Communiqués

Trans dépsychiatrisés : réactions

Act Up-Paris

Trans dépsychiatrisés : on aimerait bien

Roselyne Bachelot-Narquin a annoncé la déclassification de la transidentité de la liste des « affections psychiatriques de longue durée ». Cette appellation entrait dans le cadre de la grille de remboursements de la Sécurité Sociale, mais n’a rien à voir avec le parcours de transition. Autrement dit, rien ne change dans la vie des trans en dehors de la catégorie qui ouvre droit à un remboursement, et surtout pas la psychiatrisation forcée. Act Up-Paris reconnaît la portée symbolique de cette annonce, mais exige qu'elle se traduise concrètement dans le parcours de soins. Pour le Ministère de la Santé, les trans restent des malades mentauxALES, qui doivent suivre un parcours médical protocolisé : suivi psychiatrique diagnostiquant un « trouble de l’identité de genre » pour obtenir une hormonothérapie et des opérations de modifications corporelles pour les trans qui le souhaitent. Le processus pour obtenir un changement d’état-civil reste long et difficile, et comprend des expertises psychiatriques et médicales souvent ressenties comme des viols. La transphobie étatique continue. Act Up-Paris ne se contente pas de l’annonce d’une mesure symbolique et continue d’exiger :

- la dépsychiatrisation des trans, c'est-à-dire la liberté de faire une transition dans des conditions décentes, sans être soumisE au bon vouloir d’unE psychiatre,

- l’intégration de la transphobie à la liste des discriminations reconnues par la HALDE, et une enquête sur la transphobie,

- une réelle concertation associative autour du rapport de la HAS,

- une étude épidémiologique de la prévalence du VIH chez les trans.

- une étude clinique sur l’interaction entre hormones de substitution et ARV

- la simplification et l’humanisation des procédures de changement d’état civil.

http://www.actupparis.org

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La CGT

La transsexualité exclue des maladies mentales, la CGT salue ce premier pas vers l’égalité des droits

La CGT qui s’était associée à la journée mondiale de lutte contre les transphobies (journée du 17 mai) se réjouit de la décision de la ministre de la santé, de retirer la transsexualité des affections psychiatriques. La France devrait ainsi devenir le premier pays à retirer la transsexualité des maladies mentales. La CGT sera attentive aux modalités du décret que doit prendre la Haute autorité de santé (HAS) suite à la demande ministérielle d’autant plus que cette même instance vient de publier un projet de rapport sur la prise en charge du transsexualisme dont les conclusions sont très controversées. Nous réitérons notre demande que la question de l’ouverture d’une négociation interprofessionnelle sur les discriminations liées notamment à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre soit examinée dans le cadre de l’agenda social 2009. Comme chaque année, la CGT appelle l’ensemble des salariés à participer aux différentes marches des fiertés pour revendiquer l’égalité des droits de tous dans l’entreprise.