L’association Kokopelli est une sorte d’arche de Noé. Elle récupère et distribue des semences reproductibles ou en voie de disparition, ce qui est un pléonasme. La pression est forte, de la part des gros semenciers comme du ministère de l’Agriculture, qui s’emploient à mettre les agriculteurs au pied du mur, en vendant au prix fort des semences non reproductibles et vivant sous perfusion de pesticides. Protéger et distribuer des graines simplement fertiles sans l’usage obligatoire de « phytos » : voilà qui peut aider les paysans à retrouver une forme d’autonomie et à préserver des espèces anciennes, et résistantes, vouées à disparaître. C’est bien là que Kokopelli – qui enchaîne les procès intentés par les semenciers – met le doigt où ça fait mal : en rendant possible une forme de souveraineté alimentaire.
Le slow-food compte pour sa part plus de 100 000 membres partout dans le monde. « Bon, propre et juste » : voilà leur leitmotiv ! Le mouvement recense les aliments en danger de disparition, promeut les produits locaux et traditionnels, prône un modèle d’agriculture durable… En partant des principes de plaisir et de partage, ses adeptes défendent l’idée que connaître les bonnes choses aide à respecter l’environnement. Les consommateurs conscients de ce que leurs choix alimentaires engendrent sur le plan environnemental, deviennent alors « coproducteurs d’un nouveau modèle agricole ».



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