Accueil | Par Nicolas Kssis | 7 mai 2013

Rocé « Gunz n’ Rocé »

Hors cadres / differ-Ant

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Rocé fêtait il y a peu, dans une salle parisienne, ancienne coopérative ouvrière, le dixième anniversaire de son premier album Top départ, un classique du hip-hop hexagonal en grande partie ensorcellé par les productions millimétérées du regretté Dj Mehdi. A l’époque déjà la finesse du propos, sa profondeur politique et son refus malgré tout de servir de « bon bougre » pour la « gauche bien pensante », le distinguait d’une scène rap qui oscillait déjà entre apologie de la caillera ou repentance intello. Depuis il creuse le même sillon d’album en album, triturant la langue française de son érudition subversive, sans pour autant épargner un rap dont les dérives ne cessent de nourrir son amertume : « Cela ne sert à rien de lever le poing s’il est tenu par une ficelle ». Son nouvel opus a durci le ton sur le front musical, mais les thèmes continuent de glisser dans les abîmes insoupçonnés qui fondent les injustices et les inégalités. On signalera notamment « habitus » ou comment expliquer Bourdieu avec un Micro en révélant les pièges discriminatoires cachés de l’usage de langue de Molière.

Gunz n’ Rocé, Rocé, Hors cadres / differ-Ant

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