Accueil | Par Pierre Jacquemain | 26 octobre 2021

Suède : l’anti-puissance

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Olof Palme, dirigeant du Parti social-démocrate suédois des travailleurs, a été le premier ministre de la Suède de 1969 à 1976, puis de 1982 à 1986. Dans son idée de la puissance, il était surtout question de puissance syndicale ou de puissance de la démocratie. Fût-ce au détriment du rayonnement de la Suède à l’échelle internationale. L’ancien chef d’État – assassiné le 28 février 1986 – est notamment connu pour ses grandes réformes structurelles en faveur du droit des travailleurs, notamment avec l’introduction de la codécision employeurs-employés dans les entreprises et la mise en place des « fonds salariaux » destinés à racheter leur capital. Grand partisan d’une politique d’immigration volontariste, son gouvernement a également permis l’accueil de nombreux réfugiés politiques.

Mais c’est davantage pour ses positions de politique extérieure qu’il s’est distingué à de nombreuses reprises. Olof Palme réfutait l’idée de puissance guerrière ou de puissance militaire et lui préférait celle de « puissance morale ». Il est l’un des premiers responsables politiques à s’être opposé à la guerre du Vietnam, à l’apartheid sud-africain ou encore à la prolifération des armes nucléaires. Et si l’héritage d’Olof Palme a largement été détricoté en Suède au cours des dernières décennies, certains principes sont restés bien ancrés parmi les Suédois. C’est ainsi au nom des droits de l’homme qu’en 2015, le gouvernement de gauche a mis fin à la coopération militaire du pays avec l’Arabie saoudite. Ou qu’il a reconnu l’État palestinien. La Suède est aussi devenue le premier pays au monde à adopter publiquement ce qu’elle qualifie de « politique extérieure féministe ». Il s’agit pour elle de placer l’égalité des genres et des droits des femmes au cœur de son programme diplomatique. Peu importent les contrats perdus. Une autre idée de la puissance.

 

Pierre Jacquemain

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Vos réactions

  • C’est une monarchie. À partir de là c’est le contre exemple de ce qu’il faut faire. Qu’il commence par devenir une République et ensuite on verra.

    Et puis aujourd’hui, la Suède c’est une suite de réformes libérales qui s’accompagnent de vagues d’immigration massive (la Bourgeoisie suédoise suit le modèle de la droite française pour diviser la gauche : toujours plus d’immigrés, pour toujours plus de réformes libérales.)

    jojoLeTroll Le 6 novembre à 23:06
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