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Accueil | Par Loïc Le Clerc | 3 novembre 2021

Sur Twitter, la gauche n’a rien de mieux à faire que de s’écharper

Pardonnons-les, ils ne savent pas ce qu’ils font.

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En 2022, la gauche va perdre. Celui qui vous dit le contraire est un menteur. Pour l’heure, ils ne sont pas moins de sept à se présenter sur la ligne de départ : Anne Hidalgo pour le PS ; Arnaud Montebourg pour lui-même ; Yannick Jadot pour EELV ; Fabien Roussel pour le PCF ; Jean-Luc Mélenchon pour L’Union Populaire ; Philippe Poutou pour le NPA ; Nathalie Arthaud pour LO. Il est assez rare d’en voir un dépasser les 10% dans les sondages. Si l’on s’en tient à ceux-ci, le meilleur de la gauche atteindrait la cinquième place à la présidentielle, derrière la droite et l’extrême droite.

Tout. Va. Bien.

 

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#LeDébrief. La gauche va-t-elle disparaître ?

 

À croire que l’élection suprême de la Cinquième République ne les intéresse pas tant que ça. Et puisque, de l’union, il n’est pas question, puisque chacun a décidé de défendre son bout de gras pour voir lequel sera le moins nul, puisque, en réalité, la présidentielle 2022 n’a pas d’autre finalité que de classer le rapport de force à gauche – qui se jouera dans un mouchoir de poche – en vue d’accords de couloirs pour les législatives, il n’y a pas de raison de se priver : battons-nous !

Les seconds couteaux de chaque « camp » s’y donnent à cœur joie. D’invectives en railleries, de provocations en attaques, c’est à celui qui sera le plus violent avec son voisin le plus proche. Voyez plutôt cette (petite) sélection de tweets :

À quoi bon ? Pendant que la gauche lave son linge sale en public, exhibant fièrement ses clivages qui n’ont de sens que pour les apparatchiks et autres militants de profession, la droite, au sens large, de Macron à Zemmour, peut jouer sérieusement la partition de la conquête du pouvoir.

Mais, qui sait, peut-être que la présidentielle se mesure aux nombres de likes et de retweets...

 

Loïc Le Clerc

 

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Vos réactions

  • C’est un des problèmes à gauche !
    Twitter a remplacé le manque de militants sur le terrain !
    Après même avant la multiplicité des candidatures à gauche ! L’ensemble ne dépassait pas les 25 %

    Dropsit Jean Pierre Le 3 novembre à 20:45
       
    • Si seulement.
      Mais malheureusement la gauche sur internet est totalement nulle par rapport à la facho sphère.

      jojoLeTroll Le 5 novembre à 22:05
  •  
  • Cette zizanie est la plus vive,ici,surtout vis à vis du PCF !
    Oui,c’est ici à ’Regards’ dont l’ancien macroniste est le rédacteur en chef,que la haine anti-PCF se dévers sans vergogne depuis plus d’une décennie.

    MAURICE Le 5 novembre à 13:59
       
    • Exact.
      Haine anti PCF, haine anti Mélenchon.
      On était très nombreux à la FI en 2017, on venait d’horizon extrêmement différents (des staliniens du PRCF aux bobo du PS en passant par les écolos et les islamos compatibles). On avait tous mis nos différents de côté pour se ranger derrière un programme, LAEC, et derrière un Homme, Mélenchon.

      Ce sont bien les apparachiks et les intellos qui ont cassé cette union.

      Aujourd’hui l’état de grâce est passé, LAEC n’est plus en adéquation avec la grande angoisse migratoire des français, et la gauche française est sur le point de finir comme la gauche italienne.

      jojoLeTroll Le 5 novembre à 22:10
  •  
  • "exhibant fièrement ses clivages qui n’ont de sens que pour les apparatchiks et autres militants de profession ..."
    Ah bon ? Vous ne percevez pas de différences ?

    LESAFFRE Robert Le 6 novembre à 10:32
  •  
  • Les partis de gauche et d’extrême-gauche n’arrivent pas à s’accorder. En cela ils sont comparables à ceux de droite et d’extrême-droite quant à l’effet de cette incapacité : un éparpillement des candidatures de part et d’autre de la ligne médiane du champ politique. Le facteur le plus frappant réside dans le traitement réservé par les médias aux extrémistes : essentialisés à droite, ils perdent cette dénomination à gauche. Pourquoi, alors qu’il y a bien deux extrémismes ?

    Glycère BENOIT Le 6 novembre à 21:44
       
    • Parceque l’extrême droite française est toujours maurassienne, Mussolinienne, avide de remigration comme l’était le NSDAP.

      Alors que la gauche de la gauche française n’est même plus Marxiste Leniniste, crache allègrement sur le glorieux héritage de Staline, et n’est plus avide de Goulag ni de Tchecka. Mais ça reviendra, n’en doutez pas.

      jojoLeTroll Le 6 novembre à 23:59
  •  
  • Sauf si repris, les tweets n’ont aucune portée. C’est un outil imbitable, faut être maso !

    Mais quelques belles personnes s’y abîment et cela altère leur discernement (journalistes et politiques).

    Quant à la gauche... En 2017 on avait une candidature avec une dynamique inespérée et une campagne hallucinante quoique mal relayée et on n’a pas fait 20%. Aujourd’hui largement salie, avec bien moins de militants et qui doutent, plein d’autres candidats, dans un paysage dégueulasse, avec une sphère médiatique encore plus décomplexée et concentrée, une conviction qu’on va vers un cataclysme, une société atomisée et plus individualiste. Faut faire qqchose mais quoi ???

    Mahen Le 8 novembre à 23:18
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