Accueil > monde | Par Jean-Baptiste Mouttet | 12 septembre 2012

Vénézuéla, élections sous tension

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Le 7 octobre prochain, le Président socialiste
Hugo Chávez Frias s’en remettra de nouveau aux
électeurs vénézuéliens. À la tête du pays depuis
1999, il affrontera Henrique Capriles Radonski,
gouverneur de l’État de Miranda, le second plus
peuplé du pays. Les quatre autres candidats
à la présidentielle, signataires d’un accord
stipulant qu’ils respecteront l’issue du vote, font
seulement acte de présence. À l’image du pays,
les élections risquent de diviser les Vénézuéliens
en deux camps irréconciliables.

Le 12 février, les primaires organisées par
la Mesa de la Unidad Democratica (MUD),
ouvertes à tous les Vénézuéliens, avaient suscité
un large espoir dans les rangs de l’opposition.
Près de 3 millions de personnes s’étaient
alors déplacées et Henrique Capriles l’avait
remporté en rassemblant 62 % des suffrages.
Mais l’euphorie fut de courte durée. Aujourd’hui,
tous les sondages donnent le Président
sortant gagnant.

Henrique Capriles, qui se dit de centre-gauche
dans un pays où le mot droite est tabou, mise sur
sa jeunesse (40 ans), contre el Comandante (58
ans), atteint d’un cancer dont on ignore toujours
la nature. Mais Hugo Chávez semble désormais
en forme après avoir subi chimiothérapies et
radiothérapies à Cuba durant plus d’un an.

La MUD ne manque pas de critiquer la
puissance de feu médiatique des socialistes, qui
peuvent notamment compter sur les cadenas,
ces retransmissions des discours du dirigeant
socialiste sur les chaînes hertziennes et les
radios. Mais le dirigeant socialiste doit aussi sa
popularité aux « missions », ces programmes
sociaux dans les domaines de la santé ou
de l’éducation, qui, malgré leur effritement
pour certaines, sont un appui majeur dans les
quartiers populaires. Henrique Capriles assure
qu’il les améliorera… quitte à avouer que la
révolution bolivarienne a eu des succès.

Dans les deux camps, on subodore déjà que
l’adversaire n’acceptera pas sa défaite si elle a
lieu. La tension devrait donc être à son maximum
lors de la proclamation des résultats. Et dans un
pays où 52 homicides ont lieu chaque jour, des
actes de violence sont redoutés.

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