Accueil | Tribune par Hadrien Bortot | 9 avril 2020

Covid-19 : la gauche doit gagner la bataille du récit

Alors que le jour d’après est sur toutes les lèvres, la bataille sur le sens de cet épisode épidémique et sur les développements du monde à venir est déjà à l’oeuvre. Pour Hadrien Bortot, politiste et membre du Conseil National du PCF, la gauche est trop silencieuse pour relever ce défi, en faisant comme si la solidarité allait de soi en sortant de cette épreuve.

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Le confinement est pour beaucoup une épreuve. Cet enfermement individuel mais synchronisé peut être source d’angoisses. C’est un accélérateur de solitude où chacun des contacts avec autrui et l’extérieur passe par la technologie. Téléphone, ordinateur, télévision sont devenus encore un peu plus notre seule fenêtre sur l’extérieur. Le risque est grand que demain, des barreaux y soient dressés. Tracking, surveillance généralisée, nous sommes au bord d’un précipice qui n’a rien d’une révolution virale. Pour autant, le discours de gauche sur les libertés publiques est bien peu actualisé.

 

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Cette période provoque des comportements individuels qui forcent au repli sur soi et sur sa sphère privée, en réduisant le champs des interactions sociales et en augmentant la segmentation du regard, de plus en plus canalisé par les réseaux sociaux, la télévision et tout ce qui nous concentre sur du déjà vu et du déjà connu. L’épidémie nous fait également déployer des mécanismes de survie, actualisés par les films à scénario catastrophe et de nombreux développement de la pop culture autour de la fin du monde : de l’accumulation compulsive des premiers jours à la fuite de celles et ceux qui le peuvent vers des lieux où passer un confinement plus doux. Nous avons vécu une stigmatisation de l’ensemble de ces comportements qui ont été très vite la cible de reproche gouvernementaux et médiatiques, pour susciter la division entre les confiné.e.s.

Qui croire ?

Dans cette période, les médias et la communication qui font d’ordinaire notre quotidien prennent une place de plus plus grande dans la construction de notre manière de percevoir l’extérieur, tant et si bien que notre rapport à la réalité ne passe plus par les faits, mais par ce qu’on nous dit des faits. Ce monde où l’expérience n’a plus sa place met en scène fake news et hyper communication gouvernementale. Comment vérifier ? Qui croire ? Les quartiers de Marseille et de Seine-Saint-Denis sont-ils les ruches qu’on nous décrit ? La rue Montorgueil est-elle pleine de promeneurs ? Le personnel soignant a-t-il assez de masques et de sur-blouses comme l’affirme le Ministre de la santé ? Nous n’avons plus les moyens de construire un rapport sain et équilibré au réel, nous sommes enfermés dans l’incertitude et dans une lutte des discours anxiogènes.

C’est un monde étrange qui se déploie sous nos yeux dans ce contexte du chacun chez soi. La surveillance et la limitation des déplacements, tout comme l’auto-autorisation de sortie construisent une société policée où chacune et chacun est responsable d’abord devant lui-même de la santé collective, et ensuite devant la loi. La pression morale et politique incombe à l’individu vecteur de l’épidémie, nous sommes toutes et tous appelé.e.s à nous considérer comme des soldats pris dans une guerre avec ses héros, ses planqués, ses victimes.

Les héros d’aujourd’hui l’étaient déjà hier

Ce monde de silence, de masques, de précautions dissimule les oppressions qui se poursuivent : les violences sexistes qui explosent, l’engrenage d’un racisme structurel allant des contrôles de police abusifs à la stigmatisation télévisuelle des quartiers populaires qui ne respecteraient pas le confinement, l’exploitation capitaliste séparant les cadres bien confinés d’un prolétariat exposé à tous les risques pour remplir souvent des missions qui n’ont d’essentiel que le gain économique.

Et puis dehors, il y a le monstre. Cette maladie quasi mythique, hydre au nombre incalculable de têtes, dragon qui terrorise le monde entier, auquel font face les soignant.e.s et toutes celles et tous ceux qui concourent au bien-être collectif. Ils et elles sont les héros et les héroïnes désigné.e.s par les média et les politiques alors qu’hier ils étaient largement ignoré.e.s. Gilets jaunes, grévistes de l’hôpital public, mobilisé.e.s des Ephad, manifestantes et manifestants pour une autre réforme des retraites, toutes et tous ont été méprisé.e.s par le pouvoir qui ne se montre aujourd’hui capable que d’une reconnaissance individualiste par la mobilisation de clichés sur l’héroïsme. Où étaient passée cette reconnaissance quand depuis des mois ces mêmes héros et héroïnes demandaient une revalorisation de leur travail et de la considération qui leur est due ?

Ne pas se contenter de vaines paroles

Alors, il s’agit peut être d’un moment formidable qui permettra à chacune et à chacun de prendre conscience de ce qui nous est essentiel et donc de ce qui devrait nous être commun. Cela pourrait également permettre de mettre en lumière celles et ceux qui prennent soins du collectif. N’oublions pas cependant que des discours similaires ont déjà été tenus au lendemain des attentats de 2015 sur la mobilisation exemplaire du personnel soignant. Soyons sans naïveté, nous n’apprenons pas des crises.

Cette crise sanitaire n’est pas différente de la crise écologique dont nous avons conscience depuis plus de 20 ans. Nous avons pêché par la même non prise en compte du risque, par le même recours au marché pour vaincre la crise, et par la même absence de réaction construite collectivement. Demain, certain.e.s feront la promotion de l’adaptation au risque sanitaire, sans s’attaquer aux causes (mondialisation, faiblesse des structures de santé, défaut de protection sociale dans de nombreux pays), et nous vendrons des solutions inadaptées : régime d’assurances privées, privatisation de la santé pour créer des hôpitaux basé sur des fondations formidables outils de défiscalisation, un nouveau régime d’exception sanitaire permettant la limitation des libertés publiques pour lutter contre la propagation des épidémies.

Entre sidération et solidarité

La bataille qui doit nous animer est de réussir à influer sur la lecture de ce nouveau mythe collectif pour contrer ces plans. L’épidémie ne fait aujourd’hui qu’exacerber les traits de l’individualisme contemporain et de la société qui l’accompagne. Il pourrait demain servir l’expansion d’un néolibéralisme encore plus prédateur et s’accordant à merveille d’une société de contrôle, ayant mis la technologie au service d’une surveillance généralisée. L’extrême droite européenne ne s’y est pas trompée, de Salvini à Le Pen, elle a déjà tracé les lignes du monde d’après, mise au pas de l’Union européenne comme outil des nationalismes européens, fermeture des frontières, stigmatisation des étrangers et des populations issues de l’immigration.

Nous nous trouvons dans cette tension entre la sidération et la solidarité, entre de nouveaux moyens pour l’hôpital public et la généralisation du tracking (technique qui vise à suivre les déplacements des citoyen.ne.s par leur téléphone portable), entre les applaudissements aux fenêtres les soirs à 20h et la loi d’urgence sanitaire qui vient porter un coup sans précédent au droit du travail.

Le monde d’après ne va pas de soi

Cette épidémie ne nous débarrassera pas du capitalisme, le monde d’après ne va pas de soi. Construire un monde plus juste qui soit libéré des oppressions où l’humain serait au centre de l’attention passera par la bataille du récit et de l’unité dans le combat émancipateur. Il ne s’agit pas seulement que séparément chaque chapelle de gauche intègre dans son logiciel la question du soin. Comme pour la lutte contre le péril écologique, les intérêts capitalistes liés à la mondialisation et le rapport de force trop déséquilibré doit conduire à un combat commun.

Cette crise et le mythe qui l’accompagne pourraient nous mettre face à un précipice immense si la gauche ne se lance pas dans cette bataille. Déconstruire, inventer, rassembler doivent être les maîtres mots de la période à venir. En effet, si celles et ceux qui croient au progrès et à la possibilité d’un monde construit sur de nouvelles bases n’œuvrent pas ensemble, nous nous exposons au déploiement d’une stratégie du choc, glaçante et implacable, emportant droit du travail, mécanismes de solidarités et libertés publiques.

 

Hadrien Bortot

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  • Ce récit est légendaire et la bataille dont il est l’enjeu un combat d’arrière-garde. Le Parti communiste, qui veut la livrer, compte sur le malheur universel pour se refaire une santé. C’est une illusion. Rien dans la crise présente n’appelle, pour trouver une issue, à changer de régime politique et à s’engager sur la voie du socialisme.

    Nous devrons probablement repenser le rôle de l’État. Pour autant celui-ci ne cessera pas d’être une démocratie et son régime parlementaire. Tous les partis politiques contribueront à cette réflexion, ceux de droite comme ceux de gauche, sans qu’aucun d’eux ne perde son titre à y participer. Chacun y apportera sa part, le PCF la sienne, parmi celles de ses rivaux, celles de ses adversaires.

    Mais, forcé de reconnaître de droit ce voisinage concurrentiel, il ne pourra prétendre à aucun monopole. C’est pourtant là la condition minimale que réclame le socialisme pour simplement exister, à moins de changer le sens du mot pour le salut du discours et la survie du parti qui se prévalait de la chose.

    Glycère Benoît Le 10 avril à 13:21
  •  
  • Ce récit est légendaire et la bataille dont il est l’enjeu un combat d’arrière-garde. Le parti communiste, qui veut la livrer, compte sur le malheur universel pour se refaire une santé. C’est une illusion. Rien dans la crise présente n’appelle, pour trouver une issue, à changer de régime politique et à s’engager sur la voie du socialisme.

    Nous devrons probablement repenser le rôle de l’État. Pour autant celui-ci ne cessera pas d’être une démocratie, doté d’un régime parlementaire. Tous les partis politiques contribueront à cette réflexion, ceux de droite comme ceux de gauche, sans qu’aucun d’eux ne perde son titre à y participer. Chacun y apportera sa part ; le PCF la sienne, parmi celles de ses rivaux, celles de ses adversaires. Mais, forcé de reconnaître de droit ce voisinage concurrentiel, il ne pourra prétendre à aucun monopole. C’est pourtant là la condition minimale que réclame le socialisme pour simplement pouvoir exister, à moins de changer le sens du mot pour le salut du discours et la survie du parti qui se prévalait de la chose.

    Glycère Benoît Le 10 avril à 13:28
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît

    L’enfer c’est l’aise autre.

    Votre manière abominable et puante vous appartient d’en prendre à votre aise à prétendre que le Parti communiste compterait sur le malheur universel pour se refaire une santé, et c’est en outre d’un mécanisme dément.

    Vous devez sûrement confondre avec la stratégie du choc des milieux du capital... Pour qui la notion de crise perpétuelle est essentielle, afin d’éviter la BIFURCATION de système... Leur puissance récupératrice est considérable, non seulement pour le perpétuer, mais pour le radicaliser..

    Par ailleurs, oui, c’est enfoncer des portes ouvertes que de constater que la production d’un récit de gauche ou d’un récit de droite ne relève pas exactement de la même "volonté hégémonique"...

    Après, vos bêtises sur "monopole"...
    Ouais ouais on connaît : "le socialisme sera toujours le socialisme"...

    Vous n’êtes toujours pas sorti de votre musée...

    Passons...

    Aubert SIKIRDJI Le 10 avril à 16:00
  •  
  • La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. Albert Einstein

    ...Mais oui, il y a pire folie : qui consiste à aggraver la pente du capitalisme totalitaire...

    Aubert SIKIRDJI Le 10 avril à 16:10
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Eh bien, passez. Mais vous ne le faites pas. Toujours m’imputant la perte de votre temps, alors que rien ne vous contraint, vous dites ne pas vouloir ‘remettre une pièce dans le bastringue’ et toujours vous en remettez une. C’est de l’addiction ou quoi ?

    Je ne suis pas dans un musée. L’histoire n’est pas un musée. Chaque parti a la sienne et il doit en répondre. Au titre du devoir de mémoire je m’intéresse à celle du PCF. Je la mets en parallèle avec ses positions actuelles qui contredisent totalement ses principes fondateurs, dans l’espoir du retour de son âge d’or.

    Juridiquement un parti politique a le droit de renier son identité. Son statut le lui permet, il n’est pas tenu à la rationalité. Aux citoyens de déceler par eux-mêmes l’incohérence. Cet aspect du droit est important, c’est une des bases de la démocratie, incompatible avec celles du socialisme : ce statut est garanti à tous les partis, alors que le socialisme les interdit tous sauf celui qui le promeut, confondu avec l’État.

    Le marxisme a rencontré dans la démocratie une force anticipatrice plus grande que la sienne. Butant sur elle, il a fini par s’y dissoudre, ce qui est une façon de nager.

    Ainsi les propos d’Hadrien Bortot auraient pu être tenus par n’importe quel politicien, de droite ou de gauche, en changeant simplement un mot ici ou là pour l’habillage. Ce n’est pas délirant, on peut le dire, mais ces généralités ne sauraient constituer une identité partisane, l’axe d’une pensée originale ou un programme d’action alternatif.

    Vous avez enfin des velléités psychiatrisantes. À ce titre vous décelez de la folie en moi, rien de moins. En référence à l’usage de la psychiatrie qui avait cours en URSS à l’époque ou vous étiez encarté au PCF, un tel diagnostic venant de vous ne m’inquiète pas. On y diagnostiquait alors, avec des années d’enfermement à la clé, le ‘délire antisoviétique’, la ‘paranoïa oppositionnelle’. Vous souvenez-vous ? Êtes-vous psychiatre, au fait ? Mais en réalité, sous un vernis prétentieux, il ne s’agit que d’une insulte. C’est là votre ressource princeps : l’attaque ad hominem.

    Glycère Benoît Le 10 avril à 20:05
  •  
  • @ Glycère Benoît

    « Le marxisme a rencontré dans la démocratie une force anticipatrice plus grande que la sienne. Butant sur elle, il a fini par s’y dissoudre, ce qui est une façon de nager. »

    Pas faux. Le marxisme, oui, la vulgate marxiste, oui.... Mais, puisque vous parlez de principes fondateurs : pas la pensée-Marx, pour qui l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes .

    Car, précisément, de quelle "démocratie" parlez-vous ?!?...

    Permettez-moi de citer l’historienne Michèle Riot-Sarcey, qui, dans l’Humanité d’aujourd’hui, au cours d’une table ronde avec Yves Sintomer et Étienne Balibar, sur le thème : "LA RÉPUBLIQUE PEUT-ELLE RESTER LA MÊME LE « JOUR D’APRÈS » ?",...répond à la question suivante, de Jérôme Skalski, avec une profondeur de champ historique, qui nous ramène un siècle et demi en arrière... :

    Question :
    " - Le « jour d’après » ne doit-il pas aussi être une occasion pour lancer un chantier de réformes constitutionnelles dans le sens d’une extension du contrôle démocratique sur les institutions ? "

    Réponse :
    "En France, les descendants de la IIIe République ont oublié que celle-ci fut instituée envers et contre la Commune de 1871. Quand la République devait être avant tout, selon le mot de Jules Ferry, « un gouvernement ». 
    Mais d’autres, nombreux, sont aussi les héritiers plus récents des avant-gardes autoproclamées, lesquelles, dès les premières décennies du XXe siècle, oublièrent elles aussi l’idée même d’auto-émancipation, dont l’expression, comme on le sait, est au fondement de la Première Internationale.
    Or, si nous voulons voir clair aujourd’hui, si nous acceptons de tourner le regard du côté des équipes qui ont su répondre aux situations d’urgence, vers ce qui, hier encore, était considéré comme utopique, en devenant possible en quelques semaines à peine, malgré les dispositifs défaillants du néolibéralisme, obligeant les États à abandonner les politiques marchandes et capitalistiques d’hier, un autre monde s’entrouvre devant nous.
    Il nous faudra désormais compter avec les multiples solidarités qui se sont nouées dans ce moment si singulier. Leur organisation fut d’autant plus efficace qu’elle s’est appuyée sur des structures déjà existantes.
    Dans les villes, petites ou grandes, des gilets jaunes, par exemple ouverts à tous les volontaires, sans bruit, prennent leur part d’entraide en créant des réseaux d’informations et d’auto-organisation inenvisageables jusque-là. Toutes les associations malmenées par les pouvoirs en place parce qu’auto-organisées montrent aujourd’hui leur efficacité et deviennent indispensables, ne serait-ce que pour servir les repas aux plus démunis. Le monde de demain est là sous-jacent, à condition que rien ne puisse se réaliser sans la participation active des intéressés.
    Comment imaginer une reprise de la production dans les mêmes conditions qu’avant ? Impossible de croire à une relance des activités « normales » sans prendre en compte le désordre climatique dont les révolutions industrielle, technique et technologique de ces deux derniers siècles sont désormais comptables.
    L’absence de pollution, ou presque, en période de confinement nous montre le chemin. Mais si nous sommes tous persuadés qu’une réduction de la production consécutive à une réduction drastique de la consommation d’énergie est nécessaire, si nous optons pour un abaissement net du trafic aérien, un déploiement du fret ferroviaire au détriment du fret routier, nous ne pouvons manquer l’étape d’une réflexion collective sur la production elle-même avec l’apport essentiel des salariés dans la réorganisation de tous ces secteurs.
    La République d’après-demain ne pourra advenir qu’après cette réflexion et ce long apprentissage de l’auto-organisation. Un début de processus qui sera, n’en doutons pas, beaucoup plus long qu’espéré, mais auquel il nous faut d’ores et déjà nous préparer.
    Demain, il nous faudra résister pour que l’après-demain se dessine."

    Aubert SIKIRDJI Le 10 avril à 21:58
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Précisément du régime parlementaire.

    Glycère Benoît Le 11 avril à 07:36
  •  
  • @ Mr. G.B.

    Ah non !...
    Vous êtes vraiment sans foi ni loi.

    Et vous venez par ailleurs, derrière la tribune d’Adrien Bortot, "Covid-19 : la gauche doit gagner la bataille du récit", me dire que c’est moi qui remets une pièce dans la fente, et suis victime d’addiction !...

    Aubert SIKIRDJI Le 11 avril à 15:02
  •  
  • ( Le commentaire ci-dessus a été déplacé de la fin de discussion derrière l’article de Roger Martelli : "Lucien Sève, mort d’un grand philosophe marxiste" )

    Aubert SIKIRDJI Le 11 avril à 16:53
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Non ? Je ne crois pas. Vous vous perdez dans votre propre confusion. C’est dire que vous ne maîtrisez ni votre manigance ni le débat tel que vous auriez dû l’aborder. Si vous ne savez pas où placer vos messages, n’en faites pas. Égarés, êtes-vous bien au fait de ce qu’ils signifient en eux-mêmes ? Quel but leur assignez-vous ? Parler en dernier ? Infantile. Et vain si c’est pour ne rien dire, comme ici : si vous ne voulez pas ‘remettre de pièces dans le bastringue’ – c’est ce que vous avez affirmé – pourquoi le faites-vous alors que rien ne vous y oblige ?

    J’ai répondu à votre question figurant dans votre commentaire relatif à la tribune d’Hadrien Bortot. Je l’ai fait de façon précise selon moi et vous n’avez pas rebondi sur ma réponse. Elle est donc suffisante, il n’y a pas lieu d’y revenir. Elle clôt le débat sur ce point.

    Quant à l’article d’Hadrien Bortot, j’ai dit ce que j’avais à dire à ce sujet, et mon propos ne vous était pas spécialement adressé. Je n’ai rien à y ajouter. À bientôt sur un autre forum, Aubert.

    Glycère Benoît Le 11 avril à 21:23
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Ne me donnez pas de rendez-vous, je vous prie.

    Aubert SIKIRDJI Le 12 avril à 15:23
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît

    @ Mr. G.B.

    Vous avez écrit le 10 avril à 13h21 : "Nous devons probablement repenser le rôle de l’État. Pour autant celui-ci ne cessera pas d’être une démocratie et son régime parlementaire. Tous les partis politiques contribueront à cette réflexion, ceux de droite comme ceux de gauche, sans qu’aucun d’eux ne perde son titre à y participer. Chacun y apportera sa part."
    Ok.

    ...Et question : justifiez-vous toujours l’utilisation récente du 49.3, contre les retraites ?!?...

    Passons sur le poncif réactionnaire et muséifié qui suit, et que vous nous avez déjà servi 50 fois, comme quoi socialisme et démocratie sont par définition incompatibles (ce qui pourtant a été une question qui a travaillé le PCF de TRÈS LONGUE DATE...)

    Vous avez écrit ensuite le 10 avril à 20h05 que vous vous intéressez à l’histoire réelle du PCF, au titre du devoir de mémoire... C’est sans doute ce devoir de mémoire qui vous a fait clore une discussion sur Lucien Sève, en 202 ème commentaire, par le "rappel" desséché du dernier nom d’une série de 18 "martyrs du mur de Berlin", tombés comme un glas, un par un... : "Ida Sieckmann, Günter Litfin, Roland Hoff, Rudolf Urban, Olga Segler, Bernd Lünser, Udo Düllick, Werner Probst, Dieter Wohlfahrt, Ingo Krüger, Georg Feldhahn, Dorit Schmiel, Heinz Jercha, Peter Böhme, Klaus Brueske, Horst Frank, et Lutz Haberlandt." Ces noms, vous les avez, oui, convoqués juste un par un, comme toute réponse aux ARGUMENTS que je continuais de vous opposer.

    Évidemment, faute d’ARGUMENT, vous vous permettez maintenant, dans votre dernier commentaire du 11 avril à 21h23, de mettre en doute ma salubrité d’esprit (tout en m’ayant accusé précédemment de jouer les psychiatres soviétiques...), et de m’accuser bravement NE PAS SAVOIR CE QUE SIGNIFIENT MES MESSAGES !...

    C’est cela oui...

    En attendant, je tiens à préciser ceci : que le PCF, comme tous les partis, ...et j’ai amplement exposé mon propre rapport CRITIQUE à son histoire..., relève, oui, du "devoir de mémoire" : mais ce devoir de mémoire, ce n’est rien de l’affirmer : il faut qu’il se traduise par UN TRAVAIL de mémoire, par un TRAVAIL de "retour d’expérience" historico-théorique, sans quoi il ne risque que de s’abîmer dans des platitudes... Que l’on puisse être partiellement en désaccord avec Sève ne peut faire occulter qu’il est d’un apport essentiel pour ce faire !...

    Je me répète, donc : travail de mémoire, inséparable du travail théorique... Oui ça veut dire repenser.

    Et alors ? "Repenser le rôle de l’État" ? Ça veut dire quoi ?!?... Pour plus ou moins de démocratie ?!?... Cette question ne se réduit pas à la vigilance contre des comportements "de monopole", mais doit s’étendre à l’ouverture de pistes concrètes, pour régénérer effectivement cette démocratie... La question de "la démocratie communiste" fait désormais un accueil sans réticence à l’autogestion... Eh oui, ça élargit considérablement le débat. Ça ne SUPPRIME certes pas la question de la Représentation, mais ça ne RÉDUIT plus "la Démocratie" à celle-ci...

    J’ajoute ceci : que lorsque vous venez prétendre que "les propos d’Hadrien Bortot auraient pu être tenus par n’importe quel politicien, de droite ou de gauche, en changeant simplement un mot ici ou là pour l’habillage. Ce n’est pas délirant, on peut le dire, mais ces généralités ne sauraient constituer une identité partisane, l’axe d’une pensée originale ou un programme d’action alternatif."... Il faudrait savoir : les communistes seraient-ils donc à la fois porteurs d’une visée incompatible avec la Démocratie, et les plus fades démocrates du monde ?!?... Bah bah...

    Je vous le redis : balayez devant votre porte avant d’installer une lunette dans votre grenier.

    Ne cherchez pas l’aporie ailleurs...

    Aubert SIKIRDJI Le 12 avril à 19:21
  •  
  • @ Mr. G.B.

    Erratum.

    Votre dernier "commentaire" de la discussion derrière l’article de Roger Martelli faisant suite à la mort de Lucien Sève, "Lucien Séve, mort d’un grand philosophe marxiste" était le 204è, et non le 202è...

    Ouh làlà !... Quel égaré je fais !...

    Aubert SIKIRDJI Le 12 avril à 19:29
  •  
  • @ Mr. G.B.

    ...Et je vous rappelle que ce n’est qu’ici que vous vous êtes remis à faire des phrases, ce "dernier commentaire" dont je parle, où vous avez eu le dernier mo(r)t..., ne consistant qu’en cette injonction : "Souvenez-vous de Lutz Haberlandt.", après 17 du même genre...

    Derrière l’Histoire avec sa Grande Hache, il y a pourtant des choses à dire...

    Et autre chose à faire que de graver dans le marbre que "socialisme et démocratie sont incompatibles"...

    Aubert SIKIRDJI Le 12 avril à 19:36
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Ce n’est pas un rendez-vous mais l’expression d’une probabilité. Aussi, il est vrai, une formule de politesse.

    Nous sommes sur un forum démocratique : beaucoup de gens d’opinions très diverses s’y côtoient, parfois dialoguent. C’est l’effet de leur liberté. On y voit que la démocratie a aussi une fonction formatrice car elle les invite tous à la tolérance réciproque. En cela l’usage des formules de politesse n’est pas totalement superflu. Ça fait partie de la manière. Mais ce n’est pas rien, la manière.

    Glycère Benoît Le 12 avril à 19:47
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Un forum démocratique n’est pas un cabinet d’aisance, pour juste sortir ce qu’on a envie, fût-ce en usant de PQ en soie...

    Il en va en l’occurrence de la Politesse DE FOND comme du Respect DE FOND...

    ...Car de fait,... "L’ENFER SCELLE LES AUTRES", dans les à-priori de celui qui les porte...

    Assumer l’idée d’un PROCESSUS de "démocratie communiste", dans le "camp" alternatif, n’est, par définition, pas chose facile, ni, forcément, d’entrée de jeu "majoritaire" !... Cela implique de surmonter mille et mille censures, hors-soi et en soi...

    D’ailleurs, ce courant n’est plus dans la simple ATTENTE d’un Grand Soir, fût-il électoral, mais dans l’effort AU QUOTIDIEN pour "faire avancer le schmilblick", et ce, à différents niveaux et de manière transparente et multiforme, et en toute LOYAUTÉ avec les loyaux, et même au-delà dans un effort constant de main tendue et perche tendue...

    Cela s’appelle renouer avec le MATÉRIALISME HISTORIQUE, qui ne peut être réglé sur une devise qui voudrait que "la Preuve de l’Histoire, c’est que je la mange", c’est que je l’oublie !... ( Si je devais reprendre en ironie cette petite phrase de Friedrich Engels, qui eut cette boutade parfaitement rigolarde pour exprimer le matérialisme "élémentaire" : "la preuve du Pudding, c’est que je le mange"...)

    Les communistes, non, n’ont à "manger la commission" d’aucun crime, à commencer par ceux commis au nom du communisme...

    Qui ne comprend pas l’Histoire lui donne des chances de se répéter, ne serait-ce que sous forme de farce... Toute censure, toute forclusion se paie...

    ...Mais du moins est-il important d’accorder à ceux qui sont dans cette optique alternative LA RÉALITÉ de leurs convictions et de leurs théorisations actuelles, sans diffamation en surpoids !...

    Il n’y a pas de démocratie sans effort d’objectivité.

    Il n’y a aucune politesse dans l’à-priori.

    Aubert SIKIRDJI Le 13 avril à 01:24
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Il n’y a pas de démocratie sans parlement. Cela rejoint la réponse à votre question, celle de votre premier message. Je l’avais déjà faite en des termes comparables et, quoique lapidaire, elle est suffisante.

    La démocratie est plus compliquée que le socialisme. Vous ne la comprenez pas alors vous l’assimilez à un cabinet d’aisance. Que vous dire là-dessus ? Quelque chose qui aurait trait à votre intelligence ? Vous me poussez à la soupeser en tout cas. Comme tout marxiste vous vous croyez supérieurement intelligent et supérieurement vertueux. Votre entourage a dû vous le laisser entendre et vous entretenir dans le confort de cette image qu’il vous renvoie de vous-même. Craigniez qu’elle ne soit qu’une illusion.

    Pour le reste vous êtes grossier, insultant et scatologique. C’est cela votre conception du débat : rabaisser le contradicteur. Il y a du Vychinski en vous, le pouvoir en moins. Un Vychinski microscopique, mais aussi sale que l’original.

    Ce fil, portant sur l’article de Bortot, se clora ici, je n’ai rien de plus à y mettre, à part cette remarque sur l’individu que vous êtes. Elle suffira à y mettre fin. Vous avez l’obsession puérile de parler en dernier, d’avoir mécaniquement le dernier mot. Mais que croyez-vous que vos contradicteurs vous concèdent en vous le laissant ?

    Vous êtes un communiste. Je vous ai invité à réfléchir sur les crimes commis par les partis communistes au pouvoir, à commencer par le PCUS, avec qui le PCF, où vous étiez encarté, avait des liens organiques, de sujétion et de clientélisme ; à réfléchir sur les crimes dont le communisme en lui-même, en tant que régime, est responsable et sur leur mobile. Mais vous êtes alors dans le déni et dans l’insulte. Restez-y.

    Glycère Benoît Le 13 avril à 07:08
  •  
  • @ Glycère Benoît

    L’injure est d’abord injure faite à l’intelligence.

    Peu importe que vous fassiez de moi un épouvantail : ...lorsque vous écrivez mordicus que "la démocratie est plus compliquée que le socialisme", ...c’est comme toujours prendre ici LES GENS pour des imbéciles.

    Et non, je n’assimile pas la démocratie à un cabinet d’aisance, vous ne tenez pas là « mes aveux » !... Je dis que c’est vous qui en prenez à votre aise d’une part avec la réalité du communisme comme MOUVEMENT, qui ne se résume pas à des crimes... Et d’autre part au travail sur eux-mêmes, politique, et théorique, que les communistes ont opéré depuis des décennies... Et je maintiens en conséquence que votre posture est DIFFAMATOIRE.

    Après, on peut effectivement aller voir dans le détail de l’état actuel de l’Alternative en France... : mais VOTRE grossièreté intellectuelle, VOTRE équation obsessionnelle communisme = socialisme = crimes = pas de démocratie fait barrage à toute subtilité...

    Le communisme est espoir et combat concret pour un monde plus beau, plus humain, plus juste ET PLUS VRAI, au présent de la possible réalisation, pas à pas, des prémisses de cette alternative, et sans même le fétichisme d’un mot qui en ferait un "idéal immaculé" !... La chose se produit en dehors de l’utilisation du mot. Personne n’en est propriétaire, ce qui serait un comble !...

    On peut parler d’intérêt général.
    Un "discours de gauche" crédible, puisque c’est ici le sujet, ...est celui qui n’a, justement pas de la notion d’intérêt général une version perverse, récupératrice et instrumentalisante. C’est pourquoi votre affirmation qu’il consisterait dans le tropisme de "profiter de la misère humaine", c’est cela qui est d’une grossièreté, d’une obscénité totales... C’est VOTRE esprit tordu qui s’y manifeste...

    Tordu, oui, et dément.

    Parce que bête. Les personnels soignants, qui continueront de se mobiliser pour des moyens, après le gros de la crise, ne le feront pas pour donner raison à telle ou telle formation politique !... Mais par un sens de L’INTÉRÊT GÉNÉRAL, qui n’appartient à personne... Ceux qui continueront de se mobiliser, avec d’autres, pour une maîtrise de notre destin face à la mondialisation ultra-libérale, ne le feront pas pour faire plaisir à tel ou tel courant idéologique préconstitué !...

    Le rôle de la gauche d’alternative est d’abord de PARTICIPER de ces mobilisations, certes en offrant des perspectives politiques, mais il me semble que c’est son rôle !... Dîtes-le franchement si vous voulez l’interdire !...

    Soi-dit en passant, sur ce que vous appelez des attaques ad hominem : je répète ici que c’est cette assertion qui prétend disqualifier d’avance toute action de gauche parce que "récupératrice" qui est visiblement grossière et démente... L’être humain "peut être", fort souvent..., pris d’une part de démence idéologique. Croyez-vous qu’à accuser systématiquement tout communiste d’être complice de démence institutionnelle criminelle..., vous vous immuniseriez vous-même ?!?.... Lorsqu’Edgar Morin parle d’"homo demens", il ne s’agit pas d’une histoire personnelle...

    Délirer, c’est sortir du sillon... Et dès lors emprunter ce que Lautréamont nomma "les filières sanglantes par lesquelles on fait passer la logique aux abois"...

    La politesse est affaire de logique.

    Aubert SIKIRDJI Le 13 avril à 19:00
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Nous n’avons rien appris de plus "hier" qu’"avant-hier", qu’"avant-avant-hier", etc.

    Votre "prière" négative à l’encontre du communisme n’a exposé que des semblants d’arguments, identiques à eux-mêmes... Cette incantation permanente, de l’ordre de la messe noire, est malheureusement d’une indigence effarante...

    La liste de vos arguments est vite établie :

    1/- « Socialisme et Démocratie sont incompatibles. »

    Peu importe que je vous aie honnêtement signalé qu’en ce qui me concerne je n’ai plus de carte, donc de lien organique avec le PCF depuis 1986, à cause d’un fonctionnement interne qui donnait encore raison, quelque part, à votre affirmation, vous avez continué de me traiter ignominieusement comme un complice de crime contre l’humanité, campant dans le déni, parce que relevant toujours forcément d’un ADN idéologique suspect...

    C’est moi qui vous laisse donc à votre niveau, reptilien, de provocations...

    Mais je vous répète que vous ne pourriez certainement pas vous comporter ainsi, sans scrupule, dans la vraie vie, devant moi...
    Seule la lâcheté de démission éthique, non d’un homme, mais d’une racaille du clavier vous le permet...

    Je dis racaille, car vous ajoutez à la diffamation la plainte. La plainte que vous seriez vous une victime, comme font toujours les racailles, inversant les rôles... Victime d’un Vychinski, ,n’est-ce pas, ...qui ne serait pas sorti de mon corps...

    2/- Deuxième argument : « La Démocratie se réduit au Parlementarisme. »

    Je n’invente pas que lorsque vous parlez de Parlement, c’est 49.3 compris, donc limite posée au rôle du Parlement comprise !...
    Je vous rappelle en passant que le principe du RÉFÉRENDUM a été, dans la 5ème République, une sorte de balance mise au pouvoir personnel... Plutôt que le dernier usage du 49.3, pourquoi pas un référendum sur la question des retraites ?!?...

    Je vous rappelle aussi que les avancées sociales ne sont pas séparables du rôle de LA BASE du Peuple... Les congés payés n’étaient pas au programme du Front Populaire. Le rôle inventeur du mouvement des Auberges de Jeunesse y a joué un rôle décisif... Prétendre que la Démocratie se réduit à une affaire de représentants, c’est camper dans les très vieilles théorisations réactionnaires, déterminées à bloquer le mouvement ouvrier...

    3/- Troisième argument : celui de Thatcher : "il n’y a pas d’alternative".

    Dans une carence totale d’imagination, autrement dit par l’effet d’une sorte d’atteinte de scorbut de l’esprit chicaneur..., ...toute prétention alternative démocratique de gauche est stigmatisée par vous soit comme insignifiante, soit comme consistant en une resucée nostalgique de visée totalitaire obsolète, soit comme un mélange douteux des deux.

    La seule attitude possible contre ce courant, sous ses diverses formes, serait donc la CONTENTION démocratique. Tout pendant que la seule attitude crédible possible pour ce courant serait la mortification définitive, et le jet de cendres régulier sur sa tête...

    Que ce soit derrière l’article de Bortot, ou ailleurs, vous n’avez, je vous en donne acte, rien de plus à proposer comme idée...

    Le fil est vite coupé et le sujet vite épuisé.

    Mais vous masquez mal, par cette mentalité pscycho-rigide de spectre réactionnaire, d’une part votre mensonge par omission flagrant sur la RÉALITÉ vivante et multiforme des changements et la fertilité (certes inégales) des élaborations dans "le camp" de l’Alternative de Gauche, depuis de nombreuses décennies,

    ...et d’autre part surtout sur la RÉALITÉ d’un ultra-libéralisme qui nous habitue à une pratique de la Démocratie de plus en plus de façade, sous couvert du caractère impératif de ses "agendas"...

    4/- Vous prétendez être pour "la Tolérance".

    Mais, d’une part, si tout est tolérable, cette belle valeur ne perd-elle pas son sens ?!?...
    Il existe bel et bien de l’intolérable : vous êtes le premier à en cerner l’existence, de manière compulsive, unilatérale et obsessionnelle, ...bien sûr exclusivement chez l’autre...

    Alors pas d’hypocrisie en la matière !...

    D’autre part, puisque vous réduisez la politique à la politique en Chambre, et bien non, le Parlement n’a pas vocation à être une simple maison de Tolérance !...

    Ce serait une vision bien stérile des choses...

    5/- Je ne souhaite pas avoir le dernier mot, ni faire l’intelligent.

    En revanche, je me suis opposé aux "idées toutes fesses", qui consistent à tourner le dos, d’entrée de jeu, à la réalité des idées de l’autre, celles-ci ne devant que le conduire mécaniquement à confesse...

    Vous n’avez absolument rien pris en compte des idées que je vous ai soumises, certes avec véhémence, mais aussi en faisant preuve d’obstination et de patience...

    Et ce, d’ailleurs,... contrairement à votre poncif facile, qui veut que le révolutionnaire soit par définition incapable de temporisation démocratique, au point que VOUS êtes devenu curieusement impatient que je solde l’affaire,

    ...et que "je passe"...

    ...Et non, en attendant, je ne suis pas passé : non, je ne suis pas encore mort, ne vous en déplaise...

    Aurais-je donc encore un petit délai afin d’avouer mes péchés, ...pour monter un beau jour au paradis des démocrates ?!??!!!... Dommage pour moi, je crains qu’une telle abjuration n’ait pas lieu, ...et de rester parmi les damnés de la terre...

    Mais, encore une fois, de votre côté, ...il est extrêmement curieux de reconduire sur un supposé stalinien dans l’âme, à supposer que ce soit avéré,... des méthodes staliniennes, portées par une culture "moyenâgeuse" de l’Aveu !...

    Vous parlez assurément de "l’individu que je suis"...

    L’Inquisition, de toujours, "sait qui tu es"...

    Aubert SIKIRDJI Le 14 avril à 23:21
  •  
  • (@ Mr. G.B.)

    6/- Mais dire ceci est encore trop alambiqué.

    Pas la peine de même vous laisser les beaux habits réversibles de l’Inquisiteur... Même mon "à supposer que vos méthodes s’appliquent sur un stalinien avéré" est de trop... Ce n’est pas moi qui suis en cause.

    Ce n’est pas moi qui me suis comporté, sur ce site, en immonde, singulièrement à l’égard du philosophe Lucien Sève, juste décédé... Y compris en immonde grincheux, qui vient se plaindre derrière qu’on a été trop méchant avec lui, parce qu’on ne l’a pas laissé faire...

    Lucien Sève parlait, oui, de la personne humaine...

    Tout pendant que vos idées toutes faites et sans scrupules s’expriment par une pratique, qu’il est plus simple de rapprocher de celle du flic raciste, qui n’a pas UNE PERSONNE devant lui, mais, effectivement, comme son lexique l’exige : "UN INDIVIDU", dont il suffit ici non de constater une couleur de peau, ...mais d’imaginer des "parentés" idéologiques générales...

    Vous campez décidément dans une sale mentalité d’anticommunisme de principe, ...aussi simple et bête que du "RACISME POLITIQUE" !... (Sur fond non-dit de racisme social, car pour vous "la démocratie sociale" est un non-sujet )...

    ...Je ne jouerai pas, de mon côté, à en rajouter, ... à vous dire : " - Restez-y" !...

    Aubert SIKIRDJI Le 15 avril à 15:59
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