Accueil > monde | Par Jacques Perreux | 6 décembre 2013

Le sourire de Mandela ne s’effacera pas

Jacques Perreux était dans les années 80 secrétaire général de la JC. En France, l’organisation de la jeunesse communiste était une pièce essentielle de la mobilisation en faveur de la libération de Nelson Mandela. Il revient sur ce combat.

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Un géant de bonté et de courage qui a fait grandir la planète vers plus d’humanité nous quitte. Nous ressentons une immense peine. Mandela est celui qui a redonné sa liberté et sa dignité au peuple d’Afrique du Sud. Il a passé 27 ans de sa vie au bagne et en prison, sans jamais céder aux répressions, aux chantages et marchandages. Son courage incommensurable a guidé les pas de ses frères combattants de l’ANC contre la barbarie raciste.

Dans les années 80, au plus fort des campagnes menées pour sa libération, mais aussi au plus fort de la répression sanglante du régime de Pretoria, il nous a appris le sens de la résistance et le sens du rassemblement.

Des centaines de millions de jeunes à travers le monde, se sont donné la main dans les concerts, les manifestations…

En France des milliers de militants, notamment de la JC et de l’UEC, ont pris grâce à lui le chemin de la lutte et y ont pris goût : pétitions, manifestations, occupation s d’ambassade, débat interdits, fresques, graffitis, bals et souvent la découverte des commissariats de police …. Pour obtenir la libération de celui qui était considéré à l’époque comme un terroriste et pour imposer au gouvernement français, le boycott à 100% de l’apartheid.

Nelson a donné un sens à nos vies, la joie de lutter qui a noué des liens de fraternité entre nous qui perdurent souvent aujourd’hui. Il nous a appris à mettre en accord nos paroles et nos actes et à ne jamais se soumettre
Il nous a appris à s’élever, à pardonner à réconcilier, et à mettre l’intérêt général au dessus de tout.

Je me souviens des images de sa libération en 1993 que nous avions retransmises au pied de l’ambassade de l’Apartheid, de nos larmes, de nos étreintes. La plus belle récompense pour cette « génération Mandela » fut son immense sourire à sa sortie de prison. Ce sourire nous disait courage, goût des autres, liberté.
Pour moi qui eut le formidable bonheur de le rencontrer par la suite à 4 reprises à Wembley à Johannesburg à Paris et pour nous tous, la génération Mandela son sourire, le sourire de Madiba ne s’effacera pas.

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