Accueil | Par La rédaction | 13 janvier 2014

Séminaire « La corruption ou le nouvel âge de la transparence »

Dans le cadre du séminaire de philosophie du droit 2013-2014 « La corruption ou le nouvel âge de la transparence » à l’Ecole nationale de la magistrature.

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  • • « Libéralisme, néo-libéralisme et corruption », par Pierre Dardot
  • • Lundi 13 janvier
  • • de 18h à 20h
  • • Salle 23, Ecole Nationale de la Magistrature, 3ter quai aux Fleurs, Paris IVe
  • www.ihej.org
  • Tout le programme

    Communiqué - Le problème de la corruption est récurrent dans nos sociétés, mais il reste peu pensé. C’est dans cette perspective que l’IHEJ consacre cette année son séminaire de philosophie du droit à la corruption en tant que phénomène politique et social. Le séminaire « La corruption ou le nouvel âge de la transparence » se déroulera autour de quatre axes successifs, des origines de la corruption à la lutte contre ses effets.

La corruption en tant que phénomène politique et social a pris une dimension importante depuis le début des années 1990. Certains chercheurs ont voulu attribuer cet essor à un nouvel intérêt pour le rôle de l’Etat dans les pays en voie de développement, d’où la renaissance de la problématique de la corruption à partir de la Banque mondiale à partir de laquelle naîtront des organismes comme Transparency international.

En termes économiques, la corruption est ambivalente dans son rapport au bien commun ou à la chose publique : si elle peut avoir des effets négatifs dans la mesure où les ressources de l’Etats se trouvent accaparées à des fins privées, elle peut aussi aboutir à une redistribution des richesses. Des études anthropologiques se sont par ailleurs affranchies des dichotomies légal/illégal et privé/public en repensant la corruption à partir des pratiques du don et contredon dans la lignée des travaux de Marcel Mauss.

Le problème de la corruption est récurrent dans nos sociétés, mais il est peu pensé. Si beaucoup d’ONG font des rapports c’est toujours sous forme de données chiffrées. Il s’agirait alors de repenser la démocratie par son versant négatif et non procédural. Quelle est la forme spécifique de la corruption dans la démocratie libérale ? Ce qui importe ici n’est pas tant la transgression de la règle que son faussement, qui induit de penser à la fois la corruption d’un point de vue moral et métaphysique, et la manière dont elle s’inscrit dans une économie du pouvoir comme dispositif distinct de la simple coercition étatique.

C’est dans la perspective de ces problématiques consistant à mieux cerner le phénomène de la corruption que le séminaire de philosophie du droit de l’IHEJ se déroulera autour de quatre axes successifs : 1/ Anthropologie et origines de la corruption 2/ Généalogie moderne de la corruption 3/ Le contemporain : corruption, démocratie et (néo) libéralisme 4/ Les dispositifs de lutte contre la corruption (télécharger le programme).

Les séances du séminaire se déroulent tous les lundis de 18h à 20h dans les locaux de l’Ecole Nationale de la Magistrature, 3ter quai aux Fleurs, à Paris. Un compte-rendu est également accessible sur le site Internet de l’IHEJ peu de temps après leur tenue.

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