Accueil | Analyse par Roger Martelli | 11 juillet 2022

Le peuple, la gauche et le Rassemblement national

La Nupes et la Macronie se partageant les métropoles quand le RN s’incruste en dehors des aires métropolitaines. La métropole contre la périphérie... Le géographe Christophe Guilluy, qui a imposé cette dichotomie il y a quelques années, avait-il donc raison ?

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Qui a voté et pour qui ? Du côté de Jean-Luc Mélenchon et de ses proches, on n’aime pas entendre dire que le parti de Marine Le Pen prospère dans les territoires populaires. La preuve ? Mélenchon et la Nupes ont fait leurs meilleurs scores dans les banlieues populaires, là où se concentrent les catégories les plus démunies. Ne pas en convenir, c’est donner raison à Guilluy ; c’est donc faire le jeu de l’extrême droite.

 

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À l’automne de 2014, Regards a été un des tout premiers titres de la presse française à faire une critique radicale des propos de Christophe Guilluy. Huit ans plus tard, nous ne retirerions pas une ligne de ce qui a été écrit alors, à un moment où une partie de la gauche (même de gauche…) trouvait qu’il y avait du vrai dans la charge du géographe contre la « gôche ». Mais déconstruire l’argumentaire de Guilluy ne signifie pas que la totalité de son propos est sans fondement.

Dans plusieurs articles publiés depuis le 10 avril dernier, nous avons mis en évidence un certain nombre de données concrètes. Au cas où elles n’auraient pas été remarquées, nous les rappelons ici.

L’indicateur le plus immédiat est celui des sondages : qui a voté et voté quoi ? Les tableaux ci-dessous récapitulent les résultats pour les premiers tours de la présidentielle et des législatives. Comme toujours, ils varient selon les instituts : nous les présentons donc tels quels, en y ajoutant une moyenne des résultats obtenus.

 

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Dans tous les cas, les résultats sont sans appel : parmi les individus qui ont voté à la présidentielle et aux législatives, le pourcentage de l’extrême droite augmente au fur et à mesure que l’on descend dans l’échelle sociale, tandis que celui de la droite (avant tout macronienne) baisse de façon tout aussi régulière. Quant à la gauche (avant tout Mélenchon puis la Nupes) elle est au-dessus de 35% du côté des professons intermédiaires, des employés et des cadres et au-dessous de 30% chez les ouvriers. Dans les milieux ouvriers, l’écart entre la gauche et l’extrême droite est entre 14% et près de 20%, plus accentué encore aux législatives qu’à la présidentielle.

Le vote selon la taille de la commune

Pour pousser plus avant l’analyse, on a mené une étude au niveau des communes, à partir de deux paramètres : la taille et le pourcentage des ouvriers dans la population. Le critère de la taille est le plus simple :

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À la présidentielle, le vote en faveur de Marine Le Pen augmente au fur et à mesure que diminue la taille de la commune ; en sens inverse, celui de Jean-Luc Mélenchon diminue en même temps que la taille de la commune. La candidate du Rassemblement national est marginalisée dans les grandes métropoles et largement dominée par ses deux concurrents (Macron et Mélenchon) dans les communes de plus de 30.000 habitants ; en revanche, elle surclasse Mélenchon et domine Macron, dans les unités de moins de 5000 habitants (qui regroupent 38% de la population française). Macron et Mélenchon se disputent les métropoles (avec un avantage à Mélenchon) ; Le Pen s’attribue la tranche des tailles inférieures, où s’est retrouvée une population de catégories modestes exclues de l’espace métropolitain par la désindustrialisation et par la crise urbaine.

 

On peut y ajouter une donnée supplémentaire : l’évolution du résultat des grandes familles entre les législatives de 2017 et celles de 2022 :

 

La progression de la gauche est d’autant plus forte que la taille de la commune est importante ; elle est inférieure à 1% dans les communes de moins de 5000 habitants. L’extrême droite, en revanche, augmente sensiblement dans tous les niveaux de communes ; mais sa croissance est d’autant plus grande que diminue la taille de la commune.

Le vote communal selon la part des ouvriers

Si l’on observe maintenant la ventilation du vote communal en fonction du pourcentage d’ouvriers dans la population communale, on observe un phénomène assez convergent à la présidentielle et aux législatives.

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À la présidentielle, le vote en faveur de Marine Le Pen augmente sensiblement au fur et à mesure qu’augmente la part des ouvriers dans la population communale. En sens inverse, le vote Mélenchon diminue (entre 22% et 14%) quand augmente la part ouvrière ; il en est de même pour le vote Macron (qui reste plus élevé que le vote Mélenchon, quel que soit le profil populaire de la commune).

Le constat est le même pour l’extrême droite aux législatives : plus est forte la part des ouvriers, plus le vote d’extrême droite est élevé. En sens inverse, le vote en faveur des macronistes est d’autant plus élevé que la part des ouvriers est plus faible. Ce qui change est que, entre la présidentielle et les législatives, les écarts entre la gauche et l’extrême droite sont beaucoup plus faibles, et plus souvent au bénéfice de la gauche : l’union réalisée autour de la Nupes et la tradition d’implantation plus grande de la gauche ont alors joué à fond en sa faveur.

La réalité telle qu’elle est

Les politiques — mais sont-ils les seuls ? — ont facilement tendance à ne voir de la réalité que ce qui les arrange. Dans le moment délicat que nous connaissons, mieux vaut ne rien oublier, de ce qui pousse à l’optimisme et de ce qui peut encore inquiéter.

La gauche avait été plongée dans les abîmes du classement général aux législatives de 2017, obtenant son plus mauvais score depuis les débuts de la Cinquième République et même au-delà. Ses résultats électoraux nationaux ultérieurs et la litanie des sondages égrenés jusqu’au début de 2022 laissaient entendre le pire, effaçant l’excellent résultat de Jean-Luc Mélenchon en 2017.

Le talent du leader de la France insoumise, la solidité de sa campagne, son choix heureux de tourner le dos à ses propres vitupérations contre la « gôche », la distance courageuse prise par lui avec certains aspects de son discours passé, plus ou moins « souverainistes », « populistes » ou outrancièrement « républicains » : tout cela a changé la donne. Plus encore qu’en 2017, dans une gauche morcelée comme jamais, le « vote utile » s’est peu à peu déplacé vers lui, relançant l’espérance et l’enthousiasme du côté d’une gauche de gauche. Du coup, Mélenchon a fait mieux qu’en 2017, ses concurrents à gauche ont mordu la poussière et n’ont plus eu d’autre alternative, pour éviter le pire aux législatives, que d’accepter l’offre d’union lancée par lui.

On en sait le résultat : la gauche a démultiplié sa place à l’Assemblée nationale, a progressé d’un peu plus de deux points et retrouvé des zones de force populaires, dans des territoires où elle avait été particulièrement fragilisée. Dès la présidentielle, la jeunesse et les quartiers populaires des périphéries métropolitaines se sont mobilisés, en faveur de Mélenchon puis de la Nupes. Aux législatives, la Nupes a dépassé les 30% dans 159 circonscriptions de la France métropolitaine, dont 55 en Île-de-France et 20 en Seine–Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, autrefois terres d’élection du PCF et peu à peu éloignées de lui. Il est donc bien des territoires où le désamour de la gauche et du peuple a été enfin interrompu.

Les ceintures populaires des métropoles se sont portées un peu plus vers la gauche et les espaces extramétropolitains sont allés un peu plus vers l’extrême droite : les deux constats ne s’opposent pas l’un à l’autre ; ils sont deux faces de la même réalité.

Il n’en reste pas moins que, si la gauche a progressé quelque peu depuis 2017, l’extrême droite a connu une croissance infiniment plus grande, dans toutes les catégories de communes. La gauche dans toutes ses composantes a redépassé légèrement la barre des 30%, mais elle reste loin des scores des décennies précédentes et 70% des exprimés se portent encore vers la droite et de plus en plus vers l’extrême droite.

Il est évident que le monde populaire, même en dehors des espaces métropolitains, ne se porte heureusement pas en entier vers le Rassemblement national. Une part des catégories modestes s’est mise à retrouver le vote de gauche, à la présidentielle puis aux législatives et ce simple fait ouvre des opportunités qu’il serait absurde de sous-estimer. Le tableau global oblige toutefois à reconnaître que, si les catégories populaires se portent toujours d’abord vers le retrait civique et donc vers l’abstention, quand elles votent, elles le font encore plus vers l’extrême droite que vers la gauche. Et ce glissement dangereux est d’autant plus important que l’on s’éloigne des aires métropolitaines et des grandes villes en général.

Cela indique que, malgré de réjouissantes avancées, ne s’est pas inversée la tendance lourde qui pousse la colère populaire vers le ressentiment, la recherche des boucs émissaires, la tentation du repli, voire l’acceptation de la fermeture et de l’exclusion. Cela indique que, pour l’instant en tout cas, la division du « peuple » reste la donnée dominante. Dès lors, la question est moins que jamais de choisir entre le peuple de la « métropole » et celui de la « périphérie », comme Guilluy proposait de le faire il y a quelques années, au bénéfice des périphéries. Il ne faut surtout pas creuser symboliquement l’écart entre les plus pauvres et les moyennisés, les « in » et les « out », les très « bas » et les un peu plus « hauts ». Les ceintures populaires des métropoles se sont portées un peu plus vers la gauche et les espaces extramétropolitains sont allés un peu plus vers l’extrême droite : les deux constats ne s’opposent pas l’un à l’autre ; ils sont deux faces de la même réalité. Résorber cette coupure, conforter le lien retrouvé avec une part des banlieues tout en désarticulant les ressorts du vote populaire à l’extrême droite est l’enjeu stratégique pour réunifier le « peuple » aujourd’hui morcelé.

Nous ne pouvons plus faire comme en ces temps où, dans l’espace communiste, les constats gênants n’avaient pas droit de cité parce qu’il « ne fallait pas désespérer Billancourt ». À force de refuser les analyses critiques et les mises en garde, à force de laisser sur le bord du chemin critiques et doutes et de ricaner sur les Cassandre, le communisme a fini par étioler sa lucidité et s’est lui-même perdu. En aucun cas, il ne faut renoncer à mesurer la complexité du réel. Ce n’est pas parce que les gilets jaunes étaient méprisés par les puissants qu’on ne devait pas en percevoir les contradictions, la myriade de leurs composantes, propulsives ou régressives. Ce n’est pas parce que les Gilets jaunes ne pouvaient être taxés avec mépris de racisme que, au bout du compte, le ressentiment compréhensible qu’ils exprimaient ne faisait pas les beaux jours de l’extrême droite bien plus que ceux de la gauche. Ce n’est pas parce qu’un trop grand nombre d’ouvriers et d’employés votent à l’extrême droite qu’il faut décréter qu’ils sont à tout jamais des réserves naturelles pour l’expansion du Rassemblement national. Rien ne dit encore, pour autant, que la dynamique propulsive inverse est désormais enclenchée.

Les catégories populaires, dans leur masse, ne se tournent toujours pas du côté de la gauche. Ce n’est pas par un effet de nature, cela ne relève d’aucune fatalité. Mais ne pas prendre en compte le fait, ne pas comprendre ce qui l’a produit (et pas seulement par la faute des gouvernants) serait une erreur redoutable. Il fut en temps où la gauche et le mouvement populaire se confortaient réciproquement. Il n’y avait pas plus de fatalité à leur rapprochement qu’il n’y en a eu plus tard à leur rupture. Discerner ce qui faisait vivre le cercle vertueux et ce qui a permis la débandade n’a dès lors rien d’inutile. On n’en tirera certes aucune recette immédiate, on ne reproduira pas un passé irrémédiablement dépassé. Mais, à l’interroger, on ne manquera pas de stimulations, d’hypothèses, d’interrogations exigeantes pour réfléchir dynamiquement à l’avenir.

Il faut se réjouir de ce qui a été propulsif en 2022, sans dissimuler en rien l’immense régression qui reste possible, sans s’imaginer que désormais les choses sont plus faciles et que tout est possible. Tenir les deux bouts de la chaîne est une exigence morale et un gage d’efficacité. Hors de cette conviction, rien ne peut protéger des désillusions futures.

 

Roger Martelli

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  • Puisque l’abstention est balayée de cette analyse, et que les chiffres donnés dans cet article sont par conséquent gonflés à l’hélium pour le plus grand avantage des partis et pour la satisfaction de leurs chefs, voici un petit rappel de son niveau aux quatre derniers scrutins ; entendant que l’abstention comporte l’ensemble des suffrages non exprimés :

    Présidentielle - 1er tour : 27,93 %
    Présidentielle - 2e tour : 34,24%
    Législatives - 1er tour : 53,54 %
    Législatives - 2e tour : 57,3 %

    Si l’on considère l’entièreté du corps électoral, l’ensemble du peuple français que l’on aime à qualifier de "un et indivisible" à longueur de discours, les scores des occupants de l’Élysée et de l’Assemblée est, en moyenne, à diviser entre 1,38 et 2,34 selon le scrutin. Probablement moins lorsqu’il s’agit des "cadres" et des hauts revenus et certainement beaucoup plus lorsqu’il s’agit des "ouvriers" et des bas salaires. À titre d’exemple, l’abstention caracolait à 49,07% au premier tour de la présidentielle dans le quartier Jean-Perrin à Nîmes, quartier d’une ville de plus de 10000 habitants le plus pauvre de France, selon l’Observatoire des inégalités ; tandis que ce même taux descendait à 17,05% à Neuilly-sur-Seine, où s’amoncellent les plus hauts revenus de ce pays.

    Ces chiffres fonctionnent en omettant les 5% de Français en âge de voter se trouvant être non inscrits (pourcentage établi par l’INSEE, dans l’hypothèse où cela n’aurait pas été remarqué) ; les non inscrits pris en compte, le niveau de l’abstention serait encore supérieur et majoritaire même au second tour de la présidentielle. Ce qu’il est de toute façon aux trois autres tours de scrutin.

    L’abstention, que vous détestez manifestement plus que tout, est un retrait du processus électoral ; mais ce n’est pas un "retrait civique", comme vous le dites, M. Martelli.
    S’il en était ainsi, un habitant de Neuilly-sur-Seine serait statistiquement plus « civique » qu’un habitant du quartier Jean-Perrin à Nîmes.
    Confondre le civisme et la participation électorale révèle une vision étriquée et réactionnaire de la citoyenneté comme de la souveraineté populaire.

    Compte tenu du niveau de l’abstention, le premier clivage structurant ne sépare pas des groupes parlementaires concurrents, aux résultats faméliques, mais la modalité de l’expression politique des citoyens. D’un côté, une expression électorale, traditionnelle, conservatrice, productrice d’élus et de désillusions ; de l’autre, une expression en gestation qui aspire à l’autonomie, indépendante des bornes électorales, le plus souvent absolument majoritaire, sinon toujours plus forte que n’importe quel « gagnant », mais condamnée à l’abstentionnisme par le monopole électoraliste, parti unique de « nos démocraties ».
    Dans ce contexte, être de gauche n’a plus rien à voir avec le fait de s’inquiéter de la répartition en sièges des différents partis membres d’une coalition de circonstance, voire de survivance, ni de se demander qui va décrocher la commission des finances ; être de gauche, c’est vouloir déconfiner la politique, l’exfiltrer des palais qui la rendent hermétique à la mosaïque difficilement soupçonnable des réalités qui caractérisent un pays aussi grand que la France. C’est soutenir que la politique se fait par ceux qui la vivent et non par ceux qui en vivent.

    Un peuple réellement souverain devrait définir lui même les modalités et les objectifs d’un vote ; le régime électoraliste ne permet pas cette liberté. Et, vouloir la conquérir, c’est faire preuve de civisme.

    aigle agile Le 12 juillet à 17:42
  •  
  • @aigle agile

    Ah l’abstention qu’est ce qu’elle est pratique ! Elle permet à tous ces mauvais prophètes d’extrême-gauche de faire parler les gens qui ne votent pas et qui ne s’expriment pas à leur place.
    Ils se comportent avec cette partie du peuple comme des ventriloques avec leurs poupées en oubliant un peu vite que ces gens qui ne votent pas très souvent ne partagent pas du tout leur analyse et les regarderaient avec des yeux ronds en lisant leurs textes savants croyant expliquer ce que ces abstentionnistes pensent et ont voulu dire en ne disant rien justement. Pourtant ceux qui font campagne, ont fait des centaines de porte à porte, les ont rencontré ces abstentionnistes, ont entendu leurs hésitations, leur colère, ils ne se vivent pas comme une sorte d’armée de réserve révolutionnaire prêts à grossir les rangs des révolutionnaires de salon. Ils hésitent, parfois influencés par Mélenchon, parfois par LePen, parfois en colère contre tout le monde mays y compris contre leurs voisins, enfermés dans le chacun pour soi ou rêvant d’un grand soir, ou ne rêvant plus du tout sinon de trouver un moyen de finir le mois. Et cette attitude détestable de certains gauchistes de parler à leur place doit cesser. Faites, allez les voir, créer votre mouvement et tenter de les convaincre de vous rejoindre, dans la rue ou dans les urnes et testez par vous mêmes vos théories. Mais peut-être que vous avez peur de découvrir votre propre impuissance et qu’au final même si vous critiquez Mélenchon, l’UP et la Nupes, vous êtes encore plus en décalage qu’eux avec les catégories populaires. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à critiquer chez Mélenchon et la Nupes mais arrêtez une bonne fois pour toute de parler à la place des abstentionnistes. Ils ne vous ont rien demandé et certainement pas de parler à leur place

    langue-rouge Le 13 juillet à 07:27
  •  
  • @langue-rouge

    Effectivement, la production d’une parole libre est un enjeu important et une condition essentielle pour établir la sincérité d’une démocratie. Il ne saurait être question que quelques uns se comportent comme des « ventriloques » pour reprendre votre terme plein de sens. Et, précisément, regardez ce qu’il s’agit de faire lorsque les électeurs sont convoqués aux urnes : ils doivent « donner leur voix » à un candidat, selon l’expression consacrée ; exactement, dans l’autre sens, comme un artiste de music-hall prendrait celle de sa marionnette pour amuser le public.

    Je trouve savoureux de vous voir m’attribuer les vices de ces politiciens de tous bords qui aimeraient bien
    canaliser le peuple à l’ombre de leur houlette.
    Pour ma part, je n’ai fait que rappeler des faits sur l’abstention, très souvent ignorée des analyses journalistiques, puis émettre une opinion et une interprétation personnelles s’articulant autour d’un questionnement de la pertinence du système électoraliste comme outil d’expression politique. Qu’ils plaisent ou déplaisent n’est pas mon problème. Chacun est libre de les trouver justes ou faux, voire de les ignorer.
    Et si tout ceci est, selon vous, en décalage avec les idées d’une catégorie de la population, cela ne me chiffonne pas ; j’observe néanmoins que, pour affirmer ceci, vous n’hésitez pas à vous faire, à rebours de vos agacements, l’interprète des « catégories populaires ».
    Le plus important n’est pas de vouloir projeter ses opinions sur le plus grand nombre, de le rallier sous son panache blanc ; l’essentiel est d’être en accord avec soi même.

    aigle agile Le 13 juillet à 12:09
  •  
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