Accueil > politique | Par Rosa Lafleur | 14 juillet 2010

Radicalement gauche

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L e pire n’est jamais sûr. En 2007, la gauche de gauche a bu la piquette après le triomphe prometteur du référendum européen de 2006. En 2012, son émiettement mortifère sera-t-il évité ? Saura-t-elle mobiliser les catégories populaires et susciter un espoir pour changer la donne à gauche ?

Le Front de Gauche pourrait être un début de réponse à ce défi. Alliance du PCF, du PG de Jean-Luc Mélenchon et de la GU de Christian Picquet, ce Front a déjà deux batailles électorales à son actif. Sa marque de fabrique est désormais repérée dans l’opinion publique. Même si les querelles de leadership entre Mélenchon et les communistes ne passent pas inaperçues, le cadre unitaire tient bon. Le PCF, amputé des refondateurs qui ont claqué la porte du Parti, doit composer en interne avec une frange identitaire qui gagne du terrain et les nostalgiques d’une alliance avec le PS. Mais le nouveau secrétaire national Pierre Laurent affirme sa volonté de conforter le Front de Gauche. Reste que ce Front est construit comme un cartel d’organisations et peine aujourd’hui à fédérer aussi largement que possible et nécessaire pour modifier les rapports de force à gauche. Maintenir le Front de Gauche est une chose, le dépasser pour fédérer plus largement en est une autre, sans doute bien plus décisive pour marquer la différence en 2012.

Pour l’instant, le NPA poursuit sa route qui le mène à l’isolement. Alors qu’à sa création, il y a deux ans et demi, le parti d’Olivier Besancenot était promis à un avenir radieux, les maigres scores obtenus aux européennes et aux régionales ont douché les espoirs. Certains n’en reviennent pas que la « vieille gauche » qu’incarneraient le PC et Mélenchon aient pu leur passer devant. Reprise des discussions unitaires ou processus vers une nouvelle candidature Besancenot ? Le Congrès du NPA tranchera, à la fin de l’année.

Quant à la Fédération pour une alternative sociale et écologique, elle progresse dans sa structuration, s’est renforcée avec l’arrivée de communistes unitaires ayant quitté le PCF et continue de plaider pour le rassemblement le plus large. Saura-t-elle se faire entendre ?

A deux ans des présidentielles et législatives, tout reste encore ouvert. Mais le jeu de la diplomatie entre les petites organisations existantes ne devrait pas suffire pour que la mayonnaise prenne. Le détonateur social est sans doute plus prometteur. En clair, si les mobilisations prennent de l’ampleur et que l’attente populaire se fait plus forte, chacun sera davantage sommé de prendre ses responsabilités. Soulèvement populaire ? Qui a jamais su le prédire ?

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