Accueil > actu | Par Jean-Baptiste Ferrière | 17 mars 2008

Municipales : rééquilibrage à gauche

La gauche récupère de nombreuses villes dont Strasbourg, Reims, Amiens, Caen, Périgueux et Toulouse. En dépit de Marseille, qui reste à droite, le scrutin sanctionne la politique du président Sarkozy.

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Déjà perceptible le 9 mars, le vote sanction a donné dimanche sa pleine mesure. Au terme du dépouillement, 7 des 10 premières villes françaises sont passées à gauche. Après Lyon, tombé dès le 9 mars dans l’escarcelle du PS, Paris renouvelle massivement sa confiance à Bertrand Delanoë. Mais sa victoire est moins spectaculaire que le premier tour aurait pu le laisser supposer. L’ancien maire Jean Tiberi conserve de justesse le Ve arrondissement, tout comme l’UMP Jean-Pierre Legaret dans le Ier. La défaite est sévère pour Jean-Marie Cavada dans le XIIe. Au total, la gauche ne gagne ni ne perd de mairies d’arrondissement, mais elle remporte 57 % des voix contre 50 % six ans plus tôt.

Autre point chaud de ces municipales : Toulouse, quatrième du classement avec ses 443 000 habitants. La ville rose bascule à son tour, le socialiste Pierre Cohen (50,42 %) l’emportant sur le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (49,58 %). Victorieux sans surprise à Rennes, Nantes et Lille, le PS s’empare également de Strasbourg. A Saint-Etienne, la triangulaire avec le Modem est fatale au sortant UMP. Bordeaux qui a plébiscité Alain Juppé dès le 1er tour, Nice où le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Christian Estrosi, s’offre une victoire laborieuse (41,33 %), et le numéro 3 de l’UMP, Jean-Claude Gaudin, à Marseille résistent néanmoins à la vague rose.

Parmi les personnalités, le ministre de l’Education Xavier Darcos s’incline à Périgueux (49,58 %). La défaite de François Bayrou (38,81 %) à Pau symbolise l’échec du MoDem. La liste sur laquelle était présente Rama Yade perd à Colombes. Dominique Voynet (54,19 %) l’emporte à Montreuil contre le communiste Jean-Pierre Brard (45,81 %). Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la coopération, est réélu de justesse à Mulhouse (43,16 %).

Victorieuse aux municipales, la gauche l’est aussi aux cantonales. Le PS, qui gérait 51 départements sur 101, conforte sa majorité en emportant au moins huit départements dont la Somme, les Deux-Sèvres, le Lot-et-Garonne, la Corrèze, l’Indre-et-Loire et le Val-d’Oise.

Le taux de participation, historiquement faible au premier tour (66,54 %), s’est encore effrité au second pour finalement s’échouer aux alentours de 65,5 %, le plus bas niveau enregistré pour ce type de scrutin sous la Ve République.

Entretiens audio :

Pour écouter l’interview de Roger Martelli, historien et codirecteur de la rédaction de Regards , cliquer sur

MP3 - 10.5 Mo

Pour écouter l’interview de Vincent Tiberj, chercheur au Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences-Po) , cliquer sur

MP3 - 11.2 Mo

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