Accueil > Politique | Par Philippe Marlière | 7 avril 2016

Nuit debout : la révolte qui vient sera antiautoritaire

Inattendu, générationnel et vivant, le mouvement que lance Nuit debout est irrécupérable par les managers de l’insoumission et du radicalisme régimenté. Mais il offre à la gauche sociale une chance unique de faire sa propre révolution.

Vos réactions (47)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Imaginé fin mars par le journaliste François Ruffin et ses amis afin de permettre la « convergence de luttes dispersées », le mouvement Nuit debout connaît actuellement un succès inespéré. La première occupation de place s’est déroulée le 31 mars, à l’issue d’une journée de manifestation contre le projet de loi El Khomri. Depuis, la place de la République à Paris ne désemplit pas et plusieurs autres villes ont connu un phénomène similaire.

Nul ne sait ce qu’il adviendra d’un mouvement qui a largement échappé au contrôle de ses initiateurs. Pourtant, un professionnel de la politique rêve déjà tout haut « d’être récupéré » par les jeunes qui bravent le froid et les violences policières pour se réunir et débattre. Un autre raille un rassemblement qui « ressemble plus à Hyde Park qu’à la Puerta del Sol ». Des militants de partis, à gauche, critiquent le caractère « confus » et « intellectuel » des échanges entre de jeunes participants blancs issus des classes moyennes. D’autres encore posent les questions d’usage : est-ce une révolte ou une diversion récréative ? Quelles sont les revendications du mouvement ? Nous verrons bien, la priorité n’est pas de répondre à ces questions, mais de comprendre dans quelle mesure Nuit debout va permettre de rebattre les cartes d’une situation politique délétère.

Un mouvement générationnel

Les politiciens qui recherchent désespérément "leur" mouvement social ne récupèreront rien. Le propre d’un collectif horizontal comme celui-ci est qu’il n’a que faire des tribuns qui représentent. Il entend bien se représenter tout seul. À quelques exceptions près, ce mouvement est générationnel : ce sont les jeunes qui prennent la parole. Ils parlent leur langue, communiquent selon des moyens qui leur sont propres et débattent selon des modalités qui leur appartiennent.

Ils ont raison, car qui écoute cette jeunesse en temps ordinaire ? Qui respecte ces jeunes qu’on envoie étudier dans des facs insalubres, qui connaissent la galère des petits boulots, des emplois précaires et du chômage ? Que cette jeunesse se méfie des partis et des professionnels de la politique est donc compréhensible.

Ce que les managers de l’insoumission et du radicalisme régimenté ne comprennent pas, c’est que ces jeunes n’ont que faire de l’élection présidentielle sous la Ve République. Ils la voient pour ce qu’elle est : une farce plébiscitaire qui nourrit les ego démesurés de certains prétendants. Le 31 mars au soir, j’avais instinctivement twitté : « Et si Nuit debout était notre candidate en 2017 ? » Ce qui pouvait alors paraître un bon mot revêt aujourd’hui une réalité politique. Et si, en d’autres termes, la gauche sociale faisait l’impasse sur cette élection bonapartiste qu’elle n’a aucune chance de gagner ? Et si elle ignorait ce leurre démocratique pour travailler à la rénovation de ses idées et revoir sa manière de faire de la politique ? C’est ici que Nuit debout peut aider à une recomposition aussi nécessaire qu’inévitable.

Un mouvement antiautoritaire

La révolte qui vient partira, comme en mai 68, de la jeunesse. Peut-on imaginer un nouveau Mouvement du 22 mars ; ce mouvement étudiant antiautoritaire, d’inspiration libertaire fondé à l’université de Nanterre ? Nuit debout est certes le reflet de son époque. Pourtant, les deux collectifs ont en commun un goût prononcé pour la démocratie directe, l’autogestion, le débat et la non-violence. Ils partagent la même méfiance instinctive à l’égard du pouvoir hiérarchique.

C’est là que se situe le caractère potentiellement révolutionnaire du mouvement. Les jeunes manifestants s’emparent de sujets que la vieille gauche française a toujours méprisés : les libertés individuelles menacées par l’État (combien de dirigeants de gauche dénoncent l’institutionnalisation des violences policières ?) ; le respect de la diversité culturelle et religieuse (à cela, la vieille gauche préfère les discours abstraits sur la citoyenneté et elle sous-estime le racisme et l’islamophobie), ou encore l’arbitraire et la corruption politiques.

Ces jeunes ont compris qu’un agenda social convaincant ne pourra pas prendre forme dans un pays dont l’atmosphère est viciée par l’autoritarisme, la violence d’État et le racisme.

Vos réactions (47)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • " la gauche sociale" késako ?
    C’est une partie du peuple qui s’exprime dans la rue. De la a en tirer des analyses dithyrambiques et d’en conclure que la Nuit sera la candidate en 2017, il y a un monde. Un monde qui pourrait se nommer abstention massive. Restons calmes.

    choucroute Le 7 avril à 12:16
       
    • Ici fil "Nuit Debout", avec suivi serré des actus journalières, dans toute la France, et au delà...

      Louis Le 7 avril à 17:10
  •  
  • Au lieu de rejoindre le clan des insoumis de Mélenchon, ils préfèrent faire leur truc tout seul. Sans prévenir personne. C’est injuste. Ils vont nous voler le projet.

    Ils font beaucoup de bruits et deviennent très gênant pour les voisins. Voir dangereux, si certains sont alcoolisés.

    Moi je serais voisin, j’appellerais les CRS pour nous débarrasser de ça au plus vite.Pour la sécurité des voisins. Mais enfin, restons calme.

    Liberté de gauche Le 7 avril à 13:46
       
    • AH , la gauche CRS casquée et bottée ! SI ce n’est pas de l’ironie, c’est celle dont ils vont se débarrasser, comme des césars et tribuns et avec raison !

      Valdo Le 7 avril à 21:09
  •  
  • On a bien compris Mr Marlière que vous n’aimez pas JLMélenchon. Vous avez sans doute d’excellentes raisons que je ne dois pas partager puisque je soutiens sa campagne avec enthousiasme.
    Sur les évènements place de la République et ailleurs, c’est nouveau, sympa, ça bouscule la gauche traditionnelle.
    En même temps, au quotidien, ce sont les militants du front de gauche, les militants jlm, les militants syndicaux qui se battent et distribuent les tracts pour assurer le succès de la manif de samedi.
    N’opposons pas les formes et les générations, l’histoire, y compris "68" n’a pas montré une classe ouvrière à la remorque de la jeunesse. Ca a été un peu plus compliqué que ça.

    Pierre93 Le 7 avril à 14:45
       
    • Oui, ça été compliqué puisque les dirigeants réformistes (déjà PS et PC) et leurs buros syndicaux ont agi avec De Gaulle contre le mouvement, pensant tirer les marrons des urnes.
      En 2010, Mélenchon, Hollande et cie ont aussi tiré à vue contre les mobilisations vers la grève générale, là aussi pour faire leur beurre dans les urnes.
      Pour tout savoir sur un soumis au capital, lire ceci :
      Mélenchonneries en 23 épisodes

      Louis Le 7 avril à 17:23
  •  
  • " Ce qui pouvait alors paraître un bon mot revêt aujourd’hui une réalité politique" quand marlière se félicite de la capacité perfomative de son tweet la boucle est bouclée le vain est tiré.

    cantaous Le 7 avril à 15:22
       
    • "le vain est tiré" : pas mal !
      Ce que j’ai du mal à comprendre, c’est pourquoi certains voient une contradiction entre élections et mouvement social. Et s’il était indispensable que les deux coexistent pour que les choses changent enfin.
      Oui bien sur la cinquième république oblige à personnaliser l’élection présidentielle mais comment faire autrement, justement pour sortir de cette cinquième république. A moins de rêver d’une nouvelle révolution d’octobre du style "tout le pouvoir aux nuits debout". Quelque chose me dit que ce n’est pas très réaliste.

      pdef12 Le 7 avril à 18:40
  •  
  • Il fut une époque où des choses intéressantes arrivaient de Ladbroke Grove :
    la Reggae music ! Les Clash ! les sound system ! Dub Powa ! ! les queudos à 20 queusses ! le Rub a dub Style !
    Pendant ce temps à Paris les jeunes snobs modernes se tripotaient sur les stinky toys… "trop dessstroy"

    Alors oui, donc Melenchon = Pepone = Salazar =

    Arouna Le 7 avril à 16:15
  •  
  • Ah ces "intellos" et leurs microscope.

    Je suis certains que c’est par cette sorte de démocratie de nuit debout, ou le mouvement des indignés espagnols ( celui d’avant podemos, dont podemos est issu) que le culture qui manque au peuple actuellement sera inventée et diffusée pour inventer correctement demain.

    Mais vous regardez ces jeunes avec un tel microscope que vous prenez ceux là pour ceux ci :tous les autres jeunes et beaucoup plu nombreux, qui ne sont pas sur cette place, quel qu’en soit la raison, volontaires ou pas.

    Par là même, vous détruisez votre propre discours en régimentant à vos fantasmes ce mouvement. Votre discours est double, chacun de vos arguments peut se lire de 2 façons. C’est malin comme le poison. Vous ex socialiste, ex NPA, néo-je-ne-sais-quoi.

    Finalement, ce n’est pas la production intellectuel de ces jeunes qui vous intéresse et dont vous nous parlez, mais du fait qu’ils reprendraient 68, qu’ils ne sont pas loin de vos idéaux ...oui ils ne veulent pas d’autorité, à commencer par celle de science-po.

    Ces jeunes n’ont rien à foutre d’un révolution, ils cherchent simplement à inventer une vie et trouver comment faire pour vivre cette invention. Ces jeunes jouent avec le monde (comme dirait Françoise Simpere) et je leur souhaite tout le bonheur du monde ; pas de réaliser les vieux trucs de vieux rabougris.

    Voilà comment je ressens ces jeunes : des désespérés qui ne se privent pas d’avenir, ils en rêvent haut et fort !

    La Renaudie Le 7 avril à 18:35
  •  
  • Votre analyse, vous la faites depuis Londres, ou vous êtes déjà allé, ne serait-ce qu’une fois, voir ce qui s’y passait ?

    Laura Le 7 avril à 18:41
       
    • Non, mais il y a Nuit debout sur Periscope qui permet de suivre en direct les debats, les nombreux compte rendus sur Facebook, tweeter, les articles, les clips youtube. Il y a surtout une organisation et une philosophie qui me rappellent en tout point celle des Indignados et de Occupy London que j’ai connus et frequentes.

      Philippe Marliere Le 7 avril à 19:09
  •  
  • @ louis 17:10
    je ne sous-estime pas le mouvement en cours sur les places de France (et d’ailleurs) Simplement je trouve que l’article de Marlière est navrant car il montre clairement son hostilité à tout une partie du peuple, celui qui se retrouve sur la plate forme JLM2017.fr. Ce sont des dizaines de milliers de militants qui pour beaucoup avaient déserté les partis traditionnels, ce sont près de 900 groupes d’appui qui quadrillent la France , des centaines de contributions pour élaborer un projet qui sera soumis au peuple français lors de la campagne de 2017. Il faut d’ailleurs souligner que souvent ceux-ci se retrouvent dans les manifestations et sur les places publiques. Marlière propose de déserter la présidentielle. Est-il vraiment sérieux ? On désertera également les législatives ? Je préfère l’approche de Ruffin dans Télérama.

    choucroute Le 7 avril à 19:31
       
    • Premièrement, les élections n’ont JAMAIS et NULLE part permis de se débarrasser de la domination de la bourgeoisie. Vous croyez que c’est un hasard, malgré des milliers de tentatives ? Quand elles sont sérieuses, elles se terminent toujours par trahison (par ex France de Mitterrand) ou répression sanglante (par ex Chili)

      Deuxièmement, JLM n’a cessé d’affirmer que son modèle avoué est Mitterrand et qu’il n’est pas révolutionnaire. Interrogé par ex lundi 17 octobre 2012 sur France Info, Il affirmait : « C’est quand même incroyable de voir qu’on passe pour un révolutionnaire quand on est simplement keynésien  ; où on dit il faut partager, c’est ça qui va faire respirer l’économie  ».
      Le sens de toutes les formules « radicales » de Mélenchon consiste à essayer de capter la radicalisation des travailleurs pour la reconduire dans le cadre du système. Reste des dizaines de milliers qui ne savent pas qui est JLM...C’est bien pire pour Hollande ou Sarko...

      Louis Le 8 avril à 17:28
    •  
    • @ Louis Le 8 avril à 17:28
      1- « Premièrement, les élections n’ont JAMAIS et NULLE part permis de se débarrasser de la domination de la bourgeoisie. »
      Je ne peux adhérer à une telle déclaration car elle m’apparait pour le moins passéiste. Jamais et nulle part les hommes n’avaient marché sur la Lune et pourtant.... Ta déclaration de principe relève du même raisonnement. Ce n’est pas parce que pour l’instant (et encore ça demande a être étayé ) ce processus ne s’est pas déroulé, qu’il ne pourra pas se produire.
      2- « Deuxièmement, JLM n’a cessé d’affirmer que son modèle avoué est Mitterrand..../.... »
      Entre temps il a écrit l’ère du peuple dont je me permets de te conseiller la lecture (si ce n’est déjà fait). Sans doute retrouveras-tu une analyse qui éclaire les mouvements actuels.
      3- Il ne s’agit pas pour moi et pour de nombreux autres qui avions déserté les partis politiques de retomber dans un quelconque culte du chef. Personnellement j’adhère à la démarche proposée par JL Mélenchon et non à sa personne (je n’avais pas voté pour lui en 2012)

      choucroute Le 9 avril à 10:11
    •  
    • J’étais précisément au Chili en août 1973 et je peux témoigner que le M.I.R. mouvement de gauche révolutionnaire, avait anticipé le soulèvement des généraux et avait réclamé qu’ Allende arme le peuple, ce qu’il leur a refusé (ce qu’il s’est refusé) en affirmant que "l’armée chilienne ne bougerait pas contre son gouvernement" et en craignant que tout un chacun puisse régler ses comptes... on a vu depuis qui a réglé ses compte à qui ! Voilà donc une voie à explorer qui pourrait faire changer les "lois" de l’histoire.

      icelui Le 9 avril à 18:15
    •  
    • @Louis
      Premièrement, les élections n’ont JAMAIS et NULLE part permis de se débarrasser de la domination de la bourgeoisie.

      Sans doute, mais on pourrait en dire tout autant des révolutions, non ? Elles se terminent par des contre-révolutions sanglantes (la Commune) ou des trahisons (Moscou).

      Par ailleurs, qu’une chose ne soit jamais arrivée ne veut pas dire qu’elle n’arrivera jamais.

      Citoyen74 Le 16 avril à 08:21
  •  
  • ennuyeux ces "melenchonneries", faute de temps je me précipite sur la rubrique 7 Nucléaire que je connais le mieux et on nous sort le programme 2012 qui était un compromis avec le PCF
    mieux vaudrait remettre a jour en reprennant les declarations de mars 2016 non ?

    sur le reste j’ai un souci sur ce lien a 68 a plein de niveaux : la dérive des meneurs de 68 mais aussi le fait de faire une manif la nuit dans le quartier hyper bourgeois du 5e en 2017 cela a t il un sens égal a 68 ?

    bobo Le 7 avril à 19:36
       
    • Faudrait réviser sa géo parisienne, Répu n’est ni pas dans le 5ème. Ni hyper bourgeois . Juste le point de départ de toutes les manifs.

      Valdo Le 7 avril à 21:12
  •  
  • C’est sûr qu’un slogan de ralliement JLM2017 en 1968, aurait fait pouffer de rire et doublement, d’abord pour la référence insupportable aux institutions de la soit-disant "République", Vème ou une autre et JLM comme signe d’une personnalisation outrancière tout aussi insupportable et que mai 68, et la suite, a remisé définitivement dans les poubelles de l’histoire. Ce mouvement ou celui qui va suivre s’inscrira ici ou ailleurs dans une logique totalement contradictoire avec la geste Mélenchonienne et son talent de bateleur qui est grand mais qui est justement le problème. Les "leader maximo", persuadés de leur "destin" en prise direct avec le peuple ... Pas encore ce coup là, on a connu ... Membre d’un collectif de lutte, et bien informé des choses syndicales, je faisais remarquer à mes quelques camarades du FDG, que leurs immenses parades des présidentielles de 2012, ne nous avaient pas apporté unE militantE, pas unE seulE, ni dans le collectif, ni en section syndicale. Est-ce un paradoxe ? Ayant participé à tous les rassemblements et manifestations dans le 04 depuis le 9 mars, mon constat : Disparition totale de tous les signes "Front de gauche", un drame politique et humain qui va en marquer plus d’unE - un seul bonhomme, ex-Ps avec ce badge ridicule "JLM2017". Que de vieux militantEs expérimentéEs soient à ce point contaminéEs, par la politique politicienne et les institutions bourgeoises, pour n’avoir qu’en perspective un illusoire succès électoral en 2017 est juste pathétique. On a bien vu ce qu’il est advenu des succès électoraux d’un Tsipras ! Bien entendu il faut se battre y compris ? mais pas seulement, sur le terrain électoral, mais en ayant un candidat si possible exprimant un mouvement social, reconnu par son rôle dans le dit mouvement. C’est juste le contraire de la démarche mélenchonienne, qui ne voulait pas déjà, d’adhésions directes au FDG, qui ne veut pas de "comité de base", par usine ou par quartier, susceptibles de débattre, de se fédérer et surtout de se mettre au service des "gens" dans des actions concrètes, seul fondement de tout mouvement social. Un tel mouvement serait en état de désigner son meilleur représentant en dehors des plateaux télés qui "fabriquent" un Mélenchon en tant que "bête" politicienne, un "bon client" dans tous les sens du terme. Ils seront en capacité de le détruire par les mêmes rouages médiatiques, si jamais, il s’avérait dangereux pour le système qu’ils servent. Ils peuvent dormir tranquille.
    Le malaise perceptible chez les vieux caciques de la gauche institutionnelle, se comprend, ils sentent bien que ce mouvement de jeunes les a ringardisés instantanément, scénario imprévu et mouvement pas facile à cornaquer ... Qui rejettera tout politicien professionnel blanchi sous le harnais. Elles et ils ne manqueront pas de crier : Mélenchon, dégage ! Ils auront raison !
    Bien entendu, il n’y a pire que la foi en un sauveur et c’est l’ignorance volontaire : 23 articles sur Mélenchon, aucune contradiction, une sorte de miracle ...
    http://www.anti-k.org/2016/03/30/connaitre-son-melenchon-jusquau-bout-des-doigts/

    La taupe rouge 04 Le 7 avril à 22:40
       
    • C’est vrai, on est tellement bien entre nous. Pourquoi tenter d’élargir ?

      choucroute Le 8 avril à 00:07
    •  
    • « Ils seront en capacité de le détruire par les mêmes rouages médiatiques, si jamais, il s’avérait dangereux pour le système qu’ils servent. »
      C’est sérieux ? Perso j’ai la furieuse impression que ça fait un moment que le travail de destruction est commencé et je ne suis pas le seul, mais sans doute suis-je mal renseigné.

      choucroute Le 8 avril à 00:51
    •  
    • Depuis 2012, la tactique Melanchonesque est un échec total.
      Tout d’abord, il s’est approprié les 11 % des élections en son nom, alors que c’était le résultat d’un collectif.
      Puis des la seconde semaine, il a cassé du PS, espérant se récupérer les déçus. Echec. Ses critiques ont justes confortés la droite et l’extrême droite contre le PS.
      Et puis après les purges au PG, les échecs consécutifs aux élections, on va meme pas parler de ses prises de position à l’international, qui sont lamentables. Et puis après, les purges du PG contre le PCF. Et maintenant "Les insoumis", un mouvement gadget qu’il se fait détourner d’entrée par les nuit debout.

      Lamentable, à pouffer de rire. Certains pensent encore qu’il va faire du 15 % ou passer au second tour. Pitoyable.

      Gauchon Le 8 avril à 09:38
  •  
  • j’ai l’impression aussi en lisant Valdo qu’on aime donner la leçon dans ce mvt, il s’agit d’une manif mercredi dans la nuit pres de la sorbonne présentée le lendemain par les plus fervents comme un retour de 68 dans son quartier ....

    Bobo Le 7 avril à 23:09
       
    • Le feu-FDG nous "a tuer" en s’escrimant à vouloir nous "élargir" vers le PS ... Mais maintenant on peut faire mieux encore, en nous "élargissant" toujours plus à droite, avec les "républicains", les "laïcards", les "souverainistes", les "nationalistes" etc. Succès populaire garanti

      La taupe rouge 04 Le 8 avril à 00:14
  •  
  • Taupe rouge, le Front de Gauche est mort depuis longtemps, si celui-ci n’a pas d’adhérents c’est aux camarades de la direction du PC qu’il faut demander. Quant à l’image du FdG, si elle a brillé par son absence depuis dès après les législatives 2012. Un piège à con parmi d’autres, 80 % des candidatures étaient"attribuées " au PC... je ne cite que cela.

    Le site JLM2017 est la conséquence directe de ces inconséquences. L’originalité de cette mouvance qui n’est pas un parti regroupe des sans parti, ceux qui sont encartés sans a priori, c’est la réponse au blocage du FdG. Tout ce qu’il faut souhaiter c’est que la direction du PC sorte les doigts de la souricière des primaires PS et rejoigne la France insoumise, qu’il se dépêche parce que de nombreux communistes s’y retrouvent.

    Nuit Debout n’arrive pas comme ça sur un terrain vierge.
    Concrètement il est l’expression directe de la lutte contre la loi travail et des manifestations populaires qui s’y opposent.
    C’est l’expression d’une prise de conscience de la politique menée depuis des années par la droite et le Parti socialiste, ces politques sont les soeurs jumelles du capitalisme financier.

    Aujourd’hui, la contradiction se fait croissante, elle approche de la ligne de rupture, malgré la pression médiatique, policière, politique qui tente de brouiller les cartes, laquelle prend de moins en moins.
    S’il faut considérer "Nuit Debout" selon ces critères, il faut aussi regarder quelle mouvance sociale elle représente. Dans l’instant, même si chaque nuit apporte sa pierre, il est sans doute un peu tôt pour le comprendre, il importe de soutenir tout esprit de recherche de solutions, de réponses, ou seulement d’interrogations et de critiques. Il y a une telle saturation "idéologiqiue" liée à l’assommoir que représente le monde médiatique, on ne sait plus faire la différence entre la gauche et la droite -même si il y en a une !- on enferme les jeunes dans le schéma du "système", ne laissant la fenêtre ouverte que sur des contraintes, des fatalités (le fameux TINA), avec des promesses aux horizons incertains. Désespérant ! .Mais voilà, la lutte aidant, des contours se dessinent et permettent de construire autre chose.

    Cet article oppose la jeunesse aux adultes, même si ce sont surtout des jeunes qui sont présents, ce n’est pas une bonne analyse de la situation. La spontanéité disais-je n’arrive pas ainsi sans causes au mouvement social général.
    D’un autre côté les syndicats arrivent divisés dans cette lutte, mais elle est bien le reflet des lignes politiques qui s’y expriment entre la CFDT-UNSA-CFECGC-CFTC (je fais bien sûr une grosse distinction entre les syndiqués et les directions) qui représentent le soutien à ce gouvernement, souvent aveugle et la CGT-FO-Solidaires-FSU qui luttent. Nous retrouvons les clivages idéologiques qui traversent le mouvement ouvrier depuis les origines.

    Il importe tous ensemble d’apporter nos réponses comme acteurs politiques avec leurs solutions. Et que vive les "Nuits Debouts" !

    morelle noire Le 8 avril à 01:05
  •  
  • Sortant son Périscope, marlière, du fond de son Yellow submarine nous dit ce que nous sommes.

    cantaous Le 8 avril à 12:13
  •  
  • Si Philippe Marliere est le nouveau représentant de la "révolution" le patronat et la droite centre droit centre gauche peuvent dormir tranquille.

    Vive la gauche désorganisation bobo qui ne parle que de liberté individuelle.

    Les réactionnaires de droite comme Zemmour ont bien raison d appuyer là où ça fait mal. La gauche radicale de centre ville n a plus aucune notion des échanges globaux et sociaux.

    Je conseille vivement le dernier article de nathael uhl sur cette question et le lien inexistant entre nuit debout et les organisations politiques... Analyse très juste de l incapacité des deux formes (places agora et partis) à appréhender le temps et la durée... Triste Gauche !

    ANTONIN STORA Le 8 avril à 17:15
  •  
  • Philippe Marliere comme tous les représentants d Ensemble et du NPA réunis tu méprises les élections dont la plus fréquentée par les couches populaires, tu as cassé l outil politique

    Comme le Front de gauche marseille centre et ses bobos gauchos femino-islamophiles tu es directement responsable de l échec de la vraie gauche face au front national.

    Une gauche d illusions naïve sans couilles et perdante...

    Vive Uhl et Melenchon !

    ANTONIN STORA Le 8 avril à 17:19
  •  
  • Quand on lit attentivement Marlière, sur et entre les lignes, lui qui, il y a peu, déversait sa bile anti-JLM dans l’Obs, organe de gôche de l’oligarchie, on ne peut retenir un amical conseil à Ensemble ! : méfiez-vous, les ami(e)s, des tentatives d’infiltration solfériniennes...

    F. Seine 70 Le 8 avril à 17:38
  •  
  • Oui je pense qu’effectivement il y a de la fraicheur de la pertinence dans ce mouvement qui se déclare. J’ai envie de dire qu’il me redonne de l’espoir quand certains n’y voient que convoitise, récupération ou bien encore gauchisme.

    Je suis assez d’accord dans ce qui marquerait enfin une rupture avec ce système : un mouvement qui refuserait de se soumettre à ce système, à une élection présidentielle que beaucoup qualifient de monarchique mais dans laquelle tout le monde se lance à corps perdu. Les raisons invoquées par les uns et les autres ne suffisent plus à convaincre que l’on pourra changer quoi que ce soit par là ! Multiplions ces initiatives, ce besoin de réflexion sur la société, telle qu’elle est et telle que nous la souhaiterions, ce besoin de donner du sens à ce que nous sommes et ce que nous faisons dans ce monde.

    Ce mouvement qui refuse l’autoritarisme et la politique telle que nous la connaissons, me donne envie de partager, de me confronter, mais aussi d’apprendre de lui, de ces jeunes qui s’interrogent sur cette société. fraternellement.

    Philippe Galano Le 8 avril à 19:12
  •  
  • Il est criminel et inepte de dévaloriser les élections et l’acte électoral citoyen.
    Une chose est l’électoralisme, à tous les niveaux, qui consiste à sacrifier ses idées, et surtout ses moyens de lutte, pour obtenir des sièges dans les diverses institutions existantes.
    Complètement autre chose est de voter pour s’organiser et organiser la lutte. Il n’y a pas d’organisation sans élections, et sans organisation, c’est l’échec assuré. Il n’y a pas de pouvoir du peuple, exercé par et pour le peuple, sans élections. Pour établir ses propres lois, il faut une majorité, il faut voter.

    Mais ce n’est pas tout. Tôt ou tard et quelle que soit la situation, il faudra voter dans les élections nationales telles qu’elles sont, ou s’abstenir. S’abstenir est parfois inévitable et peut devenir un mot d’ordre, à condition que l’abstention soit prise en compte dans le calcul de la "représentativité" des élus, constitue un vrai poids politique, et devienne agissante dans la vie publique. Mais ordinairement, s’abstenir, c’est laisser faire ce qui se fait, c’est renoncer à un acte citoyen, c’est se replier dans le "chacun pour soi". Autant revenir au système féodal, où le grand nombre est spontanément asservi aux bon vouloir des "seigneurs" (alias VIP, alias décideurs), système qui est d’ailleurs plus ou moins en voie de réinstallation avec la "régionalisation" capitaliste.

    Si les élections nationales paraissent ne servir à rien, c’est parce que dans le système actuel elles sont complètement dénaturées par le poids de l’idéologie imposée par tous les grands médias (aux mains des puissances d’argent), ce qui fait que les citoyens ne peuvent pas voter en connaissance de cause, et qu’il n’ont plus le choix de leurs options. En outre les sondages, faux experts, éditocrates et autres subterfuges, défigurent aussi bien les enjeux que l’interprétation des résultats d’une élection. Enfin, les marchandages électoraux entre partis, contribuent aussi à dégoûter les électeurs de s’intéresser à la politique. Tout est fait pour que seuls les "partis gouvernementaux" tels qu’ils sont, restent aux manettes. Nous avons voté NON au TCE en 2005, et ce qui a suivi, notamment en Grèce, nous a donné raison. Qu’est-il advenu de ce référendum, de la part des gouvernements successifs ? Et pourtant, ce NON est toujours aussi vivant que le NON des grecs du 5 juillet 2015 (voir site d’Unité Populaire).

    C’est pourquoi il faut effectivement, comme le dit Lordon, destituer les pouvoirs en place pour les remplacer par d’autres institutions, issues du peuple, celles-là, c’est-à-dire du corps entier des citoyens, quel que soit leur âge (opposer les jeunes et les vieux est pour le moins arbitraire, puisque les jeunes sont nos enfants) ou leur couleur de peau. Pas de lutte contre la finance, la guerre et l’asservissement sans la mise en place d’institutions nouvelles, dictées tant par la justice sociale que par la vraie rationalité économique et écologique. Ce qui ne se fera pas sans luttes mobilisant la majorité des citoyens et se poursuivant sur une longue période.

    En histoire, il n’y a pas de "lois générales", sauf à se réfugier dans l’abstraction. Il n’y a que des situations particulières, dans lesquelles il faut se frayer un chemin particulier et concret, en prise sur la réalité sociale, économique, politique. On peut raisonner sur des analogies, mais l’histoire, c’est en réalité ce qui se réinvente et se réorganise à chaque instant, dans la rue comme dans les urnes.

    Autrement Le 9 avril à 13:03
       
    • Ce conformisme est affligeant tout comme ceux d’ailleurs qui distillent qu’il n’y a pas d’autres alternatives que l’alternance du pouvoir. Oui, les élections présidentielles sont la quintessence d’un système qui formatent les esprits même dans l’abstention qu’elle soit prise en compte ou non. Je pense que de les contester est une forme de rupture bien plus prolifique. Bien évidemment ce n’est pas tout. Il serait un peut long pour moi de développer et sans doute vain à la lecture de ta vision des choses. Ce qui est criminel et inepte (pour reprendre ton expression un peu forte) c’est de laisser croire que dans ce système qui consacre une construction bourgeoise de la politique nous pouvons faire autrement. Fin bref ce n’est pas l’électoralisme qui est en jeu mais bien ce jeu de pouvoir à l’avantage d’une minorité. C’est une lutte des classes qu’un élus même le plus honnête et le plus honnêtement porté, ne peut pas mener dans des institutions formatés au système. Peux-tu faire la différence entre ce dont tu rêves et la société telle qu’elle est ? A ce jour l’échec assuré est d’actualité, c’est la société dans laquelle tu vis !

      Philippe Galano Le 9 avril à 15:33
  •  
  • Nous sommes le 40 mars, la révolution est en marche, il ne faudrait pas qu’elle devienne un flop !

    Sombres et lugubres couleurs du temps

    Dans les cauchemars diurnes d’une société
    En perdition, où la seule vibration du temps
    Est de prolonger la durée de vie des grabataires,
    Accompagné de leur déambulateur pour rester
    A l’heure, lors du pointage aux usines de France,
    L’idiot en attaché-case, aux lunettes d’écailles,
    Contemple la danse macabre des ouvriers
    Attablés derrière des machines inhumaines
    Pour un peuple en détresse dans la folie
    Acheteuse de nos temples du veau d’or.

    Dans le brouhaha métallique des bottes noires,
    Frappant les pavés de nos rues, résonnent
    Les cris torturés des anges de la haine,
    Sous un soleil blafard encore cicatrisé
    Par des années d’errances quand nos cerveaux
    Détraqués attendent de l’infirmière
    La piqûre de rappel comme une étincelle,
    Et sur les terrains suburbaines, quelle aubaine,
    Se laisser aller avec tant d’autres paumés
    Pour élire des clowns quand tombe le masque
    Du mensonge qui nous ronge squattant notre paradis.

    Sombres et lugubres sont les couleurs de notre temps,
    Aux bannières sans couleurs, sans étoiles, sans goûts,
    Où sont donc tombés les couleurs de notre passé,
    Remplacées par des tours glacées et programmées
    De la Haute Finance, irriguant les plateformes
    De paradis désintégrés par leurs flots de vices.

    Le soleil blafard se lève au-dessus du roi vert,
    Le soleil cafard cherche une trêve sur le dollar,
    Il y a du monde, place de la Nation, il y a du monde !
    Sûrement des gens pas encore déprogrammés,
    Histoire d’une révolution : deux point zéro !
    Il y a dans mes chaussures, l’usure du temps,
    Nous sommes des millions dans ce monde
    A soulever des pancartes : quatre-vingt-dix-neuf % !
    Juste ces quelques mots : quatre-vingt-dix-neuf %.

    Contre le seul et unique pourcentage qui tient
    Le monde par les mors, pour le plaisir de leurs cerveaux
    Désabusés, et à tous ces colocataires, ces moissonneurs,
    Assis au dernier étage des groupes financiers,
    Nous leur présenterons notre majeur à leur face !

    © Patrice Merelle 09-04-2016

    Patrice Merelle Le 9 avril à 15:02
  •  
  • @Galano
    Conformiste, moi ? Tu n’a pas lu mon texte.
    Justement, il démontre que, comme tu le dis en conclusion : " A ce jour l’échec assuré est d’actualité, c’est la société dans laquelle tu vis !"
    C’est bien pour cela qu’il faut la changer.
    J’ai écrit : " Pas de lutte contre la finance, la guerre et l’asservissement sans la mise en place d’institutions nouvelles, dictées tant par la justice sociale que par la vraie rationalité économique et écologique. Ce qui ne se fera pas sans luttes mobilisant la majorité des citoyens et se poursuivant sur une longue période."
    La lutte des classes n’est pas "une loi" en soi, abstraite, qui s’appliquerait toute seule : c’est une pratique tous azimuts.
    Voir sur le site d’Unité Populaire dans quel état se retrouve la Grèce, et ce qui nous attend, nous, nos enfants et nos petits-enfants, s’il nous retombe dessus un président pro-UE avec toute sa basse-cour. Ceci dit, c’est bien nos luttes, et seulement nos luttes, qui décideront de tout et de la suite.

    Autrement Le 9 avril à 18:46
  •  
  • Il restera toujours un quarteron de groupies de JLM. Mais moins c’est mieux pour la révolution sociale à venir. Alors soyons précis...puisque j’ai le malheur de connaître de près le cas de ce politicien.
    Interrogé le 21 Avril 2013 au matin par Europe 1, le leader du FdG n’a pas caché ses ambitions : devenir Premier ministre. Lorsque Bruno Donnet, dans le cadre de l’émission « Un an après », l’interroge sur le fait de savoir si François Hollande devait le nommer Premier ministre, la réponse coup de poing tombe : « Je travaille à cela ». Et il poursuit : « Bien sûr, c’est le but. François Hollande avait une chance de faire quelque chose de bien, il l’a ratée. Il peut se rattraper... Il peut me nommer Premier ministre. Je n’ai pas peur ! ».
    Quelques jours après, Mélenchon remet le couvert (l’argenerie de Matignon…) sur BFM TV en se disant « prêt », si François Hollande l’appelle. « S’il me propose, bien sûr, j’irai », a t-il répondu à Jean-Jacques Bourdin. « Je sais quoi faire, je suis prêt à démarrer demain matin. Si je mettais Eva Joly à la Justice, dans trois jours, la guerre est commencée avec les paradis fiscaux » Il garderait même Arnaud Montebourg, si celui-ci était évincé du gouvernement.

    Face à cette éventualité de la première « cohabitation de gauche » de l’histoire de la Ve république, BVA a même réalisé une enquête l’émission CQFD de i-Télé. Voici son résultat : 79% des personnes interrogées ne pensaient pas que Jean-Luc Mélenchon « serait un bon Premier ministre ». 19%, au contraire, le pensaient.

    Mais pour qu’il n’y ait aucun doute sur le danger que représente un tel carriériste et opportuniste, puisqu’il reste un quarteron de groupies qui n’a pas compris, précisons qu’il a fait pire en matière de proposition à collaboration avec le président de la Finance. Il s’est même déclaré prêt à négocier un maroquin ministériel : « Si c’est Montebourg le Premier ministre, le Front de gauche ira parler. On ira regarder si c’est possible [d’entrer au gouvernement] » (Émission C Politique du 14 avril 2013).

    Après tout, il faut se souvenir que Mélenchon a été ministre de Jospin. Il n’a pas moufeté quand celui-ci a servi bien gentiment les intérêts du patronat, a privatisé plus que Balladur et Juppé réunis, ou est intervenu en Afghanistan. Et il a lui-même mis en oeuvre des contre-réformes comme ministre de l’enseignement professionnel, avec notamment la mise en place des « lycées de métiers » dont rêvait le Medef. Il est vrai que cela arrangeait bien son vieil ami Dassault, qui n’a du qu’à la voix de Mélenchon de ne pas avoir été viré du Sénat pour conflit d’intérêt.

    Dans une interview au Parisien dimanche, le petit Bonaparte demande au président Hollande « de se remettre à gauche, où il était au moment du vote » de la présidentielle, il y a un an. « Comme il refuse d’entendre, j’ai dit que nous, au Front de gauche, étions prêts à gouverner et moi être Premier ministre ».
    Le deal est clair depuis un moment : « François, donnes-moi Matignon, et c’est fini : »
    Et le gag continue…

    Il explique que ce serait une « cohabitation de gauche » avec « un Président qui dit qu’il n’est plus socialiste et un Premier ministre qui confirme qu’il est de gauche ».

    Et notre adjudant chef ajoute la cerise sur le gâteux :la tâche de Premier Sinistre « peut aussi être confiée à un autre ». Et il cite le Montebourgeois… le complice de Mittal et Peugeot !

    La préservation du capitalisme n’est plus l’enjeu de la crise. Hollande pourrait faire preuve de bonne volonté…
    En 2013, comme depuis 35 ans ou en 2010 face à la menace de GG, l’adjudant-chef roule pour son avancement.

    Louis Le 10 avril à 02:09
       
    • « Interrogé le 21 Avril 2013 au matin par Europe 1, le leader du FdG n’a pas caché ses ambitions : devenir Premier ministre. »

      Cela relève réellement de la volonté de nuire. Les raisons de cet acharnement ??????? Allez savoir. Peut-être Louis prêche t’il pour une chapelle mystérieuse.

      Soyons précis : Devenir premier ministre POUR APPLIQUER MON PROGRAMME, qui comme chacun le sait est celui qui était défendu par le Front de gauche lors des scrutins présidentiel et législatifs de 2012.
      Ou Louis est réellement premier degré ou il tord la vérité à des fins elles-mêmes mystérieuses.
      Quand au quarteron de groupies de JLM, passons sur le mépris dont est emprunte cette formule pour nous consacrer à l’essentiel : nous sommes aujourd’hui 91 000 signataires militants encartés ou non et 870 groupes locaux sont à ce jour déclarés.
      Une pétition de membres du PCF est en ligne. Elle demande à la direction de renoncer à l’idée de primaire avec le PS pour rejoindre le mouvement Insoumis. Elle recueille à ce jour près de 1300 noms de militants et responsables.
      Vous avez dit quarteron ?

      choucroute Le 10 avril à 07:41
    •  
    • Après tout, il faut débattre avec tout le monde. Même avec les énergumènes haineux de votre espèce... Une question préalable néanmoins, afin que le débat ait lieu sur des bases claires et non dissimulées : qui soutenez-vous pour 2017 ?

      F. Seine 70 Le 10 avril à 08:34
  •  
  • F. Seine , tout comme choucroute, sont bien incapables de démentir les faits et déclarations de JLM ici citées. Alors ne reste que l’injure du genre "énergumène haineux". CQFD

    Louis Le 10 avril à 16:26
       
    • Des faits ?

      choucroute Le 10 avril à 19:21
    •  
    • A Choucroute : vous n’avez pas lu les informations publiées en commentaires ? Je vous le recommande. Difficile après cela de se laisser abuser par un vieux politicien, qui affirme "les investisseurs n’ont rien à craindre de mon programme", donc bien un politicien bourgeois.

      En plus, je rappelle ce texte, bien que cité par deux personnes déjà : Mélenchonneries en 23 épisodes

      Louis Le 10 avril à 22:01
    •  
    • Répondez donc à ma question...

      F. Seine 70 Le 11 avril à 06:28
    •  
    • Candidat à quoi ? A gérer le capitalisme, comme l’a fait JLM ministre du gouvernement qui a le plus privatisé en France, et a affirmé au journal Les Echos, datée du 16 mars 2012, pour rassurer les capitalistes et leur Etat : « les investisseurs n’ont aucune raison d’avoir peur de mon programme »..

      Par contre, un candidat sérieux, réaliste, donc révolutionnaire, qui fait campagne pour la révolution sociale, serait effectivement utile à quelque chose. Autant de cris à porter contre le capitalisme et les "investisseurs" de JLM, pour renforcer le camp de l’émancipation.

      Enfin et surtout l’important, ce qu’il convient de soutenir, maintenant, contre tous les politiciens professionnel, engeance de domination, est ici : http://wp.me/p5oNrG-lS3

      Louis Le 11 avril à 13:28
  •  
  • On peut bien sûr (je dirais même on doit) garder un regard critique vis-à-vis de Mélenchon et de la "France insoumise". Idem pour les Nuits debout ou pour tout autre "mouvement".

    Ce qui me gêne dans ce billet c’est que Philippe Marlière semble vouloir s’appuyer sur la Nuit debout pour mieux enfoncer la "vieille gauche" et ses "managers de l’insoumission et du radicalisme régimenté".

    Or on a plus besoin, vu l’état du monde et le rapport de forces, de convergences entre les différentes formes de résistances, plus ou moins traditionnelles, plus ou moins inventives, mais résistances tout de même, que d’oppositions et de démolitions réciproques. Convergences ne voulant pas dire que la Nuit debout devrait se rallier à la France insoumise, ni l’inverse, mais simplement que chaque "citoyen" et chaque mouvement a son rôle à jouer. On ne sera pas trop nombreux si on veut vraiment changer de société.

    Citoyen74 Le 16 avril à 08:57
  •  
  • bonjour à vous,

    je suis très heureuse de ce qui ce passe actuellement. Je ne cautionne aucun partie, aucun candidat et suis une abstentionniste par choix du non choix depuis trop d’année. Si nous pouvions cesser cette guéguerre gauche/droite et nous nous unissions pour repenser ensemble une démocratie digne de ce nom. Toutes les idées sont à entendre même l’inentendable parfois, car si nous continuons a museler des pensées subversives elles ne feront que croître par frustration. Partageons ensemble un nouveau paradigme.

    reine Le 18 avril à 11:26
  •  
  • « Nuit debout » oui mais : le démarrage de cette occupation est le fait d’une poignée de carriéristes qui occupent le devant de la scène spectaculaire des fausses luttes, ce que l’on appelle les extincteurs, qui viennent faire rentrer tout le monde à la maison pour aller porter la parole des pauvres à qui on fait accepter l’inacceptable, DAL est une création d’État il y a trente ans pour détruire le comité des mal logés qui devenait trop puissant et occupait des dizaines d’HLM refusant les relogement en taudis ou hôtels de marchands de sommeil, DAL n’a jamais obtenu de véritables relogements, toute leur propagande est mensongère, mais les centaines de personnes rassemblées sur la place ou qui commencent à se rassembler dans les autres villes ne sont pas DAL, et sont sincères, y a ras le bol et vrai désir de trouver des solutions pour influer sur les pouvoirs responsables, donc DAL est débordé pour le moment, sauf si le porte parole de tout cela redevient à nouveau l’extincteur en chef « Jean Baptiste Eyraud » président dictateur à vie de DAL, d’où risque de récupération du mouvement par ses habituels comparses manipulateurs et militants professionnels de l’arc ATTAC-NPA-SUD… pour le moment ils sont débordés… ☺
    beaucoup de mes critiques figurent sur les pages de discussion des articles de Wikipédia concernant ce triste personnage ainsi que celle de l’organisation politique DAL créée en 1991 par les forces politiques du futur gouvernement de la Gauche Plurielle avec l’ardent soutien guerrier de Cambadelis (souvenir personnel de l’avoir eu face à moi éructant des menaces alors que nous nous rendions à un soutien à des occupants de HLM du comité des mal logés dont je faisait parti)
    Le reste on peut le trouver en feuilletant la brochure du comité des mal logés que l’on peut trouver en ligne et télécharger sur http://www.mouvementautonome.com sur les liens de gauche, où en plus de cette brochure figurent un certain nombre d’articles dénonçant les mauvaises pratiques de l’association ainsi que l’affairisme de son propriétaire à vie

    Christian Hivert Le 18 avril à 16:44
  •  
  • Je passais juste...

    Une simple petite remarque : je suis presque tous les soirs au rassemblement de Nuit Debout à FOIX, en Ariège.... et j’ai 66 ans.

    C’est un peu réducteur de parler d’un mouvement de jeunes.

    A ND on a pour principale ligne de rassembler tout le monde, jeunes ou vieux (pour les entre-deux c’est plus difficile du fait de leur vie quotidienne, mais on les retrouve de temps en temps), car nous essayons de retrouver le vrai sens de la citoyenneté : la place publique et le respect des paroles de chacun.

    C’est pour le moment le premier objectif, avec aussi un corollaire sur le soutien à ceux qui sont en lutte (salariés, intermittents, zadistes, etc.)

    On évoque une seconde étape... mais ça ne sera défini que lorsqu’on constituera une vraie force et qu’on aura pu construire un débat abouti. On a tout notre temps.

    Pour ceux qui veulent s’informer sur ce qui se passe à Nuit Debout, je conseille ce site :
    https://wiki.nuitdebout.fr/wiki/Accueil

    il est normalement réservé aux membres des collectifs, et on peut y trouver les CR d’AG ainsi que d’autres documents, mais bien sur nous n’avons rien à cacher. Soyez seulement respectueux et évitez de le polluer s’il vous plait (j’espère qu’on ne vous laissera pas faire).

    Et puis aussi, n’hésitez pas à y faire un tour et voir par vous-même, un soir où votre télé sera en panne par exemple, surtout si vous avez quelque chose à dire :
    le site vous indique les principaux lieux de rassemblement. Par exemple, je viens de voir sur METZ : Place de la Comédie.. et c’est pas du tout mon coin !

    Bonne soirée à tous

    Jean-Francis Le 7 mai à 19:18
  •