Accueil | Par Arnaud Viviant | 12 décembre 2012

La société du hold up, le nouveau récit du capitalisme

de Paul Vacca

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Voici un petit essai brillant, léger, intelligent. Son idée ? Faire du « hold up » la métaphore mythologique (c’est-à-dire au sens barthien du terme) ou encore le paradigme du capitalisme omnivore régnant. Comme disait Al Capone (sans pourtant avoir lu la théorie de George Orwell sur « la décence commune ») :
« On peut obtenir beaucoup plus avec un mot gentil et un revolver qu’avec un mot gentil uniquement ».

Comme le rappelle Paul Vacca dans des pages historiques vite troussées, hold up et libéralisme sont contemporains. « L’émergence du hold up, écrit-il, est redevable à la concomitance de deux phénomènes : d’une part, une accumulation du capital – notamment à la faveur de l’expansion des banques et des postes qui garantissent les dépôts d’argent – et, d’autre part, la liberté pour chaque citoyen de disposer de son argent. C’est donc à la rencontre du Capital et de la Liberté, c’est-à-dire à la naissance du libéralisme économique, que le hold up doit son existence ».

Dans la seconde partie de son essai, Vacca va plus loin : il montre comment l’idée de hold up structure inconsciemment l’imaginaire de tous. Face à la précarité « sans logique, qui frappe partout et à tout moment », on rêve tous du coup qui pourrait nous mettre à l’abri. Et pour sortir de la société du hold up, conclut-il, il faudrait « une beauté collective capable de transcender les pulsions individualistes ». En bref, un « Haut les cœurs » contre un « Haut les mains ».

La société du hold up, le nouveau récit du capitalisme de Paul Vacca, éditions des Mille et une nuits, 158 pages, 13 euros

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