Accueil > monde | Entretien par Aline Pénitot | 21 octobre 2011

Tarek Ben Hiba : en avant pour une nouvelle constitution

Le 23 octobre, les Tunisiens élisent les 217
membres de leur assemblée constituante.
Dix postes sont prévus pour les résidents
en France où Tarek Ben Hiba conduit une
liste de représentants associatifs. Trois
questions à cet ancien conseiller régional
d’Ile-de-France et ex-président d’une
association de l’immigration tunisienne.

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Regards.fr : Où en est le processus démocratique en
Tunisie ?

Tarek Ben Hiba : Dès février dernier, une haute instance pour la
réalisation des objectifs de la révolution a été
créée. Une loi sur les partis, une loi sur les associations
et une loi sur l’audiovisuel et la presse
ont été votées. Un code électoral a été élaboré
et une commission indépendante de contrôle
du processus électoral a été instaurée. Après
les rassemblements dits de la Casbah, l’idée
d’une assemblée constituante s’est imposée.
Depuis, plus de 1 600 listes ont été déposées,
cela fait 10 000 candidats. Cet élan témoigne
d’une grande envie de participer à la construction
de la démocratie mais aussi d’un grand flou
politique.

Regards.fr : Quelles idées allez-vous porter ?

Tarek Ben Hiba : Au printemps, je me suis engagé dans la création
d’un rassemblement de partis et d’indépendants
 : le pôle démocratique et moderniste. J’ai
constaté que l’ancrage à gauche n’était pas assez
clair et que les pratiques ne sont pas assez
démocratiques. En juillet, j’ai donc décidé de
conduire une liste indépendante. Nous sommes
tous engagés au quotidien autour des questions
de l’immigration, de l’égalité, de la démocratie
de la lutte contre l’islamophobie, l’homophobie,
Nous avons cette légitimité-là. Bien sûr, nous
aurons besoin d’experts pour nous aider, mais
la participation des gens aux décisions qui les
concernent est au centre de notre engagement.
Nous portons 69 revendications et certaines
sont propres à l’immigration. Il est essentiel
que les deux rives de la Méditerranée élaborent
enfin une politique de l’immigration pour arrêter
que des jeunes meurent en tentant de rejoindre
l’Europe.

Regards.fr : Quels sont les enjeux de ces élections ?

Tarek Ben Hiba : Deux forces vont se dégager autour des choix
de sociétés de droite et nationalistes ou de
gauche plus ou moins progressiste. Et je pense
que, malgré tout ce qu’on entend, le parti islamiste
Ennahda ne va pas faire un score très fort.
C’est un premier tour de chauffe.

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