à 13:35
  •  
  • @lucien matron. Si vous parlez de toutes les forces de gauche, alors parlez de toutes les forces de droites. Et s’il est possible aux premières de s’unir, aux secondes aussi.

    Glycère BENOIT Le 8 mai à 21:11
  •  
  • Ce que feront les droites, comme elles le font toujours historiquement : se rassembler avant le vote ou après les législatives, par exemple au parlement , pour défendre leurs intérèts et leurs privilèges. Les députés qui seront èlus sous la bannière NUPES proposeront un vrai changement s’ils ont la majorité, et s’opposeront aux réformes macronistes ou conservatrices s’ils n’obtiennent pas la majorité.

    lucien matron Le 12 mai à 04:15
  •  
  • @lucien matron. Une fois de plus avant des élections, les partis de droite ne sont pas unis, même a minima par des accords de désistement. Les partis de gauche eux se sont alliés. Ils l’ont fait sans demander la permission à personne. Qu’ils n’exigent pas alors de la droite qu’elle leur demande la leur pour faire la même chose. Néanmoins c’est ce qui se passe : les partis de gauche interdisent aux partis de droite de s’unir. Ceux-ci obéissent, tétanisés. Jusqu’à quand ?

    Glycère BENOIT Le 12 mai à 08:22
  •  
  • Pour la droite , il ne s’agit pas d’accord stricto sensu, mais toujours d’unité idéologique sur un socle commun : la finance capitalisée à leur profit.

    lucien matron Le 12 mai à 21:20
  •  
  • @lucien matron. Si, il peut s’agir d’accords politiques mais la droite obéit à la gauche qui ne veut pas qu’elle s’unisse. Pourtant rien ne l’y contraint. Elle le fait néanmoins, soit.

    Le travail législatif et la gouvernance d’Etat ne se limitent pas à la caricature que vous en faites. En démocratie il n’y a pas que la gauche qui soit capable de faire de la politique. Tout le monde est habilité à en faire, même les gens dont vous ne partagez pas les idées. Mais ils n’en sont pas dépourvus contrairement à l’image que vous voulez donner d’eux.

    Glycère BENOIT Le 12 mai à 23:14
  •  
  • Les politiques de droite ne font pas de la politique, ils font de la gestion : celle qui consiste à maintenir l’ordre moral et financier imposé par la bourse et les banques.

    lucien matron Le 13 mai à 19:49
  •  
  • Les politiciens de droite font de la politique puisqu’il y a des partis de droite. Mais vous ne pouvez le comprendre. Ce n’est pas grave. Si vous ne le comprenez pas, un autre le comprendra à votre place.

    Glycère BENOIT Le 13 mai à 21:45
  •  
  • Il s’agit pour le coup d’un tout petit trou de souris...mais dans le naufrage, qui se déroule sous nos yeux, de l’ensemble des éléments du "modèle français" chers à Stiglitz, les services publics tels EDF, l’hôpital public, l’éducation nationale,...la turpitude de nombreux membres du gouvernement, l’absence de prise en compte des intérêts nationaux par le président, les menaces écologiques, militaires, sociales,...sait-on jamais.

    GE13 Le 1er juin à 22:22
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