Comme un aimant
Accueil > Culture | Entretien par Emmanuel Riondé | 22 juin 2011

Marseille à l’écran

Marseille et sa rénovation urbaine sont la
toile de fond du prochain film de Kamel
Saleh. Trois questions à ce cinéaste originaire
d’une ville où son premier film,
Comme un aimant, est devenu « culte ».

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Regards.fr : Vous êtes tout juste en train de finir La ville
est à nous. Vous avez raté Cannes ?

Kamel Saleh : Ce film a été réalisé et produit de façon totalement
indépendante. Lorsque j’ai démarré, je
pensais trouver des financements avant la fin.
Ça n’a pas été le cas, ce film je l’ai porté seul.
Il est, disons, « artisanal » de bout en bout ! Du
coup, je vais tenter de le défendre en producteur
indépendant, une expérience inédite pour
moi, dans les festivals à venir à Toronto, Venise.
Après ça, il faudra trouver un distributeur…

Regards.fr : La réussite, en 2000, de Comme un aimant,
votre premier film, co-réalisé avec Akhenaton,
n’a pas suffit à attirer des financeurs ?

Kamel Saleh : Comme un aimant a connu un vrai succès :
380 000 entrées dans seulement 80 salles
pour un film qui avait alors coûté l’équivalent de
1,4 million d’euros… On était dans les meilleurs
taux de rentabilité de l’année. Lors du tournage
de La ville est à nous, en 2008, à Marseille, je
me suis rendu compte qu’il était même un peu
devenu « culte » dans les quartiers : des jeunes de
13 ou 14 ans me sortaient des tirades entières
du film ! Mais il faut être lucide, dans les circuits
économiques et médiatiques, le film avait été tiré
par la présence d’Akhenaton. Là, je suis seul réalisateur.
Du coup, c’est plus difficile d’exister.

Regards.fr : Comme un aimant, c’était l’histoire d’une
bande de potes un peu désoeuvrés au coeur
du Panier. Un film sur « les quartiers ». De
quoi parle
La ville est à nous ?

Kamel Saleh : D’une histoire d’amour entre un mec vivant au
dernier étage d’un immeuble et une femme qui
vit sur les toits. Il la fait peu à peu redescendre
en bas. J’ai repris des acteurs de Comme un
aimant
, qui ne sont pas des comédiens professionnels.
Et ça se passe dans le triangle Panier-
Joliette-République, ce périmètre central de la
ville, cible de nombreux projets de rénovation
urbaine. J’aime le cinéma italien néoréaliste, le
cinéma « populaire ». Je crois qu’il y avait un peu
de ça dans Comme un aimant et j’espère que
c’est aussi le cas avec celui-là.

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