Accueil > actu | Éditorial par Roger Martelli | 1er septembre 2006

Choisir l’unité

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Un programme, une stratégie... Reste à trouver le ou la candidate qui incarnera tout cela aux yeux de l’opinion. Car même si la parole sera portée à plusieurs voix, le bulletin dans l’urne, lui, ne comportera qu’un seul nom. Or il n’est pas si simple, dans le kaléidoscope de la gauche alternative, de définir la meilleure procédure de choix. Se contentera-t-on des tractations d’état-major ou de clans ? Ce ne serait pas dans la logique d’un mouvement que la campagne contre le projet de Constitution européenne a installé comme avant tout militant. Recourra-t-on à l’organisation de primaires ? A priori la méthode semble la plus évidente et la plus démocratique. Mais les risques sont gigantesques : le flou de la définition du corps électoral, les tentations des manipulations, par les groupes les plus nombreux ou les plus dynamiques. Ajoutons-y la spirale possible de la concurrence, du dénigrement, le retour des vieilles rivalités, des méfiances, des préventions que les batailles communes ont écornées mais n’ont pas effacées totalement. A l’arrivée, on pourrait trouver le mécontentement des organisations installées et donc resurgir la calamité de la division.

La primaire classique est trop aléatoire, trop dangereuse... Sans doute vaut-il mieux essayer de prolonger la logique qui fut celle des collectifs du « non » lors du référendum de 2005. L’objectif devrait être de chercher avant tout le consensus le plus large, la personnalité capable de rassembler le plus grand nombre de celles et ceux qui s’engagent et d’attirer la part la plus importante de ceux qui, à gauche, ne se résignent pas à l’alternance. Sur la base de ce consensus, chaque force se déterminera en toute conscience. Mais dès l’instant où l’accord se fait sur l’essentiel d’un projet et sur une démarche politique fondamentale, et si, sur cette base, un consensus s’installe sur un nom (le-la candidate) et sur des noms (les porte-parole), qui courrait le risque, pour d’improbables intérêts partisans, de porter un coup de poignard à l’unité ?

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