Accueil > actu | Par Catherine Tricot | 12 novembre 2011

Ouverture d’un espace ?

Quelle sera la stratégie d’alliance
du candidat socialiste ? Une
chose est sûre, la négociation
sera musclée.

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Sur sa mollesse, les partenaires du PS ne
devront pas trop compter. L’option Hollande
n’est pas celle d’Aubry. La maire de Lille optait
pour une politique d’alliance, ce qui lui valut un
soutien sans ambiguïté de Cécile Duflot et de
Pierre Laurent . Ce n’est pas le choix stratégique
de François Hollande.

Son objectif est autre : il entend rassembler
dans le PS et ce, dès le premier tour de la présidentielle.
Concrètement, il a boudé la dernière
fête de L’Huma, contrairement à Aubry, Royal
et Montebourg. Il confirme cette option dans
son discours d’investiture : « La dynamique se
gagne au premier tour.
 » En homme politique, il
ne connaît qu’une chose, le rapport de force. Aux
exigences d’Europe écologie-Les Verts (EELV) il
répond : « L’arbitre ce sera le citoyen au moment
du vote, c’est lui qui donnera l’orientation principale
de la future majorité.
 »

Eva Joly, prête à négocier ?

Éva Joly et Jean-Luc Mélenchon entendent bien
gagner ce combat politique. Ils pensent l’un et
l’autre que le choix de François Hollande facilitera
la lisibilité de leur propre message. Du
côté des écologistes, la tiédeur à l’égard de la
sortie du nucléaire, du non-cumul des mandats,
de l’abandon de la construction de l’aéroport
de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes,
laissent entrevoir un espace dégagé dans lequel
s’engouffrer. L’objectif des écologistes est d’affirmer
leur autonomie, de jouer les indépendants.
Un carton au Sénat, des succès aux dernières
élections…, EELV ne se voit plus évoluer dans
l’ombre du PS. Un bémol : comment obtenir un
bel accord électoral avec le PS pour, aux législatives,
gagner au moins les 15 députés permettant
de constituer un groupe à l’assemblée ? Il
faudra négocier…

20 % de PS disponible…

Cette question ne se pose pas du côté du Front
de gauche où l’on se sent conforté par les bons
résultats d’Arnaud Montebourg. La phrase a
fait le tour de la presse et du web : « Vous avez
aimé Montebourg, vous allez adorer Mélenchon.

 » Le secrétaire national du PG, François
Delapierre affirme : « Le résultat du vote Montebourg
montre que 20 % de l’électorat socialiste
est disponible à nos idées (…) Et encore nous
avons vocation à mobiliser davantage dans
les catégories populaires
 », pronostique-t-il. Le
Front de gauche compte bien faire entendre une
autre musique, en accord avec les attentes des
Français sur des réponses de rupture face à la
crise. « La crise ? Il ne saura pas y faire face,
moi je saurai !
 », a lancé, bravache, son candidat
Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de TF1.
Pour les deux candidats la question reste : la
candidature Hollande ouvre-t-elle un espace ou
étouffe-t-elle toute alternative ?

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