Accueil | Par Clémentine Autain | 3 mai 2022

Union populaire : les raisons du succès

Engagée depuis 25 ans pour faire converger les sensibilités de la gauche politique, sociale et intellectuelle, la députée LFI Clémentine Autain revient, pour Regards, sur les raisons historiques qui ont conduit l’Union populaire à ouvrir les portes de l’espoir.

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Ma conviction depuis longtemps, c’est que seule une nouvelle gauche porteuse de changements en profondeur peut répondre aux aspirations de notre temps. Car face aux crises qui s’accumulent, l’heure n’est pas à l’aménagement du système en place mais à la rupture avec les normes dominantes. Mais, comme disait Friedrich Engels, « la preuve du pudding, c’est qu’on le mange » : 2022 en est la démonstration.

Ce qui crée de la dynamique et permet de construire l’avenir, c’est un projet de transformation radicale – c’est-à-dire prenant les problèmes à la racine – et une stratégie s’appuyant sur la recherche d’union au sein du peuple de gauche, plutôt que sur une synthèse à froid entre les partis existants. Avec son score de 22%, et alors qu’aucun des autres candidats de gauche et écologistes n’a réussi à franchir la barre des 5%, Jean-Luc Mélenchon a ouvert l’espoir d’une victoire pour le camp de l’émancipation humaine. Il a redonné vie à la possibilité d’améliorer le quotidien du plus grand nombre.

 

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Alors que, dans d’autres pays, la crise des gauches dans toutes ses composantes ne cesse de s’approfondir, un espoir se lève aujourd’hui en France. Comprendre ce qui a fonctionné est décisif pour écrire la suite. Les talents personnels de Jean-Luc Mélenchon, son charisme et ses intuitions indéniables, expliquent une part importante de son, de notre succès.

On passerait à côté de l’histoire si l’on ne saisissait pas les partis pris idéologiques et les expériences collectives de plus long terme qui ont permis au candidat insoumis d’arriver si nettement en tête à gauche et, à rebours de ce qu’annonçaient les sondages de début de campagne, de frôler l’accès au second tour. Bien sûr, on pourrait aussi regarder les limites de notre expérience, ce qui a manqué. Mais à cette heure, il me semble décisif de prendre la mesure de ce qui a fonctionné, de ce qui nous donne aujourd’hui un tel élan.

Vingt ans de combats pour ouvrir l’espoir

Le chamboule-tout que nous vivons vient de loin. La bataille du « non de gauche » au Traité constitutionnel européen en 2005 a constitué une étape décisive dans la grande recomposition à l’œuvre. Cette campagne de masse, créative et horizontale, a notamment été menée par la génération façonnée par le mouvement social de novembre-décembre 1995 et l’altermondialisme. Ce « non », qui a mis en ébullition la société, disait l’opposition aux logiques du marché, à la « concurrence libre et non faussée ». Il a ravivé le ressort de la lutte des classes. Il exprimait aussi une brûlante contestation de la technocratie qui gouverne contre le peuple. Il unissait des sensibilités diverses à gauche et, surtout, il fédérait dans le monde populaire.

C’est sur cette base que nous avons construit les collectifs antilibéraux. S’ils ont échoué à mettre sur pied une candidature unitaire en 2007, ils ont servi de creuset à la constitution par la suite du Front de gauche rassemblant le Parti de gauche, le Parti communiste français et le mouvement Ensemble. Ce nouvel attelage, rendu possible par le départ de Jean-Luc Mélenchon du Parti socialiste et l’intelligence politique de Marie-George Buffet, a permis de franchir une étape déterminante en 2012, celle d’un score à deux chiffres pour une gauche radicale à la présidentielle.

Avec l’Union populaire, une gauche décomplexée renaît. Celle qui assume son opposition au capitalisme. Celle qui pense que l’écologie sans la lutte des classes, c’est du jardinage. Celle qui veut un changement du sol au plafond du modèle de développement, seul à même d’endiguer le réchauffement climatique. Celle qui s’en prend clairement au monde de la finance, défend bec et ongle les services publics, n’a pas peur de remettre en cause la propriété privée au nom du bien commun. Celle qui ne veut pas seulement ripoliner les institutions mais passer à une nouvelle République, la Sixième. Celle qui refuse de se laisser embarquer dans le débat sur l’identité, préférant le terrain de l’égalité. Celle qui ose contester les violences policières. Celle qui, contre tous, défend les musulmans, victimes d’un racisme éhonté venant de l’extrême droite et qui se dissémine dans l’échiquier politique comme dans le débat public. Celle qui n’accepte pas la concentration des médias et l’hégémonie de la pensée dominante.

Puis le quinquennat de François Hollande a avalisé la dérive néolibérale de la « gauche de gouvernement ». Il a conduit à la désespérance et à la colère, notamment dans les milieux populaires, premières victimes des régressions. Le mot « gauche » s’est abîmé. Et pour cause… En son nom, une politique de casse sociale, avec le CICE ou la loi El Khomri, a vu le jour. En son nom, des responsables au sommet de l’État ont supprimé des lits d’hôpitaux. En son nom, ils ont fermé le site industriel de Florange, bafouant leur promesse. En son nom, Hollande a fait reculer les libertés et proposé la déchéance de nationalité. Un désastre. Il ressort de ce quinquennat deux « monstres », au sens gramscien du terme, deux tueurs de la gauche : Emmanuel Macron, représentant des oligarques à la française, et Manuel Valls, héraut de l’obsession identitaire et sécuritaire.
Dans ce contexte, un scenario à l’italienne de disparition de la gauche du paysage politique devenait une menace réelle. À la fin du quinquennat Hollande, alors que le président en place n’était pas en mesure de se représenter, de nombreuses voix se sont élevées pour appeler à l’union de la gauche, fut-ce derrière son pôle modéré. Grâce à la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2017, nous avons échappé à la disparition. Le succès de Benoit Hamon lors de la primaire socialiste a également contribué à affirmer l’attachement à une gauche digne de ce nom, qui se hisse à la hauteur des défis contemporains et cherche à penser l’avenir.

Recueillant 19,6% des suffrages à la présidentielle de 2017, le candidat insoumis a posé une pierre essentielle pour mettre sur pied une force de transformation sociale et écologique. Les années qui ont suivi n’ont toutefois pas permis de consolider et d’élargir à partir de cet acquis de la présidentielle – les élections intermédiaires n’ayant pas transformé l’essai. Il n’empêche qu’en s’opposant avec force et cohérence au pouvoir en place, les insoumis ont capitalisé politiquement pendant tout le quinquennat Macron. Or c’est bien ce fil à plomb de contestation franche du projet néolibéral, productiviste et autoritaire qui a permis à Jean-Luc Mélenchon de déjouer les pronostics.

Assumer et articuler les radicalités

Ce qui a fait le succès de l’Union populaire, c’est également d’en finir avec une gauche aseptisée et normalisée, depuis toutes ces décennies qu’elle courrait après une forme de respectabilité. Souvenons-nous du candidat Hollande qui promettait d’être un « président normal »… Tout un programme ! Quand on s’appelle « les Insoumis », le ton est donné. L’audace est une marque de fabrique. De l’implantation sur les réseaux sociaux à l’hologramme, en passant par la création de jeux vidéo, le renouvellement des formes a dépoussiéré notre façon de faire de la politique et contribué à son appropriation par le plus grand nombre, notamment au sein des nouvelles générations. L’esprit critique et l’irrévérence font partie intégrante d’un profil délibérément non policé. Cette posture se retrouve symboliquement dans la décision de ne pas respecter le port de la cravate dans l’hémicycle en arrivant à l’Assemblée en 2017 ou ces boites de conserve brandies pour illustrer dans l’hémicycle les cinq euros d’APL supprimées. Elle dit que la contestation ne se fait pas dans un dîner de gala : à gauche, nous avons vocation à détonner, à trancher, à choquer.

Jean-Luc Mélenchon, avec les insoumis, cherche les arêtes, c’est-à-dire ce qui va accrocher, ce qui n’est pas mille fois entendu, rebattu. À l’ère désespérante du clash, ce fut la condition pour percer et être entendu à une grande échelle. Ce parti pris comporte une prise de risque puisqu’il y a des lignes à ne pas franchir, des sorties de route à ne pas commettre, au risque d’être totalement incompris de la majorité des Français et mis hors-jeu dans le débat public. Si l’exercice est périlleux, c’est aussi qu’il peut pousser à trianguler, à cliver à l’intérieur même de celles et ceux que nous avons à rassembler. Mais force est de constater que, lors de la campagne présidentielle de 2022, ce profil a permis de déranger le « ronron » et l’entre-soi mais sans nous aliéner des franges entières de notre électorat.

Cliver n’est pas qu’une affaire de posture, c’est avant tout un enjeu de fond. Il n’est pas question de suivre « le bon sens », principe de droite par excellence, puisque notre raison d’être est de remettre en cause l’ordre existant. Avec l’Union populaire, une gauche décomplexée renaît. Celle qui assume son opposition au capitalisme. Celle qui pense que l’écologie sans la lutte des classes, c’est du jardinage. Celle qui veut un changement du sol au plafond du modèle de développement, seul à même d’endiguer le réchauffement climatique. Celle qui s’en prend clairement au monde de la finance, défend bec et ongle les services publics, n’a pas peur de remettre en cause la propriété privée au nom du bien commun. Celle qui ne veut pas seulement ripoliner les institutions mais passer à une nouvelle République, la Sixième. Celle qui refuse de se laisser embarquer dans le débat sur l’identité, préférant le terrain de l’égalité. Celle qui ose contester les violences policières. Celle qui, contre tous, défend les musulmans, victimes d’un racisme éhonté venant de l’extrême droite et qui se dissémine dans l’échiquier politique comme dans le débat public. Celle qui n’accepte pas la concentration des médias et l’hégémonie de la pensée dominante. Je prends ici quelques exemples sur lesquels Jean-Luc Mélenchon, avec les insoumis, puis l’Union populaire, ont posé des actes à la fois clairs et offensifs. La percée de notre nouvelle famille politique doit beaucoup à la capacité à porter le fer, et non à courber l’échine.

Remplir le mot gauche plutôt que de le brandir

La stratégie insoumise part du principe que les mouvements constitués, les partis de gauche et écologistes ne suffisent pas, même en s’alliant, à susciter l’adhésion massive. Nous avons besoin d’aller chercher dans la société elle-même de nouvelles forces, individuelles et collectives, ainsi que de refonder notre projet sur des bases inédites, avec des termes nouveaux, des formes d’expression nouvelles, pour convaincre et gagner. Un simple compromis entre les partis existants aurait empêché de donner à voir les radicalités nouvelles qui ont fait le succès de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. C’est en s’émancipant des vieilles routines que nous avons percé et convaincu. Le Parlement de l’Union populaire, cette instance composée de 300 acteurs du mouvement social et personnalités, a par exemple donné à voir la volonté d’articulation nouvelle du social et du politique, en mettant en lumière des voix plurielles.

Pour cela, le logiciel traditionnel de la gauche, basé sur la lutte des classes, devait lui aussi être adapté. La lutte des classes demeure une colonne vertébrale de notre analyse des sociétés modernes, une boussole stratégique. Mais de nombreux autres combats émancipateurs sont venus s’y agréger et la complexifier au fil du temps : le féminisme, l’antiracisme et l’écologie politique, parmi d’autres. Cette complexification portait en elle le risque de l’émiettement, d’une addition sans cohérence. Or le champ politique comporte une dimension qualitativement différente des mouvements sociaux, dont la logique est forcément sectorielle. Il oblige à intégrer les revendications dans un récit global. C’est ce que Jean-Luc Mélenchon a inlassablement cherché à mettre en mots, en discours, dans les campagnes de 2017 et 2022.

La place donnée au programme a été un moteur d’adhésion. L’un des atouts de la campagne du premier tour, qui s’est appuyée sur le travail des « livrets thématiques », a été de permettre aux secteurs sociaux mobilisés les plus divers d’y « accrocher » leurs idées, en les combinant avec l’apport des intellectuels critiques. La version complète du programme de l’Avenir en commun comprend... 1500 pages ! Il fait office de réservoir de mesures prêtes à être appliquées sur le champ en cas d’arrivée au pouvoir. Mais il donne surtout à voir les contours d’une alternative globale au néolibéralisme autoritaire. Aucun autre parti à gauche n’est parvenu à faire de même.

En mettant l’accent sur le programme, nous avons redonné du sens et des couleurs à la gauche et à l’écologie. L’Union populaire a cherché à s’adresser à celles et ceux qui s’étaient éloignés de la gauche, en raison des expériences passées au pouvoir, et aux jeunes générations pour lesquelles le clivage droite/gauche s’avère moins structurant, comme le montrent différentes enquêtes d’opinion. Ce pari a porté ses fruits.

Fédérer pour reconstruire

À l’issue du scrutin présidentiel, la tripartition du champ politique bouscule les repères traditionnels. Les partis de droite et de gauche classiques, qui ont gouverné à tour de rôle pendant des décennies, sont sortis des urnes affaiblis comme jamais. Trois « blocs », ou plus exactement trois grandes familles politiques, se sont affirmées : un pôle néolibéral autour de LREM, un pôle d’extrême droite emmenée par le RN, un pôle social et écologique avec l’Union populaire. S’y ajoute un quatrième groupe qui, s’il n’a rien d’homogène, constitue une masse considérable d’individus à convaincre, comme nous l’avons vu au premier tour de la présidentielle de cette année : les abstentionnistes, soit environ 12 millions de personnes qui se sont tenues, pour des raisons diverses, à distance du suffrage , et les électeurs votant blanc ou nul, soit 13,6 millions de personnes (34,2% des inscrits).

 

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Dans ce contexte qui brouille les repères et rend atteignable une victoire aux législatives, l’Union populaire a pris ses responsabilités en proposant aux autres forces de gauche une alliance politique pour gouverner ensemble. Elle a ouvert d’âpres discussions avec ses partenaires potentiels. Cette main tendue n’avait rien d’évident. Refusant toute répartition des circonscriptions comme on se partage un gâteau, la France insoumise, avec Jean-Luc Mélenchon, a cherché à créer les conditions d’un programme partagé pour gouverner en juin, obligeant EELV et le PS à une forme d’aggiornamento. Toute la difficulté était de créer, en un temps contraint, du commun sans demander aux autres de ne plus être eux-mêmes. Il en ressort un accord historique ! Il rappelle d’autres épisodes de l’histoire des gauches : le Front populaire bien sûr, mais aussi le « programme commun » des années 1970, ou la « gauche plurielle » des années 1990. La conjoncture est pourtant très différente, notamment parce que la crise environnementale fait peser un péril imminent sur la survie de l’humanité, plaçant de fait toute politique sous la contrainte de l’urgence. On sent bien que si l’on veut venir à bout de cette crise, les demi-mesures ne suffiront pas, que c’est le capitalisme lui-même qui doit être touché en son cœur. Dans cette perspective, la logique d’accompagnement du système, classiquement social-démocrate, n’est pas à la hauteur.

Les institutions agissent comme un aspirateur à énergie : en cas d’arrivée au pouvoir de l’Union populaire ou même de constitution d’un groupe parlementaire conséquent, le risque existe de voir cette force de rupture se normaliser et se dévitaliser. C’est pourquoi nous devons combiner intelligemment notre engagement dans et hors des institutions. Le défi qui est devant nous est de lutter pour la conquête du pouvoir et, dans un même mouvement, d’approfondir la dynamique de convergence à la base et dans les idées qui a fait la force de la campagne. Ce ne sera pas simple, pas plus que de faire vivre un accord politique fragile avec nos nouveaux partenaires. Ce ne sont pas seulement les leçons du quinquennat Hollande que nous devons retenir, c’est aussi le tournant de 1983 qui est à méditer, cette parenthèse libérale qui ne s’est jamais refermée. Aujourd’hui, nous nous trouvons à un moment de cristallisation, où des courants venus des profondeurs de l’histoire des luttes pour l’émancipation humaine convergent pour rendre enfin un autre monde possible. À nous de leur être fidèles.

 

Clémentine Autain

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  • Attention à ne pas oublier que ce score impressionnant, en nette progression repose sur des dynamiques et des mobilisations autonomes et endogènes à des milieux très éloignés du militantisme politique.

    En premier vient la mobilisation des quartiers populaires. Ils se sont mobilisés comme jamais et nombres de micros campagnes souterraines ont eu lieu sur le terrain comme sur des boucles WhatsApp, Snapchat etc...

    En second vient la mobilisation de réseaux personnels par des gens très divers, bien loin des réunions de groupes d’actions et de la plateforme action populaire. Des Anars, des autonomes, des cultureux, les JC etc... pour ne parler que des groupes qui se trouvent à notre gauche, mais bien d’autres réseaux / groupes sociaux se sont mobilisés sous les radars des instituts de sondage et des nôtres aussi trop souvent...

    Enfin et seulement en troisième, vient la mobilisation militante plus directe, mais pour avoir fait les deux campagnes, 2017 et 2022, les vagues de militants qui sont arrivées au fur et à mesure n’étaient pas de la même ampleur en 2022 qu’en 2017 et de loin... Je peux en attester à Saint Etienne mais pour le reste les chiffres le montrent aussi assez globalement... 500 000 en fin de campagne pour 2017, 300 000 en 2022... un bon tiers de moins...

    Pour nuancer un petit peu... j’ai eu le sentiment que nous étions largement plus attendus sur le terrain qu’en 2017 alors même que nous étions moins nombreux et de plus en plus fatigués après une campagne plus longue...

    Vu d’en haut ou de loin, les meetings donnent la patate... vu par les militants de bases, les longues heures de bus et les files d’attentes entament beaucoup de l’énergie et de la joie qu’apportent évidement ces grandes réunions... il ne faut pas l’oublier.

    .

    Pour finir les analyse politiques sont importantes, les dynamiques de terrains le sont encore plus, même si elles sont en fait indissociables , il faut malgré tout les penser chacune avant de les réunir dans une analyse plus complète.

    En l’occurrence et d’un point de vue stratégique cela doit nous permettre de ne pas passer une fois de plus à coté de la cristallisation des dynamiques à l’oeuvre...

    Un parti gazeux certes, sans murs, évidement mais quand le gaz se cristallise lors des élections faut pas rater la photo.

    Bien sûr qu’il faut jouer la gagne, Mélenchon premier ministre ça mobilise, les médias et les gens, malheureusement cette stratégie implique des accords avec des astres morts qui bien qu’indispensables sont aussi un danger mortel pour les trois mobilisations analysées ci-dessus et le danger est plus grand encore pour les premières que pour la dernière.

    Attention à ne pas foutre en l’air dix ans de boulot...

    Ce résultat est notre oeuvre commune, celle de JLM, celles de l’état major parisien, des députés mais aussi et surtout celle de l’espoir, du travail de centaines de milliers de petites mains, militants ou pas et qu’il convient de ne pas sacrifier sur l’hôtel d’une union encore une fois nécessaire mais loin d’être suffisante !

    .

    Une dernière chose avant de finir vraiment, l’union populaire n’existera pas seulement par la politique, ou alors ça sera une France Insoumise bis, avec ses qualités mais aussi avec ses défauts...

    Il n’y aura pas délections avant plusieurs années après ces législatives et fédérer des force politiques et des personnalités ne nous permettra pas d’être à la hauteur de ce qui nous attends en cas de victoire comme en cas d’échec... Il faut aussi de toutes urgences commencer à fédérer les solidarités concrètes sur le même mode, sans nier les autonomies... Ce travail est largement commencé sur le terrain... les militants politiques et associatifs ont espérés et travaillés ensemble, des rencontres ont eu lieu sur le terrain, dans les quartiers populaires, un peu avant pendant les Gilet Jaunes, etc...

    Souvent ces coopérations sont nouvelles et fragiles, elle sont notre bien le plus précieux et nous devons impérativement en prendre le plus grand soin !!!

    Nicolas FARKAS Le 3 mai à 18:08
       
    • Astres morts ! Yo no comprendo 🙄

      Dropsit Jean Pierre Le 4 mai à 02:54
  •  
  • Les musulmans ne sont pas victimes de racisme : une religion n’est pas une race.

    Glycère BENOIT Le 3 mai à 22:21
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  • L’islamophobie est une discrimination tout autant que la discrimination raciale.

    lucien matron Le 4 mai à 18:34
  •  
  • @lucien matron. L’islamophobie est l’aversion soit pour l’islam soit pour l’islamisme, ce qui n’est pas la même chose. Dans l’un comme dans l’autre cas c’est une discrimination mais elle n’a rien à voir avec la discrimination raciale. Diriez-vous par exemple que la cathophobie, l’aversion pour les catholiques, est analogue au racisme ? Que direz-vous de la judéophobie ?

    Glycère BENOIT Le 4 mai à 20:04
  •  
  • Meme si les inevitables Benoooooit et Drrrrropsit, infatigables parasites de tout débat interessant ou futile, sont encore, hélas, trois fois hélas, de la partie, essayons de nous concentrer sur l’essentiel : les importantes questions soulevées par Clementine Autain et Nicolas Farkas.
    Suspendus pendant des jours trop longs aux rebondissements multiples et parfois bien derisoires des discussions ayant permis la constitution de la " Nouvelle union populaire ecologiste et sociale" ( amis de la simplification du jargon politico-burlesque, bonsoir !) gardons nous de simplifications hatives. Ce qui vient de se passer est trop important, quelles qu’en soient les suites, pour essayer de le faire entrer dans un schéma reducteur, du type : les vieilles forces politiques contraintes de passer sous le fourches caudines de l’astre naissant . Tout ça est peut-etre un petit peu plus compliqué : dans les astres morts on peut trouver quelques poussières d’étoiles scintillantes ( non ! ne riez pas...) et aussi pas mal de résidus du passé dans la plus lumineuse des nouveautés...
    Bon , ceci étant, essayons de faire un bon résultat aux legislatives et donc, à tous, bienvenus au club.

    Albert Exposito Le 5 mai à 00:51
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  • Triste quand on se fait insulter

    Dropsit Jean Pierre Le 5 mai à 23:19
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  • Ce qui est sûr, c’est que cette incapacité à reconnaître l’islamophobie comme un facteur de discrimination au même titre que tout autre en dit long sur le climat rance à l’encontre des musulmans en France...C’est affligeant. D’autant que ceux qui s’en laissent compter savent pourtant que les plus fervents éléments de l’extrême-droite française aiment à associer l’interdit alimentaire de cette religion à l’incapacité même d’être français comme en témoigne ce triste épisode de vandalisation d’une boucherie hallal à Chantenay dans laquelle on pu trouver les tags : "vive le porc", "la France aux français" et "Dégagez d’ici rentrez chez vous !", côtes à côtes... rappelant de fait qu’il ne s’agit pas simplement de l’aversion envers une religion mais contre des individus supposés "étrangers" à la France !

    Toutefois non, trois fois non, le "dégagez d’ici rentrez chez vous !" ne suppose bien évidemment pas aux yeux de ces génies de l’imbrication pourtant évidente entre racisme et islamophobie. Tant de bêtise est écoeurante.

    Quoiqu’il en soit, c’est une bonne chose que la nouvelle union populaire écologique et sociale vienne redonner du courage à ceux qui luttent contre toute forme de discrimination et toute forme d’ordre injuste et inégalitaire comme celui imposé par le néolibéralisme. Ce n’est pas comme si le temps ne nous était pas compté pour engager les ruptures nécessaires afin de réduire l’impact dévastateur de la logique prédatrice d’accumulation (qui aime tant à se croire l’expression d’un ordre "naturel") suivie jusqu’ici et qui engage à terme jusqu’à la survie de l’humanité toute entière.

    carlos Le 7 mai à 11:19
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  • Clémentine Autain reprends la fable qui consiste à faire croire qu’il y a une victoire possible de la gauche en juin2022.
    l’objectif de cette fable Mélenchon premier ministre c’est de mettre un groupe FI en position de dominance à gauche dans l’hémicycle (pour cela il suffit de voir le nombre de circonscriptions "réservées" à chaque composantes et dans ces circonscriptions celles dites gagnables. Prenons l’exemple du PC
    50 dont 15 gagnables , c’est la limite pour faire un groupe, donc de pourvoir s’exprimer. Donc 525 circonscriptions ou il n’y aura pas de candidats pour le PC.
    De plus vraisemblablement compte tenu des relations FI-PC (traitre, permanence attaquées) la loyauté est loin d’être assurée.
    Le groupe risque de rester une espérance.
    La pilule est d’autant dure à avaler c’est que la répartition des circonscriptions s’est faites sur la base du premier tour des présidentielles , ou le vote Mélenchon à été un vote utile pour certains, communautaire pour d’autres.
    tout le monde sait que ce n’est pas un vote d’adhésion.
    Donc le resultat probable sera bien en dessous de ce leurre , rappelez vous en 2017 environ 20 % au premier tour = 15+17 députés.
    donc au mois de juin vraisemblablement d’après les projections cela donnera 70 FI , 20 socialistes , 10 communistes et 5 EELV et notre conducator aura réussi son opération.
    Et pour Clémentine faudra attendre encore quelques années

    dan93 Le 12 mai à 16:21
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  • Très sincèrement, j’espère que le Meluche et ses amis n’atteindront pas le nombre de sièges espérés....Ruffin est à mes yeux le seul vraiment honnête avec ses contradictions ses coups de cœur son approche des salariés....Sa récente prise de position sur Facebook où il décrit l’univers des gens modestes face aux cailleras d’une cité, respect !!! Il met les ponts sur les (I) et le doigt où ça fait mal..

    On est loin du blabla de Mme Autain ou Obono

    Branruz Le 1er juin à 20:10
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