Accueil > Politique | Par Philippe Marlière | 16 décembre 2015

Néo-républicanisme vs. extrême droite : un clivage mortel pour la gauche

L’échec social et économique de Hollande et Valls ne les déroute pas de leur objectif politique : marginaliser la gauche sociale et faire du PS un rempart centriste contre le FN. En attendant que Valls accomplisse son projet de république autoritaire.

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Le Front national est le vainqueur des élections régionales : il a encore progressé en termes de voix, triplé le nombre de ses élus et repoussé vers le haut le fameux "plafond de verre" qui le prédestine, en théorie, à demeurer un parti d’opposition ad eternam. Le parti d’extrême droite n’a certes pas remporté de régions, mais il n’a été battu que grâce à la fusion des votes de droite et d’une partie des voix de gauche.

Ce ne sont ni l’appel à un "front républicain" des caciques de Solférino, ni le profil détestable des candidats Les Républicains qui ont découragé ce vote d’autodéfense. C’est un réflexe populaire anti-FN qui a terrassé le clan Le Pen. Tout, sauf le parti héritier de Vichy et de l’Algérie française, a estimé une large majorité de Français !

Hollande-Valls : la stratégie du "rempart centriste"

Des médias proches du pouvoir et des élus socialistes plastronnent depuis dimanche, fort satisfaits de la tournure des événements. Les plus cyniques – ou imbéciles – ont salué le "génie tactique" de l’hôte de l’Élysée : il est vrai que les Républicains de Sarkozy, outre l’hémorragie de votes vers le FN, n’ont pas remporté le nombre de régions escompté. Quant au Front de gauche, il a une fois de plus fait la démonstration de son incapacité à influencer de quelque manière que ce soit le pouvoir socialiste. Si le gouvernement traitait des causes premières de la désaffection politique – l’insécurité sociale et économique des classes populaires et moyennes après trois années d’augmentation du chômage et des inégalités –, il pourrait espérer redresser la barre. Il n’en sera rien car François Hollande et Manuel Valls vont continuer dans la voie qui a dramatiquement échoué.

Hollande et Valls n’étant pas des acteurs politiques irrationnels, il faut trouver une explication autre que celle d’un entêtement dans l’erreur. En réalité, l’exécutif a une feuille de route qu’il poursuit pour le moment avec succès. Ce plan ambitionne de remodeler la carte politique : dans ce nouveau paysage, la gauche sociale serait groupusculaire et une partie de la droite sarkozyste serait aspirée par un FN conquérant. Cette nouvelle configuration permettrait à Hollande et à Valls d’apparaître comme un rempart centriste et modéré face au "péril de l’extrême droite".

Ce scénario laisserait espérer à Hollande une qualification pour le deuxième tour de l’élection présidentielle contre Marine Le Pen. De son côté, Valls met ainsi en œuvre une stratégie qui vise à faire imploser le PS, marginaliser la gauche et neutraliser la droite pour construire un parti centriste avec des pans de la droite parlementaire. En ce sens, il n’est pas fortuit que Julien Dray – et d’autres – ait annoncé, dès le soir-même du second tour, que le PS allait changer de nom.

Le néo-républicanisme vallsien

Pour Valls, le dogmatique, beaucoup plus que pour Hollande, le cynique, l’objectif à moyen terme est de faire apparaitre un nouveau clivage en remplacement du clivage gauche-droite. Ce nouveau clivage appelons-le : néo-républicanisme vs. extrême droite. Ce néo-républicanisme est un ventre mou politique dont le point névralgique est constitué par un parti d’extrême centre, à l’instar du Parti démocrate italien de Matteo Renzi. Dans ce panorama, la gauche radicale serait insignifiante puisque l’opposition ne passerait plus par la lutte des classes (qu’assure le clivage gauche-droite), mais par la défense interclassiste et œcuménique de la "république", de la "démocratie" et des "droits humains" contre le FN.

Il faut noter que la république de Valls n’est ni celle politiquement libérale des révolutionnaires de 1789, ni la Sociale des premiers socialistes. Non, c’est la république qui a dominé la France depuis plus deux siècles : conservatrice, autoritaire et, souvent, antipopulaire, comme celle qui réprima dans le sang la Commune en 1871 ou mena les guerres coloniales. C’est le sens du message de Valls aux électeurs dimanche soir qui a affirmé qu’il n’avait qu’« une seule ligne de conduite : la République. Pour rassembler ». Il a fait appel à une « république qui protège, garantit la sécurité de tous, qui se montre intraitable face à la menace terroriste, au djihadisme, à l’islamisme radical ; qui affirme la laïcité comme socle commun. » Il a conclu en saluant le « patriotisme qui renaît » et a redit sa « fierté de la France ». Il n’y avait dans ce discours aucune trace de réformisme social ou encore de mots de réconfort à l’endroit des populations qui souffrent du chômage ou du racisme.

Le néo-républicanisme qui inspire Valls s’inscrit dans le revival républicain identitaire apparu au moment des célébrations du bicentenaire de la révolution. Il est identitaire car il insiste sur le conformisme culturel ; il est rétif à toute dérogation à la norme culturelle dominante, à la manière d’être ou de paraître “française” (d’où l’hystérie anti-hidjab des néo-républicains). Toute déviation par rapport à la norme commune est vécue comme une atteinte à l’intégrité de la communauté nationale. En ce sens, le néo-républicanisme est un communautarisme national, en rupture avec la tradition libérale au cœur de la révolution française.

Convergence autoritaire

Le néo-républicanisme vallsien peut s’appuyer sur de nombreux alliés objectifs à gauche et à droite (Jean-Pierre Chevènement, Nicolas Dupont-Aignan, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour, les magazines Marianne, Causeur, Le Point, L’Express, etc.). Tous convergent vers un discours d’ordre et d’autorité, et se refusent à penser et accepter le pluralisme culturel. La confusion atteint son comble quand Marine Le Pen, supposée représenter l’ennemie d’extrême droite, adopte le même registre néo-républicain. Lors d’un discours récent à Ajaccio, elle a déclaré : « Pour mériter la nationalité française, il faut parler français, manger français, vivre français. »

Dans quelle mesure le communautarisme franco-centré du lepénisme est-il différent du vallsisme anti-Rom ? Rappelons cette déclaration de 2013 : « Les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie. (…) Ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres, qui sont évidemment en confrontation avec les populations locales. (…) Je constate aujourd’hui que les populations d’origine rom ne viennent plus en France parce qu’elles savent parfaitement qu’il y a une politique particulièrement ferme, républicaine. » C’est bien le même ethnocentrisme culturel qui transparaît dans les deux discours.

Une reconfiguration du champ politique autour du clivage néo-républicanisme vs. extrême droite signerait l’arrêt de mort de la gauche et de ses idéaux d’égalité et de pluralisme culturel. La gauche critique doit continuer de résister à l’air du temps austéritaire, en énonçant un programme concret de protection et de bien-être social ; une sorte de social-démocratie radicale pour temps de crise à gauche. Elle doit aussi combattre le mantra de la "demande d’autorité", idée promue par les néo-républicains et le FN. Les Français ne souhaitent pas vivre dans une caserne militaire, mais être libres de mener leur vie comme bon leur semble.

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  • Si la politique de Valls ne signait que "l’arrêt de mort de la gauche"... En réalité, Valls c’est l’arrêt de mort de la démocratie et la facilité avec laquelle l’opinion publique courbe l’échine devant l’état d’exception permanent montre que la chose est déjà bien engagée.

    B. Girard Le 16 décembre 2015 à 17:16
  •  
  • La gauche européiste va disparaître. Tant mieux.
    Il renaîtra un front souverainiste qui s’opposera aux front "républicain" de valls et Juppé.
    Ce front agrègera chevènement, dupont aignant et mélenchon.
    Philippe marlière devra choisir son camp.

    Coma81 Le 16 décembre 2015 à 18:09
       
    • Comme beaucoup de gens de gauche, son camp ne sera pas celui des frontières barbelées ni de l’ordre bottés des réacsblicains vouant nous imposer le droit du sol et restreindre nos libertés ; il restera une gauche antilibérale , interlationaliste et libertaire, n’en déplaise aux srogneugneus patriotards ayant besoin d’un père fouettard !

      Valdo Le 16 décembre 2015 à 20:45
    •  
    • Valdo

      Le front de la sortie de l’euro n’est a priori pas plus sécuritaire que le front européiste. J’ai même espoir qu’il le soit moins.

      Vive la france souveraine, indépendante et internationaliste camarade !

      Coma81 Le 16 décembre 2015 à 21:53
    •  
    • Euh... Il ne s’agit pas seulement de la sortie de l’euro. Aucun fétichisme pur cette monnaie mais elle n’est pas l’alpha et l’oméga d’une politique antilibérale (si le zloty et la livre sterling avaient été un frein aux néolibéralisme, ça se saurait). En revanche, vous avez lu le programme de Dupont Aignan ? Retour au droit du sol, anti écologisme primaire et poujadisme probagnole, ordre sécuritaire... Désolée, mais les ennemis de mes ennemis ne sont pas nécessairement mes amis, gaffe au campisme, camarade !

      Valdo Le 16 décembre 2015 à 21:59
    •  
    • Valdo

      "Aucun fétichisme pur cette monnaie"

      Toute la pensée libérale consiste précisément à faire croire que la monnaie est neutre. Qu’elle ne compte pour rien.

      Les économistes hétérodoxes pensent précisément le contraire. La monnaie est une institution fondatrice du corps politique.
      "La monnaie souveraine" écrivent Orléan et Aglietta. Voir aussi les travaux de Lordon.

      Bref l’euro est une institution fédérale qui met en péril la cohésion nationale de chaque pays membre.

      Il faut détruire l’euro. Il faut en finir avec l’européisme et le le fantasme fédéraste. La gauche bobo européiste doit mourir. Pas de quartier.

      Coma81 Le 16 décembre 2015 à 22:49
    •  
    • européiste bobo ? les éléments de langage du FN, ça ne vous dérange pas trop ? Bon, eh bien, soit on sera ennemis, soit je m’exilerai, parce que pour moi, ce sont les formations nationalistes et patriotardes qui doivent crever, et l’État nation avec elle. Libertaire toujours !

      Valdo Le 16 décembre 2015 à 23:13
    •  
    • "Gauche européiste" ? Quel rapport entre la gauche et l’Europe ? La gauche reste aussi coincée sur le dogme identitaire que la droite et l’extrême-droite.

      B. Girard Le 17 décembre 2015 à 09:05
  •  
  • Ne faut-il pas appeler cela "social national libéralisme". Une république autoritaire et libérale à l’extrême. Et pourquoi vouloir se transformer en social démocratie radicale. Par nature la social démocratie est libérale et non radicale. On peut échafauder toutes les reconfigurations possibles ou plans sur la commette, le PS à viré à droite et le duo Hollande et Valls est tout simplement libéral autoritaire et anti social comme les aiment Merkel et l’Europe des commissaires politiques de la commission. Comme le dit fort bien JL Mélenchon, l’Allemagne nous a mis la main dessus.
    Ce qui préoccupe pour l’instant nos élites est de gagner la présidentielle. Ils seraient prêts à s’allier avec le diable pour y arriver. L’épine dans le pied est de FHaine. Le FDG et la gauche dite radicale est en passe ou déjà passé à l ennemie pour certains (syndrome de R Hue) et en état de choc pour les autres. Comme le dit un de mes compagnons de route : les combats qui se perdent, sont ceux que l’on ne mènent pas. C’est aussi vrai aujourd’hui même si le combat est encore plus difficile. On a besoin de clarté dans nos idées et de faire le ménage dans les hommes qui sont censés animer et nous représenter.
    Ceux qui ont conduit à ce désastre devraient en tirer les conclusions et démissionner. Je n’y crois pas beaucoup. Et tout recommencera comme avant que nous soyons complètement marginalisé. A lire dans l’analyse des résultats le nombre d’élus régionaux FDG ou de ce qu’il en reste, c’est presque déjà le cas.

    rody Le 16 décembre 2015 à 19:25
  •  
  • Je ne suis pas convaincu.
    Où est le vrai "clivage" entre néo-républicains et FN ? La stigmatisation des faibles, le fonctionnement largement simulé de la démocratie, le libéralisme réel sous un interventionnisme de façade sont les mêmes de part et d’autre.
    On annonce régulièrement depuis des décennies la fin de la lutte des classes. Le fait est qu’on ne trouve rien de sérieux pour la remplacer. Et si elle semble aujourd’hui atténuée, c’est peut-être tout simplement parce que les classes dominées sont atomisées, brainwashées par BFM et réduites au silence par la crainte, comme jamais auparavant. Comme le disait W. Buffet lui-même, elles sont en train de la perdre, la lutte des classes.

    Tybo Le 16 décembre 2015 à 20:18
  •  
  • @Coma81:je partage votre vision de la situation,et sur la nécessité de regrouper les anti "Europe de Merkel" et anti austéritaires.Doit on les appeler "souverainistes" ?:je ne sais pas.En tout cas,étant issu de la gauche anti libérale,je me sens infiniment plus en phase avec Dupont Aignan qu avec Macron,avec Chevènement qu avec Valls.
    Pouvoir se coaliser,d abord sur des thèmes de campagnes communs ciblés(changer d Europe,combattre le libéralisme),puis,si ça marche bien,fusionner,ce serait un début de renouveau de l espoir,face à ce qui se dessine:l union des 50 nuances de libéralisme,au visage inhumain,et qui cherche à nous écraser.

    HLB Le 16 décembre 2015 à 22:22
  •  
  • Rappelons que emmanuelle cosse veut "dissoudre la nation française". Voilà l’adversaire. Peut importe qu’elle se revendique libértaire ou anti sécuritaire.
    Tout vaut mieux que la gauche européiste. Même Dupond aignant.

    Coma81 Le 16 décembre 2015 à 22:39
       
    • Je précise qu’à sa manière le FN veut aussi dissoudre la nation française : en la réduisant à un folklore identitaire et en semant la division dans le corps politique entre les "vrais" et les "faux" français.

      Plus la nation française disparaitra en tant qu’entité souveraine, plus le retour du refoulé se fera sous des formes identitaires agressives et régressives.

      Coma81 Le 16 décembre 2015 à 23:03
    •  
    • Dissoudre non pas "la" nation mais les nations serait effectivement une bonne chose. Les nations ne sont qu’une création récente dans l’histoire des hommes ; elles ont fait suffisamment de dégâts pour qu’on puisse souhaiter leur fin.

      B. Girard Le 17 décembre 2015 à 09:08
    •  
    • C’est votre opinion. POur moi, tout vaut mieux que la régression nationaliste, autoritaire et patriotarde, même Cohn Bendit.

      Valdo Le 24 décembre 2015 à 15:26
    •  
    • Et bien vive les libertaires ! VOus m’encouragez à voter pour elle plutôt que pour une gauche nostalgique de l’ordre et de la patrie et qui jette aux orties son internationalisme pour la connerie cocardière du drapeau et de la Marseillaise. Sans moi, jamais ! Je ne suis pas patriote et me fous éperdument de la N^^âtin française.

      Valdo Le 24 décembre 2015 à 15:35
  •  
  • La politologue Nonna Mayer analyse dans “Télérama” la dernière poussée électorale du Front national. Extraits.
    Depuis 2011, le score du Front national progresse à chaque élection. Il a rassemblé plus de six millions d’électeurs au premier tour des régionales. Presque autant que le score de Marine Le Pen à la présidentielle de 2012. En revanche, à l’issue du deuxième tour, le Front national n’est pas parvenu à gagner une seule Région, une majorité de Français continuant de refuser que ce parti accède au pouvoir. Alors, où en est réellement le FN ? Est-il devenu le premier parti de France ? Un parti « dédiabolisé » ? Marine Le Pen est-elle « aux portes du pouvoir », comme elle le prétend ? Autant de questions que nous avons posées à la politologue Nonna Mayer, spécialiste de ce parti et qui vient de codiriger un ouvrage somme sur la question, Les Faux-Semblants du Front national.

    Extrait de l’entretien publié dans le prochain “Télérama”.

    Du côté de la droite et de la gauche, on a le sentiment d’une déroute totale face à la progression du FN…

    Quand, en 2012, j’ai travaillé avec Céline Braconnier auprès de personnes socialement précaires, elles nous disaient que Marine Le Pen ça changeait des « costard-cravate », qu’elle « faisait moins bourge » et que, au moins, quand elle parle, « on comprend ce qu’elle dit ». Les élus de la gauche et de la droite apparaissent coupés des gens, qui ont le sentiment qu’ils allument la lumière de leurs permanences politiques quinze jours avant l’élection et l’éteignent dès que les urnes sont rangées.

    Ils vont devoir faire de la politique autrement, réinventer la démocratie locale. Et se garder de deux erreurs majeures face au Front national. La première consiste à reprendre ses thèmes, c’est la pire solution. Placer l’immigration et le discours sécuritaire au coeur du débat légitime les idées du Front national. Quand on se bat, on entraîne l’adversaire sur son terrain, on ne va pas sur celui où il veut vous emmener. Aujourd’hui, la droite donne l’impression de courir derrière le FN. La seconde erreur consiste à faire la morale, à diaboliser le FN et ses électeurs. Réduire la politique à un combat contre le mal est absurde, la morale n’appartient à personne, il y a d’évidence des bons et des méchants dans tous les camps. La diabolisation de l’adversaire lui permet de se poser en victime, ce que Marine Le Pen ne manque pas de faire.

    La montée du FN n’oblige-t-elle pas à une recomposition de l’écosystème politique, les partis traditionnels paraissant à bout de souffle ?

    Elle oblige en tout cas à s’interroger sur de nouvelles formes de participation politique, venant d’en bas, sans passer par les canaux partisans ni même associatifs. Je pense notamment aux travaux du sociologue danois Henrik Bang sur les « everyday makers », qui essaient, à travers des projets concrets, de changer le monde au quotidien à leur niveau, celui de l’école, de l’entreprise, de l’hôpital.

    Et les partis, que doivent-ils faire ?

    De la politique. Revenir auprès des gens, les écouter. Répondre à la légitime inquiétude à l’égard de l’Europe, devenue synonyme d’austérité. Se préoccuper de la sécurité des Français, mais pas seulement face au terrorisme ou à la délinquance, du point de vue social aussi. Si on se contente de dire non au FN, on va dans le mur. D’abord parce que cela fait de lui l’alpha et l’oméga de la politique française, ce qu’il n’est pas. Et parce que les électeurs ne veulent pas donner un chèque en blanc aux autres partis juste pour éviter Marine Le Pen. Vous, leur demandent-ils, vous nous proposez quoi ?

    Nonna Le 17 décembre 2015 à 06:36
       
    • En quoi Le Pen ferait-elle de la politique autrement ? Représentante de la haute bourgeoisie, elle n’a jamais travaillé de sa vie : politicienne pur jus, apparatchik, cumularde en puissance (parlementaire européenne sans mettre les pieds à Bruxelles), elle est plutôt l’escroquerie politique de la décennie.

      B. Girard Le 17 décembre 2015 à 09:12
    •  
    • Merci Bernard, en effet, comme le dit Toni Negri, en finir avec ces saloperies d’État nations et avec la notion d’identité qui n’ont jamais porté que la guerre.

      Valdo Le 24 décembre 2015 à 15:27
  •  
  • IL M’EST INSUPPORTABLE QUE VOUS NOUS CONFONDIEZ AVEC LES SOCIALISTES ET LES RADICAUX . CES GENS LA NE SONT PAS -PLUS- DE GAUCHE.

    Je ne serai pas mort à cause et de part la tactique de gens qui me sont extérieur. Je continue de penser par moi même et je n’ai pas besoin de ces gens pour agir en mon âme et conscience.

    Alors vous me forcez à vous poser cette question : et vous ? Êtes-vous de gauche ?

    Je pense que oui, aussi pourquoi continuez vous, comme beaucoup de communistes, à vous assimiler à ces libéraux pas vraiment sociaux ?

    Ou inconsciemment, vous nous dites que pour refaire une force humaniste, il va falloir mourir et donc se suicider. Je ne participerai pas à cela et je préfère caractériser les "traitres" et affirmer qu’historiquement je me suis trompé, que je n’avais rien à espérer avec ces gens là. Je préfère sortir le marteau de Nietsch.

    Que de barrière épistémologiques à faire tomber.

    La Renaudie Le 17 décembre 2015 à 08:05
       
    • je ne sais si poser la question etes vous de gauche est encore d’actualité ? surtout dans cette forme j’ai l impression de retrouver les accents des vieux staliniens des annnées 70 qui assénaient à qui osaient les contredire le fameux "ha mais tu es un anticommuniste primaire ".
      A partir de la tout étais dit , le contradicteur etais frappé d infammie . on aurait pu penser que la faillite des paradis des travailleurs leur enseigneraient l humilité politique il n’en est rien ! Cependant comme le chantais BOB DYLAN , the times they are changing .
      Et en 2015 , la réponse est simple , absention , vote blanc , mais surtout je ne vote pas pour vous, je vous ignore, pire qui etes vous ?.
      La reconstruction d une force " a gauche " ne passera pas par le renouveau du PCF , ni par la volonté de MELENCHON , ni par la fraicheur de clémentine , mais bel est bien par un grand rassemblement de gens , anti liberaux, ecologiste réels, jeunes urbains geek, néo ruraux , etc etc, tous ceux qui veulent vivre autrement sans forcément sortir la carte du parti camarade !
      Posez la question dans des termes anachroniques et partisans ne servira a rien sinons a prolonger l’agonie democratique et politique de la " gauche " .

      buenaventura Le 17 décembre 2015 à 16:31
    •  
    • @Bonaventura

      Je suis entièrement en accord avecvous t tous mes posts depuis qq mois vont dans ce sens là. Voilà pouruqoi je n’ai pas aprécié cet article.

      Les génération d’avant 1950 ont construit bcp de choses, depuis elles en ont juste profité t particulièrement ceux du PC qui venait au parti comme on prend une assurance vie et non un lieu d’invention d débat et d’action. Tout a été sclérosé par le centralisme démocrratique, l’inféodation au PC soviétique et le comportement "mafieux" de beaucoup de gens de l’appareil ( je parle d’expréirence vécue et de dégoût de me battre vainement contre la connivence en place). Sans parler de l’école du parti, lieu de neutralisation de la conscience).

      La politique de ne peut exister que par des gens libres.

      La Renaudie Le 18 décembre 2015 à 08:14
    •  
    • pour la renaudie :
      Ah bon , l’adhésion au PC était une assurance vie..
      Il y a eu des milliers de militants qui se sont fait virer ou qui sont restés au placard à cause de leur engagement...
      et vous vous faites le beau à donner des leçons à tout le monde...
      un peu de tenue et de retenue SVP

      nontron Le 19 décembre 2015 à 10:06
    •  
    • Nontron je ne vous permets pas, surtout de la part d’un neostalinien comme vous semblez l’être.

      J’ai aussi personnellement milité en région parisienne. Mais je militais pour un communisme à la Guingouin, pas à la thorez et consor.

      Mon oncle a longtemps été un candidat rouge à la députation par chez vous.

      Question communisme je n’ai donc aucune leçon à recevoir de votre part.

      Ce qui a bousillé le mouvement ouvrier en France, ce sont les staliniens et tous les adeptes du centralisme démocratqiue.

      Et arrêter de vomir sur les blogsà la façons des gens de l’UMP ou du FN. SVP, exprimez vos idées, par votre fiel.

      La Renaudie Le 21 décembre 2015 à 09:01
  •  
  • le soutien nauséabond des médias a cette tactique brouille les pistes, les dernieres sondages le montrent il y a toujours + que 15 % des voix a gauche du PS, séduire des voix centristes pour perdre grande partie de ces 15 % c’est suicidaire.

    Boris Le 17 décembre 2015 à 10:48
  •  
  • Le "pluralisme Culturel" " ?
    Coca Cola, Mac Do, Nike, Samsung, Free, Rap-biz .... : où et quand la 3-4è génération se soucie des familles d’origine qui survivent(sans Eau, ni Electricité, ....) au pays .

    toubab Le 17 décembre 2015 à 14:10
  •  
  • Madame Autain

    Comme le disaient déjà les communiste sectaires de Georges Marchais " la collaboration de classe" était taxée de déviance droitière !

    Vous vous êtes commis dans cette collaboration avec les partis "bourgeois" , maintenant vous en payez les frais et ce n’est pas fini !

    Lorsque des gens tels que vous jettent aux orties toutes les valeurs d’avant mai 68 pour ne les remplacer par RIEN ne vous étonnez pas du résultat.

    Dans la société du spectacle , le spectacle de la politique est désormais une distraction comme une autre .

    Vincent

    Vincent Le 20 décembre 2015 à 07:51
  •  
  • L es valeurs d’avant mai 68 ? scro gneu gneu !
    Vous enverrai tout ça au goulag moi .
    Le grand resistant georges marchais savais de quoi il parlait !

    désolant !

    buenaventura Le 21 décembre 2015 à 16:30
  •  
  • "Lorsque des gens tels que vous jettent aux orties toutes les valeurs d’avant mai 68 pour ne les remplacer par RIEN ne vous étonnez pas du résultat."

    L’ordre patriarcal, la femme au foyer, la répression de la contraception, le bétonnage intensif des trente Glorieuses, le culte du Général ? Je ne serai jamais assez reconnaissante à 68 d’avoir détruit tout ça.
    mais vu qu’il y en a pour se targuer d’une telle ringardise et tenir les propos des vieilles ganaches fachos en se prétendant " de gauche", tu m’étonnes que la France moisie des derniers souverainistes et staliniens soit ridiculisée par l’Espagne et Podemos...

    Valdo Le 24 décembre 2015 à 15:32
       
    • ok avec vous sur cette nécessaire déconstruction.

      Mais le droit d’inventaire :

      - Perte de tout ce qu’à apporté le Conseil National de la Résistance, et cela est rendu possible grâce PS.
       Cohn-Bendit comme gourou de la nouvelle morale
       retour du capitalisme du 19ème siècle, au moins dans l’organisation de l’ordre social au travail.
       Aucune égalité d la femme avec l’homme réelle, juste quelques vagues droits.
       Pas plus de droit de l’enfant qu’avant, malgré une vaine tentative qui a été détruit par Sarkozy.
       Un France et une Europe toujours plus riches, mais des citoyens encore plus pauvres.
       Un environnement toujours plus impacté par le délire humain

       etc, etc

      Alors oui 68 a tordu le cou à quelques menus handicapes, mais n’a rien fait progresser.

      La Renaudie Le 22 janvier à 08:40
  •  
  • Il faudra qu’on m’explique la différence entre le néo républicanisme et le républicanisme. J’ai un peu l’impression que derrière le néologisme, il y a un peu de dénigrement de ce que représente la République. Il n’ y a qu’à lire les référence à la colonisation, à la répression des communards,...
    L’Histoire de la nation française et de la République doit être prise en totalité, y compris avec ses zones d’ombres, aucun pays n’a été, n’est et ne sera jamais parfait !
    La République n’est pas simplement la démocratie, la liberté y est finalisée. D’après la constitution elle est une et indivisible , laïque,démocratique et sociale.
    Le dernier adjectif est souvent oublié d’ailleurs.
    Une république sociale est incompatible avec le libéralisme.
    Le caractère démocratique est à renforcer pour éviter que continue à se mettre en place un nouveau suffrage censitaire ou seuls les CSP+ voteraient, les autres s’abstenant.
    La laïcité doit être intransigeante, toutes les religions doivent être traitées sur un pied d’égalité, pas de "discrimination positive" au faux motif par exemple que les musulmans seraient les plus pauvres (cf Todd)
    Si j’ai le droit de caricaturer Jesus et le pape, j’ai le droit de caricaturer le Prophète Mohammed, et je me contrefiche que la Sunna interdise la représentation de ce dernier.
    Le caractère d’unité et d’indivisibilité interdit l’existence d’ethnies et de communautés, chacun a le droit de garder une attache à ses racines, savoir d’où il vient, être influencé par une culture, mais c’est un droit individuel.
    Enfin si on veut un vrai projet de gauche, il faut d’abord réfléchir au projet avant de songer à des rapprochements entre organisations de la gauche de la gauche qui ne sont d’accord sur rien ou presque.

    daniohannis Le 24 décembre 2015 à 16:43
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  • "faire du PS un rempart centriste"
    je lis ça et je me sens triste
    pour ce brave monsieur marlière
    et son mésusage des mots

    cantaous Le 16 février à 14:54
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  • lu ce jour sur l’Huma : "Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a estimé jeudi que Manuel Valls était "disqualifié pour parler au nom de la gauche"
    Lui il est disqualifié pour parler au nom du FrontdeGauche

    cantaous Le 18 février à 15:13
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