Hosni Moubarak, photo Abode of Chaos
Accueil > monde | Par Emmanuel Riondé, Sabrina Kassa | 4 mars 2011

L’Espoir - En finir avec le choc des civilisations

En Tunisie puis en Egypte, la rue arabe a chassé ses dictateurs.
L’espoir gagne l’ensemble du Maghreb et le Moyen Orient.
Mais en Europe ou aux Etats-Unis, on craint toujours l’arrivée au pouvoir
des islamistes. Pourtant l’islam politique, qui n’est pas à l’origine
des manifestations et semble rester en retrait, a souvent intégré
la logique démocratique. La révolution en cours force l’Occident
à revoir son discours sur le « choc des civilisations ».

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Il a fallu un mois au peuple tunisien pour
mettre dehors Ben Ali. Dix-huit jours seulement
aux Egyptiens pour chasser Moubarak.
Personne n’avait vu venir ce qui vient
de se passer sur la rive sud de la Méditerranée
et personne ne se risque désormais à
prévoir la fin du mouvement, ou sa perpétuation…
Algérie, Yémen, Libye, Iran…
Quoi qu’il advienne désormais, une chose
est sûre : l’onde de choc du mouvement
qui secoue le monde arabe est considérable. Elle va
au-delà du Maghreb et du Proche-Orient, elle s’adresse
au monde entier et lui parle de révolution.

A ce jour, la Tunisie et l’Egypte sont entrées dans des périodes de
transition lourdes de promesses mais aussi, fatalement,
d’incertitudes. Des questions concrètes se posent : quelle
relève politique aux pouvoirs vacants ? Quel rôle exact
joué par l’armée ? Quel calendrier pour ne pas sombrer
dans le chaos ? Dans Regards, nous suivrons avec
beaucoup d’attention et d’intérêt les réponses qui y
seront apportées. Comme nous observerons de près les
conséquences politiques de ce mouvement. En Palestine,
sur le continent africain, dans les relations Nord-
Sud et Orient-Occident.

Nous aurions pu consacrer ce
dossier à la nature du souffle révolutionnaire, ou à ses
modes d’action. Nous avons choisi de nous intéresser
à un autre aspect, tout aussi important : l’état de l’islam
politique. Au moment où la question des alternatives
politiques se pose dans la région, les forces islamistes
apparaissent comme des acteurs de premier plan. Mais
après dix ans d’un matraquage incessant de « choc des
civilisations » sur fond de « guerre au terrorisme », sait-on
encore qui ils sont ? Tomber les masques et ausculter
cette famille idéologique vieille de quatre-vingt-dix ans
et appelée à jouer un rôle politique dans la région. Sans
islamophobie, ni « islamo-gauchisme ». Juste avec l’envie
d’éclairer une des facettes importantes de ce printemps
arabe qui nous réjouit.

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