Accueil > politique | Par Aline Pénitot | 10 juillet 2012

Les Pirates à l’abordage

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Avec un score de 0,80 % aux législatives, personne ne peut
prendre les Pirates français au sérieux. Eux-mêmes se qualifient
d’« OPNI  », objet politique non identifié et se disent « ni de droite
ni de gauche, mais devant
 ». Ce qu’ils veulent ? Rien de moins
que « relancer la démocratie par le net ». Ils luttent pour la
défense des droits de l’Homme et des libertés fondamentales,
pour le libre accès au savoir et à la culture, contre les monopoles
privés et pour la transparence des institutions publiques. Comme
les écologistes à leurs débuts, ils n’ont pas de programme global.
Mais attention à ce petit parti !

En envoyant un bataillon de 101 candidats aux élections
législatives, le Parti pirate est maintenant en ordre de marche.
Dopé par les succès des Pirates allemands et suédois, Maxime
Rouquet, l’un des deux coprésidents du Parti pirate français, voit
loin : « C’est avec la même recette que le Piratenpartei est en
train de devenir la quatrième force politique en Allemagne, ou
que Wikipedia s’est imposée comme la référence
des encyclopédies
. »

Les Pirates apportent un coup de vent frais dans un paysage
politique poussiéreux. Leur campagne menée sur Internet
marque par son humour détonant ; leur site affiche des records
d’audience à faire pâlir ceux du PS et l’UMP.

Les Pirates se structurent autour d’une lutte centrale : le partage
des biens culturels, que les partis traditionnels continuent de
négliger comme ils avaient naguère négligé l’écologie.

Les pirates sont favorables au rapprochement avec un parti
«  qui piraterait entièrement leurs idées », ce qui exclu donc la
droite. Ils condamnent « la politique répressive du PS envers le
partage sur Internet et les petits partis qui sont dans une logique
de partage du pouvoir avec les grands
 ». Cela peut s’adresser
aux Verts mais pas au Front de gauche. Ce dernier a décidé
de ne pas participer au gouvernement et son programme est
particulièrement fort en matière de « droits des internautescitoyens
 ». D’ailleurs, à Paris, aucun candidat pirate ne s’est
présenté aux législatives sur la circonscription de Martine Billard,
cette députée sortante du Front de gauche qui a beaucoup
lutté contre Hadopi pendant son mandat. Un rapprochement
politique entre le Front de gauche et les Pirates ne semble pas
absurde mais serait-il
culturellement soutenable ?

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