Accueil > monde | Par Arnaud Viviant | 1er novembre 2009

L’âge Mur, le roman de 1989

1989, Berlin-Est. Évocation de cette année-là, au fil du journal éclaté d’une jeune Berlinoise. Entre fiction et dépliage réel des événements.

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JANVIER

Je m’appelle Beate, j’ai vingt-sept ans et demi, je suis toujours célibataire malgré mon immense beauté et cette intelligence qui ne gâte rien. Mais je vis à Berlin-Est. Ville séparée. Ville divorcée. Ville fraîchement célibataire au regard de l’histoire, comme une moitié de pomme. On a fêté hier la nouvelle année, avec mes voisins, les Freudenberg. A minuit, on a trinqué à la bière et au schnaps, avec une joie telle que je me suis dit que nous attendions décidément tous beaucoup de cette année 1989. Etait-ce la magie des chiffres ? Le bicentenaire de la Révolution française qui nous fait quand même quelque chose, à nous, les communistes ? Devant toute cette joie non feinte de quitter 1988 et d’en arriver enfin à 1989, je me suis sévèrement demandé si nous n’en attendions pas trop. Nous verrons bien. Comme on ne sait jamais, j’ai décidé de tenir un journal. Encore une discipline que je m’impose : ô comme je suis allemande !

Avec toute l’arrogance de ses vingt ans, Winfried, le fils aîné des Freudenberg, m’a draguée toute la soirée sur le canapé. Il a passé au moins une heure à me raconter comment en juin dernier, avec des amis, il s’était mis en tête d’écouter le concert que Michael Jackson donnait à l’Ouest en allant dans la zone interdite de la porte de Brandebourg. J’étais fascinée. Il avait un gros bouton d’acné sous l’aile du nez que j’avais une envie folle de lui percer. En fait, ils étaient des centaines de jeunes à avoir la même idée que lui, mais la police les attendait, et les a dispersés à coups de matraque. Winfried s’est alors penché vers moi pour me chuchoter à l’oreille que le frère d’un de ses amis travaillait à la Stasi, et qu’il lui avait dit que Michael Jackson était fiché ! C’est drôle : il n’y a plus personne aujourd’hui à Berlin-Est qui ne connaisse pas, de près ou de loin, quelqu’un travaillant pour la Stasi. Si bien que j’ai l’impression qu’on la surveille autant qu’elle nous surveille, ces temps-ci. Je me demande où cela va bien pouvoir nous amener. En tout cas, Winfried m’en a raconté une bien bonne, toujours à propos de ce fameux concert de Michael Jackson du 19 juin : par peur des émeutes, la Stasi avait songé à retransmettre le concert dans un stade pour les Allemands de l’Est, mais en léger différé, et avec des extraits d’un vieux concert à diffuser en cas de provocation du chanteur ! Quand il m’a dit ça, l’image d’un cyclone m’a traversé l’esprit, un cyclone issu de la rencontre d’un vent de liberté avec un vent de panique.

Après, Winfried s’est lancé dans une imitation de moonwalk pas terrible. Il est comme tous les jeunes de sa génération : il en a marre du communisme, il pense que c’est fini, qu’on a perdu, il souffre de la grisaille ambiante et de la pesanteur historique, il a un complexe d’Icare, il voudrait pouvoir voler afin de passer à l’Ouest. Winfried se penche plus vers moi, une main sur mon épaule, et me chuchote encore doucement qu’il « prépare quelque chose ». Ses lèvres ont frôlé ma nuque. Il n’en dira pas plus. Je crois qu’il est bourré. Il est mignon, malgré ses boutons. Dommage qu’il soit si jeune. Cela bouge. Je viens d’apprendre en écoutant Radio Free Europe qui n’est plus brouillée depuis quelques semaines à ma grande surprise, qu’en Tchécoslovaquie des manifestants se sont réunis à la mémoire de Jan Palach ! Bon sang, qu’ils sont courageux, ces Tchèques ! Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés. Sinon, chez nous, Honecker a déclaré aujourd’hui : « Dans cinquante ou cent ans, le Mur sera toujours là ». Quel abruti, celui-là. Lui et sa femme, ils forment vraiment la paire.

PS 1 : Le nouveau Président des Etats-Unis s’appelle George H. Bush. « L’Histoire avec sa grande Hache », comme disait je ne sais plus quel romancier français que j’ai étudié à la fac. En tout cas, il n’a pas l’air commode.

PS 2 : Winfried, de plus en plus beau et mystérieux quand je le croise dans l’escalier de l’immeuble. Je ne sais pas ce qu’il trafique, mais il irradie. Il n’y a qu’à toi, cher journal, à qui je peux confier qu’il m’attire de plus en plus. Tu es ma délicieuse Stasi. A suivre...

FÉVRIER

Il faut que je raconte en détail la soirée d’hier. Elle est importante. Hier donc, vers huit heures du soir, on a frappé à ma porte. C’était Winfried. Il avait le visage totalement défait. Il m’a demandé s’il pouvait entrer, il avait une bouteille de schnaps, et quand j’ai fermé la porte, il a ajouté qu’il avait aussi un bout de shit que lui avaient laissé ses cousins de Hambourg, qui étaient venus la semaine dernière passer le week-end à Berlin-Est. Il avait pourtant l’air si triste, je me demandais pourquoi. J’ai dû attendre qu’il roule son pétard, en fume quelques bouffées arrosées de schnaps pour avoir l’explication. Il me dit qu’un de ses copains d’enfance, Chris, venait d’être abattu en tentant de passer le Mur près du Reichstag. Et que le type qui était avec lui avait été grièvement blessé. « Chris était garçon de café », m’explique Winfried. « Un bon garçon, un bon garçon de café. Il devait bientôt faire son service militaire, et il ne supportait pas cette idée. Je l’ai vu la semaine dernière. Il était très excité. Il avait entendu dire que les soldats ne tiraient plus quand on essayait de passer le Mur. » En général, le shit, ça fait rire, mais en me racontant ça, Winfried pleurait à chaudes larmes. Je sentais toute sa répulsion pour ce crime odieux, presque suranné. « Et tu sais le pire, Beate ? Est-ce que tu sais le pire ? Je vais te le dire, Beate. Le pire, c’est que les quatre soldats qui ont tiré sur lui et sur son copain ont touché chacun une prime de cent cinquante marks pour leur exploit. Je les hais. Je les hais tous. » Je l’ai embrassé. Il embrassait bien. Nous nous sommes déshabillés. Il m’a fait l’amour avec douceur, en pleurnichant encore. Il m’a appris ensuite que pour lui, c’était la première fois. J’étais émue. On a ainsi passé la nuit à faire l’amour et à parler politique en alternance. De ce qui se passait en Yougoslavie avec la création de l’Union démocratique slovène, un parti indépendant du PC. De ce qui se passait en Hongrie, qui venait de se prononcer pour un passage « graduel et progressif » au multipartisme. De ce qui se passait en Bulgarie avec la fondation d’un syndicat indépendant, Podkrepa. Et surtout de ce qui se passait en Pologne, avec l’ouverture des négociations pouvoir-opposition. « Tu te rends compte ? » lui disais-je. « Pouvoir-opposition ! Tu pensais vraiment entendre ça un jour ? Moi pas, je te l’avoue. Sois patient, Winfried. Ça craque de partout, et ça finira par craquer ici aussi, sois patient. » Mais Winfried n’est pas patient, au contraire il est extrêmement nerveux. Il est persuadé qu’ici, en RDA, ça ne changera jamais, JAMAIS. Il me répète ce qu’a déclaré Honecker le mois dernier, à savoir que le Mur serait encore là dans cinquante ou cent ans. Winfried pense qu’ils préféreront balancer la bombe atomique, plutôt que de voir le Mur tomber. Il est si jeune, si exalté. Je le prends dans mes bras, j’essaie de le calmer. Il finit par s’endormir, la tête tournée vers l’ouest, en marmottant que lui non plus ne fera pas son service militaire. Je le connais à peine et j’ai déjà peur pour lui.

Hier soir, Winfried m’a emmenée à un concert punk qui se tenait dans un local paroissial au nord de Berlin-Est. Il me dit que même si ça ne se voit pas, s’il n’a pas la crête comme certains, il est punk depuis 1984. Le groupe s’appelait Steh Auf Berlin ! Il y avait trente ou quarante personnes dans l’assistance, et la chanteuse, une fille en combinaison rose, Doc Martens plantées sur des bas résille, comme filés à la vitesse de la lumière, éructait : « Je ne veux pas d’une vie planifiée. » J’ai aussi noté une chanson qui s’intitulait « Honecker was a rocker » et une autre, « BMW », qui se moque de notre bonne vieille Trabant. Tout ça, pas mal, un peu infantile. Je dois être la plus vieille dans le public et je sens aussi un mur entre ces punks et moi. C’est sans doute le pire de notre situation, au demeurant, que de voir des murs partout, entre nous et les autres, avec cette objurgation qui nous est faite tout le temps de définir qui nous sommes, et qui sont les autres. Parce que le Mur n’est jamais que la frontière entre un concept et un autre, exactement comme le blanc entre deux mots du dictionnaire qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Bien plus que par l’espace, nous sommes séparés par le sens. Reste à le définir.

Winfried, je veux le croire, est différent de ce point de vue des autres punks. Je le regarde en souriant pogotter dans ce local paroissial. Ces protestants sont vraiment dingues de laisser faire des choses pareilles dans leurs édifices ! Ça me fait penser au phénomène des zazous qui dansaient à Paris, dans les caves de Saint-Germain-des-Prés sous l’occupation allemande. Même insouciance. Mais Winfried, encore une fois, n’est pas exactement comme eux, même s’il m’explique fièrement qu’en 1984, un ordre de la Sécurité d’Etat voulait résoudre le problème des punks. A l’époque, me raconte-t-il, il y avait souvent à l’encontre des punks des perquisitions sans mandat, des surveillances, des mesures policières contre le public des concerts. On ciblait les punks pour les arrêter, les obliger à s’engager dans l’armée, ou bien on s’en débarrassait en acceptant leur demande d’immigration en RFA, ce qui les rendait encore plus célèbres aux yeux des autres punks. Ils avaient franchi le Mur par sa faille : l’insolence. Le crachat. Le dédain. Ils se prenaient pour des rats humains, sans futur ? Eh bien, très bien, on les laissait passer avec leur peste en Occident. Comme si l’Orient commençait ici, à la porte de Brandebourg. C’est pour cette raison que les concerts de punk étaient organisés pour la plupart dans des locaux paroissiaux. « L’Eglise protestante a joué un rôle majeur dans la résistance à la doctrine socialiste », m’apprend Winfried en me donnant soudain l’impression d’être, à même pas vingt-huit ans, vieille, complètement larguée. Justement. Winfried me demande, soudain câlin, quel jour est mon anniversaire. Il rit aux éclats quand il apprend que je suis née le 13 août 1961. Les dirigeants se rendent-ils compte du danger que cette génération du No future représente pour le communisme du futur ?

MARS

Winfried est mort aujourd’hui. Il a tenté de passer le Mur avec un ballon de sa confection, et il s’est écrasé dans le quartier de Zehlendorf. Au moins est-il mort à l’Ouest... Pourquoi ne m’en a-t-il pas parlé ? Pourquoi n’a-t-il pas attendu ? J’entends les pleurs des Freudenberg à l’étage en dessous. Je n’ose pas descendre. Je vis dans un monde en décomposition. Un ballon... Tout de même, quelle belle idée poétique, quelle belle idée idiote. Mort d’un jeune poète punk. Mort d’un amour. On a enterré Winfried ce matin. Tous ses amis punks étaient là. Tous parlent de partir. A la sortie du cimetière, quelqu’un m’a appris qu’en Roumanie, ça craquait aussi. Il paraît que six anciens communistes ont écrit une lettre ouverte à Ceausescu pour dénoncer sa politique. Ils ont été immédiatement arrêtés. Ceausescu est un tyran. Même Gorbatchev le dit. Faudra l’abattre, celui-là.

AVRIL

Rien pendant des semaines. Comme un rêve de printemps qui n’arrive pas. On parle de dégel, mais mes larmes restent solides. Si : deux joies. D’abord la Pologne : le syndicat Solidarité est légalisé. Un p’tit air de démocratie, là-bas, qui nous fait rêver ici. Et puis la Chine : depuis le 25, des étudiants manifestent sur la place Tian’anmen. J’admire leur courage. Printemps à Pékin, printemps à Berlin ?

MAI

Je ne suis pas allée voter pour les municipales. Je n’y crois plus. Et j’ai raison : le PC a encore obtenu 95 % des voix. Cela au moment même où l’on apprend que le gouvernement hongrois décide de démanteler progressivement le Rideau de fer le long de sa frontière avec l’Autriche ! Le bruit court dans toute la ville. C’est même la grande blague ici. Quand on vous demande où vous partez en vacances ces jours-ci, répondre en ricanant : en Hongrie. Peut-être que les Hongrois ont entendu George Bush qui vient de demander au gouvernement soviétique « de déchirer le Rideau de fer ». En tout cas, c’est étrange de penser que ce Rideau a désormais un trou, même si c’est encore un trou de souris. Et les étudiants chinois qui manifestent toujours ! Et Gorbatchev qui vient d’être élu président du Soviet suprême ! Oui, cette fois, c’est vraiment le printemps. Oh Winfried, mon chéri, tu vois qu’il fallait attendre !

JUIN

Quelle secousse ! Le régime chinois a maté les étudiants avec une grande violence. Ici, ça a calmé tout le monde, jeté un grand froid. D’autant que les Chinois étaient redevenus nos amis, après trente ans de brouille. Merde.

En RDA, en ce moment, les plus courageux sont les luthériens qui protestent ouvertement contre les fraudes aux dernières élections. Beaucoup sont arrêtés, mais le mouvement ne cesse pas pour autant. On dit que Honecker va être contraint à des concessions. J’attends de voir. Mais il paraît qu’il a donné l’ordre de cesser de tirer sur les fugitifs qui veulent passer le Rideau de fer. J’espère que ce n’est pas une fausse rumeur comme la dernière fois : je n’ai pas oublié la mort du copain de Winfried, Chris Geoffroy. J’ai également une amie qui s’est réfugiée, avec d’autres squatters, à la mission de la RFA dans Berlin-Est, et on chuchote dans les cafés que les ambassades ouest-allemandes à Budapest, Varsovie et Prague seraient pleines d’Allemands de l’Est qui attendent un visa ! C’est l’exode. J’ai vu les Freudenberg hier : eux aussi veulent partir. Avec leur Trabant ! Par la Hongrie ! Je leur ai demandé s’ils n’avaient pas peur. Ils m’ont dit non, parce que « le communisme craquait comme un pantalon » !

JUILLET

C’est horrible ! Tout le monde à Berlin ne parle plus que de partir. Je me demande par moments si je ne vais pas rester toute seule ici... Sinon je suis sur Radio Free Europe la visite de George Bush en Pologne et en Hongrie. Il paraît qu’il est accueilli triomphalement. J’avoue humblement que je n’y comprends plus rien. Au fond de moi, je suis toujours communiste, marxiste-léniniste, je n’envisage pas de vivre ailleurs qu’ici, oui je voudrais voir le Mur tomber moi aussi, parce qu’il nous fait de l’ombre, parce qu’il fait de l’ombre au communisme, mais j’ai peur de l’après. J’ai lu qu’en URSS des mineurs s’étaient mis en grève pour obtenir du savon ! Evidemment... On enrage quand on lit ça. En même temps, je ne sais pas trop quoi penser de ce Gorbatchev. Il paraît que le mois dernier, il a parlé à Strasbourg de la maison européenne commune ? Qu’est-ce que ça veut dire ?

AOÛT

Je fête mon vingt-huitième anniversaire dans une atmosphère de délabrement chaotique. Les Freudenberg sont partis. Ils ont entendu dire que le prince Otto Von Habsbourg organisait un grand pique-nique pour l’Europe près de Sopron en Hongrie, ils espèrent pouvoir passer la frontière à cette occasion. Je me demande comment ils peuvent céder aux sirènes d’un aristocrate pareil, mais je pense aussi qu’ils ne peuvent plus vivre à Berlin après ce qui est arrivé à leurs fils. Quinze jours après leur départ, j’ai reçu une carte postale de Vienne : ils ont réussi. Ils squattent à l’ambassade de la RFA en attendant un visa, il y a tellement de monde là-bas qu’ils sont pris en charge par la Croix-Rouge. Ils m’embrassent.

SEPTEMBRE

On s’en souviendra de ce 11 septembre... Cette nuit-là, la Hongrie a ouvert ses frontières et 10 000 de mes compatriotes sont passés à l’Ouest. Ici, dans les journaux, on explique que c’est une « opération coup de poignard sous le manteau, de style militaire ». J’entends sur Radio Free Europe que cette jeunesse est accueillie comme la promesse d’une richesse nouvelle. Ça sent l’horrible propagande. Si seulement Honecker était moins vieux, moins con. Mais non. L’imbécile se crispe. Il vient encore de repousser les réformes démocratiques et l’organisation d’élections libres, réclamée par l’organisation Nouveau Forum. Est-ce que Gorbatchev ne pourrait pas lui passer un petit coup de téléphone pour lui dire de se calmer ? Non. L’agence Tass, ai-je lu hier dans le journal, continue de parler de nous comme de « la partie inaliénable du Pacte de Varsovie ». Mais pourquoi ce qui est possible en Pologne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie, n’est-il pas possible ici ?

OCTOBRE

La ville s’est parée de ses plus belles couleurs pour fêter le quarantième anniversaire de la fondation de la RDA. D’autant plus qu’on attend Gorbatchev. Mais c’est une ville exsangue, car l’hémorragie continue. Il paraît que 8 000 d’entre nous ont récemment réussi à gagner la RFA par ce qu’ils appellent les trains de la liberté, en passant par Prague et Varsovie. Hier, pour la première fois de ma vie, je suis allée manifester à l’église du Sauveur. On était près de 3 000 à réclamer la liberté d’expression et des réformes. Les forces de sécurité sont intervenues et nous ont violemment dispersés. Certains d’entre nous ont été arrêtés. Ce n’est pas grave. Nous sommes déterminés. Demain, c’est l’arrivée de Gorbatchev. Nous nous retrouvons tous à Alexanderplatz pour marcher au cri : « Wir sind das Volk, Gorbi. Freiheit ! » L’Histoire est en route, vaille que vaille. On ne peut regarder nos amis mourir ou partir. Je suis certaine que Gorbatchev va sonner les cloches de Honecker. Enfin, je l’espère. Oui, il l’a fait. Il a dit à notre vieux croûton : « La vie punit ceux qui arrivent en retard. » Le mot circule dans Berlin-Est comme une traînée de poudre. C’est le mot de la fin. Ou presque.

A.V.

Cet article est accompagné d’une chronologie, achetez Regards  !

Paru dans Regards n°66, novembre 2009

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