Accueil | Par Roger Martelli | 23 mars 2020

Lucien Sève : mort d’un grand philosophe marxiste

Le philosophe Lucien Sève vient de mourir du coronavirus à l’âge de 93 ans. Il aura fallu la petite bête qui tétanise nos sociétés pour abattre cet homme que nul n’avait pu asservir. Il était une grande figure, très insuffisamment reconnue, du communisme et de la pensée critique.

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Peu d’hommes auront compté autant dans ma vie intellectuelle et militante. Il faisait partie de ceux qui, comme Albert Soboul, grand historien de la Révolution française, ont légitimé intellectuellement mon choix politique du communisme, au moment du grand choc de 1968. Celles et ceux qui l’admiraient étaient en fait des myriades. Sa rigueur, son érudition marxologique et sa critique mordante ont fasciné plusieurs générations d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs et de militants.

 

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Lucien aurait pu avoir une carrière tout aussi tranquille que brillante. Il n’en a rien été. Normalien, professeur à l’automne de 1949, il est révoqué dès mai 1950 d’un poste de prestige, au lycée français de Bruxelles. S’il fait son service militaire, comme tous les jeunes Français, il le fait en Algérie, au sein du corps héritier du « Bat d’Af », le très disciplinaire Bataillon d’Afrique. Communiste et militant syndicaliste, il collectionne les mutations administrativement décidées avant d’atterrir au lycée Saint-Charles, où il reste jusqu’à la fin de sa carrière d’enseignant en 1970.

Science et lutte : les deux facettes de la quête de l’émancipation humaine

Marqué par les souvenirs de la guerre, plongé dans les pugilats idéologiques de la guerre froide, il faisait partie de ces intellectuels qui pensaient que la science et la lutte étaient deux facettes indissociables de la grande quête de l’émancipation humaine. Comme son ami Louis Althusser, comme tant d’autres, il fut sans réticence un intellectuel stalinien « à son créneau », très tôt un connaisseur érudit de Marx en version originale, comme il le fut de Lénine, grâce à son épouse Françoise qui maîtrisait parfaitement le russe [1].

Il ne fut pas facile, à cette génération, de se débarrasser des macules du stalinisme. En 1956, Lucien fit partie de ceux qui, tout en entrevoyant la tragédie d’une époque, ont d’abord considéré, comme Maurice Thorez et Mao Zedong, que la critique ne devait pas se confondre avec le reniement. Il estima donc, comme la grande majorité de ses camarades du PCF, que l’opportunisme était le principal danger.

Le premier grand combat public de sa vie fut mené contre la lecture de Marx entreprise par Roger Garaudy, alors considéré de fait comme le philosophe officiel du PC. Comme Althusser, il voyait dans ses approches une altération du marxisme, à terme source de capitulation. Mais à la différence d’Althusser, il choisit de combiner cet esprit de rigueur, confinant parfois à la raideur, avec le désir d’ouverture que le PCF engagea après 1962 et qui le poussa jusqu’aux rivages de l’eurocommunisme, entre 1975 et 1978.

Le choix du Parti communiste

En 1970, Lucien Sève choisit d’être permanent du Parti communiste. Le choix n’était pas sans conséquences redoutables : aux yeux du plus grand nombre, et d’abord à ceux des intellectuels, celui qui choisit d’être un révolutionnaire professionnel se met du côté de « l’intérêt de parti » et pas du côté de la « vérité » ou de « l’objectivité ». Au bout du compte, cela lui a valu de ne pas être reconnu pour le grand intellectuel que la somme et la qualité de ses œuvres désignaient pourtant. Il est vrai que le choix d’un engagement total, au sein d’un parti qui a été à la fois l’objet d’un choix conscient, une passion et un appareil, s’est avéré une contrainte façonnant la façon d’être, de parler et d’écrire. Mais ce respect du collectif militant d’insertion ne signifiait pas chez Lucien Sève l’obédience absolue de la foi. Il fut un permanent, membre du Comité central dès 1961 (il a alors 35 ans). En pratique, il fut considéré comme un philosophe officiel, même s’il s’en est toujours âprement défendu. Mais il n’accéda jamais au sacro-saint Bureau politique. Directeur des éditions du PCF depuis 1970, il quitta volontairement cette fonction en 1982, parce qu’il estimait ne plus disposer de l’autonomie de décision indispensable à ses yeux. Enfin, en juin 1984, alors qu’il était à l’apogée de son image dans le parti, il amorça le processus de distanciation qui fit de lui un refondateur en 1989 et lui valut même un temps d’être tenu pour l’âme d’un complot contre le parti. Lucien savait ce qu’il en coûtait de s’écarter de la ligne : il en assumait le prix.

Ce militant indéracinable a laissé une œuvre d’une incroyable richesse. J’en ai été un lecteur passionné, mais ne suis pas pour autant habilité à dire l’apport d’un travail avant tout philosophique. Je dirai seulement que j’en ai gardé l’admiration devant l’ascèse intellectuelle du chercheur, la conviction selon laquelle il n’est pas de science sans dispute et la fascination devant ce qui m’est apparu comme des intuitions géniales. S’il me fallait en retenir quelques-unes, ce serait notamment celles-ci : que l’abolition du capitalisme n’est rien sans la pensée de son dépassement, c’est-à-dire du processus qui conduit à sa disparition ; que l’histoire n’est pas une science des lois générales, au contraire plutôt une science de l’individu ; que Marx disait que l’émancipation de chacun était la condition de l’émancipation de tous, et pas le contraire ; qu’il ne servait à rien d’opposer forme et contenu, ou forme et structure, mais qu’il convenait de penser la formation, c’est-à-dire le processus construisant en même temps la forme, le contenu et la structure. Sans lui, je n’aurais jamais été capable de percevoir tout cela et bien d’autres choses encore.

Une figure tutélaire de la pensée marxiste

Dans le Parti communiste et dans sa direction, j’ai eu la chance et même l’honneur de côtoyer quelques grands noms de la légende communiste, comme Henri Rol-Tanguy ou Marie-Claude Vaillant-Couturier, pour ne citer que ces deux-là. J’ai de même la fierté d’avoir côtoyé Lucien Sève et de bénéficier de son amitié. Nous n’étions pas de la même génération, n’avions pas la même formation intellectuelle et n’étions pas d’accord sur quelques points. Mais si je n’ai jamais osé en faire un modèle, j’en ai fait continûment une figure tutélaire, depuis 1969. Une figure que j’aimais profondément, dont la perte me navre et crée un vide que rien ne saura combler.

En 2020, le PCF fête ses cent ans d’existence. Il le fera sans Lucien Sève. L’histoire a fermé bien des portes. La mort en ajoute une. Mais Lucien nous a suffisamment dit que, le communisme n’étant pas né avec le XXe siècle, il n’avait aucune raison de disparaître avec lui.

Roger Martelli
Historien, directeur de la rédaction de Regards, il a participé récemment à la publication de la correspondance de Louis Althusser et de Lucien Sève entre 1949-1987 (aux Éditions sociales en 2018). Il a aussi publié en 2018, toujours aux Éditions sociales, « Une dispute communiste : le Comité central d’Argenteuil sur la culture ». Lucien Sève fut, avec Louis Althusser et Roger Garaudy, l’un des protagonistes des débats entourant cette session du Comité central.

Parmi les ouvrages récents de Lucien Sève :
Penser avec Marx aujourd’hui. Tome I. Marx et nous, La Dispute, 2004.
Qu’est-ce que la personne humaine ? Bioéthique et démocratie, La Dispute, 2006
Penser avec Marx aujourd’hui. Tome II. L’homme ?, La Dispute, 2008
Aliénation et émancipation, Paris : Éditions La Dispute, 2012
• Penser avec Marx aujourd’hui. Tome III. La philosophie ?
, La Dispute, 2014
Pour une science de la biographie, suivi de « Formes historiques d’individualité », Éditions sociales, 2015
Octobre 1917. Une lecture très critique de l’historiographie dominante, suivi d’un choix de textes de Lénine, Éditions sociales, 2017
Capitalexit ou catastrophe. Entretiens avec Jean Sève, La Dispute, 2018.
Penser avec Marx aujourd’hui. Tome IV. Le communisme ?, Première partie,

Notes

[1Elle lui permit entre autres d’accéder aux travaux du psychologue soviétique Lev Vygotsky, dont elle traduisit les ouvrages principaux, Pensée et langage (1985) et Histoire du développement des fonctions psychiques supérieures (2014)

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  • Le décès de Lucien SEVE est une perte irréparable pour la pensée-Marx, et il n’aura pu achever la dernière partie de son extraordinaire tétralogie, Penser avec Marx aujourd’hui. Je le considère comme le plus grand continuateur de K. MARX.
    Ci-dessous mon récent commentaire après le compte-rendu par G. ALFONSI de la première partie du "Communisme" ?
    • Merci pour ce compte-rendu exhaustif du livre de Lucien Sève ; ça fait du bien , car à ma connaissance, et sauf erreur de ma part, en dehors de l’Humanité et d’Yvon Quiniou sur son blog, je n’ai rien trouvé dans la presse ; il faut dire que la conspiration du silence dont Marx déjà se plaignait au sujet du Capital joue à plein concernant Lucien Sève, et ce depuis "Une introduction à la philosophie marxiste", et j’ajouterais aussi chez beaucoup de "marxistes". Dans "Avec Marx, philosophie et politique", le titre de l’entretien avec E. Balibar est "Marx, tout est à refaire", celui de J. BIdet, "Reconstruire le marxisme". Que n’ont-ils lu ’L’homme" ? et "La philosophie" ? Il aurait été intéressant dans le cadre de ce livre d’entretiens de leur demander comment ils se situaient par rapport au travail de L. Sève... Donc un ouvrage fondamental à lire par tous ceux qui veulent changer le monde ou qui affirment qu’un autre monde est possible, mais qui en restent au stade des déclamations.
    Bernard LAURENCE Le 23 décembre à 13:47
    RÉPONDRE

    o Je partage votre sentiment : il existe une censure de fait de l’oeuvre de Lucien Sève, qui ne concerne pas seulement les médias du "Grand Capital".
    Gilles Alfonsi Le 26 décembre à 19:59

    Bernard LAURENCE Le 23 mars à 20:20
  •  
  • Très choqué. Oui, une "figure tutélaire". Il a permis un dégel théorique : que le concept de "communisme" ne reste pas "conservé dans le formel", un surnom usurpé. Malgré son âge, la mort de Lucien Sève est prématurée. Il avait à "terminer" une somme intellectuelle, sa "tétralogie"... Merci, Roger, de rappeler par exemple, au nombre de ses intuitions "qu’il ne servait à rien d’opposer forme et contenu, ou forme et structure, mais qu’il convenait de penser la formation, c’est-à-dire le processus construisant en même temps la forme, le contenu et la structure." (J’aimerais en retrouver des citations précises). J’ajoute : pas de matérialisme historique sans matérialisme dialectique, et réciproquement...
    Par ailleurs, le PCF pourra-t-il perpétuellement s’en tenir, comme l’a fait Fabien Roussel, à une évocation superficielle, pour ne pas dire désinvolte, de "relations pas simples avec le PCF, depuis les années 80, jusqu’à ce qu’il quitte le parti au début du 21ème siècle... Mais néanmoins un communiste résolu, toujours prêt au dialogue" ?!?... La dette que nous avons envers Lucien Sève exige mieux : un inventaire sérieux de "retards" théoriques et historiques patents, assortis de fautes stratégiques et politiques repérables !...

    Aubert SIKIRDJI Le 24 mars à 10:24
  •  
  • Par son érudition, l’acuité de ses vues et la qualité de ses travaux, Lucien Sève mérite le respect. Par son engagement au PCF et sa carrière d’apparatchik, beaucoup moins. Les responsabilités qu’il prit comme politicien sont difficiles à porter. Expert pour les études et la recherche conceptuelles, il voulut faire de la politique, domaine exigeant d’autres compétences et d’autres talents que les siens. Il ne vit pas qu’il en manquait, ni qu’il était peu disposé à les acquérir, l’eût-il voulu.

    Membre du comité central de 1961 à 1994, il eut du temps pour réfléchir aux conséquences morales de son soutien au régime socialiste, qui existait en Russie à l’époque. Qu’en fit-il ? Que disait-il au moins en privé de cette réalité, de la doctrine Brejnev, des mirobolants satrapes que furent les Ceausescu, les Ulbricht, les Husak ? De l’incompatibilité absolue entre la démocratie et le socialisme ? Entre les sources du socialisme – au sens marxiste – et les sources du Droit ?

    A son niveau d’intelligence, il n’a pas d’excuses alors qu’il lui aurait suffi de dire ‘ je me suis trompé’. Cela n’eût pas été déshonorant, au contraire. Nombre d’intellectuels un instant aveuglés par le communisme surent s’en départir dès que leurs yeux se furent dessillés. Ceux de Lucien Sève, que la mort vient de fermer, n’ont pas su rester bien ouverts et regarder ce qu’il fallait voir.

    Glycère Benoît Le 24 mars à 15:20
  •  
  • A l’attention de G. Benoît

    Quand vous déciderez-vous à lire Lucien SEVE, plutôt que divaguer sur son oeuvre et son action. Mais quand on a écrit :
    "Goebbels était docteur en philosophie, maints modestes antinazis ont fini à Dachau. Ils furent victimes du régime nazi, non du régime hitlérien", tout est possible...(cf votre commentaire après le compte-rendu du dernier livre de L.S. par G. Alfonsi)

    Bernard LAURENCE Le 24 mars à 19:10
  •  
  • @Bernard LAURENCE. Je ne divague pas et je maintiens ce que j’ai dit. Merci de me citer. La citation plus complète, du moins plus large, extraite d’un échange entre vous et moi à propos de l’article de Gilles Alfonsi du 15 décembre 2019, est la suivante :

    ‘Le sens moral n’est pas tributaire de l’expertise philosophique. Elle répond à une culture académique qui n’en préjuge pas, qu’elle soit rudimentaire ou très pointue. Goebbels était docteur en philosophie, maints modestes antinazis ont fini à Dachau. Ils furent victimes du régime nazi, non du régime hitlérien. L’hitlérisme, c’est ce qu’auraient dénoncé les gens usant des mêmes ressources que vous qui parlez de régime stalinien et non de régime socialiste.’

    Il n’y a rien de divagant dans cette position. Notre échange tourna court, ce que je pressentais, et je le pressens encore pour celui-ci. Selon vous, et selon Lucien Sève aussi, il me semble, le stalinisme est une déviation, une trahison du régime socialiste mis en place par Lénine en 1917. Pour moi, il en est la continuation logique, sans rupture des responsabilités politiques et morales. Le stalinisme n’existe pas, pas plus que l’hitlérisme. C’est un mot-outil, créé pour répondre à une nécessité politique, mais un concept vide. Il ne désigne pas un régime particulier : le PCUS est resté au pouvoir du début à la fin. La fin, c’est bien le mot.

    Glycère Benoît Le 24 mars à 21:17
  •  
  • @Bernard LAURENCE. J’ajoute pour préciser que le sens moral est intuitif. Ce qui me permet de rectifier une faute de construction dans la phrase citée, il aurait fallu écrire : ‘Le sens moral n’est pas tributaire de l’expertise philosophique. Celle-ci répond à une culture académique qui n’en préjuge pas…’. Une personne dépourvue de culture académique peut en être dotée, et agir en fonction de ce que lui dicte sa conscience, a contrario un expert pourra en être dépourvu. Ou l’inverse. Il n’y a pas de lien de causalité.

    Glycère Benoît Le 25 mars à 04:41
  •  
  • @ Glycère Benoît
    Ne vous blanchissez pas, d’entrée, en prétendant que cet homme "mérite le respect". Taisez-vous. Taisez-vous. Ce que vous faites est l’inverse du respect. Et par pitié, ne me répondez pas. Forcément, vos dits "échanges", raides et phraseux, ne peuvent que tourner court. On ne peut pas avoir envie de vous "répondre". Car ce ne sont pas des échanges, mais de votre part de sinistres clowneries polémiques, pas honnêtes, et complètement à côté de la plaque, dont je n’ai même pas envie d’essayer de tout comprendre ! Vous dîtes n’importe quoi. Et vous atteignez ici au comble : l’infâmie, sitôt la mort tragique d’un homme, de l’attaquer de manière plus que caricaturale : mensongère. Jouant sur "la fin", "les yeux qui se ferment", pour ainsi dire d’un aveugle... Vous êtes immonde. Précisément, est-il besoin de le rappeler, Lucien Sève a grandement contribué à la constitution d’une autre pensée, dédogmatisée, que celle qui faisait se demander "jadis" à un Jacques Duclos, si "ses yeux se fermeront avant d’avoir vu le Socialisme sur la terre de France"... Inventer qu’il aurait dédouané le concept de socialisme en se planquant derrière le faux concept de stalinisme, est une plaisanterie ridicule, fumiste, et calomnieuse. Vous n’êtes pas vous-même sorti du stalinisme en imaginant que le travail autocritique profond consiste à avouer en bloc et d’un coup : qu’on s’est globalement trompé, sans quoi l’on n’aurait pas d’excuse !... Allez vous coucher.

    Aubert SIKIRDJI Le 25 mars à 12:25
  •  
  • @ Glycère Benoît

    L’on ne "discute" pas en attribuant à autrui ses propres idées fixes.

    Aubert SIKIRDJI Le 25 mars à 12:48
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI. Il faudrait avoir pitié de vous qui m’insultez ? Vous êtes un drôle de commentateur. Apprenez que dans tout débat on doit accepter d’être contredit. Je ne suis pas d’accord avec la thèse de Lucien Sève qui voit dans le stalinisme une trahison, ou une déviation, du régime socialiste mis en place par Lénine en novembre 1917. J’ai le droit de le dire et je l’ai dit en termes mesurés, qui n’avaient rien d’offensant pour personne.

    Le caractère criminel et totalitaire de ce régime est attesté dès l’origine. La Tchéka a été créée en décembre 1917. Lénine a dissous en janvier 1918 l’assemblée constituante au seul motif que les bolcheviks y étayent minoritaires (168 sièges sur 703). Ces faits historiques n’empêchent pas de reconnaître, pour leur valeur propre, les grandes connaissances de Lucien Sève en matière de marxisme. Il en était l’un des meilleurs experts en France. Mais il était aussi un politicien de carrière, permanent du PCF. Il n’était donc pas un expert indépendant.

    Vous citez à l’appui de vos anathèmes Jacques Duclos, le type même de l’apparatchik kominternien. Il n’a pas vu le socialisme en terre de France, gémissez-vous. Ce qu’on y voit, c’est la démocratie. Ce n’est pas le même régime. Les citoyens de différentes opinions peuvent se parler sans s’insulter. Ils sont égaux en dignité et en droits. Un anticommuniste est l’égal d’un communiste, aussi respectable. Le comprenez-vous ? N’allez pas vous coucher. Réfléchissez, donc en restant éveillé, donc sans rêver, à la différence entre les deux régimes, la démocratie et le socialisme. Je vous y invite.

    Glycère Benoît Le 25 mars à 14:51
  •  
  • A L’attention de G. Benoit

    Ce "il me semble" (votre écrit de 21 h 17) confirme bien que vous n’avez pas lu L. Sève, que vous ne voulez pas le lire (par paresse ou peur de perdre vos certitudes ou de comprendre enfin quelque chose ?) c’est pourquoi votre argumentation tombe à plat.
    Si l’on vous comprend bien, il y a deux types de régime, la démocratie et le socialisme. Avez-vous déjà entendu parler du capitalisme ? Surtout en ce moment. Quel merveilleux système, en quelques jours des milliers de milliards de dollars se sont évaporés...Et pour aller vite : dans quel régime situez-vous l’Arabie saoudite ? Comment justifiez-vous l’assassinat de 500 000 communistes en Indonésie en 1965 ? Ils furent victimes de qui et de quoi ? Comme "maints modestes antinazis ont fini à Dachau" ...

    Bernard LAURENCE Le 25 mars à 15:50
  •  
  • @ G. Benoît

    Merci. Je ne vous ai pas attendu.

    Aubert SIKIRDJI Le 25 mars à 15:54
  •  
  • @ G. Benoît

    ...Et non, je ne gémis pas sur le fait que Jacques Duclos n’aurait pas vu le Socialisme en terre de France... Cessez vos bêtises schématiques !...

    Aubert SIKIRDJI Le 25 mars à 16:01
  •  
  • @Bernard LAURENCE. Mon argumentation ne tombe pas à plat. Elle ne porte pas sur l’œuvre philosophique de Lucien Sève, dont la qualité fait l’unanimité, mais sur les responsabilités qu’il prit en tant que permanent du PCF.

    Je ne dis pas qu’il n’y a que deux régimes possibles. Je dis que ces deux régimes, la démocratie et le socialisme sont radicalement différents et incompatibles. C’est vous qui ne lisez pas. À vous aussi il vous reste de la paresse à vaincre, des choses à enfin comprendre.

    Avez-vous déjà entendu parler du fait que le capitalisme n’est pas un régime politique ? Votre confusion fait tomber votre argument, du haut d’une certaine condescendance, qu’il est piquant d’imiter pour en souligner le côté incongru. On la voit volontiers chez les communistes quand il leur arrive de dialoguer avec ceux qui ne le sont pas – au demeurant je ne sais pas si vous l’êtes vous-même, mais vous avez leur manière – tels des sachants s’adressant à des bouseux incultes.

    Le capitalisme c’est l’économie, la production et l’échange, encadrés par le droit. Le régime c’est autre chose. Il n’y a pas que la démocratie en face du socialisme, d’autant que le socialisme a disparu, sauf dans quelques États. Le cas de la Chine est intéressant : régime communiste, économie capitaliste. Il existe encore maints régimes dictatoriaux, théocratiques, des autorités de fait, des gouvernements de rencontre. Qui justifierait les violations des droits de la personne qu’on y constate ?

    Loin de moi l’idée de justifier la répression anticommuniste en Indonésie. L’instauration du régime de Castro à Cuba fit des milliers de morts, exécutions sommaires, procès expéditifs, assassinats politiques, liquidations d’affidés de l’ancien régime. Ça ne fait pas de Batista un prix de vertu, mais c’est plus de victimes que lui-même ne fit. On aura beau jeu maintenant de dire que Fidel Castro lui aussi a trahi les idéaux du socialisme, etc. Ce filon est très productif.

    Glycère Benoît Le 25 mars à 17:32
  •  
  • @ Glycère Benoît
    .
    ...Décidément, vous me forcez à réagir. Qu’est-ce dont que cette façon que vous avez de séparer l’homme et l’oeuvre ?!?... Singulièrement, s’agissant de Lucien Sève, c’est du grand n’importe quoi !... Vous dîtes que "votre argumentation ... ne porte pas sur l’œuvre philosophique de Lucien Sève, dont la qualité fait l’unanimité, mais sur les responsabilités qu’il prit en tant que permanent du PCF. "
    Bigre !... Eh bien moi je vous dis qu’elle ferait bien mieux, votre argumentation, de porter sur l’oeuvre en question (encore faudrait-il que vous en soyez un peu capable), plutôt que d’en faire un objet de reconnaissance mondaine et "unanime" !...
    Premièrement, pour la raison que c’est quelqu’un qui, n’est-ce pas, de longue date, c’est justement posé la question de savoir ce que parler de BIOGRAPHIES veut dire, en approche marxiste !...
    Deuxièmement, cette oeuvre n’est pas faite, non, pour déclencher un concert d’unanimité. C’est INDISSOCIABLEMENT que l’on peut se poser la question des relations entre la dimension "encore passablement dogmatique" de certains de ses travaux, et sur ses responsabilités, comme vous l’avez écrit, "d’apparatchik"...
    De la même façon que c’est EN COHÉRENCE qu’il a finalement quitté le PCF, ce qui m’a fait noter au début de cette discussion qu’il ne s’agissait pas de traiter de cette séparation à la légère...
    C’est, oui, LA MÊME PERSONNE POLITIQUE ET PHILOSOPHIQUE qui, soi-dit en passant, a publiquement regretté, par exemple, la maltraitance qu’il a fait subir, à des moments différents, à des philosophes comme Henri Lefèbvre ou Louis Althusser, en tant qu’ "homme de Parti"...
    Je ne vous en dirai pas plus.

    Aubert SIKIRDJI Le 25 mars à 18:51
  •  
  • A G. Benoît
    C’est quoi la démocratie quand on travaille dans une multinationale capitaliste ?
    J’aimerais bien le savoir parce que mon expérience professionnelle ne m’a pas permis de l’expérimenter.
    " Le cas de la Chine est intéressant : régime communiste, économie capitaliste." Ne voyez-vous pas là une contradiction ?
    Lucien Sève y consacre 20 pages dans son dernier ouvrage "Le communisme" ? (p. 520 à 539). Mais il paraît évident que nous n’avons pas la même grille d’analyse : de tous côtés on entend qu’il faut changer de système, et on ne parle pas de la démocratie, mais du capitalisme qui est le mode de production archi-dominant, détruisant l’humanité et la nature à vitesse accélérée, et aujourd’hui entré en phase terminale.

    Par ailleurs, entièrement d’accord avec A. Sikirdji.

    Bernard LAURENCE Le 25 mars à 22:18
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI. Le sujet n’est pas ce dont nous sommes capables mais de comprendre pourquoi les régimes socialistes étaient instables, ce qui a provoqué leur écroulement. Ce but intellectuel n’est ni inaccessible ni tabou, même s’il exige des capacités que tout le monde n’a pas comme vous l’avez souligné. Je n’ai aucune idée des vôtres, à part que vous avez une propension à l’injure, ce qui a priori ne vous grandit pas dans tout débat. Mais effectivement ce n’est pas le sujet.

    Accessoirement à cette chute des régimes, qui a entraîné les partis communistes dans la marginalité ou la métamorphose, on peut se demander si le socialisme fut un bon régime malgré son instabilité et sa nature antidémocratique. Ce ne sont pas les philosophes qui pourront nous le dire mais les historiens. Je veux croire que là non plus vous ne m’avez pas attendu pour les consulter. Les témoins aussi. En ce moment, je relis ‘Retour de l’U.R.S.S.’ (suivis des ‘Retouches…’) de Gide. Tiens, à propos d’injures, les réactions communistes à cet ouvrage, c’était gratiné. Ce n’était pas un imbécile André Gide, il en avait des capacités, lui. Elles valaient bien celles de Lucien Sève. Il n’a pas eu besoin de passer soixante ans au PCF pour savoir à quoi s’en tenir sur la réalité. Ce n’est pas rien en politique, la réalité, alors qu’en philosophie on peut en faire abstraction.

    Là justement est un point intéressant, qui interroge le philosophe Sève, et non plus seulement le militant. Le socialisme est un régime dont la légitimité ne dépend pas de la volonté populaire – il n’y a pas de suffrage universel – mais d’une théorie philosophique, le marxisme-léninisme, qui constitue une référence censée être fixe par rapport au temps. Mais vient le moment où tout s’écroule. Sève, pour l’expliquer, dit que c’est le régime qui a trahi la philosophie et que le futur permettra au vrai socialisme de repartir sur des bases purifiées, le vrai marxisme, etc. C’est une thèse. Une autre thèse dit que c’est le marxisme lui-même qui contient un biais, un paralogisme, qui le rend impuissant à fonder un régime stable, faute d’avoir ce pouvoir d’anticipation total dont il était crédité. En tant que théorie, le marxisme reste une grande pensée, mais il ne peut se substituer à la volonté des peuples.

    Glycère Benoît Le 25 mars à 23:09
  •  
  • @Bernard LAURENCE. La démocratie c’est le régime parlementaire. Vous le trouvez mauvais. Vous avez raison il l’est. Dites par quel régime vous voulez le remplacer. Dites qui dans ce nouveau régime aura le pouvoir et par quoi ce pouvoir sera légitime.

    Glycère Benoît Le 25 mars à 23:16
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Bon. Admettons que je vous en dise un peu plus. Je ne veux pas vous laisser comme ça, pantelant...

    Et d’une je m’en voudrais de vous injurier. Mes insultes et ma véhémence, c’est autre chose... C’est "juste" une colère ponctuelle. Car il n’est pas acceptable que l’on se comporte n’importe comment, au moment, encore une fois, d’un décès tragique. C’est une question de décence élémentaire.

    Peu importe que ce soit inconscient de votre part, vous n’avez pas d’excuse..., comme vous dites : et ne renversez pas les rôles, ...car c’est vous qui êtes venu injurier aussitôt un mort, en prétendant qu’il avait oublié d’enlever, pour aisni dire, les peaux de saucisson de ses yeux, avant de mourir !...

    C’est très mal, car d’abord très injuste. L’héritage de Sève est celui d’un considérable effort de LUCIDITÉ. Précisément, lorsque je vous vois vous perdre dans des considérations sur réalité et idéal philosophique, l’apport essentiel de Séve c’est de NOUS RAMENER AU RÉALISME, c’est-à-dire au "matérialisme historique"... On peut toujours s’interroger sur les "retards" du PCF et de son appareil, convoquer Gide, etc., etc. Et tant d’autres "témoignages", comme vous dites... Il y aurait beaucoup, beaucoup de choses à dire là-dessus, et je vous en donne acte.

    Mais quid de Sève, à ce propos ? Il est UN FAIT qu’à propos de la dite "condamnation du stalinisme", par le PCF, au milieu des années 70, Sève nous a appelé à ne pas nous en tenir, justement, à une vision de ce fameux stalinisme comme explicable par une simple "perversion de l’Idéal socialiste". Il n’a cessé par la suite d’approvisionner la conviction que c’est le Socialisme lui-même, comme synonyme de chosification du communisme, qui était à remettre en cause. C’est le B-A-BA de Sève, encore une fois, pour qui l’a un peu lu !... ( À côté de quoi, vous vous payez le luxe de présentement faire le mariole, en élucubrant sur "le pur" Socalisme ou "le marxime-léninisme", ...à total contre-sens, et en totale projection de votre propre anachronisme et fatuité idéologiques !... Je vous le confirme : c’est "un peu" déplaisant...)

    Il faut derrière aussitôt ajouter ceci : que ce "retour nécessaire à Marx", avec piqûre de rappel que le communisme n’est pas un Idéal métamorphisé en régime, en État, mais avant tout le mouvement de dépassement de l’ordre établi...., ce n’est pas sans une grande vigueur politique que Sève l’a posé : il a d’ailleurs noté à ce propos que LE CONCEPT DE REFONDATION, qu’il a lancé, est un signifiant qui a essaimé, jusqu’à un usage courant... J’ajoute qu’on pourrait enlever le "re-" de refondation : il s’est agi d’un véritable "fondamentalisme" marxien..., où d’ailleurs la question démocratique ne pouvait elle-même rester cantonnée à son immobilisation "libérale", à "un régime" de Représentation, mais se ressourcer centralement à l’héritage de Jaurès...

    De quoi parle Jaurès ? Et Séve après lui ? D’ÉVOLUTION RÉVOLUTIONNAIRE. Lucien ajoutait : " ou révolution évolutionnaire"... Autrement dit d’une vision PROFONDE non pas de "la Démocratie", comme idée toute faite, et "régime" tout établi..., mais de la DÉMOCRATISATION "COMPLÈTE" de la Société..., qui ne se résume certainement pas à une affaire de vote et d’élection !...

    Aubert SIKIRDJI Le 26 mars à 10:03
  •  
  • A l’attention de G. Benoît.
    Je n’ai jamais écrit que je trouvais mauvais la démocratie et le régime parlementaire. Je veux seulement en montrer les limites dans une société capitaliste ; par exemple le rejet par le peuple français de la constitution européenne en 2005 et sa remise en selle 2 ans plus tard par le Parlement (UMP+PS). Drôle de démocratie.
    Mais il y a un expert en la matière dont il ne faut pas oublier les propos, F. von Hayek, grand gourou de l’ultra-libéralisme : "Une dictature peut être un système nécessaire pour une période transitoire. Parfois, il est nécessaire pour un pays d’avoir pour un temps, une forme ou une autre de pouvoir dictatorial (...) Personnellement, je préfère un dictateur libéral plutôt qu’un gouvernement démocratique manaquant de libéralisme". Entretien donné au journal El Mercurio le 12 avril 1981. Il a rencontré Pinochet à deux reprises et la dictature a duré 16 ans (juste un période transitoire !!). J. Chirac lui a remis la Légion d’honneur et tout récemment E. Philippe faisait son éloge. Pour terminer, j’aimerais avoir votre avis sur l’avenir du capitalisme au vu de ce qui se passe en ce moment. Comment expliquez-vous une telle crise ?

    Bernard LAURENCE Le 26 mars à 18:40
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  • @Aubert SIKIRDJI. Je vous donne volontiers acte que les injures que j’ai cru déceler n’existaient qu’en apparence. On est donc dans le cadre standard de la démocratie, le dialogue courtois entre concitoyens, que nous n’avions pas vraiment quitté. Pour autant je ne pantèle pas. Mes positions ne me secouent pas spécialement, ça va merci.

    Le destin du régime socialiste est rempli. Il forme un tout cohérent, intégralement devenu un objet historique, qui nous assigne de comprendre pourquoi il apparut en 1917, pourquoi il disparut, entre 1989 et 1991. Cet ensemble est homogène par sa logique de fonctionnement et ses principes idéologiques fondamentaux. Le Komintern lui donnait une structure politique hiérarchisée, conforme à l’internationalisme prolétarien. Découper l’univers communiste a posteriori en sections contradictoires par nature est une démarche étrangère à l’esprit scientifique et à l’honnêteté intellectuelle. Si le dire s’écarte du style hagiographique qu’appelle la disparition d’une personnalité éminente, ce n’est pas là pour autant manquer au respect dû à sa mémoire, moins encore ignorer ce qu’on doit à la probité. On peut, même en de telles circonstances, exprimer dignement, sans haine, un désaccord sur le fond.

    Lucien Sève condamne le stalinisme, après avoir, comme d’autres, identifié le concept en le nommant, et l’avoir isolé. Mettons qu’on reconnaisse la validité du néologisme, aucune langue n’interdisant d’en créer, sauf à répondre des abus lexicaux. À l’évidence le régime fondé en 1917 était criminel. Staline meurt le 5 mars 1953. Le socialisme a-t-il changé alors de nature pour retrouver l’innocence qui lui était promise sur ses fonts baptismaux ? Quid de la répression à Budapest en 1956 ? Du Grand Bond en avant de 1958 ? Quid du XXème congrès du PCUS, où le parti au pouvoir avoua ses crimes, tout en y restant ? Dans un monde normal il aurait dû en être chassé pour ne jamais y revenir. Le Mur de Berlin (1961-1989), symbole à la fois de l’horreur de l’empire à son apogée et du fracas de sa chute, que devait-il au stalinisme ? Si Honecker est un stalinien, alors il faut admettre que le socialisme et le stalinisme c’est pareil, sans chercher le salut dans l’inflation sémantique par la grâce d’outils comme le maoïsme, le brejnévisme, le polpotisme, le kadarisme et même tiens le honeckerisme, etc.

    Mais si on l’admet, si on l’intériorise, on est confronté au vide, au néant. La philosophie a horreur du vide. Il est tentant alors de recourir à l’interprétation des textes originaux pour s’affranchir de soixante ans de militance au sein d’un parti qui avait justifié de tels crimes. Qu’y faisait Lucien Sève au moment où ils se perpétraient sans que sa voix eût retentit pour les condamner ? Pourtant il ne lui aurait pas donné une meilleure portée qu’en le quittant. On a l’exemple de militants sincères qui le firent dès 1956, parfois bien avant. Entre 1945 et 1950, le PCF perdit la moitié de ses adhérents.

    Glycère Benoît Le 26 mars à 22:52
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  • @Bernard LAURENCE. Je prends note que vous ne préconisez pas l’abolition du régime parlementaire, ce qui aurait logiquement été le cas si vous le trouviez mauvais. Personnellement je m’en tiens à la position classique : c’est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres. C’est pour cela que je le soutiens, en constatant au passage son incompatibilité totale avec le régime socialiste. Voilà qui est clair. On aimerait la même clarté de votre côté.

    Nous ne sommes pas dans une société capitaliste. Nous sommes dans une société démocratique, c’est l’économie qui est capitaliste. Vous avez raison de pointer des exemples de ses défauts, portant sur ses modalités, une qui est souvent citée à charge, le référendum de 2005. Mais quid de ses principes ? Les manquements à leur respect que l’on constate ne les remettent pas fondamentalement en cause. Par exemple, c’est la République qui a bâti pour l’essentiel l’empire colonial français, qui ne passe pas pour un modèle d’émancipation des peuples. Pourtant la France est restée une démocratie, finissant par décoloniser.

    Hayek est un économiste. Il n’est pas une référence dans ce qui fonde le régime actuel de la France, même s’il a été décoré.

    Mon avis sur l’avenir de l’économie est qu’elle ne peut pas disparaître. On peut l’appeler le capitalisme si vous voulez, les deux mots sont presque synonymes. Même s’il arrive la pire chose qui puisse arriver au capitalisme, la prise du pouvoir dans un pays donné par le parti communiste, le capitalisme ne disparaît pas. Il entre en dormance, il devient souterrain, puis, après dix, vingt, cinquante ou cent ans s’il le faut, il réapparaît et le régime socialiste s’écroule. Parfois c’est le parti communiste lui-même qui rétablit le capitalisme, pour rester au pouvoir en confortant son économie, comme en Chine. Vous me demandiez si je n’y voyais pas une contradiction. C’est aux communistes chinois qu’il faut le demander. Au jeu des prédictions, j’avancerais même que c’est un scénario possible pour Cuba.

    Quant à la crise sanitaire actuelle, j’observe qu’elle a pris naissance dans un État gouverné par un parti communiste. Il n’a pas su tirer les leçons d’une précédente expérience, l’épidémie de SRAS en 2003. Il me paraît hasardeux d’affirmer que la pandémie actuelle est la faute du capitalisme et que grâce au socialisme le gens guériront. Mais je peux me tromper. Nous verrons si les scores électoraux du parti communiste s’améliorent et lui permettent, après avoir pris le pouvoir, d’appliquer un programme marxiste-léniniste où l’Homme Nouveau, prévu par la doctrine, pourra à terme émerger, sain de corps et d’esprit, indemne de toutes ces misères et maladies imputables au capitalisme.

    Glycère Benoît Le 26 mars à 23:39
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  • @ Glycère Benoît

    Ben dîtes, ce n’est pas la peine de vous demander : « - Étonnez-moi Benoît !... » Nan nan. Pas de surprise. D’un jour sur l’autre, vous n’écoutez rien, ou du moins vous faites à peine semblant, ...et vous rapportez le même pot de pâte à tartiner, bizarrement toujours le même et toujours entier. Avec le même rituel : 36.15. qui n’en veut ? Une cuillère pour papa, une cuillère pour maman... Ça écœure vite !...

    Je parle de pâte à tartiner, pour faire image de "pensée visqueuse".... Pensée ? Même pas..., car vous ne pensez pas. Vous égrenez plutôt une série de "réflexions" hystériques, pédantes, puériles et ampoulées, vierges de toute dialectique. Toujours les mêmes. Comme on enfile les perles.

    De confortables poncifs. AUJOURD’HUI criminels. Car c’est çui qui dit qui est.

    Vous vous abritez derrière le caractère, selon vous, intrinsèquement et initialement criminogène de l’idée communiste, en arguant de son caractère indivisible, insécable, faite pour des régimes d’un bloc,

    ...mais "la Chute" monumentale ayant eu lieu, ...ça vous donnerait raison, non pas de penser ou repenser la Démocratie, d’en faire travailler la contradiction interne, en relation avec la vie réelle...mais de la considérer, à nouveau comme un "Régime", peut-être pas parfait, mais vous permettant de tranquillement pencher pour lui, vu que c’est le moins pire !...

    C’est pareil, quelque part,... que Macron qui nous dit d’aller nous faire voir en dictature si l’on n’est pas content... Sauf que c’est justement devenu AUJOURD’HUI criminel de dire cela !...

    C’est le signe d’un point d’impasse historique. Non pas impasse partielle, mais impasse totale.

    Car il faut TOUT repenser, sur le mode de "la complexité", comme nous y invite quelque’un comme Edgar Morin....

    Nous sommes à un moment où aucune "pensée entitaire", parlant benoîtement de LA démocratie, de L’économie, DU communisme, DU socialisme, DU capitalisme, de L’écologie, DU féminisme, etc. comme de CHOSES prédéfinies, entre lesquelles nous n’aurions qu’à faire notre marché, sur on-ne-sait-quelle foire à l’Événementiel, n’est admissible !...

    Nous ne sommes pas ici à jouer avec des cubes.
    Nous sommes à un point terminal de l’idéologie du "CHOIX" !... Car oui, "la crise du coronavirus" nous montre que NOUS N’AVONS PLUS LE CHOIX. Qu’il faudra prendre des décisions et porter des actes radicaux, dans le bon sens du terme...

    Mais ce n’est pas la peine d’essayer de vous le dire.

    Car non, vous n’êtes visiblement PAS CAPABLE de l’entendre.

    Aubert SIKIRDJI Le 27 mars à 03:31
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  • @Aubert SIKIRDJI. Qu’est-ce que c’est que cette histoire de pâte à tartiner, de 36.15, de jeu de cubes ? A ce niveau de galimatias, je n’exclus pas le second degré, et vos messages une méthode destinée à égarer le débatteur et lui faire perdre son temps en lui balançant des régressions à l’infini. C’est une forme de la langue de bois, langage typique des communistes pour interdire le dialogue en donnant l’apparence qu’on le maintient. Vous utilisez au moins une de leurs ressources. C’est d’ailleurs, quand ils sont dans l’opposition, ce à quoi se réduit l’essentiel de leur identité.

    Tout ce que vous savez dire c’est que je suis un imbécile. C’est fort possible. Quand bien même cela serait ? Ce n’est pas le sujet. Nous ne sommes pas ici pour faire de la psychanalyse ou de la psychométrie, mais pour parler politique, à l’occasion de la disparition d’un grand penseur du marxisme qui fut aussi un militant et un responsable du PCF de 1950 à 2010.

    Je vous suggère de revenir sur l’histoire du régime socialiste et de comprendre pourquoi il s’est écroulé. Vous voyez dans sa chute de quoi engendrer une refondation du parti communiste, qui lui ouvrirait une perspective grandiose, après avoir fait table rase du passé. Vous ne m’avez pas attendu pour y réfléchir m’avez-vous dit. Très bien, faites-le, vous qui êtes intelligent, vous qui êtes un révolutionnaire évolutionnaire. Ne perdez pas votre temps à dialoguer avec un imbécile tout juste bon à tartiner de la pâte et à jouer avec des cubes.

    Glycère Benoît Le 27 mars à 06:38
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  • @ Glycère Benoît

    Oui, allez,... mes méthodes le signent, n’est-ce pas . Je vous l’avoue : je suis un communiste. Que le PCF , soit-dit en passant, ...a quitté il ya 35 ans...

    ..."Démocratie" ? Je vous ai parlé de CONTRADICTION INTERNE. La chute de régimes dits de démocratie populaire, qui identifiaient démocratie et socialisme "réel", a laissé béante la question : POUVOIR DU PEUPLE OU POUVOIR SUR LE PEUPLE ? !...

    Les libéraux identifient, eux, démocratie et capitalisme. Et la question reste béante, plus entière que jamais...

    Oui, je vous parle de jeux de cubes de couleurs... Je vous redis que la question n’est pas des "mérites comparés" de tels et tels "régimes"...

    Aubert SIKIRDJI Le 27 mars à 12:11
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  • J’oubliais un exemple récent de démocratie : l’adoption de la réforme des retraites par application de l’article 49-3 de la Constitution. Comme quoi ce mot sans son analyse concrète reste une abstraction.

    Bernard LAURENCE Le 27 mars à 16:25
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  • @ Glycère Benoît

    Il faudrait repartir des "principes élémentaires de Philosophie", de George Politzer, qui faisait le départ entre pensée magique, métaphysique, et pensée dialectique... Comparaison, effectivement très imbécile, n’est pas raison. Entre ce que l’on réduit, comment dire, à des essences, au lieu de se fader l’examen concret, courageux et profond des contradictions internes...

    Il n’y a pas "LE" régime socialiste en général, non. Il y a une histoire, il y a effectivement DES histoires sur lesquelles il faut consciencieusement revenir.

    Ce que Lucien Sève dit, par exemple, de Lénine et de la NEP, de la "prématurité" des conditions du socialisme, relève de l’analyse concrète. Rien n’est mécanique. Et vous ne me connaissez absolument pas : je suis le total contraire d’un table-rasiste. Je suis quelqu’un qui bondit chaque fois qu’il entend des raisonnements mécaniques, relevant d’une bien piètre "science expérimentale de l’Histoire", faite de séquences successives que l’on se contenterait de subir.

    Pour le dire de manière très réduite, je suis de ceux qui s’insurgent contre ce que je nomme le "périodisme" historique, contre un certain jésuitisme qui banalise les défauts d’anticipation et les "retards" politiques : un comportement idéologique qui voudrait que de toute façon on aurait "l’Histoire pour soi"... Rien n’est écrit. Et en réalité, l’Histoire ne repasse pas les plats.

    "La Chute" dont vous parlez, des "régimes" du dit "socialisme réel", ...était singulièrement en gestation, depuis la séquence de 68... Et je considère que le PCF a tord de sanctuariser l’ère Marchais, de ne pas révéler les "nouveaux retards" théorico-stratégiques qui l’ont habitée...

    Je refuse en conséquence tous les propos qui présentent "La Chute" comme un traumatisme, comme ceux qui, opportunistes, se sont contenté de chanter l’air d’un "communisme de nouvelle génération", en se dispensant de tout le travail de retour critique que cela impliquait !...

    Aubert SIKIRDJI Le 27 mars à 16:33
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  • @Aubert SIKIRDJI. Vous êtes communiste, je suis démocrate. Peu importe par quoi ces positionnements sont connotés. Nous devons vivre ensemble dans la même société, où il n’y a personne à liquider comme membre d’une classe parasitaire ou élément antisocialiste. Nous y vivons tous et nous ne faisons pas que tartiner de la pâte. Vous avez parfaitement raison d’être communiste, de votre point de vue. J’ai parfaitement raison de ne pas l’être, du mien. Ma présence vous gêne-t-elle dans la société existante et, potentielle, dans celle à l’avènement de laquelle il est plausible que vous militiez ? Je ne sais. La vôtre en tout cas ne me gêne pas, au contraire.

    La contradiction interne identifiée par le marxisme, et qu’à juste titre vous mettez en lumière, n’a rien de chimérique. Elle existe mais loin de travailler à l’ébranlement de la société elle crée des tensions qui, par leur résultante, contribuent à la maintenir debout. Les antagonismes qui ont cours en son sein, entre les classes, les groupes, les nations, les individus n’aboutissent pas à lui substituer une société où ils auraient disparu. C’est au contraire celles qui y prétendent, quand des révolutions et des guerres ont donné le pouvoir aux démiurges, qui finissent par s’écrouler. Le 9 Thermidor est leur épée de Damoclès. Le balancier revient au centre et l’État de droit reprend sa place et ses attributions.

    La solidité des régimes parlementaires, existant dans leur forme moderne depuis presque trois siècles – c’est en 1721 que Sir Robert Walpole devint en pratique le premier Premier ministre du Royaume-Uni – est à comparer avec l’histoire chaotique et brève des régimes socialistes. Remarquez, l’histoire fut aussi chaotique pour tous les régimes, la démocratie n’a pas été instaurée dans la douceur du dialogue consensuel autour d’une tasse de thé. Les nations se sont toujours forgées par le fer et par le feu, et elles continueront à le faire. L’histoire est tragique par nature, la démocratie ne prétend pas y mettre fin et c’est une des pires démagogies que de faire croire le contraire. Certes. Mais la stabilité institutionnelle, retenant dans l’architecture du droit ces contradictions internes en lesquelles sous voyez un vice rédhibitoire, n’est pas du côté du socialisme qui se targuait pourtant de les anéantir.

    La démocratie est un système ouvert, porteur en lui-même de cette démocratisation permanente qui est un processus sans cesse en cours, non un état de choses où tout serait abouti. Vous voyez ce type de dynamique avec sympathie. Croire que cet état puisse être atteint, ce qui serait alors la fin de l’histoire, est un des points d’appui idéologiques du communisme. L’émergence de l’Homme Nouveau le permettrait, avec en parallèle l’élimination de l’Homme Ancien. Ne vous désolez pas alors de vivre dans cette démocratie si éloignée des valeurs du marxisme : elle vous permet de vous en prévaloir, d’adhérer au PCF puis de le quitter, d’adhérer à un autre parti de cette mouvance ou d’une mouvance paramarxiste, ou marxienne tiens, le mot est repris par Sève lui-même, que sais-je encore. Les flexions sont si nombreuses. Il n’est même pas impossible qu’un parti communiste gagne les élections. Juridiquement rien ne l’interdit. Ainsi en plus vous vivez dans l’espoir.

    Glycère Benoît Le 27 mars à 17:20
  •  
  • @Bernard LAURENCE. Le coup de Prague c’est mieux ? Qu’en disait Lucien Sève et ses camarades à l’époque ?

    L’article 49-3 a deux fonctions, empêcher l’obstruction parlementaire et permettre à un gouvernement sans majorité pour le soutenir mais sans non plus pour le censurer de fonctionner. En cela il n’est pas une atteinte de principe à la démocratie. C’est plutôt l’obstruction, par son but délibéré de paralyser le parlement qui est un déni de démocratie. Les 40 000 amendements déposés, dont 23 000 de Mélenchon, en sont l’illustration caricaturale.

    Tous les gouvernements, de droite comme de gauche y ont eu recours. Le plus prodigue en ce domaine a été le second gouvernement Rocard (juin 1988-mai 1991), qui, ne disposant pas d’une majorité établie, l’utilisa 28 fois. Cela ne fait pas de Rocard un ennemi de la démocratie.

    Glycère Benoît Le 27 mars à 17:46
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  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    "Perfection, c’est paresse." Paul Éluard.

    Non, non, ...vous n’êtes pas parfait.

    Vous êtes bien trop mieux : vous êtes comme le fameux 49.3, vous êtes plus que parfait, dans votre genre, Monsieur.
    Un point de perfection aboutie. Un vrai rêve de perfection.

    Y a pas mieux.

    Vous persévérez en l’occurrence à ne rien écouter, pire, à faire dire à l’autre le "parfait" contraire de ce qu’il dit, en fonction de vos préjugés ancrés.

    Je vous parle de contradictions internes... Vous en déduisez qu’elles constituent à mon sens un vice rédhibitoire !... Ah bon ? Première nouvelle ! Quand est-ce que j’aurais écrit cela ?!?... Dîtes ?

    Je vous révèle que je suis UN communiste, vous en déduisez que "je suis communiste", alors que vous "seriez" démocrate, en persistant à raisonner en terme d’essences...

    ...Le propre du démocrate, ce serait, n’est-ce pas, l’hospitalité envers les contradictions et les antagonismes, qui "tiennent le monde debout", ...et à l’inverse, le propre du communiste, ce serait de vouloir "liquider" ceux-ci, et de vouloir substituer à notre monde d’humanité vivante, des sociétés mortes, sous couvert d’homme nouveau et de fin de l’Histoire...

    Ce qui est pure folie, mais n’est-ce pas, l’espoir fait vivre, et le propre de la parfaite démocratie ce serait même, si l’on vous suit, de tolérer avec bienveillance de parfaits fous parfaitement furieux !...

    Et en quoi donc consisterait cette folie de volonté liquidatrice ? Dans son caractère intégral : on y voudrait liquider les biens parasites comme les personnes. Les classes parasites, de la même manière que "les éléments anti-socialistes"...

    La preuve ? Le coup de Prague.
    Ne vous ai-je pas signalé, en ce qui me concerne, que "la Chute" de systèmes ayant la fâcheuse tendance à évacuer les contradictions était en germe depuis 68 ? Vous n’en avez cure.

    Pas mieux !...

    Non, Pas mieux.
    Continuez comme ça...

    Aubert SIKIRDJI Le 27 mars à 20:31
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ...En ce qui concerne votre question de savoir c’est quoi cette histoire, précisément, de 36.15 qui n’en veut de la pâte à tartiner et des cubes de couleur... Vous pouvez taper 36.15 qui n’en veut sur moteur de recherche... Il s’agit d’une expression tirée des "Deschiens"...
    Il y a un nouveau sketch à écrire : 36.15 qui n’en veut de la Démocratie, sous Macron...

    Aubert SIKIRDJI Le 27 mars à 21:01
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI. Où vous aurais-je dit que je ma considérais comme parfait, ou même que je prétendais à me rapprocher de cet état, fût-ce en rêve ? Première nouvelle !

    Vous vous prévalez du substantif ‘communiste’. Et vous récusez l’adjectif correspondant, qui d’ailleurs a la même forme. Quelle subtilité ! Elle m’avait échappé, forcément.

    J’ai repris vos arguments quasiment point par point, du moins les points qui me paraissaient les plus significatifs. Il m’a semblé que vous citiez les contradictions internes des sociétés démocratiques comme un défaut, non comme un avantage. Ce vice n’est pas selon vous rédhibitoire, soit, mais enfin il n’est pas devenu pour autant une vertu. J’ai bon là ?

    En revanche vous ne reprenez pas mes propres arguments, préférant l’attaque ad hominem. Peu m’importe, je vous réponds par politesse et aussi parce que vos propos, indépendamment du côté dialogue de sourd, sont, au moins en partie, intéressants. J’y vois une posture typique des communistes post-chute, si je puis dire, qui interprètent le marxisme-léninisme, doctrine constituant la base identitaire de leur parti, d’une façon si large que cela revient à en prendre le contrepied sur des point fondamentaux. Survivre après le désastre par la grâce de la virginité, de la prescription, du déni, de la métamorphose, il y a là quelque chose d’intrigant, et pas seulement pour les sémiologues. Afin de cerner les motivations de ces militants, on ne peut qu’essayer de dialoguer avec eux. Ce n’est pas chose facile : intervient alors la grâce de la langue de bois. Un aspect de celle-ci que vous chérissez particulièrement consiste à semer des guillemets un peu partout. De mon côté, j’en utilise fort peu. Finalement, ce qui nous distingue le plus, c’est le style.

    À mon tour de vous dire : continuez comme ça.

    Glycère Benoît Le 27 mars à 21:42
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  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    1/- Vous avez écrit : "Vous avez PARFAITEMENT raison d’être communiste, de votre point de vue. J’ai PARFAITEMENT raison de ne pas l’être." Parfait c’est donc parfait...

    2/- Le vrai problème, c’est surtout que parler d’"être ou ne pas être ceci ou cela", ...cela reste sur le mode ontologique... Ça ne nous sort d’ailleurs pas vraiment de la problématique de "l’être suprême" ou de l’homme nouveau", ou, si l’on veut, ...de l’homme "achevé"...
    À ce propos, si je ne veux plus dire, en l’occurrence et de mon côté, que "je suis" communiste, de la façon que vous dîtes, vous, "je suis" démocrate..., c’est justement parce que je ne vous ai pas attendu, imaginez-vous, pour "rompre" avec toute forme d’idéologisation de ce genre... Mais il est vrai qu’il y a encore beaucoup de gens qui pensent, n’est-ce pas, que "Macron il est moderne"... Et même un genre parfaitement "achevé" d’homme moderne... On en reparlera...

    3/- "Le vice et la vertu". Évidemment que la rupture épistémologique qu’a opéré Marx, qui a permis de libérer une méthologie "d’esprit scientifique" de "découverte du continent Histoire"... n’évacue pas la question morale. Mais, y compris lorsque l’on constate que dans les pays du prétendu "socialisme réel", la politique a de fait avorté en Moralisme d’État hors-sol ...cela montre que "rien n’est jamais acquis" aux communistes, ...pour ce qui est de s’efforcer de ne pas SUBSTITUER (je reprends votre terme) des raisonnements institutionnels en terme de Bien et Mal, encore une fois : à la profonde et patiente analyse des contradictions OBJECTIVES.
    Évidemment, dire cela ce n’est pas évacuer la SUBJECTIVITÉ... Car y compris cet effort d’analyse ne peut que passer par une grande DIVERSITÉ D’INDIVIDUS en tous genres, et de toutes générations...

    4/- Sur mes attaques ad hominem. Ne la ramenez pas. C’est vous qui avez commencé, ...et, faut-il que je le redise ?... Sur un homme qui vient de mourir !... De manière affreusement inadmissible, pour qui connaît un peu l’oeuvre de Lucien Sève. Combien de fois faudra-t-il vous le rappeler ? C’est un manquement abject à la décence ordinaire. Après cela, ne venez pas parler de respect et de "politesse" !...
    En outre, en ce qui concerne le régime intellectuel qui est le vôtre, nourri de poncifs fatiguants sur le vice intrinsèque "du" communisme et la vertu instrinsèque "de la" démocratie, c’est celle d’un individu, pas de son voisin. Si c’est de la mauvaise foi "inconsciente", par simple paresse, ignorance et hallucination d’idéologie dominante, ce n’est pas moins excusable.

    5/- Vous me faites bien rire, avec votre description des communistes "post-Chute", qui aurait élargi leur identité de parti marxiste-léniniste à la taille glauque d’un marécage, peuplé de reniements de toutes sortes qui n’ont d’autre but que retrouver une bien hypothétique virginité ...
    Bon, vous dites cela de manière très curieuse, mais ce n’est pas totalement faux. "La Mutation" du PCF post-Chute n’y a d’ailleurs, au PCF-même, apparemment plus bonne réputation...
    Et c’est pourquoi je dis qu’il ne suffisait pas, pour le dire très vite,... d’ANNONCER un "communisme de nouvelle génération"..., ni de se contenter seulement de la considération que les défauts et les crimes du communisme du 20ème siécle furent juste causés par une lecture malheureusement à l’envers du propos du Manifeste de 1848, qui avait en réalité affirmé que c’était "le développement de chacun qui conditionnait le développement de tous"...
    Il ne suffit pas de dire cela, non, entouré de bons guillemets, pour tout redéfinir désormais d’une "nouvelle démocratie de Parti" !...
    Mais je vous ai déjà répondu à ce propos : singulièrement en cette année, de son centenaire, je considère que le PCF devrait produire un effort de reconsidération historique sans "hagiographie" (dont je ne vais pas ici poser les éléments qui pourrait indiquer "ma contribution"), ...singulièrement en repartant de l’ère Marchais... L’effort de cohérence THÉORIQUE que cela suppose permet et suppose tout autre chose que de fonctionner sur le mode de "reniement ou pas reniement" !... Et Sève peut y aider puissamment...

    6/- Ah bon ? Utiliser des guillemets relèverait de la langue de bois ? Bigre. Encore heureux que je n’ai pas encore produit de citations d’un actuel ou présent "secrétaire général" !... (Là, pardon, ...mais si j’ai encore mis des guillemets, ...c’est parce que maintenant l’on dit "secrétaire national"... Hi hi..)

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 01:27
  •  
  • ( ...J’aurais dû écrire : "d’un actuel ou d’un ANCIEN secrétaire général"... )

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 01:39
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI.

    Continuez comme ça.

    Glycère Benoît Le 28 mars à 06:16
  •  
  • Vi vi.

    ...Et vous ne continuez pas à prétendre de façon fort incongrue que les communistes se baseraient sur le "marxisme-léninisme" (du temps de Staline). Ça fait plusieurs belles lurettes que ce n’est plus le cas.

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 10:42
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI.

    Ici comme dans la politique en général continuez comme ça.

    Glycère Benoît Le 28 mars à 11:02
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît

    Nous pouvons parler de "Post-Chute". Ok. Pour comprendre le comment du pourquoi de l’effondrement, surtout si vite...

    Je me sens au demeurant relié à l’Avant-"Communisme du 20 ème siècle" : je vous informe que j’ai un ancêtre qui ne parlait pas encore de marxisme-léninisme... Qui est mort sur les barricades de la Commune de Paris.

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 11:23
  •  
  • « Ici comme dans la politique en général continuez comme ça. »

    Ça veut dire quoi comme ça ?

    Comme des communistes et des Insoumis qui, n’est-ce pas, "bloqueraient la démocratie", ...et en face desquels ils n’y aurait pas eu d’autre solution que le 49.3 ?!?...

    Ben voyons...

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 11:31
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît

    Continuer comme ça ?
    Je vous parle de la Commune de Paris.

    Macron aussi "continue comme ça" : en mai 2018, recevant Poutine à Versailles, il s’est fendu d’une petite phrase sans ambiguïté, comme quoi Versailles était "le lieu où la République menacée s’était réfugiée"...

    Ça faisait super bien d’ainsi faire le fort devant Poutine...

    https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-10-mai-2018

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 11:41
  •  
  • Les barricades n’ont que deux côtés.
    Elsa Triolet.

    Ce n’est pas du manichéisme, c’est un constat.

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 12:09
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI.

    Votre ancêtre est mort courageusement pour ses convictions. Cela seul force le respect, et j’exprime le mien ici.

    Lénine sauta de joie, début 1918, lorsque son régime passa le cap des soixante-douze jours, la durée de la Commune de Paris. Il massacra – lui, Lénine, pas Staline – bien plus que les Versaillais, et ses victimes, liquidées pour leurs convictions, méritent aussi le respect. Lucien Sève leur en a-t-il témoigné continûment pendant les soixante ans qu’il passa au PCF ? Je n’en suis pas sûr. D’où ma position séparant l’homme et l’œuvre, refusant l’hagiographie pour peser équitablement les responsabilités politiques et morales. Vous trouvez cela inconvenant. Moi non, toutes choses égales par ailleurs. Cela n’enlève rien au talent du philosophe ni à la valeur de sa contribution à la marxologie.

    Vous avez mes encouragements pour la suite de votre action politique au nom de vos convictions, qui vous rapprochent, peut-on imaginer, de votre ancêtre. Les miennes sont radicalement différentes. C’est en leur nom que je poursuis ma propre action, qui inclut de défendre la séparation des pouvoirs, les attributions du parlement, le droit de suffrage. Il n’y a pas de démocratie sans parlement.

    Rosa Luxemburg disait que la liberté c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement.

    Glycère Benoît Le 28 mars à 13:15
  •  
  • « Je m’avance vers celui qui me contredit » (Montaigne).

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 13:26
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Ah bon ? Vous êtes sûr ? Nous aurions ainsi des positions "radicalement différentes", en ce qui concerne "la séparation des pouvoirs, les attributions du parlement, le droit de suffrage" ?!?...

    Encore une fois, problème qui fâche : ...le 49.3 relèverait-il du "cadre standard de la démocratie", et du "dialogue courtois entre citoyens" ?!?...
    ...C’EST VOUS qui le soutenez, l’assassinat du Parlement...

    Vous êtes au demeurant un sacré loustic. D’une part vous SUPPOSEZ à autrui des "différences" irréelles. D’autre part vous vous attribuez mensongèrement des qualités démocratiques que vous n’avez pas.

    Évidemment, si moi je considérais, par je-ne-sais-quelle-humeur passagère, ... que vous êtes "au fond" un salopard, doublé d’un intellectuel malhonnête bien parfumé, ...vous êtes même capable de pousser le bouchon, pourquoi pas, jusqu’à me répondre que j’ai le droit de le penser, et que vous respectez mes convictions... À bonne distance...

    Nous n’avons pas la même vision du respect ni du "pluralisme", Monsieur. Pour vous, la liberté de l’autre qui pense autrement se conçoit, du moment que la "distanciation sociale", pour utiliser un concept actuel..., est elle-même respectée. Aucune modification de l’ordre social ne doit intervenir, qui contesterait la domination de "la classe parasite"... Votre respect, c’est, pour mieux dire,... le respect de l’OGRE social...

    De mémoire, il me semble que Luc de Vauvenarges compte parmi ses maximes que peu-importe au tyran l’opinion des gens, du moment qu’il règne... Et les macroniens ont poussé loin l’affaire : Macron est sûrement capable de nous chanter du Ferrat, si on le lui demande...

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 15:32
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI.

    Continuez comme ça.

    Glycère Benoît Le 28 mars à 16:07
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît

    ...Comme ça quoi, Monsieur Benoît ?

    Comme un suppôt de Lénine "qui massacra plus que les Versaillais" ?

    ...Et hop là, une nouvelle tartine bien écœurante, avant de sortir...

    Ouais ouais, vu vos façons... Je suis sûr que vous êtes capable de me répondre "à la Lénine"... que les faits sont têtus...

    Allez, allez...

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 17:02
  •  
  • ...Les faits ?

    Des chiffres ?

    « ...Chez ces gens-là, on ne pense pas Monsieur, on ne pense pas. On compte... »,
    ...nous a chanté Brel...

    Oui, ...on compte, on compare des quantités...

    ...Comme on joue aux cubes, enfant, dans la baignoire...

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 17:55
  •  
  • Le droit le devoir de vivre -
    Poème. Paul Eluard.

    Il n’y aurait rien

    Pas un insecte bourdonnant
    Pas une feuille frissonnante
    Pas un animal léchant ou hurlant
    Rien de chaud rien de fleuri

    Rien de givré rien de brillant rien d’odorant
    Pas une ombre léchée par la fleur de l’été
    Pas un arbre portant des fourrures de neige
    Pas une joue fardée par un baiser joyeux
    Pas une aile prudente ou hardie dans le vent
    Pas un coin de chair fine pas un bras chantant
    Rien de libre ni de gagner ni de gâcher
    Ni de s’éparpiller ni de se réunir
    Pour le bien pour le mal
    Pas une nuit armée d’amour ou de repos
    Pas une voix d’aplomb pas une bouche émue
    Pas un sein dévoilé pas une main ouverte
    Pas de misère et pas de satiété
    Rien d’opaque rien de visible
    Rien de lourd rien de léger
    Rien de mortel rien d’éternel

    Il y aurait un homme
    N’importe quel homme
    Moi ou un autre
    Sinon il n’y aurait rien.

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 18:07
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI.

    Vous avez mes encouragements. Ne changez rien. Continuez.

    Glycère Benoît Le 28 mars à 18:20
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Merci.

    Aubert SIKIRDJI Le 28 mars à 18:54
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    De rien.

    Glycère Benoît Le 28 mars à 19:24
  •  
  • Déclaration de l’Association des Communistes Unitaires.

    Lucien Sève.

    La mort de Lucien Sève est un véritable choc et une grande perte. Il est l’image et un grand animateur d’un communisme vivant, qui s’inscrit dans les cheminements de celles et ceux qui sont en quête d’émancipation. Son cheminement à lui, est passé par la direction du Parti Communiste sans s’enfermer dans sa culture dominante qu’il assumait avoir dans un premier temps partagé. Il a multiplié ses efforts pour que ce qui devait être un outil ne se substitue pas à l’idéal. Lui-même considérait qu’il avait eu « trois âges » de communiste et était peu fier de ses débuts de philosophe au PC. Il disait gaiement que c’était son troisième âge le plus fécond. A ses propres yeux, il n’a jamais cessé d’évoluer vers un communisme encore impensé. Ainsi il a participé à ce que le Parti ne s’arroge plus d’être juge des pratiques hors du champ politique et c’est dans le même esprit qu’il a prôné de « commencer par les fins » c’est-à-dire que le seul guide soit l’horizon émancipateur à construire. Au fil du temps, il a contribué à dégager la pensée marxiste de tout dogmatisme : au lendemain de 68, il a intégré le rôle de l’individu et de sa subjectivité aux données de la lutte des classes, le « Je » base du « Nous » à une époque où cela n’était pas le credo des communistes et ce, tout en démolissant méthodiquement la théorie selon laquelle les uns seraient plus doués que d’autres ; travail qu’il a poursuivi avec l’aide de sa femme Françoise traductrice du trop méconnu Vygotsky. Il a mis en lumière un Marx moderne incluant la question de l’aliénation des individus. Il prônait de savoir chercher dans toute situation ce qu’elle pouvait comporter d’éléments contradictoires et donc de leviers. Ainsi, il dégageait des contradictions engendrées par la confrontation entre le capitalisme et la poussée des forces productives ce qu’il appelait le « déjà là » qui pouvait nourrir un processus révolutionnaire de dépassement du système, jusqu’à sa disparition. Au fur et à mesure qu’il se libérait (jusqu’à le quitter) de l’appareil, il libérait une capacité à dégager du présent et du mouvement que prenait la civilisation humaine, l’actualité du communisme, élaborant le concept de Révolution Anthropologique, incluant dans les enjeux de notre temps toutes les dimensions, possibilités de thérapies génétiques et de clonage humain comprises. Plus que jamais il fallait dépasser le capitalisme non par l’illusion de l’inspiration soviétique mais par un processus à la fois continuel et haché, entre les mains des exploités et dominés. Tirant les leçons de l’Histoire, il participait aux débats qui inscrivent la désaliénation dans un processus à la fois de dépassement de la domination du capital notamment au travail et à l’égard de l’État dont il portait de plus en plus une critique historique. Chercheur révolutionnaire, militant infatigable, Lucien venait d’impulser un travail collectif sous le vocable de « Capitalexit ». Il s’est éteint à 93 ans en plein travail et en pleine animation de travaux collectifs.

    Celles et ceux d’entre nous qui l’ont côtoyé perdent un ami et quelqu’un à qui ils sont redevables. Ceux-là viennent de perdre un peu d’eux-mêmes. Tous perdent un animateur d’une construction de pensée propre à changer le cours des actions populaires d’autant plus puissant qu’il était toujours si posé, à l’écoute et si réactif aux propos des autres.

    Nous saurons poursuivre nos travaux sur l’actualité du communisme.

    Aubert SIKIRDJI Le 29 mars à 01:46
  •  
  • Déclaration de Glycère BENOIT

    Tous les travaux se poursuivent et la vie continue. Ils y sont tous contenus et le marxisme aussi : il est contenu dans la vie et non pas l’inverse, contrairement à son hypothèse fondatrice. Seule la vie a un pouvoir d’anticipation absolu, aucune théorie philosophique ne le possède à sa place. En cela la disparition des régimes socialistes est un démenti. Elle est définitive et scelle le destin de tous ceux, hommes, régimes, partis, qui, prométhéens, avaient cru envelopper l’humanité de leurs prédictions et la guider vers un avenir qu’ils auraient eux seuls défini. Le régime socialiste ne reviendra pas. Il n’y aura pas de néocommunisme.

    Garder vivante la pensée marxiste, maintenir sa capacité heuristique, serait de rechercher la raison de l’écroulement des régimes qui se fondaient entièrement sur ce qui en avait émané. Cet écroulement a été inopiné, mais il n’a pas été fortuit. Il a donc une raison. Il y a là, pour les marxologues, un projet de travail fécond, en lien avec celui des historiens.

    Les associations inscrivent leur action dans la loi de 1901. Il y en a beaucoup, d’obédiences diverses. Certaines d’inspiration marxiste, d’autres d’inspiration antimarxiste. L’intelligence n’est le monopole d’aucune. Les partis ont un statut analogue, ils constituent eux aussi des associations, à but politique. Leur caractéristique est qu’on y adhère librement. La liberté de l’esprit est la règle en la matière. De ce fait, il y en a plusieurs, nécessairement, ils sont nombreux, et de surcroît cette pluralité est ouverte : leur nombre peut varier à la marge.

    La notion même de parti unique est une aberration en soi. La démocratie la rejette, actant par-là l‘impasse conceptuelle de tout projet politique qui l’exigerait. L’avenir est au pluralisme, sur le plan partisan comme sur tous les autres qui témoignent du travail de l’esprit humain. Celui-ci ignore tout magistère exclusif, toute vérité définitive. C’est heureux car autrement la recherche scientifique s’arrêterait. Le scientisme le croyait, mais c’est une imposture. Cela vaut pour toutes les sciences, y compris les sciences sociales.

    Le régime à parti unique est une telle absurdité que même les communistes, du moins ceux qui ne sont pas au pouvoir, l’ont effacée. Mais c’est là, pour continuer à combattre, abandonner les raisons mêmes de combattre. Cela signifie que dans le mouvement ouvrier les tenants de ligne social-démocrate, qui, avec Léon Blum, ont refusé de signer à Tours, le 29 décembre 1920, la motion Cachin-Frossard-Souvarine l’ont emporté. Cette motion est l’acte fondateur du PCF. La rejeter, c’est renier l’être à qui elle a donné naissance, c’est le tuer. Il est mort. Il ne survit plus que par inertie, les phénomènes politiques, comme les phénomènes économiques, étant amortis.

    Alors il n’y a pas lieu de crier bêtement ‘à mort le communisme’ : ce n’est plus d’actualité et ce serait bête de toute façon, ce serait imiter les imbéciles qui crient ‘à mort le capitalisme’. Et puis en politique on parle, sans crier, on se parle, tous les citoyens se parlent donc tous se reconnaissent. Il suffira de dire, calme et droit : vive la liberté.

    Glycère Benoît Le 29 mars à 06:29
  •  
  • Erratum. C’est n’importe quoi, ce que j’ai écrit au terme de mon post du 28 mars à 15:32, comme quoi il me semblait que "Luc de Vauvenarges" aurait compté parmi ses maximes que "peu-importe au tyran l’opinion des gens, du moment qu’il règne" ... J’ai retrouvé la citation exacte, en réalité de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre : et elle dit que
    « Toute opinion est indifférente aux ambitieux, pourvu qu’ils gouvernent. »

    Aubert SIKIRDJI Le 29 mars à 14:33
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Drôle de façon burlesque de mimer mon post précédent.., qui était une INFORMATION, et qui ne vous était pas adressé, ...à vous fendre à votre tour, d’une "Déclaration"... Mais bravo ! C’est beau comme l’Antique !... Il est vrai que le ridicule ne tue pas...

    ...Et puis quelle prévenance, au demeurant d’une absolue incongruïté ici, à suggérer enfin un programme de travail aux marxologues...

    Clown, c’est un métier !...

    ...Il reste un vrai "débat" sur ce que signifie la sortie de l’esprit monolithique...
    À ce propos, ...l’accusation de "vouloir refaire le congrès de Tours à l’envers", envers "des camarades" qui semblaient "prétendre réintroduire des TENDANCES" dans le Parti, a trop longtemps été, au PCF, synonyme d’un empêchement de penser à neuf...

    Penser à neuf, ce n’est pourtant pas faire comme vous, qui, malgré tout, pensez encore bien vieux, à propos de PLURALISME, et persister à vous enfermer dans une aporie...
    Il ne suffit pas, en effet, de crier Liberté...

    Je me contente de vous l’indiquer.
    Je ne vais pas disserter ici.

    Aubert SIKIRDJI Le 29 mars à 15:11
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Je pourrais dire que mon post non plus ne vous était pas adressé. Mais non, ce serait vouloir appliquer à ce dialogue la logique d’un concours de pichenettes : infantile. Votre post, une transcription, intéressante, fait bien partie du débat. Elle contient des informations mais aussi des jugements de valeur et des arguments. Tout participant au forum a donc titre à y répondre.

    Idem pour le mien, auquel vous avez répondu, sans que je fasse mine de vous snober. Vous l’avez fait à votre manière : l’insulte larvée. Il y a de l’arrogance, de la fatuité à traiter son interlocuteur de clown. Vous n’êtes guère exposé à l’excès de modestie. Qui est ridicule finalement ?

    Ce n’est pas la première fois que j’observe cette façon de débattre. Le but peut être de déstabiliser l’interlocuteur. Mais il y peut y avoir autre chose, dans la logique du marxisme pour le coup : cela traduit la difficulté où sont les communistes d’admettre la simple existence, dans le cadre de la normalité, des gens qui ne le sont pas. De même que le régime socialiste ne reconnaît aucune opposition, à moins de renier sa légitimité, un communiste a du mal à accepter qu’un anticommuniste soit son égal, sans plus, mais sans moins, alors que pourtant la démocratie pose cette égalité comme base du vivre ensemble. La démocratie c’est aussi un état d’esprit à acquérir, exigeant un petit effort intellectuel. Allez Aubert, vous y êtes presque.

    À propos, apprenez que le marxologue est libre de ses opinions. Il n’est pas nécessairement marxiste, ni même marxien. Aucune incongruité donc. Contresens pour vous.

    Il faudrait que vous me donniez des exemples de régimes socialistes, du passé ou du présent, caractérisés par le pluralisme. Mais je sens que je ne vais pas trop les attendre ici. Disserter plus longtemps moi non plus. Néanmoins je vous réponds volontiers le cas échéant.

    Glycère Benoît Le 29 mars à 17:11
  •  
  • @ Glycère Benoît,

    Ah oui, j’avais oublié. Marxologue ne veut surtout pas dire marxiste, ni marxien...
    Ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est le scandale de votre comportement intellectuel bégayant..., pas du mien. Un peu, mon neveu, que je fais tout pour vous déstabiliser !... C’est très indispensable, lorsque quelqu’un déconne en mode somnambule, de le secouer...

    Et arrêtez, s’il vous plaît, avec votre histoire de non-reconnaissance de ma part de l’existence de l’autre, assorti d’une demande que je daigne, moi, fournir "encore un petit effort pour être républicain" (Cf. Sade) .

    Mon comportement n’a rien à voir avec une dérogation au principe de pied d’égalité, ni avec du MÉPRIS (d’aucuns disent que c’est le silence, le plus grand des mépris...).
    Nous pouvons en l’occurrence nous la jouer pieds d’égalité, et passer notre temps à nous essuyer les pieds, devant la maison, sans y entrer...

    Vous déstabiliser, c’est par rapport à l’indécence absolu, combien de fois faudra-t-il le dire ? ...De venir présentement élucubrer, ...pour entretenir de fait une MÉPRISE parasite, totalement anachronique et lassante, et je le redis, pîtresque..., devant un défunt, pas n’importe lequel..., sur le dégel nécessaire de la pensée unique et du parti unique... Ou sur la différence entre science et scientisme... Il est difficile d’être autant hors-sol, hors-temps et hors-sujet...

    J’ai envie de vous dire : c’est votre problème.

    ...Car Sève est l’exemple même de démonstration que nous sommes loin, très loin,... du temps de Lyssenko !...

    Et tandis que vous ne faites que l’étalage tartinesque de votre ignardise, vous faites malheureusement écran à la discussion sur son oeuvre réelle, qui a l’immense mérite de constituer un exemple monumental de dépassement SANS RENIEMENT, et sans concession pour soi-même, du dit "communisme" par lui-même, sans guillemets...

    Se contenter, encore une fois, de manifester à ce propos, une simple révision déchirante ne suffit pas. L’immense travail de Sève ne nous laisse pas pantois, parce qu’il fournir une investigation argumentée et référencée de "marxologue" de fond... Cela signifie en particulier qu’il nous laisse des possibilités d’accords ou de désaccords... Mais des possibilités ARGUMENTÉES, et non fantasmatiques. En un mot RÉELLEMENT démocratiques, parce qu’instruites...

    Me fais-je enfin comprendre ?!?...

    Aubert SIKIRDJI Le 29 mars à 19:38
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Vous vous exprimez d’une façon incompréhensible et vous perdez votre calme, ce qui est une faute majeure pour un révolutionnaire. Vous vous déstabilisez tout seul. Vous êtes finalement à l’image des défunts régimes socialistes.

    Continuez comme ça, ça m’arrange, vous faites le travail pour moi.

    Glycère Benoît Le 29 mars à 20:14
  •  
  • @ G.B.

    Bigre.

    Aubert SIKIRDJI Le 29 mars à 20:34
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Bigre c’est de constater que le débat est difficile avec vous, non du fait de la difficulté de la question – le marxisme est une théorie philosophique dont l’application politique a abouti à un désastre ; de quoi alors sont responsables ceux qui y ont souscrit ? – mais par la passion hostile que les non-marxistes assumés vous inspirent.

    La disparition de Lucien Sève nous donne l’occasion de la poser. Ce n’est pas là manquer de respect à sa mémoire. Sa carrière politique illustre les vicissitudes de la militance communiste. Vous parliez d’aporie, mais c’est plutôt chez les partisans du régime socialiste qu’on la discerne.

    On est ou on n’est pas marxiste, tel est le libre choix, que les lois de notre pays protègent. Acceptez-en l’effet, fût-ce en militant à abolir celles qui vous déplaisent et à en créer de nouvelles qui établissent le délit d’opinion. Mais faites-le calmement, et poliment. Votre cause ne pourra qu’y gagner, et ce ne sera pas du luxe, tandis que la mienne n’y verra aucun inconvénient.

    Glycère Benoît Le 29 mars à 21:15
  •  
  • Votre blog de 17 h 11
    "Il faudrait que vous me donniez des exemples de régimes socialistes, du passé ou du présent, caractérisés par le pluralisme. Mais je sens que je ne vais pas trop les attendre ici. Disserter plus longtemps moi non plus. Néanmoins je vous réponds volontiers le cas échéant."

    Je vous ai déjà parlé du Chili ; le gouvernement de S. Allende a-t’il été élu démocratiquement, oui ou non. Son programme était-il socialiste, oui ou non ? Le pluralisme était-il respecté pendant les trois années où il a pu exercer le pouvoir, oui ou non. Pourquoi a-t’il été assassiné ainsi que des milliers de personnes ? Parce qu’il s’attaquait à la domination du capital, ce qui était insupportable aux Etats-Unis et à leurs sbires locaux. Et parlez-moi aussi du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Guatemala, du Nicaragua, de la Bolivie, etc, etc...
    Et plus près de nous ce qui se prépare en ce moment en Hongrie, pays membre de l’Union européenne "démocratique".

    Bernard LAURENCE Le 29 mars à 21:21
  •  
  • @Aubert Sikirdji

    Glycere Benoît est un troll.
    Juste un un troll...

    C’est triste, mais c’est comme ça.

    Mackno Le 29 mars à 21:44
  •  
  • @Bernard LAURENCE.

    Allende n’était pas communiste. Après qu’il eut remporté l’élection présidentielle de 1970, le Chili ne changea pas de régime. Il prit des mesures d’inspiration socialiste dans le champ économique mais n’instaura pas le socialisme en tant que régime. Aujourd’hui le Chili est redevenu une démocratie, il n’est pas un régime socialiste.

    Le mot socialisme est polysémique, ce qui autorise de nombreuses interprétations, sur lesquelles on peut rebondir à l’infini. Je parle du socialisme au sens marxiste-léniniste. La plupart de ces régimes ont disparu entre 1989 et 1991. Il en reste cinq aujourd’hui dans le monde, dont la Chine, ce qui n’est pas rien. Parmi ces régimes, je ne sache pas qu’il y en ait eu qui aient été caractérisés par le pluralisme.

    Vous avez raison de vilipender l’action des Etats-Unis en Amérique du Sud, ils se sont très mal comportés à l’encontre de nombreux pays de cette région, pour des raisons politiques mais aussi économiques. L’URSS, puissance dominante du monde communiste, n’a pas eu de son côté une politique, intérieure et étrangère, spécialement vertueuse. Les peuples qu’elle asservissait ont d’ailleurs fini par le lui faire savoir. Son régime, socialiste lui au sens marxiste, s’en trouva ébranlé et fut peu après englouti. Le régime américain, lui, ne changea pas après que les relations avec les États d’Amérique du Sud, y compris le Chili, se furent améliorés. Probablement la fin de la Guerre froide, que les USA gagnèrent contre l’URSS, fut un facteur important de cette évolution.

    Glycère Benoît Le 29 mars à 21:59
  •  
  • @ Monsieur G.Benoît

    Vous êtes vraiment stupéfiant. Permettez-moi ces (presque ?) épilogales considérations, certainement toujours très inutiles, et certainement pas faites pour que vous les compreniez...

    Ce qui (me) frappe c’est que vous excluez la possibilité de se différencier de soi-même.

    C’est pourtant, imaginez-vous, la définition même que je donne à la Culture... Paul Éluard a dit : "il ne faut pas voir la réalité telle que je suis." Rimbaud : "je est un autre." La copieuse tentative, du livre de Lucien Sève, "Marxisme et théorie de la personnalité", sorti en 1969,... tournait autour de l’affirmation de "l’excentration de l’essence humaine"... Oui, je peux parler de Rimbaud, dont se réclamaient les surréalistes, "en même temps" que de Marx...

    Le courant communiste ne prend pas "l’homme" pour le centre du monde... Et pour autant, non, il ne se contente plus de parler "des masses", si c’est pour nier l’homme...

    Difficile à comprendre, hein ?!?... C’est qu’il y a une différence entre "l’homme abstrait" du "démocrate" du dimanche, et l’homme concret..., qui "transforme" le monde et s’y transforme... Nous ne disons pas, comme par un nombrilisme que l’on peut dénoter chez certains écologistes qui n’ont pas cessé d’être réactionnaires, ...qu’il faut "changer le monde avant qu’il ne nous change"..., car nous-mêmes, nous sommes forcément appelés à changer... Marx parlait de la classe ouvrière comme la classe "la plus mobile" de l’Histoire. Le surréaliste René Crevel a sorti de son côté une belle formule que voici : « Un auteur prophétisait la fin de l’Eternel. Nous nous contenterons de travailler à la fin de l’Immobile »...

    Comment vous dire que le communisme est une théorie du CHANGEMENT (ce qui ne veut certainement pas dire simple "mobilité" spatiale, voire "agilité", comme ils disent, ...dans le sens capitaliste), et donc une théorie elle-même impossible à confiner ?!?...

    En réalité, le comment du pourquoi vous tenez tant à immobiliser le communisme dans "UNE" forme historique figée et faussée, pourquoi vous "interdisez" que l’on parle de néo-communisme, ...C’EST QUE VOUS ÊTES VOUS-MÊNE PERDU SANS CETTE FORME FIGÉE. Tellement vous êtes vous-même enfermé à double-tour dans des raisonnements binaires du type être ou ne pas être communiste, marxiste, ou son contraire : démocrate !... C’est un peu comme Macron qui a besoin de la Le Pen... Vous, "démocrate", vous avez un besoin impératif de ce monstre étrange et familier et surtout sanguinaire : "le communisme", dont il serait d’ailleurs inutile de décréter la mort, comme l’a fait Sève, tant vous en avez besoin..., comme de la branche, certes morte, ...sur laquelle vous seriez assis...

    En fait, c’est chacun con compartiment, et chacun son comportement ! Vous affirmez ainsi : "On est ou on n’est pas marxiste, tel est le libre choix." Bigre !... Cela montre que "le marxisme" est en réalité votre faire-valoir négatif, et quiconque s’en réclame est immédiatement mis par effet de jeu de rôles, ...sous contention de sens, un individu identifié intempérant, etc., car relevant forcément de cet obscur purgatoire fait d’aliénés à leur Doctrine...

    Car oui, c’est vous qui mettez les autres délibérément sous contention, en les accusant de le faire... Vos élucubrations croquignolesques, après, pour dire que le Marxisme n’avait pas le droit de "contenir la vie", sonnent vraiment comme hallucinatoires...

    Marx lui-même s’est insurgé conte la dogmatisation de sa propre pensée, en disant qu’il n’était pas marxiste... Pourquoi, si ce n’était pour souligner que le procès de connaissance est infini ?!?... Chez Marx, et déjà chez Hegel, la pensée n’est JAMAIS binaire... Lénine disait que "le procès du concept est infini par essence"... Un autre philosophe marxien l’a bien montré, Henri Lefèbvre : la dialectique est une valse à trois temps...

    C’est, soit-dit en passant, amener une complexité qui disparaît lorsque l’on utilise la formule malheureusement très mécanique de "l’Histoire en Marche", qui faisait parti, naguère, de "la Religion" Communiste, et qui a notoirement "échoué" à faire "accoucher" le vieux monde au forceps...

    Aubert SIKIRDJI Le 30 mars à 02:53
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI.

    Vive la liberté d’expression, dont vous avez raison de faire usage.

    Glycère Benoît Le 30 mars à 08:25
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Mon arrière-arrière-grand-père, mort sur les barricades de la Commune de Paris, n’est pas mort pour la liberté d’expression. Mais pour la VIE des ouvriers...

    Aubert SIKIRDJI Le 30 mars à 16:28
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Il avait aussi raison. L’un n’empêche pas l’autre. Les deux sont nécessaires à la démocratie, aucun au socialisme. Des millions de gens sont morts au Goulag quand le régime soviétique eut décidé que leur vie n’avait pas de valeur, en tout cas qu’elle valait moins que la pérennité du communisme et par ailleurs en URSS la liberté d’expression n’existait pas. En RDA des hommes, des femmes et même des enfants, ont été tués par les Vopos au seul motif de tenter de sortir du pays. Des milliers de Chinois sont morts en une nuit place Tiananmen pour défendre la vie d’êtres humains, de toutes classes sociales, qui n’avaient que le tort de vivre sous le pouvoir d’un parti communiste et de refuser de courber l’échine.

    Cet éclairage historique que vous faites portant sur la Commune de Paris est tout à fait pertinent. Il n’est pas le stigmate d’un esprit figé, obnubilé par le passé, incapable d’évoluer, de penser à neuf, au contraire. ‘Du passé faisons table rase’ est un des slogans les plus pernicieux qui ait jamais été proférés.

    Pour clore cet éclairage, qui est plus qu’une simple parenthèse, une fois encore respect à votre aïeul, mort les armes à la main pour la vie des ouvriers, pour leur donner une vie meilleure, mais aussi pour celle des artisans et des commerçants, nombreux au sein du Conseil de la Commune. Et respect aux victimes de tous les régimes totalitaires.

    Glycère Benoît Le 30 mars à 18:35
  •  
  • @ Glycère Benoît

    ...L’on pourrait élargir la mise en cause, non seulement d’un slogan, mais d’une PRATIQUE, sous couvert de "faire du Neuf".... Car c’est tous les jours que le consumérisme en régime capitaliste "fait table rase"... Un modèle de voiture en remplace un autre... Un constructeur a même appelé un nouveau modèle "Révolution"... C’est toute "la modernité" qui est concernée ... D’ailleurs le concept de Révolution s’est obscurci... Un psy connu s’y est mis, Jacques Lacan, rappelant l’étymologie du mot : retour au point de départ... Je dirai, avec production de RÉVOLU !.... En ce sens, non, il n’y a pas de "nouveau communisme" qui puisse donner le coup de pied de l’âne au "vieux" (et au fait quel vieux ? Celui du 20ème siècle ? Celui du 19 ème siècle ?) : le DÉPASSEMENT (terme hégélien) suppose de la CONSERVATION DANS LE CHANGEMENT. Encore s’agit-il de déterminer en conscience ce que l’on veut conserver... Ou pas...

    Aubert SIKIRDJI Le 30 mars à 19:08
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Élargir certes, l’exigence morale n’est pas sélective, elle ne cherche pas spécialement l’étroitesse. Elle ne s’interdit aucune investigation, ne regarde aucun intérêt partisan ni aucune considération de carrière. Vous citez Lacan, il y a aussi Sartre avec le concept de salaud : c’est la personne, physique ou morale, qui dit ou fait quelque chose de contraire à sa conscience uniquement par intérêt : argent, carrière, pouvoir, poste convoité, complaisance, servilité, etc. Au demeurant le concept est délicat à manier, et il n’est pas sûr que son créateur l’ai toujours fait avec un discernement irréprochable. Mais trois remarques :

     Le capitalisme n’est pas un régime politique. Je crois l’avoir déjà dit ici. L’appréciation qu’on peut en faire – et toutes sont recevables – ne doit pas reposer sur un contresens quant à sa nature. Le régime auquel s’oppose le socialisme est le régime parlementaire.

     Un parti ne peut bafouer son identité au nom de la modernité et prendre le contrepied de sa raison d’être. Le parti cannibale qui deviendrait végétarien au prétexte que le végétarisme c’est le cannibalisme newlook, revisité par le dépassement hégéliano-conservato-changiste. Ce parti ne ferait que rejouer la tragédie sous forme de farce, pour paraphraser un auteur qui, je suppose, ne suscitera guère votre antipathie. Si les héritiers de Marcel Cachin donnent maintenant raison à Léon Blum, cela revient pour eux à abandonner leur raison d’être. En cela la crise du PCF, évidente de nos jours, est vitale. Existentielle dirait Sartre, déjà sollicité ici.

     Les partis sont responsables de ce qu’ils disent et font, de ce qu’ils ont dit et ont fait depuis leur fondation. Cette responsabilité ne peut être niée. Un parti qui ne veut pas assumer les siennes, ou les peser équitablement, quoi qu’il lui en coûte, n’a pas d’avenir, même dans le cadre de la démocratie qui lui garantit, statutairement, le plein droit à l’existence. Par ce seul déni, il sera répulsif pour l’opinion publique et son destin sera au mieux la marginalité.

    Glycère Benoît Le 30 mars à 19:54
  •  
  • Je constate que vous n’avez pas condamné le coup d’état fasciste du 11 septembre 1973 contre Allende et le peuple chilien.
    Dont acte.
    Par ailleurs vous écrivez :
     "le capitalisme n’est pas un régime politique".
    Je suis d’accord avec vous, le capitalisme est un mode de production dont le but est de produire et vendre des marchandises pour faire du profit.
     le régime auquel s’oppose le socialisme est le régime parlementaire.
    Je ne suis pas d’accord : le "régime" auquel s’oppose le socialisme est le capitalisme.
    Voila les choses remises sur leurs pieds.

    Bernard LAURENCE Le 31 mars à 12:36
  •  
  • @Bernard LAURENCE

    Vous les mettez sur la tête. Dont acte.

    Je n’ai pas condamné explicitement dans mon message le coup d’État de Pinochet du 11 septembre 1973 par défaut, négligeant de mettre tous les points sur tous les i. Cela ne veut pas dire que je l’approuve, au contraire je le condamne. D’ailleurs quelques lignes plus loin, je vous donnais raison de vilipender la politique des Etats-Unis en Amérique du Sud, ajoutant qu’ils se sont très mal comportés. Si vous estimiez que je suis un sympathisant du parti pinochetiste et que j’approuve son régime, vous étiez dans le syllogisme de fausse identité. Je condamne tous les coups d’État, quelle que soit l’idéologie dont ils s’inspirent.

    Cela vaut pour le coup de force bolchevique de novembre 1917, qui tient beaucoup plus d’un coup d’État que d’une révolution. Je le condamne comme le régime qui s’en est ensuivi. À mon tour de vous poser la même question : le condamnez-vous ? Vous avez pu constater que je vous ai apporté sur Pinochet les éclaircissements que vous jugiez nécessaires. Je verrai bientôt à votre propre réponse si vous êtes dans la même attitude de clarification. Voilà qui sera une bonne façon de remettre les choses sur leurs pieds.

    À propos du capitalisme vous dites une chose et son contraire : qu’il n’est pas un régime politique et qu’il est un régime politique. Toujours dans la veine des questions, je vous avais demandé par quoi vous voudriez le remplacer. Et, dans le régime où il serait aboli, qui aurait le pouvoir : pas de réponse. Si vous êtes incapable de voir la différence entre le régime parlementaire et le régime socialiste, au sens marxiste-léniniste, personne ne peut rien pour vous.

    Glycère Benoît Le 31 mars à 14:00
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Encore une fois, ne la ramenez pas, s’il vous plaît, Monsieur. C’est vous qui donnez le sentiment que personne ne peut rien pour vous., avec votre affirmation crétine opposant PAR PRINCIPE régime parlementaire et régime socialiste... Nous ne parlons pas simplement ici d’"exemples", nous ne parlons pas simplement de réalités historiques massives, mais nous devrions avoir l’élémentaire décence d’un effort théorique minimum, qui ne consiste pas à s’acheter une bonne conscience à coup de "condamnations" intellectuellement bien insuffisantes, assorties de l’injonction proféré à chacun de choisir son camp et de jouer dans sa catégorie étanche : marxiste-léniniste ou démocrate... Je réponds maintenant à votre dernier post, à moi adressé... :

    1/- Passons sur votre évocation de Sartre...

    2/- Ainsi, vous maintenez que le socialisme est un régime. C’est vite dit. Ça oublie un peu vite qu’il s’est voulu un NOUVEAU MODE DE PRODUCTION, à savoir... "le contraire du capitalisme"...
    Même si par ailleurs l’on peut dire qu’il a échoué en régime politique, autorisant malheureusement la question ironique : "au fait c’est quoi le contraire de l’exploitation de l’homme par l’homme" ?!?... Sans doute que l’instrumentalisation de l’affirmation de Lénine, qui a dit que "le politique ne peut manquer d’avoir le primat sur l’économie", y est pour quelque chose...
    Ceci dit, par exemple, l’image de la RDA réduite aux "VoPos" et à la Stasi... On pourrait parler systême de santé gratuit, par exemple...

    3/-... Par ailleurs, si je ne fais pas tout à fait mien le concept unilatéral d’un Alain Badiou, qui parle de "capitalo-parlementarisme", on ne peut pas récuser ce qu’il décrit : le blocage historique factuel et délibéré du dit "mouvement ouvrier" par la nécessité de la Représentation...

    4/- Sur le "dépassement hégéliano-conservato-changiste"... Petite remarque : la conscience de la nécessité du changement, ce n’est pas du "Changisme" !... Le "changisme" fait beaucoup trop de dégâts... Le "conservato-changisme" est un oxymore. Le changisme n’est pas regardant sur ce qu’il faut conserver, ou pas... Marx parlait de la capacité du capitalisme à révolutionner en permanence la production... Sous couvert de "destruction créatrice" assumée... Aujourd’hui, l’on se rend compte que c’est au prix de ne plus conserver notre planète habitable !...

    Sinon, le concept de dépassement ne peut effectivement être réduit à une affaire de relookage ou ripolinage farcesque... C’est sûr : "dépasser" ce n’est ni "doubler" (une histoire de code de la route), ni un concept "transformiste", dans le sens où des partis politiques changent périodiquement de nom, ou, ...comment le dire au mieux ? Dans le sens caméléonesque-macronien !... Notons en passant que Macron, notre Président si jeune et d’un "modernisme achevé", a honteusement volé, comme il vole tout,... les mots de "transformation" et de "révolution" aux marxistes, pour s’en faire une tunique, et "en même temps" les vider de sens...

    5/- Fort bien votre couplet sur l’absurdité du déni et du reniement... Comme quoi un parti doit assumer son histoire, toute son histoire depuis le début... J’applaudis... Sauf que vous continuez de nous prendre benoîtement pour des sots. Parce qu’à nous enfermer dans une identité à soi-même, interdisant tout dépassement, précisément !...

    Je suis sorti du PCF, en ce qui me concerne, justement parce que ça bloquait.... FIDÈLE à soi-même ne signifie pas ÉGAL à soi-même !... On peut, oui, changer, sans se renier !...

    Vous qui connaissez bien les raisonnements binaires, puisque vous continuez à nous ramener au choix d’origine, qui a divisé PS et PCF..., je vous informe que je n’ai jamais accepté au PCF l’enfermement inhibant dans une obsession du PS, qui a pu, entre autres, avoir comme lamentable résultat, dans le milieu des années 80, de faire passer les propositions de Lucien Sève pour une expression d’un complot ourdi par "Mit’rand"... ( = "On s’est fait baisé une fois. Terminé. Depuis, promis juré, nous ne serons plus jamais des sodomites errant, autrement dit des sots d’au Mitterrand !...") ( D’ailleurs, ici et là, ce tropisme continue : "on ne va pas se laisser faire par Mélenchon, qui veut terminer le travail de Mitterrand"...). L’identité d’un Parti ne peut se faire par comparaison négative !... La question n’est pas d’abord de rivalité... La peur de se faire doubler par les "social-traîtres", est d’autant plus grande, lorsque la capacité d’auto-renouvellement reste en carafe...

    5/- Je n’écris évidemment pas cela pour vous faire juge. Tant votre injonction c’est : "ne changez rien" !...

    Aubert SIKIRDJI Le 31 mars à 14:59
  •  
  • @ Sylvère Benoît

    ...Vous ne manquez pas de toupet de reprocher à autrui votre propre pente, à savoir ...de pratiquer "le syllogisme de fausse identité", vous qui ne cessez de faire des cases !... Vraiment vraiment c’est cocasse !... Vous ne manquez pas d’air !...

    Vraiment vous osez tout, et c’est à ça qu’on vous reconnaît.

    Aubert SIKIRDJI Le 31 mars à 15:08
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Vous n’êtes pas pour un régime parlementaire. Ne nous prenez pas que pour des sots. Vous êtes pour le 49.3.

    Aubert SIKIRDJI Le 31 mars à 15:18
  •  
  • @ Glycère Benoît

    "L’auto-dépassement", sur le mode des dominants, c’est la formule du Guépard (Lampedusa-Visconti) qui le définit classiquement : « Il faut que tout change pour que rien ne change ».

    Macron l’applique à sa manière. Son vol à Marx du concept de transformation est assorti de l’indication que parler réformes ne suffit pas. Transformation veut dire transformation totale, liquidation totale, quoi qu’il nous chante par ailleurs, de "notre modèle social"...

    Il s’est fait fort, en nouveau petit Dieu,... de transformer pour commencer la politique... Mais ce changisme extrémiste est effectivement fait pour conserver des "privilèges" : pour que non seulement rien ne change, mais tout empire, en matière de "compétitivité", c’est-à-dire de coudées franches pour le capital et la finance...

    Et c’est AUJOURD’HUI qu’il s’agit de "condamner" le corollaire autoritaire et répressif que cela implique...

    Plus que condamner. Combattre.

    ...Et qu’il s’agit aussi bien de PROPOSER quoi "mettre à la place" du capitalisme.

    Un monde de RÉELS POUVOIRS ET RESPONSABILITÉS PARTAGÉES.

    Aubert SIKIRDJI Le 31 mars à 16:08
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Vous êtes d’un naturel galopant, c’est à ça qu’on vous reconnait, vous. Laissez Bernard LAURENCE répondre lui-même, s’il le souhaite, à la question qui lui est posée, il est assez grand garçon.

    ‘Ne la ramenez pas’ : vos ordres ont un charme enfantin. Vous ne vous attendiez pas à être obéi, si ?

    Je reprends un point. Les régimes parlementaire et socialiste s’opposent d’eux-mêmes par leurs principes fondateurs et leur logique de fonctionnement. On peut préférer l’un ou l’autre, mais on ne peut pas être partisan des deux à la fois. Il faut choisir. Par ailleurs le socialisme n’est pas une expérience qui a échoué, c’est un régime qui s’est effondré. Il n’y a pas d’expérience en politique – de même qu’en économie : tout se fait directement en vraie grandeur. Et les hommes ne sont pas des animaux de laboratoire. Diriez-vous que le nazisme était une expérience et qu’elle a échoué ? Cela pour votre gouverne. Mais il faut que vous travailliez un peu. Développez.

    Glycère Benoît Le 31 mars à 16:09
  •  
  • @ Glycère Benoît

    C’est cela oui.

    Aubert SIKIRDJI Le 31 mars à 18:06
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Ce serait bien que vous cessiez de nous faire perdre notre temps par des procès d’intention.

    J’ai écrit le 27 mars à 16h33, ici-même, que, je me cite : « je suis le total contraire d’un table-rasiste. Je suis quelqu’un qui bondit chaque fois qu’il entend des raisonnements mécaniques, relevant d’une bien piètre "science expérimentale de l’Histoire", faite de séquences successives que l’on se contenterait de subir.

    Pour le dire de manière très réduite, je suis de ceux qui s’insurgent contre ce que je nomme le "périodisme" historique, contre un certain jésuitisme qui banalise les défauts d’anticipation et les "retards" politiques... »

    Nous sommes donc précisément entièrement d’accord sur l’affirmation que les humains ne sont pas des animaux de laboratoire. Je vous informe que c’est précisément ce qu’il m’est arrivé de dire "du haut d’une tribune", en 2007, ...concernant "le bilan du 20ème siècle"...

    What else ?!?...

    Aubert SIKIRDJI Le 31 mars à 18:33
  •  
  • Pour argumenter, il faut un minimum d’honnêteté intellectuelle : j’ai écrit "Je suis d’accord avec vous, le capitalisme est un mode de production dont le but est de produire et vendre des marchandises pour faire du profit." et vous m’attribuez : À propos du capitalisme vous dites une chose et son contraire : qu’il n’est pas un régime politique et qu’il est un régime politique !!
    Est-ce que je condamne "le coup de force bochévique de novembre 1917" ? que j’appelle la révolution d’octobre ; dans sa visée, oui, mais 100 ans après cette approbation relève de l’analyse historique ; mais c’est comme si vous me demandiez si j’approuve 1789 ? Et vous ?
    Ce qui me chagrine chez vous : vous ne voulez pas lire Lucien SEVE alors que dans "Le communisme" ? il consacre 300 pages
    à la question du passage d’une société capitaliste à une société communiste. Et il écrit entre autre ceci :
    "Ce qui a été "essayé" en ce sens qu siècle dernier l’a été dans une sous-estimation rhédibitoire de ses conditions impératives de possibilité, dont l’immaturité générale rendait impossible tout communisme. Seul le dernier Lénine en a pris claire conscience et commencé d’en tirer les conséquences, sa mort en 1924 fut un immense désastre. Ce qui a "échoué" est donc ce qui n’avait encore aucune chance de réussite, entreprise mort-né qui n’a pu durer qu’en trahissant grossièrement son but affiché.(p. 496) Mais il faudrait tout citer...tant est riche et novatrice la démarche de L. SEVE.
    "Diriez-vous que le nazisme était une expérience et qu’elle a échoué" ?
    Malheureusement ce qui était écrit dans Mein Kampf s’est trouvé concrétisé...et j’aurais préféré que cette expérience, comme vous dites, ait échoué.

    Bernard LAURENCE Le 31 mars à 19:29
  •  
  • Mais je vous vois venir...nazisme = communisme, n’est-ce pas ?

    Bernard LAURENCE Le 31 mars à 19:56
  •  
  • @ Aubert SIKIRDJI

    Oui nous sommes d’accord sur la nature du socialisme : c’est le régime politique qui impose la loi générale interdisant la propriété privée des moyens de production et d’échange. Disparu, il concerne maintenant les historiens mais il assigne aussi à ceux qui estiment en conscience que le bilan du communisme n’est pas encore soldé de lutter contre l’oubli et la réécriture de l’histoire. C’est mon but et ce n’est pas là perdre son temps. Je le fais sur ce forum comme partout ailleurs où c’est possible. Le souci de l’honnête homme, au sens classique du terme, rejoint ici celui des Justes parmi les Nations, le péril vital en moins, ce qui n’est pas peu dire mais la signification du geste est la même : ne pas oublier. Il est un Juste de la mémoire, incliné sur les dépouilles des millions de morts du communisme. Incliné mais résolu.

    Ancien communiste vous-même, ayant trouvé la ressource intellectuelle de vous en départir pour aller sur des chemins qui m’ont l’air un peu sinueux mais après tout ce sont les vôtres et ils ne sont pas moins bons que les miens, vous étiez aux premières loges pour l’observation d’un mal qui, je veux croire, ne vous a pas pénétré. Votre témoignage en tant que tel est tout à fait digne d’intérêt. On ne peut que souhaiter que vos enfants, si vous en avez, le recueillent au titre de la transmission intergénérationnelle qui est aussi un moyen de lutte contre l’oubli.

    Ne dites pas que je vous fais perdre votre temps. Non. Je ne vous oblige pas à répondre à mes messages, ni même à les lire, et je ne serais pas spécialement contrarié si vous cessiez de le faire. Libre à vous. De mon côté je vous réponds ponctuellement. La lutte contre l’oubli est incessante,

    Mit brennender Sorgue

    Glycère Benoît Le 31 mars à 19:58
  •  
  • @ Glycère Benoît

    « La lutte de l’homme contre le pouvoir, c’est la lutte de la mémoire contre l’oubli. » Milan Kundera.

    Je vous laisse votre question indécente et déplacée : "Diriez-vous que le nazisme était une expérience et qu’elle a échoué ?"...

    Déjà, ...là ce n’est pas du côté de ma mère, mais de mon père : les 3/4 de la famille juive de sa mère ( de Salonique) a disparu dans les chambres à gaz...

    Du côté du dit "socialisme réel" personne, et pas Sève, n’en nie les "victimes"... Ayant quelque peu connu la RDA ( et en en ayant gardé des amis ), j’ai fait un TRAJET de conscientisation, AVANT "la Chute du Mur", me faisant dire qu’une vie sociale sécure y était payée d’un climat politique irrespirable... Mais une vie sociale sécure, et donc la sortie du capitalisme, reste pour tous les communistes, aujourd’hui, leur visée...

    J’ajoute maintenant à mon dernier post...

    ...Que je n’ai pas attendu "l’après-Chute" pour récuser un concept de "l’Expérience" que je considérais fautif, et même criminel...

    J’intervenais au PCF, à l’occasion de son 25ème congrès en 1985, pour mettre en cause ce que j’appelais "le centralisme pédagogique", disant que n’avions pas à "FAIRE SUR", mais à "FAIRE AVEC" les gens... Et je vous en passe...

    Sans vous lancer immédiatement dans la lecture du gros de l’oeuvre de Sève, je vous conseille celle d’un livre récent, "Capitalexit ou catastrophe", d’entretiens avec Lucien et Jean Sève , son fils : ...le CHANGEMENT DE PARADIGME, à savoir ce que j’appelle le "faire avec" les gens y est central...

    Sinon, mais non, "le Mal" ne m’a pas épargné... Je considère qu’adolescent j’étais pour ainsi dire "stalinien" (...ce qui ne veut pas uniquement dire, soit-dit en passant, "adepte de Staline"...). ...Mais il n’y a rien de "sinueux" à se remettre en question. D’intéressant "récits" divers et variés de communistes sont disponibles en ce sens...

    Sans compter que cela fait un demi-siècle que le PCF en est venu à l’affirmation claire d’une "voie pacifique et démocratique à un socialisme lui-même démocratique"...

    Aubert SIKIRDJI Le 31 mars à 20:53
  •  
  • ...Erratum :

    J’aurais du écrire : "disant que NOUS n’avions pas à "FAIRE SUR", mais à "FAIRE AVEC" les gens.."

    Aubert SIKIRDJI Le 31 mars à 21:04
  •  
  • @Bernard LAURENCE

    C’est pourtant bien ce que vous avez dit sur le capitalisme, relisez-vous. Êtes-vous si bien placé quant à l’honnêteté intellectuelle ? Le capitalisme consiste bien à produire des biens et des services dans les entreprises et à les échanger sur les marchés. Plus qu’UN mode, il est devenu maintenant LE mode de production ainsi défini dans ses grands principes. Les différences, d’un État à l’autre, d’une culture à l’autre ou encore selon les diverses lignes gouvernementales qu’on peut observer dans les démocraties au titre de l’alternance, ne portent que sur les modalités d’application, l’organisation technique, les dispositions du droit du travail, etc.

    Entre 1917 et 1991 existèrent des régimes qui entreprirent d’appliquer le marxisme-léninisme. Le but princeps de cette idéologie est de résoudre les problèmes économiques en changeant de régime politique – vous diriez en changeant de société. On passe du régime parlementaire au régime socialiste, en attendant le régime communiste, promis à un terme mal défini, toujours en suspens. Ces régimes, d’un type nouveau donc à l’époque de leur apparition, ont presque tous disparu, sauf cinq.

    Parmi ces cinq États communistes résiduels, tous ou presque ont adopté, progressivement, à partir des années qui suivirent la chute de l’URSS voire avant, le capitalisme au plan économique sans changer pour autant leurs institutions politiques. Cela apporte la preuve supplémentaire que le capitalisme n’est pas un régime politique. Simplement, pour éviter les gros mots et rester poli, on l’appelle économie de marché. Mais c’est là encore un jeu purement lexical, comme pour la distinction entre communisme et stalinisme. Si le capitalisme est si horrible, pourquoi les communistes eux-mêmes le pratiquent-ils ? Qui ne le fera pas alors ?

    Nul doute que Lucien Sève est un brillant philosophe, un auteur important dans le domaine du marxisme qu’il a contribué à maintenir comme objet d’étude de haut niveau. Je ne suis pas d’accord avec lui sur le plan politique, et ses responsabilités militantes me paraissent critiquables, mais en philosophie je ne me prononce pas sur le fond, c’est un autre domaine. Je m’intéresse certes au marxisme-léninisme, mais mes connaissances, ainsi que la raison qui les étaye sans oublier au passage de s’en nourrir, ne font pas de moi, il s’en faut, un expert en marxologie. Un béotien non plus.

    Par ailleurs l’esprit souffle ou il veut et, la France étant une démocratie, nul ne peut être inquiété de la direction qu’il fait prendre au sien. Je vous le reconnais, c’est bien le moins, pour le vôtre. Je veux croire que la réciproque est vraie.

    Mais encore une fois on trouve, jusque dans l’exemple que vous citez, cette erreur tenace d’assimiler un régime politique à une démarche expérimentale.

    Glycère Benoît Le 31 mars à 21:08
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Je ne suis pas un ancien communiste.

    Aubert SIKIRDJI Le 31 mars à 21:08
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Erratum pour moi aussi dans mon dernier post, au deuxième § : il fallait lire ‘Ancien membre du PCF vous-même, …’ au lieu de ‘Ancien communiste vous-même, ...’.

    La question n’est ni indécente ni déplacée. Si quelqu’un le disait à propos du nazisme, cela choquerait, à juste titre. Pourquoi une telle indulgence pour l’autre régime totalitaire ? Peut-être pour des raisons politiques, mais bon.

    Je prends bonne note de vos interventions ‘de l’intérieur’, en particulier au XXVème congrès, et des ouvrages que vous recommandez. Moi aussi je pourrais vous en suggérer, le choix est vaste. Un exemple : Raymond Aron, qui a tiré la sonnette d’alarme à une époque de terrorisme intellectuel, pendant l’âge d’or – relatif – du communisme. ‘L’opium des intellectuels’ n’a pas vieilli. La somme historique de l’équipe Courtois est remarquable également. Tant d’autres. On a beaucoup écrit sur le communisme. Et puis l’histoire est passée.

    Un socialisme qui soit démocratique est un bel oxymore pour le coup. Il pourrait être la social-démocratie. Mais elle n’est pas marxiste. A Tours en 1920 vous disais-je des gens intelligents ont su anticiper et voir où était l’impasse et le désastre. Il y a de cela un siècle et l’histoire leur a donné raison. La politique n’est pas seulement une affaire d’opinion.

    Glycère Benoît Le 31 mars à 21:48
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Premier point :

    Non, aucune indulgence pour "l’autre régime totalitaire". Présisément parce innover est inséparable des yeux ouverts. Vous êtes obstinément dans l’externalisation de vos propres préjugés.

    Seulement, il faut impérativement aller au fond des présupposés idéologiques des régimes en question : le genre BHL au col amidoné ne me suffit pas..., qui, par exemple, les range les uns comme les autres dans la rubrique : "aspiration de pureté dangereuse"... C’est le nazisme qui est dans ce cas.

    "Le communisme" est à la base une idéologie du Bien, pas essentiellement une aspiration à la pureté ( = de la Race...) Et même si l’on peut me rétorquer que le mythe de "l’homme d’acier", c’est du soviétique "PUR" et dur... Et même si l’on peut me rétorquer qu’il y est resté, par exemple, de l’antisémitisme...

    Le "mystère", c’est de savoir comment des millions et des millions de gens "de BONNE volonté" ont pu trouver leur dévouement, et leur héroïsme, retourné contre eux-mêmes !...

    Le fanatisme nazi ne relève pas, en revanche, ...de l’ordre de la Bonne Volonté... Il n’y a là, si l’on peut dire, "pas tromperie sur la marchandise" : le Désir du Mal est immédiatement visible. Pas de surprise...

    Aubert SIKIRDJI Le 31 mars à 23:11
  •  
  • ...parce QU’innover est inséparable des yeux ouverts.

    Aubert SIKIRDJI Le 31 mars à 23:14
  •  
  • @ Glycère Benoît

    ...Et puis que l’Histoire ait donné raison au Parti Socialiste. Ben non hein... Le résultat n’est pas brillant : pas seulement une adaptation, mais une contribution historique "de gauche" au mythe thatchérien, qui disait explicitement qu’il n’y a pas d’alternative, et que seuls les individus existent, pas la société...

    Je me souviens de Mitterrand, ...nous expliquant, n’est-ce pas,... qu’on avait tout essayé face au chômage !...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er avril à 03:32
  •  
  • @ Glycère Benoît

    ...Mais peut-être que selon vous, cette contribution à la contre-révolution, ou terreur blanche néolibérale, post 68 (dont le Big Bang fut réalisé au Chili en 1973),... que Macron veut radicaliser en France, avec quelques décennies de retard sur Reagan et Thatcher, ...c’est cela avoir pratiquement raison, c’est cela faire de la realpolitik, ...."indépendamment des opinions"...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er avril à 04:04
  •  
  • @ Glycère Benoît

    ...Mais alors dîtes-nous, Mr. Benoît, est-ce que ça ne nous amène pas, pour ainsi dire, à une sorte de 3ème forme de totalitarisme ?!?... Celle-ci, "du 21ème siécle" ?!?...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er avril à 04:13
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Aucun préjugé de ma part je juge sur les faits, sur la réalité historique. C’est vous qui êtes dans le déni pour vous refaire une virginité politique. Vous comptez entre autres ressources sur les guillemets, abondants dans votre écriture, pour vous la bricoler. Au demeurant, l’ancien militant PCF que vous êtes a évolué, témoignant ainsi d’une prise de conscience qui mérite en elle-même d’être saluée. C’est le cas de beaucoup d’hommes, en termes relatifs. Comme celui de Lucien Sève, qui a fini par les rejoindre, sur le tard, après les soixante ans de réflexion qu’il fallut à son questionnement pour trouver une issue.

    Le bilan du courant social-démocrate du mouvement ouvrier, SFIO puis PS après Épinay, n’est pas brillant dites-vous. Certes. Le bilan du courant communiste est-il mieux ? En regard de l’écroulement d’un empire planétaire, le PCF, son ancienne tête de pont, n’est plus qu’un petit tas d’apparatchiks quémandant des places, qu’on lui mégote ici ou là, contre l’apport d’un ruisselet de voix, autour de 2 %. Le reste de l’extrême-gauche, les puritains du marxisme-léninisme, regroupe un bric à brac de thuriféraires qui font la course à échalote dans un mouchoir en se jetant leurs obédiences à la figure.

    La vérité du communisme elle aussi chemine, en parallèle aux errances militantes dont vous êtes un exemple. Vous arguez de la pureté des intentions, pour démarquer le communisme du national-socialisme, qui est un socialisme nationaliste (je garde la construction allemande, où l’adjectif est avant le substantif) à distinguer sur ce point du socialisme internationaliste. Karl Marx en tant qu’homme n’est pas à incriminer bien sûr. D’ailleurs il n’était pas marxiste lui-même. Son intelligence à elle seule ne s’accordait pas à ce qu’il le fût. Mais ceux qui ont appliqué sa doctrine, avec des apports qui l’ont fait devenir le marxisme-léninisme, à laquelle d’aucuns attribuent un génie propre, ne méritent aucune indulgence : leurs crimes, par leur mobile, sont des crimes contre l’humanité.

    À la fin de sa vie Karl Marx avait rasé sa barbe de prophète, comme il le dit dans une lettre à Engels datée d’Alger en avril 1882. Cela montre qu’il faut toujours avoir espoir en l’homme.

    Glycère Benoît Le 1er avril à 10:08
  •  
  • @ Glycère Benoît

    1/- "Aucun préjugé de ma part". Dîtes-vous. Ben non voyons... "Je juge sur la réalité historique".

    Vous "jugez sur" en réalité comme on fait sur... Et vous jugez, surtout. Dans l’optique de criminaliser et de chercher des poux dans la tête à tout ce qui de près ou de loin se réclame du communisme.

    Et même vous vous comportez ici en fâcheux FLIC anti-communiste : « -C’est chacun son tour, les gars, pour passer dans mon bureau. Et on ne se parle pas. Vous êtes assez grands pour vous défendre tous seuls..., non ? ...À vous Monsieur Sikirdji, ...entrez là... Dites-moi, c’est quoi ces guillements ? Vous croyez que vous allez vous acheter une virginité avec ça ?!?... »

    Au fait, mes points de suspension : vous avez oublié mes points de suspension !... Faute professionnelle, Monsieur le commissaire !...

    Je vous laisse à votre ridicule public assumé...

    2/- Mes guillemets occasionnels sont l’expression de quelqu’un "qui avance et qui doute". Pas d’un bricolage, espèce de malappris !... Vous n’en avez évidemment pas besoin, vous qui n’êtes que certitudes...

    3/- Parlons-en de la réalité historique. C’est-à-dire du MOUVEMENT de la réalité historique, comme tragédie réelle... Car vous, non, ce sont "les bilans" qui vous importent, n’est-ce pas... Vous avez d’ailleurs l’infâme toupet de vous identifier aux Justes..., tout pendant que vous n’êtes juste qu’un petit scrogneugneu obsessionnel de clavier !... Un défenseur de "la mémoire des victimes", hors-sol... Par définition, les Justes n’étaient pas des acharnés d’Internet de votre espèce. Ils étaient dans l’action pratique, et discrète. Et la Tragédie, oui, c’est l’adolescent juif Jean Tenenbaum, recueilli par des communistes, qui devint Jean Ferrat le communiste... C’est mon père, juif athée, devenu communiste... Il y a là un MOMENT de l’Histoire dont il n’est pas dans votre pouvoir de laminer le sens !...

    4/- Je suis né de ça, après-guerre, de cette histoire : ma mère, à l’époque encore catho, a épousé un juif (athée), après n’avoir pas supporté la dispartition de ses copines de lycée, juives... Et vous venez, benoîtement, devant moi, poser que la seule différence entre les deux monstrueux totalitarismes, c’est le nationalisme d’un côté et l’internationalisme de l’autre ?!?... En somme que la contribution de l’Union Soviétique à la victoire sur la barbarie nazie ne serait qu’un détail de l’Histoire des totalitarismes ?!?...

    5/- En outre vous ne tenez aucun compte de ce que j’ai écrit, à savoir que l’hypothèse euristique fertile, concernant "le communisme comme religion terrestre" (Edgar Morin), ce n’est pas de le voir comme manifestation d’une idéologie de la Pureté, mais comme une idéologie du Bien !.... Vous n’en tenez aucun compte, et continuez de prétendre que je serais dans le déni, et que je m’efforcerais de sauver la "pureté de ses intentions", en comparaison du nazisme... Certes non. Dans le bilan, comme vous dites, il y a précisément l’immense constat que l’on ne fait pas le bonheur des peuples malgré eux...

    6/- Vous pouvez décrire le PCF actuel comme ça vous chante, ...il reste que le communisme est une CULTURE, inassignable à résidence... L’errance elle-même n’est pas un crime... « Que l’homme, délivré de son passé absurde / Dresse devant son frère un visage semblable / Et donne à la raison des ailes vagabondes » (Paul Éluard).

    7/- Votre description de la gauche radicale, comme faites de groupes de diverses obédience, se faisant dérisoirement la course à l’échalotte, ...j’y reviendrai peut-être... Pour l’instant cette seule remarque : la vocation du communisme, synonyme de mouvement large de dépassement de l’ordre établi n’est certainement pas réductible à des questions d’élections...

    8/- En plus du fait que je n’ai pas à "COMPARAÏTRE" devant vous, petit Monsieur le flic de clavier, je vous ai déjà signifié dix fois que je ne... COMPARAIS pas, car la comparaison n’était pas une analyse, et que le PCF n’avait pas à se proposer de se changer, en simple référence au Parti Socialiste !... J’ai écrit le 31 mars à 14h59 : ..."L’identité d’un Parti ne peut se faire par comparaison négative !... La question n’est pas d’abord de rivalité... La peur de se faire doubler par les "social-traîtres", est d’autant plus grande, lorsque la capacité d’auto-renouvellement reste en carafe"...

    ...Et vous la ramenez de nouveau avec votre question pierreuse : "Le bilan du courant communiste est-il mieux ?"

    Ben dites-moi, c’est dur d’avancer, avec vous... Ça plombe, ça plombe...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er avril à 15:42
  •  
  • Correction d’orthographe, dans mon point 5/- : c’est heuristique, pas euristique.

    Aubert SIKIRDJI Le 1er avril à 15:48
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Je ne suis pas flic moins encore commissaire. Je ne cite personne à comparaître. Inutile de me de me donner du Monsieur, nous ne sommes pas en cérémonie mais sur un forum démocratique. Chacun dit ce qu’il pense librement, ce n’est pas un tribunal ici, ce n’est pas un procès de Moscou. Avec vous ça ne plombe pas ça délire.

    Je n’ai pas spécialement de certitudes en politique, mais des opinions et je ne suis pas sûr d’avoir raison. En démocratie, l’opposition est reconnue. Les certitudes, je laisse ça aux fanatiques, aux révolutionnaires, de tous bords et de toutes variantes.

    Le malappris c’est vous, prompt au mépris, même à l’insulte, pour peu qu’on ne pense pas comme vous et qu’on le dise. J’ai fait référence aux Justes en gardant le sens des proportions et je l’ai dit. L’ampleur des crimes du communisme et le mobile de leur commission interroge notre conscience à tous, elle interroge la vôtre, elle interroge la mienne. Que les deux empires totalitaires se soient affrontés pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été alliés en son début, n’absout pas les crimes du vainqueur.

    Vous n’êtes pas dans le déni des idées, ce qui ne voudrait rien dire : elles sont subjectives donc arbitraires et personne ne peut se voir imputer à faute d’avoir telle idée plutôt que telle autre. Il n’y a pas de délit d’opinion en droit français. Le délit d’opinion on le voit dans le socialisme. Mais vous êtes dans le déni de réalité. Vous ne comprenez pas qu’un parti en tant que personne morale est responsable de ce qu’il fait, de ce qu’il a fait.

    Les hypothèses heuristiques sont toutes bienvenues pour un esprit scientifique. Celle d’Edgar Morin est intéressante. J’en avais proposé une ici, au constat de l’écroulement des régimes qui fondaient leur légitimité sur le marxisme : chercher s’il ne contenait pas un paralogisme, c’est à dire un vice caché sous l’apparence de la rationalité. Le fait que les prédictions de Marx soient controuvées pousse à réfléchir dans cette voie. La situation en Russie en 1917 n’était pas mûre pour le socialisme, nous rappelle Lucien Sève avec pertinence, en raison de son retard économique. Mais aujourd’hui ? Logiquement dans les pays développés, qui n’ont rien de la Russie de 1914, les courants de pensée marxistes devraient être dominants et les pays développés ouvert au socialisme. Or il n’en est rien. Personne ne préconise plus l’instauration d’un régime socialiste. Quid de cette discordance ?

    Si vous parlez du bilan du PS, souffrez qu’on parle du bilan du PCF. C’est amusant cette façon de se permettre à soi ce qu’on interdit à autrui. C’est votre côté farceur.

    Glycère Benoît Le 1er avril à 17:39
  •  
  • @ Glycère Benoît,

    Le farceur est celui qui répète. Genre perroquet roquet, voyez-vous, Monsieur.

    Si, de mon côté, ...mon désir était un désir "d’avancer", il relèverait en revanche d’un bon délire...

    ...Et, en attendant, ne vous en déplaise, ...je vous appellerai encore Monsieur, Monsieur, et pas encore camarade : c’est comme ça. C’est une mesure de distanciation sociale.

    Ah bon ? Vous continuez d’écrire que je serais dans le déni de réalité ?

    Je précise ceci : que oui, je suis d’accord, tout communiste est THÉORIQUEMENT comptable du communisme, dans les grandes largeurs et profondeurs... Mais la sortie d’une version canada dry de la chose est d’une part une affaire de trajectoire de responsabilité personnelle, et aussi institutionnelle... Mon institution de référence, c’est le PCF. Et non, ...je ne suis pas en souffrance, si l’on évoque son bilan... Je suis en souffrance, au contraire, parce que l’on n’est plutôt pas parti pour le faire, ...même en cette année de centenaire...

    (Mais il n’existe pas de bilan sans analyses poussées...)

    Bilan ? Déjà, ...le PCF n’a jamais levé la main sur les libertés, il les a défendues, au prix du sang... Et il s’est de plus proposé de les élargir... Procurez-vous ne serait-ce que la petite plaquette de "Déclaration des Libertés", de 1975...

    Donc, déni de réalité, dîtes-vous...

    Georges Marchais avait écrit en l’occurrence, je crois dans "le Défi Démocratique" de 1973, à propos des pays de l’Est que "la vérité, c’était leur réalité"...

    Et c’est après l’énigmatique, et à y réfléchir fort scandaleuse formule du "bilan globalement positif", du 23ème congrès de 1979, que j’ai effectué, quatre années de suite, des séjours d’étude de la RDA, via son système d’éducation, dit "polytechnique", en "application" selon eux de principes de Marx... Pour ainsi dire, dans la curiosité de tirer l’affaire au clair...

    Ensuite, ayant tiré la conclusion qu’il s’agissait d’un système qui faisait payer la sécurité sociale, qui y était constatable et appréciable, de l’irrespirable..., et ce système ayant quelque chose à voir avec le principe même de fonctionnement du genre de parti supposé le supporter, ...ce n’est pas par hasard que je me suis retrouvé ensuite désigné comme "communiste critique", à mes risques et périls, au sein du PCF, précisément considéré comme "personne morale", comme vous dîtes, ...responsable de ce qu’il fait.

    ET aussi de ce qu’il a fait. Ou surtout pas fait : parce que certaines carences, certains "retards à l’allumage" pour faire ce que le principe de responsabilité politique nous dicte de faire sans délai..., sont aussi coupables...

    Roger Martelli a écrit un livre à propos de la séquence du milieu des années 80, intitulé : l’occasion manquée. Le "principe autocritique" (bien compris, c’est-à-dire pas dans sa perversion stalinienne) est essentiel au travail d’un parti révolutionnaire.

    Et c’est justement pourquoi, j’ai commencé par tiquer, dans mon premier post, sur l’expression désinvolte de Fabien Roussel, qui s’est contenté de dire qu’à parti des années 80, les relations de Sève avec son Parti ne furent "pas simples"... Ce n’est pas ainsi que l’on produit du récit crédible... Mais par une "assimilation critique", profonde et convaincante,...du passé, pour reprendre une expression de Lénine...

    La maltraitance que Sève a subie, que j’ai subie, et beaucoup d’autres..., "sous Georges Marchais", ...a été en l’occurrence assortie de l’affichage d’une volonté de "conserver" les gens. Personne n’a été fusillé ni pendu, ouf !... Ni même exclu. Marchais se contentait de répéter en 1990, devant des journalistes télé,... que "nous ne représentions rien"...

    L’hémorragie et les dits "immenses gâchis" de militants qui s’en sont suivis, a même été suivie, une fois que l’abandon, en 1994, du centralisme démocratique fut acté, et la dite "Mutation" lancée... d’un Conseil National, fin 1998, qui fut un appel aux gens à revenir, toutes mises à l’écart et exclusions, à quelques conditions et exceptions près, étant officiellement effacées, et "les blessures" et "souffrances" occasionnées reconnues...

    Seulement, je considère que le RETRAVAIL POLITIQUE EN RESPONSABILITÉ, corollaire d’un retravail de mémoire, nécessitant premièrement d’admettre, d’un point de vue heuristique, n’est-ce pas..., qu’une crise n’est pas réductible à un complot, n’a effectivement pas eu lieu.

    D’une part, on ne reconstitue pas un Parti sur des bases simplement humanitaires, et d’autre part il ne s’agit pas de "regarder le passé en face"..., sans, comme je l’ai écrit : un "inventaire sérieux de "retards" théoriques et historiques patents, assortis de fautes stratégiques et politiques repérables !..."

    Aubert SIKIRDJI Le 1er avril à 20:58
  •  
  • Bertolt Brecht est mort le 14 août 1956. Le 20ème congrès du PCUS, consacré aux crimes de Staline, s’était tenu à Moscou du 14 au 25 février.

    Ce poème est un poème daté :

    LE COMMUNISME EST CHOSE MOYENNE

    Qu’on appelle à renverser tout l’ordre établi
    Semble effrayant
    Mais ce qui est établi n’est point l’ordre.

    Avoir recours à la violence
    Semble mal.
    Mais puisque la pratique quotidienne est la violence.
    Ce n’est là rien de bien particulier.

    Le communisme n’est pas chose extrême
    Que l’on ne peut réaliser que pour une petite part
    Au contraire, tant qu’il ne sera pas réalisé en tous points,
    Il n’y aura pas de situation
    Que même un insensible puisse supporter.

    Le communisme est vraiment la revendication minima,
    La chose la plus immédiate, chose moyenne et raisonnable.
    Celui qui s’y oppose n’est pas un homme qui pense différemment
    Mais quelqu’un qui ne pense pas ou qui ne pense qu’à lui

    Un ennemi du genre humain
    Effrayant
    Méchant
    Insensible
    A part,
    Voulant une chose extrême dont le moindre début de réalisation
    Conduirait l’humanité entière à sa perte.

    Bertolt Brecht, 1934.

    POÈMES 8, p.143 ;
    l’Arche Éditeur, 1967.
    Trad. Jean-Paul Barbe.

    Aubert SIKIRDJI Le 1er avril à 21:37
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Non, pour Brecht, le communisme n’était pas l’Empire du Mal...

    Il y a quelque chose d’Hannah Arendt dans le poème ci-dessus, qui a dit : « Le mal est un phénomène superficiel, et au lieu d’être radical, il est extrême. » Et aussi : « C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal ».

    Camus n’opposait pas mesure et révolte...

    Ça pour dire que je ne me suis JAMAIS dit d’extrême-gauche. Gauche radicale, pourquoi pas... À condition de ne pas parler de "radicalisation", comme le font les médias... À condition que ça veuille dire aller au fond des choses...

    Mais si vous trouvez tout de même quelque chose à redire à Brecht, je rappelle cet autre poème qui a quelque chose à voir avec une demande de "démocratie socialiste"... :

    LA SOLUTION

    Après l’insurrection du 17 juin,
    Le secrétaire de l’Union des Écrivains
    Fit distribuer des tracts dans la Stalinallée.
    Le peuple, y lisait-on, a par sa faute
    Perdu la confiance du gouvernement
    Et ce n’est qu’en redoublant d’efforts
    Qu’il peut la regagner.
    Ne serait-il pas
    Plus simple alors pour le gouvernement
    De dissoudre le peuple
    Et d’en élire un autre ?

    (traduction Maurice Regnaut)

    Bertolt Brecht, Poèmes.
    Tome 7, page 11.
    (L’Arche Éditeur à Paris. )

    Dans l’Est de l’Allemagne, il reste un petit quelque chose de l’esprit citoyen, hérité de la RDA...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er avril à 22:52
  •  
  • Le PCF a trop longtemps tablé sur l’idée que les pays du "socialisme réel" étaient amendables... Qu’il pourrait y avoir compatibilité entre socialisme et démocratie... Entre temps, c’est la social-démocratie, qui a aussi atteint ses limites... Hollande a lancé cet Alien de Macron, qui désormais traite la question par le semblant et le sanglant... C’est pourquoi il faut reprendre plus que jamais la question du communisme. Qui n’est pas "collectivisme"... Car il y a de l’un, au milieu de comm-un-isme, sinon ça ferait commisme. La visée n’est pas d’uniformité, le but n’est pas de fabriquer une autre société, de mimétisme..., au contraire. Ils reposent sur la responsabilité individuelle, base de la responsabilité commune... L’une nourrit l’autre, dialectiquement. Cette dialectique met un terme au volontarisme politique, et au principe d’une fin justifiant les moyens...

    Aubert SIKIRDJI Le 2 avril à 02:37
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Non, Aubert, il n’y a pas de Monsieur ici, il n’y a pas de distanciation sociale, ni de classes – ça devrait vous convenir – ni de préséance, ni de hiérarchie. Il n’y a que des citoyens exprimant, à égalité, leur point de vue et échangeant des arguments. Vous réagissez comme un animal attaqué rendu furieux par une blessure.

    Je compatis aux souffrances que vous avez vécues au PCF, aux brimades. Mon but n’est pas d’en rajouter ici, ce serait avoir la même mentalité que vos supérieurs de l’époque. Et ce serait gratuit. Lucien Sève a vécu lui aussi des contrariétés, dans un contexte comparable, et il ne les méritait pas. Vous non plus. Personne ne les mérite. C’est ce que je peux dire, sans chercher à verser du baume sur vos plaies, que vous n’évoquez d’ailleurs pas pour vous faire plaindre mais pour montrer votre force de caractère. J’espère pour vous que vos vertus quasi martiales ne sont pas de celles qui s’évanouissent d’elles-mêmes dès que le moment du retour sur soi et de la réflexion est arrivé, au calme. Pour le reste en entrant au PCF vous auriez dû savoir où vous mettiez les pieds. Il vaut mieux le savoir en entrant qu’en sortant.

    Je maintiens ma position sur la responsabilité du PCF, je ne reviens pas dessus. Elle vous fâche, peu importe. Comme tout parti le PCF dispose de la personnalité juridique. Elle le protège et c’est très bien. Elle protège aussi les autres partis, remarquez, ce qui ruine toute perspective de socialisme. Mais elle le rend responsable de ses actes. L’histoire du PCF est gênante pour lui sur ce plan. Il compte sur l’oubli, le mensonge, le travestissement, pour survivre bon an mal an. Je combats cette politique. Elle est vile, elle est méprisable. Ce qui ne veut pas dire que je méprise les communistes pris individuellement.

    Glycère Benoît Le 2 avril à 07:04
  •  
  • @ Glycère Benoît

    « Un animal attaqué rendu furieux par une blessure » ? Euh... Vous me faites sourire. Ne vous inquiétez pas.

    Aubert SIKIRDJI Le 2 avril à 12:06
  •  
  • @ Glycère Benoît

    ...Mais vous n’avez pas tort : oui, il y a de la blessure. Mon propre frère jumeau, à cette époque de crise du PCF, me sortit que si j’avais des problèmes avec le Parti, c’était parce que j’avais raté ma vie... Ça ne s’oublie pas.

    Blessure est un mot qui me rapproche de Pierre Juquin, avec qui ma femme et moi étions liés, il était de sa cellule : nous étions avec lui, à cette époque du 25ème congrès de 1985 (...dès avant lequel ce membre du bureau politique fut surnommé "le camarade tabou"), dans le département, c’est-à-dire la fédération de l’Essonne ... (comme Roger Martelli)

    Blessure, Pierre l’intègre comme dimension de toute histoire d’amour, en référence à Aragon... Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur, il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri... Et non, moi-même, je ne regrette certainement pas d’y être entré, ni mon "histoire d’amour" avec le PCF... "L’esprit du temps des cerises" inclut la souffrance...

    En revanche je me suis insurgé contre, en quelque sorte, l’officialisation des souffrances, lors de ce conseil national contorsionniste de novembre 1998, avec rapport de Francette Lazard, ...qui s’en est tenu au mode compassionnel, autrement dit : "on ne vous en veut pas du mal qu’on vous a fait" et l’on comprend fort bien le caractère irréparable de vos blessures... Tout ça histoire de nous PRIVER DE RÉPARATION PROPREMENT POLITIQUE !...

    J’ai dit précédemment qu’il n’y a pas de parti révolutionnaire sans travail autocritique, bien compris, et cela suppose de pouvoir dire que certains, si minoritaires fussent-ils à un moment donné, avaient eu raison avant les autres !

    Au minimum qu’il PEUVENT avoir eu raison avant les autres... Pourquoi l’adandon du centralisme démocratique, que je prônais 5 ans avant la Chute du Mur, était-il une erreur, devenue une vérité, 5 ans après ?!?... Ce n’est pas d’ailleurs ni d’abord une question de droit à la réhabilitation personnelle, mais l’expression qu’on a, de conscience partidaire... qu’on n’a pas l’Histoire pour soi !...Car celle-ci, non, ne nous attend pas tranquillement à l’arrivée, elle ne repasse pas les plats...

    Enfin, je peux préciser ceci : je n’ai pas la même posture que Lucien Sève, à propos de "la forme parti".... Il a prôné son dépassement, et je considère que c’est jeter le manche après la cognée, ...tout en étant complètement en phase avec ses préconisations pour révolutionner toute une ancienne culture et pratique de l’organisation alternative... Mais ceci est évidemment du très vite dit...

    Aubert SIKIRDJI Le 2 avril à 13:13
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Qu’est-ce que ça veut dire que l’histoire du PCF serait gênante pour lui ? En vrac : la mise en place de la Sécurité Sociale, l’accouchement sans douleur, le refus des guerres coloniales, la participation systématique aux luttes sociales sont-elles gênantes ?!?... (Etc.) Vous dîtes n’importe quoi, en laissant entendre qu’en tout et pour tout,... le PCF compterait sur l’oubli, le mensonge et le travestissement, pour survivre bon an mal an. C’est ridicule. Et oui ça peut me fâcher parce que c’est fâcheux... Il n’a certainement pas à rougir de tant de ses actes, par exemple de Résistance, et aussi de créativité politique...

    En revanche, oui, j’ai déjà indiqué que je n’aimais pas le syndrome du "périodisme politique", corollaire de l’avant-gardisme... L’avant-gardisme découpait la marche à l’Avenir en étapes, mais aussi le passé en périodes, à chaque congrès suffisant sa peine... Aragon disait pourtant, dans un entretien de 1967 avec Jean-Jacques Brochier, pour le Magazine littéraire : « Il y a dans ce que j’écris un principe d’unité ; les périodes, c’est peut-être très commode pour les historiens, mais dans la vie ça n’existe pas »

    C’est un propos qui peut tout à fait être repris à propos de la politique, qui évite soigneusement de se penser elle-même, sous couvert de l’invocation de "périodes" qui font sas les unes avec les autres, et qui interdisent l’inventaire historique profond, tout en autorisant que l’on reste à côté de la plaque, avec un train de retard...

    En clair, la critique désormais en vogue de "la Période" de "La Mutation", post-Marchais, est présentement corrolaire de la sanctuarisation de l’ére Marchais, qui elle n’est pas officiellement reconsidérée... C’est pourtant toute une époque (l’équivalent de trois septennats ), où sont repérables des "avancées" qui restent, pour ainsi dire, schizophrènes, congrès après congrès, sous couvert de rester "équilibrées"...

    En particulier l’affirmation d’une "voie démocratique au Socialisme à la Française"..., a été confondue avec voie électorale et acceptation de l’Alternance... L’idée de STRATÉGIE AUTOGESTIONNAIRE, affirmée lors du 23 ème congrès de 1979, est restée de principe... Quand il s’est agi ensuite de changer le Parti, pour le mettre en accord avec cette affirmation, cela a bien coincé...

    Aubert SIKIRDJI Le 2 avril à 14:43
  •  
  • ...Et je me ressens aujourd’hui un peu seul, à reparler de tout ça...

    Aubert SIKIRDJI Le 2 avril à 14:54
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    L’État de droit garantit la pérennité aux partis, qu’il reconnait tous : c’est pour le parti communiste à la fois le salut et la perdition. Les virages de la politique du PCF, que vous évoquez fort bien pour les avoir vécus de l’intérieur, traduisent son dilemme : la révolution exclut de temporiser, la démocratie l’exige.

    Mais en fait le dilemme est pour ces deux conceptions de la politique, les plus antinomiques qui soient. Le démocrate se veut le garant de la paix sociale au risque permanent de la compromettre, le révolutionnaire ne peut avouer devant l’opinion la violence du projet qu’il prémédite. Inabouti, il serait démasqué et si son coup de force réussit, il scelle son avenir dans la dictature. Le long terme lui est funeste.

    Cela vaut pour les grands destins comme pour les petits : au moment où le PCUS décréta le socialisme dans un seul pays, il y avait là les prémices de la ruine future. Plus près de nous, et à l’échelle de la modestie, les divers congrès, colloques, symposiums, comités centraux, appels, etc. du PCF l’affadirent par étapes, dissous peu à peu, mais aussi conservé, dans la société qu’il était né pour détruire.

    Glycère Benoît Le 2 avril à 18:14
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Encore sur votre précédent post :

    En tout état de cause, il faut de la franchise... ET, encore une fois, DE L’ANALYSE au long cours !... Car la franche camaraderie ne suffit pas... La censure historique se paye TOUJOURS... Factrice non seulement d’individus, mais de "vérités collectives" en souffrrance..., sous les thèses officielles, leurs dires et surtout leurs non-dits...

    Je considère que le PCF n’a eu besoin de personne que de lui-même, pour décliner jusqu’à se marginaliser... Ses effectifs de cotisants ont, me semble-t-il, en gros été divisés par dix, depuis "mon temps"...

    Mais non, cela ne justifie pourtant pas que l’on bave obstinément dessus, comme vous le faites... (Rhôôôh !... J’ai failli ajouter Monsieur...) Jusqu’à prétendre que sa politique, n’ayant aucune grâce à vos yeux,... serait "vile et méprisable" !... Et tout en prenant le soin de préciser derrière que cela ne veut pas dire, évidemment, que vous mépriseriez les communistes pris individuellement. !...

    D’une part vous me ferez difficilement admettre, au demeurant, qu’il ne s’agit pas d’un point de vue de classe (même si vous n’émargez pas au rang des nantis et des gros exploiteurs...) Et d’autre part, ...ce n’est pas nouveau : les pires racistes ont de bon amis noirs... Les pires anticommunistes ont même croisé un ou deux voire trois communistes valables... Ils sont bien nombreux, les militants du PCF qui se voient dire, un jour ou l’autre : « - Toi t’es un bon. Mais... ah ! Si les autres étaient comme toi !... »

    ...Mais ce n’est pas votre cas. Vous, vous faîtes mieux : selon vous ce serait "les communistes" en général, qui ne sont pas méprisables en tant qu’individus... Il reste un petit problème logique : l’on voit mal comment des milliers de gens non méprisables pourraient se réclamer d’une institution parfaitement méprisable... Je vous laisse ce mystère...

    Aubert SIKIRDJI Le 2 avril à 18:47
  •  
  • @ Glycère Benoît

    "La révolution exclut de temporiser, la démocratie l’exige."

    Ça c’est trop drôle...

    Aubert SIKIRDJI Le 2 avril à 18:55
  •  
  • @ Glycère Benoît

    ...C’est trop joli.

    Là, j’arrête.

    Aubert SIKIRDJI Le 2 avril à 19:02
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Le travestissement par exemple c’est de faire croire que la Sécurité Sociale a été créée ex nihilo par le seul Ambroise Croizat en 1945. La réalité est différente : la Sécurité Sociale fut la modernisation des Assurance Sociales, créées par le gouvernement Tardieu en 1930. Un gouvernement de droite.

    De plus, la paternité de la Sécurité Sociale, crée le 4 octobre 1945, est partagée entre trois hommes : Pierre Laroque, Directeur général Assurances Sociales, Ambroise Croizat, ministre du Travail de novembre 1945 à janvier 1946, puis du Travail et de la Sécurité Sociale jusqu’en décembre 1946 et Alexandre Parodi, ministre du Travail et de la Sécurité Sociale dans le gouvernement de Gaulle de septembre 1944 à octobre 1945. Parodi et Laroque étaient des hommes de droite, gaullistes, Croizat de gauche, communiste. Mais peu importe leurs opinions. Pourquoi oublier les deux premiers ? Les trois méritent tous d’être également honorés, non un seul.

    C’est comme ça avec le PCF : distorsion, mensonge au mieux par omission, calomnies (cf. Nizan), réécriture de l’histoire. Je maintiens : vil, méprisable.

    Glycère Benoît Le 2 avril à 19:37
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît

    Allez allez, dégagez.

    Ne parlez pas d’autre chose. Je n’oublie rien de rien. Vous êtes venu ici juste pour cracher. Si j’ai évoqué (très rapidemment) la création de la Sécu, c’est que vous ne parlez de rien. De rien. Vous ne faites que venir vérifier que les révolutionnaires sont des criminels, au minimum en substance, et en complicité institutionnelle...

    Vous ne me traiteriez pas de vil et méprisable, ailleurs que devant votre clavier, je vous le dis. Ce qui est vil et méprisable, et lâche, ...c’est la malonnêteté intellectuelle, à base de PARESSE antidialectique... Vous en êtes une caricature.

    Au demeurant non, j’ai bien pris la peine de poser,... me semble-t-il, que les retards politiques, que les "pertes de temps" se payaient : mais cela voulait dire DU DOUBLE POINT DE VUE, RÉVOLUTIONNAIRE ET DÉMOCRATIQUE !... Il faut mettre votre montre à l’heure. Car l’un ne s’oppose pas à l’autre, ...ne s’oppose PLUS à l’autre.

    Et voilà que vous la ramenez sans vergogne..., parfaitement sourd à ce que j’ai introduit avec "l’évolutionnisme révolutionnaire", à base d’innovation démocratique profonde : « - Ben ouais hein !... On ne peut pas mélanger l’huile et l’eau ! Révolution et Démocratie sont incompatibles dans l’ordre du temps !...

    Eh bien je vous confirme que c’est d’une parfaite obscénité, devant la dépouille de Lucien Sève.

    Et en attendant, puisque vous prônez la lutte contre l’oubli : n’oublions pas que...

    ...C’EST VOUS QUI SOUTENEZ présentement et pratiquement LA "RÉVOLUTION" D’UN MACRON, HOMME PRESSÉ ET "MAÎTRE DES HORLOGES", CONTRE LA DÉMOCRATIE, AVEC SES EXIGENCES EXPLICITES D’ACCÉLÉRATION DE LA TRANSFORMATION DE NOTRE PAYS. C’EST VOUS QUI SOUTENEZ L’UTILISATION RÉCENTE DU 49.3, INTERDISANT DE DONNER DÉMOCRATIQUEMENT DU TEMPS AU TEMPS SUR LES ENJEUX CRUCIAUX DES RETRAITES, ET EN UTILISANT LA BRÊCHE D’UN CLIMAT ANXIOGÈNE...

    Et vous venez théoriser sur l’incompatibilité entre révolution et démocratie ?!?...

    C.Q.F.D.

    La liquidation de la Sécu avait bel et bien commencé par les retraites... Et c’est VOUS qui en êtes le complice "révolutionnaire et criminel"...

    Alors maintenant : ripez vos galoches de ce forum, qui a l’avantage et l’inconvénient de conserver les commentaires...

    On a assez perdu de temps avec vous.

    Aubert SIKIRDJI Le 2 avril à 22:02
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Ne hurlez pas. Vous perdez vos nerfs : faute majeure pour un révolutionnaire. Vos ordres sont ridicules. Je n’ai pas de raison de dégager du débat, nous sommes en démocratie. Vous vous croyez chez Honecker ? Vous retardez : C’est la RDA qui a dégagé.

    Glycère Benoît Le 3 avril à 07:01
  •  
  • CRIER

    Ici l’action se simplifie
    J’ai renversé le paysage inexplicable du mensonge
    J’ai renversé les gestes sans lumière et les jours impuissants
    J’ai par-dessus terre jeté les propos lus et entendus
    Je me mets à crier
    Chacun parlait trop bas parlait et écrivait
    Trop bas
    J’ai reculé les limites du cri
    L’action se simplifie
    Car j’enlève à la mort cette vue sur la vie
    Qui lui donnait sa place devant moi
    D’un cri
    Tant de choses ont disparu
    Que rien jamais ne disparaîtra plus
    De ce qui mérite de vivre
    Je suis bien sûr maintenant que l’été
    Chante sous les portes froides
    Sous des armures opposées
    Les saisons brûlent dans mon cœur
    Les saisons les hommes leurs astres
    Tout tremblants d’être si semblables
    Et mon cri nu monte une marche
    De l’immense escalier de joie
    Et ce feu nu qui m’alourdit
    Me rend ma force douce et dure
    Ainsi voici mûrir un fruit
    Brûlant de froid givré de sueur
    Voici la place généreuse
    Où ne dorment que les rêveurs
    Le temps est beau crions plus fort
    Pour que les rêveurs dorment mieux
    Enveloppés dans des paroles
    Qui font le beau temps dans mes yeux
    Je suis bien sûr qu’à tout moment
    Aïeul et fils de mes amours
    De mon espoir
    Le bonheur jaillit de mon cri
    Pour la recherche la plus haute
    Un cri dont le mien soit l’écho.

    Paul Eluard (1940)

    Aubert SIKIRDJI Le 3 avril à 15:51
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous des victimes du communisme. Elles aussi sont mortes, comme Lucien Sève, elles aussi ont droit au respect, comme Lucien Sève. Ne les oubliez pas. Ne les oublions pas. Elles nous interrogent, nous tous, vous, moi, les autres.

    Il y a les victimes tuées sur le Mur de Berlin, par ordre du gouvernement, sous la responsabilité politique et morale d’un parti accointé à celui de Lucien Sève, qui le défendait et dont il partageait l’idéologie.

    Souvenez-vous d’Ida Sieckmann.

    Glycère Benoît Le 3 avril à 16:08
  •  
  • Je me sens en profonde connexion avec cette jeune femme... J’étais jeune, j’ai connu DES jeunes femmes, en RDA, qui étaient très mal. À dire que tout était faux, autour de nous... Jusqu’à la folie...

    Et je n’accepte pas vos leçons, Monsieur. Non.

    Vous ne savez vraiment pas à qui vous parlez. L’erreur sur les personnes constitue l’essence du stalinisme, et il n’épargne personne.... ( Et vous semblez loin de réaliser que l’on ne résoud pas le problème de l’Inquisition par l’Inquisision en retour : dommage pour vous...)

    Voici ce qu’écrivait Edgar Morin en avril 1974 ( dans une préface à son livre écrit en 1958, intitulé "Autocritique" ) : « Enfin, je suis persuadé que nous sommes dans une ère stalinistique., c’est-à-dire où ce qu’il y a de nucléaire dans le stalinisme s’est répandu et diasporé sur le globe, enraciné en profondeur, tantôt abâtardi, tantôt atténué, tantôt à nouveau virulent. Plus encore, à voir la renaissance spontannée, dans les sectes militantes ou des attitudes individuelles, des mêmes processus de pensée qui pour moi semblaient spécifiquement « staliniens », je comprends mieux que les germes du stalinisme précèdent de loin Staline et plongent dans l’archaïsme de la vie mentale et de la vie politique. »

    Les comportements RÉDUCTEURS, et qui compartimentent l’interlocuteur plutôt que de le prendre réellement en compte (pas qu’en considération "respectueuse"...) sont immensément répandus...

    Quelque soit votre TRÈS MAIGRE prise en compte de ce que j’ai écrit, sur le plan de ma biographie politique "de l’intérieur du communisme", histoire de l’orienter dans votre sens, ...pour le reste vous avez persisté à DÉVISAGER par internet un personnage vide et abstrait. Il est vrai qu’il s’agit d’un genre de "communication" qui supprime la barrière éthique du visage (Lévinas)...

    Mon visage comporte désormais, et depuis longtemps, DEUX yeux ouverts...

    C’est pourquoi je vous ai dit, très tranquillement, que vous ne parleriez pas comme cela devant moi... Pas dans un sens énervé que je vous proposerais de vider notre querelle sur le pré...

    Il reste que vos distributions névrotique de bonbons au miel démocratique de principe, gorgées de fiel anti-communiste de principe, ont fait long feu.

    Comme vos leçons de morale. J’ai personnellement horreur du respect... Comme d’une martyrisation du souvenir..., qui dispense de se demander en profondeur comment c’est arrivé...

    Le besoin, qu’on formulé certains, d’un Nuremberg pour juger "le Communisme", est une idée d’un parallélisme paresseux...

    Aubert SIKIRDJI Le 3 avril à 20:33
  •  
  • Erratum : "..., qu’onT formulé certains..."

    Aubert SIKIRDJI Le 3 avril à 20:38
  •  
  • @ Glycère Benoît

    (...Car je suis allé en RDA, AVANT les séjours dont je vous ai parlé...)

    Aubert SIKIRDJI Le 3 avril à 20:41
  •  
  • @ Mr. G.Benoît

    ...Comme vous n’en loupez pas une, vu votre mentalité anti-dialectique, en blanc ou noir,... pour faire dire aux gens ce qu’ils ne disent pas, jusqu’à "les ajouter à votre collection" de spécimens...

    Je prends les devants, sur mon affirmation évidemment trop courte, comme quoi "j’ai horreur du respect" (car vous êtes capable de tout..., et laissez moi vous infliger en conséquence deux paragraphes de philosophie populaire et courtoise ) :

    Ce que j’ai écrit ferait-il de moi un "irrespectueux" ?!?... Affirmatif..., mais il faut juste préciser que c’est dans le sens que ne respecte pas, non, les idées toutes faites, et suis prêt à toutes les "véhémences" (argumentées) devant la connerie :
    Citation de Roger Vailland :
    « L’irrespect exige beaucoup de grandeur d’âme. Alors, il donne naissance à l’esprit libre, la plus haute expression de l’homme. Mais sans grandeur d’âme, l’irrespect n’aboutit qu’à la friponnerie. »

    À l’inverse, ...l’on peut citer Régis Debray, qui appelle à la même nuance, lorsque l’on parle de respect :
    « Le mot de respect est détestable s’il veut dire intimidation et soumission à ceux qui pensent aller au paradis en nous égorgeant. Il est estimable si on le reconduit à son étymologie : respicere, y regarder à deux fois. »
    On pourra dire qu’alors, il s’agit d’un genre de respect "d’esprit scientifique"...

    Un mot comme son "contraire" peuvent donc être convoqués pour dire la même chose : esprit critique approfondi !...

    Soit-dit en passant, ne vient-on pas d’avoir un bel exemple, aujourd’hui, d’emploi "métaphysique" détestable du mot respect, lorsque le Préfet de Police de Paris Lallement nous a sorti que les premières personnes en réanimation dans les hôpitaux ont été punis de leur non-respect des consignes de confinement ?!?...

    Bon, une fois ça dit, je double la mise, sur ce que vous ressentez chez moi comme "des énervements" (vous ne l’avez pas sorti qu’un fois), comme quoi j’aurais le grave tort d’avoir, devant un type décidément très énervant...

    Dire à quelqu’un qu’il a ses nerfs, c’est de l’ordre du machisme culturel et structurel. Les fachos souvent ont le clair mérite d’aller plus loin... Qu’on soit homme ou femme, on peut avoir droit, avec eux, à : « - Ben quoi ? Elle a ses nerfs ? Elle fait sa vierge effarouchée ? P’têt’ qu’elle a ses périodes... »

    Cela ne nous éloigne pas du sujet.

    Car le féminisme est le premier enjeu d’évolution révolutionnaire...

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 00:37
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Günter Litfin.

    Glycère Benoît Le 4 avril à 06:23
  •  
  • @ Glycère Benoît

    "Souvenez-vous de Günter Litfin."

    Vi vi. C’est un peu court, jeune homme...

    Et puis je crois que nous devrions parler de notre beau pays.

    Je continue donc, afin de solder "la question psychologique", dont vous avez usé , comme procédé dilatoire et plombant supplémentaire...

    ...Oui l’on peut convoquer Freud.

    Freud avait noté que les bolchéviques athées avaient curieusement reconduit les interdits de penser de la Religion... C’est allé loin : de ce totalitarisme, la psychiatrisation des problèmes politiques a été un des éléments...

    Ici, c’est vous le totalitaire, vi vi..., qui faute d’arguments calés sur la connaissance réelle d’un auteur, ce qui est le sujet, en êtes venu à dessiner mon tableau psychiatrique fantasmé, et hors-sujet... "Martial", "énervé", "galopant"... Ah ouais ?!?..

    Vous ne manquez vraiment pas de toupet !... Mais vous ne pouvez pas masquer ce faisant le vide abyssal de votre pensée. Y a rien la-dedans. Une noix de coco, vidée de son contenu... Un type qui bégaye...

    Mais on ne demande pas aux macronistes de penser. Ce sont des robots. Ils évacuent en réalité les problèmes politiques.

    Tenez, un exemple : lorsqu’il fut question de l’épuisement professionnel... Le 1er février 2018, le dénommé Julien Boroxczyk, député farceur de la REM, et, il faut le souligner, médecin bouffon de son état, ...est monté à la tribune sous cet aimable slogan : « Ne prends pas la vie trop sérieux, tu n’en sortiras pas vivant » !... Déjà, c’était faire de la vie quelque chose de relatif...

    Et puis, pareil de l’épuisement professionnel : usant des vertus négatives du doute, il nous a sorti que c’était un truc "multifactoriel" sans réalité discutable, la vraie question dans notre monde moderne, fait de compétitivité naturelle, étant l’image de soi !... (Et voilà la psychologisation...)

    Il a mène délivré pour finir une consultation gratuite de psychanalyse sauvage à Jean-Luc Mélenchon, disant que si celui-ci avait un tempérament énervé, c’était qu’il ne se remettait pas de son échec aux Présidentielles... C.Q.F.D. !...

    Maintenant, on pourrait à présent reprendre, non ? La question de l’épuisement professionnel, pour commencer, des soignants, et de tous ceux qui sont "au front", ...comme "réalité objective ou pas..." Je ne crois pas que nous serons quittes, sur la question, avec les applaudissements de huit heures du soir...

    L’effet boomerang du "principe de réalité" n’est plus le problème du vieux communisme, mais de l’actuel régime macronien.

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 09:13
  •  
  • @ Monsieur S.Benoît,

    Vous n’avez jamais parlé de Sève, jamais, absolument jamais, et empêché qu’on en parle.

    Vous l’avez évoqué, oui, en Troll malotru...

    "L’évolution révolutionnaire" est principe de réalité, il ne peut se soutenir d’un idéalisme politique complice de crimes, je le dis sans gène.

    Reprenons donc, pour finir, la question de la Sécu. Quant au débat sur la part des uns et des autres pour sa création, je renvoie au film de Gilles Perret, "La Sociale", d’accès facile... La Sécu n’est pas un "acquis social", tombé du ciel, c’est un conquis, résultat de la lutte et de la prise de responsabilité sociale.

    L’important, c’est que DU COMMUNISME A ÉTÉ CRÉÉ. Qui n’a rien de criminel, il me semble : que chacun cotise selon ses moyens, et soit soigné selon ses besoins, qui pourra s’en plaindre ?!?... Que la fin de vie de travail ne soit pas l’antichambre de la mort, vous trouvez ça criminel ?

    Mais vous auriez évidemment le droit de penser, puisque vous êtes démocrate..., qu’il est "criminel" de permettre aux gens de vivre, lorsqu’ils sont des classes subalternes... On appelera cela juste un point de vue de classe, ne vous en déplaise...

    En attendant, "notre modèle social", dont Macron-l’illusioniste vient de rappeler étrangement la vertu, comme quoi il existe des domaines essentiels qui ne doivent pas être laissé aux griffes du marché..., consiste dans "un mixte" : dans le fait qu’il y a DÉJÀ du communisme dans le capitalisme... Et quoi qu’il nous dise, le "Grand Projet" du Président Loulou Kislapète est en vérité de tout "transformer", c’est-à-dire de tout liquider : pour parvenir au "pur" capitalisme "achevé"...

    La notion de "déjà-là" du communisme, comme point d’appui pour aller plus loin, pour le BONHEUR des gens, est essentiel dans le travail de Sève : par exemple la révolution informatique PEUT être synonyme d’immense émancipation, comme de son inverse : une systématisation totalitaire du contrôle social...

    Oui, il y a du "déjà-là" du communisme, dans l’expérience des ZAD... S’il n’y a pas besoin de démocratie, au sens classique, c’est que tout le monde s’y connaît, et tient compte des autres...

    Sève a prôné une nouvelle pratique politique, non plus verticale et délégataire, mais horizontale, et "sans direction" (ce qui ne veut pas dire sans organisation) : que partout, la politique ce soit la montée en compétence participative et contributive, par ateliers thématiques...

    Oui, ça veut dire "Grand Débat", dans un tout autre sens que le show présidentiel auquel nous avons eu droit dans la foulée du mouvement des Gilets Jaunes. Et "Grand Débat", il faudra qu’il y ait, dans de bien autres proportions, pour tirer toutes les conclusions qui s’imposent, vu ce qui nous arrive avec le corronavirus... C’est tout notre mode de vie qui est en cause...

    Je n’ai moi-même pas encore assez lu Sève, par rapport à tant de questions restant ouvertes... Après, comme je l’ai dit, on peut avoir des accords et désaccords datés, des différences d’appréciation, mais c’est parce que Sève fournit TOUJOURS de l’argumentation...

    Il est lui-même un point d’appui incontournable.

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 14:53
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Ceci dit, en relisant votre post du 3 avril à 16h08, où vous écriviez : "Souvenez-vous des victimes du communisme. Elles aussi sont mortes, comme Lucien Sève, elles aussi ont droit au respect, comme Lucien Sève...",

    ...je veux vous signaler le caractère, en réalité, démentiellement obscène de ce "comme" !... Vous ne vous rendez même pas compte vous-même, de ce que vous fait dire votre délire morbide...

    Pas seulement de ce qu’il porte d’irrespect envers un homme, tout juste décédé, et d’irrespect envers ceux qui fréquentent le site de Regards, ...mais envers tous les autres, dont vous prétendez vous faire le porteur de mémoire, et indépendamment du fait que tout ce qui s’est fait dans les pays du socialisme ne relève pas du cauchemar que vous dîtes...

    Personne n’a "droit", non, à ce genre de raccourci plus qu’indécent !... C’est dégueulasse, POUR TOUS. Vraiment vous êtes dégoûtant. Vous pataugez hors-éthique élémentaire. C’est vous qui n’avez aucune excuse.

    Aucune.

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 16:34
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Roland Hoff.

    Glycère Benoît Le 4 avril à 18:06
  •  
  • Pour l’édification de Glycère Benoît :
    Les premières lignes de l’hommage d’Isabelle Garo à Lucien Sève paru le 3 avril sur le site de la revue Contretemps :

    « Et si désormais la plus directe des menaces était celle d’une désintégration anthropologique par le totalitarisme de la rentabilité – non plus destruction physique de l’espèce, mais asphyxie morale du genre humain ? »[1]. Ces mots prennent désormais un sens sinistre : Lucien Sève, l’auteur de ces lignes, est mort du Covid-19 le 23 mars 2020, quelques jours après son hospitalisation. Âgé de 93 ans, il fut classé « non-prioritaire », privé d’accès à un respirateur pour cause de pénurie. L’état désastreux de l’hôpital public français, soumis depuis des décennies à des réformes néolibérales destructrices, ainsi qu’une politique sanitaire tout simplement criminelle, ont contraint les médecins au tri des malades. Entre incurie et cynisme, le gouvernement Macron a rendu vie au darwinisme social, nom pseudo-savant de la barbarie capitaliste.

    Bernard LAURENCE Le 4 avril à 18:48
  •  
  • Pour l’édification de Bernard LAURENCE

    La pandémie est partie de Chine, État à régime socialiste. Le gouvernement chinois, dirigé par le parti communiste, porte une lourde responsabilité dans le déclenchement de la pandémie en cela qu’il n’a pas su déceler la gravité des premiers cas alors que des médecins la lui avaient signalée. Mais, dans la logique de tout régime socialiste, fondé sur le déni, il leur a imposé le silence, a nié la réalité du problème sanitaire et a répandu de fausses informations rassurantes. Un temps précieux a été perdu du fait de l’incurie des autorités. Quand elles ont enfin pris la mesure de la gravité de la situation, il était trop tard : l’épidémie avait déjà gagné l’Europe.

    Aujourd’hui la Chine refuse d’assumer ses responsabilités. Pour les masquer, elle va jusqu’à incriminer les pays démocratiques de mauvaise gestion de la crise sanitaire, en vantant les avantages relatifs du socialisme. Certains pour des raisons politiques reprennent ces éléments de propagande et se font les relais de l’offensive diplomatique et commerciale de la Chine, particulièrement agressive, à la mesure des enjeux. La Chine espère maintenant tirer un bénéfice politique de la pandémie.

    La responsabilité de la Chine remonte plus loin : elle n’a pas su tirer les leçons d’une première épidémie, celle du SRAS de 2003. En particulier elle n’a pas interdit la vente de animaux sauvage vivants sur les marchés, alors que cette pratique avait été identifiée comme un facteur important de déclenchement de l’épidémie. L’interdiction de ce type de commerce n’est intervenue que le 24 février 2020.

    Chacun jugera le fait d’exploiter politiquement une crise sanitaire généralisée qui oblige les autorités de tous les pays à prendre des mesures difficiles. Cet opportunisme met en exergue les erreurs des gouvernements et se livre à des déductions tendancieuses pour les dénigrer, voire condamner leur régime.

    On peut espérer au contraire que la démocratie sortira renforcée de l’épreuve qu’elle traverse et que les démagogues et les opportunistes seront renvoyés à leur insignifiance. Ils pérorent sur les vertus du socialisme, tandis que nombre de leurs concitoyens, avec les moyens limités dont ils disposent, essayent de sauver des vies sans en tirer gloire.

    Glycère Benoît Le 4 avril à 20:06
  •  
  • @ Bernard LAURENCE

    Je ne savais pas cela.

    Je suis transpercé de chagrin, et d’indignation.
    (C’est peu dire. Il n’y a pas de mot...)

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 20:39
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Vous n’êtes pas qu’un fâcheux Troll, vous êtes un Troll fasciste.

    Votre prise de hauteur cartographique..., pour trouver "LA" cause unique et simplifiée de ce que nous vivons, en désignant un pays (peu importe le régime de la Chine : vous y tenez ici plus que nous !...), relève de la logique de la "bouquémissarisation", pour utiliser le néologisme forgé par Daniel Pennac...

    "Pas d’effet sans cause" !... Ce n’est pas d’aujourd’hui que les fascistes, les nazis, nous ont servi, sous ce prétexte, les pires raisonnements mécaniques et guerriers...

    Je connais un peu le jargon professionnel des cartographes, figurez-vous... Il est un terme qui a piqué mon imagination : savez-vous comment l’on nomme la traduction en dessin en quoi consiste la production d’une carte, par simplification légitime de la réalité d’un village, d’une route, d’un fleuve, en mettant quelques maisons quand il en a beaucoup plus, deux virages ou deux méandres, quand il y en a beaucoup plus ?

    LA GÉNÉRALISATION.

    La généralisation, ce n’est pas la réalité exacte, ce n’est pas la vie.

    Lorsqu’elle est maniée sur un autre registre que celui des professionnels de la cartographie,
    ...par les idéologies DE PENSÉE UNIQUE, que vous SEMBLEZ dénoncer d’habitude, elle devient un crime contre l’esprit.

    Redescendez sur terre. Vous nous avez parlé de Science ? UNE considération ne peut, en tout état de cause,... en éliminer une autre.

    L’hommage national, pour les immenses mérites des soignants, que la police de Castaner, comme les pompiers, etc., gazait il y a peu, voire matraquait..., ne peut, par exemple, pas passer à la trappe l’état actuel de notre système de santé, sinistré depuis des décennies...

    Et oui, ça fait partie des questions et du "débat" parfaitement démocratiques qu’il va falloir avoir, sans faux-semblants !...

    Et dire cela n’est aucunement "de la récupération politique". Ce sont les discours martiaux du général Macron, qui veut le silence dans les rangs, en prétendant que "tous ensemble, en nous serrant les coudes, nous allons terrasser la Bête", qui relèvent de la VIEILLE Politique hors-sol et récupératrice !...

    Mais il est vrai qu’un général ne se rend jamais, ...même et surtout aux évidences...

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 22:08
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Rudolf Urban.

    Glycère Benoît Le 4 avril à 22:22
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Vi vi.
    Je note.

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 22:53
  •  
  • @ G. B.

    (C’est votre véritable identité, Glycère Benoît, ou un Pseudo "démocratique planqué" ?!?... Je ne vois pas trace de vous ailleurs que sur le site de Regards.
    Vous sévissez sûrement ailleurs... Mais alors, sous quelle appellation ?!?... Je vous redis que le premier des courages, c’est le courage éthique...)

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 23:34
  •  
  • @ Mr. G.B.

    "Je pleure et l’on en rit ma souffrance est souillée"...

    Aucun délai de deuil pour les fachos. Ils taguent les stèles, quand ils ne les détruisent pas.

    Mais il est vrai que pour eux, la peine est une histoire de vierges effarouchées... La vengeance est comme la (contre-)révolution : elle interdit de temporiser.

    Vous avez franchi une à une les bornes de la pudeur.

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 23:40
  •  
  • @ Mr G.B.

    Toutes.

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 23:41
  •  
  • @ Mr G.B.

    Le vers ci-dessus fait partie d’un poème de Paul Éluard écrit pour une malade mentale :

    "Je pleure et l’on en rit ma souffrance est souillée
    Et le mur du regret cerne mon existence
    Peut-être aurais-je pu me masquer de beauté
    Peut-être aurais-je pu cacher cette innocence
    Qui fait peur aux enfants"

    Vous êtes vous pour le massacre des innocents.
    Si ce n’est toi le coco qui a fait des millions de morts,
    ...c’est donc ton frère !...
    Pas de quartier !...
    .

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 23:49
  •  
  • @ Mr G.B.

    Vous oubliez que les premières victimes de Staline était des communistes...

    ...Mais on connaît votre réponse : fallait pas qu’ils y aillent !...

    Aubert SIKIRDJI Le 4 avril à 23:55
  •  
  • ...C’est malin !...

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 00:12
  •  
  • @ G.B.

    ...Et au fait, n’est-ce pas vous qui avez parlé de "syllogisme de fausse identité" ? Fort bien !...

    Mais c’est vous qui ne changez JAMAIS de disque, comme si :
    "si ce ne sont vos interlocuteurs, qui ont fait des millions de morts, ...ce sont donc leurs frères, et ça revient au même" !!!!...

    Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat.

    (Un chanteur russe a fait une chanson sur Staline, en le faisant chat...)

    Tous les communistes se disent pour l’émancipation humaine. Staline se disait pour l’émancipation humaine. Donc tous les communistes sont des répliques de Staline.

    Je vous ai pourtant signalé que "le nouveau communisme" n’était plus MIMÉTIQUE !!!!...

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 00:36
  •  
  • @ G.B.

    Le mimétisme de robots, c’est chez les macronistes qu’il est VISIBLE aujourd’hui...

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 00:39
  •  
  • @ Mr. G.B.

    ... Mais après tout, cette maladie de l’identification abusive, de la généralisation conformiste, aboutissant à des "tricheries légitimes", déformant le réel, comme je l’ai évoqué, qui en prendrait un peu à son aise avec "le dessous des cartes"..., avec la géométrie précise du concret... (cf. Camus et "le sens de la mesure"...), ...ça pourrait ne relever que de votre façon de FAIRE AUX COMMUNISTES CE QUE VOS PRÉJUGÉS vous disent qu’ils ne savent que faire, hier comme aujourd’hui : les arrogants dogmatiques et intempérants, quand c’est vous qui l’êtes, ignominieusement...

    Sauf que nous ne sommes plus dans le jeu de c’est çui qui dit qui est.

    C’est d’abord parce que vous n’avez pas changé d’un iota votre comportement, au moment de la révélation que le sort de Lucien Sève avait été scellé, par le fait de son âge, devant la nécessité d’un "tri sélectif"... que je vous traite DÉFINITIVEMENT DE NAZI.

    Non seulement vous avez confirmé votre attitude de départ, mais vous l’avez empirée, comme il est de règle "psychiatrique" dans une logique de PASSAGE A L’ACTE !...

    Vous allez me répondre que, mais non, ce n’est pas vous qui avez laissé mourir Lucien Sève, mais d’admirables soignants...

    Et puis, pourquoi pas, que voilà encore bien un truc de communiste, à ajouter à votre galerie de portraits !... Ouais ouais...

    Je vous renvoie à la définition du salaud de Sartre, sur laquelle vous avez un peu bavassé... Lucien Sève était au départ un sartrien, anxieux de responsabilité humaine...

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 01:50
  •  
  • @ Mr. G.B.

    Donc là c’est bon.

    Vous me disiez au début que vous n’aviez pas idée de mes idées. Je vous en ai exposé deux trois. Et il est vrai qu’il n’est pire sourd qui ne veut entendre.

    Quant à vous, à moins que ce ne soit pour nous préciser qui vous êtes, game is over.

    Pas la peine de remettre une pièce dans le bastringue.

    On a tout compris.

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 06:29
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous d’Olga Segler.

    Glycère Benoît Le 5 avril à 06:52
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Ce qui laisse malheureusement le plus de souvenir immanquable, c’est le Mal, ...dont la récidive aggravée et jusqu’au-boutiste, est consubstantielle.

    Vous en êtes partie prenante.

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 15:53
  •  
  • Le Mal n’a aucune valeur heuristique.

    On n’apprend qu’à s’en écarter.

    Ou qu’en l’écartant.

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 16:16
  •  
  • @ Mystère G.B.

    Si Rosa Luxemburg a dit que la liberté était celle de l’autre qui ne pense pas comme moi, encore faut-il que cet autre pense un minimum, afin que l’échange avec cet autre permette d’avancer un minimum, sur une quelconque piste...

    Le mal ne pense pas.

    Il ne peut être un partenaire.

    Il ne sait que de tenter de faire taire.

    Il serine comme on surine.

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 17:06
  •  
  • A l’attention de G. Benoît
    Tiré d’un blogueur de Médiapart (l’Humanité en a aussi parlé)

    "Black Rock nous prépare la prochaine pandémie ...", avec le succès qu’il en attend : faire main basse sur les cotisations destinées au paiement des retraités, actuels comme futurs, dont Black Rock doit espérer le décès, surtout si entre-temps nous perdons l’assurance maladie, comme aux States : Face à la pandémie, des millions d’Américains risquent de ne pouvoir accéder aux soins vitaux faute couverture maladie . Le terrain est bien préparé : c’est Black Rock qui doit décider si oui ou non on peut redémarrer LUXFER pour produire des bouteilles d’oxygène destinées aux respirateurs, en donnant ou non à l’exécutif français son aval pour réquisitionner cette industrie : les salariés de l’usine LUXFER revendiquent avec l’appui de la CGT la réquisition de leur usine, détenue par le fonds BLACK ROCK, pour relancer la production de bouteilles d’oxygène si nécessaire en cette période . C’est encore un étasunien, qui a décidé de fermer l’usine française qui fabriquait les masques respiratoires qui font si cruellement défaut aujourd’hui : L’usine de masques respiratoires jetables Honeywell était installée à Plaintel près de Saint-Brieuc, mais son propriétaire américain a décidé d’en baisser le rideau en 2018 (...) On était le principal fabriquant pour la France, et on vendait partout dans le monde : Japon, Corée, États-Unis ... Quant à de Gaulle - Fleurance, il a su recruter un ex d’Alstom qui s’est si bien vendu à Général Electric : Affaire Alstom-General Electric : la nouvelle trahison... C’est dire le souci de ces gens là pour l’Intérêt Général Français !
    C’est ça la démocratie à la sauce Benoît

    Bernard LAURENCE Le 5 avril à 18:12
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Bernd Lünser.

    Glycère Benoît Le 5 avril à 18:13
  •  
  • @Bernard LAURENCE

    Merci pour l’info, je l’avais déjà, pour avoir suivi le dossier à travers des articles de la grande presse. Mais votre conclusion est déplacée. Non, ce n’est pas ça la démocratie telle que je la conçois. Caricaturer n’apporte rien à votre message, par ailleurs pertinent.

    À l’évidence Black Rock se comporte mal dans cette affaire, égoïstement, gérant l’entreprise de loin, de l’étranger de surcroît, sans être impliqué dans la satisfaction des besoins prioritaires, devenus vitaux en ces circonstances. On voit là les effets nocifs d’une gestion à court terme, obéissant uniquement à une logique financière.

    La condamnation des arbitrages de Black Rock est quasi unanime, dans toutes les tendances de l’opinion, de la gauche à la droite, jusqu’aux extrêmes. Il est un peu illusoire d’en tirer des accusations politiques orientées. Espérons qu’une intervention déterminée de l’État apportera la solution, l’affaire n’est pas close.

    En effet dans un cas comme celui-ci, il peut et doit intervenir. Ce faisant Il reste dans ses attributions et sa mission d’État de droit, d’État démocratique, agissant pour le bien commun, non en vertu de dogmes idéologiques qui font de l’entreprise un mal en soi et des marchés, même les marchés financiers, des monstres par essence dont il faut se défaire. Des régimes fondés sur ce type d’idéologie ont existé au siècle dernier : les régimes socialistes. Leur instabilité, pour dire le moins de leurs tares, nous montre qu’ils n’apportent en rien la solution aux problèmes économiques et sociaux. Par ailleurs je n’irai pas dire, pour vous paraphraser : ‘C’était ça la démocratie à la sauce Laurence’.

    Au fait, je vous avais questionné plus haut dans le fil de ce forum, inhabituellement long, sur la nature du pouvoir dans ces régimes. Pas de réponse. De mon côté, sauf oubli, je réponds toujours à vos messages, souvent intéressants même quand ils sont alourdis par un esprit de polémique.

    Glycère Benoît Le 5 avril à 19:07
  •  
  • @ Mystère G.B.

    Vos provocations sont démonétisées.

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 19:08
  •  
  • @ Mystère G.B.

    Vous omettez de dire que Lemaire vient de refuser la nationalisation de Luxfer.

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 19:22
  •  
  • @ Mystère G.B

    Pour le reste : la contre-révolution ultra-libérale a reposé sur le constat (argumenté) de l’échec des "pays socialistes", en même temps que sur la Violence ( = Chili, et pas que... )

    La piqûre de rappel que vous ne cessez de nous infliger de cette "réalité" du caractère obsolète de ces vieux régimes... n’empêche que de l’eau a coulé sous les ponts depuis.

    Vous SEMBLEZ raisonner, quand vous le voulez, avec une "courtoisie" d’apparence, comme la radio du même nom...

    Mais votre raisonnement expose systématiquement ses limites, montrant que C’EST VOUS QUI ÊTES DANS UNE PRISON IDÉOLOGIQUE d’un nouveau genre, où le PRÉTEXTE DE LA DÉNONCIATION DU SOCIALISME vous sert à RECONDUIRE les interdits de penser une quelconque sortie de l’ultra-libéralisme...

    Votre (non-)pensée BINAIRE est une impasse.

    Vous avez quelques décennies de retard.

    C’est ça qui alourdi.

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 19:40
  •  
  • Erratum : ..."qui alourdit."

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 19:42
  •  
  • @ Mystère G.B.

    J’adôôôre quand vous écrivez qu’à l’évidence Black Rock se comporte mal.

    De même, lorsque vous allez jusqu’à admettre... que non, ça, ...c’est pas bien ce qu’a fait Pinochet...

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 19:47
  •  
  • @ Mystère G.B.

    Si la Roue de l’Histoire tourne, ce n’est pas parce que celle-ci relèverait de l’Éternel Retour. Ce n’est pas pour retomber systématiquement dans des ornières, désormais connues.

    Mon très cher ami Lucien... Bonnafé, de 40 ans mon aîné, a usé de très longue date de la boutade suivante :

    « Devant l’effondrement de l’internationalisme prolétarien, il faut que se développe un courant de solidarités mondiales aussi différent de la 3ème Internationale que celle-ci le fut du Saint Empire romain germanique. »

    Je vous ai indiqué plus haut qu’il s’agissait de SE DIFFÉRENCIER DE SOI-MÊME.

    PAS DE (SE) RÉPÉTER.

    Aubert SIKIRDJI Le 5 avril à 20:01
  •  
  • A l’attention de G. Benoît.
    Avez-vous lu l’entretien de L. Sève avec H. Touzet paru ce jour dans Regards ? Entre autre ceci :
    au fil des années 70 et du début des années 80, j’en suis venu, lentement mais fortement, à la conviction - en un sens large très peu original, mais d’une façon mienne fort précise et pas commune à l’époque - que les déboires électoraux du PCF (il se fait doubler puis marginaliser par le PS) ont une source et un sens bien plus fondamentaux que ne semble le voir la direction du parti. Non pas du tout l’échec historique du communisme, comme tendent à le penser alors la plupart des contestataires, mais bien plutôt au contraire l’échec du non-communisme des pays socialistes et du mouvement communiste lui-même.

    Marx a su voir extrêmement loin en avant, jusqu’à la sortie effective de la société de classes - ce qui est proprement le communisme -, mais à une époque historique où on est très loin encore, même dans les pays capitalistes développés, des conditions de maturité du passage possible à une société sans classes - niveau général des forces productives, développement émancipateur de la généralité des individus, possibilités concrètes d’une autogestion d’échelle nationale et supranationale... Les révolutions socialistes du XXe siècle dans les maillons faibles de la chaîne capitaliste sont donc sans recours tragiquement contradictoires, et le mouvement communiste international est lui-même enfermé dans cette contradiction. Or ce qui commence à nettement émerger vers la fin du XXe siècle est la maturation des préalables d’une évo-révolution communiste au sein même du capitalisme le plus développé – faute de gestion commune par les producteurs eux-mêmes associés, l’humanité va dans le mur de manière de plus en plus visiblement catastrophique.

    Bernard LAURENCE Le 5 avril à 21:08
  •  
  • @Bernard LAURENCE

    Bien sûr ; je valorise mon temps de confinement en lisant les bons auteurs. Il faut le valoriser de toute façon me direz-vous, certes, d’autant que la vie est courte et que les bons auteurs sont nombreux, de toutes opinions.

    Celles de Lucien Sève n’étaient pas les miennes. Je pourrai dire pour le paraphraser : ‘Je combats le parti communiste parce que je suis plus que jamais démocrate’. Nous sommes dans une société qui le permet. Aurait-ce été le cas dans celle à l’avènement de laquelle Lucien Sève milita ?

    Ce combat ne vise pas à faire disparaître le PCF, ce serait renier son principe. Il consiste simplement à dire que la démocratie est incompatible avec le socialisme. Et que ceux qui disent le contraire sont des imposteurs. Je le fais ici sur ce forum, de temps à autre, sans plus.

    Abandonnerons-nous la démocratie au profit du socialisme au motif qu’elle nous conduit dans le mur ? Les partisans du communisme auront-ils l’occasion de prendre le pouvoir par le suffrage universel pour ensuite le supprimer ? Ou prendront-ils le pouvoir par la violence, comme autrefois ? Ces deux possibilités sont improbables. Visiblement. Le mur de la catastrophe en est-il rendu alors inéluctable ? Je veux croire que non. La disparition du communisme, à mettre en parallèle avec celle du nazisme, dans ce court XXème siècle que les deux régimes totalitaires ont marqué à jamais, n’a pas été, en elle-même, une calamité. C’est leur apparition qui le fut. Mais, modeste, je pratique l’anticipation comme un sage la vertu, sans y croire.

    Sève la pratique lui avec un volontarisme radical en plaçant ses espoirs politiques chez les communistes unitaires. Cette resucée n’a pas d’avenir. La seconde chance du communisme se jouera comme farce. Mais vous allez sans doute me dire que je me trompe. Nous verrons. Au demeurant ce texte date de 2014.

    Il constitue une vue saisissante de l’histoire intérieure du Parti communiste français. Pas un mot sur la réalité des régimes communistes. Ces régimes que son parti défendait n’ont pas posé à Sève de problème moral, de problème de conscience. Ni même de problème conceptuel sur la validité du marxisme comme modèle économique et social, alors que les pays à économie capitaliste tardaient à en vérifier le bien fondé. Nous n’y sommes pas encore, nous dit-il. En attendant ce sont les régimes fondés sur le marxisme qui ont disparu.

    Les historiens se penchent maintenant sur les crimes qui s’y commirent. Leur ampleur, leur nature. Lucien Sève n’en souffle mot. Pourtant en philosophie il y a une part de morale. Cette question aurait été de sa compétence.

    Là survient le conflit classique entre éthique de conviction et éthique de responsabilité. Toutes les grandes plumes ont dit là-dessus ce qu’il fallait. Des lapalissades sans doute pour Sève, comme ille souligne à propos de la phrase de Weber qui pourtant résume en quelques mots tout son développement.

    Plutôt que de revenir sur lui-même au soir de sa vie, de se concentrer sur son destin, et de se dire ‘qu’ai-je fait ? Ne me suis-je pas trompé ?’ Lucien Sève préfère rebondir sur l’avenir. On peut le faire à l’infini, il s’y prête. Aucune théorie philosophique ne pouvant l’envelopper tout entier, il suffit, après s’être lavé les mains de tout engagement, de faire dire à celle à laquelle on affirme toujours souscrire autre chose que ce qu’elle disait.

    Glycère Benoît Le 6 avril à 06:39
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous d’Udo Düllick.

    Glycère Benoît Le 6 avril à 06:41
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Vous persister à dire n’importe quoi.

    Vous continuez d’enfiler VOS évidences, sur une base inventée...

    À même laisser de côté la dimension morale, comme quoi vous vous permettez d’affirmer que " les régimes que son parti défendait n’ont pas posé à Sève de problème moral, de problème de conscience" (Ben vôyons ! Vous êtes sûr ?),... ajouter derrière : "ni même de problème conceptuel sur la validité du marxisme comme modèle économique et social" est un gros grossier mensonge, par ignardise et paresse..., gros comme votre connerie mondaine.

    Sève ne parlait plus, finalement, de marxisme, précisément, mais de pensée-Marx, qui n’a absolument rien à voir avec "la vulgate" mécaniste qui soutenait un certain modèle économique et social !... Rien à voir.

    Diffamer en dilettante un auteur, tout en en survolant quelques bons autres, n’est pas une excuse.

    Ça reste diffamer. Souiller le débat.

    Vous n’avez AUCUNE RIGUEUR.

    Aubert SIKIRDJI Le 6 avril à 14:01
  •  
  • @ Glycère Benoît

    J’ai "cru", oui, à cette vulgate dogmatique, adolescent... Ça remonte bien loin...

    Comme vous "voulez croire" aujourd’hui que le mur de la catastrophe n’est pas inéluctable.

    Ce confinement fait décidément l’exposé du niveau de pré-confinement des mentalités.

    Aubert SIKIRDJI Le 6 avril à 14:10
  •  
  • @ Glycère Benoît

    La légèreté que vous prêtez à Sève est la vôtre.

    C’EST VOUS QUI FAÎTES DIRE À MARX CE QU’IL NE DISAIT PAS.
    (Après avoir fait comme si vous aviez entendu que Marx n’était pas marxiste...)

    Ça commence à bien faire. Le caractère exceptionnellement long et lassant de cet échange ne tient qu’à vous.

    Et vous parlez d’imposture ?!?...

    Aubert SIKIRDJI Le 6 avril à 14:20
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Nous n’avons pas les mêmes valeurs, Monsieur.

    Pour commencer démocratiques.

    On ne vient pas user de diffamation aggravée et patente, en prétendant que cela relève de la vertu du débat démocratique.

    Ne nous racontez pas d’histoire. Vous n’êtes ni du côté du socialisme, comme vous dîtes, ni de celui de la démocratie.

    Aubert SIKIRDJI Le 6 avril à 15:58
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Werner Probst.

    Glycère Benoît Le 6 avril à 16:33
  •  
  • A l’attention de M. Benoît.
    En réponse à votre commentaire du 6 avril : dans mon intervention du 31/3 à 19 h 56 j’avais subodoré que pour vous communisme = nazisme ; c’est bien cela que vous avez écrit aujourd’hui. Faut-il vous rappeler que le capitalisme se portait très bien sous le régime nazi, que les dirigeants des grands konzerns ont apporté leur soutien financier à Hitler - qu’il a été élu légalement, après les élections de novembre 1932, il ne faut pas l’oublier ( cf entre autre d’Eric Vuillard, "L’ordre du jour") - et les mêmes fabriquer le zyklon B...
    Quant à la "démocratie" qui vous est si chère, on a vu des régimes démocratiquement élus mener des guerres coloniales impitoyables envers les peuples soumis, et pratiquer la torture sans état d’âme (avez-vous entendu parler de Maurice Audin ? (Lucien Sève faisait partie du comité de soutien pour établir la vérité sur son assassinat).
    Vous écrivez aussi :" Ni même de problème conceptuel sur la validité du marxisme comme modèle économique et social". Comment un livre théorique comme Le Capital, sous-titré critique de l’économie politique, pourrait-il être un modèle économique ? L’avez-vous lu ? Par contre, il montre que les contradictions du mode de production capitaliste, et la lutte des classes rendent possible l’émergence d’une société nouvelle, c’est ce que L. Sève appelle la visée communiste, vous pouvez vous référer à plusieurs de ses ouvrages, dont évidemment le dernier "Le communisme" ?
    Vous remarquerez que le point d’interrogation indique à quel point L. Sève est trop dialecticien pour ne pas interroger toutes les facettes de cette gigantesque question...
    La devise préférée de K. Marx était "il faut douter de tout".

    Bernard LAURENCE Le 6 avril à 17:21
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Quant à venir détecter chez Sève un divorce insurmontable entre éthique de conviction et éthique de responsabilité, allez vous coucher, ...c’est proprement obscène, comme d’habitude, et démentiel !...

    Je redis qu’il existe une différence entre être fidèle à soi-même et égal à soi-même. Vous êtes parfaitement égal à vous-même, dans l’igominie trollesque à deux balles, et hors tout champ éthique.

    Être fidèle à soi-même, oui, c’est avoir de la conviction..., dont Paul Valéry disait : « Une conviction est solide quand elle résiste à la conscience ». Lucien Sève était un solide, en matière de conviction, qui, au demeurant, n’est pas resté égal à lui-même : que l’on puisse se demander de l’extérieur si ce ne fut pas trop lent, sa conscience des choses s’est d’évidence modifiée... Métamorphosée.

    Pas la vôtre. Vous êtes enkysté dans vos à-prioris invétérés et invertébrés, et vos insignes procédés de mauvaise foi patente de vipère claviérographe... Venir prétendre que "plutôt que de revenir sur lui-même au soir de sa vie, de se concentrer sur son destin, et de se dire ‘qu’ai-je fait ? Ne me suis-je pas trompé ?’ Lucien Sève préfère rebondir sur l’avenir." est totalement burlesque et aussi dégeulasse que tout le reste.

    Vous n’êtes une fois de plus pas capable de l’élémentaire décence due à une personne, décédée dans des conditions non seulement tragiques, mais scandaleuses.

    C’est vous le farceur,
    et harceleur malfaisant.

    Le Mal n’a pas d’oreilles.

    Aubert SIKIRDJI Le 6 avril à 17:46
  •  
  • @Bernard LAURENCE

    Le point commun entre le communisme et le nazisme ressortit au droit pénal : ce sont deux régimes criminels, responsables de crimes contre l’humanité, c’est-à-dire des massacres systématiques contre des populations non pas pour ce qu’elles faisaient mais pour ce qu’elles étaient. Dans le cas du régime socialiste établi en Russie en 1917, régime matriciel, sous la responsabilité du PCUS, le mobile du crime était l’appartenance à une classe définie comme parasitaire et qu’il fallait liquider pour permettre l’émergence de l’Homme Nouveau prévu par la doctrine. L’élimination de l’Homme Ancien en était la condition. C’est bien le mobile qui définit le crime contre l’humanité, et lui seul. Avez-vous entendu parler du Holodomor ? Entre quatre et cinq millions de victimes, en Ukraine, en dix-huit mois (juillet 1932-décembre 1933).

    En revanche la différence avec le nazisme est que le communisme n’a pas été vaincu militairement. Il s’est effondré tout seul, sur lui-même, en période de paix. Une paix armée certes, qu’on a appelé la Guerre froide (1948-1991), dont cet effondrement marqua la fin et, de fait, la victoire des Etats-Unis sur l’URSS. Mais la logique propre de la Guerre froide excluait de considérer l’URSS comme un pays défait. Le bouleversement politique qui suivit la fin du communisme fut, avec raison, considéré comme une affaire strictement intérieure à la Russie, qui récupéra tous les attributs diplomatiques de l’URSS sans restriction particulière, en particulier son potentiel nucléaire et son siège au Conseil de sécurité.

    Des raisons politiques font, qu’en France en tout cas, il n’y a pas de procédure concernant la dimension criminelle du communisme. On peut admettre que ces raisons sont justifiées, eu égard à l’ancienneté des faits, malgré l’absence de prescription. Un débat existe néanmoins sur la question, les juristes ne sont pas tous d’accord, en particulier ceux des pays ayant été colonisés par l’URSS.

    Car l’URSS a eu des colonies, comme les démocraties que vous critiquez à juste titre sur ce point. Les États baltes ont été conquis militairement et annexés, leurs peuples asservis. Cela dans le cadre d’une alliance entre les communistes et les nazis. Avez-vous entendu parler du pacte Hitler-Staline du 23 août 1939 ? Loin d’être un pacte de non-agression comme le proclament encore certains imbéciles, il était bien un pacte d’agression planifié par des clauses tenues secrètes le mais dont l’effet devait éclater au grand jour dès le 17 septembre 1939.

    En plus de ses colonies, l’URSS avait des protectorats : les pays du Comecon, qui ne disposaient que d’une souveraineté limitée – c’est la définition même du protectorat – en vertu de la doctrine Brejnev. Cet empire, colonies et protectorats, vola en éclat et précipita la chute de l’URSS aussi en tant que métropole.

    Mais à côté de ces points d’histoire, vous ne répondez toujours pas à ma question : dans la société qui aura aboli le capitalisme, la société socialiste, que vous appelez de vos vœux si je ne m’abuse, qui aura le pouvoir ? Et sur quoi reposera sa légitimité ? Vous restez sec là-dessus. Le doute marxien vous laisserait-il muet ?

    Glycère Benoît Le 6 avril à 18:52
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  • ÉTIENNE BALIBAR : « LE COMMUNISME, C’EST UNE SUBJECTIVITÉ COLLECTIVE AGISSANTE ET DIVERSE »
    Dans l’Humanité du vendredi 21 Février,2020
    Un entretien réalisé par Jérôme Skalski, dont voici un gros extrait :

    Votre réflexion sur l’histoire de ce qu’on appelle le « socialisme réel » vous conduit, dans le sillage de Spinoza, à une réflexion critique réhabilitant l’idée, en particulier, de la démocratie. Pourquoi ?

    Étienne Balibar
    Il y a un certain nombre de tournants décisifs dans l’histoire du « socialisme réel ». Naturellement, Staline en est la référence incontournable. La question qui se pose, c’est de savoir ce qui s’est joué au moment où Staline, et tout ce qu’il représentait, a pris le pouvoir en Union soviétique, quelque temps après la mort de Lénine. J’ai décrit cela dans mon texte sur la trace de la révolution d’Octobre, comme retour du principe de la souveraineté étatique dans l’histoire de la révolution communiste. Mais iI y a quelque chose qui s’est joué plus tôt que cela et j’ai complètement changé d’avis au cours de ma vie à ce sujet. C’est le moment où, en 1918, au fort de la guerre civile, Lénine décide que les élections de l’Assemblée constituante sont nulles et non avenues et que la démocratie parlementaire constitue un obstacle à la transformation révolutionnaire ou un foyer de résistance contre-­révolutionnaire, et que, par conséquent, il faut abolir ce type d’institutions représentatives pour mettre en place, dans la présentation idéale de l’époque, une démocratie plus radicale qui est la démocratie des soviets ou la démocratie conseilliste derrière laquelle, en fait, la toute-puissance du parti unique, même pour les meilleures raisons du monde, va finir par s’imposer. À ce moment-là, Rosa Luxemburg, de façon prémonitoire, écrit un texte qu’elle n’a pu publier elle-même en raison de son arrestation et de son assassinat et dans lequel figure cette phrase fameuse : « La liberté, c’est toujours la liberté de penser autrement. » Ce qui veut dire que l’abolition du pluralisme idéologique contient en elle-même, d’une certaine façon, la sentence de mort de la tentative révolutionnaire. Dans la tradition communiste à laquelle j’appartenais, cette question était considérée comme tranchée : Lénine avait eu raison. C’était un argument qui faisait le plus mauvais usage possible de Machiavel au nom de l’efficacité immédiate derrière laquelle « la vérité effective de la chose » n’était pas elle-même saisie. Je pense que Rosa Luxemburg saisissait quelque chose qui a été tout à fait déterminant, avec des conséquences catastrophiques sur le devenir du socialisme de type soviétique.
    La conséquence n’est pas que je me représente la démocratie parlementaire comme le nec plus ultra ou l’alpha et l’oméga de l’idée démocratique. Les tentatives que j’ai faites, avec d’autres, pour donner un peu de contenu à l’idée d’une démocratie radicale, dans mon recueil sur la Proposition de l’égaliberté, par exemple, me conduisent à penser qu’il y a des formes démocratiques qui sont plus avancées que la représentation ou que le parlementarisme. Il est probable aussi que leurs rapports doivent être pensés de façon dynamique, donc inévitablement conflictuelle, comme une sorte de complémentarité ou bien de relève, plutôt que comme l’abolition pure et simple d’une forme au profit de l’autre. C’est bien ce que me semblent indiquer des multiples mouvements insurrectionnels revendiquant la démocratie participative qui se font jour en ce moment dans le monde entier et qui traduisent la vitalité des idéaux d’émancipation en leur ajoutant des contenus nouveaux.

    Certains penseurs marxistes comme Lucien Sève insistent pour séparer socialisme et communisme dans la visée d’un dépassement critique des impasses historiques de ce « socialisme réel ». Qu’en pensez-vous ?

    Étienne Balibar
    Je suis très content que les discussions sur le communisme soient plus vives et plus vivantes que jamais. J’essaye d’y participer. Le fond de ma position n’est pas qu’il faille choisir. Certains de nos contemporains – dont Lucien Sève, qui est le représentant d’une grande tradition, avec beaucoup d’éléments qui nous sont communs – ont tiré de toute cette histoire la leçon qu’il faut enterrer la catégorie de socialisme. Ils proposent de remonter à une espèce de pureté originelle de l’idée du communisme et, en même temps, ils essayent de montrer que l’idée du communisme sous cette forme d’une alternative radicale au monde de la propriété privée et de l’État (ce que certains appellent le « commun » pour éviter les connotations historiques gênantes) est en quelque sorte appelée par les contradictions du capitalisme absolu dans lequel nous vivons aujourd’hui. Ce n’est pas très différent, sur le plan verbal au moins, de ce que dit de son côté Toni Negri ou bien de ce qu’avait expliqué Althusser dans certains des derniers textes de sa vie, convergence que je trouve impressionnante. Je suis d’accord avec l’idée que nous devons penser en termes d’alternatives radicales, mais j’ai aussi tendance à penser qu’on a toujours besoin des deux catégories de communisme et de socialisme. À la condition évidemment de complètement sortir de la perspective évolutionniste dans laquelle le marxisme classique l’avait inscrite : d’abord, la prise du pouvoir politique ; ensuite, la transition économique et sociale… C’est ce schéma « étapiste » et en même temps étatiste qui a été complètement invalidé par l’histoire. Ce qui n’est pas invalidé, c’est l’idée de transition ou de confrontation de longue durée entre des forces sociales, politiques et culturelles qui incarnent des visions du monde radicalement alternatives. Et la réalité de la catastrophe environnementale dans laquelle nous sommes entrés maintenant sans retour possible met d’autant plus en évidence l’importance et l’urgence de forger et d’appliquer, inventer des systèmes de gouvernement et des programmes de transition sociale qui inévitablement nous confrontent au fait que, sur une période de très longue durée, on va avoir affaire à des conflits entre des forces antagonistes, avec des phases de compromis, des alliances plus ou moins solides et des réformes de plus en plus profondes. Dans le dernier texte de mon recueil, intitulé hypothétiquement « Pour un socialisme du XXIe siècle : régulations, insurrections, utopies », ce que j’essaye pour ma part, c’est de clarifier l’idée d’une transformation socialiste dont le contenu soit complètement repensé à partir des leçons de l’histoire et de l’urgence immédiate. On pourrait donc penser que, dans ces conditions, je dis au revoir non pas au socialisme, comme Toni Negri, mais bien au communisme. Or je crois que c’est tout à fait l’inverse. Je suis persuadé, en effet, qu’il n’y aura pas de transition ou de programme socialiste d’aucune sorte, notamment de socialisme écologique qui est le seul pensable aujourd’hui, s’il n’y a pas des communistes, sous des appellations multiples d’ailleurs, qui fournissent à cette transition et à cette lutte l’énergie, la capacité d’invention, d’imagination, d’utopie, mais aussi la radicalité révolutionnaire dont elle a besoin. Le communisme, ce n’est pas une forme de propriété ou un mode de production, c’est une subjectivité collective agissante et diverse.
    L’alternative aux vieux schémas, ce n’est pas de dire : oublions le socialisme et essayons de réaliser le communisme tout de suite dans le monde d’aujourd’hui. Ce n’est pas non plus celle qui consiste à dire : remettons le communisme à plus tard, comme un idéal éloigné, voire inaccessible. C’est celle qui consiste à dire : il faut plus que jamais que nous soyons des masses de communistes, intellectuels et autres, si nous voulons que quelque chose comme une alternative au capitalisme trouve sa réalité dans le monde qui est le nôtre. C’est pourquoi je cite la formule d’un autre « déviationniste » de notre tradition, je veux dire Eduard Bernstein, « le but final n’est rien, le mouvement est tout », formule qui d’ailleurs vient de Marx. 

    Aubert SIKIRDJI Le 6 avril à 19:06
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Lothar Lehmann.

    Glycère Benoît Le 6 avril à 19:39
  •  
  • A l’attention de G. Benoît
    Je vais répondre à votre question du pouvoir, bien que je ne sois pas devin, mais d’abord définissez-moi concrètement ce que vous entendez par pouvoir aujourd’hui, en France et dans les pays capitalistes de manière générale. Oui, qui détient ce pouvoir ?
    Par ailleurs je vous rappelle cette phrase d’Engels : un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre.
    Tous les faits que vous énumérez concernant la politique de Staline - que vous ne nommez jamais ? - envers les diverses nationalités, je les connais, à votre avis pourquoi Lénine a-t’il demandé de démettre Staline de son poste de Secrétaire général au XIIe congrès d’avril 1923 ? (cf Le dernier combat de Lénine de Moshé Lewin).
    Vous parlez aussi de la doctrine de souveraineté limitée de Brejnev, même si aujourd’hui c’est un problème d’histoire, je la considère comme une aberration. Mais en 2020, que pensez-vous de la souveraineté de tous les états capitalistes soumis à la dictature du dollar ? (voir comment tous les pays faisant du commerce avec l’Iran ont dù rompre leurs relations commerciales sur les injonctions de Trump, sous peine de sanctions, et l’embargo contre Cuba) ; c’est quand même beau la démocratie...

    Bernard LAURENCE Le 6 avril à 22:49
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Le pouvoir dans la société socialiste ?

    ...Il y a quelque chose de très particulier à venir demander à d’autres, toujours vivants,... de répondre à une question concernant « l’avenir », tel que les communistes en auraient selon vous une image figée,

    ...tout pendant que vous venez de stigmatiser Lucien Sève, du moment qu’il n’aurait pas avoué ses fautes, ses complicités monumentales, ...et qu’il n’est pas même passé en confession avant de mourir...,

    ...ce qui serait le résultat de sa tendance funeste à se réfugier dans des constructions futuristes, justement pour ne jamais assumer le passé...

    Donc Sève était DISQUALIFIÉ, selon vous, pour parler d’Avenir. Ses héritiers les seraient-ils ?!?...

    Aubert SIKIRDJI Le 7 avril à 00:44
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Je re-rappelle votre post du 6 avril à 06h39, ...où vous avez écrit :

    "Plutôt que de revenir sur lui-même au soir de sa vie, de se concentrer sur son destin, et de se dire ‘qu’ai-je fait ? Ne me suis-je pas trompé ?’ Lucien Sève préfère rebondir sur l’avenir."

    Aubert SIKIRDJI Le 7 avril à 00:50
  •  
  • @ Mr. G.B.

    ...Erratum, à la fin de mon post ci-dessus du 7 avril à 0 heure 44 : j’aurais du écrire :

    "Donc Sève était DISQUALIFIÉ, selon vous, pour parler d’Avenir.
    À l’inverse, ses héritiers seraient-ils qualifiés ?!?..."

    ...Déjà, pas moi, n’est-ce pas, puisque vous profitez de la liberté sur ce site, pour m’infliger pour finir le supplice de la goutte d’eau sur la tête, en égrenant la liste des "victimes du mur de Berlin"....

    Aubert SIKIRDJI Le 7 avril à 01:00
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Dieter Wohlfahrt.

    Glycère Benoît Le 7 avril à 08:17
  •  
  • @Bernard LAURENCE

    Je parle du pouvoir d’État : qui est chef de l’État ? Qui est chef du gouvernement ? Qu’est-ce qui fait que le pouvoir est légitime ? Devant qui est responsable le gouvernement ?

    Nul besoin d’être devin ou agrégé de droit constitutionnel pour répondre à ces questions.

    La phrase d’Engels montre, de façon anticipée à l’époque, que le peuple soviétique n’était pas libre.

    Pourquoi Lénine a-t-il décidé de dissoudre l’Assemblée constituante le 18 janvier 1918 et de la chasser du palais de Tauride ? Cela alors que l’ensemble des partis politiques, y compris les bolcheviks, avaient approuvé la décision du gouvernement Kerenski, le 14 juin 1917, de convoquer, par élection au suffrage universel, cette assemblée ?

    L’accession au pouvoir de Staline, alors que Lénine s’était rendu compte des risques que sa personnalité faisait courir au pays, montre bien que c’est la structure même du pouvoir qui est vicieuse dans le socialisme, quelles que soient les personnes qui y accèdent, l’exercent et le quittent.

    Le socialisme appartient à l’histoire. Les partis qui s’en réclament aujourd’hui ne sont guère enclins à assumer leur passé. S’ils le faisaient, leur permettrait-il de dire : ‘C’était quand même beau le socialisme’ ?

    Il est facile de ne plaider que dans l’avenir, où les projets se parent de toutes les vertus, tandis que l’adversaire est sommé de répondre de ses choix politiques réels. Le mythe est toujours plus beau que la réalité à laquelle on le compare. C’est là le levier des partis relégués indéfiniment dans l’opposition. Que feront-ils si l’alternance leur donne un point d’appui ?

    J’attends toujours votre réponse, sans l’exiger néanmoins, sur le pouvoir dans la société socialiste. Qui le détient ?

    Glycère Benoît Le 7 avril à 08:49
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Vous êtes infect.

    Aubert SIKIRDJI Le 7 avril à 12:31
  •  
  • Moi qui n’aime rien tant
    Que l’insatisfaction devant ce qu’on peut changer
    Rien ne m’est plus haïssable
    Que la colère devant l’immuable

    Bertolt Brecht

    Aubert SIKIRDJI Le 7 avril à 13:13
  •  
  • @ Glycère Benoît

    On peut difficilement prendre autant les gens pour des sots.

    Vous avez rappelé précédemment, histoire de faire montrer que vous étiez dans le coup,... que Marx avait sur la fin rasé sa barbe de prophète...

    ...Et voilà que vous lancez à ceux qui osent s’en réclamer encore qu’ « il est facile de ne plaider que dans l’avenir, où les projets se parent de toutes les vertus, tandis que l’adversaire est sommé de répondre de ses choix politiques réels. Le mythe est toujours plus beau que la réalité à laquelle on le compare. C’est là le levier des partis relégués indéfiniment dans l’opposition. »

    Sincèrement, sincèrement : quelle vigilance !... ...Mais que deviendrions-nous sans vous, ...qui nous faîtes si généreusement l’honneur de telles piqûres de rappel contre le péril utopique !!??... Faut l’avouer, faut le reconnaître : nous serions perdus !... Perdus !... Merci merci, merci mille fois !...

    Au fait, ça veut dire quoi ce rasage de barbe : Que Marx s’est enfin dit : « - Euréka !... Mais c’est bien sûr !... Je me suis toujours trompé sur tout !??... »

    Euh, ben non... Faut pas vous leurrer tout de même... S’il lui est arrivé de dire je ne suis pas marxiste, il n’est pas allé juqu’à dire : « Je ne suis plus Marx » !...

    Autrement dit un spécimen particulièrement exceptionnel et travailleur de "RÉALISTE TOTAL"...

    À moinsse que vous ayez des infos particulières...

    Aubert SIKIRDJI Le 7 avril à 18:01
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous d’Ingo Krüger.

    Glycère Benoît Le 7 avril à 18:03
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Pauvre nul.

    J’ajoute que c’est la n ième fois que je signale que le concept d’évolution révolutionnaire est un concept RÉALISTE.

    Aubert SIKIRDJI Le 7 avril à 18:09
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Maintenant, je suis à votre disposition pour discuter FINEMENT de la persistance paradoxale, c’est-à-dire contradictoire avec beaucoup de phénomènes nouveaux et positifs, ...de l’idéalisme révolutionnaire auto-destructeur....

    Mais pas de la manière grossière que vous pratiquez.

    Pour commencer, je fais une différence entre "l’utopisme" et la vertu utopique...

    Aubert SIKIRDJI Le 7 avril à 19:11
  •  
  • @ Glycère Benoît

    ...Et non, il n’est pas FACILE de réinventer l’Avenir...

    Aubert SIKIRDJI Le 7 avril à 19:14
  •  
  • Déclaration (parue dans Le Monde du 4 mai 1990) d’Antoine Vitez, immense homme de Théâtre, qui fut prononcée le 3 mars 1990, lors d’une réunion consacrée à la crise du communisme et qui avait eu lieu à l’université de Paris-VIII à Saint-Denis :

    1.- Ce qui s’accomplit aujourd’hui est la fin du socialisme autoritaire. La conversation interrompue en 1914 va reprendre.

    2.- Le communisme de caserne a produit naturellement le communisme de goulag : car l’esprit de la caserne est celui qui produit les camps.

    3.- L’effondrement, la catastrophe, sont réels ; même s’il est vrai que ces mots, dès qu’ils sont prononcés, se dessèchent et deviennent d’usage trop facile, l’effondrement a bien eu lieu, il se poursuit, tout n’est pas encore tombé.

    4.- L’effondrement est celui de l’idée. On ne peut séparer l’idée du désastre matériel ; elle ne flotte pas, intacte, au-dessus. Les idées n’existent que par leur incarnation ; si l’incarnation disparaît, l’idée elle-même est blessée à mort.

    5.- Ainsi le communisme est entrée dans sa phase finale.

    6.- Le champ de ruines qui s’ouvre en Europe centrale et en Union Soviétique va laisser jouer les force éternelles de l’humanité. Le capitalisme et l’économie de marché redeviennent le fonctionnement naturel de la société, en ce moment-ci de l’histoire.

    7.- Cet ordre-là implique, exige même qu’il y ait des riches et des pauvres, afin que la tension augmente et que tourne la machine sociale.

    8.- Le crime – que l’on peut appeler pour simplifier le crime de Staline, mais il dépasse bien Staline – est de laisser l’espoir aux mains de l’irrationnel, aux obscurantistes et aux démagogues.

    9.- Car les mots même de socialisme et de communisme ont été bafoués ; l’exemple risible et cruel du dernier tyran tombé est le plus éloquent.

    10.- Et qu’on ne dise pas qu’il n’y avait rien de commun entre le socialisme et le tyran, car nous sommes responsables de qui parle en notre nom ; le désaveu serait trop tardif.

    11.- La pérestroïka n’est pas un nouveau communisme, et Gorbatchef n’est pas un nouveau communiste ; il est un grand politique, un homme sage, comme le fut (et l’est) le roi Juan Carlos, attaché à faire le passage entre l’ancien ordre et un ordre nouveau, pour le bien de sa patrie et, sans doute, des nations.

    12.- Ce passage, s’il se fait pacifiquement, nous amènera pacifiquement à l’état de nature des sociétés, c’est-à-dire au désordre originel, que le socialisme aurait voulu, précisément, transformer.

    13.- Les superstitions et les religions ayant pris la place des idéologies, nous voici dans la confusion, comme toujours certes, mais dans une autre confusion que celle où nous croyons être.

    14.- Si l’admirable effort de l’humanité – pensée, travail, héroïsme et beauté – venait de retomber à la manière d’une fusée qui n’atteint pas son orbite et s’affaisse.

    15.- Et ce qui nous reste à présent – notre rôle – c’est la prophétie, au sens où l’on peut lire l’Ancien Testament, le devoir de prophétie : sarcasme, invectives et prévision, critique des temps actuels, annonce.

    Aubert SIKIRDJI Le 7 avril à 19:36
  •  
  • Laissons gloulouter les égouts du capitalisme et de ses thuriféraires.
    Les damnés de ce systèmes ont à le dépasser, c’est possible et urgent.

    jeandu13 Le 7 avril à 20:23
  •  
  • @ jeandu13

    Merci.

    @ Mr. G.B

    Bon. Vous ne "méritez" plus depuis longtemps qu’on vous réponde. Je le fais ici, encore, pour finir, pour ne laisser aucun argument à votre activité de semeur de mélasse et de doute négatif...

    À supposer que l’on puisse continuer de parler de socialisme, comme Étienne Balibar le fait dans l’entretien dont j’ai donné un gros extrait..., c’est-à-dire surtout d’un renversement d’hégémonie et de finalité : non plus la course au profit, mais oui le social, la coopération, l’écologie, la mutualisation, la responsabilité partagée, la culture... qui deviennent prioritaires, la question de savoir qui y détient le pouvoir, eh bien... Myster G.B., je vais vous dire un truc qui va vous surprendre... : malheureusement, vous !... Du moins vous aussi...

    Cette inversion de tendance, pour la vie contre la mort, ne peut se réaliser sans donner ( non pas simplement "le" Pouvoir", mais ) DES pouvoirs nouveaux à tous les citoyens sans exception, sans inventer de nouvelles procédures démocratiques...

    Que cela ne soit pas ce qui s’est passé, il n’en demeure pas moins que la visée exposée par Lénine dans l’État et la Révolution, ...c’est que personne, venant du peuple le moins "éduqué", n’est tenu à l’écart de la possible gestion de cet État, ce qui cesse de lui conférer un rôle en surplomb, et amorce son dépérissement...

    Pari sans doute prématuré, mais qui aujourd’hui a des bases objectives de possibilités qui n’ont rien à voir avec ce qu’était la Russie il y a un siècle...
    Après vous avez le droit de considérer obstinément cela comme toujours parfaitement délirant... Mais pas de présenter cela comme un dérivatif pour ne pas parler de la réalité.

    La réalité capitaliste est entièrement à "dépasser", celui qui se contente d’y investir un cogito reservatus et une intelligence étroite est un ACTUEL complice de crime contre l’humanité et l’habitabilité de la planète... Rien ne sert de pratiquer le déni et de prétendre que "vous voulez croire" que nous n’en sommes pas là. Si nous en sommes là.

    La crise du coronavirus fait la démonstration que ce que vous considérez comme une cause exogène, un virus pourri, interroge bel et bien et en tout état de cause les "fragilités" d’un monde sous emprise capitaliste, pourri.

    Après, comment est-ce qu’on reprend la main ? Pas sans détermination et fermeté, mais pas sans démocratie non plus, je l’ai montré...

    Après, en ce qui concerne, par exemple, le PCF... vous n’êtes pas sans savoir qu’il a abandonné le concept de dictature du prolétariat depuis 1976.

    Le constat de Sève que l’alternative, forme(s), visée et processus, n’a en conséquence pas été repensée à nouveaux frais, est un constat RÉALISTE.

    Son affirmation qu’il a quitté, comme moi, le PCF PARCE QU’IL ÉTAIT UN COMMUNISTE, partisan d’un bond en avant en faveur de la DÉMOCRATISATION INTÉGRALE de la Société, non, n’est pas une affirmation "utopique", dans le mauvais sens du terme, mais RÉALISTE, parce qu’incompatible avec une vision châtrée du réel !...

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 00:32
  •  
  • « Il faut choisir : se reposer ou être libre. »

    Thucydide.

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 00:42
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Histoire de m’éviter une répétition de plus , je précise évidemment que si je parle de "monde sous emprise capitaliste pourrie", ce n’est certes pas pour affirmer que tout est pourri dans notre bas-monde, et qu’il faut lui substituer une solution utopique toute faite...

    J’ai DÉJÀ abordé la réalité des "déjà-là" du communisme, qui sont autant de points d’appuis pour aller plus loin..., dans une visée évolu-révolutionnaire... Alors, nous n’allons pas nous refaire un mauvais film ? Ok ?!?...

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 00:51
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Georg Feldhahn.

    Glycère Benoît Le 8 avril à 06:35
  •  
  • @ Mystère G.B.

    Ooohhh !... Mais c’est pas vrai !... Ça ne s’arrange pas. Vous n’êtes toujours pas mieux. Vous êtes incontinent ou quoi ? Vous avez des fuites ?!?... À quoi vous jouez ? Il faut vous parler comment pour que vous quittiez les rivages de l’indignité planquée ?!?...

    Résumons votre attitude :

    Vous égrenez ces noms, pas pour qu’on s’en souvienne, mais pour faire oublier VOS manigances creuses.
    Mais décidément là, vous vous chronicisez.
    Alors je vous répète ce que j’ai dit d’abord.
    Vous êtes un extrémiste sans vergogne ni science, sans morale ni visage, venant tout saloper. Un sinistre maraud raisonneur et sans grâce, sourd aux arguments et démocrate en toc.
    Vous êtes infoutu de vous dire à vous-même de cesser sans délai vos contorsions insanes, dont la perversité se voit en transparence d’une absence de logique à l’autre reprochée.

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 08:21
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Ne faites pas comme si nous ne nous sentions pas concernés, je vous ai déjà clairement signifié que c’était le cas.

    La seule chose qui vous intéresse, c’est que nous nous sentions consternés, et rejetions en bloc non seulement Marx, mais toute velléité d’alternative profonde.

    Vous ne comptez sur votre "démocratie" que pour nous contenir, sans quoi vous vous comporteriez en homme, non en Troll de clavier, et répondriez à ce que j’écris.

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 08:41
  •  
  • @ Mystère G.B.

    La victimisation est le procédé des racailles.

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 08:43
  •  
  • Je précise : la déclaration d’Antoine Vitez du 3 mars 1990, que j’ai produite ci-dessus, hier à 19h36, parle en point 9 de "l’exemple risible et cruel, le plus éloquent, du dernier tyran tombé"... Il s’agit évidemment de Ceausescu, dont la chute avait eu lieu le 22 décembre 89.
    Georges Marchais était passé à la télé peu après... . Je me suis trompé, le 1er avril à 20h58, en évoquant cette émission comme dadant de 1990 : elle date du 28 décembre 1989, et elle est visible sur youtube...
    Sa prestation est l’expression même du "retard" catastrophique (c’est un euphémisme) du PCF... Je rappelle ce que j’ai relevé le 1er avril : à savoir qu’il y persiste à traiter des gens comme moi, "contestataires", comme "ne représentant rien".
    En 1984, j’usais de la boutade que "d’ici 10 ans nous serons tous dissidents"...
    Et dans mes dernières années de fréquentation de la RDA, je disais que si j’y avais vécu, j’y aurais été dissident...

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 09:20
  •  
  • Je suis quelqu’un qui considère que Georges Marchais a détruit le PCF. "La Mutation" post-1994 a bon dos, qui se voit souvent prise pour cause d’une "perte d’identité"...

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 09:29
  •  
  • La démission et le pataugis théorique qui ont marqué l’ère Marchais furent lisible, après "l’abandon" spectaculaire de l’idée de "modèle" (soviétique), en même temps que du concept de dictature du prolétariat en 1976, à quoi s’ajouta l’explication de l’erreur de la signature du Programme Commun, après le dit échec des négociations sur sa réactualisation en 1977, par – tenez-vous bien - une nostalgie persistante du "modèle Front Populaire" (alors que celui-ci montre un RÔLE DE LA BASE, absent dans la nouvelle "Union de la Gauche" par le sommet...)

    Peu importe, du coup, ...le slogan fut porté : PLUS DE MODÈLE DANS LE TEMPS NI DANS L’ESPACE !... Assorti de cet autre : pas de modèle, mais pas de contre-modèle non plus !... Avec ça, on était bien !... Quel enfermement opportuniste et d’idéologie dominante dans UNE IDÉE DE MODÈLE, RÉDUITE À CELLE D’IMITATION ! (Ce doit être dans le Défi démocratique que Marchais avait sorti cette formule, que : "non, le socialisme ne relève pas de la décalcomanie" !...)

    Mon ami Lucien Bonnafé en proposait une autre : celle de MODÈLE DE CONTRASTE : en ce qui concerne telle "expérience" passée, non pas modèle à imiter, mais modèle qui inspire, exemple alternatif qui sert pour "aller plus loin", sans reniement, ni sans abdication de la capacité de retour critique

    ... Mais surtout modèle THÉORIQUE à produire, dans un contexte nouveau : n’oublions pas que l’ère Marchais, c’est le PCF post-68, et qu’il y avait à intégrer les NOUVELLES QUESTIONS RÉVOLUTIONNAIRES qui avaient massivement émergé...

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 14:19
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Dorit Schmiel.

    Glycère Benoît Le 8 avril à 14:32
  •  
  • @ Mystère G.B.

    Ah ?

    Et ?

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 15:32
  •  
  • @ Mystère G.B.

    "Malheureux les pays qui ont besoin de héros." (Bertolt Brecht).

    J’ai grandi aux pieds du Vercors. Ses héros. Ses martyrs. En connexion directe familialo-partidaire avec d’anciens résistants...

    J’ai médité de longue date, en revanche, sur L’IDÉOLOGISATION du martyr.

    Le CONDITIONNEMENT IDÉOLOGIQUE, en quoi consistait le "souvenez-vous de Ernst Thälmann”, en RDA, m’a choqué.

    Cela relevait précisément de l’impasse de la culpabilisation réactionnaire, dont vous croyez pouvoir user à mon endroit.

    Très bêtement.

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 16:14
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Heinz Jercha.

    Glycère Benoît Le 8 avril à 18:29
  •  
  • @ Mystère G.B.

    Vous ne respectez rien.

    Aubert SIKIRDJI Le 8 avril à 23:48
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Philipp Held.

    Glycère Benoît Le 9 avril à 06:31
  •  
  • @ Mr. G.B.

    Vous faites surtout oublier les enchaînements de l’Histoire elle-même par vos œillères et vos petites tentatives obsessionnelles, hypocrites et ridicules de cruauté,
    ...par lesquelles vous vous croyez oté d’un doute...

    "Le court 20ème siècle", en attendant,... a disparu de vos occupations de petites provocations...

    Deux guerres mondiales, excusez du peu, sont D’ABORD le fait du capitalisme...

    Et la guerre froide ne fut pas le fait des communistes.

    Les guerres coloniales ne sont pas le fait des communistes.

    Oui, il s’est agi de passer à autre chose. Oui, singulièrement, c’est en 68 que s’est exprimé en grand le "plus jamais tout ça", le besoin de sortir de toute cette Histoire, la génération du baby-boom étant entrée en affirmation d’existence politique ...

    Et oui, il y a beaucoup à dire sur les (non-)"réponses" qu’on apporté LES partis de gauche depuis...

    C’est de cela dont je me sens comptable, et non d’une culpabilité universelle et fantasmée du communisme, qui faisait déjà crever les yeux des communards, à des bourgeoises à ombrelle, une fois le "travail" fait de la Semaine Sanglante...

    Aujourd’hui les néocons ( = néo-conservateurs ) de toutes sortes prétendent nous décerveler à nouveaux frais, par la guerre idéologique qu’ils mènent depuis des décennies...

    La dernière étape, comme il volent tout, c’est par exemple la prétention de Macron de même nous déposséder du lexique du marxisme, voire de la "défense de notre modèle social", alors qu’il est missionné pour l’achever...

    Le débat (et le combat) sur la défense et l’extension de ce modèle ne va disparaître avec "la crise du coronavirus"... Au contraire ; il va reprendre de plus belle !...

    Aubert SIKIRDJI Le 9 avril à 06:45
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Peter Böhme.

    Glycère Benoît Le 9 avril à 07:46
  •  
  • @ Mystère G.B.

    Voilà voilà.

    Aubert SIKIRDJI Le 9 avril à 15:15
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Klaus Brueske.

    Glycère Benoît Le 9 avril à 18:32
  •  
  • @ Mystère G.B.

    Écoutez. Cela ne me gène pas que l’on puisse aller jusqu’à dire que "le Communisme du 20ème siècle" fut, quelque part, un crime contre l’Humanité.

    Ce n’est pas du reniement de ma part. Car il faudrait aussi faire l’inventaire des crèches d’entreprises, des ouvriers se rendant au théâtre en fin d’après-midi, etc., ...et (je pense à un récent article du Monde Diplomatique) l’inventaire des aspirations citoyennes nouvelles qui ont opéré des tentatives, et aussi la fabrication de citoyens qui, encore aujourd’hui, n’aspirent pas qu’au fric, dans les anciens territoires "colonisés" par cette Idéologie...

    Mais en admettant l’affirmation qui est la vôtre : ce ne fut pas un crime contre l’Humanité DE PREMIER ORDRE.

    L’analyse oblige à comprendre le pourquoi du comment la mobilisation de millions de gens pour le Bien S’EST RETOURNÉE EN SON CONTRAIRE !... Pour le Bien, c’est-à-dire mobilisés dans l’Espérance de supprimer définitivement l’Oppression et L’Exploitation de l’humain par l’humain... Avec, oui, les dangers de raccourcis et de monstrueux dénis de réalité que cela pouvait entraîner...

    C’est ce processus d’immense Déni qui, oui, fut criminogène !... Où de nombreuses questions sont posées : oui "la prématurité historique", comme l’a constaté Lénine lui-même... Mais aussi l’idéalisme révolutionnaire, où le retour à Marx et à sa puissance critique est TOUJOURS d’actualité !...

    Car non, Marx ne peut pas être emporté par ça. L’anti-capitalisme instruit n’est pas un déni de réalité. Et la posture POLITIQUE de Marx, anti-idéaliste, ne relève pas non plus du déni de réalité, bien au contraire... Elle nous cause toujours...

    Aubert SIKIRDJI Le 9 avril à 19:21
  •  
  • @ Glycère Benoît

    Encore une fois, il ne suffisait pas de débarquer avec un bristol auto-attribué, en avançant obséquieusement que "par son érudition, l’acuité de ses vues et la qualité de ses travaux, Lucien Sève mérite le respect", et qu’il fut "expert pour les études et la recherche conceptuelles" !!!...

    Où, quand, avez-vous disputé sérieusement une seule de ses thèses ?!?... Où, quand, avez-vous relevé une seule de ses conceptualisations, afin d’argumenter vraiment ?!?...

    Tout se ramène à : "tout ça c’est bien beau, mais ça reste quelqu’un qui aurait du sang sur les mains"...

    Aubert SIKIRDJI Le 9 avril à 20:00
  •  
  • @ Glycère Benoît

    ...C’est très peu dire que c’est un peu léger...

    Sève n’a justement pas "réglé" la question du "passé d’une illusion", comme dirait l’autre, par une seule et simple "confession", ...ou "condamnation" d’auto-amnistie !...

    J’ai déjà écrit (pourquoi faut-il que je le répète ?!?...) ...que "la condamnation du stalinisme comme responsable d’avoir entaché notre Idéal", que le PCF a effectuée, dans le mi-temps des années 70, Sève a montré qu’elle relevait du foutage de gueule ( l’expression n’est évidemment pas de lui, mais de moi...), car elle N’EXPLIQUE RIEN !...

    La fiabilité morale tient dans l’effort théorique, pas dans une autoflagellation ni un lavage de mains de circonstance !...

    Aubert SIKIRDJI Le 9 avril à 21:27
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Horst Frank.

    Glycère Benoît Le 10 avril à 06:32
  •  
  • @ Mr. G.B.

    "L’enfer est lèse-autres",
    ...voici votre seule devise,
    Monsieur le répétiteur sans fin,
    ni fond,
    votre credo pratique.

    Ce n’est pas une devise de vie.

    Aubert SIKIRDJI Le 10 avril à 13:59
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Lutz Haberlandt.

    Glycère Benoît Le 11 avril à 07:31
  •  
  • Glycérine est le pseudo de Robert Hue.

    jeandu13 Le 17 avril à 20:05
  •  
  • A l’attention de G. Benoît
    Par manque de disponibilité pendant quelques jours, j’avais dû abandonner le fil de notre polémique ; j’y reviens en soumettant à votre réflexion quelques faits et écrits glanés ici ou là, avec des références vous permettant éventuellement de l’approfondir :
    Rappelez-vous…les 9 militants communistes tués le 8 février 1962 par la police de Papon, qui s’était fait la main sous Pétain puis en Algérie.
    Rappelez-vous Fernand Yveton, militant du P.C. algérien, guillotiné en 1957 alors que Mitterrand était garde des Sceaux.
    Rappelez-vous toutes les victimes anonymes de la torture pratiquée par l’armée française en Indochine et en Algérie…
    Rappelez-vous les millions de personnes victimes des impérialismes français, américain, anglais, allemand, japonais etc.
    Saviez-vous que Marx était contre la peine de mort ? (cf son article dans le New-York Daily Tribune du 18 février 1853 – Œuvres La Pléiade t. IV p. 700-703)
    Savez-vous que Marx était contre la torture pratiquée en Algérie ? (cf sa lettre à Engels du 8 mars 1882)

    Et puisque vous mélangez tout, quelques extraits de lectures plus ou moins récentes sur les sujets évoqués au gré de notre discussion :
    De Marx : "Et tout progrès de l’agriculture capitaliste est non seulement un progrès dans l’art de piller le travailleur, mais aussi dans l’art de piller le sol ; tout progrès dans l’accroissement de sa fertilité pour un laps de temps donné est en même temps un progrès de la ruine des sources durables de cette fertilité. (...) Si bien que la production capitaliste ne développe la technique et la combinaison du processus social de production de production qu’en ruinant dans le même temps les sources vives de toute richesse : la terre et le travailleur." Cela a été écrit en 1867. (Le Capital – Ed. sociales 2016 p. 485
    De Thomas Coutrot :
    Marx n’a pas laissé le mode d’emploi de la société de producteurs librement associés qu’il envisageait comme futur de l’humanité. D’une certaine façon, le modèle de la planification centralisée soviétique ne découle pas plus directement de Marx que celui du capitalisme monopoliste de Smith : c’est l’évolution des faits économiques et des stratégies politiques qui a façonné à la fois ces régimes économiques et les théories qui ont accompagné leur développement. Depuis longtemps, des auteurs marxistes ont contesté que le modèle soviétique soit la seule, la meilleure, ou même une manière de réaliser l’idéal socialiste. Le débat entre partisans et adversaires du socialisme, mais aussi entre marxistes, s’est focalisé tout au long du XXe siècle sur l’opposition entre plan et marché. Alors que les adversaires du socialisme condamnaient celui-ci à l’inefficacité parce qu’il supprimait le marché, certains de ses défenseurs ont repris le flambeau du marché pour montrer qu’on pouvait le mettre au service du socialisme. (Thomas Coutrot Les Possibles n° 23 Printemps 2020)
    Sur le communisme : « Communisme et stratégie » d’Isabelle Garo
    « Le doublet communisme/communiste continuera par la suite de véhiculer cette dualité complexe, qui associe sans les confondre un projet de société qui reste à construire et une modalité de l’engagement militant.
    Bref, si le mot de communisme traverse toute l’œuvre marxienne sans y être jamais strictement défini, c’est bien parce qu’il n’a pas pour mission de désigner « un état de choses » ni un parti, mais une dynamique, un « mouvement réel », qui est aussi celui de la pensée qui s’en empare, point cardinal en même temps que notion vivante (…) p. 174
    « Le communisme » de Lucien Sève :
    p. 339(…) l’intronisation de cette généralité syncrétique hautement suspecte : « « le communisme ». Rubrique fourre-tout en laquelle sont amalgamés sans vigilance sémantique une conception historique : la visée communiste marxienne ; un ensemble de forces politiques : les partis de la IIIè internationale ; et une famille de régimes sociaux : ceux des pays plus ou moins modelés par un parti de cette sorte, et dont le caractère le plus universel par-delà leurs ressemblances et différences est leur non-communisme.
    (…) A l’examiner sur le plan logique, l’opération consiste en ce renversement caractéristique de la pensée naïve, mais opéré ici sans naïveté : prendre le nom commun sous lequel on décide plus ou moins arbitrairement de regrouper des réalités diverses pour désignation d’une entité générale sous-jacente censée les produire toutes - ce que le langage philosophique nomme hypostase, être sup-posé.
    De Bertolt BRECHT : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, mais son évolution par temps de crise » (voir en autre le Brésil et la Hongrie)
    De Lucien SEVE : « la prise de la Bastille aujourd’hui, c’est la prise de conscience »

    Bernard LAURENCE Le 20 avril à 16:10
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Les faits sont la base de la vérité historique, nul ne saurait s’y dérober. Vous avez raison de vous indigner des crimes imputables à des régimes ou des gouvernements qui n’avaient rien de communistes, donc suscitant par cela seul votre antipathie. Leur économie n’obéissait pas aux principes marxistes-léninistes et certains de ces gouvernements étaient démocratiques. Ils n’en sont pas excusables pour autant et je m’en indigne comme vous. Mais est-ce qu’ils nous autorisent à condamner la démocratie dans son principe même ? Certainement pas.

    La démocratie n’est pas en soi un régime criminel. C’est ce qui la distingue du socialisme – au sens marxiste-léniniste, dont se prévalent les partis communistes – qui lui est un régime criminel par essence, comme le nazisme, pour des raisons comparables. On ne voit guère de clarté de votre côté sur ce point. Du mien, je suis conduit à être à la fois anticommuniste et antinazi, pour les mêmes raisons et à le dire. Les vôtres vous invitent à un traitement différentiel et à accorder une quasi absolution à celui des deux grands totalitarismes du XXème siècle qui est proche de vos positions politiques. Vous êtes libre de les avoir choisies et de les défendre, rien ne vous y poussant. Vous en êtes donc responsable, à votre niveau, dont on voit l’effet ici.

    C’est la question taboue pour vous, à laquelle vous vous dérobez. Je vous parle de crimes contre l’humanité, vous ne me parlez que de crimes, l’affaire Iveton, l’affaire Audin. Il y a Calas aussi, Dreyfus, Sacco et Vanzetti, Rosenberg. Nul besoin d’être marxiste pour s’opposer à la peine de mort. Savez-vous que l’URSS l’avait instituée pour les majeurs de douze ans ? Le PCF approuva, au motif que les enfants soviétiques bénéficient d’une éducation marxiste qui leur donne rapidement la maturité suffisante pour l’encourir.

    Pour votre gouverne je vous donne la définition du crime contre l’humanité telle qu’établie par l’arrêt de la Cour de Cassation du 20-12-1985 : « les actes inhumains et les persécutions qui, au nom d’un État pratiquant une politique d’hégémonie idéologique, ont été commis de façon systématique, non seulement contre des personnes en raison de leur appartenance à une communauté raciale ou religieuse, mais aussi contre les adversaires de cette politique quelle que soit la forme de leur opposition ». Cela correspond à la nature de l’État communiste, à son régime et à sa politique. Au passage n’oubliez pas qu’un crime contre l’humanité n’est pas nécessairement l’aggravation d’un crime de guerre. Il peut avoir lieu en période de paix.

    Les idéaux en politique sont essentiellement relatifs. Chaque parti en a au moins un, qu’il chérit comme la meilleure part de son identité et le point d’appui moral de toutes ses actions, la fin justifiant les moyens. Le PCUS avait ses idéaux, le NSDAP les siens, chacun criant à leur excellence.

    Mais aucune philosophie, puisque vous la sollicitez, ne peut sauver ces partis ni relativiser leurs crimes. Goebbels, docteur en philosophie comme il vous a déplu que je vous le rappelle, avait une intelligence dialectique qui lui aurait permis de tenir sans mal la réplique à nombre d’auteurs en ce domaine. Mais elle fut impuissante à lui donner un sens moral. Aussi est-il un des grands criminels de l’histoire. Comme Lénine. Faut-il admirer ces deux hommes emblématiques, le nazi et le communiste, l’un tenant de l’aryanité, l’autre de l’Homme Nouveau, donner leur action politique pour positive sinon progressiste en tout cas excusable ? Je ne pense pas, pour aucun. Vous si, pour l’un d’eux.

    Le droit pénal est resté muet sur le communisme. Face à ce vide, il appartient à chacun de nous de comprendre ce que fut ce régime et de choisir les paroles et les actions qui nous engagent. On peut aussi comme le droit français rester muet et attendre que l’oubli fasse son œuvre. Je suis de ceux qui s’y refusent. Je me souviens. Et vous souvenez-vous des millions de victimes du communisme, exterminées pour des raisons idéologiques.

    Glycère Benoît Le 20 avril à 20:38
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît

    C’est cela, oui. Monsieur d’extrême Sans-Gêne : on peut écrire ce qu’on veut, il ne lit rien, et revient toujours à sa manière de disque rayé...

    Je cite Bernard LAURENCE : "Bref, si le mot communisme traverse toute l’oeuvre marxienne sans y être jamais strictement défini, c’est bien parce qu’il n’a pas pour mission de désigner « un état de choses » ni un parti, mais une dynamique, un « mouvement réel », qui est aussi celui de la pensée qui s’en empare, point cardinal en même temps que notion vivante (...) p. 174, « le communisme » de Lucien Sève.

    Oui, "mouvement réel" : donc ni "Idéal", ni "État" devant quoi mettre genou à terre. C’est le B.A.BA de Marx !... Parfaitement explicite. Dans "L’idéologie allemande", c’est, précisément, en rupture avec un idéalisme moral de jeunesse, et devenant clairement MATÉRIALISTE dans le domaine de l’Histoire, considérant même un peu plus tard que "la morale c’est l’impuissance mise en action" (Lettre à Ruge), que Marx pose avec Engels cette orientation clairement affirmée : « Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel. Les conditions de ce mouvement résultent des prémisses actuellement existantes ».

    ...Mais ça n’empêche pas le Sans-Gêne de pérorer derechef et sans fin..., sur "l’essence identitaire" de la chose chérie et sur l’idéalisme moral qui l’habiterait... : "Les idéaux en politiques sont essentiellement relatifs. Chaque parti en a au moins un, qu’il chérit comme la meilleure part de son identité et le point d’appui moral de toutes ses actions, LA FIN JUSTIFIANT LES MOYENS. Le PCUS avait ses idéaux, le NSDAP les siens, chacun criant à leur excellence. "

    Monsieur le Sans-Gêne fait du coup les questions et les réponses. D’une prémisse totalement fausse : « Marx serait "un philosophe" autorisant la soumission du monde à une Idée, à un Idéal », comme d’autres l’ont fait, dans un autre genre..., nous nous retrouvons à une vision du "Bilan", forcément réduite à celle d’un gigantesque Crime contre l’Humanité, dès lors que celui-ci aurait procédé de la volonté de faire entrer toute force la réalité dans cette "Idée", ...de faire entrer les "moyens" dans cette "fin" !.... C.Q.F.D. !...

    On peut difficilement faire plus clown sinistre !... Car il ne s’agit rien d’autre que d’une reconstruction abracadabrantesque de l’affaire !...

    De fait, CHEZ VOUS, MARX N’A PAS EU LIEU !...
    Mais, aussi bien, c’est tout uniment L’Histoire réelle qui disparaît !... Autrement dit la SUCCESSION FACTUELLE. ( Par exemple, le rôle antinazi historique des communistes est réduit à un détail de l’Histoire... )

    Le Sans-Gêne extrémiste prétend pourtant que sa posture serait "équilibrée", "condamnant" tous les totalitarismes, et bel et bien attachée aux "faits"... Mais "l’équilibre" ne dit rien. "L’équilibre", c’est la mort de la pensée... Les "faits" restent comptables... Leur SUCCESSION historique réelle est abolie... Le communisme, singulièrement comme RÉSISTANCE et INNOVATION sociale, a disparu... Par exemple, la volonté d’éradiquer le nazisme, y compris les liens pratiques de celui-ci avec le capitalisme, à la base de la fondation de la RDA, a disparu. Reste le choc hors-sol et hors-temps "d’idéaux totalitaires", en concurrence d’excellences !!!!...

    On peut difficielement faire pire dans la fumisterie intellectuelle, faire mieux dans le NON-SENS historique, dans la suppression de l’Histoire, dans l’abolition du mouvement sous "les idées" !!!...

    Pour commencer, la Première Guerre Mondiale qui a engendré "le court 20ème siècle", "totalitarismes compris", était-elle "un différend d’idéaux", ou un conflit d’impérialismes ?!?...

    Vous persévérez de fait dans cette parfaite contre-vérité : que le communisme serait, parce qu’il aurait été l’expression d’une volonté de changement social et sociétal DE L’EXTÉRIEUR !... Alors qu’il n’a, précisément, de sens marxien, que comme changement de l’intérieur !... (Auquel le concept d’évolution évolutionnaire = révolution évolutionnaire appelle à un approfondissement...)

    Si Marx s’était contenté de "condamner" ex cathedra le capitalisme (ce qu’il ne fait pas), et d’ainsi trouver "un point d’appui moral" pour proposer une meilleure société "à son idée", il ne serait pas Marx. Il n’aurait pas consenti l’effort surhumain qu’il a consenti, pour aller au fond de la critique, parce que de la connaissance de ce mode de production !... Ce dont nous héritons de lui, c’est essentiellement de cette capacité critique, pas de recettes pour "les chaudrons de l’Avenir" !...

    Maintenant, évidemment, la dimension d’idéalisme totalitaire n’est désormais pas niable, dans une part de ce que "contient", aujourd’hui, pour le sens commun, cette "généralité syncrétique hautement suspecte", dite "communisme"... Je ne nie pas, en ce qui me concerne, je l’ai déjà dit, mais vous vous en foutez visiblement royalement..., une dimension de "crime contre l’humanité" !... De fait, ...cela ne vous suffit pas. Le reniement n’est pas assez complet à votre goût... Il doit remonter à la source...

    Mais manque de bol, on le voit dans ce que vous nous faîtes, cela ne se pourrait qu’au prix d’un faux-témoignage absolu sur l’innovation marxienne !... Vouloir faire rentrer le grand homme, le-grand-barbu-finalement-sans-barbe dans la boîte de l’idéalisme, et du coup de l’idéalisme totalitaire, c’est du grand foutage de gueule, que c’est peu de le dire !...

    Vous nous faîtes perdre magistralement notre temps, voilà tout.

    ...Où il faut ajouter à "Marx n’a pas eu lieu", et "l’Histoire n’existe pas", la troisième dimension de votre "positionnement" : je l’ai écrit ailleurs, c’est : "Il n’y a pas d’avenir" !... Car tout va très bien Madame la Marquise dans ce Monde tel qu’il est laid et dangereux..., rien n’est à changer puisque "nous avons la Démocratie" (même s’il faut le dire vite....) !... Toute velléité d’Alternative et de dépassement du capitalisme serait selon vous honteusement "récupératrice" des problèmes actuels, et doit être bravement contenue par cette même démocratie, y compris au prix de procédures non démocratiques !... (Genre : le 49.3)...

    On peut difficilement faire plus immobile et figé !... "Les droits de l’homme", du coup, se réduisent, pour vous, au droit de ne pas se faire massacrer !... ( Ce qui est à préciser désormais, vu la répression des mouvement sociaux, à coups de nassages, gazages, tirs de LBD...) La question de L’EXTENSION de ces droits, de la montée d’un besoin de "démocratie sociale" est de fait hors-sujet...

    Comment pouvez-vous tenir dans une telle cage intellectuelle ?!?...

    « Un auteur prophétisait la fin de l’Éternel. Nous nous contenterons de travailler à la fin de l’Immobile. » René Crevel.

    Aubert SIKIRDJI Le 23 avril à 16:39
  •  
  • Je partage évidemment les analyses pertinentes d’Aubert Sikirdj car nous avons la même culture marxienne et formation communiste.
    Sur votre dernière intervention, M. Benoît, je serai bref : non seulement vous n’avez pas lu Marx, ni Lucien Sève mais vous ignorez les arguments qu’Aubert et moi-même présentons.
    Vous dites que les faits sont la base de la vérité historique. Mais les faits n’expliquent rien, ils ne donnent pas le clefs pour les comprendre, quelle logique les a produits. Ou alors point besoin de la science.
    Goebbels dialecticien ? Je vous rappelle que la dialectique est une méthode et plus essentiellement une logique, c’est-à-dire un système de règles de vérité pour la pensée, avec comme gage ontologique, selon Hegel, sa conformité à l’essence même des choses. (cf L. Sève "Le communisme" ? p. 427).
    Goebbels aurait-il été marxiste sans le savoir ?
    Vous écrivez : "son intelligence dialectique aurait été impuissante à lui donner un sens moral." A qui ? A quoi ? Au nazisme ? Alors que ce régime était par essence la négation de toute morale. Si vous en êtes là...
    Pouvez-vous me donner les raisons idéologiques qui ont conduit à l’extermination de 500 000 communistes en Indonésie en 1965 par les sbires de Suharto et le soutien de la C.I.A. ?
    Je termine par cette question : de quel bord politique êtes-vous ? Quel parti incarne le mieux vos idéaux comme vous dites. Car il faut aussi assumer ses convictions dans le monde d’aujourd’hui, et ne pas se complaire dans le ressentiment obsessionnel envers ce que vous appelez le communisme sans jamais le définir.

    Bernard LAURENCE Le 23 avril à 17:56
  •  
  • ...Mais il est évident que tout cela se discute, dès lors que l’on se place sérieusement en-dehors de tout dogmatisme ou contre-dogmatisme figé... le communisme comme "mouvement réel" ? Qu’est-ce à dire ? La sortie de la prison de "l’idéalisme moral" ? Ok. Mais est-ce à dire : évacuation de la morale ?!?... J’ai envie de dire que le drame et l’échec du "communisme d’État" fut synonyme d’avortement de la politique en Moralisme d’État, sous alibi de "socialisme scientifique"... Mais la morale n’a-t-elle pas tendu à y disparaître, sous un Cynisme d’État ?!?...
    J’ai emprunté à un article d’Yvon Quiniou, sur Médiapart, "Le communisme, idéal ou mouvement réel qui abolit l’état actuel ?", du 12 octobre 2019. Je me permets d’y renvoyer, car il permet de DISCUTER vraiment...

    Aubert SIKIRDJI Le 23 avril à 17:59
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  • M. Laurence je serai un peu moins bref que vous, sans tomber pour autant dans le genre fluvial. Il est évident que, dans la phrase dont la construction, donner quelque chose à quelqu’un, vous laisse perplexe, le complément d’attribution du verbe donner est Goebbels, le complément d’objet étant le sens moral, lequel est une qualité de l’esprit, s’appliquant donc aux personnes. On ne dit pas qu’une théorie philosophique ou politique possède – le cas échéant – du sens moral. On dira plutôt qu’elle a une portée morale, une dimension morale. Mais vous n’avez pas compris. Si vous en êtes là…

    À propos la dialectique existait avant Hegel, avant Marx. Elle existe depuis que la philosophie existe, depuis l’Antiquité. Si tous les marxistes sont dialecticiens, tous les dialecticiens ne sont pas marxistes.

    Je ne méconnais pas vos arguments. Peu adepte du dialogue de sourds, j’y réponds, mais en présentant les miens qui ne vous conviennent pas. Je ne peux rien pour vous dans ce cas : vous convenir n’est pas leur but.

    Les communistes, puisque votre formation et votre culture viennent de leur côté, n’admettent pas le simple fait qu’on s’oppose à eux. Vous êtes vraiment proche d’eux sur ce plan. Si les anticommunistes étaient normaux et respectables, ils auraient toutes les qualités civiques pour participer d’égal à égal au débat politique, ce qui serait déjà insoluble. Et le serait beaucoup plus s’ils devaient être, dans la société, les plus nombreux. Comble du malheur ce dernier cas de figure n’a rien d’irréaliste.

    Ma culture est à l’opposé de la vôtre, mais je les respecte toutes. Elle est démocratique, antitotalitaire. Je ne suis pas allé chercher ma formation chez les communistes, même si ma classe d’origine – et toujours actuelle – pouvait m’y inviter a priori. Cette culture défend l’État de droit et la séparation des pouvoirs. Elle respecte l’opposition. Elle déteste le fanatisme et l’intolérance, elle est pour l’évolution contre la révolution. Elle n’a rien de marxiste ni même de marxien, mais elle vient d’aussi loin que la vôtre. Elle ne me relègue pas dans les parages de l’illettrisme, au cœur de la Béotie de vos fantasmes communisants. Il suffira ici de vous rappeler que ce n’est pas notre personnalité qui est sur la table mais nos arguments.

    Voilà qui dessine le bord politique où vous aurez une chance – ou un risque – de me rencontrer : les démocrates, les tenants du régime parlementaire. Cela répond à votre question. Et cela définit au moins par contraste le communisme, qui est lui aussi un régime, non le pur sujet de spéculations philosophiques. Si vous redescendiez sur terre, là où se fait la politique, vous comprendriez que ce régime est incompatible avec la démocratie et qu’entre les deux il faut choisir.

    Mais près du firmament vos mains restent blanches. Pour autant votre optique n’en est pas affinée. Vous refusez de répondre à la question de savoir qui a le pouvoir dans ce régime, vous refusez de voir ce qu’il est réellement. Vous ne comprenez par la différence entre un crime et un crime contre l’humanité. Vous ne comprenez pas que c’est une chose que de tuer des adversaires dans le feu d’un combat, même sordide, même, horresco referens, dans la guerre civile ou la guerre étrangère, disputées autour d’enjeux politiques ou économiques, et que c’est une tout autre chose que de massacrer systématiquement des populations au motif de ce qu’elles sont, telles que l’a déterminé l’idéologie dont s’impose par là l’hégémonie. Vous ne le comprenez pas. Ce n’est pas grave. Si vous ne le comprenez pas, un autre le comprendra à votre place.

    Glycère Benoît Le 23 avril à 22:14
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  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous d’Axel Hannemann.

    Glycère Benoît Le 24 avril à 06:30
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  • @ Glycère Benoît

    Pauvre type !... Pauvre lâche !...
    Voici la énième provocation crapuleuse et extrémiste d’injonction débile et sans phrase..., au comble du mépris et de la méprise volontaire... Votre comportement de néo-facho passe par la SÉLECTION ignarde de vos interlocuteurs. Pour moi, la lâcheté achevée : je ne mérite plus, depuis longtemps, l’honneur de réponses... Absence patente d’arguments...

    Il reste que vos SEMBLANTS d’arguments, encore proférés, ...y compris s’ils sont adressés à un autre..., continuent de me concerner...

    ...Où l’on voit qu’il est impossible d’avoir plus de toupet !... Je le DÉMONTRE :

    Et je redis que : votre toupet, votre sans-gêne avérés font de vous une racaille intellectuelle !...

    La racaille est un concept :
    La racaille, encore une fois, se VICTIMISE !... Afin de faire les questions et les réponses, et prendre son public pour des cons .

    Ainsi persévérez-vous diaboliquement, et à votre aise, ...à user d’une affirmation mensongère, simpliste, provocatrice et tyrannique à la fois : à savoir que "le communisme est un régime, incompatible avec toute démocratie"...

    Et si des communistes vous disent que c’est juste une vue de votre esprit, vous criez à "l’intolérance" toute naturelle de ceux-ci, ...et de cette "intolérance" vous faîtes comme si vous teniez une preuve de plus.... que le communisme est un régime incompatible avec la démocratie !... C.Q.F.D !...

    ...Et du coup, la "tolérance" consisterait dans le droit, non seulement de proférer sans auto-censure de monstrueuses conneries, mais de savoir mieux que les concernés ce qu’ils savent, et même ce qu’ils sont : en l’occurrence des gens infoutus, d’après vous, de respecter les différents d’eux !...

    Mais ça va bien, sinistre mariole enrubanné !... Ne venez pas nous chanter que vous seriez "peu adepte du dialogue de sourd"... Vous ne faîtes que pratiquer celui-ci !...
    De fait : ...ne pas accepter les différents de soi, C’EST VOUS QUI NE CESSEZ de pratiquer ici à votre aise, et depuis le début, ce sport vénéneux...

    C’est vous qui, comme on dit dans les cours de récréation, "avez commencé"... Et cela va-t-il durer encore longtemps ?!?... Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de pousser à 400 commentaires !!!... Cela fait un bon moment que vous ne leurrez personne ici !...

    Et non, en attendant, ...nous ne sommes pas des Pol Pot, et non, nous n’allons pas nous énerver, ...ni vous scalper parce que nous récusons vos fumisteries !... Mais il faut bien appeler un chat un chat, et une fumisterie intellectuelle une fumisterie intellectuelle. Le "respect" et la "politesse" consisterait-il à tout euphémiser ?!?... Allons donc...

    J’ajoute ceci : que la notion de Crime contre l’Humanité, selon vous soi-disant intrinsèque au "communisme"..., dans la mesure où elle est EN UN SENS entendable, n’a pas consisté en une extermination de gens, simplement, POUR LEURS CONVICTIONS, mais sur la base de Procès de DÉFORMATION de leurs convictions. Je vous rappelle que les premières victimes de Staline furent des communistes, "modifiés" en ennemis intérieurs...

    Et c’est vous qui, ici et maintenant, faîtes ça très bien, ...et sans vergogne aucune... : Votre cher Docteur Goebbels, dialecticien hors-pair, n’est-ce pas..., vous l’imitez en l’occurrence fort bien, avec votre systématique : "Quand j’entends l’évocation d’une "culture communiste", je sors mon revolver : je ne veux entendre parler ici que rien d’autre que de régime, ...et vu que c’est moi qui pose ici les questions, qu’on me répondre quant à savoir qui c’est le chef de ce régime" !...

    La pratique de la DÉFORMATION CRIMINELLE, ici, C’EST VOUS !... Le seul communiste que vous puissiez envisager, c’est en réalité sur la base de son DÉVISAGEMENT fantasmé !...

    Je vous ai DÉJÀ répondu, par ailleurs, à la question de "c’est qui qui sera le chef ?", "c’est qui qui détient le Pouvoir", ... dans une VISÉE communiste... :
    à savoir que, "malheureusement", c’est vous, ...comme c’est tout une chacune et tout un chacun, dans la mesure où cette visée ne peut que procéder d’un ÉLARGISSEMENT SANS PRÉCÉDENT DES LIBERTÉS DÉMOCRATIQUES, POUR TOUS !... Mais il est évident que c’est là que VOTRE surdité de néo-facho rend impossible que vous puissiez capter mon message !...

    Le comble est que vous en soyez venu d’ailleurs à faire la leçon à Bernard Laurence quant à savoir ce qu’est un crime systémique, à la différence d’autres crimes qui seraient, même sordides, dans la nature des choses... Mais c’est là qu’il y a un abîme entre nous. C’est là que l’euphémisation, que la RELATIVISATION, que la banalisation des "choses de la vie et de la mort" nous sépare radicalement !...

    "Le pauvre Bernard" n’aurait pas compris ?!?... Rhôôôhh... Comme c’est dommage !...
    Et bien, je vous avoue que moi non plus je n’ai pas tout compris... :
    ...et vous allez donc nous expliquer si, "horresco referens", en vrac : "les Croisades" n’ont pas procédé du crime contre l’Humanité ? ...Si, "horresco referens", les crimes de l’escalavage, de la colonisation ne procéderaient-ils pas du crime contre l’humanité, parce que, portés par des "démocrates" ?!?... Si, "horresco referens", le principe de l’exposition coloniale, et les zoos humains, ne procéderaient-ils pas du crime contre l’humanité, parce qu’organisés par des "démocrates" ? Si, "horresco referens", la première guerre mondiale ne procéderait pas du crime contre l’humanité, et si les mutins du Chemin des Dames ont été (ou pas) "normalement" fusillés ? Si, "horresco referens", le génocide des amérindiens ne procéderait-ils pas du crime contre l’humanité, parce que s’est établi sur le Nouveau Monde la Belle Démocratie Américaine ?!?... S’il n’y a pas, "horresco referens", un lien d’engendrement effectif entre colonialisme et nazisme, crime contre l’humanité,... dès lors que le juif était devenu "un nègre blanc" dans l’imaginaire de votre cher Goebbels ?!?... Et, plus généralement, ...si aujourd’hui le "principe" capitaliste de la guerre économique de tous contre tous, et de la mise en cause de la viabilité de la planète, n’aurait pas quelque chose à voir, "horresco referens", avec un crime contre l’humanité ?!?...

    Il y a de bien malheureuses CONTINUITÉS dans l’Histoire humaine... Mais votre besoin de hiérarchie sélective ne peut que procéder d’une mémoire à trous, d’un négationnisme... Bien sûr vous ne procédez pas du cri franquiste : "Viva la Muerte" !... Vous vous contentez de naturaliser, de relativiser la part majeure de l’Histoire humaine, sous des "condamnations de surface", qui maintiennent les horreurs dans la normalité des choses...

    Il reste que vous êtes contre le communisme, parce que vous êtes contre la vie. Votre surdité à TOUS nos arguments le prouve.

    Vous participez en réalité d’un effort d’actualisation néofasciste, qui a d’une part centralement besoin d’un repoussoir caricatural..., "Le Communisme", principe spectral et figé, ...parallèle à la nécessité désormais de condamner le nazisme ( tout en lui conservant quelque admiration, via Goebbels...), et d’autre part d’une honorabilité de "courtoisie" démocratique...

    Aubert SIKIRDJI Le 24 avril à 16:21
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  • @ Glycère Benoît

    Vous avez EN CE SEUL SENS raison de considérer les communistes comme intolérants : ...qu’ils ne tolèrent effectivement AUCUNE des "horreurs de naguère", dans le même mouvement qu’ils veulent un monde libéré des guerres, de l’exploitation, de toute oppression comme de tout racisme... Un monde d’émancipation... Où "la démocratie" n’est pas qu’un alibi facile pour humanistes du dimanche ... Que ce soit "compliqué" ne doit pas faire qu’on baisse la barre !...

    Aubert SIKIRDJI Le 24 avril à 16:48
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  • A l’attention de G. Benoît
    Aubert ayant répondu de remarquable façon à vos derniers propos, je serai une nouvelle fois très bref. A votre question de savoir qui a le pouvoir dans ce régime (?) à laquelle je ne répondrais pas, cette réponse de K. Marx : "L’anticipation doctrinaire et nécessairement chimérique du programme d’action d’une révolution future n’est déductible que de la lutte présente" -Lettre du 22 février 1881 à F.D. Nieuwenhuis M.E.W. t.35 p. 160-161-
    Je prends note que votre bord politique, c’est les démocrates..., les tenants du régime parlementaire, comme par exemple Erdogan, Bolsonaro, Orban, ou plus près de nous ceux qui ont passé outre au NON lors du référendum de 2005 sur la Constitution européenne, etc, etc.
    Ce qui est symptomatique, c’est que le seul homme politique/philosophe (?) que vous citiez soit Goebbels ; en auriez-vous d’autres dans votre catalogue ?

    Bernard LAURENCE Le 24 avril à 18:58
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  • @ Glycère Benoît

    Je précise : vous pouvez vous dire libéral..., et chanter les louanges de la mondialisation capitaliste (sous un autre article de Roger Martelli, du 15 avril, intitulé : "Covid-19 : non, la frontière n’est pas un absolu"),

    ...il n’empêche que prétendre que celle-ci « n’ambitionnerait de n’avilir aucun peuple, pour la simple et bonne raison qu’elle ne contreviendrait pas aux principes fondamentaux de la démocratie, un bien commun concernant tout le monde »..., relève du conte pour enfants en baguenaude à Dysneyland !...

    Et la méchante évacuation du réel et des contradictions dont cela procède, tout pendant qu’un mérite de cette mondialisation capitaliste aurait été d’avoir « contribué à l’écroulement du socialisme, en 1991 » ne peut que faire penser et dire qu’est ici reconduite UNE AUTRE FORME DE DÉNI DU RÉEL, que celle que Hayek s’était fait fort de dénoncer dans l’Étatisme et le Socialisme...

    J’ai peut-être eu tort - qui sait ? - de vous traiter de néo-fasciste, étant aux prises avec vos exécrables "méthodes punitives autorisées sur communiste identifié"..., et devant le constat de votre fascination pour Goebbels...

    Mais il est en tout cas un fait certain : que ce nouveau type obstiné de "Déni du réel",... que ce nouveau type d’idéologisation hors-sol des mérites en soi de la mondialisation capitaliste, fait en tout état de cause, ... bel et bien le lit du néo-fascisme !...

    Méfiez-vous, car les communistes ont AUGMENTÉ leur sens du réel, de l’analyse de "l’Échec" du communisme d’État... C’est maintenant VOUS que guette la fâcheuse, pour ne pas dire fasciste tendance à l’évacuation des contradictions...

    Aubert SIKIRDJI Le 24 avril à 19:25
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  • À l’attention de B. Laurence

    Vous ne répondez pas à ma question alors que vous aviez dit plus haut dans ce fil que vous le feriez. J’en conclus que vous en êtes incapable. Vous devriez vous inquiéter de cette lacune, la question du pouvoir est centrale pour tout régime : qui le détient, ce qui fait qu’il est légitime, en quoi cette légitimité est homogène. Ne pas le savoir en ce qui concerne le régime socialiste, pour vous qui vous prévalez d’une culture marxienne et d’une formation communiste, c’est comme si quelqu’un se prétendait mathématicien sans savoir que deux et deux font quatre. Le masque tombe alors, sur de la vacuité.

    Et sur de la niaiserie, c’est tout ce que votre liste d’exemples de politiciens reflète. Les tenants de la démocratie c’est aussi Léon Blum, Franklin Roosevelt, Winston Churchill, Konrad Adenauer, Alcide de Gasperi, Paul-Henri Spaak, David Ben Gourion, Willy Brand, Olof Palme, Vaclav Havel. Des hommes de gauche, de droite. Mais vous n’avez cité que des extrémistes, adeptes de mesures autoritaires dangereuses pour l’État de droit – auquel je me suis référé. Aussi est-il gratuit d’imaginer que je sois proche d’eux. Votre hypothèse est stupide, même si elle vous complaît. Mais cela non plus vous ne le comprenez pas. Le dialogue n’est pas possible avec vous.

    Glycère Benoît Le 24 avril à 20:06
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  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Wolfgang Glöde.

    Glycère Benoît Le 25 avril à 06:31
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  • @ Glycère Benoît

    Monsieur l’infect prétentieux cynique puant superficiel et malhonnête, planqué invétéré et invertébré du clavier, qui se paye le toupet terminal de détecter chez l’autre la source d’un "dialogue" impossible !...

    Cessez donc de vous abriter, en ce qui me concerne, derrière un rideau de victimes, !... Vous-même, vous n’en n’êtes pas une. Et je ne vois pas pourquoi vous me soumettez cette liste interminable... Je vous ai dit, mais vous n’en tenez aucun compte, que depuis 35 ans j’avais déjà opéré la complète traversée du "socialisme réel", et que j’en avais tiré toutes les conclusions nécessaires...

    Mais vous ne connaissez que les pseudo-raisonnements binaires... Écoutez la chanteuse Anna Prucnal, que la dissidence à l’Est n’a pas pour autant transformée en adepte de l’Ouest !... Que le dit socialisme réel ait réduit les peuples à un rôle de figurants ne vous autorise pas à instrumentaliser post-mortem des victimes de cette époque et de ce système !...

    Rien ne dit qu’ils se seraient contentés de devenir de simples néo-figurants pour vos considérations indigentes sur les vertus de la mondialisation capitaliste, enrobées de papier doré "démocratique"...

    En attendant, c’est vous et personne d’autre, qui avez institué ici une ambiance kafkaïenne de commissariat, avec un spécial mal-traitement pour chacun, à commencer par celui, indigne,... d’un défunt !...

    Drôle de paradoxe pour qui prétend liquider tout héritage du "communisme d’État" !... Et je comprends bien Bernard Laurence, qui ne veut pas complètement "vous répondre", sauf par quelques "indications" pour votre gouverne...

    Oui, il existe quelques réponses aux "questions" que vous posez. Mais vous confondez les questions et La Question, affaire de tortionnaires...

    Ne venez pas, pauvre type, prend ici de haut qui se refuse de s’y soumettre !...

    Dégagez !...

    Aubert SIKIRDJI Le 25 avril à 19:52
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  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous d’Erna Kelm.

    Glycère Benoît Le 26 avril à 06:30
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  • @ Monsieur Glycère Benoît...

    Chacun sait qu’il n’est pire sourd...

    ...Mais j’avais encore ceci à préciser... :

    ...Que vous faîtes un bel exemple de colmaté du cerveau, et vous avez beau jeu de traquer "la lacune" chez votre ennemi désigné...

    Avant de trouver les bonnes réponses, il est essentiel de se poser les bonnes questions, sans court-circuit du raisonnement !... Déjà : c’est quoi l’État de Droit ? Plus précisément : qu’est devenu présentement l’État de Droit ?!?... D’abord un interdit ? Un quelque part "bienveillant", où il n’est par exemple pas permis, comme nous l’a sorti le petit Président Loulou Kislapète, de parler de violences policières, autrement dit de violences de classe ?!?...

    Et en voilà bien une lacune monumentale, chez vous, qui vous faîtes fort, encore une fois, de relever chez l’autre des sujets tabous : la lutte des classes.. Sans doute même qu’en avancer le concept est selon vous déjà un crime en soi... : l’essence même de "l’extrémisme criminel" communiste, n’est-ce pas !... Tout est tellement si beau si bien, selon vous,... dans des vite-dites "démocraties", supposées combler tout le monde, "la gauche" comme "la droite" confondus, dès lors qu’y seraient contenue toute volonté "hégémonique"...

    Car "la volonté hégémonique", là serait le danger matriciel, n’est-ce pas !... Et ça commence dès que l’on ne se contente pas de parler de social, mais de socialisme... Là sont les prémisses d’une liquidation de l’état de droit, et de l’instauration d’un système fondé sur le crime contre l’Humanité...

    Plus caricatural tu meurs !... Encore une fois : d’où pouvez-vous induire d’une réalité historique, même massive, mais désormais obsolète, qui a pu vous donner en un sens raison, que l’affaire serait close et entendue,

    ...et que personne n’aurait le droit de se soustraire désormais à la "mission punitive" et exterminatrice sacrée du passé d’une Grande Illusion, dont vous vous faîtes, en conséquence, un agent (de police), lâché du clavier, contre tous les impénitents de la chose, et surtout de votre imagination ?!?...

    D’où pouvez-vous induire, en sachant que tous les "-ismes" posent de toute façon problème, que communisme, confondu avec socialisme, ne pouvait donner que cela ?!?...

    Et non !... Pour commencer, parler de lutte de classes, parce que constater la réalité de la lutte de classes, n’est pas totalitaire et criminogène en soi !... Et parler d’hégémonie, parce que d’idéologie dominante, n’est pas hors-sujet en démocratie !... Sans quoi celle-ci est réduite à une histoire de bisounours...

    De ce point du vue, je considère plutôt légère la leçon que vous avez cru pouvoir donner à Bernard Laurence, lorsque vous lui sortîtes : "Pour votre gouverne je vous donne la définition du crime contre l’humanité telle qu’établie par l’arrêt de la Cour de Cassation du 20-12-1985 : « les actes inhumains et les persécutions qui, au nom d’un État pratiquant une politique d’hégémonie idéologique, ont été commis de façon systématique, non seulement contre des personnes en raison de leur appartenance à une communauté raciale ou religieuse, mais aussi contre les adversaires de cette politique quelle que soit la forme de leur opposition »"

    Est-ce qu’ici et maintenant, CET État macroniste ne pratique pas "l’hégémonie idéologique", et la répression du peuple et des adversaires syndicaux et politiques ?!?... Au prix d’une déperdition de "l’État de droit" ?!?...

    L’on ne peut ici éluder la nécessité d’un retournement d’hégémonie (compris non comme esprit totalitaire, mais comme conquête démocratique des consciences) !...

    Et oui, vous pouvez légitimement poser la question : est-ce que "l’État de droit" devra être maintenu, dans la visée de la modération, voire de l’élimination comme classe, pour ne pas dire comme caste (et non de l’élimination physique) des riches "parasites", qui, pour l’instant, subordonnent et détruisent le monde ? Pour moi, là est le grand pari nouveau : oui !... Non seulement l’État de Droit y est maintenu mais élargi, parce que dé-virtualisé, parce que s’épanouissant dans la pratique de la responsabilité participative et partagée, sans quoi il n’existe pas de liberté partagée...

    Au point même que l’élargissement des droits, parce que des pouvoirs populaires, pose un horizon émancipateur de "dépérissement de l’État", dès lors que tout une chacune et tout un chacun devient femme ou homme d’état, qui ne se laisse plus déposséder par "la politique spectacle"..., instance séparée et en surplomb... Il ne s’agit plus ici "d’homme nouveau", mais bel et bien de pratiques démocratiques nouvelles, où le citoyen se transforme, en luttant et en s’instruisant, de spectateur en acteur !... Et c’est dire que c’est un horizon radicalement et par définition opposé à toute optique "totalitaire" !...

    Cette orientation marxienne, où l’évolution démocratique ne s’oppose pas à la révolution démocratique, et réciproquement, ne peut que reprendre sens et vigueur du fait de l’effondrement des systèmes que vous vous acharnez à poursuivre de votre haine posthume et enkystée...

    L’élémentaire honnêteté intellectuelle serait d’en prendre acte. Mais c’est bien trop vous demander.

    Aubert SIKIRDJI Le 26 avril à 15:25
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  • A l’attention de G. Benoît
    Aubert vient de donner des développements très pertinents auxquels j’adhère totalement, je ne rajouterai que quelques remarques incidentes sur quelques points.
    J’ai bien compris que pour vous les massacres de masse planifiés et commis par Suharto et la C.I.A. en 1965 en Indonésie envers des communistes sans défense étaient justifiés, ne relevant pas d’une idéologie, mais du prgmatisme...Dont acte.
    Concernant la question du pouvoir en régime socialiste, j’abrège ma réponse, Aubert y ayant répondu ; juste un point important : vous confondez capitalisme et démocratie, ce qui vicie tous vos raisonnements.
    Vous m’avez quant même appris une chose : être tenant du régime parlementaire est une option politique. Cela n’engage à rien et vous permet de vous défausser sur beaucoup de questions gênantes que je vous avais posées.
    Sur l’amalgame nazisme/communisme, je remarque que vous êtes en bonne compagnie. En effet en septembre dernier, le Parlement européen a voté une résolution soulignant "l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe" (c’est d’un lourd, mais passons) qui a donc mis sur le même plan nazisme et communisme. Elle a été votée entre autres par Jadot, Loiseau, Bellamy jusqu’aux partis d’extrême droite fascisants. Bel exemple de parlementarisme.
    L’idéologie qui vous anime, je la connais bien : c’est celle qui se déverse à longueur d’antennes et dans les journaux appartenant aux oligarques du capital, mise en musique par des "journalistes" chiens de garde (voir le site Acrimed).

    Pour votre édification, ci-dessous un artcle extrait du Monde internet du 24 avril.
    En Inde, un Etat marxiste se heurte au pouvoir central dans la lutte contre le virus.
    Le Kerala se targue d’avoir maîtrisé la propagation du Covid-19 par le déblocage de fonds publics et la mise en place d’un confinement drastique.
    Par Guillaume Delacroix Publié le 24 avril 2020 à 17h48 - Mis à jour le 24 avril 2020 à 18h13
    Entrée mercredi 22 avril dans sa cinquième semaine de confinement, l’Inde avance à tâtons face au coronavirus. Le géant d’Asie du Sud, en dépit d’une population de plus de 1,3 milliard d’habitants, ne déplore actuellement que 22 728 cas recensés de contamination et seulement 723 morts. Lundi 20 avril, certaines activités ont pu reprendre, au bon vouloir de chacun des vingt-huit Etats et des huit territoires fédérés qui composent le pays. En fonction, aussi, de la progression de la pandémie dans chacun des 736 districts administratifs qui découpent son territoire.
    Dans le bidonville indien de Dharavi, l’impossible distanciation sociale
    Certains endroits sont érigés en modèle. Ainsi de Bhilwara, une ville d’un demi-million d’habitants située à une centaine de kilomètres au nord-est d’Udaipur (Rajasthan), l’un des premiers foyers infectieux où l’application d’un confinement extrêmement strict a permis de stopper très rapidement la propagation du virus. Ainsi également de Goa, petit Etat de 2 millions d’habitants sur la côte ouest du sous-continent, où sept personnes avaient été déclarées positives et où les autorités ont annoncé dimanche 19 avril qu’il n’y avait « plus aucun malade du Covid-19 ».
    Mais c’est le Kerala, dernière région de l’Inde à être dirigée par un gouvernement marxiste, qui est cité en exemple par un grand nombre d’experts. Dans cet Etat de l’extrême sud de 35 millions d’habitants, connu pour afficher le taux d’alphabétisation le plus élevé du pays (94 % contre une moyenne nationale de 74 %), mais aussi la plus forte densité de population (860 habitants au kilomètre carré, contre 382 en moyenne en Inde), les pouvoirs publics ont réussi à contrôler la pandémie et à rapidement aplatir la courbe des contaminations, grâce à une anticipation précoce : chaque Kéralais infecté n’a jusqu’ici transmis le virus qu’à 0,4 personne, alors qu’en moyenne un Indien infecté en contamine 2,6 autres.
    « Enquêtes extrêmement rigoureuses »
    Pour l’instant, la région n’a enregistré que 437 cas, 70 % des patients ont guéri et deux seulement sont morts. C’est pourtant ici que les premières contaminations de l’Inde ont été repérées, dès le 30 janvier, chez des étudiants qui rentraient de Wuhan, berceau chinois de la pandémie. « La préparation est la clé de notre succès et la leçon à tirer de notre expérience », a longuement expliqué il y a quelques jours au journal Indian Express le ministre des finances du Kerala, Thomas Isaac.
    « Notre force majeure est notre système de santé publique. Il a connu ces dernières années une augmentation de 40 milliards de roupies [485 millions d’euros] des investissements en infrastructures et en équipements, et il a bénéficié de la création de 5 775 postes », rappelle ce membre du comité central du Parti communiste indien (marxiste).

    Bernard LAURENCE Le 26 avril à 17:49
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Vous comprenez décidément mal et vous me faites dire ce que je n’ai pas dit. Les massacres perpétrés par le Parti national indonésien en 1965-66 sont des crimes et, contrairement à ce que vous insinuez, je ne les ai en rien justifiés. Je n’ai évidemment aucun lien, d’aucune sorte, ni avec ce parti ni avec l’idéologie dont il se réclame. J’ai simplement fait remarquer que le droit français, comme beaucoup dans le monde, fait une distinction entre crime et crime contre l’humanité. La définition de cette catégorie de crime, la plus grave, est actée par un arrêt rendu par la Cour de cassation. Sont aussi définies en droit les particularités de la procédure destinée à les punir.

    Ainsi votre attitude ressortit à la calomnie. Ce dont il vous faut, vous, prendre acte à bon escient, c’est l’expression de mon mépris envers ce type de comportement et envers les personnes chez qui on l’observe.

    De quelle intelligence doit-on les créditer ? On sait que la vôtre est impuissante à vous éclairer sur la b-a ba du marxisme, à savoir la question du pouvoir dans le régime socialiste. Incapable de vous élever dans la maîtrise de la culture dont vous vous prévalez, et même probablement de vous élever tout court, vous en faites usage dans les limites de sa portée : tenter de nuire à la réputation d’autrui par la calomnie. À propos de culture, je vous renvoie à Beaumarchais.

    Glycère Benoît Le 26 avril à 18:57
  •  
  • Dites-moi ce que vous avez lu de Marx et plus de nous de Lucien Sève et ce que vous avez retenu de b-a-b-a, vous.

    Bernard LAURENCE Le 26 avril à 20:58
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  • @Bernard LAURENCE

    Dites-moi qui a le pouvoir dans le régime socialiste et ce qui le légitime, serais-je tenté de vous répondre. Mais là vous vous défaussez, alors que cette question porte sur la réalité du régime dont la théorie de Marx constitue le fondement. Ses principes s’appliquent à la société tout entière. Que cette théorie ait été depuis très largement interprétée, voire surinterprétée, par nombre d’auteurs ne doit pas les conduire à renier ses points fondamentaux pour continuer à la donner pour étrangère au champ de la réfutation.

    Nous ne faisons pas ici un concours d’érudition. Il serait sans objet et par ailleurs il n’y a pas de jury pour nous départager. Pour remettre le débat dans son cadre, il vous sera aussi utile, et suffisant, de me regarder comme un esprit universel ayant lu tous les livres que, à votre discrétion, comme un locuteur ayant placé sa ressource, au détriment de toutes les autres, dans la seule maîtrise de son expression, ici écrite. Ce qui est important dans un débat n’est pas la personnalité des interlocuteurs, mais les arguments qu’ils développent.

    Ma question porte sur une réalité politique, le socialisme. Certes c’est un régime qui appartient à l’histoire désormais, pour la plupart d’entre eux, mais cela crée les conditions les plus favorables pour comprendre ce qu’il fut. Que vous répondiez à ma question permettait de le placer au centre du débat. Votre question à vous n’aboutit à rien, sinon à faire assaut de cuistrerie. Je n’en vois pas la nécessité.

    Je ne connais pas la nature de vos liens avec le PCF et par rebond avec le PCUS. Lequel PCUS appartient lui aussi à l’histoire, bien que le PCFR – ou KPRF – qui existe toujours ait hérité de ses attributions. Je ne saurais spéculer dessus comme vous avez spéculé avec complaisance sur mes liens avec le parti du général Suharto ou celui du général Pinochet. Ils sont imaginaires. Que je le dise ici une fois pour toutes devrait vous instruire assez pour que nous en restions là.

    Vous êtes de culture marxienne, et avez reçu une formation communiste. De mon côté je me place dans une approche marxologique, en étant de culture anticommuniste. Ce ne sont pas du tout les mêmes conceptions de la politique. La démocratie nous permet, à vous comme à moi, de les exprimer sans que personne n’en soit inquiété. Si nous étions dans le socialisme, ce ne serait pas possible. En auriez-vous été satisfait ?

    Glycère Benoît Le 26 avril à 22:29
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  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Okkkay !... Étonnez-moi Benoît !... C’est tout à fait réussi !

    Je n’invente rien : Nous avions devant nous un spécimen, qui nous tient la jambe depuis un mois : un anticommuniste marxologue, mais, soyez prévenus : sans érudition !... Et en conséquence, dont la pensée procède par "rebond", dit-il... Ouaouh !...

    Évidemment, ceci n’est possible que dans la mesure où nous lui donnons l’occasion de rebondir, et surtout sans nous défausser... Pour cela il faut selon lui, et pour la centième fois, impérativement placer un "argument-question" au centre du débat : à savoir qui a le pouvoir, sur fondement marxiste, dans le régime socialiste, même si ce type de régime appartient au passé !?...

    Marx a répondu à cette question : par le concept de dictature du prolétariat, dont l’illustration exemplaire fut selon lui la Commune de Paris... Et on le voit sans doute aussitôt non seulement rebondir, mais bondir, le spécimen !... Ah ouais ah ouais !???... Mais dictature, c’est le contraire de démocratie !...

    Mais non mais non. Dictature du prolétariat n’avait le sens alors que de changement de domination (certes, dans les conditions de violence de l’époque, mais il ne faut pas ranger l’essentiel au niveau de l’accidentel...), et la Commune de Paris constitua un exemple inégalé de réalisation en un temps record d’innovations démocratiques totalement inédites...

    Après, de bonnes raisons ont, par exemple, poussé le PCF dans les années 70 à "abandonner " ce concept, d’autant que le modèle du "socialisme réel" montrait désormais la réalité d’une dictature SUR le prolétariat !...

    Mais "être fidèle à Marx", ce n’est pas en faire un simple objet dogmatique d’étude, pour ainsi dire de chapitres de chanoines... Le "principe" définitif d’une voie démocratique et pacifique au socialisme fut adopté, dont l’annonce avait été faite en ...1946, par un entretien de Maurice Thorez au Times...

    Aubert SIKIRDJI Le 27 avril à 00:31
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  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Siegfried Noffke.

    Glycère Benoît Le 27 avril à 06:30
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  • Cessez ce petit jeu débile et morbide,... qui ne sert qu’à mal-barrer la communication !... Allez manger vos morts...

    Vous vous êtes, en l’occurrence, fabriqué une "Cause" qui vous porte, et vous met en vieille petite croisade contre les résidus du "socialisme marxiste", sous des allures de petit MacCarthy de clavier, à la manque : « Avez vous été membre du Parti Communiste » ?!?... Telle est la seule et unique question nécessaire pour catégoriser vos interlocuteurs, par simple "rebond", c’est-à-dire par induction stupide et méchante, comme complices directs ou pas de "crime contre l’humanité"...

    Je vous rappelle, pour la énième fois, que la séquence post-68 où je fus au PCF, la question de la promesse de la DÉMOCRATIE y fut centrale (elle a été marquée, avec ses limites, par le livre de Georges Marchais "le Défi démocratique"), ...et que si ce Parti m’a finalement quitté, dans le milieu des années 80, c’est qu’il n’en n’a pas à mon sens résolu l’enjeu, D’UN POINT DE VUE COMMUNISTE !... Ça pourrait encore être développé, précisé...

    Je reviens à votre petite croisade d’embusqué du clavier : est-il déjà besoin de rappeler l’impossibilité de considérer comme représentant "les fondamentaux de Marx", le "socialisme marxiste", reposant sur une vision MÉCANISTE des "rapports entre base et superstructure".... Je renvoie à ce propos, et en toute "érudition" nécessaire, n’est-ce pas... à un livre remarquable de Henri Lefèbvre, qui traite de la Représentation : "la Présence et l’Absence" (et qui s’en prend y compris à certaines théorisations de Lénine : "la conscience reflet"...).... C’est par refus de ce mécanisme théorique que Marx s’est déjà dit non marxiste... Il s’agit d’un enjeu crucial : qui, dans la pratique, signifie que "l’Appel" de Marx est à la désaliénation des mécanismes capitalistes, et non à "l’application" criminogène de "principes du communisme" !...

    Ensuite, laissez-moi vous faire observer que si vous vous assumez "anti" quelque chose, réduit à une parfaite caricature, ce quelque chose, le communisme de Marx, n’est, lui, justement pas une simple cause "anti-" !... Marx, encore une fois, ne serait pas Marx, s’il s’était contenté d’être anti-capitaliste, d’être dans la condamnation et l’opposition morale au capitalisme... Il a fait bien plus et bien mieux !...

    J’ai personnellement établi que je n’avais pas, que je n’avais plus de cause ! Qui dit cause dit cause particulière, et qui ne sait d’ailleurs se définir que PAR LA NÉGATIVE, ...et, de fait, en défendant la mondialisation capitaliste, c’est VOUS qui défendez mordicus une cause particulière : celle des multinationales, tout en vous inventant une cause symétrique-inverse, comme repoussoir...

    Il est clairement dit en revanche depuis Marx, que la "cause" du prolétariat est cause universelle, que son émancipation est libération de l’humanité entière : ce n’est donc pas, à proprement parler, une "cause" !...

    Le rôle des "subalternes", dans le contexte de la "crise du coronavirus", n’apparaît pas comme une cause, mais comme un fait !...

    Et la lutte de classes n’est elle-même pas d’abord une cause, mais une réalité. Parler de "cause du peuple" peut aller, à la limite, aux lepénistes, pour qui "peuple" est un être, un état, une identité... et qui éludent que "faire peuple", passe en réalité par l’assomption révolutionnaire de cette lutte de classes, et l’identification à des enjeux de lutte d’intérêt général... D’ailleurs le RN n’a jamais rien avancé que des "solutions" mécaniques... Il exclut le mouvement...

    À propos d’intérêt général, laissez-moi vous soumettre cet exemple un peu "surprenant" : venons sur le terrain... : Je me suis en effet trouvé, dans mon département, l’Orne, participant d’une lutte collective contre la réalisation d’un Projet aberrant et dangereux d’une monstrueuse multinationale du déchet, ( GDE Environnement, groupe Trafigura), qui voulait installer au milieu des haras une méga-décharge de taille européenne, pour déchets ultimes de l’industrie automobile... Et "nous" avons finalement gagné...

    Inutile de vous dire que la très très très grande majorité des gens que j’ai alors côtoyé étaient de droite, ou d’extrême droite... La seule boussole que nous avions, avec mes amis très minoritaires "idéologiquement", c’était qu’il s’agissait d’une bagarre absolument juste !... Et vous savez quoi ? Il est arrivé à tel "bourgeois" avéré de me susurrer qu’il y avait quelque problème avec le capitalisme... Et, globalement, personne n’a regretté les RENCONTRES dynamiques que cette dure bagarre a occasionnées !...

    La leçon, c’est quoi ? C’est à vous que je demande ici de "descendre sur terre"... Car c’est valable dans TOUTES les luttes justes : c’est qu’il n’y a certainement pas que les élections pour faire peuple, au sens large du terme !...

    "Le communisme" n’a, au demeurant, pas besoin d’être affiché ou propagandisé, et encore moins "avoué" !... Car il n’est pas assignable à résidence, à Parti : il est partout où reculent par les luttes et la créativité qu’elles convoquent les politiques anti-sociales et même asociales exigées par l’ultralibéralisme (victoires d’avancées de la légalité comprises) !...

    Il est partout où l’on refait société, à contre-courant conscient de l’idéologie du chacun pour soi exigé par l’idéologie dominante, dont Macron est en France l’actuelle figure de proue...

    Et certes, en premier lieu, dans les classes subalternes... Voir les Gilets Jaunes...

    Aubert SIKIRDJI Le 27 avril à 15:14
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  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Peter Fechter.

    Glycère Benoît Le 28 avril à 06:30
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  • Et voilà !... Ça nous fera, tout bien compté,... un total de 23 provocations lancinantes, mécaniques et stériles, de votre part, ...et encore : pour ne parler uniquement que de la série desséchée des "souvenez-vous" d’une telle ou d’un tel !!!... Vous vous croyez où, Monsieur ?!?... Et à qui vous adressez-vous au juste ?!?...

    En attendant, vous êtes bien ingrat : passe encore que vous n’ayez rien lu, rien appris, rien cité de la réalité de la pensée Sève... Que nous ne cessions de faire des efforts croisés pour élever votre niveau... Ben non, vous êtes indécrottable : votre seul mantra, c’est : « - Démocrate-moi la puce que j’ai dans le dos !... », vous ne lisez rien, vous n’assimilez rien, rien, ...vous ne prenez rien du tout en considération de ce qu’on écrit, de ce qu’on fait l’effort de vous répondre, malgré tout...

    C’est que vos interlocuteurs ne vous intéressent pas vraiment. Ils restent passablement abstraits, tels des "individus" dont seul importerait on-ne-sait-quel casier judiciaire improbable et collectif, que vous leur associez,... comme reste en parallèle passablement abstraite la série de "victimes du socialisme marxiste" que vous égrenez, et que vous disposez en rideau chéri devant vous... C’est le cas de le dire : « - Rideau !... » Car ils vous servent de fait à couper court à l’échange..., histoire de masquer votre misère intellectuelle... Ce n’est pas reluisant.

    Puisque vous nous récitez ces noms comme ceux d’un Mémorial, laissez-moi donc vous rappeler ceci : je vous ai informé qu’une grande partie de ma famille, du côté de ma grand-mère paternelle, est partie dans les chambres à gaz... Est-ce que le mémorial de Yad Vashem vaut quitus pour la politique d’Israël ?!?... Est-ce que les NOUVELLES QUESTIONS posées par la vie sont closes ? Est-ce que, après le nazisme, seul le ressentiment devait servir de boussole approximative aux réorientations idéologiques ?!?... Ça ne mène pas loin, je crois, si ce n’est à se tromper d’ennemis...

    Et c’est une grande leçon du 20 ème siècle, que le ressentiment ne devrait plus être l’alpha et l’oméga de l’idéologie !... Si nous voulons que la Roue de l’Histoire cesse son cliquetis sanglant, ce ne sont pas les esprits de revanche aveugle, ce ne sont pas les "concurrences mémorielles" qui le permettront... C’est singulièrement la leçon de Mandela...

    Alors respirez un bon coup, ... mais cessez de nous emmerder gratuitement avec ce bas art de bizarres récidives vengeresses, stériles et toxiques !...

    Je vous ai dit, il me semble, que j’ai conservé des amis, de l’Est de l’Allemagne, depuis le temps de la RDA... La fin de ce régime ne les a pas plongés dans la nostalgie. Mais ils ne sont pas devenus, je puis vous l’assurer, des amoureux inconditionnels du capitalisme, pour autant !...

    Aubert SIKIRDJI Le 28 avril à 14:22
  •  
  • A l’attention de G. Benoît.
    Blog paru sur le site de Médiapart :
    Le triomphe posthume de Lucien Sève
    • 25 AVR. 2020

    • BLOG : LE BLOG DE GILLES ROTILLON
    Lucien Sève a travaillé toute sa vie à développer une anthropologie marxienne. Le confinement actuel lui offre une victoire bien amère.
    Lucien Sève est décédé le 23 mars des suites du Covid-19 et on ne peut pas dire que sa mort aura fait les gros titres des journaux. Quelques lignes dans Le Monde et Le Parisien le 24 mars, encore moins dans Libération.fr le 27, seul des grands quotidiens l’Humanité lui aura consacré un hommage important. Toute sa vie, il aura été traité en « chien crevé » par la philosophie française, comme le montre le livre d’entretien de Patrice Maniglier, La philosophie qui se fait. Bénéficiant d’une large couverture médiatique (double page dans Libération, article dans Le Monde, chronique sur France Culture, …), ce livre d’entretiens se propose de dresser un panorama de la philosophie française contemporaine, exhaustif et prospectif, comme l’exprime Philippe Petit dès sa première question.
    Toutefois ce panorama « exhaustif et prospectif » qui propose une « extraordinaire "vue" sur le paysage philosophique contemporain » selon Libération, oublie complètement le travail de Lucien Sève, qui exprime pourtant des idées tellement opposées à celles que défend Patrice Maniglier que les passer sous silence pourrait se comprendre comme un refus de dialogue sur des thèses essentielles. En tout cas on est loin de l’exhaustivité déclarée en introduction, son nom n’apparaissant même pas dans ce livre de plus de 500 pages. On peut aussi souligner le peu de publicité donnée à la publication du travail qu’il avait engagé en 2003 sur La pensée Marx aujourd’hui, qui a donné lieu à quatre gros volumes (Marx et nous 2004, L’homme ? 2008, La philosophie ? 2014, Le communisme ? 2019), un cinquième devant paraître en 2020.
    Des nombreux autres livres qu’il a publié tout au long de sa vie, seul Marxisme et théorie de la personnalité a eu davantage de retentissement, avec cinq éditions en France et une traduction en vingt langues. Mais la discussion théorique qu’il engageait publiquement avec Althusser, alors philosophe marxiste mondialement reconnu et critique public du PCF quand Sève se refusait à le faire, n’a sans doute pas été pour rien dans le sort particulier fait à ce livre.
    L’ironie morbide de la disparition de Lucien Sève des suites du Covid-19, c’est que la situation créée par ce dernier et qui a conduit pour l’instant au confinement d’au moins la moitié de la population mondiale, vient démontrer expérimentalement la validité de l’axe principal qui a guidé toute sa vie le travail philosophique de Lucien Sève : fonder une anthropologie sur cette pensée-Marx qu’il opposait au « marxisme » tel qu’il s’était développé tout au long du vingtième siècle, s’éloignant de plus en plus de Marx, au point d’avoir abouti à l’annonce médiatique de sa mort.
    Ce travail de fondation, qui donnait un sens à parler d’individu pour qui se réclamait de Marx, s’est appuyé sur le commentaire, s’étendant sur plus de cinquante ans, de sa sixième thèse sur Feuerbach : « L’essence humaine n’est pas une abstraction inhérente à l’individu pris à part. Dans sa réalité effective, c’est l’ensemble des rapports sociaux ». Et cette thèse s’oppose de manière frontale à cette conception largement dominante aujourd’hui, d’une nature humaine éternelle, qui trouve dans l’individualisme méthodologique des économistes néoclassiques son illustration la plus extrême. Si « l’homme » ne s’autorise que de lui-même, si seul son « libre-arbitre » est générateur de ses actes qui débouche sur le calcul rationnel de l’homo-œconomicus, si la société n’est que le résultat de ces volontés individuelles qui s’agrègent pour poursuivre leur propre intérêt, « l’ensemble des rapports sociaux » n’est au mieux que le décor où ces calculs rationnels se font et où ces volontés individuelles, toujours-déjà là dès la naissance (voire dès la conception) s’expriment.
    Or ce que nous apprend le confinement, évidemment nécessaire dans la situation actuelle pour limiter l’expansion de la maladie, c’est qu’il a aussi de lourds effets négatifs. Une recension d’études faites par des psychologues du King’s College London souligne que « globalement, la plupart des études montrent une prévalence élevée de symptômes de détresse psychologique et de troubles mentaux chez les personnes confinées, dont une détresse émotionnelle, l’épuisement émotionnel, la dépression, le stress, des troubles de l’humeur, l’irritabilité et la colère, l’insomnie et le syndrome de stress post-traumatique ».
    Autrement dit, les humains redécouvrent qu’ils peuvent difficilement vivre longtemps loin les uns des autres. Et on peut aussi constater en surfant sur le net avec quels trésors d’imagination, de créativité, ils tentent de préserver un minimum de rapports sociaux, via les écrans, les vidéos qu’ils réalisent et s’envoient ou les interactions à distance directes, comme ce parisien qui, tous les jours, organise un jeu entre les habitants de sa rue qui viennent à leurs fenêtres.
    Et il y a plus que ces interactions spontanées qui se font pour retrouver une vie sociale « normale ».
    Il y a aussi le travail qui se poursuit ou pas dans cette période de confinement, travail qui tient une place fondamentale dans les rapports sociaux qui font « l’essence de l’homme » puisque c’est dans ce rapport particulier que les hommes créent les bases matérielles de leurs conditions d’existence. Or, avant la crise, le travail, pour une grande partie de ceux qui en avait, loin d’être une activité enrichissante (sauf pour ceux qui le mettait en œuvre à leur profit), était marqué par des conditions de plus en plus dures (tendance à l’augmentation sur la vie active, horaires décalés, pression du management, baisse des indemnités chômage et de la protection donnée par le code du travail, …), mais aussi par des productions dont on commençait de plus en plus à questionner l’utilité réelle et dont on voyait de mieux en mieux les effets sur l’environnement et la santé.
    Avec le confinement, quels sont les travaux qui perdurent ? Évidemment tous ceux qui concernent la santé, (des soins hospitaliers au ramassage des déchets ménagers ou la recherche de vaccins) et ceux qui les font s’y adonnent sans compter leur peine et sans calculer les risques qu’ils prennent, alors même qu’ils ont été mis sous tension par des politiques de santé criminelles pour des salaires indignes. Mais aussi tous ceux qui sont dans le ravitaillement (commerçants, caissières, manutentionnaires, chauffeurs, …) ou dans la sécurité (pompiers, policiers) indispensables à l’intégrité physique.
    Et ce qui caractérise tous ces travaux en ce moment si particulier, c’est que ce qui les valorise, ce n’est pas d’abord une valeur d’échange source d’un profit qu’il faudrait maximiser, mais au contraire la valeur d’usage qu’ils apportent à la collectivité en maintenant les conditions minimales d’une vie désirable. Ce n’est pas le salaire (trop faible) qui motive ceux qui travaillent à continuer, c’est la conscience qu’ils sont indispensables à l’humanité dont ils sont membres. Le « travail » qui continue change de finalité et redonne un sens à des activités qui l’avaient perdu. L’un des enjeux de la sortie du confinement sera de ne pas retomber dans l’organisation sociale qui prévalait avant la crise sanitaire. Ce n’est pas gagné.
    Les dernières années de sa vie, Lucien Sève alertait dans le vide sur la catastrophe anthropologique que nos modes de production et de consommation étaient en train d’engendrer, en sus de la catastrophe climatique en cours. Paradoxalement, le Covid-19 nous montre combien il avait raison. Il n’est peut-être pas trop tard pour éviter ces deux catastrophes, et les réactions de ceux qui travaillent encore laissent une lueur d’espoir. Y arriver serait le plus bel hommage que l’on puisse rendre à ce grand philosophe si injustement méconnu.

    Bernard LAURENCE Le 28 avril à 19:02
  •  
  • @ Bernard LAURENCE,

    Merci Bernard, de ce texte au cœur de l’immense question...

    Aubert SIKIRDJI Le 28 avril à 20:27
  •  
  • À l’attention de B. Laurence.

    Merci pour cet article à propos de la mort de Lucien Sève évoquée en relation avec les conséquences sociétales du confinement. J’en prends note. Il transcrit intégralement le contenu du blog de Gilles Rotillon. Pourquoi alors avoir fait un copier-coller du texte ? Un lien aurait suffi, ou l’adresse, ou la référence, et je serais allé simplement sur le site. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait via Médiapart.

    Personnellement sur les forums j’évite le plus possible les copier-coller, surtout s’ils risquent d’être longs – comme celui-ci, près de 8000 signes ! Il ne faut pas hésiter à en faire l’économie en misant sur la simplicité et l’efficacité, ici réunies sous la forme du lien. C’est ce que la technique numérique permet. Autant en tirer parti pour éviter la lourdeur. De plus il est mieux venu de s’exprimer par soi-même, sans le faire faire par autrui, C’est dans l’esprit même d’un forum où la discussion est directe, vive, simple sans être simpliste.

    Pour l’auteur cette mort se teinte d’amertume, voire d’une ironie morbide. Oui. Mais l’ironie morbide c’est aussi les soixante ans que Lucien Sève passa comme adhérent, un temps comme permanent, du PCF. Quel gâchis ! S’il avait été un peu plus lucide, non dans le domaine philosophique où sa compétence le place au-dessus des reproches, mais dans le domaine politique, il n’aurait pas gaspillé les meilleures années de sa vie, pour aboutir, malgré sa longueur, à une fin écourtée. Il n’a pas su voir que le PCF était, dès le départ, indigne de lui. Sa trajectoire est à rapprocher de celle d’un Henri Weber, mort lui aussi de la même maladie au même moment, certes moins à son aise avec les concepts mais qui avait compris, grâce à une meilleure intuition politique, que le PCF était voué à la déshérence ; sans parler des régimes communistes, auxquels il était organiquement lié, ce qui pèsera lourd dans la balance de Thot.

    Je reviens sur quatre points :

     Les économistes néoclassiques ne sont ni des imbéciles ni des monstres. Ils ont la sagesse de s’en tenir au seul domaine économique, laissant celui de l’État aux penseurs politiques. Ils n’ont pas pour but de traverser leurs desseins et de militer à l’avènement d’un régime nouveau sorti par construction de leur esprit. Leurs thèses ne contreviennent en rien aux exigences de solidarité et de sociabilité qui sont du ressort des institutions publiques. L’homo œconomicus des Jevons, Marshall et autres auteurs n’est pas un être complet, il reste hypothétique, et d’ailleurs critiqué, contrairement à l’homo sovieticus, l’engeance réalisable à marche forcée.

     Attention à l’illusion sémantique. L’expression ‘valeur d’usage’, sans être fallacieuse, y expose quand on la rapproche de la valeur d’échange, exprimée elle par le prix d’un bien ou d’un service sur le marché. On peut même avoir l’impression que le prix se décompose en ces deux parties additionnées. Non, la valeur d’usage c’est l’utilité, qui ne s’exprime pas par un nombre dont la dimension est une monnaie. Pourquoi ne pas parler d’utilité ? C’est plus clair et plus simple. Les économistes néoclassiques avaient d’ailleurs développé le concept d’utilité marginale, redoutable s’il en est, qui traduit bien la pertinence de leurs vues.

     La valeur prophétique du marxisme au regard de la crise sanitaire actuelle n’est pas vérifiée, à moins de se livrer à une exégèse tendancieuse, certes toujours possible en philosophie. La Corée du Sud a su trouver une réponse efficace à la crise sanitaire, pourtant c’est un pays où les idées de Karl Marx et de Lénine jouent un rôle plus que modeste. Regardez aussi l’Allemagne : rien de marxiste dans l’esprit de ses institutions, pourtant le personnel soignant est depuis longtemps sensiblement mieux rémunéré qu’en France, à dessein. En Allemagne il n’y a ni Parti communiste, ni CGT.

     Une nature humaine fixe est évidemment une vue de l’esprit. Tout évolue, elle aussi. Mais elle évolue à l’échelle des temps anthropologiques, qui n’a rien à voir, en termes d’ordre de grandeur, avec les temps politiques ni même historiques. Pour l’anthropologue, 30 000 ans c’est court. Pour le politicien c’est éternité, ou tout comme. Cela a donné l’impression d’une nature humaine qu’on pouvait prendre comme référence immuable. Elle évolue, mais sa variabilité est peu perceptible.

    Je m’en tire avec moins de cinq mille signes, c’est un peu meilleur en concision par rapport à votre livraison, et, il est vrai, ce n’est pas un copier-coller.

    Glycère Benoît Le 28 avril à 22:30
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous de Hans-Dieter Wesa.

    Glycère Benoît Le 29 avril à 06:30
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ==== 24 =====

    Cessez-cela,
    vous ne pourriez-le faire dans la vraie vie.

    Aubert SIKIRDJI Le 29 avril à 14:38
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    « N’attendez pas le Jugement Dernier. Il a lieu tous les jours. » Albert Camus.

    Merci, encore une fois, à Bernard Laurence, d’avoir utilement copié-collé ce texte, emprunté à Médiapart !...

    De votre côté, vous ne savez, sur le fond,... que copier-coller, c’est-à-dire reconduire, votre perpétuel esprit de monstrueux toupet inquisitorial, et je vous donne acte que vous vous exprimez bel et bien cyniquement par vous-même..., mais de manière toujours aussi indécente, indigente et déjantée...

    Et ce, sous l’alibi, dîtes-vous, ...d’une "discussion directe, vive, simple, sans être simpliste" ? Il faut le dire vite !... Vous n’avez cessé de fait de tout simplifier, à la dimension provocatrice et impénitente d’une lutte du Bien contre le Mal, d’un niveau de fanatisme réducteur absolu !... Nous voilà maintenant avec "la balance de Thot"...

    Et, si vous vous vous accordez un satisfecit à vous-même, de vous exprimer dans un nombre de signes raisonnable pour votre dernier commentaire, cela ne fait que cyniquement oublier que vous avez systématiquement envahi ce lieu avec un sans-gêne exorbitant, dans le seul effet d’une atrophie désolante de la question communiste, où de copieux efforts explicatifs que nous avons du fournir (non pour vous convaincre, ce serait impossible), furent nécessaires, ne serait-ce que par un "simple" besoin de décence !...

    Et l’inflation d’explications que cela a occasionné , c’est donc vous qui en êtes la cause...

    Inflation certes vaine, car ...vous persévérez plus que jamais, comme vous l’avez fait du début,... à couper un homme en deux !... Tout en l’opposant, désormais, à Henri Weber !... Vous n’avez vraiment aucune vergogne. Pas besoin d’être grand psychanalyse pour relever que cela relève d’une perversité absolue !...

    Car non seulement vous persévérez dans une schizophrénie de confort, qui vous fait opérer un "tri sélectif" chez un homme, ...mais vous en rajoutez !... Voilà que, maintenant, devant le caractère incontournable de l’oeuvre de Sève, vous pousser le bouchon jusqu’à prétendre que le pauvre n’aurait, selon vous, "pas su voir que le PCF était, dès le départ, indigne de lui " !... Vous faîtes fort, "ironie morbide" oblige..., pour quelqu’un qui ne connaît pourtant rien de cette oeuvre, et s’en vante !...

    Et qui, surtout, persiste à se contorsionner pour l’esquiver : où avez-vous vu, un seul instant, par exemple, dans le texte livré par Bernard, qu’il soit question, derrière l’orientation rappelée de cette oeuvre, calée sur la 6ème thèse sur Feuerbach, de "l’engeance de l’homo sovieticus, réalisable à marche forcée" ?!??... Croyez-vous pouvoir justifier l’homo œconomicus de ce repoussoir ?!?... Croyez-vous pouvoir ainsi balayer d’un revers de main la question posée par Sève de la crise anthropologique, posée derrière l’homo œconomicus, croyez-vous pouvoir exclure cette question de l’urgence, et la renvoyer à une "échelle des temps anthropologiques", d’au moins 30 mille ans ?!?... Allez, allez, vous n’êtes pas sérieux !...

    Pour finir, je reviens sur votre prétention de séparer le philosophe et le militant : par un "petit" exemple... J’ai en effet heureusement appris entre temps, sur ce site de Regards, dans l’entretien qu’il a donné à Hugo Touzet, titré "Lucien Sève : « J’ai quitté le Parti communiste parce que j’étais plus que jamais communiste », ...qu’il a été rédacteur du projet de résolution du 24ème congrès, tenu en février 1982. Il se trouve que je fus d’accord avec les idées avancées à ce congrès, comme quoi, précisément avant de raisonner en termes de rivalité avec le PS, il s’agissait de nous poser la question d’une carence théorique et stratégique, en rapport avec le poids d’un certain modèle de socialisme d’État !... Dès le 22ème congrès, de 1976, Sève avait vu que "l’abandon du concept de la dictature du prolétariat" ne valait pas innovation stratégique en soi !...

    Il n’est pas en votre pouvoir de nous ôter cet apport de profonde remise en cause POLITIQUE du "philosophe manieur de concepts" !... Pour cela, il ne fallait pas qu’il fût hors-sol !...

    Aubert SIKIRDJI Le 29 avril à 15:45
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    J’ai oublié ceci : de relever le comble du comble dans ce que vous avez poussé le bouchon d’écrire :

    ...à savoir ceci : « l’ironie morbide, » – (LA VÔTRE, en réalité, Monsieur !...) - « c’est aussi les soixante ans que Lucien Sève passa comme adhérent, un temps comme permanent, du PCF. Quel gâchis ! S’il avait été un peu plus lucide, non dans le domaine philosophique, où sa compétence le place au-dessus des reproches, mais dans le domaine politique, » - (Ah oui ? Quelle compétence jésuitique avez-vous, vous,... pour en juger, et pour séparer ainsi les registres ?!?...) - « il n’aurait pas gaspillé les meilleures années de sa vie, pour aboutir, malgré sa longueur, à une fin écourtée. »

    Là, ça demande précision : car , même si je veux bien vous laissez un léger bénéfice du doute, permettez-moi de vous demander ceci :

    ...est-ce à dire que la vie écourtée, malgré son âge, de Lucien Sève, relèverait d’une punition divine, d’avoir manqué de lucidité, et du coup "gâché sa vie" en militant au PCF ?!?... Est-ce qu’il serait mort trop tôt d’avoir ainsi péché ?!?...

    Votre phrase le laisse, de fait, entendre.

    Au comble de l’infamie.

    Aubert SIKIRDJI Le 29 avril à 17:35
  •  
  • Remarquable série documentaire, de Stan Neumann, hier soir sur Arte : "Le temps des ouvriers", avec la voix de Bernard Lavilliers...

    Centralement, son emprisonnement dans le temps de l’horloge apparaît comme synonyme dur et durable de l’exploitation de la classe ouvrière...

    ...Et ça ne peut que faire penser au concept d’emploi du temps, tel qu’élaboré par Lucien Sève en clôture de son livre de 1969 : "Marxisme et théorie de la personnalité"...

    Aubert SIKIRDJI Le 29 avril à 19:37
  •  
  • @ Bernard LAURENCE,

    Histoire d’affiner...

    Puisque j’en ai repris le thème, central chez Sève : ...la 6 ème thèse sur Feuerbach, comprise dans l’Idéologie Allemande, écrite par Marx et Engels, m’a énormément fait méditer...

    Si elle sort, en effet, "l’essence humaine" de son emprisonnement essentialiste en chaque individu, il la resitue en effet du côté de la communauté d’existence des humains... Mais n’est-ce pas pour tomber dans un autre essentialisme, précisément du côté du commun ?!?...

    Est-ce que les humains se réduisent à leurs rapports, que la concurrence imposée entre eux sous domination capitaliste réduit d’ailleurs à des rapports de production qui sont des rapports de comparaison ?!?... (Que les rapports d’"émulation" qui furent censés les remplacer, sous "socialisme marxiste", n’ont en outre pas vraiment dépassé ?!?...)

    C’est par le biais du psychanalyste Jacques Lacan, qui avança qu’"il n’y a pas de rapport sexuel", que j’en suis venu à dire qu’il n’y a pas de rapport social non plus, si cela doit signifier que l’être humain y est réduit en réalité à son aliénation sociale, aux conformismes dominants qui l’assujettissent à la tyrannie de la comparaison... Le concept de communisme lui-même est trompeur, qui tend non seulement à tirer tout un chacun vers le social, mais à l’y enfermer...

    Aragon écrivait en ce sens, dans "l’homme communiste", au lendemain de la Libération : « Un jour on écrira le grand récit de la liquidation de l’individualisme en France. Ce sera l’histoire du Parti Communiste Français. »

    Nous ne parlons plus, depuis longtemps, comme cela... Même si le sens du social, le sens du commun, doivent être immensément réhabilités, cela n’est plus d’aucune manière sur la base d’un déni de l’individu... C’est le cas de le dire : il faut y introduire de la dialectique !... La révolution, c’est contester "en même temps" le pouvoir séparateur du capital des gens en "individus", que son pouvoir d’homogénéisation de la vie sociale !...

    Aubert SIKIRDJI Le 29 avril à 20:17
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Souvenez-vous d’Ernst Mundt.

    Glycère Benoît Le 30 avril à 06:30
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ======25======

    Vous n’auriez pas fait cela dans la vraie vie...

    Vous vous êtes montré tel que vous êtes.
    Un cas limite. Une erreur.
    Censeur bavard, provocateur systématique, sans écoute, sans rebond, sans culture, sans ressort ni argument.
    Nul et annulant toute éthique élémentaire.
    Sans-gène, indigne et indécent, ne respectant rien...
    Extrémiste réactionnaire et "punitif"...
    Petit planqué, lâche du clavier, défendeur anachronique d’une soi-disant cause, qui ne tient que par la nostalgie d’une cause supposée inverse...
    Petit flic anti-communiste, campant au stade anal-logique...

    Pour vous, l’humanité "dialogique" n’existe pas.
    Dommage.

    Je vous laisse à vos passions tristes.

    Aubert SIKIRDJI Le 30 avril à 13:13
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Que ne le faites-vous. Vous me laissez à mes passions et je vous laisse aux vôtres. Il ne tient qu’à vous. La vraie vie nous y sommes et ce qu’y apporte la mémoire en fait partie. La vôtre est-elle assoupie, dans le confort des intelligences satisfaites ? On pourra admettre que non, l’esprit de tolérance y invite, ainsi que le bon usage, que je m’efforce de pratiquer. La réciproque est-elle vraie ? J’en douterais plutôt : une insulte n’est pas un argument. Troll fasciste, infect prétentieux, du cynique puant, etc. Tel est votre registre. Troll fasciste, vraiment ? Infect prétentieux, cynique puant, vraiment ? En êtes-vous sûr ?

    Il n’y a pas lieu de vous rappeler au devoir de mémoire après qu’on l’a fait une fois pour toutes. La réflexion auquel il vous assigne vient de vous ou ne vient pas, portera ses fruits ou ne les portera pas. Il suffira pour que tout soit clair que vous ne répondiez pas à ce message. Ce fut le cas pendant une douzaine de jours avant que vous ne relanciez vous-même la machine, le bastringue selon votre expression, malgré votre résolution de n’y plus remettre de pièce. Qui est cohérent avec lui-même ? Alors nous pourrons en rester là, non sans qu’une dernière fois, au nom de toutes les victimes du communisme, vous vous soyez souvenu d’Anton Walzer.

    Glycère Benoît Le 30 avril à 13:50
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Pourquoi donc terminer par cette provocation stérile de plus, la 26 ème ?!?... Par quelle pulsion d’amour-propre si manifestement entêtée ?!?..

    Il reste que vouloir laisser le dernier mot, punitif, redondant, mortifère et "démocratique" à la mort, à l’occasion d’un article écrit au moment de la mort d’une personnalité d’importance, pardon de vous dire qu’en l’occurrence, ce n’est pas que naze : c’est fort fâcheux !... Et de logique nazie... : ça tend à EXTERMINER, ...pas que le débat !...

    En attendant, enfin des phrases, plutôt que, justement, un simple décompte de provocations stériles !... Enfin ! Quelle chance !... Un miracle !... Merci mon Dieu !... Merci la vraie vie !...

    Vous répondre, malgré tout, ...ne vous en déplaise, ...c’est dire que la démocratie, ce n’est pas une auberge espagnole des culs tournés, ni une simple maison de tolérance !...

    Se laisser, se délaisser, se taire et se tarir, surtout ne pas se répondre, à chacun sa vérité... Évider le débat et suicider la discussion ...et s’abandonner en attendant à toutes les carences crasses d’éléments argumentaires qu’on voudra : ce n’est certes pas un idéal démocratique !...

    Comme nous l’a conseillé... le marquis de Sade : "Français, encore un effort si vous voulez être républicains !..." Ne nous contentons donc pas de nous regarder en chiens de faïence !... Confrontons-nous, sans concession !... Le bon usage démocratique suppose de partir du réel, de la réalité EN MOUVEMENT(S), qui ne se donne pas superficiellement, mais demande à être PRISE EN COMPTE, sans œillères !... Il nous faut APPRENDRE LES UNS DES AUTRES, quelques soient nos "différences" et nos conflits !...

    Et là, je vous ai dit, à bon droit,... que communisme, non, n’est pas "une chose", elle-même à prendre ou à laisser, ni une cause inerte, où l’on se contenterait de prendre stupidement la partie (le Parti) pour le Tout !...

    L’EFFORT est demandé pour y entrer, avec l’appréhension historique de toutes les contradictions que cela suppose, et sans procès d’intention, sans paresse analogique !... Vous ne pouvez faire comme si c’était juste une manifestation ramifiée du Mal, une sorte de cancer, ...et classer l’affaire !... Car c’est avant tout une affaire OBJECTIVE de lutte de classes, qui n’est pas une invention, une vue de l’esprit. ...Et la lutte des classes non plus n’est pas une chose, elle se manifeste ou pas, avec créativité et intelligence, ou pas...

    Que l’on puisse remonter jusqu’à Marx, pour y relever (malgré les rectifications qu’il y a lui-même apportées) du prophétisme "mécaniste", ...gros de toutes les impasses immensément tragiques qui ont suivi, eh bien oui !... Cela peut, cela doit se discuter, mais de manière fine. J’y suis disposé, textes à l’appui.

    Mais c’est du TRAVAIL, du re-travail... Oui, du travail de mémoire, intelligent, ...et pas du simple "devoir de mémoire" récitatif et paresseux !...

    Vous savez fort bien, en l’occurrence que ma mémoire n’est certes pas "assoupie, dans le confort des intelligences satisfaites". Non, je ne suis pas de ceux qui "mourront sur leurs deux oreilles" !... J’ai payé le prix fort de la remise en question politique, la blessure n’en sera jamais refermée, ...et ne faites pas comme si je n’en avais rien dit ( et encore, je n’ai certainement pas tout dit, des éléments intéressants des circonstances "historiques" précises où cela s’est joué...),

    ...Et je ne cesserai, en conséquence, toute ma vie, de dénoncer les révolutionnaires du dimanche dont on dirait que le seul but est de s’acheter une Bonne Conscience !... Ça existe... Mais avec moi, comme avec Sève, c’est mauvaise pioche !... Non, non, nous ne sommes pas des assoupis !...

    Y compris notre confrontation "difficile" m’oblige à approfondir...

    Mais de même que je vous ai dit que "les échecs" du communisme ne peuvent que nous ramener au constat qu’on ne change le monde que de l’intérieur, de même la "dissidence" du "communisme totalitaire" tient-elle sa valeur et son intérêt d’une "connaissance de l’intérieur" !...

    C’était en communiste, que je lançai en ironie, à la cantonade, au milieu des années 80, que "d’ici 10 ans, nous serons tous dissidents" !... Et c’est, curieusement, ...le temps qu’il a fallu, de fait, pour que le PCF abandonne le centralisme démocratique...

    Je suis toujours "un" communiste, un communiste français, même sans Parti,... qui se sent singulièrement relié à la Commune de Paris...

    Et la question de la démocratisation du communisme s’est toujours concentrée pour moi, d’abord, comme celle de la démocratisation du PCF !... "Pas de parti dans le Parti", pas d’instance supérieure, ...pas de petits ni grands chefs !... C’est au PCF que se concentrait ma responsabilité morale !... De "la fille aînée de l’Église soviétique", rien à foutre !...

    Un parti révolutionnaire ne se juge qu’à son utilité. J’aurais encore beaucoup de choses à dire, sur "l’utilité" du PCF..., au cours des différentes séquences historiques... Cette utilité est STRATÉGIQUE, ou elle n’est pas... Par exemple, plutôt que d’opposer Lucien Sève et Henri Weber, je considère que, oui, un TRAVAIL DE MÉMOIRE devrait se faire, en responsabilité politique, ...sur les graves loupés de l’après-68 !...

    Pour indication, je considère que la proposition de "Nouvelle Société" et de "Participation", du gouvernement Chaban-Delmas, n’a pas été suivi d’une réaction à la hauteur, de la part du PCF !... Chaban-Delmas était un ancien résistant, gaulliste... Il aurait fallu lui dire « - Chiche ! », ... et reprendre l’héritage du Conseil National de la Résistance... Oui, cogestion (de conflictualité assumée) des entreprises, avec possibilités d’aller à l’autogestion !... Voilà l’intérêt général !...

    "L’erreur" du "socialisme marxiste" ce fut une vision globalisante du changement : y compris la stratégie du Programme Commun de la Gauche reposait-elle sur l’idée de "créer les conditions d’une maturation des conditions" du Socialisme..., ce qui était une orientation gravement idéaliste, toujours déterminée d’une marche par étapes vers l’horizon du grand "saut qualitatif", lui-même défini par le niveau de collectivisation des moyens de production...

    Aujourd’hui, personne ne raisonne plus comme ça. C’est la possibilité de conquêtes "partielles" qui compte, de "sauts qualitatifs partiels", de constructions alternatives diverses et variées, certes toutes orientées par la visée globale "du social et de l’écologie", et du recul massif de la tyrannie ultra-libérale... Ça passe par des mesures d’importance, mais c’est désormais essentiellement pensé comme PROCESSUS.

    Cela signifie avant tout, comme je n’ai cessé de me tuer à vous le dire, que tout ceci est conditionné par une DÉMOCRATISATION sans précédent de la Société, synonyme de REFAIRE Société !...

    J’ai été de ceux qui se sont battus assidûment sur le terrain pour le RÉFÉRENDUM d’INITIATIVE PARTAGÉE sur la privatisation d’Aéroports de Paris... Et plutôt que le 49,3, il fallait UN RÉFÉRENDUM sur l’enjeu des retraites... Et il faut mettre en place le RIC, demandé par les Gilets Jaunes... Etc., etc.

    Il ne faut pas faire injure à la Démocratie.

    Aubert SIKIRDJI Le 30 avril à 17:23
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Vous êtes un communiste. Regardez ce que les communistes ont fait et regardez-vous dans le miroir que vous tend votre conscience. Souvenez-vous de Horst Plischke.

    Glycère Benoît Le 30 avril à 18:30
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    27 ème provocation stupide, bègue et identique à elle-même.

    Vous les chérissez, décidément, les "communistes" de votre imagination... Me demander de considérer ce que "LES COMMUNISTES ONT FAIT "relève d’une sinistre (non-)pensée analogique !...

    Ce qu’"ils" avaient en tout cas de mieux à faire, c’était de sortir d’une culture de l’Inquisition, dans laquelle vous persister, vous, à patauger lamentablement, au-delà de l’imaginable !... La "logique" d’assimilation abusive du "si ce n’est toi, c’est donc ton frère", ou "c’est donc quelqu’un des tiens", n’est pas tenable !...

    Je suis un communiste, parce que j’ai juste choisi mon camp, dans la lutte des classes objective, comme vous le vôtre. Parce que je suis pour le bonheur des gens, et je fais, avec d’autres, marcher ma tête pour ne pas laisser ce monde aller à sa perte, quand vous ne proposez rien.

    Allez vous faire voir avec vos ordres, et votre culpabilisation puante de messe noire, indigne et baveuse, hors la vie...

    Vous avez beau jeu de prétendre ne pas vous faire insulter, lorsque vous ne savez que prétendre foutre la honte à autrui de si piteuse, simpliste et répétitive manière, que je ne n’en ai pas rencontré d’autre exemple aussi radical.

    Vous profitez du libéralisme de ce site.

    Et je vous répète que vous ne pourriez faire ainsi le malin, dans la vraie vie. Où ce ne sont pas des miroirs tendus à des faces imaginaires que l’on rencontre, mais de vrais visages...

    Quand vous ne savez que DÉVISAGER l’autre ( ...voir le philosophe Émmanuel Lévinas) !...

    J’ai partagé de belles expériences de lutte, y compris comme je vous l’ai signalé, avec des gens de droite et d’extrême-droite... Ces gens, comme moi, avaient un visage, un visage fait pour se nourrir de l’expérience commune...

    Pas vous, planqué du clavier impénitent...

    Allez allez... C’est à se demander si c’est un être humain, ou un automate, qui écrit ce que "vous" écrivez...

    Dégagez.

    Aubert SIKIRDJI Le 30 avril à 19:52
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Ne cherchez pas le Mal ailleurs.

    Le Mal, c’est vous.

    Hannah Arendt. « Le mal est un phénomène superficiel, et au lieu d’être radical, il est extrême. »

    Et aussi : « C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal ».

    C’est parce que vous êtes dans la superficialité, ...curieuse de méconnaître vos interlocuteurs, par application de méthodes extrémistes,... et dans la non-pensée revendiquée, sous couvert de dispense d’érudition, que vous relevez, vous, parfaitement des considérations d’Hannah Arendt...

    Aubert SIKIRDJI Le 30 avril à 20:05
  •  
  • Je signale, dans l’Humanité-Dimanche de ce jour, un entretien donné par Jean Sève, fils de Lucien Sève, sur le thème : « Le Covid-19 nous démontre la maturité avancée de la crise du capitalisme. »

    Aubert SIKIRDJI Le 30 avril à 20:08
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Non c’est vous. Dans sa banalité, qui transparaît derrière le galimatias. Hannah Arendt avait dénoncé le nazisme et le communisme en tant que régimes totalitaires, et dénoncé les partis qui, au nom de leur idéologies respectives, après avoir établi et codifié ces régimes fondés sur celles-ci, ont exercé le pouvoir selon leurs principes et sont donc responsables de ce qu’ils ont fait en les appliquant. De l’un d’eux le PCF fut complice, par la servilité et le mensonge. La notion de responsabilité politique vous échappe. Face à votre défausse, je vous tends un miroir et vous invite à vous y regarder. Et à vous souvenir d’Otfried Reck.

    Glycère Benoît Le 30 avril à 21:12
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ...Et voilà que vous vous payez le luxe de la 28 ème provocation indécente et stérile, et identique à elle-même,... sous la seule initiation du démon de l’analogie...

    Honni soit qui mal y pense ! ...Et non : c’est vous qui avez ici introduit et imposé le Mal, pas comme question. Mais plutôt comme Question inquisitoriale parfaitement envahissante !...

    Et vous ne savez que RÉPÉTER systématiquement LA QUESTION en question !...

    À ce propos, ...je vous signale que la dernière cellule du PCF dont je fus membre était aussi celle de Henri Alleg (et de 2 membres de sa famille), oui, Henri Alleg, ...ami de Fernand Yveton et de Maurice Audin, qui fut torturé par des Français, et dont le livre La Question fut publié aux éditions de Minuit, avec préface de Jean-Paul Sartre...

    Mais : "des extrémistes", sans doute, tout ça, selon vous...

    De simples "cas" isolables, comme ceux, excusez du peu, de Calas, Dreyfus, Sacco et Vanzetti, ou les époux Rosenberg... (Voir votre commentaire du 20 avril à 20h38 ) !!!... De BANAUX et déplorables "incidents", si sordides soient-ils, à ranger sans doute dans le cours horrible, mais "naturel" de l’Histoire, et dans la série nécessaire "des combats de guerre civile ou de guerre étrangère"... ( = Voir votre commentaire du 23 avril à 22h14 ) !!!...

    Oui, voilà bien DE VOTRE PART une "banalisation du Mal", pour reprendre Hannah Arendt...

    Et c’est vous qui allez me faire la leçon de la responsabilité politique !... Un sens qui m’échapperait ? Allez vous mouchez, Monsieur le mouchard !...

    Car vous êtes un peu court, Monsieur... Nous pourrions reprendre Jean-Paul Sartre, à ma sauce... : lorsque j’écris que "l’enfer cèle les autres", et aussi : "c’est l’aise autre"... Car c’est vous qui celez, tout à votre aise,... tout ce qui n’est pas "victime du Komounism" dans la Banalité normale et définitive, exonérée d’examen d’historique et systémique... C’est vous, vous ai-je déjà dit, qui abolissez l’Histoire elle-même...

    Vous pouvez ainsi traiter à votre aise "le communisme" (réduit à sa caricature) comme une sinistre parenthèse, précédé comme succédé par l’éternité du capitalisme...

    Ça baigne !...

    Aubert SIKIRDJI Le 30 avril à 22:45
  •  
  • ...De Bertolt Brecht, qui fut successivement persécuté par les nazis, et le MacCarthysme... :

    « De la méfiance individuelle »
    .
    Chacun le sait, l’individu méfiant
    Est enclin au crime
    Le criminel, lui,
    Est en droit de se méfier.
    .
    Ne me dis pas que ta méfiance
    Trouve motif dans le crime d’autrui.
    Qui se méfie, d’où vienne sa méfiance,
    Au crime est enclin.
    .
    Plus d’un tombé à l’eau atteint la rive en se jouant
    D’autres avec grand mal, certains n’y peuvent parvenir.
    Au fleuve, ça lui est égal.
    Toi, tu dois atteindre la rive.
    .
    Sache-le, personne à part toi
    Ne peut exiger de toi que tu vives.
    Qui trop prend garde
    Fait de lui-même trop grand cas !
    Que le persécuté
    Ne mette point si haut ce que l’on persécute !
    .
    Que des séismes t’engloutissent, c’est possible :
    Ils n’étaient pas dirigés contre toi.
    La terre qui t’a englouti
    Ne saurait être rassasiée.
    .
    Il en va tout différemment de la méfiance
    De classe.
    .
    (Trad. Gibert Badia et Claude Duchet, page 178 du tome 1 des Poèmes, L’Arche Editeur à Paris) .

    Aubert SIKIRDJI Le 30 avril à 22:51
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Iveton, pas Yveton. Henri Alleg était aussi membre fondateur du Comité Honecker de solidarité internationaliste, destiné à soutenir l’ancien dirigeant de la RDA après la chute du communisme. Votre référence est très mal choisie. Erich Honecker avait donné l’ordre aux Vopos de tuer toute personne tentant de franchir la frontière de la RDA. Sa police la Stasi, torturait. Ainsi Henri Alleg, qui avait été lui-même torturé, soutenait un tortureur dès l’instant que cela servait ses intérêts politiques ou était conforme à son idéologie.

    Décidément, il est nécessaire de vous pousser encore à un effort de mémoire. On le fera ici, après votre référence honteuse, indirecte mais honteuse, à Honecker. Agenouillez-vous devant ses victimes et, parmi elles, souvenez-vous de Günter Wiedenhöft.

    Glycère Benoît Le 30 avril à 23:30
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ======= 29 ! =======

    Et non, Dugenou vous-même, usé-des-messes-noires.., personnellement, ....je ne suis pas un homme à genoux !...

    Et VOUS NE ME FEREZ PAS M’AGENOUILLER !... Voilà bien la confusion mentale dans laquelle vous êtes, qui vous fait prendre ce lieu pour un jeu-vidéo pour aliéné du cerveau !...

    Mon sens critique est d’ailleurs total, c’est-à-dire ROTATIF !... Il ne comporte pas d’angle mort.

    Il se trouve que je n’étais justement pas, comme on dit, sur "les positions idéologiques" d’Henri Alleg !...

    Edgar Morin le décrit, il me semble, dans son dernier livre, depuis sa jeunesse, et je me cale sur ce qu’il en dit. Je ne vais pas ici en rapporter une citation, ça ne servirait d’évidence à rien !...

    Et, en attendant, TOUTE mon orientation personnelle est de méditation et de dépassement de toute logique de persécuté-persécuteur, ou de torturé-tortureur, ...d’acceptation d’une Roue de l’Histoire à sens unique et cliquetis sanglant !..

    Et c’est quoi cette nouveauté : quand est-ce que j’aurais fait référence, selon vous honteuse, à Honecker ?!?...

    Aubert SIKIRDJI Le 30 avril à 23:59
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    N’attribuez pas à autrui votre propre abîme manichéen !..

    Je vous renvoie singulièrement à mon commentaire du 28 avril à 14h22, qui montre que la vie n’est pas binaire, et où il est entre autre question du paradigme Mandela !...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er mai à 00:08
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Il y est aussi question, n’est-ce pas, ( dans ce commentaire du 28/04 à 14h22 ) du sort des juifs...

    Alors je précise ceci ( quoique révéler ainsi en série des choses si personnelles, devant un gougnafier de votre genre, c’est d’évidence donner des perles aux cochons !...) :

    ...mon grand-père paternel, juif athée, ne cessait de répéter à ses amis juifs qu’il ne fallait certainement pas faire à autrui ce dont on a souffert qu’on vous fît !...

    Non, le ressentiment n’est pas une boussole !... C’est valable pour les révolutionnaires, comme pour tout le monde !... On ne change pas une lutte du Bien contre le Mal, pour une autre lutte du Bien contre le Mal !...

    Ce n’est pas d’aujourd’hui que je le pense, moi-même !...

    Allez donc combler ailleurs votre besoin "pas-trop-logique" de "torturés-tortureurs", ..."agenouillés-agenouilleurs" !...

    Nous n’avons pas ça à la maison !...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er mai à 01:21
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Vous ne manquez vraiment pas d’air, d’avancer tout uniment que la catégorie de responsabilité politique "m’échapperait", précisément au cours d’une soi-disant discussion sur Lucien Sève !... Votre psychose obsessionnelle vous égare !... Qui vous enferme dans ce que j’appelle la passion triste et maladive de méconnaître l’autre...

    Laissez-moi vous dire ce que ça m’inspire.

    Premièrement, que vous ne pouvez me reprocher une chose et son contraire : car, précisément, si la responsabilité politique ne m’échappe pas, c’est que ça a singulièrement produit que je me suis, de fait,... échappé du PCF, il y a 35 ans !... Il faut avoir lu l’éloge de la fuite, de Henri Laborit... Fuir peut être sain ou malsain, tout dépend !... Il faut parfois fuir, quoi qu’il en coûte, pour CONTINUER de ne pas fuir ses responsabilités morales... Et il arrive que ça coûte beaucoup...

    Le PCF avait l’immense avantage, du temps où j’y étais, de sembler porter encore une vocation de "parti de masse"... L’action au quotidien dans des quartiers populaires, un rôle de lien social, et même de "cohésion" sociale indéniable, la protection des plus démunis, l’opposition pratique aux saisies-expulsions de leurs logements des plus en difficulté..., pour ne prendre que cet exemple, quand on se retrouve hors-parti, l’on se retrouve dramatiquement privé de cette pratique... : oui, de RESPONSABILITÉ SOCIALE !... Certes, il reste toutes sortes de solutions "associatives", mais mais... La traduction de cette responsabilité sociale en responsabilité politique se retrouve châtrée...

    Deuxièmement, vous n’avez, d’évidence, pas lu, car vous ne lisez apparemment pas grand chose, le commentaire du 29 avril à 20h17, où je parle de dialectique du commun et de l’individuel... Il faut savoir être solitaire, pour être profondément solidaire... "L’individualisme" n’est pas une tare en soi, il peut être révolutionnaire, anarchie comprise...

    Le communisme, non, n’est pas du "commisme", un " devoir être comme autrui", à marche forcée, comme vous dîtes, si "nouveau" que prétende être cet être, ...et qui demanderait que tout le monde s’uniformise à nouveaux frais !.... Non non et non !... Là, il y a maldonne !...

    Ce n’était déjà pas l’optique de Marx et Engels : le manifeste de 1848 posant que c’est bien le développement personnel qui est considéré comme condition du développement de tous, sans qu’ils s’opposent !...

    Évidemment, cette nouveauté est tout à fait loin des tortures de la religion, qui entretient la QUERELLE de l’égoïsme et de l’altruisme !... Nous ne somme plus dans aucune idéologie du sacrifice aux sacrés fesses du Père !...

    Si donc votre conception persistante de la catégorie de responsabilité reste calée sur la Religion, c’est-à-dire sur une notion de culpabilité abstraite et diffuse, il me semble que nous sommes à des années lumières l’un de l’autre...

    Oui, je suis parfaitement responsable de mon itinéraire politique, mais justement dans la mesure où celui-ci s’est échappé, où il a évité les écueils, liés à la notion de culpabilité collective, par laquelle les sectes finissent par se suicider !...

    Et ne me faites pas dire ici ça que je ne dis pas : je ne récuse certainement pas, en soi, la notion de responsabilité collective, mais pas approximative ni aveugle, comme lorsqu’il s’agirait de tuer tout le monde, et Dieu reconnaîtra les siens !...

    Vous en êtes visiblement resté, incompréhensiblement, à ce triste stade, avec cette généralité atemporelle que vous maniez inconsidérément, réduite à une engeance : "les communistes"...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er mai à 03:07
  •  
  • @Aubert SIKIRDJI

    Vos propos sont incompréhensibles. Ils ne sont pas ceux d’un homme sain d’esprit. À qui peuvent-ils s’adresser ? Vous êtes malsain, à la limite de la pathologie mentale. On ne peut pas vous raisonner. J’aurais néanmoins essayé de le faire, de conduire un débat politique avec vous, dans des formes convenues, auxquelles nous sommes tous familiers. Elles n’excluent pas la polémique, pourquoi pas, c’est même un cas de figure classique. Mais c’est vain avec l’être dénué d’intelligence que vous êtes, incapable de s’exprimer clairement. Votre impéritie étant devenue flagrante, j’ai fini par citer les noms des victimes emblématiques de ce communisme qui est encore votre addiction, votre drogue autant que votre étendard.

    Quelques noms, c’est peu, ce n’est rien. Les victimes du communisme de comptent par millions. Elles sont sur les mémoriaux élevés pour leur rendre hommage. Et elles sont dans les consciences. Elles resteront absentes de la vôtre bien sûr. Au demeurant peu importe ce par quoi elle est pénétrée. La liste finit par Chris Gueffroy tué par balles quelques mois avant la chute du Mur, et Winfried Freudenberg, qui voulut s’échapper en ballon et s’écrasa au sol. Qu’aucun ne soit oublié.

    La plus jeune de ces victimes était un enfant, Jörg Hartmann, âgé de dix ans. Face à UN enfant qui meurt, tué sur ordre par un Vopo, les œuvres complètes du plus grand des philosophes marxistes ne font pas le poids.

    La fréquentation de ceux qui s’adonnent encore à cette idéologie est-elle recommandable ? À quoi sont-ils susceptibles d’accéder qui soit de l’ordre du langage cohérent, permettant le dialogue ? On ne sait trop. Mais ils sont peu nombreux, tant le communisme est répulsif. Ils s’éteindront par le mouvement naturel de la vie.

    Elle fait son œuvre et ce sera assez. Avant que leur destin ne s’accomplisse, ils auront étalé leur suffisance, leur orgueil. Vous n’y manquerez pas. Maigre consolation. Le seul registre qui vous soit accessible n’est qu’un ramassis de symptômes. C’est votre innocence finalement. Vous appartenez à un espace clinique que la raison a déserté. Vous y puiserez la jouissance qui est votre but. Eh bien, jouissez.

    Glycère Benoît Le 1er mai à 06:32
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Bigre !... Enfin, ce 1er mai 2020, c’est arrivé !... Enfin quelqu’un qui me permet enfin de me connaître moi-même !... J’attendais cela depuis si longtemps !... C’est inespéré...

    Me voilà donc appartenant définitivement à "un espace clinique que la raison a déserté", ...et mon tableau clinique est dressé : vertigineusement malsain d’esprit, incompréhensible pathologique, jouisseur, suffisant, orgueilleux, dénué d’intelligence, pas clair, incompétent flagrant, drogué au communisme et indifférent à l’ensemble de ses victimes, sans conscience ni mémoire, en somme une sorte de participant d’une petite engeance résiduelle, vouée à l’extinction finale, par le mouvement naturel de "la vie", qui fera immanquablement son oeuvre !...

    Pas mieux !... Non, pas mieux !... Là, c’est complet. Quelque part, ça rassure, ma foi, un bon diagnostic, sous forme de bon miroir !... Si si !...

    Mais j’étais déjà préalablement rassuré, dès lors que vous aviez charitablement daigné me révéler le but résumé de vos agressions répétitives obstinées, auxquelles j’étais visiblement étanche : TENDRE À MA CONSCIENCE LE SIMPLE MIROIR DU MAL !...

    Franchement, j’ai eu peur que ce soit pire !... Je ne sais quoi, moi... Que vous auriez découvert dans ma biographie que, on ne sait jamais, vu mon état de monstrueuse dégradation psychique, ...j’aurais moi-même prêté la main à la torture d’une bonne dizaine d’éléments "asociaux" dans votre genre, comme on disait en RDA...

    ...Mais ça me fait bizarrement penser, je ne sais pourquoi, à une petite musique "léniniste"... : Lénine a quelques grands mérites théoriques (il a étudié, travaillé la philosophie...), mais un point d’aporie dommageable, qui l’a sans doute opposé à Rosa Luxemburg, ...fut, pour faire très simple, ... une vision du peuple enfermé dans sa "conscience spontanée", autrement dit dans la "conscience reflet" de son vécu social, ...en conséquence de quoi le rôle du révolutionnaire professionnel était de le conscientiser politiquement "de l’extérieur"...

    Il n’est pas si sûr, en l’occurrence, que vous soyez indemne, certes sur un mode fort religieux, et désormais, semble-t-il, "médical"... de certains "défauts" terriblement communistes !... Et il est vrai qu’il ne s’agira plus, en ce qui me concerne, ...de me conscientiser de l’extérieur, tant mon cas serait désespéré...

    En attendant, je vous signale que s’il y a un truc ou deux que vous n’auriez pas compris dans ce que j’ai écrit (quoi par exemple, que le communisme ne relève en fait pas d’une démarche religieuse ?!?...) , vous n’avez qu’à faire un petit effort...

    Car il n’est pire obtus qui ne veut comprendre !...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er mai à 12:34
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ...Et lorsque je dis singulièrement cette autre chose : que le ressentiment ne peut constituer une boussole politique, de quoi cela relève-t-il ?
    De la sagesse, ou de la maladie mentale ?!?...

    Répondez-moi, S.V.P. !...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er mai à 12:53
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Un communiste ne devrait pas jouir. Simplement tomber à genoux, définitivement, en mémoire des victimes du communisme, et ne plus jamais se relever !...

    Voilà votre seul message débile, que vous avez répété sans cesse, en tentant de faire en sorte que cette minable et interminable "discussion" ne tourne qu’autour de lui !...

    Un message débile, non parce que vous auriez affaire à des gens qui, devant vous, seraient dans un quelconque déni, mais parce que la nécessité de l’enfermement dans l’auto-culpabilisation, selon vous, devrait tout clore !... Sortir de là, s’est selon vous s’exonérer du retour critique.

    Peu importe la RÉALITÉ VIVANTE des personnes qui vous répondaient, peu importe les arguments "de l’intérieur", ...peu importe l’étoffe des éléments d’information qu’ils vous donnaient, tout ceci risquait, comme c’est mon cas, d’être lâchement et paresseusement rejeté en bloc dans la benne à ordures de "l’incompréhensible", et de "la fuite de responsabilités" !...

    ...Voir "la déclaration des libertés" qu’il publia, dans le milieu des années 70 : je vous ai pourtant dit, à propos du PCF, que ce qui a caractérisé l’ère Marchais, au cours de laquelle j’y ai principalement milité, c’était la visée de "la démocratisation jusqu’au bout" de la société, dont du "socialisme",

    ...et que c’est parce que ce Parti a fini par coincer devant la nécessité de TOUTES les remises en questions que cela impliquait, jusqu’à devoir comprendre qu’il y avait une illusion à croire même à ce caractère amendable du "socialisme", et comprendre aussi que son propre mode de fonctionnement "léniniste" devait être lui-même remis en cause sans attendre ...qu’il a fini par "me quitter" !...

    Mais vous n’avez tenu aucun compte aucun, ...de ce que j’ai dévoilé de mon itinéraire d’affranchissement et de mes convictions évolutives-révolutives, continuant de me repeindre benoîtement et très malhonnêtement en simple complice plus ou moins inconscient de "crimes contre l’humanité" !...

    Non, je n’ai RIEN d’un criminel. Je suis foncièrement un PACIFISTE. Je suis singulièrement quelqu’un qui refuse en gros et en détail ce que je nomme "LA CAÏNERIE" HUMAINE..., sous toutes ses formes : à savoir la connerie fratricide, à la Caïn... Je n’ai pas fait de service militaire... J’aurais été incapable de porter un uniforme et encore moins de me servir d’une arme !... Si vous cherchez "la pathologie mentale" chez moi, faîtes donc le plutôt du côté de L’OBJECTION DE CONSCIENCE !...

    Auriez-vous tenté, comme vous dites, de "conduire un impossible débat politique avec moi, dans des formes convenues, auxquelles nous sommes tous familiers" ?!?... Allons donc !... Cessez donc de faire passer VOTRE absence de finesse minimale pour une absence totale d’intelligence de l’autre !... Ça ne tient pas la route.

    Et c’est quoi des formes convenues, dont nous sommes tous familiers ?!?... Cet infect jeu de rôles réducteur, encore une fois, que vous nous avez tenté de nous imposer, entre Monsieur le "tenant du Bien", opposé aux "tenants du Mal" ?!?...

    Allez allez...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er mai à 16:06
  •  
  • A l’attention de G. Benoît
    Tant d’idées ont été brassées dans dans ces échanges que je me contenterai de revenir sur quelques points dans le désordre.
    Le 28/4 vous écrivez : "en France en tous cas, il n’y a pas de procédure concernant la dimension criminelle du communisme". Là on est au niveau de la famille Le Pen. Vous voulez peut-être instaurer des tribunaux spéciaux ? pour juger par exemple les communistes qui ont été ministres en 44-47, sous Mitterrand et Jospin ? Ch. Fiterman étant encore en vie, à intérêt à se méfier du benoîtisme...Quoique ayant quitté le P.C. pour le P.S., avant d’en démissionner en 2016, il trouverait peut-être grâce à vos yeux . (cf plus loin H. Weber)
    Concernant la distinction entre crime et crime contre l’humanité. J’ai bien compris que si même vous ne justifiez pas les crimes de masse commis par Suharto, vous les rangez benoîtement dans les horreurs inhérentes aux luttes politiques ou économiques. Vous ne fournissez aucune explication sur les raisons politiques et morales qui ont conduit à une telle sauvagerie. Peut-être juste un instinct bestial mal maîtrisé ?
    Pas de procédure juridique à prévoir dans ce cas.
    Au sujet de Lénine/Staline : je vous rappelle, même si vous ne voulez pas l’entendre que Lénine, le 4 janvier 1923 souhaitait enlever Staline du poste de secrétaire général en raison de son comportement trop brutal. Les dissensions entre les deux hommes sont aujourd’hui des faits bien établis, ne pas les reconnaître permet à des gens comme vous de poser que Staline était en germe dans Lénine (cf M. Lewin "Le dernier combat de Lénine p. 88).
    Un peu dans le même ordre d’idées vous écrivez le 26/4 "vous placer dans une approche marxologique, en étant de culture anticommuniste". Est-ce un oxymore ou une plaisanterie ? Qu’avez-vous lu de Marx ? A cette question simple, vous n’avez jamais répondu. Quant à votre anticommunisme qui serait une culture, ce n’en est qu’un bouillon, c’est surtout une obsession métaphysique, nourrie je suppose aux écrits de Courtois, Werth, Colas, etc, etc. (cf L. Sève : "Octobre 1917 Une lecture très critique de l’historiographie dominante" Ed. sociales 2017)
    Au sujet du Kerala, selon Le Monde, Etat marxiste, j’ai reproduit cet article non par rapport à la crise sanitaire, mais pour répondre en partie à votre questionnement lancinant : qui détient le pouvoir dans un régime "communiste". Certes le Kérala est un Etat dans une Inde capitaliste et il est dirigé par des communistes depuis fort longtemps ; je n’ai pas connaissance qu’ils mènent une politique criminelle, si c’est le cas prévenez-moi.
     Les économistes néo-classiques : "l’homo oeconomicus" ; je reconnais bien votre vision de "l’homme" : un consommateur qui achète en fonction de l’utilité qu’il attribue à un produit. Au sujet des concepts de valeur d’usage, de valeur, de valeur d’échange auxquels vous n’avez rien compris, reportez-vous au chapître 1 du livre I du Capital.
    Au-delà de Jevons, Böhm-Bawerk, il ne faut pas oublier leurs dignes successeurs, notamment Hayek et Friedman, conseillers éclairés de Pinochet en matière d’économie et de droits de l’homme (cf G. Chamayou "La société ingouvernable" p. 219).
    La quintessence de la pensée de Friedman se trouve dans cette phrase : "Nous voulons une société d’individus qui n’aient plus entre eux que des rapports commerciaux, sans qu’il soit besoin ni qu’ils se parlent, ni qu’ils s’aiment". Perspective particulièrement réjouissante, qui donne envie d’y goûter.
    Je préfère la pensée marxienne :
    à Annenkov le 28 décembre 1846 (cf Correspondance T. p. 448)
    "L’histoire sociale des hommes n’est jamais que l’histoire de leur développement individuel, soit qu’ils en aient la conscience, soit qu’ils ne l’aient pas".
    Le Capital, livre 1 p. 574 au sujet d’une future société communiste : "... la base réelle d’une forme de société supérieure dont le principe fondamental est le plein et libre développement de chaque individu".
     et celle de Lucien Sève (cf "L’homme " ? Ed. La Dispute)
    Au sujet de L. Sève : qu’est-ce qui vous autorise à écrire qu’il aurait gaspillé les meilleures années de sa vie ? Rien, sinon un ressentiment viscéral ; on connaît ses désaccords avec la politique du P.C. depuis les années 80, et rajouter que le P.C. était indigne de lui, c’est faire preuve d’une ignorance totale de la vie à l’intérieur de ce parti, d’un profond mépris envers ses militants et notamment envers les milliers de communistes fusillés par les nazis (il est vrai que pour vous communisme = nazisme).
    De toutes façons pour vous les choses sont simples : les communistes doivent assumer leurs "crimes" et G. B. , adepte de la démocratie parlementaire, n’étant d’aucun bord politique (sinon lequel ?), mais le dire serait certainement devoir assumer un lourd passif ; en tous cas si vous m’en informez, je me chargerai de vous le faire connaître, G. B. donc peut gloser dans son univers hors-sol, pendant ce temps le capitalisme nous conduit à des désastres anthropologiques et écologiques planétaires que seule une politique à viser communiste pourrait empêcher. En voyez-vous une autre possible ?
    Dernièrement vous avez oser comparer la trajectoire de L. Sève à celle d’H. Weber ; elles sont en effet diamétralement opposés : l’un est toujours resté communiste, même (sinon plus) après avoir quitté le P.C., l’autre venu du trotskisme a sombré dans le magma idéologique qu’était le "socialisme" mitterrando-fabusien. Mais là vous pointez le bout de l’oreille sur vos options politiques.
    Pour terminer, cessez de nous ressasser les noms des Allemands de l’Est tués en franchissant le mur de Berlin. N’oubliez pas les milliers d’Algériens tués d’une balle dans le dos lors des "corvées de bois", (sur ordre de quel Honecker français je vous le demande), ni les millions de victimes du capitalisme et du colonialisme de part le monde, mais qui n’ont pas de nom, ils ont eu la malchance de n’être pas victimes du communisme.

    Bernard LAURENCE Le 1er mai à 18:59
  •  
  • @ Bernard LAURENCE,

    Merci encore, Bernard, de cette nouvelle contribution.

    Kerala...

    Je trouve, "état marxiste" ou pas, qu’il faudrait aussi parler du Rojava...

    Car pour certains réactionnaires invétérés, TOUTE réalisation "utopique" alternative ne peut que relever de l’utopie sanglante !...

    Aubert SIKIRDJI Le 1er mai à 21:51
  •  
  • Je conseille la lecture de ce livre efficace de Jean Lojkine, paru en 2008 au Temps des Cerises :

    "La crise des deux socialismes / Leçons théoriques / Leçons politiques".

    Aubert SIKIRDJI Le 1er mai à 22:48
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Nous ne sommes ni au tribunal ni sur un ring de boxe. Personne n’est accusé, il n’y a ni procureur ni avocat. Il n’y a pas non plus de brutes adeptes du horion et du concours de crachats. Mais uniquement des citoyens qui parlent politique, confrontent leurs opinions, analysent les situations politiques et jugent des faits historiques contemporains. Vaste sujet. Nous n’avons pas les mêmes opinions : vous êtes communiste (du moins je le présume d’après vos arguments, mais au vrai je n’en sais pas plus), favorable au régime socialiste. Je suis anticommuniste, favorable au régime parlementaire. Nos positions sont inconciliables : les deux régimes sont totalement incompatibles, ils ne peuvent former aucune synthèse constitutionnelle.

    Il se trouve que les régimes socialistes ont disparu, victimes de leur instabilité et de la volonté des peuples, et que le régime parlementaire prévaut dans la plupart des pays développés. Mais je ne m’en glorifie pas, je sais que l’histoire est tragique par essence et qu’elle le restera. Vous donnez souvent des exemples qui attestent de cette dimension tragique, sur l’origine de laquelle les spécialistes ont des avis divergents. Les marxistes ont le leur, ils la placent dans le capitalisme, c’est-à-dire dans l’économie. C’est leur avis, ce n’est pas le mien.

    Beaucoup d’idées ont été brassées, contradictoires, forcément. Est-ce un bien ou un mal ? Un bien selon moi. Et selon vous ?
    J’ai abordé celles qui s’articulent autour du rapport entre l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité dans mon message du 6 avril à 06 :39.

    Nul oxymore, nulle plaisanterie, à suivre une démarche marxologique tout en étant de culture anticommuniste. Je l’ai déjà dit. Le marxisme est une grande pensée, ce n’est pas la grande pensée, qui n’existe pas. Il n’y a pas de hiérarchie entre elles et on peut s’intéresser à plusieurs. Mais vous ne parvenez pas à abandonner l’idée que les anticommunistes sont nécessairement des êtres incultes et primaires. C’est plus fort que vous, ou quoi ? C’est là un cliché, stigmate de la paresse intellectuelle.

    Ainsi vous reprenez ce ton quelque peu méprisant dans l’obstination à vouloir m’intenter un procès en ignorance en matière de marxisme. Il est déplacé. Je vous ai répondu là-dessus de façon suffisamment claire dans mon message du 26 avril 22 :29. Je vous invite à vous y reporter, je ne vais pas me répéter. Sur les questions de fond, mon message du 6 avril 18 :52 est assez clair lui-aussi.

    Imputez-vous, au moins partiellement, les crimes du communisme, à un instinct bestial mal maitrisé ? Votre hypothèse, intéressante, ne s’applique pas uniquement aux populations vivant en Indonésie. Elle peut s’appliquer à l’homme en général. Pour les crimes du parti de Suharto, à l’évidence aucune raison morale ne pouvait conduire à une telle sauvagerie, mais des raisons politiques certainement. On ne peut que les condamner.

    Le Kerala n’est pas un État indépendant et souverain. As-t-on jamais vu de Goulag dans le Val-de-Marne ? Aux premiers massacres du côté de Nogent je vous préviendrai. C’est l’économie indienne qui est capitaliste. Attention aux défauts, apparemment anodins, dans l’expression qui peuvent induire un biais dans le raisonnement.

    C’est ainsi que vous êtes conduit à supposer que l’homo œconomicus est pour moi le type d’homme par excellence. Ne caricaturez pas, c’est une facilité. C’est comme si je vous assimilais à l’homo sovieticus ou l’homo orwellicus. Je suis pour la démocratie, j’ai donc une conception subjectiviste de l’homme, contrairement à celle du marxisme qui est objectiviste : pour moi l’homme pense par lui-même et l’État doit lui reconnaître cette faculté, inséparable des droits de la personne et des libertés publiques. L’homo œconomicus est un être hypothétique, défini comme tel. Il a été critiqué au sein même des économistes néo-classiques, qui se réclament de plusieurs écoles et forment un ensemble fort vaste, qui a joué et joue actuellement un rôle très important dans la pensée économique. Ils ne se résument pas à Friedman. Les limites de ce fil ne permettent pas d’aborder ce sujet. Ne faites pas, en sortant un nom de votre carquois, comme si vous l’aviez épuisé.

    Je ne méprise pas les militants communistes pris individuellement. Je méprise le PCF en tant que parti. Ce n’est pas pareil. Je ne méprise personne du seul fait de ses opinions. Vous, vous méprisez Henri Weber. Soit. À l’évidence sa carrière est à l’opposé de celle de Lucien Sève. Mais les communistes sont-ils si bien placés pour donner des leçons de morale ? Le PCF était financé par l’URSS, via des circuits plus ou moins tortueux où la Banque Commerciale de l’Europe du Nord jouait un rôle important. Comme magma ce n’était pas mal non plus. Or à une époque Lucien Sève fut rétribué par le PCF. La fable de l’opportuniste cupide et du penseur ascète et pur est un peu facile.

    Pour finir il faut vous répéter encore et encore que le capitalisme n’est pas un régime politique. Si vous pensez que le régime parlementaire conduit le monde à la catastrophe, ce qui n’a rien de spécialement saugrenu comme idée, sans qu’elle soit incontestable, par quoi préconisez-vous de le remplacer ? Par le régime socialiste, en vue de construire le communisme ? Par un autre régime ? Lequel ? Et dans tous les cas, qui y aura le pouvoir ?

    Glycère Benoît Le 1er mai à 23:18
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Je ne méprise pas les militants communistes pris individuellement.

    Ah oui ? Alors pourquoi cette passion des analogies abusives ?!?...

    Je suis pour la démocratie, j’ai donc une conception subjectiviste de l’homme, contrairement à celle du marxisme qui est objectiviste : pour moi l’homme pense par lui-même et l’État doit lui reconnaître cette faculté, inséparable des droits de la personne et des libertés publiques.

    C’est le capitalisme qui est immensément objectiviste, réduisant l’humain à de la "ressource humaine"... À un "moyen de production", et une cible pour la consommation...

    Quand au message réel de Marx, ...je renvoie en particulier au livre de Sève : "Aliénation et Émancipation", où il montre, textes détaillés à l’appui, que le concept d’aliénation n’est, du Marx jeune au Marx de la maturité, JAMAIS absent !...

    Qu’est-ce que cela signifie ? Que ce n’est pas seulement de libération de l’exploitation objective qu’il s’agit, de remise en cause de "la loi de la plus-value", de passage de la propriété privé des moyens de production à la propriété collective,... mais de l’ASSOMPTION SUBJECTIVE de la sortie, précisément de la prison kafkaïenne de l’objectivation !... Pas seulement de changement de mode de propriété, mais d’APPROPRIATION SUBJECTIVE par l’humain de sa vie !... Pour une autre civilisation !...

    Croire le contraire, c’est justement la source de l’immense "malentendu", si l’on peut dire, qui a présidé à "l’Échec" du "socialisme marxiste", marqué par l’économisme !!!!... L’on peut même dire que toute l’oeuvre de Sève a consisté à mettre l’accent là-dessus, et à l’approfondir.

    Parler ICI comme vous le faîtes, sauf le profond respect, évidemment, que nous vous devons, est donc singulièrement à côté de la plaque, et reste parfaitement caricatural !... Et je ne sache pas qu’il s’agisse de je-ne-sais quel crime de lèse-majesté, d’un horion ou d’un crachat, que de le relever !...

    De la même manière, c’est juste une torture ridicule de la vérité que de prétendre que la pensée-Marx situerait la dimension tragique, comme vous dites, "de la vie", dans l’économie !...

    Il existe, oui, certaines ambiguïtés persistantes, ici où là, chez Marx.

    Mais toutes les ressources y sont pour, d’une certaine manière, pouvoir critiquer Marx par Marx, en ne perdant jamais de vue qu’il n’était pas un surhomme : qu’il lui aurait fallu plus que sa vie, pour répondre à toutes les question qu’il a lui-même soulevées... Oui, son oeuvre présente certaines failles, dans lesquelles on a trop vite fait de s’engouffrer !...

    Voilà ce qu’en dit Engels : « D’après la conception matérialiste de l’histoire, le facteur déterminant dans l’histoire est, en dernière instance, la production et la reproduction de la vie réelle. Ni Marx, ni moi n’avons jamais affirmé davantage. Si, ensuite, quelqu’un torture cette proposition pour lui faire dire que le facteur économique est le seul déterminant, il la transforme en une phrase vide, abstraite, absurde. La situation économique est la base, mais les divers éléments de la superstructure – les formes politiques de la lutte de classes et ses résultats, - les Constitutions établies une fois la bataille gagnée par la classe victorieuse, etc., - les formes juridiques, et même les reflets de toutes ces luttes réelles dans le cerveau des participants, théories politiques, juridiques, philosophiques, conceptions religieuses et leur développement ultérieur en systèmes dogmatiques, exercent également leur action sur le cours des luttes historiques et, dans beaucoup de cas, en déterminent de façon prépondérante la forme. » ( Lettre d’Engels à Joseph Bloch, du 21 septembre 1890 ).

    Aubert SIKIRDJI Le 2 mai à 00:31
  •  
  • Je rectifie :

    ...je pense qu’il est insuffisant de dire que le capitalisme est "immensément objectiviste".... En réalité, il est schizophrène. Il est, pour ainsi dire, "objectiviste par en bas" ( = "les eaux glacées du calcul égoïste", les "lois" incontournables de la concurrence...), et subjectiviste par en haut ( = l’idéologie de la liberté de choix !...).

    Pour ainsi dire, toujours pris entre principe de plaisir et principe de réalité... Ce que Marx a relevé comme contradiction entre accumulation et jouissance...

    Un auteur a magnifiquement mis cela en théâtre : Bertolt Brecht, ...avec sa pièce "maître Puntila et son valet Matti". Maître Puntila est sous principe de jouissance, lorsqu’il est saoul, et sous principe d’accumulation, lorsqu’il dégrise... Ça donne quelques résultats aberrants : il va jusqu’à "offrir sa fille" à Matti, sous alcool, chose devenue déplacée, les vapeurs dissipées...

    Aubert SIKIRDJI Le 2 mai à 01:25
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Deux observations, après quoi je donnerai quelques infos supplémentaires significatives, sur mon compte, et... Pierre Juquin...

    1/- Le tragique, réductible à l’économique ? Vous saviez fort bien, lorsque vous avez vous-même convoqué la formule de Marx, en l’occurrence, du tragique... qui se répète en farce, c’est d’une observation de "nature" POLITIQUE qu’il s’agissait !...

    2/- Sur le conflit, comme vous dîtes, entre "éthique de conviction et éthique de responsabilité...

    C’est une question d’essentielle importance. Car il se trouve que l’enflure de la conviction en ubris, la sort effectivement de la responsabilité !... Et personne n’est à l’abri de ce processus, qui fait de l’exercice du Pouvoir un but en soi, au prix d’un DIVORCE irrémédiable entre conviction et responsabilité !...

    Dans mon "propre" itinéraire de militant communiste (ce qui veut dire "pas sale"), ...voici sur quoi cette question a buté en pratique (je l’ai déjà indiqué) : sur le problème du dit "centralisme démocratique"... Qui faisait office de concept, dans "les pays de l’Est", aussi bien pour le fonctionnement du parti central, que pour le régime dans son ensemble....

    À la fin du texte d’Engels que je viens de citer, il est question de "La Forme" des luttes historiques, où jouent y compris "les conceptions religieuses et leur développement ultérieur en système dogmatique"...

    J’ai, en ce qui me concerne, fini par considérer, au cours des années 80, que le dit centralisme démocratique relevait en l’occurrence du dogmatisme en actes. Non qu’il ne puisse être porteur de contenus valables. Mais LA FORME MONOLITHIQUE de l’expression politique qu’il manifestait ne pouvait plus être considérée comme efficace !...

    Il est devenu courant, aujourd’hui ( ...je pense au hasard, hier, à Jacques Delors... Aujourd’hui, heu, ...à Michel Onfray...) de prôner une "laïcisation de la vie politique", ce qui implique de la désintoxiquer des scories d’une "religiosité" dogmatique... (... et il est évident que cela s’adresse aux communistes, et consorts...). Edgar Morin parle beaucoup du communisme comme "religion terrestre"...

    Mais c’est ici qu’il faut reprendre le slogan de Lucien Sève : le communisme est mort, vive le communisme !... Non, le communisme ne pouvait décemment pas se constituer en nouvel "opium du peuple" (en "addiction", dîtes-vous... Et cela va au-delà de la dénonciation, comme ce fut fait en 1956, d’un "culte de la personnalité" : c’est tout un principe de "pensée unique" qui est en cause !...

    Mon ami Lucien Bonnafé disait user d’un "lapsus volontaire", qui le faisait ouvertement glisser de "monolithisme" à "monothéisme"... Freud dénonça "les bolchevique athées" qui ont reconduit "les interdits de penser de la Religion", etc., etc.

    Non, la Ligne Unique, la Ligne Générale, surveillée par le secrétaire général, ce n’était pas "le communisme", pour les siècles des siècles !... J’aime convoquer cette explication d’orientation éthique de Jean-Louis Barrault : "je n’ai pas de ligne, j’ai une tresse"... Ça veut dire que, artiste, je suis le lieu de L’UNITÉ D’UNE DIVERSITÉ !!!... Et cela peut s’entendre POLITIQUEMENT !!!...

    Non, les peuples ne peuvent pas êtes les "cobayes solitaires" d’idées toutes faites, quelques soient la valeur de départ de ces idées... Non, les peuples ne peuvent être soumis par quelque cause que ce soit, même prétendue cause du peuple !...

    J’ai écrit, au moment de cette crise totale du PCF du milieu des années 80, que j’ai plusieurs fois évoquée, ...à mon ami Pierre Juquin (que par la force des choses, nous avons bien connu : il était à Massy, Essonne, de la cellule de ma femme...) :

    ...que l’illusion et la sensation se créaient, par le fait structurel du centralisme démocratique, de pouvoir "plier le réel à notre volonté" !... Cette expression s’est d’ailleurs retrouvée dans sa contribution du 10 janvier 85, publiée dans l’Humanité, pour le 25 ème congrès : voir, dans son livre de mémoires, "De battre mon cœur n’a jamais cessé", page 544, que je cite, pour qui cela intéresse... :

    Pierre Juquin : « Ma « contribution » paraît dans la « tribune de discussion que L’Humanité publie traditionnellement avant chaque congrès. Ai-je vraiment réussi cet figure obligée ?
    Je pars de cette idée : nous reconnaissons avoir commis, dans un passé lointain, des erreurs graves, qu’au demeurant nous ne précisons pas. Georges m’a dit : « C’est l’affaire des historiens ! » Mais avons-nous étudié et éliminé les causes qui peuvent conduire à de nouveaux errements ? La résolution proposée au congrès par la direction tend à se défausser sur le peuple : elle recherche « dans le défaut de conscience de la masse des gens la cause de la persistance » de nos difficultés. Nous nous affirmons matérialistes, mais nous nous obstinons à « organiser la vision DE TELLE SORTE QUE LE RÉEL S’Y PLIE, c’est-à-dire le contraire d’une investigation scientifique, révolutionnaire. » J’invite le parti à se réimplanter « au plus profond de la société dans sa diversité », et les « citoyens communistes » à cesser d’être « les exécutants zélés des décisions d’en haut ». J’ajoute que la direction a écarté de son texte toute autocritique des événements de 1977 à 1984, afin d’éviter que sa responsabilité ne soit mise en cause. »

    Pierre Juquin ne mettait pas ici, en l’occurrence, directement en cause le centralisme démocratique..., mais, déjà, en tout état de cause, le type de fonctionnement "vertical" et dogmatique dont il était l’alibi...

    Je signale, afin que singulièrement chaque militant, "pris individuellement", comme vous dîtes, ne vive plus de divorce entre conviction et responsabilité, ...Pierre Juquin fut en particulier, le 14 novembre 1983, l’auteur d’un rapport sur "la communication", au Comité Central (on ne disait plus : "propagande" !...)... C’est CHAQUE INDIVIDU qui y était considéré comme à la base de l’influence communiste, donc RESPONSABLE DE L’EXPRESSION DE SES CONVICTIONS !... Donc pas considéré comme un perroquet répulsif !...

    J’ajoute cet extrait de sa « contribution » de 1985, sur la question des "pays socialistes" :
    « Il est nécessaire que le peuple de France, la jeunesse puissent nous regarder dans les yeux à propos des pays socialistes. Le « modèle » étatique, autoritaire de la plupart d’entre eux ne nous convient pas ; et leur permettra-t-il de résoudre les problèmes inouïs du XXIe siècle ? Nous ne pouvons les prendre pour référence, même en escomptant qu’ils vont, dans leur diversité, évoluer. Nous ne pouvons rendre crédible une alternative pour la France – voie socialiste originale, civilisation à inventer – sans manifester à leur égard notre totale indépendance intellectuelle et pratique, notre double refus du rejet infantile et du soutien, même par omission, à l’inacceptable. »

    Aubert SIKIRDJI Le 2 mai à 16:23
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Je ne veux pas "vous laisser" sans préciser ceci :

    Que oui, vous avez le droit, vous êtes en démocratie, de haïr le PCF, et "d’être" un anti-communiste revendiqué... Là n’est pas la question.

    Mais vous êtes ici pas sur n’importe quel "forum démocratique", et surtout pas dans n’importe quelle circonstance... : pas sous n’importe quel article !...

    Vous avez vous-même révélé votre sentiment que, pas besoin d’exterminer les communistes, comme ce fut le cas en Indonésie : vous considériez que c’était une engeance, de toute façon, en voie naturelle d’extinction... Ok ok...

    "Les communistes" ? ... Et en même temps, il n’existe selon vous AUCUNE construction d’alternative au capitalisme crédible... "La gauche de gauche" est ridicule... Et, quelque part, "la Démocratie" est heureusement là pour mettre le couvercle sur toute vélléité de MISE EN COHÉRENCE, en vue du Pouvoir, de quelque tentative d’alternative de ce genre... Et tant pis si de cette Démocratie il ne reste, pour ainsi dire, qu’un exécutif... Il faut ce qu’il faut... Nous en connaissons le prétexte : "Un peu de social", peut-être ; "du socialisme", plus jamais ça !...

    Le communisme n’est donc pas que pratiquement obsolète, mais théoriquement vain. Voilà donc votre "opinion". Fort respectable, même si elle se contente, comme je l’ai plus haut montré, de diffamer Marx...

    Le seul souci, c’est que vous ne vous contentez pas de l’exposer, cette "opinion". Vous êtes ici venu SUR UN MODE ACTIF, vengeur et pervers !...

    Je prétends, oui,... que vous êtes juste venu crier "Viva la Muerte", rien d’autre, derrière la mort de Lucien Sève... "Chic : un de moins, avant l’extinction totale !..." D’ailleurs, quelque part, "puni par son propre militantisme" !... Encore une fois, nul besoin d’être grand psychanalyste, ni de vous tendre un miroir spécial, pour le constater !... Il suffit de vous lire.

    Vous vous êtes certes, en même temps, fendu d’un prudent coup de chapeau à un soi-disant intellectuel incontestable, dont, au demeurant, vous n’avez visiblement rien lu, vous contentant de rebondir sur des "on-dit"... Et en ayant surtout soigneusement coupé l’homme en deux : d’un côté l’intellectuel (soi-disant digne de respect) et de l’autre le militant au long cours (digne de mépris) !... Mais votre hommage à l’intellectuel n’a d’ailleurs aucun sens : vu que toute la base de son travail, Marx, est par vous grossièrement disqualifiée !... Autrement dit, pas de détail : vous êtes venu en réalité ruiner entièrement Lucien Sève !...

    Vous êtes juste venu "RETUER" un homme juste décédé, et si cela relève d’une "dialectique", ce serait de la redondance funeste d’’une dialectique nazie, dont vous nous avez d’ailleurs fait l’honneur de ressortir un praticien, selon vous, hors-pair : Goebbels...

    C’est à gerber.

    Un tel comportement est de voyou : et nous sommes en réalité loin de la démocratie, qui ne peut vivre sans un sens éthique élémentaire, dont vous avez d’entrée de jeu largement mordu le trait !... Vous pouvez toujours bavarder, derrière, sur "éthique de conviction" et "éthique de responsabilité", c’est votre PRATIQUE qui comte...

    L’assumer devrait vous interdire en outre de vous poser, vous, en victime offensée !...

    ...Exiger, qui plus est, en "nausée-abondant dans propre votre sens", des proches de Lucien Sève, politiquement et intellectuellement (sans diviser les deux), de surtout ne pas réagir avec vive colère devant vos agissements sans nom,

    ça, ...ce fut le comble du comble du comble !...

    Je me devais de faire ce résumé, afin de faire un peu de nettoyage, après votre passage !...

    Aubert SIKIRDJI Le 2 mai à 19:08
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    J’avoue que j’ai poursuivi le but déterminé de vous noyer ( non pas, par principe, parce que j’aurais identifié "un chien anticommuniste enragé", ...mais juste pour les raisons éthiques que j’ai soigneusement, et définitivement reposées dans mon dernier post !...)

    ...Je veux, pour vraiment finir, ...envers et malgré vous : reposer du sens et de la perspective "théorique", derrière ce désolant constat de nécessaire règlement de compte, où je prétends que vous avez tenté de RÉDUIRE, encore une fois, LA MORT PRÉMATURÉE DE LUCIEN SÈVE À JUSTE UN DÉTAIL DE L’HISTOIRE DE L’EXTINCTION DE L’ENGEANCE COMMUNISTE !...

    Si vous me permettez ce jeu de mots : non, je ne suis dans l’impéritie : j’avais juste "un père intellectuel", ici, à défendre, par un bricolage intellectuel nourri de mes seuls moyens !...

    J’ai parlé de détail de l’Histoire...

    Une figure connue entre ici dans la danse... :

    « - Ça non ! Lâchez-moi avec le Détail !... J’en ai ras le Q.I. !... Car je n’ai rien d’un nazi !... » disait Jean-Marie Le Pen, du temps où il était le patron du F.N. ... Ajoutant, goguenard : « ... car dans National-Socialisme, il y a encore et toujours Socialisme, et perso, je n’ai, par définition, rien d’un socialiste : je suis un libéral !... Donc parfaitement libérable de vos petites accusations de journalistes parisiens !... »

     Je ne pense pas à priori que vous soyez, vous, un "nationaliste", Myster Benoît !... Mais, en tout état de cause, vous partagez indéniablement avec J-M Le Pen LA GLISSIÈRE ÉTANCHE - ( oui, je le fais exprès, rapport à votre prénom ) -, qui vous sépare, l’un comme l’autre, du socialisme !...

     Deuxième point, vous êtes d’évidence un RELATIVISTE : car tout ce qui ne relève pas du "crime contre l’humanité", d’essence communiste, est à carrément relativiser, et à NATURALISER, comme des crimes isolables, relevant du tragique de l’Histoire !

    Non seulement les "corvées de bois", ...mais les attaques de villages au napalm furent, d’après ce que vous avez écrit,... un sordide détail de l’Histoire de la guerre d’Algérie (d’ailleurs alors juste réduite à des mesure d’ordre, dans un département français ) !... ... Oui ou non ?

    ...COMME pour J-L le Pen, ...tortureur en Algérie,... les chambres à gaz ne furent qu’un acte de guerre NATURELLE parmi d’autres !...

     Troisième point : "La" Situation, dans une "Période" donnée, même si celle-ci n’est éclairée que de la lune..., ne peut être expliquée, selon les fachos, que par le seul effort nécessaire pour trouver LA cause, pas DES causes !... LA cause, bête et méchante et mécanique !...

    Actuellement, LA cause, la cause essentielle, n’est-ce pas, c’est selon vous LA CHINE, devant laquelle il ne nous faut surtout pas céder, car ce serait faire preuve une nouvelle fois « d’esprit munichois » !... Ce qui vous auto-range parmi les adeptes de "la bouquémissérisation de confort", qui a certes, en toutes circonstances, réponse à tout...

    Il faut à tout prix chercher LA cause, comme les machos invétérés "cherchent la femme" coupable... ( Et je ne dis pas que vous êtes un macho, c’est juste une comparaison principielle...)

    Les adeptes du R.N. ne sont, ne resteront jamais, de leur côté,... que de funestes COMMÈRES : car "la Cause" soi-disant trouvée, si creuse soit-elle, ils n’ont plus qu’à se poser en Institution du "Bon Sens Près de Chez Vous", et seulement RÉPÉTER l’"explication" identique à elle-même, en quoi cette cause consiste, en vue de simplement ÉLIMINER celle-ci, dans l’arbitraire le plus total !...

    « Le régime chinois à son tour effondré, ...et ce sera un beau jour la victoire définitive de la mondialisation ultralibérale !?... » (Comme si celle-ci ne participait pas DÈS AUJOURD’HUI de la mondialisation ultralibérale !...)

    Vous pouvez toujours vous RÉPÉTER cela, vous ne résoudrez rien !...

    Ici un point d’observation mérite d’ailleurs d’être fait :

    ...si Marx, en effet, parle de la présence dans l’Histoire de "LA FARCE" de la Répétition mimétique, il s’agit, en quelque sorte, d’un point d’arrivée... Tandis que "les commères professionnelles", elles, refont du principe de cette répétition un point de départ systématique et dogmatique !...

    On soigne, du coup, le Mal par le Mal : ...c’est la RÉPÉTITION mécanique et sectaire d’un message mensonger réduit à sa plus simple expression qui fait de lui une vérité : les nazis assumaient d’ailleurs ouvertement cette technique avérée, dans une visée, de fait, d’aggravation d’un POURRISSEMENT civilisationnel !...

    Comment donc sortir de cet enfer ? Hannah Arendt donne une indication fraîche, lorsqu’elle avance que faire VRAIMENT de la politique, c’est être capable de COMMENCER, et non se rendre coupable de RECOMMENCER !... Il ne faut donc s’enterrer, s’enkyster ni dans la farce finale, ni dans dans la farce initiale de la répétition !... Il existe d’ailleurs CETTE MÊME INSPIRATION, chez son ami Bertolt Brecht !... La seule réponse à l’enfer est : LA CRÉATIVITÉ !...

    C’est pourquoi je dis que le communisme, le communisme marxien, dans sa fraîcheur nécessaire, n’est pas un "CAUSISME" cosy !... Il passe forcément par une appréhension de grand large, du DIVERS et du MULTIPLE !... Et ne venez pas me dire qu’il ne s’agit pas, ici, de "fondamentaux" !...

    Le communisme n’est pas, non, sauf pour ses détracteurs particulièrement calomniateurs, un "déterminisme", un économisme mécaniste, se définissant en creux d’une "Cause" Unique..., mais un POSSIBILISME !!!...

    Il ne suppose ni ne supporte la pensée unique et confinée !... Il est par essence ouverture...

    Aubert SIKIRDJI Le 3 mai à 00:19
  •  
  • Erratum :

    Je remplace :

    "« Le régime chinois à son tour effondré, ...et ce sera un beau jour la victoire définitive de la mondialisation ultralibérale !?... » (Comme si celle-ci ne participait pas DÈS AUJOURD’HUI de la mondialisation ultralibérale !...)"

    par :

    « Le régime chinois à son tour effondré, ...et ce sera un beau jour la victoire définitive de la mondialisation ultralibérale !?... » (Comme si la Chine ne participait pas DÈS AUJOURD’HUI de la mondialisation ultralibérale !...)

    Aubert SIKIRDJI Le 3 mai à 01:39
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Pour vraiment vraiment finir, ...il est un point qui mérite d’être complètement éclairci : pourquoi, en effet, dans votre logique, est-ce "le communisme d’État" qui, finalement, détient, sans rival à l’horizon, ...la palme d’or du totalitarisme et du crime contre l’humanité ?!?...

    Ce n’est pas qu’une question de nombres de victimes... C’est, que, comme le dit l’avis d’une improbable cour de cassation que vous êtes allé dénicher : ...parce que ce totalitarisme est essentiellement caractérisé par son HÉGÉMONISME !... On n’y a normalement pas le droit de penser autrement que de la manière qu’exige le régime !...

    Si l’on raisonne très schématiquement, le nazisme certes relève du même principe, ...mais il repose, d’abord, sur une obsession de "la race" !... C’est cela la base, l’alpha et l’oméga... Vous pouvez du coup, ramener cela à une affaire certes (moralement) très gravement "condamnable", ...tout en reconnaissant au Docteur Goebbels, à la limité, une forme d’indépendance d’esprit, et donc de respectabilité ...intellectuelle !...

    IL N’Y A, en revanche, ...DANS VOTRE ESPRIT, AUCUNE RESPECTABILITÉ INTELLECTUELLE d’aucune sorte, DANS UN "MARXISME-LÉNINISME", ...DEVENUE DOCTRINE D’ÉTAT !... Nous tenons bel et bien là l’essence, la quintessence du totalitarisme !... Me trompe-je ?!?...

    Pour vous, LE SEUL critère, c’est le degré de "liberté d’opinion" !...

    Si, en plus de distribuer des uniformes, un pouvoir interdit totalement de penser, si peu que ce soit, ce que l’on veut sous sa casquette..., c’est cela le totalitarisme absolu : et Goebbels, d’après vous, pensait encore ce qu’il voulait sous sa casquette !...

    ...Maintenant, lorsque l’on est "en démocratie", qui repose selon vous sur "une conception subjectiviste de l’homme", c’est ça le formidable idéal !... Car votre seul critère pour définir le cadre démocratique est, comme vous nous l’avez expliqué, "la liberté d’opinion" !...

    Nous avons d’ailleurs un petit président de la République qui semble tellement "respecter les opinions des gens", qu’il est même passé maître dans la capacité de carrément singer l’idéologie de ses adversaires !... "Révolution", "transformation" : il ne recule même pas devant l’utilisation d’un vocabulaire marxiste, ..."en même temps" qu’il applique sans état d’âme, un programme ultralibéral achevé !...

    Ce que je pense, c’est qu’il a poussé à son comble le traitement managérial de la France : ce n’est pas pour rien que j’ai sorti plus haut cette citation de Bernardin de Saint-Pierre : « Toute opinion est indifférente aux ambitieux, pourvu qu’il gouvernent. »

    Sous le capitalisme, vous pouvez effectivement penser tout ce que vous voulez, si c’est sans conséquence : juste, ce qu’on vous demande, c’est d’accepter la subordination "objective", qui fait que vous avez un boulot à effectuer, dans les conditions qu’on vous impose... ( Sinon, allez voir ailleurs...)

    Et oui, dans ces conditions, le capitalisme est PARFAITEMENT "DÉMOCRATIQUE", selon votre définition !...

    Car ce système n’empêche personne de penser ce qu’il veut, sous sa casquette !... Sauf qu’il y est souhaitable que les libres opinions y restent de libres opinions strictement individuelles : surtout pas collectives !... Et surtout pas majoritairement évolu-révolutionnaire (chose d’ailleurs totalement utopique et inenvisageable ) !...

    Car cela voudrait dire, hou là !... : tentative hégémonique, ...donc totalitarisme !...

    ..."La démocratie", cela veut donc dire qu’il n’y a aucune alternative au capitalisme !... C.Q.F.D. !... Et ceux qui s’obstineront à manifester en ce sens se feront "démocratiquement" gazer et matraquer...

    Mais en attendant, "la leçon de l’Échec du Socialisme marxiste" n’a pas servi qu’aux élèves de Marx !... Le monumental RETOURNEMENT de l’idée en son contraire, qui est responsable de cet Échec, ...nous savons désormais, comme vous pourriez le dire, d’un phénomène TRAGIQUEMENT possible, quelque soit l’idée de départ !...

    Et "l’idée démocratique", telle qu’elle a déjà été réduite et instrumentalisée par les dominants, n’est certes pas à l’abri de ce phénomène !... La réalité objective, effectivement ressentie par beaucoup de monde, des "régimes démocratiques" est aujourd’hui leur RETOURNEMENT effectif en régimes autoritaires !... Et s’imaginer que personne ne s’en rend "subjectivement"compte, c’est être complètement hors-sol, comme Honecker l’était, en fin de "règne"...

    Vous ne pouvez pas CONJURER la fragilité de ce que vous défendez, au nom de la fragilité de régimes passés !....

    Le vent tourne.

    Aubert SIKIRDJI Le 3 mai à 22:54
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ...Je ne parviens pas à envoyer mon commentaire, en réponse au vôtre, sous l’entretien de Loïc Le Clerc avec Janette Habel du 28 avril, intitulé « On manque de personnalités comme Henri Weber, de nos jours ».

    En conséquence, je les poste ici tous les deux :

    D’abord le vôtre :

    "La carrière d’Henri Weber montre qu’on peut commencer sous les auspices de Prométhée et finir à portée de caviar. Un caviar de gauche. Mais les esturgeons n’ont pas d’odeur. Aussi n’y a-t-il aucune faillite morale là-dessous, plutôt de la réussite professionnelle. Cette carrière d’apparatchik assumé a été menée avec élégance, sans excès de cynisme. Elle reflète même une grande part de sincérité et témoigne de l’intelligence d’un politicien qui a su évoluer et prendre du recul sur lui-même, au moment de nouer son destin avec un ruban doré.
    Au-delà du personnage, la vie d’Henri Weber est exemplaire de la condition des idéologies. Celles du moins qui prétendent anticiper sur tout, comme le marxisme dont il se réclamait à ses débuts. Mais l’anticipation est toujours relative. Ainsi de telles idéologies échouent à comprendre le monde et ses raisons. Prétendant l’envelopper de leur intelligence elles ne font qu’égarer un temps les hommes qui tardent à les comprendre.
    La social-démocratie fut la famille adoptive d’Henri Weber. C’est un courant important du mouvement ouvrier qui a su monter la lucidité qu’on attendait de lui au moment où elle était nécessaire. La social-démocratie n’est pas marxiste. Léon Blum, en refusant l’adhésion au Komintern à Tours en décembre 1920 savait ce qu’il faisait. Il y avait réfléchi. Réfléchir c’est anticiper. Il le fit de plus loin qu’un Marcel Cachin, à qui on peut le comparer : il était beaucoup plus intelligent que lui, mieux armé pour comprendre les subtilités de la politique. Car c’est un art subtil, qui ne se fait pas à coups de serpe, de faucille et de marteau."

    ( Glycère Benoît Le 28 avril à 17h44 )

    Ma réponse :

    Faucille, marteau ?

    Après "la disparition de la classe ouvrière", c’est vous qui vous attaquez à la serpe, et sans élégance aucune , au "marxisme" ( réduit à la stricte vision caricaturale que vous en avez ) !... On dirait qu’il y aurait à votre goût encore quelques ronces à couper...

    Oui, l’on peut évidemment rediscuter de 1920.

    Mais à condition de remettre les choses dans l’ordre.

    Les choix différents de Tours furent singulièrement conditionnés par la participation de "la social-démocratie" aux enthousiasmes d’"Union Sacrée", c’est-à-dire par sa compromission avec l’engagement alerte dans la première guerre mondiale qui, je vous le rappelle, ne fut menée ni avec de petites faucilles, ni avec de petits marteaux !...

    Mais de l’Histoire réelle, et de ses enchaînements réels, vous n’avez visiblement rien à cirer...

    Vous vous contentez de bavarder, ici et là, ...sur l’essence prétentieuse, voir criminelle d’une funeste "idéologie" prométhéenne, coupable de prétendre "anticiper sur tout" !...

    Jaurès, oui, anticipa !...

    Et le bilan de la réal-politique de la grande majorité des actuels "socialistes" montre non seulement une absence patente d’anticipation "progressiste", ...mais une contribution active à l’actuelle "union sacrée" néolibérale...

    Alors ?

    Fin de l’Histoire ?!?...

    Aubert SIKIRDJI Le 4 mai à 17:20
  •  
  • A l’attention de G. Benoît
    J’avais préparé une longue réponse à votre dernière réponse, mais j’y renonce, je n’ai pas envie de me répéter et par ailleurs Aubert Sikirdji a dit de manière exhaustive et avec talent l’essentiel de nos positions.
    Je me contenterai de trois choses :
     sauf erreur vous n’avez pas répondu à ma question : quel "Honecker" français a donné l’ordre d’assassiner d’une balle dans le dos des milliers d’Algériens luttant pour leur indépendance ou alors quand "le régime parlementaire" l’a-t-il donné ?
     j’ai été longtemps été membre du PC et en suis resté un compagnon de route. Je ne regrette pas cet engagement, bien au contraire. Lucien Sève : "la militance communiste a grandi l’humanité" ("Le communisme" ? p. 576).
    Rien à signaler de votre côté ?
     même si vous ne les aimez pas, je vous livre trois copier-coller plus ou moins récents en rapport avec nos discussions :
    La mort du photographe Marc Garanger
    En 1960, le photographe, envoyé en Algérie pour son service militaire, avait pris des photos marquantes de la répression et des femmes dévoilées de force. Il est mort le 27 avril, à l’âge de 84 ans.
    Par Claire Guillot Publié hier à 10h59, mis à jour hier à 15h20
    Le photographe Marc Garanger a fait des milliers d’images, mais ce sont celles qu’il a prises pendant la guerre d’Algérie qui resteront dans les mémoires : alors jeune appelé, il est l’un des rares photographes professionnels à fixer sur pellicule les atrocités de l’armée française. Il a aussi réalisé des milliers de portraits de femmes algériennes, le regard révolté. Le photographe est mort le 27 avril à 84 ans.
    Gêné par un lourd bégaiement, Marc Garanger voit d’abord dans la photographie un moyen de s’exprimer sans mots. Dès 17 ans, il photographie la nature, les bistros, les petits vieux de l’Eure où il est né. Un voyage en Afrique, en 1957, lui ouvre les yeux sur son époque : « J’ai découvert les colonies, les gens n’y parlaient que d’indépendance », racontera-t-il au Monde.
    « Moi, j’ai fait tous mes clichés dans l’unique idée de dénoncer le colonialisme. Et on me renvoie à mon statut de militaire dans l’armée coloniale. Mais mes photos parlent pour moi »
    Après avoir bénéficié d’un sursis grâce à ses études de sciences naturelles, il finit par être appelé sous les drapeaux et part en 1960 en Algérie, la mort dans l’âme : « J’étais convaincu que la guerre était inutile et qu’elle serait perdue. » Au régiment d’Aïn Terzine, à 100 kilomètres au sud-est d’Alger, il parvient à se faire nommer photographe officiel. Il a déjà dix ans de métier derrière lui et, tout en photographiant ce qu’on lui demande, il s’efforce de montrer ce qu’est une guerre coloniale, en cachant soigneusement ses convictions. Pendant vingt-quatre mois, il récolte des milliers de photos.
    Parmi ses images fortes, celle de Saïd Bouakli, commissaire politique du FLN, qui vient d’être capturé, et gît sur un lit de camp, une balle dans la cuisse, attendant d’être « interrogé ». Quelques jours plus tard, le constat de gendarmerie dira qu’il est mort de ses blessures, devenues « deux balles dans le thorax et une troisième dans le crâne »… Marc Garanger a aussi photographié les anciens compagnons de lutte de Bouakli, piégés avec lui, tous morts – le commando n’a pas fait de prisonniers.
    2 000 portraits de femmes berbères
    Mais son travail le plus célèbre reste une série de 2 000 portraits de femmes berbères, dans les villages environnant la caserne. A l’époque, l’armée française regroupe les paysans pour les « protéger » du FLN – en réalité pour les contrôler – dans des villages construits pour l’occasion, après avoir détruit toutes leurs habitations. Le photographe est chargé de faire des photographies d’identité de ces « regroupés » : en majorité des femmes, les hommes étant morts ou dans le maquis. « Pour ces femmes, c’est une humiliation visible dans leur regard, raconte le photographe. Elles ne pouvaient pas dire non et devaient retirer leur voile. Elles n’avaient jamais posé, ne s’étaient jamais vues en photo. Ça se passait dans un silence total. » A cette violence symbolique, elles répondent par un regard de haine : « J’ai reçu leur regard à bout portant, premier ¬témoin d’une protestation muette, violente. » Garanger, inspiré par les photos d’Indiens faites par Edward Curtis au début du XXe siècle aux Etats-Unis, décide de cadrer large, pour montrer aussi leur culture – costumes, coif¬fures, bijoux… Il profite d’une permission, en 1961, pour publier ses portraits dans le magazine suisse L’Illustré

    Mardi, 6 Février, 2018 L’Humanité
    PATRICK ARTUS « MARX AVAIT RAISON » : L’AVERTISSEMENT D’UN ÉCONOMISTE LIBÉRAL
    Capitalisme. Si les capitalistes utilisent la spéculation et réduisent les salaires, c’est, explique l’économiste de la banque Natixis Patrick Artus, pour contrer la baisse tendancielle du taux de profit décrite par Marx. Au risque de déstabiliser l’économie tout entière et de la faire basculer dans la crise.
    Personne ne s’attendait à ce que l’offensive vienne de ce côté-là de la barricade. Encore moins du cœur même du capital financier. « La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Marx », donne pour titre à sa dernière note pour la banque Natixis l’économiste Patrick Artus. Graphiques à l’appui, celui-ci entend démontrer la réalité décrite par Marx de l’une des contradictions fondamentales du capitalisme et aussi l’un de ses moteurs, connue sous le nom de « baisse tendancielle du taux de profit ». Une des « lois » du capitalisme dont l’existence est la plus contestée par les adversaires du marxisme, sans doute parce qu’elle explique pourquoi le capitalisme porte en lui sa propre crise. Si « les “capitalistes” utilisent les activités spéculatives » et réduisent les salaires jusqu’à la limite du possible, c’est, explique Patrick Artus, pour contrer « la baisse de la productivité du capital » qui menace leurs profits. Au risque de déstabiliser l’économie tout entière et de la faire basculer dans la crise.
    Ce n’est pas la première fois que l’économiste de la banque Natixis revendique la reprise des analyses de Marx, en estimant que les événements leur donnent raison. En 2010, Patrick Artus proposait une « lecture marxiste (mais conforme aux faits) » (sic) de la crise économique et financière : « Suraccumulation du capital (…) d’où baisse tendancielle du taux de profit ; réaction des entreprises (…) par la compression des salaires, (…) d’où sous-consommation », laquelle alimente à son tour la suraccumulation du capital. La boucle infernale était bouclée. Deux ans plus tard, l’analyste enfonçait le clou dans une autre note en évoquant une « crise de type marxiste ».

    Revue de presse de Claude Askolovitch sur France Inter le 24 mars 2020 (extraits)

    L’Opinion et la Croix s’inquiètent de nos libertés durablement confinées. Des couturières s’organisent pour tisser des masques, la Voix du Nord, Sud-Ouest. Le philosophe Lucien Sève est mort, qui avait voué sa vie à Marx et à in communisme encore à naître, seuls l’Humanité, Regards et la Marseillaise le pleurent.
    On parle de couturières...
    Et d’une armée qui se lève à la Une de la Voix du Nord, « dix mille couturières prêtes à en découdre » titre le journal qui ont répondu a une association, le souffle du Nord ! pour prêter main-forte de chez eux à l’entreprise Lemahieu, connue pour une marque culte, le slip français, mais qui fabrique des masques de tissus lavables à 60 degrés pour les personnels soignants… Lemahieu livre aujourd’hui, et les volontaires vont recevoir un kit de couture pour prendre le relais, Adeline est prête elle n’a pas de balcon pour applaudir les soignants, mais confinée elle se débrouille en couture... En avant...
    Je lis une même volonté dans Sud-Ouest car dans la plaine de Nay, Pyrénées-Atlantiques, des médecins sans masques ont appelé des couturières a la rescousse, cela s’est fait simple comme un texto envoyé la semaine dernière par Delphine Ducos médecin à Bénéjacq à Mélanie Le Mercier, couturière à Bénéjacq, laquelle Mélanie a mobilisé vingt couturières et a déjà produit 250 masques, que l’on fait passer comme dans la clandestinité. Chaque soir chacune dépose le fruit de son travail à son portail et le kyné de Bénéjacq collecte les masques et les apporte au centre pour malades du coronavirus, qu’ont créé les médecins du coin... Car les toubibs eux aussi sont autogestion ! Je lis la modestie de la couturière Le Mercier. Pour se protéger du virus dit-elle : « en premier, il y a le confinement, ensuite les règles barrières, puis les masques FFP2 et chirurgicaux, et après ça, il n’y a rien. Nous, on s’est mis juste avant le rien. »
    Je me suis demandé ce qu’en aurait théorisé un philosophe qui croyait que des individus libres tous ensemble aboliraient le capitalisme. Lucien Sève, il écrivait des livres lourds d’une science politique qu’il semblait être le dernier à défendre, seules l’Humanité, la Marseillaise et Regards, la presse du communisme rémanente et fragile parlent de cet homme dans des mots bouleversés, et le silence des autres dit autant que les nécrologies. Sève avait voué sa vie à Marx, il affirmait que le communisme était encore à naître, que l’URSS et la Chine, n’avaient été que l’usurpation d’un mot, mais désormais tout était possible et nécessaire contre un capitalisme entré en folie suicidaire… « L’heure est venue, disait-il d’engager pour de bon le passage au communisme », dont il voyait les prémisses dans les combats du siècle et les luttes des femmes.
    Aurait il aimé nos couturières, Lucien Sève mort nonagénaire du coronavirus contre lequel s’unit une part du peuple de France…
    Dans ce bas monde, on trouve encore quelques personnes qui ont de la tenue, ce qui n’est manifestement pas votre cas..

    P.S. pour Aubert : sur Médiapart, à la suite d’un article de Christian Laval sur la mort du philosophe Ruy Fausto, on peut lire quelques commentaires sur "le marxisme" ; c’est d’une indigence ! faire étalage d’une telle ignorance donne une idée de la dégénérescence du niveau politique et culturel dans le monde capitaliste...

    Bernard LAURENCE Le 4 mai à 22:03
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  • À Bernard,

    Oui, bah...

    Ça me donne envie de lire le livre cité de Ruy Fausto : "Marx : Logique et Politique. Recherches pour une reconstitution du sens de la dialectique" !

    Je pense en écho à Henri Lefèbvre, qui a écrit ce livre essentiel : "logique formelle / logique dialectique" !...

    Aubert SIKIRDJI Le 5 mai à 02:12
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  • À l’attention de B. Laurence

    Vous me reprochez de ne pas répondre à vos questions mais vous ne répondez pas aux miennes : si le dialogue de sourds est établi, c’est de votre fait. Votre accusation est infondée. Je réponds à vos messages en les reprenant point par point, sauf oubli de ma part, ce qui peut bien sûr arriver. Mais lisez-vous les miens ? Pourquoi me déroberais-je au débat, alors qu’il est inhérent à la démocratie, qui est le régime que je défends ? Être cohérent avec soi-même est en effet une nécessité après qu’on a choisi sa ligne politique librement. Là est le point faible de votre position : vous n’assumez pas la logique du communisme. Elle n’est pas celle de la démocratie, or vous semblez vouloir les deux à la fois, refusant de choisir entre ces deux logiques contradictoires.

    L’analogie que vous faites entre la France pendant la guerre d’Algérie et la RDA est fallacieuse et farfelue. Vous voulez à toute force me faire citer nommément un Honecker français. Qu’il y ait eu des responsables civils et militaires criminels dans cette guerre, oui à l’évidence. Il y en eut des deux côtés. Qui a massacré les Harkis ? Mais si vous n’en voulez voir que d’un seul je vous l’accorde. De tels ordres criminels ont été donnés dans des circonstances limitées dans le temps, en période de guerre, huit ans tout de même. À la fin de celle-ci, la France reconnut l’indépendance de l’Algérie, signant par là une défaite politique, au demeurant dans un contexte général de décolonisation volontairement assumée. Pour autant son régime ne s’écroula pas et l’État ne disparut pas.

    En RDA l’ordre de tirer à vue sur toute personne tentant de quitter le pays a été donné en temps de paix, dans des circonstances ordinaires, permanentes, il correspondait à la normalité du régime. Les personnes tuées n’avaient pas pris les armes contre le gouvernement. Elles voulaient simplement fuir le communisme qui leur était insupportable. Mais c’est là un crime aux yeux de celui-ci. Cet ordre perdura tant que le Mur de Berlin resta debout. Vingt-huit ans tout de même. Quand le Mur tomba, signant par-là la défaite politique des autorités qui avaient donné un tel ordre, le régime s’écroula comme le mur qui le protégeait. De surcroît l’État disparut. Ce n’était pas seulement un régime instable, mais aussi un État fantoche.

    Peut-être l’avez-vous défendu du temps de votre appartenance au PCF. Maintenant vous n’y êtes plus encarté. Vous êtes devenu un compagnon de route, vous avez rejoint ceux que Lénine appelait les idiots utiles. C’est un progrès relatif.

    De mon côté, puisque vous tenez à ce que je parle de moi, j’étais marxiste quand j’étais jeune. Je ne le suis plus. J’étais aussi anticommuniste, je le suis resté. Ma position consistait à découpler Marx de Lénine, regardant l’adhésion au Komintern, lors du Congrès de Tours, comme une faute majeure. Ce choix n’a pas selon moi, contrairement à l’avis de Lucien Sève, grandi l’humanité mais l’a avilie, a sali le mouvement ouvrier. J’ai mis quelques années à prendre conscience que le socialisme est une imposture. Je fais partie des gens capables de reconnaître leurs erreurs et de le dire.

    Aujourd’hui tout cela a beaucoup moins d’importance. Le PCF est en ruines. Il n’y aura pas ce renouveau futuriste dont rêva Lucien Sève, après qu’il eut jeté le voile de l’oubli sur son engagement en faveur d’un régime qui lui était bien réel, avec Honecker, le vrai.

    L’histoire ne repasse pas les plats. C’est Marx qui disait cela. Ou plutôt il a dit : ‘Hegel fait remarquer quelque part que, dans l’histoire universelle, les grands faits et les grands personnages se produisent, pour ainsi dire, deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde comme farce. Caussidière et Danton, Louis Blanc et Robespierre, la Montagne de 1848-1851 et la Montagne de 1793-1795, le neveu et l’oncle.’ (Le 18 brumaire de Louis Bonaparte, 1853).

    Quelle farce vous destinez-vous à jouer ? Par citation interposée, vous imaginez un monde où des hommes libres aboliront le capitalisme. Ils resteront libres après l’avoir fait je présume. Par quoi le remplaceront-ils ? Par quel régime ? Dans ce régime qui aura le pouvoir ? Mais comme je le disais au début, vous ne répondez pas à mes questions. Probablement vous refuserez encore cette fois-ci. Aussi je ne vous les pose que pour la forme, afin qu’on voie bien qui a de la tenue.

    Pour le reste vos copier-coller ne m’ont rien appris. Je les avais déjà lus dans la presse. En effet je sais lire, puisque je sais aussi écrire comme vous le constatez.

    Glycère Benoît Le 5 mai à 07:23
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  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Il est totalement impossible de vous surpasser en matière de dogmatisme obtus, ...comme en matière d’égalité à soi-même : ...car vous ne nous avez jamais servi que la même soupe, ...que la même scie, que la même tartine : "la logique du communisme n’est pas celle de la démocratie" !... "Il s’agit de deux logiques contradictoires, par définition" !...

    Vous avez soigneusement évité, en ce qui me concerne, de répondre à mes messages "point par point" !... Vous les avez négligés.

    Votre silence relève, comme on dit, "du plus grand des mépris", une fois que vous vous êtes débarrassé de "mon cas", élégamment catégorisé comme celui d’un imbécile-dément !... Quelle remarquable posture formellement démocratique !... Vous êtes un type vraiment épatant !...

    L’essentiel de mes messages ont dit ceci : que si, le PARI non seulement de "la conciliabilité" du communisme et de la démocratie est possible, mais qu’il est absolument nécessaire !...

    Mon trajet au PCF, je l’ai montré, a reposé sur ce pari, uniquement sur ce pari, ...et c’est précisément parce que, l’histoire ne repassant pas les plats (voir par exemple, à ce propos, le livre de Roger Martelli : "l’occasion manquée", qui parle de la crise 1984-1985...) , ce parti n’a pas été capable de tirer à temps toutes les conséquences du besoin de saut qualitatif démocratique (jusqu’à se remettre, À TEMPS, complètement en cause dans son fonctionnement même), que je me suis trouvé "en délicatesse" avec lui, mis à l’écart, ...et, comme je le dis, "il m’a quitté" !...

    Je considère, au demeurant, que seul le RETOUR CRITIQUE, qui comprendrait la réhabilitation de gens comme moi, pourrait avoir un sens, retour critique mettant en évidence les carences de l’ère Marchais...

    Ces carences, Lucien Sève les a mises en évidence : non pas en enterrant définitivement "le communisme", ne vous en déplaise, mais en affirmant que : "le komounisme est mort, vive le communisme !..."

    Vive, oui, plus que jamais vive l’émancipation collective d’un capitalisme mortifère, que la modification du paysage idéologique depuis 68 nous a singulièrement obligés à "refonder" dans la réalité de la pensée-Marx, qui veut que ce soit "le développement individuel" qui est considéré comme condition du "développement de tous" !... Qu’est-ce que cela signifie d’autre qu’une valeur principiellement démocratique du communisme, à contrario de sa caricature ?!?...

    Je vous fais remarquer que Lucien Sève, non, n’a, de fait, pas finalement investi le PCF de ses espérances, comme vous dites, de renouveau futuriste !... Non seulement il l’a quitté, mais il est allé jusqu’à remettre en cause "la forme-parti", ce qui est un point que je trouve discutable, mais pour de bonnes raisons : à savoir que le communisme comme mouvement ne peut plus être la "propriété" d’aucune "direction" !... Ça va loin...

    J’ajoute que, non pas "sa ruine" totale..., mais la durable marginalisation du PCF ne provient à mon sens que de lui-même : que de l’accumulation d’erreurs, émaillant une stratégie en zig-zag, qui remonte à très loin...

    Et je n’ai aucune difficulté à dire cela, même devant un anticommuniste plombé du cerveau, tel que vous tenez à l’être et le rester !... - Qui, au demeurant, ...ne m’a jamais laissé, lui, d’autre choix qu’entre le crachat (de sa part) ou le rachat, si par un impossible miracle, je tombais à genoux pour tout renier, depuis Marx lui-même !!!... -

    Non je ne renierai pas Marx. Précisément parce que "la Démocratie" ne peut être considéré comme une affaire limitée, et qu’elle appelle, comme l’a développé Jaurès, son élargissement...

    Qu’elle ne relève pas du solipsisme individuel, d’une simple "démocratie d’idées", d’une démocratie de subjectivités hors-sol, clivées de la réalité de la vie..., mais d’une démocratie-puissance !...

    ( Prométhée, permettez-moi d’ailleurs ici de vous le faire observer, ...n’est pas une figure d’ubris, une figure de toute puissance, mais juste de puissance humaine, contestant la toute-puissance divine !... )

    Pour Marx, il faut en finir avec l’individu, mutilé par les "utilités" auxquels le Dieu Capitalisme le réduit !... Ainsi écrit-il ceci (citation que vous connaissez sans doute, en marxologue averti...) : « Oui, la grande industrie oblige la société sous peine de mort à remplacer l’individu morcelé, porte-douleur d’une fonction productive de détail, par l’individu intégral qui sache tenir tête aux exigences les plus diversifiées du travail et ne donne, dans des fonctions alternées, qu’un libre essor à la diversité de ses capacités naturelles ou acquises. »

    Oui, il y est question de liberté : la vraie !...

    Aubert SIKIRDJI Le 5 mai à 17:41
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  • A l’attention de G. Benoît
    Ma qualifier d’idiot utile confirme remarquablement l’idée que j’avais de vous : vous connaissez tout, vous savez lire et écrire (ce qui est la moindre des choses), mais malgré votre érudition marxologique ? (dont nous ne savons toujours en quoi elle consiste) vous ne comprenez rien à la marche du monde ; ainsi, quand vous écrivez "Pour finir il faut vous répéter encore et encore que le capitalisme n’est pas un régime politique. Si vous pensez que le régime parlementaire conduit le monde à la catastrophe" ...mes idées sont à l’opposé : je dis que le capitalisme, oui le C A P I T A L I S M E conduit l’humanité à un désastre anthropologique ét environnemental sans précédent.
    Mais cela vous ne pouvez pas le concevoir ni le comprendre, enfermé que vous êtes dans votre catéchisme anticommuniste,
    votre jésuitisme, oui vous êtes une véritable anguille de la politique politicienne.

    Bernard LAURENCE Le 5 mai à 21:23
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  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Vous pouvez vous vanter de savoir lire et écrire !!!... : c’est d’un cynisme sans nom...

    Si vous "savez écrire", pourrait-on dire, c’est dans la mesure où ce n’est pas (se) parler : je répète que votre expression est en effet l’expression d’une DÉCHÉANCE de l’échange, ...et c’est dans la mesure où elle n’a pas lieu dans la vraie vie... qu’elle peut avoir ce caractère de défoulement anachronique de clavier !...

    Quoi qu’on vous en révèle, vous vous foutez, en effet, complètement de l’autre, chez qui vous ne savez chercher que "la part du mal", ...et vous ne cessez jamais d’en rajouter à l’infini, et "sans pitié", comme vous me l’avez annoncé d’emblée dans votre première réponse, dans le seul but de le FAIRE TAIRE, sous une dose de culpabilité fantasmée...

    En un sens, vous pouvez être satisfait : car vous avez bel et bien infesté ce "forum", en profitant de son libéralisme... Et Bernard Laurence a raison de dire que vous n’avez pas de tenue !...

    Vos écritures ampoulées puent sous le parfum. Elles sont truffées d’insanités, par omission, justifiées par votre RELATIVISME. Vous êtes le premier, le seul ici à vouloir en réalité FAIRE OUBLIER l’épaisseur de l’Histoire !...

    Intelligence borgnesse... Ça s’appelle tout simplement du NÉGATIONNISME !... La mémoire sélective, c’est vous !...

    Ah certes, vous prétendez lire, et qu’on n’a rien à vous apprendre... Mais ça ne crève pas vraiment les yeux !

    Vous n’avez cessé, en l’occurrence, de nous emmerder avec un "marxisme" de malentendu, ...tentant systématiquement de tirer hors-sujet la "discussion" !... ...Et de manière si radicale et si simpliste que nous avons du vous répondre quelques éléments essentiels...

    Mais nous n’avions malheureusement le choix qu’entre deux mauvais choix : effectivement, soit vous répondre de manière bien trop copieuse et coûteuse, ...soit nous taire, au profit d’un "statu quo" malsain !... Votre seule mérite pervers aura été de nous contraindre à préciser un certain nombre de choses élémentaires... (Mais de manière encore trop rapide, défensive et réductrice !...)

    Car vous faîtes décidément obstacle à la pensée subtile, ou "complexe", comme dit Edgar Morin...

    Et de fait, elle n’a pas besoin de vous, prisonnier que vous êtes d’un "causisme" obsessionnel de pensée unique...

    Aubert SIKIRDJI Le 6 mai à 01:03
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  • @ Glycère Benoît,

    Cessez de prétendre "révéler l’autre", ...sous attitude ridiculement inquisitoriale.

    Vous ne faîtes pas le poids.

    Allez donc vous coucher,

    ...et chantez-vous à vous-même vos berceuses "anticommunistes" !...

    Aubert SIKIRDJI Le 6 mai à 01:11
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  • À l’attention de B. Laurence

    Ce n’est pas moi qui vous qualifie d’idiot utile, c’est Lénine. C’est lui qui avait appelé ainsi les compagnons de route. Je ne méprise personne du seul fait de ses opinions, vous ai-je dit – dans mon message du 1er mai 23 :18 pour être précis. Cette règle est l’application d’un des principes de base de la démocratie, l’égalité des citoyens quelle que soit leur opinion, en plus de leur liberté de choix en ce domaine. Je me contredirais en le bafouant et dans ce cas l’idiot ce serait moi. Ayant identifié ce vice de l’esprit, mon souci, vous l’imaginez, est de m’en tenir indemne. Est-ce clair maintenant ?

    Je n’ai jamais prétendu être érudit en matière de marxologie, au contraire. Mais là encore vous ne m’avez pas lu, ou alors de travers. J’ai dit que j’adoptais la démarche marxologique, qui consiste à analyser la pensée marxiste, ou marxienne, sans préjugé. Analyser une théorie ne signifie pas qu’on a fini de le faire et qu’on en a tiré les meilleures conclusions possibles. Ainsi c’est plutôt la modestie qui transparaît dans ma position, sans la rendre inopérante ou naïve.

    Vos idées rejoignent les miennes quant à la nature du capitalisme. Pour vous comme pour moi, ce n’est pas un régime politique. Pour s’en assurer, il suffit d’observer que le capitalisme existe sous des régimes très différents. On voit même aujourd’hui les régimes communistes l’adopter, après une phase radicale de rejet, sans issue. L’exemple chinois est frappant à cet égard. À Cuba, 10 % du PIB, représentant 25 % de l’emploi, vient du secteur privé, donc du capitalisme. Le Vietnam suit la même évolution, développant un partenariat particulièrement dynamique avec les Etats-Unis. En Corée-du-Nord, qui a pourtant poussé le communisme jusqu’à la caricature, sont implantées à Kaesong nombre d’entreprises à capitaux et encadrement sud-coréens.

    En revanche si vous estimez que le capitalisme conduit le monde à la catastrophe, et c’est là une conception tout à fait défendable, vous ne pouvez pas rester inerte après l’avoir dit. Il faut agir pour éradiquer la cause du mal, sous peine de lui laisser libre cours. Il faut abolir le capitalisme, donc le remplacer. Par quoi ? Que proposez-vous comme solution, puisque poser un problème ne suffit pas ?

    C’est là que la question du régime se pose : si le capitalisme n’en est pas un, en revanche le remplacer exige un type de régime particulier, qui se destinera à cette fin. Étant vous-même de culture marxienne et de formation communiste, on peut supposer que ce sera le régime socialiste. Mais peut-être un autre, qu’il vous appartiendra alors de nommer et de décrire. Dans ce régime, qui aura le pouvoir ? Et sur quoi fondera-t-il sa légitimité ?

    Glycère Benoît Le 6 mai à 07:15
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  • A l’attention de G. Benoît.
    Je vous cite : "En revanche si vous estimez que le capitalisme conduit le monde à la catastrophe, et c’est là une conception tout à fait défendable, vous ne pouvez pas rester inerte après l’avoir dit. Il faut agir pour éradiquer la cause du mal, sous peine de lui laisser libre cours. Il faut abolir le capitalisme, donc le remplacer. Par quoi ? Que proposez-vous comme solution, puisque poser un problème ne suffit pas ?"
    Au-delà des raisons déjà avancées par Marx et d’autres après lui qui rendent nécessaire et indispensable de dépasser le capitalisme, on peut ajouter les phénomènes suivants , dont vous avez certainement entendu parler ; exemples donnés pêle-mêle :
     "burn out" et suicides au travail,
     disparition des espèces
     épuisement des ressources naturelles
     surpêche (notamment la pêche électrique, ceux qui ont trouvé cette solution en Europe - elle ne sera interdite qu’en 2021- sont vraiment des génies de la concurrence libre et non faussée)
     fonte des glaciers aux pôles et sous toutes les latitudes (dans ma région d’Occitanie les derniers glaciers auront disparu d’ici 30 ans)
     forêt amazonienne (idem en Afrique) victime d’une déforestation absolument démente par un régime "légitime" fascisant ; pendant ce temps, la Commission européenne conclut un accord de libre-échange avec le Brésil...qui va l’accentuer.
     en 2019 les incendies en Australie et en Sibérie ont dépassé tout ce qu’on avait jamais vu
     chaque année des records de chaleur sont battus.
    J’arrête cette énumération.
    "Que proposez-vous comme solution" ?
    Ce lieu est beaucoup trop étroit pour donner des pistes de réflexion et d’action à cet immense problème qu’est le dépassement (Aufhebung) du capitalisme ; je vous renvoie à ces ouvrages : (liste non exhaustive)
    Jean et Lucien Sève : "Capitalexit ou catastrophe" (Ed. La Dispute) et "Le communisme" ? T. IV - 2° partie (si l’éditeur estime possible de publier ce que Lucien Sève avait déjà rédigé avant sa mort)
    Isabelle Garo : "Communisme et stratégie" (Ed. Amsterdam)
    et sur un autre plan :
    Andreas Malm : "L’anthropocène contre l’histoire"-Le réchauffement climatique à l’ère du capital (La fabrique)
    Daniel Tanuro : "L’impossible capitalisme vert"

    Bernard LAURENCE Le 6 mai à 17:10
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  • A l’attention d’ Aubert
    Sauf erreur, je n’ai pas trouvé trace d’une traduction française du livre de Ruy Fausto.
    Par pur hasard (by mere accident comme aurait dit Karl Marx), je suis tombé sur un site qui donne l’intégralité, semble-t-il, d’un livre de Tom Thomas "Karl Marx et la transition au communisme" (éd. Albatros) ; le connais-tu ? Je n’en ai parcouru que quelques lignes, il paraît de bonne facture.
    Bien à toi.

    Bernard

    Bernard LAURENCE Le 6 mai à 18:40
  •  
  • @ Bernard Laurence,

    Non, je ne connais pas.
    Merci du renseignement amical,

    Aubert

    Aubert SIKIRDJI Le 6 mai à 19:06
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    L’on peut s’inspirer des innovations du Chiapas, du Rojava, etc., etc.,...

    Mais il n’y a, pour chaque peuple, pas de recettes politiques préétablies, pour construire les issues au capitalisme !

    ...D’ailleurs, aujourd’hui se vérifie toujours autant la phrase d’Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres » !... L’alternative ne se joue pas sur une page vierge, mais dans des cadres de luttes acharnées entre forces politiques...

    Et oui, il faut préciser ce que l’on veut, non pas simplement comme "régime" alternatif, mais indissociablement comme processus alternatif, voulant un autre type de régime !... Où c’est bel et bien la politique qui est décisive !...

    Voir Lénine : « La politique ne peut pas manquer d’avoir le primat sur l’économique... : sans une position politique juste, une classe donnée ne peut pas maintenir sa domination et, par conséquent, elle ne peut pas s’acquitter non plus de sa tâche dans la production. »
    Et aussi : « De ce que les intérêts économiques jouent un rôle décisif, il ne s’ensuit nullement quel la lutte économique soit d’un intérêt primordial, car les intérêts les plus « décisifs » et essentiels des classes ne peuvent être satisfaits, en général, que par des transformations politiques radicales... »

    Un nouveau régime possible et souhaitable, je l’ai dit cent fois devant votre question "candide", cent fois répétée, Mr. G.B., ...consisterait dans un élargissement radical de la démocratie. Jaurès l’a posé : on ne peut avoir la démocratie dans la cité, si l’on maintient l’autocratie dans l’entreprise !...

    Il ne s’agit donc pas de se contenter d’un nouveau "travaillisme", mais de changer le sens même du travail !... Il ne s’agît pas d’enfermer la classe ouvrière dans une condition de "discipline de fabrique", comme disait Lénine, si cela veut dire : dans un néo-productivisme : mais oui, d’abolir l’orientation même du travail vers la course au profit, qui est simultanément, comme Bernard l’a montré, une course à l’abîme, en ce qui concerne la viabilité de la planète...

    Il faut résoudre par le fond le conflit entre liberté et responsabilité : car la responsabilité partagée commence dans le travail !... Et pour cela, ce ne sont pas "les actionnaires" qui doivent décider, qui en fait d’action, ne foutent rien : qui sont les premier assistés, sur le mode gavés, de notre monde "néolibéral" !...

    Les lois Auroux, du temps du début du premier septennat de Mitterrand, ont fait long feu... Mais c’est toujours, c’est plus que jamais une révolution de la participation démocratique qui est à l’ordre du jour...

    Évidemment, cela suppose un processus d’"économie mixte" (à préciser...). Mais qui ne peut qu’être placé sous cette orientation dominante : un changement de finalité de la vie sociale, en faveur du social, de l’écologie et de la culture !...

    Éco-socialisme, éco-communisme ? Nous n’avons pas fini avec les approximations... L’important, c’est ce qu’on veut !... C’est la conquête d’une hégémonie, sans hégémonisme, où c’est le défi de l’INTÉRÊT GÉNÉRAL, pour ne pas dire de l’intérêt universel, qui sert de boussole.

    Un intérêt universel dont le capitalisme se moque radicalement, comme de ses premières chemises !...

    Présentement, "la crise du coronavirus" ne fait que relancer le "choc de civilisation" entre les tenants du capital, et les partisans de l’alternative !...

    Aubert SIKIRDJI Le 6 mai à 19:16
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Erratum : dans mon dernier message, au § 4, au lieu de : [En revanche si vous estimez…] il faut lire : [Si vous estimez…]

    Le socialisme est-il la solution ?

    Faut-il pour résoudre les problèmes économiques changer de régime politique ? L’originalité du marxisme est de répondre à cette question par la conception d’un régime de type nouveau, le régime socialiste, capable de les résoudre tous et de marquer la fin de l’histoire. Cette théorie était anticipatrice en son temps et eut pour destin ultérieur d’être appliquée dans la réalité, sauf que l’histoire ne s’est pas arrêtée depuis.

    On voit aujourd’hui, après la chute de la plupart des régimes socialistes, et l’abandon, par les rares qui restent, des principes fondamentaux du marxisme, que cette réponse était illusoire. Les problèmes restèrent sans solution, furent même aggravés, et de nouveaux apparurent. Je pourrais vous en faire la liste. Elle ne changerait probablement pas vos convictions. C’est pourtant en la prenant en compte que les miennes ont évolué.

    Vous accordez un satisfecit aux partis qui le nièrent si longtemps – les partis communistes – et veulent maintenant se laver les mains de leur bilan, faire oublier d’avoir menti. Vous pensez que c’est le bon choix politique. Je pense le contraire. Nous ne sommes pas d’accord là-dessus et nous ne le seront jamais. Comme notre société vit dans le cadre juridique d’un régime qui place le droit de suffrage parmi les droits fondamentaux de la personne, nous votons vous et moi de façon différente. La seule chose que nos bulletins disent à l’identique est l’appartenance à la même nation et la volonté de vivre ensemble. Il faudra donc que les communistes acceptent, quelque dépit qu’ils en aient, de vivre avec les anticommunistes. La réciproque ne pose pas de problème : à la différence du socialisme la démocratie pose que tout pouvoir doit reconnaître une opposition.

    On note au passage que le simple fait de voter, quoi que l’on vote, est déjà contradictoire avec le socialisme au sens marxiste. L’abolition du suffrage universel n’est pas d’actualité. Le jour où elle le sera verra vos thèses validées et vous en serez glorieux. La patience est de mise d’ici là. C’est la vertu à laquelle je vous invite, avant même la modestie.

    Au lieu de répondre à ma question - récurrente - qui place le débat dans un esprit auquel vous vous dérobez résolument, vous me jetez à la face une bibliographie. Je ne peux que vous dire que j’en prends bonne note, que je connais ces auteurs tout à fait intéressants et que je ne manquerai pas de prendre en considération les thèses qu’ils développent.

    Il y a beaucoup d’autres auteurs, bien sûr, l’édition est libre en France. Le communisme (1917-1991) a généré de son côté des publications très nombreuses, il en génère encore. Vous comme moi nous les connaissons et nous avons tout liberté de nous y reporter. Tous les acteurs de la vie politique, c’est-à-dire tous les citoyens, le font. Tous ne sont pas communistes et n’ont pas vocation à le devenir. Un peuple pensant à l’unisson est une perspective dont personne ne souhaite le retour.

    Comparer ces auteurs reviendrait à un concours d’expertise qui, par lui-même, sortirait du débat de ce fil. Il suffira ici de rappeler qu’un parti politique représente une opinion, non une compétence. Il est possible qu’il y ait un lien entre les deux, c’est une question ouverte. Ne la fermez pas à votre guise.

    Glycère Benoît Le 6 mai à 21:16
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Oui, votre récurrence est hors-concours !... Jamais vu ça. C’est de l’ordre de l’addiction à la roue de hamster.

    Elle vous sert, à votre guise,... à faire arbitrairement, obsessionnellement et systématiquement la différence avec l’autre.

     « Vous évoluez », lorsque l’autre, par définition, n’évolue pas. C’est l’autre, l’enkysté.

     Toutes les formations de la gauche de la gauche veulent un recours sans précédent aux votes... (Dernier exemple en date : demande de référendum sur la privatisation d’Aéroport de Paris, demande de référendum sur les retraites...) Mais nan nan ! Vous prétendez que "le simple fait de voter est par définition contradictoire avec le socialisme au sens marxiste".

     Cela suppose, oui, de la méthode, et de la "patience" révolutionnaire, calée sur le travail de l’intérêt général, et un sens de la révolution citoyenne comme processus de longue haleine !... Mais nan nan, "être" révolutionnaire est forcément, selon vous, être possédé d’un démon de l’impatience..., dont vous êtes, vous, par définition indemne !...

     Aucune formation de la gauche de la gauche ne fonctionne plus sur le monolithisme, mais sur une reconnaissance de droit de la diversité des opinions... Peu importe !... Vous avancez qu’"un peuple pensant à l’unisson est une perspective dont personne ne souhaite le retour" !.... Diffamation de plus.

     Et, qui plus est, ...vous prétendez que tout ceci marque un désaccord rédhibitoire que vous auriez, depuis toujours et pour toujours, avec les communistes et consorts..., désaccord au demeurant normal, en démocratie !...

    Sauf que votre "sens démocratique" repose du coup sur une transformation absolue de la réalité de vos ennemis désignés. Sur un MENSONGE total. Sur une complète diffamation de "l’opposant", ...dont l’extrémisme renoue avec les caricatures des pires heures sombres de notre Histoire ! Et aussi, en passant, avec les pires méthodes staliniennes !....

    Drôle de manière d’envisager la cohabitation sur un même sol français !... Et non, cela ne relève pas de la "vertu" démocratique, singulièrement travaillée depuis les Lumières...

    Lorsque l’on se vautre de manière aussi éhontée et spectaculaire dans le mensonge gratuit, il devient en outre délicat, ensuite de théoriser sur l’essence mensongère ...de l’ennemi !...

     Ici, nous avons besoin de FINESSE. Qui, ici, nie une certaine Idéologie qui s’est faite définitivement passer pour le marxisme, pour le communisme ( quand existe bel et bien chez Marx lui-même les moyens intellectuels de la combattre), une Idéologie d’orientation "téléologique", ou pour ainsi dire religieuse, ...dont les conséquences ont été immensément désastreuses, et, oui, criminelles ?!?... Une Idéologie qui a posé, pour ainsi dire, une fin de l’Histoire ?!?... Qui, ici,... va dire le contraire ?

    En même temps, il est un fait que cette Idéologie futuriste, avant-gardiste (reposant simplement, au fond, sur le cri MILITAIRE : "pas un pas en arrière", de ...Stalingrad...) fut si prégnante qu’elle s’est constituée en culture, ...et qu’elle a toujours tendu à des formes ou d’autres de refus de retour critique.

    Et, je l’ai déjà dit,... je suis le premier à considérer que le PCF devrait opérer, à l’occasion de son centenaire un retour critique, pour commencer sur sa propre histoire,... d’une toute autre ampleur que celui qui (n’) aura (pas) lieu !...

    Mais en même temps, réduire le communisme à cela est d’une imbécillité crasse. Lorsque notre jeune et beau Président Loulou Kislapète convoque, avec le talent hors-pair de communication qu’on lui connaît, la mémoire des "Jours Heureux", et maintenant... des "colonies de vacances" à vocation d’éducation populaire, qui pourraient constituer un lieu de recyclage magique pour les gens de culture, lors de l’été prochain, ...que fait-il d’autre que de convoquer, certes en total clown, une mémoire communiste qui a consisté dans LA CRÉATION DE SOCIAL AU PRÉSENT, et non dans la projection fanatique dans l’Avenir ?!?...

    ( Évidemment, passé un temps, l’on ne pouvait séparer l’investissement dans le présent, dans "les organisations de masse", dans "le communisme municipal", ...et la projection vers "un Avenir Radieux"..., mais cette dualité même est désormais obsolète, dans la reprise à nouveaux frais de la visée d’évolution révolutionnaire, ou de révolution évolutionnaire... Il y aurait de quoi développer... : c’est toute la pertinence de la notion de "prémisses", de "déjà-là" du communisme que Sève explicite...)

    Aussi bien vouloir réduire l’histoire du communisme à une mémoire occultée de crimes n’est donc pas même désormais ...la façon de faire de Macron et sa cour...

    Et non, "les communistes" ne se contentent pas de mentir par omission sur cette histoire... ( Et d’ailleurs, les communistes, ça ne se réduit pas au PCF !...)

    Sans grande bibliographie à "vous jeter à la face", il y aurait juste la courte plaquette intitulée "Le communisme", édition Les essentiels Milan, écrite par Roger Martelli, qui peut être lue...

    Aubert SIKIRDJI Le 7 mai à 01:44
  •  
  • ...Et puis je pense au livre intelligent du fort regretté Bernard Calabuig :"Un itinéraire communiste / Du PCF à l’altercommunisme."

    Qui pose très bien la prégnance de "l’idéologie de fin de l’Histoire"...

    Aubert SIKIRDJI Le 7 mai à 02:06
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Le fil d’absurdité, auquel vous nous avez contraint de réagir, n’est absolument pas celui d’un démocrate.

    Dans la mesure où il n’avait comme objet - ( peu importe la méthode intellectuelle grossière utilisée ) - que la prétention frivole d’exterminer des restants de communisme, votre ennemi obsessionnel désigné ..., l’on voit mal qu’il poursuive autre chose qu’une victoire à la Pyrrhus !... Car exterminant la démocratie elle-même !...

    Votre idéal démocratique est de fait, de terre brûlée.

    Vous avez, de ce point de vue, derrière le prétexte d’un refus d’un "concours d’expertise", ...l’insigne mérite d’être "un cas limite" de non-pensée revendiquée, ...qui appelle naturellement des bouffées de pensée, en face...

    Ainsi, je veux, au-delà de tout, sortir de toute injonction à "me défendre" d’accusations fort déplacées, et poser au positif ce que peut signifier le concept de "démocratie communiste" (bien sûr : un oxymore, pour vous) !...

    ...En partant, en l’occurrence, du terrain de la psychiatrie.

    Par le biais de mon très cher ami le docteur Lucien Bonnafé, je me sens, en l’occurrence héritier de ce qui s’est appelé "la psychothérapie institutionnelle"..., dont le big-bang se produisit à Saint-Alban-sur-Limagnole, durant la dernière guerre, sur le mot d’ordre "détruire l’asile, et sur les ruines de celui-ci, faire le contraire" !...

    Les docteurs Lucien Bonnafé (communiste français) et François Tosquelles (anarchiste espagnol) furent partenaires de cette révolution dans la psychiatrie.

    Et voici ce qu’a écrit François Tosquelles, dans un texte sur Frantz Fanon à Saint-Alban (« Frantz Fanon par les textes de l’époque », éd. Les petits matins p 80-81) :
    « Le pluriel et le divers ne sont pas l’éclatement. Plutôt que l’un, ce qui peut unir. Pour unir, il faut le divers, et le divers n’est pas le divertissement. Les institutions rassemblent. Lorsque le rassemblement devient fusion ou jeu infini de miroirs, il faillit à son propre dynamisme et à sa fonction. »

    Ça signifie quoi ? J’ai envie de dire : que la démocratie ne peut qu’être synonyme d’un travail institutionnel où la diversité n’est pas simplement considérée comme un état de fait, un fait de nature, mais comme un résultat de la créativité, de la fertilité interactive, à faire fructifier !... On peut donc viser une relative harmonie démocratique alternative, qui ne soit pas de l’unanimisme !...

    Cela signifie que personne n’y est brimé, déformé, rabaissé, uniformisé, mutilé, pris pour ce qu’il n’est pas, mais appelé par le meilleur de lui-même !...

    Peut-on penser autrement, par exemple, une rencontre d’artistes ?!?... La pianiste Hélène Grimaud a cette formule : « Le compromis, dans l’art, n’est jamais une solution ».

    Et ce n’est pas valable que pour "accorder ses talents", dans un monde de privilégiés. C’est valable, cela devrait être valable pour tout "esprit d’équipe" bien compris, dans toute situation de travail, où les gens se complètent... : chacun devrait pouvoir y exister, sans en rabattre !...

    Cela ne supprime évidemment pas les conflits, les "oppositions"... Il ne s’agit donc pas de "consensus" obligatoire, où de fait, un point de vue dominant l’emporte toujours, en étouffant les autres !... Ou, du moins, la seule version saine de ce concept du "consensus" devrait-elle être : une capacité d’acter honnêtement, et provisoirement, les dissensus !...

    En pratique, dans les formations politiques, comme dans la société dans son ensemble, cela veut dire que l’on ne peut identifier "point de vue majoritaire" et vérité. Il y a toujours tension entre les deux.

    ...Et cela veut dire qu’un point de vue majoritaire ne peut faire injure à la minorité. Même "la lutte des classes" ne le justifie pas !...

    Et de fait, je ne parle ici pas tant de "la démocratie en général", que d’un "idéal" dynamique, sur lequel le "pari" est ouvert...
    Et dont je considère que le point de vue de classe "prolétarien" a toutes les raisons d’honorer !...

    On ne se peut se proposer de "se libérer en libérant la société entière" (Marx), dans un autre état d’esprit.

    Aubert SIKIRDJI Le 7 mai à 19:10
  •  
  • Erratum :

    Je remplace : "Et dont je considère que le point de vue de classe "prolétarien" a toutes les raisons d’honorer !..."

    par : "Et dont je considère que le point de vue de classe "prolétarien" a toutes les raisons DE L’honorer !..."

    Aubert SIKIRDJI Le 7 mai à 19:17
  •  
  • A l’attention d’Aubert SIKIRDJI
    J’apprécie fortement que tu rappelles le rôle fondamental joué par Lucien Bonnafé (que j’ai bien connu dans les années 80 dans le cadre du Cercle Basaglia fondé notamment par Tony Lainé) et F. Tosquelles dans le processus de désaliénation des personnes atteintes de souffrance psychique. Cela rend plus insupportable les propos de G.B. en date du 26/04 :"Des raisons politiques font, qu’en France en tout cas, il n’y a pas de procédure concernant la dimension criminelle du communisme". Aurait-il voulu faire juger et interner L. Bonnafé ?

    Bernard LAURENCE Le 8 mai à 17:02
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Cité en tiers dans un message qui ne m’est pas destiné, je réponds donc sur le point où vous me prenez à partie. Autrement, la règle que j’observe est de ne répondre qu’aux messages qui me sont directement adressés.

    Votre insinuation est calomnieuse. On a déjà vu que vous ne rechigniez pas à utiliser ce procédé, aussi sale qu’imbécile. Vous en demander raison dépasserait vos capacités. Je me contente de vous rassurer sur les intentions que vous me prêtez : ma conception du droit exclut les procès politiques. Selon celle que j’ai de la médecine les malades sont traités avec dignité. La science n’y est pas soumise aux enjeux politiques, ou idéologiques, on ne conçoit pas l’internement psychiatrique des opposants.

    Si je préconisais de telles pratiques, judiciaires et médicales, je vous ressemblerais plutôt : le régime socialiste, en particulier en URSS, pratiquait les internements abusifs, à côté des procès politiques ouvertement assumés. Le parti qui vous a compté parmi ses membres et dont vous êtes proche aujourd’hui, était lié organiquement à ce régime, justifiait ses pratiques. Elles faisaient partie d’un bilan à ses yeux globalement positif.

    Voilà, vous êtes rassuré, tenez-le-vous pour dit. Ça suffira. La connexion est de plus en plus difficile, du fait de la longueur de ce forum, et sans doute sera bientôt bloquée techniquement, pour moi en tout cas. Vous aurez tout loisir de dire alors que je me dérobe, ou quelque chose de dégradant, à la Vychinski.

    Je vous laisse à l’entre-soi marxien. À bientôt peut-être sur un autre forum, qui sait, la vie continue. Sur celui-ci j’ai constaté une fois de plus que le dialogue est quasi impossible avec les communistes. C’est dans la logique du régime politique dont ils sont partisans et que l’histoire a balayé.

    Glycère Benoît Le 8 mai à 19:43
  •  
  • A l’attention de G. Benoît ;
    Je vous cite :
    "Des raisons politiques font, qu’en France en tout cas, il n’y a pas de procédure concernant la dimension criminelle du communisme. On peut admettre que ces raisons sont justifiées, eu égard à l’ancienneté des faits, malgré l’absence de prescription". (6 avril 18:52)
    Et je vous pose deux questions : de quelle procédure s’agit-il ?
    Quelle est la dimension criminelle du communisme en France ?

    Bernard LAURENCE Le 8 mai à 22:03
  •  
  • ...Je donne la citation précise de Bernard Calabuig, évoqué dans mon commentaire du 7 mai à 2h06 : ...qui, dans « Un itinéraire communiste, du PCF à l’altercommunisme », a écrit, page 60 :

    « Dans notre histoire, nous n’utilisions pas le mot communisme, comme le « mouvement réel qui abolit l’ordre actuel des choses » (dans un mouvement sans cesse renouvelé), nous le considérions comme une fin de l’histoire, un idéal lointain sur lequel la réalité doit se régler. De ce point de vue, Fukuyama n’est pas le seul théoricien de la fin de l’histoire : n’a-t-on pas appris à des générations de militants du PCF que le communisme était la société idéale, en quelque sorte la fin de l’histoire ? ».

    Aubert SIKIRDJI Le 8 mai à 22:34
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Le débat juridique est intéressant, mais les enjeux politiques le rendent impossible à arbitrer sereinement. On rappellera simplement ici ce qui fixe le cadre de la réflexion, chacun étant libre, en conscience, d’en tirer pour lui-même les conclusions qu’il estime nécessaires. Il y a deux notions fondamentales à bien saisir :

     Un crime contre l’humanité n’est pas obligatoirement commis en temps de guerre. Il peut être commis en temps de paix et être le fait d’un État indépendant et souverain, agissant à l’intérieur de ses frontières, en l’absence de toute crise internationale.

     C’est le mobile qui définit le crime contre l’humanité, non les caractéristiques de victimes ou les modalités et les circonstances de sa commission.

    S’applique alors de plein droit dans ce cadre la définition du crime contre l’humanité. La Cour pénale internationale, siégeant à La Haye, est la juridiction compétente pour les instruire et les juger.

    Les crimes de masse commis par le régime soviétique, sous la responsabilité politique et morale du PCUS, qui y exerça le pouvoir sans solution de continuité et sans partage, de par la nature même du régime, répondent à la définition du crime contre l’humanité telle qu’en donne, pour le droit français, l’arrêt rendu par la Chambre criminelle de la Cour de cassation le 20 décembre 1985.

    Sont également incriminés la complicité et le déni. Ce dernier point est le plus sensible, car susceptible de procédure même très longtemps après les faits. De plus il est délicat à apprécier.

    C’est là qu’intervient la politique. Nous sommes dans la rétroactivité. Un autre arrêt dit que le crime contre l’humanité ne peut concerner que les forces de l’Axe et ses alliés pendant la Seconde Guerre mondiale. Rien ne justifie cette restriction. On pourrait arguer qu’au début du conflit, jusqu’au 22 juin 1941, les communistes et les nazis étaient alliés. Mais il suffit alors d’une autre restriction pour établir que ce type de crime ne peut exister qu’après cette date.

    Le PCF n’a jamais pris le pouvoir en France. Il a les mains blanches parce qu’il n’a pas de mains. Il s’est contenté de faire de l’agit prop, du sabotage dans les usines d’armement pendant la drôle de guerre – il y eut plusieurs militants fusillés que le PCF ne revendique pas comme martyrs – de l’action subversive en faveur de l’URSS, du mensonge. Les communistes le nient et entretiennent le mythe, surtout alimenté par son action dans la Résistance, tandis que les historiens, imperturbables, font leur travail. L’information circule et l’opinion ne reste pas inerte, ce qu’elle traduit par son vote.

    Le PCF soutenait les partis frères plus heureux qui bâtissaient le socialisme. Il défendait leur politique et taisait leurs crimes, avant de les relativiser. Maintenant que son heure est passée, il espère qu’ils tomberont dans l‘oubli. Les arrêts de la plus haute juridiction l’y aident en le prémunissant de répondre de complicité et de déni. Ils le protègent : summum jus, summa injuria.

    Glycère Benoît Le 9 mai à 06:30
  •  
  • A l’attention de M. Benoît
    Pour vous rafraîchir la mémoire, extrait d’un article de Vingtras aujourd’hui dans Médiapart à la mémoire de C. Rol Tanguy :
    "Cécile sera une militante passionnée qui participe aux comités d’aide à l’Espagne républicaine et aux Brigades internationales, puis elle entrera dans la clandestinité après Juillet 1940 ; elle sera d’abord un lien pour les permanents de l’organisation occulte du PCF puis "un agent de liaison" pour les FTP avec des surnoms divers".

    Bernard LAURENCE Le 9 mai à 21:09
  •  
  • A l’attention de M. Laurence

    J’ai lu la nécro de Cécile Rol-Tanguy. Vous ne m’apprenez rien et ma mémoire se rafraîchit en permanence sans qu’il faille qu’on l’y pousse. De plus elle n’est pas sélective.

    J’observe au passage que, dans le fil, je réponds à vos questions, mais que vous ne répondez pas aux miennes. Pourquoi donc ? Le questionnement permet de se rafraîchir non la mémoire mais la capacité d’analyse. C’est la vertu propre du débat, qu’on peut apprécier en tant que telle. Mais vous ne faites que des copier-coller, plus ou moins en lien avec le sujet, ou vous donnez des listes de références bibliographiques. Vous me direz que vos capacités d’analyse sont abouties et n’ont pas besoin d’être aiguillonnées par surcroît, la réalité le fait d’elle-même assez. Le sujet justement est celle du régime socialiste : nul doute qu’elle y pourvoit.

    Glycère Benoît Le 9 mai à 22:28
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Pour reprendre votre commentaire du 8 mai à 19h43 : nous vous savons grave amoureux de la maldonne, mais ne faîtes pas passer, pour finir, vos interlocuteurs pour des méchants qui seraient capables de vous faire enfermer !... (Je dis vous, c’est un exemple au hasard...)

    Vous inversez grave les rôles, comme d’habitude : car ce sont eux qui n’ont cessé de faire en sorte de ne pas eux-mêmes se laisser enfermer dans votre anticommunisme primaire revendiqué !... Si phraseux soit-il, celui-ci est d’un tel bas niveau d’obsession et de perversité que, non, je vous ai déjà signalé que vous ne pouvez décemment pas l’enrober de vertu démocratique !...

    En attendant, ...vous avez commis, égal à vous-même, un nouveau commentaire bien pervers, sous l’entretien donné par Lucien Sève, « J’ai quitté le Parti communiste parce que j’étais plus que jamais communiste. », auquel je n’ai pu techniquement répondre en direct...

    En somme, vous y reconnaissez au philosophe le droit de : " – pourquoi pas ? - choisir de démontrer que le communisme n’est pas le communisme.", tout pendant que l’Histoire du communisme resterait entière, et les comptes à lui rendre...

    Pourtant, le constat que "le communisme n’est pas le communisme" n’est pas une affirmation schizophrène, bien au contraire, ...et elle n’est surtout pas anti-historique !... Il remet en réalité l’Histoire en mouvement, dès lors qu’il refuse l’arrêt sur image, la métamorphisation, la pétrification du communisme, comme on dit, "en son contraire" !... Dire "le communisme n’est pas le communisme", ça semble une histoire de fous, et, de fait, c’en est une !... "Homo demens" se devait de traverser le miroir !...

    Mais il y a bel et bien, en conséquence, des explications philosophico-historiques à dégager, non pas pour "condamner" simplistement, mais pour expliquer l’immense dérive en impasse du communisme historique !... J’en ai une : le flétrissement mécaniste du dit marxisme, à contre-sens du "vrai" Marx !... Qui a transformé des millions de "communistes" en "idéalistes, utopistes et volontaristes", jusqu’à la déréalisation...

    Et oui, il s’est agi de "revenir sur terre", car non, le matérialisme historique n’est pas une profession de foi : c’est, ce devrait être un effort constant de RÉALISME.

    Ce réalisme vous fait d’ailleurs complètement défaut, dès lors que vous vous contentez de tout ramener à une séquence historique de 70 années, complètement décontextualisée... Voilà "Histoire" qui vous intéresse et vous obsède, et tout le reste est NORMAL... Du moins tout le reste est RELATIVISABLE, tout pendant que la séquence en question relèverait du Mal Absolu...

    Aujourd’hui même, où cette séquence "appartient à l’Histoire", n’est-ce pas..., elle vous sert de prétexte négatif pour vous dispenser de toute critique du présent : et c’est vous qui vous présentez, dès lors, en "croyant", en quelqu’un "qui veut croire" que la mondialisation capitaliste va tout arranger...

    Est-ce bien raisonnable ?!?...

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 00:54
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Bernard Laurence peut commencer d’être satisfait : car vous avez bel et bien commencé de lui répondre..
    .
    Ainsi, en vous plaçant en surplomb, du côté du haut Droit, nous affirmez-vous que le crime contre l’humanité ne s’arrête pas avec l’état de paix, qu’il peut "être le fait d’un État indépendant et souverain, agissant à l’intérieur de ses frontières". Il s’agit donc essentiellement d’une LOGIQUE idéologique, comme vous dîtes, sans solution de continuité...

    Mais, nous avez-vous précisé, cette logique à la base de régimes politiques peut être observée chez tous leur "partisans", à un niveau ou à un autre d’adhésion, présente ou passée... Les funestes frontières totalitaires, ça commence donc, n’est-ce pas, par "l’entre-soi marxien", nonobstant la réalité historique qui a donné un coup de balai définitif sur ces régimes honnis...

    Il ne suffit donc pas, selon vous, ... que le communisme soit une affaire terminée, il faut en exterminer les racines, comme tous les reliquats...

    Vous considérez ainsi que vos rares interlocuteurs vous auront donc donné parfaitement raison, à une micro-échelle, comme exemples de résidus à exterminer d’une rémanence insupportable de mobiles inchangés !...

    Communistes hérétiques ou communistes orthodoxes, vous ne faîtes pas dans le détail...

    Et, diffamation oblige, ...il aura suffit que vos interlocuteurs contrarient votre anticommunisme primaire pour, sans doute, devoir émarger, même si c’est délicat à apprécier, dîtes-vous, longtemps après les faits, sur la liste des gens susceptibles d’être "logiquement" objets de procédure, dans la mesure où ils seraient d’évidence toujours caractérisables par "la complicité et le déni" !...

    Malheureusement, la Cour pénale internationale, siégeant à La Haye, n’est pas encore à la hauteur, et n’a pas encore écouté Monieur Glycère Benoît !... Summum jus, summa injuria !...

    Quelle injure, en effet, faite à la Justice, que le communisme en bloc et sans détail ne soit pas encore reconnu comme crime contre l’humanité !... Malheureusement, "cet intéressant débat juridique" est capital, mais "les enjeux politiques en rendent impossible, dîtes-vous, l’arbitrage serein" !!!... - ( Et l’on voit bien que, par définition, ...c’est vous le serein... ) -

    Mais ces enjeux politiques problématiques, vous en faîtes vous-même partie !... Car définir le crime contre l’humanité, comme vous le faîtes, à partir de sa matrice marxiste, a quelque chose de quelque peu vertigineux. Tous les peuples qui ont "cru" au marxisme sont-ils donc à considérer comme complices, alors que le concept de crime contre l’humanité n’engage pas, par exemple, le peuple allemand ?!?... Où ça commence-t-il, en fait ?

    Lorsque Bernard vous demande quelle est la dimension criminelle du communisme en France, c’est vous demander où exactement vous appliquez, de votre côté, une solution de continuité ?!?... Est-ce qu’une simple idéologie de l’aveu généralisé doit s’appliquer, en symétrie aggravée, aux restes spectraux d’une funeste culture de l’aveu ?!?...

    Je pousse "le raisonnement par l’absurde", mais ce n’est que le vôtre !...

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 01:02
  •  
  • @ Bernard LAURENCE,

    Pour information, voici un document...

    Le PCF n’avait pas encore redécouvert le bon sens de lecture de la définition par Marx et Engels du communisme, comme synonyme de "développement personnel, condition du développement de tous"...

    INTERVENTION À LA CONFÉRENCE FÉDÉRALE DE L’ESSONNE – Lucien BONNAFÉ, 3 février 1985.

    (Lucien "s’invente", semble-t-il, un correspondant imaginaire... (Et je n’ai cessé, par la suite, d’être de ses "correspondants" réel...)

    J’ai reçu une lettre.

    Quel est cet interlocuteur qui fait ingérence dans notre débat ?
    Le signataire est un vieux copain. Il a adhéré au parti, comme moi, en 1934. Le front populaire, les efforts pour rassembler des gens de toutes sortes, parmi lesquels, surtout, ceux qui crient au ciel et ceux qui n’y croient pas ; subordonné à ce contexte, le travail d’alliance avec les organisations socialistes ; mais surtout le mouvement des Auberges de Jeunesse, où se mélangent ouvriers, employés, étudiants, et d’où sort, légué à l’ensemble de la classe ouvrière, l’invention des congés payés. La résistance et la libération, des fonctions responsables dans l’une et l’autre. L’époque "stalinienne" et ses tourments. 1956, la consternation devant "le retard", devant la fuite à l’écart des préoccupations populaires, le refuge dans le raidissement monolithique du parti, le climat de chasse aux sorcières, l’accusation de reculer devant l’adversaire de classe... et là, il ne supporte pas et se met de lui-même en dehors, où il reste depuis.

    Dans la deuxième génération, plusieurs ont milité sans le parti, plus ou moins longtemps, des cartes ont été reprises en 78, plus aucune en 79.

    Troisième génération : des jeunes comme beaucoup d’autres on aime bien les communistes qu’on connaît, individuellement, mais, collectivement, "les cocos, c’est rétro".

    Quand mon copain dit "je", c’est de lui qu’il parle, quand il dit "nous", c’est de toute une tribu, famille et familiers, un échantillon très représentatif de ceux qui nous attendent au tournant, non avec une escopette, mais se demandant s’ils vont reprendre ou prendre la route avec nous. Quand il dit "tu", c’est de moi qu’il s’agit, quand il dit "vous", c’est le parti qui est en question.

    Manifestement, ce qui travaille ce "nous", c’est la question de l’individu. Il me rappelle le temps de notre apprentissage, quand on étudiait Marx, Engels et le reste, avec passion. Il me rappelle que nous y avons trouvé la définition du communisme : "La fin de la querelle entre l’individu et l’espèce", celle de notre projet de société : "Une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous", avec cette précision que le principe de cette liberté est "l’affirmation de soi".

    Avec une grande pertinence et sans acrimonie, il "nous" met en boîte, avec notre langage, demandant malicieusement quelles infiltrations idéologiques, qui n’ont rien de marxiste, le déterminent.

    Il parle de "tendances" comme au sens du dictionnaire, comme au sens de la langue française ordinaire, comme au sens scientifique, et il demande qu’est-ce qui inspire le jargon dans lequel les tendances individuelles n’ont plus droit de cité, puisque l’individu n’y est concevable qu’annulé par la fusion dans quelque secte ou contre-secte.

    Il se demande pourquoi, dans "notre" vocabulaire, "individualisme" n’est employé que dans le sens bourgeois du terme, celui dans lequel la querelle de l’individu et l’espèce est une fatalité inhérente à la "nature humaine".

    Et il en vient, considérant que lutte des classes et guerre idéologique ne sont pas de vains mots, à demander comment, dans ce combat impitoyable, nous pouvons laisser dégarnis les points les plus sensibles du front, là où l’adversaire frappe dur, là où l’opinion publique est, par ses soins, si sensibilisée, et comment nous pouvons nous réfugier dans une stratégie de hérissons, négligeant les chances d’être entendus, de reconquérir et conquérir une nouvelle audience, par exemple dans l’échantillon si divers de la population au nom duquel il parle.

    Ulcéré comme il l’est par l’application sauvage du "modèle 56" qu’il a subi jadis, avec ses intolérables pressions robotisantes, il sait bien qu’une reproduction intégrale de ce modèle n’est plus possible, mais il dit qu’autour de lui on en voit trop de persistances dégradées. La tendance à fuir les questions dérangeantes et à se réfugier dans une conception monolithique de l’"unité" du parti leur paraît plus anachronique aujourd’hui qu’il y a 29 ans.

    Ils pensent surtout que l’image d’un parti reculant devant l’exigence d’un changement spectaculaire que tout le monde attend le place aux antipodes de l’image attractive, de celle qui pourrait réveiller l’intérêt des gens, et en premier émettre un signal fort en direction de la jeunesse, lui signifiant que ce parti n’est peut-être pas si "rétro" qu’elle le croit.

    Le plus intéressant reste la fin de cette lettre. Si elle intervient, rompant le désintérêt ou la non-ingérence dans la vie du parti, c’est parce qu’on a été très sensible à un fait très nouveau qui pourrait amorcer bien des choses : depuis re-voter communiste au lieu d’aller faire un tour à la campagne jusqu’à, qui sait ?, ré-adhérer ou adhérer.

    Le fait très nouveau, c’est l’émergence de fortes tendances anti-robotisantes, autrement dit du droit à l’affirmation de soi.

    La présidente de séance-Tu arrives au bout de tes 10 minutes.

     Il ne n’en faut pas plus. Je n’ai plus qu’à citer les deux mots dans lesquels le constat de cette nouveauté trouve sons sens : Ce message, à la fin, parle d’espoir ou d’espérance.

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 09:49
  •  
  • Paul Éluard, Poésie ininterrompue.

    Ce ne sont pas mains de géants

    Ce ne sont pas mains de géants
    Ce ne sont pas mains de génies
    Qui ont forgé nos chaînes ni le crime

    Ce sont des mains habituées à elles-mêmes
    Vides d’amour vides du monde
    Le commun des mortels ne les a pas serrées

    Elles sont devenues aveugles étrangères
    A tout ce qui n’est pas bêtement une proie
    Leur plaisir s’assimile au feu nu du désert

    Leurs dix doigts multiplient des zéros dans des comptes
    Qui ne mènent à rien qu’au fin fond des faillites
    Et leur habileté les comble de néant

    Ces mains sont à la poupe au lieu d’être à la proue
    Au crépuscule au lieu d’être à l’aube éclatante
    Et divisant l’élan annulent tout espoir

    Ce ne sont que des mains condamnées de tout temps
    Par la foule joyeuse qui descend du jour
    Où chacun pourrait être juste à tout jamais

    Et rire de savoir qu’il n’est pas seul sur terre
    A vouloir se conduire en vertu de ses frères
    Pour un bonheur unique où rire est une loi

    Il faut entre nos mains qui sont les plus nombreuses
    Broyer la mort idiote abolir les mystères
    Construire la raison de naître et vivre heureux.

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 09:53
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Vous avez dûment établi que les communistes n’avaient pas de lendemain.

    Et voilà que nous en avons une explication rétroactive : c’est que, de toutes façons, il n’avaient pas de mains !... Ah bien ! Vous êtes donc capable d’aller jusque-là dans la perfidie..., avec VOS petites mains à vous, de lâche embusqué du clavier, de quelqu’un qui se la joue : "je sais écrire, moi, Môssieur" !...

    Oui, vous savez assurément écrire, je vous en donne acte, ce qui ressort du pire des dérapages sans nom !...

    Les mains de Victor Jara, assassiné par la junte chilienne le 16 septembre 1973, furent préalablement broyées par les militaires à coups de crosses, histoire de lui faire passer l’envie de jouer de la guitare !... Voilà l’image extrême que la réaction a des mains populaires !...

    Je ne vous parle pas des extraordinaires mains d’ouvrier de mon grand-père maternel... Et je ne vous conseille pas, puisque vous savez tout,... de réécouter la chanson "les mains d’or" de Bernard Lavilliers !...

    Les communistes sont de toujours, et PAR DÉFINITION, du côté des mains du peuple !... Mais voilà bien l’aveu réac par excellence, qui réactive Marx : le prolo n’est que l’appendice de chair de la machine d’acier. Il a bien des mains, mais ces mains-mêmes ne sont pas les siennes : elles appartiennent au Capital !... Et lorsque le Capital casse le Travail, il jette ces mains à la poubelle !...

    Vous allez me dire que vous n’avez pas voulu dire ça ? Peu importe. Vous participez, par cette seule expression,... d’une vision, en tout état de cause, CASTRANTE de "vos ennemis politiques désignés", d’essence raciste, et FONDÉE sur le mépris social, pour ne pas dire sur le racisme social en actes !...

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 11:04
  •  
  • A l’attention de M. Benoît. (cf votre intervention du 9 mai 8 h 30)
    Extrait du Monde du 8 mai :
    "Le tortionnaire argentin Ricardo Cavallo ne pourra plus se prévaloir de l’Ordre national du mérite français. Le gouvernement a décidé de retirer sa médaille à cet ancien militaire condamné à deux reprises à la perpétuité pour des crimes contre l’humanité commis dans son pays pendant la dictature (1976-1983)."
    Ce crime, comme des milliers d’autres, dont la plupart impunis, (je ne vous donne pas la liste des pays concernés puisque vous les connaissez tous, n’est-ce-pas ?) a été commis au nom d’une idéologie qui s’appelle L’ANTICOMMUNISME.

    Bernard LAURENCE Le 10 mai à 16:42
  •  
  • Aubert, combien j’aurai apprécié toutes tes interventions...

    Fraternellement.

    Bernard

    Bernard LAURENCE Le 10 mai à 17:11
  •  
  • @ Bernard LAURENCE,

    Vraiment merci, cher Bernard.

    Une autre suit...

    Salut et fraternité !...

    Aubert.

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 18:27
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Je reprends votre presque fin de commentaire, qui atteint au summum de l’ignominie. Je ne pourrai forcément pas suffisamment développer, ...car, les saloperies les plus denses et courtes étant "les meilleures", il faudrait d’autant plus d’espace pour leur répliquer !...

    ... Vous vous y surpassez, en effet, ...en y affirmant sans gêne qu’ « on pourrait arguer qu’au début du conflit, jusqu’au 22 juin 1941 - (invasion de l’Urss par l’Allemagne nazie) -, les communistes et les nazis étaient alliés. » Quelle est donc cette obscénité, ...d’où vous déduisez , qui plus est, ...que ce "fait" de pure et simple invention de votre cerveau déglingué devrait être ajouté au dossier de la complicité de crime contre l’humanité ?!?...

    Vous n’avez vraiment aucune, aucune, aucune vergogne !... Vous êtes ici au pire du mensonge historique, c’est-à-dire du mensonge sur l’enchaînement des faits historiques, pour commencer par omission !...

    Tout d’abord, pourquoi passez-vous sciemment sous silence, et sous licence diffamatoire à la Glycère Benoît : ...que seuls les soixante treize députés communistes ( dont une bonne partie fut par la suite emprisonnée, en même temps que le PCF interdit !...), plus deux autres, ont voté en France, de leurs propres mains,... contre les accords de Munich ?!?... ( Des accords qui occasionnèrent, n’est-ce pas, un "lâche soulagement", selon votre cher Léon Blum...)

    Vous ne vous gênez pourtant pas par ailleurs, me semble-t-il, quand ça vous chante, de refuser "l’esprit munichois", qu’il ne faudrait surtout pas avoir aujourd’hui, en particulier ...devant la Chine !!... Mais là, comme par hasard, ...pas un mot !... Pourtant, ceci explique cela : le pacte germano-soviétique ne fut pas, non, une "alliance entre communistes et nazis" ( Quelle horreur !...), mais le résultat du besoin de gagner du temps pour Staline, devant la situation créée...

    Ensuite, laisser entendre que les communistes français ne seraient "entrés en résistance" qu’à partir du 22 juin 1941 est d’un ridicule achevé. La résistance anti-fasciste et anti-nazie des communistes français date de loin : j’ai évoqué mon ami Lucien Bonnafé, qui adhéra en 1934, batailles de rue à la clef avec les fascistes français !... Bernard Laurence a eu raison de parler de Cécile Rol-Tanguy, car les brigades internationales datent de 36 !... Le Front Populaire lui-même s’est constitué comme barrage au fascisme !...

    Ensuite, face à la montée de la menace de guerre, le PCF eu d’abord une ligne pacifiste. Les débuts de la Guerre l’on vu devoir d’abord se reconstituer dans des conditions de clandestinité, vu son interdiction et la répression de ses militants. Après quoi il fut le seul parti en tant que tel, engagé dans la Résistance !... Tout ceci est évidemment brossé à très gros traits, et devrait être approfondi et détaillé.

    Mais vous contenter d’avancer que le PCF "se serait contenté de faire de l’agit prop, du sabotage dans les usines d’armement pendant la drôle de guerre", au point ’qu’ il y eut plusieurs militants fusillés que le PCF ne revendique pas comme martyrs", et à quoi s’ajouterait "le mensonge et l’activité subversive en faveur de l’URSS" est d’une petitesse unilatérale et déconnectée qui ne vous honore pas !... Cela ne vous fait, en tout état de cause, ...que vous replacer sur les positions idéologiques mêmes des répresseurs du PCF de l’époque, qui allaient se regrouper en pétainistes désignant l’ennemi intérieur de "l’anti-France" !... On a les filiations qu’on veut...

    Ajouté à cela que l’action de Résistance des communistes ne serviraient qu’à entretenir un mythe derrière lequel ils se planquent, tout pendant que le travail imperturbable de vérité des historiens finira par en venir à bout , avec la sanction du vote à la clef... : ...et voilà le tableau, et le projet complet établi de la benoîte extermination de la mémoire communiste !...

    Je ne vous y souhaite pas bonne chance.

    ...Maintenant, ...quant à votre petite phrase qui avance en résumé que "les communistes n’ont les mains blanches que parce qu’ils n’ont pas de mains", dans la mesure où ils n’ont jamais "pris le Pouvoir" en France..., ...il me faut y revenir , ayant réagi dans mon précédent commentaire à la dimension symboliquement très choquante de l’affaire,... en précisant pour la énième fois les mêmes arguments que j’ai déjà exposés :

    Moins que jamais, non pas le PCF, mais le communisme français dans sa diversité, identifiée ou pas comme "communisme", ne peut, ne doit se placer dans la même logique que celle qui amène les gens de pouvoir à parler de "mains dans le cambouis", et qui suppose que dans le "boulot" du Pouvoir, il y aurait du propre et du moins propre !... Y compris, au final, histoire de masquer qu’il n’y a rien du tout de propre qui s’y trame !...

    À l’époque des controverses de 1977 sur les négociations pour "la réactualisation du Programme Commun", la presse lança que "les communistes ne voulaient pas du Pouvoir" !... Eh bien, j’ai trouvé à l’époque qu’il n’aurait pas fallu répondre que ce n’était pas vrai, mais que c’était bel et bien vrai : que "nous" ne voulions effectivement pas le Pouvoir, mais le partage du, des pouvoir(s) !... François Mitterrand n’a-t-il pas placé ses deux campagnes présidentielles de 1974 et 1981, sous l’affirmation que "la Droite veut garder le Pouvoir, et mon ambition est de vous le rendre" ?!?... (Mais on n’en n’a pas vu la couleur...)

    Je sais que c’est quelque chose que vous ne pouvez pas entendre, acharné que vous êtes à camper sur l’aporie d’un socialisme autoritaire, qui ne peut au final que se nier lui-même !... Mais c’est justement une leçon du dit "socialisme" autoritaire : qu’il n’est plus envisageable de penser l’alternative au capitalisme, singulièrement dans une visée écologique, que par la méthode de "la dissolution de tous les pouvoirs", macro comme micro, au profit de la montée en puissance de l’initiative populaire !!!!... Que par un travail de contestation systématique de la dépossession de nos vies, au profit d’un véritable "pacte" généralisé de responsabilité partagée !...

    S’il est question des fruits de la Résistance, je rappelle que cette visée peut être raccordée au Programme des "Jours Heureux", dont la philosophie pratique était que : nul ne doit être considéré irresponsable de ce qui se décide, là où il est concerné !...

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 18:46
  •  
  • Je n’ai aucun lien avec la dictature militaire argentine, ni avec aucune autre. Je condamne toute forme de gouvernement dictatorial, quelle que soit son idéologie, qu’elle soit de droite ou qu’elle soit de gauche. Peut-on en dire autant de vous, qui avez été membre du PCF, partageant donc la même idéologie que le PCUS, et en êtes resté proche ? Mais vous ne répondez pas aux questions, vous vous dérobez aux réflexions que l’histoire des régimes communistes devrait susciter dans votre conscience.

    Par vos copier-coller d’extraits de presse, vous en appelez à la factualité, pour m’imputer par insinuation des fautes du type soutien à des criminels politiques. Cette démarche ressortit, je vous l’ai d’ailleurs déjà dit à propos du régime Pinochet, au syllogisme de fausse identité. Les dictateurs argentins sont anticommunistes, telle personne est anticommuniste, donc cette personne soutient les dictateurs argentins. Ce raisonnement est absurde mais apparemment il est rationnel à vos yeux.

    L’anticommunisme n’est pas plus une idéologie que l’antinazisme. C’est une attitude de principe qui condamne l’idéologie communiste. Je vous l’ai déjà dit, mais avec vous il faut se répéter, je suis autant anticommuniste que je suis antinazi. Pour les mêmes raisons, la défense de l’État de droit et de la démocratie. Mais cela, vous n’arrivez pas à le comprendre, ou vous vous y refusez. Votre ligne de défense, qui consiste à justifier le communisme en salissant ses adversaires, est faible.

    Je ne connais pas la liste complète de tous les pays concernés, au moins à une époque de leur histoire, par les violations des droits de l’homme. Votre supposition n’est pas avérée. Tous les pays qui ont été gouvernés par un parti communiste y figurent. Il n’y a pas d’exception. Vous êtes communiste, vous devriez réfléchir à la cause de ce fait. Vous ne pouvez pas dire que vous ne saviez pas.

    Glycère Benoît Le 10 mai à 18:52
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Je suppose que votre dernier commentaire s’adressait à Bernard Laurence.

    Vous ne cessez de vous copier-coller, induisant d’une vision passéiste et spectrale du "communisme" sa définition originelle et définitive !... Ce n’est pas honnête pour deux ronds, mais vous persévérez envers et contre tout !...

    À partir de là, je vous donne acte que la pratique "du syllogisme de fausse identité" n’est pas une méthode !... (J’en retiens le concept). Genre : Socrate est mortel / Tous les chats sont mortels / Donc Socrate est un chat...

    Mais n’essayer pas de vous sauvez la mise en reportant la culpabilité sur autrui : vous le premier, vous devriez montrer l’exemple, quand vous ne savez que vous obstiner à remettre tout communiste dans la bouteille, dans une pratique systématique de l’analogie abusive !!!!... Vous n’avez donc aucune leçon à donner, en matière de dérives malsaines d’un "fil de discussion"...

    Votre anticommuniste revendiqué est si primaire , si agressif, si intolérant, si vicieux et si délibérément "exterminateur", qu’il ne peut que renvoyer aux conséquences de tout anticommunisme, dit primaire !... Personne ne vous assimile à tel ou tel événement, mais il faut effectivement choisir son camp.

    Le camp abstrait de "la Démocratie" ne suffit pas.

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 19:29
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ...En un mot, je vous l’ai déjà dit :

    Ne vous posez pas en victime, s.v.p. !... C’est un procédé de racaille !...

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 19:36
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Vous qui aimez les extraits de presse, je vous suggère l’article publié sur le site de L’Obs le 18 novembre 2016 à 22h02, par Théo du Couedic : Pilecki : histoire d’une « rafle » volontaire pour entrer à Auschwitz.

    Un extrait :

    “Witold Pilecki est resté méconnu pendant toute la guerre froide. Pourquoi ? Parce que son parcours en dérangeait plus d’un. Tout d’abord, les Alliés qu’il avait, à maintes reprises et de façon très précise, informés de ce qui se passait à Auschwitz. Et pourtant ils ne firent rien. Il ne faut pas oublier que Pilecki, luttant contre la dictature mise en place dans son pays par Moscou, a été condamné à mort et exécuté en 1948. Les communistes polonais ont ensuite interdit la moindre allusion à son nom. Ses enfants ont même été empêchés de faire des études supérieures.”

    L’histoire de Witold Pilecki, officier polonais résistant contre la barbarie nazie puis contre la barbarie communiste devrait vous faire réfléchir. Les deux sont haïssables et condamnables. Vous me reprochez de les condamner et de combattre celle qui survit. Pour quelle raison ? Parce que vous êtes vous-même communiste ? Pour une autre raison ?

    Glycère Benoît Le 10 mai à 19:42
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ...Et voilà que vous continuez de vous victimiser !...

    M’enfin, personne ne va « vous reprocher » de haïr rétrospectivement une barbarie pseudo-communiste !...

    Le cas de la Pologne est effectivement particulièrement spectaculaire et sensible !... Et d’autres exemples pourraient être pris : celui de Margarete Buber-Neumann...

    Croyez-vous que nous soyons en reste ? ...Même si, personnellement, pardon, je ne me sens pas comptable des agissements de Staline, mort au temps où je venais au monde !...

    Cela ne signifie aucunement que je "n’assume pas " toute l’histoire" d’un parti dont je fus membre !... Mais précisément, dans une méditation permanente sur comment permettre le "plus jamais ça" !... Qui, encore une fois, ne peut se contenter de la simple "condamnation" !...

    La "condamnation du stalinisme", par le PCF du milieu des années 70, ne lui a pas permis d’ "aller au fond" du problème, et nous ne pouvons pas ici passer sous silence que Lucien Sève, lui, n’est pas resté au milieu du gué !...

    Ce n’est pas à nous de "devoir réfléchir", ...car nous ne vous avons certainement pas attendu. Surtout lorsque cette "réflexion" commence de votre fait par une assignation systématique et récurrente de vos interlocuteurs à fausse-identité, après quoi vous faîtes le devoir de faire la mouche autour d’un faux-coche !...

    Les méchantes rengaines, que vous nous servez à n’en plus finir, me font dire...

    ...qu’"avec des scies, on mettrait le pari communiste en bouteille" !...

    Cessez cela.

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 20:23
  •  
  • ...Erratum :

    je remplace : "après quoi vous faîtes le devoir de faire la mouche autour d’un faux-coche !..."

    par : "après quoi vous VOUS faîtes le devoir de faire la VRAIE mouche autour d’un faux-coche !..."

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 20:27
  •  
  • ÉLOGE DU COMMUNISME

    Il est raisonnable, à portée de tous. Il est facile.
    Toi qui n’es pas un exploiteur, tu peux le comprendre.
    Il est fait pour toi, enseigne-toi sur lui.
    Les sots l’appellent sottise, et les malpropres, saleté.
    Il est contre la saleté et contre la sottise.
    Les exploiteurs disent que c’est un crime.
    Nous, nous savons :
    Il est la fin des crimes.
    Il n’est pas une absurdité,
    Mais la fin de l’absurdité.
    Il n’est pas le chaos,
    Mais l’ordre.
    Il est chose simple,
    Difficile à faire.

    Bertolt Brecht, L’Arche Éditeur à Paris. POÈMES, t.3, p. 61. ( Trad. Maurice Regnault ).

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 22:58
  •  
  • Erratum :

    À la troisième ligne du poème :

    "Il est fait pour toi, renseigne-toi sur lui." ( et non "enseigne" !... )

    Aubert SIKIRDJI Le 10 mai à 23:02
  •  
  • Aubert, je te remercie de m’avoir accompagné tout au long de ce "dialogue", j’ai beaucoup appris de tes contributions ; mais n’ayant "pas de mains", je laisse ceux qui les ont conservées applaudir les désastres anthropologiques et climatiques générés par le capital, et dont nous n’avons vu encore que les prémices.

    Bien à toi.

    Bernard

    Bernard LAURENCE Le 12 mai à 21:51
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Seriez-vous un idiot, en plus d’être un idiot utile selon Lénine ? Si vous avez quelque chose à me dire dites-le moi directement, non en m’impliquant en tiers. Si vous n’avez rien à me dire, ne me dites rien. Même sans me citer nommément, vous me prenez à partie par une allusion sibylline. Mais voilà avec vous la rigueur intellectuelle que requiert tout débat est une qualité difficile à partager. Votre approche torve, indirecte et hypocrite montre que vous en êtes dépourvu. Est-ce pour cela que vous êtes communiste ? Peu importe, en tout cas il faudra se limiter, faute de mieux, à vous rafraîchir la mémoire.

    Vous n’avez pas de mains, vous n’avez pas non plus de mémoire. On peut toutefois admettre, par générosité, que l’accessoire atrophié qui vous en tient lieu puisse être rafraîchi. La Grande Terreur de l’ère soviétique montra de quoi les communistes sont capables, ici au sommet de leur gloire, dans le cadre du plan général d’extermination mis en œuvre par le PCUS.

    Après que l’efficience du mensonge s’est consumée, le masque tombe. Les témoignages nous parviennent, les victimes apparaissent, avec leur nom et leur visage, sur les documents administratifs, sur les archives photographiques, comme par exemple pour les procès de 1937-38. Ces victimes sont des gens du peuple, pas particulièrement des membres de la classe parasitaire vouée à la liquidation afin d’assurer le bonheur commun prévu par le marxisme. Des êtres humains, des personnes, non des éléments antisocialistes. Elles sont là, peu avant leur exécution par les services du NKVD. Elles témoignent pour des millions d’autres. Ne les oublions pas. Souvenez-vous d’Aleksandra Ivavnovna Tchoubar.

    Glycère Benoît Le 13 mai à 08:17
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Depuis votre planque, ...vous n’avez cessé d’altérer, de maculer cet endroit !... Que votre vocation, de fait, était de mithridatiser par l’injection permanente de votre poison anticommuniste primaire, de sorte qu’il en reste de toute façon quelque chose.

    Et d’un sens, bravo ! "Vous avez gagné" : d’une part nous avons dû "nous occuper de vous" de manière fort exorbitante. Et d’autre part, votre absolu et mortifère simplisme, jusqu’à vouloir à tout prix "avoir le dernier mort",... ne pouvait que tendre à interdire, en tout état de cause, tout échange intéressant !...

    ...Encore une fois, je vous le redis : vous ne pourriez vous comporter, de telle lâche et veule manière, dans la vraie vie !!!...

    Au demeurant, enfoncez vous cette idée dans votre petite tête de monomaniaque : que ni "nos consciences" ni "nos mémoires" n’étaient en attente et en manque de se mettre un mouchoir..., pardon, je veux dire : un sale petit mouchard dans votre genre dessus !...

    Vous ne pouvez décemment induire de l’énumération abstraite et sans fin de morts et de "victimes" que NOUS, vos interlocuteurs,... souffririons d’angles morts !... C’est juste de la DIFFAMATION capillotractée, baveuse et incontinente !... Et, puisque vous êtes attaché au droit : je vous signale que la diffamation est passible de poursuites.

    En attendant, ne parlez pas de rigueur intellectuelle. C’est une vertu qui vous est totalement étrangère, ...lorsque rigueur n’est pour vous synonyme que de sévérité anticommuniste plus que primaire, et, pour la énième fois, d’enfermement déformant de la question communiste dans une aporie théorique.

    Oui, il y a une impasse historique du dit communisme, mais celle-ci ne signifie ni le début ni la fin de l’Histoire !... "Condamner" ne suffit pas : comprendre est nécessaire. Et le faire "de l’intérieur" ne signe aucune complicité !... L’on ne demande pas à tout chrétien des comptes sur les bûchers de l’Inquisition !...

    Si je puis dire, ne vous en déplaise : ..."la sève intellectuelle" héritée de Lucien Sève n’est pas de simple retour en sévérité sur "le passé d’une Illusion" collective... Il se trouve que : ...à l’époque de la mort de Staline, celui-ci était plongé dans la lecture "subversive"de Marx (...étant été envoyé, par mesure répressive gratuite, "en tant que jeune prof. communiste déclaré", dans un bataillon disciplinaire en Algérie) !...

    Et non, Staline n’est pas dans Marx !... Vous n’acceptez pas que l’on puisse dire que le communisme, ce n’est pas le dit "communisme" !... Vous préférez adorer la tautologie !...

    Mais la tautologie n’est pas la vie !...

    Allez donc vous coucher.

    Aubert SIKIRDJI Le 13 mai à 20:12
  •  
  • A l’attention de G. Benoît
    Malheureusement pour vous, et heureusement pour moi, vous ne m’avez rien appris sur la monstruosité stalinienne.
    Tenez-le vous pour dit.

    Bernard LAURENCE Le 13 mai à 21:59
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Le risque serait de rester, derrière vos grotesques absurdités jusqu’au-boutistes, sur un mode défensif.

    Vous étant institué vicieux curé communistophobe, c’est l’un après l’autre, c’est individuellement que vos interlocuteurs avaient, semble-t-il, à "passer à confesse" - le jugement de leurs fautes imaginaires étant filmé d’avance : l’on ne pouvait qu’en ressortir jugé, l’un après l’autre, comme, au minimum, "idiot utiles du sanglant communisme" !...

    Mais ce qui est fou, c’est que l’occultation du tiers, l’interdiction de se parler, en l’occurrence, entre "idiots sanglants" avérés, ...l’obligation de rester des individus individuels et séparés... a fini par se trouver justifié, dans votre raisonnement, comme redoublement et confirmation de l’accusation "individuelle" en question : car le besoin de communication entre accusés signerait justement un tropisme "d’entre-soi marxien", qui serait le début du crime !!!!...

    Vos indécrottables passions tristes se complètent donc très bien : la diffamation, la division.

    ...Mais, dîtes-vous, ce serait "votre liberté" !!!... Ce serait "votre regard" !...

    Soit-dit en passant, je n’aime pas trop le titre "libéral" de ce site : "Regards", qui suppose qu’on a chacun sa conscience, chacun son regard. Ça vous permet de vous soulager "démocratiquement" de votre anticommunisme primaire, sans jamais rien prendre en compte de ce qu’on vous répond. (...Et, qui plus est, ...tout en prétendant curieusement être contre un dialogue de sourds, qui ne serait le fait que des autres !... Ben voyons !... Jouer au con sans limite, en prenant les autres pour des cons, est d’évidence votre sport favori !... )

    Mais j’ai commencé en disant que je ne voulais pas rester sur un mode défensif et polémique : car non, nous ne pouvons en rester à votre définition absurde de la "démocratie" !!!... Non, nous ne pouvons nous contenter de regards "opposés", justifiant un dialogue de sourds, non, nous ne pouvons pas nous contenter d’"à chacun sa vérité", d’une vision de "tour de Babel" de l’humanité, où c’est l’autisme qui dominerait, l’affirmation qu’on ne pourrait décidément pas parler la même langue !!!...

    Seul votre refus, confinant au racisme politique, de partager quoi que ce soit avec vos interlocuteurs, seule votre volonté puriste de faire à tout prix la différence avec eux est ici en cause !...

    J’en viens à ça que je veux dire ( à raccorder à mon texte du 7 mai à 19h10, qui avançait que la créativité démocratique interdit la pure et simple négation de l’autre ) :

    D’une manière générale, quelle que soit "l’opposition", et même "la lutte à mort" entre humains, rien ne justifie que cela se passe et se fasse "parce qu’on ne parle pas la même langue", et donc qu’on n’aurait strictement rien à partager !...

    Il est notamment arrivé que les barrières de l’exotisme et de l’autisme culturels se brisent !... Je pense à ce propos à ...Kateb Yacine qui, dans la lutte d’émancipation anti-coloniale, parla d’appropriation du français comme d’un "trésor de guerre"... Cette filiation est celle de Senghor, aujourd’hui Édouard Glissant, etc.

    À l’inverse, certains "coloniaux" ne sont pas juste resté figés, devant la porte de la culture des colonisés... C’est dire qu’au pire de l’Histoire de l’exclusion de l’autre, ...des "amalgames", des "métissages" peuvent et doivent s’opérer !...

    Amalgame : c’est par ce seul mot, j’ai envie de dire, ...que Lucien Bonnafé réussit à définir l’esprit communiste, et pour commencer par la dénonciation intelligente qu’il a faite de l’altération perverse de sens que ce mot a subi !...

    Ainsi le sens de ce mot, positif, s’est-il retourné en son contraire péjoratif, synonyme d’analogie abusive, en conséquence de quoi il s’agirait d’impérativement "refuser les amalgames", comme attentatoires à on-ne-sait-quelle pureté d’origine !... Il s’agirait du coup de refuser d’être associé à un tel ou un tel...

    Et pourtant, le sens initial d’amalgame signifie alliage de qualités, pour une qualité supérieure !... Ça se dit de métaux, mais cela concerne aussi bien... "le métal humain", si l’on peut dire !... Car dès lors qu’un processus d’appropriation de l’autre (au bon sens, amical, du terme : pas celui de "possession" !...) s’effectue, la part d’"union" réalisée avec lui ne nie pas les qualités différentes de ses composants, au contraire : elle les porte à un niveau supérieur d’humanité !...

    Cette visée d’union n’est pas de "fusion-confusion", de simple "mélange", tel que l’extrême-droite en agite le fantasme redoutable..., mais elle suppose une dynamique de la rencontre sans fin (dont l’éthique est fort bien expliquée par quelqu’un comme Albert Jacquard...) !...

    Cela s’appelle, ni plus ni moins : l’altérité !!!... Et cela implique non seulement l’accueil du tiers, mais la multiplication de tiers, car un plus un, dans la rencontre bien comprise, dans "l’amalgame" bien compris, cela fait plus que deux !...

    Aubert SIKIRDJI Le 14 mai à 01:24
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  • Cher Bernard,

    En République les "tiers" ont normalement droit de cité, n’est-ce pas...

    Comme rien n’empêche les fraternisations... Je pense à Paul Éluard le Français, qui découvrit que le peintre Max Ersnt l’Allemand était, dans les tranchées, à bien peu de distance de lui !... :

    ...la première guerre mondiale n’a pas été, en effet, qu"une "matrice des totalitarismes" !!!... Elle a immensément relancé le besoin "d’internationalisme prolétarien" !... Que le concept en ait été ensuite instrumentalisé est une autre affaire...

    Au point où nous en sommes, j’aurais d’autres choses à te communiquer : par exemple un texte de Lucien Bonnafé, parmi ses "samizdats", où il me cite et me répond... Mais bien sûr, trop long pour ici...

    Bien amicalement,

    Aubert

    Aubert SIKIRDJI Le 14 mai à 01:49
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  • Bertolt Brecht. Poèmes 3. L’Arche Éditeur. P.217, trad. Maurice Regnaut. Ce poème est extrait de la pièce "La Mère" ( sur le thème du roman de Gorki du même nom ) :

    ÉLOGE DE LA TROISIÈME PRÉSENCE

    Sans cesse on entend dire que les mères
    Perdent leurs fils bien vite, mais moi,
    J’ai gardé mon fils. Comment l’ai-je gardé ? Grâce
    À la troisième présence.
    Lui et moi étions deux, mais la troisième,
    La commune présence, était, dans notre action commune,
    Ce qui nous unissait.
    Plus d’une fois j’ai entendu
    Parler entre eux fils et parents.
    Combien meilleurs étaient nos entretiens
    Sur la troisième présence, à nous commune,
    La grande présence commune à beaucoup d’hommes !
    Comme nous étions proches l’un de l’autre, étant l’un et l’autre
    Proches de cette présence ! Comme nous étions bons
    L’un pour l’autre, étant proches l’un et l’autre
    De cette présence bonne !

    Aubert SIKIRDJI Le 14 mai à 03:30
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Si. Je vous ai appris qu’il ne s’agit pas de la monstruosité stalinienne mais de la monstruosité communiste. Celle-ci est établie dès 1917. Tout régime de parti unique est déjà monstrueux en lui-même de ce seul fait, par son absurdité. Le monstre c’est Lénine. Le stalinisme différencié du communisme n’existe pas plus que l’hitlérisme différencié du nazisme. Combien de fois faudra-t-il répéter ces évidences ? Vous jouez sur les mots pour vous défausser. Vous en êtes heureux, en décrétant au passage malheureux vos adversaires politiques. Mais eux, loin de votre béatitude, ont la sagesse de condamner le communisme, de condamner le nazisme et dans les deux cas d’appeler les choses par leur nom. Ils ne parlent pas la langue de bois. Ils posent – et se posent – les bonnes questions et ils répondent aux questions qui leur sont posées.

    Votre biais lexical est éculé. Vous inviter à vous en départir revient à solliciter votre intelligence. Qu’elle ait été depuis le temps impuissante à le faire d’elle-même est un signe peu encourageant. Mais peut-être un jour arriverez-vous à parler politique sans en nourrir votre discours – ni votre pensée. Si cela advient, c’est que vous aurez vécu une expérience formatrice.

    Il faut en attendant vous rafraîchir la mémoire, ce qui ne demande pas de dialoguer avec vous, chose impossible, mais de vous dire en face ce que vous méritez qu’on vous dise. La vérité du communisme vient de l’histoire. Le cas d’Aleksandra Ivavnovna Tchoubar est exemplaire de la perversité et du délire de ce régime. Arrêtée à Moscou le 4 juillet 1938, elle fut condamnée à mort le 28 août 1938 et exécutée le même jour, pour ‘participation à des activités ennemies et liens criminels avec un dirigeant d’une organisation contre-révolutionnaire’ – dirigeant qui n’était autre que Vlas Tchoubar, son époux. Il était membre suppléant du politburo du PCUS, Président du Conseil des commissaires du peuple d’Ukraine. Il participa au Holodomor, fit part néanmoins à Staline de réticences face à cette politique de famine méthodique. Tombé en disgrâce en avril 1934, il fut arrêté le même jour que son épouse et fusillé le 26 février 1939. Aleksandra Ivavnovna Tchoubar fut réhabilitée en 1955.

    Le 13 janvier 2010 la Cour d’appel de Kiev reconnut Vlas Tchoubar, avec d’autres, coupable de génocide du peuple ukrainien, et classa l’affaire du fait de la mort des accusés. Les 750 000 condamnés à mort de la Grande Terreur de 1937-1938, n’étaient pas tous des apparatchiks. La plupart étaient des gens de la société civile, sans parti, comme Boris Nikolaïevitch Rozenfeld, ingénieur moscovite, arrêté le 3 janvier 1935, condamné à 5 ans de camp, sur le chantier de la mer Blanche, puis ramené à Moscou le 12 avril 1937. Condamné à mort le 13 juillet 1937, exécuté le même jour. Réhabilité en 1990.

    Glycère Benoît Le 14 mai à 06:13
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Personne ne peut rien pour vous, Monsieur.

    « Quand on a la tête en forme de marteau on voit les problèmes sous forme de clous » (Einstein).

    Aubert SIKIRDJI Le 14 mai à 15:27
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Vos manières de fatuité, à distribuer, pas gêné, les "expériences formatrices" ...et prendre fort malheureusement vos interlocuteurs pour des idiots, ne ridiculisent, depuis un bon moment, que vous-même !... Je vous signale que je préfère clairement, quant à moi, mourir idiot (dans le sens de Dostoïevski) que sale crétin !... Et même, je le souhaite vivement, si c’est dire : sans préjugé !...

    Note est prise (1ère de vos courtes leçons) ...que "le communisme" (par définition monstrueux) serait réductible à une séquence qui commence pour vous (si l’on ne veut pas tomber, n’est-ce pas, dans "un biais lexical éculé") ...en 1917, et aux choix qui s’en sont suivi dans le mouvement ouvrier international...

    Ce n’est pas pour rien que je reviens justement sur cette drôle de "bizarrerie", terriblement éculée : ...la première guerre mondiale, qui ne fut, semble-t-il, pas "une monstruosité communiste", mais en tout cas, peut-être pour vous, une chose dans l’ordre naturel des choses..., puisque vous n’en parlez jamais !...

    Le régime tsariste, idem, n’avait sans doute, dans votre esprit, rien de monstrueux... C’était cool. Aucune persécution, aucune déportation ne s’y pratiquait sans doute... "La démocratie" y était sans doute clairement épanouie, et la masse du peuple n’y était pas réduite à une collection d’« âmes » !...

    Devant la réalité de l’état de conscience du peuple, Lénine était en tout cas vivement lucide, sur la prématurité de changements "communistes" !... Et il est mort trop tôt : la NEP fut le fait d’une volonté réaliste, quant Staline cru pouvoir tout résoudre par un volontarisme criminogène !... Et oui, il y avait une très grosse différence entre eux !... Une béance.

    Le stalinisme, caractérisé par "un savoir borné pour un pouvoir sans borne" (Henri Lefèbvre), n’était absolument pas la façon de Lénine, pour qui tout devait être impérativement et ouvertement pensé !... Et c’est d’ailleurs un exemple, de ce point de vue : son oeuvre, car il existe une oeuvre léninienne, en témoigne !...

    Aubert SIKIRDJI Le 14 mai à 17:24
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ...À propos du genre d’"explication" courte que vous nous avez servi, sur l’inanité aux conséquences catastrophiques, selon vous, ...de la volonté révolutionnaire, il y a eu cette affirmation très péremptoire qu’"un révolutionnaire ne temporisait pas"... Ah oui ?!?...

    ..."Appliqué" à Lénine, ce très stupide à-priori ne ferait, en l’occurrence, qu’entretenir un malentendu coupable sur "le sens de l’opportunité", et de l’aptitude à "l’analyse concrète de la situation concrète" de ce dernier ! ...

    J’ai rappelé, après Sève, que Lénine était tout-à-fait lucide, sur la prématurité de changements "communistes" », dans la Russie du début du 20 ème siècle !!!... Son aptitude à "saisir l’occasion", non, ne gommait certainement pas, son sens du temps long, et des immenses carences du présent !...

    Quant à généraliser bêtement l’idée que "les révolutionnaires" ne seraient suspendu qu’à l’idée du Grand Soir, je rappelle ce texte de Marx (Cologne, 1843 ) : "C’est à nous d’amener complètement au grand jour l’ancien monde et de former positivement le monde nouveau. Plus les événements laisseront de temps à l’humanité pensante pour se ressaisir et à l’humanité souffrante pour s’associer, et plus achevé viendra au monde le produit que le présent abrite dans son sein".

    Ce seul rappel sur "les conditions de possibilité du communisme" constitue un élément incontournable d’un « débat » qui ne vous intéresse visiblement pas, tout occupé que vous êtes à en "condamner" ex cathedra toute expression que ce soit !...

    Aubert SIKIRDJI Le 14 mai à 19:30
  •  
  • Erratum :

    "..l’idée que "les révolutionnaires" ne seraient suspenduS qu’à l’idée du Grand Soir...3

    Aubert SIKIRDJI Le 14 mai à 19:33
  •  
  • "...du grand soir..."

    Aubert SIKIRDJI Le 14 mai à 19:34
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Vous ne reculez vraiment devant rien, et ne peux vous laisser ce point, ...si même vous nous l’avez seriné cent fois :

    Alors comme ça, pour ainsi dire comme une marque déposée, ...Staline (engageant Lénine) aurait été au communisme ... précisément ce qu’Hitler aurait été au nazisme !!!!... Et puis quoi encore ? Ce que, "horresco referens", Monsieur Glycère Benoît, uniquement préoccupé d’anathème, serait à la démocratie ? Nous v’là bien !...

    Vous pourrez les répéter autant de fois que vous voulez, ...de telles "évidences" saumâtres se dénoncent elles-même comme poncifs réactionnaires, évidés de l’Histoire et de la vie réelle !...

    La vie réelle, c’est l’actuelle volonté des capitalistes de profiter du "choc" du virus pour déstabiliser plus avant le monde du travail !... La vie réelle, c’est la réalité d’une lutte des classes perpétuelle , que Staline n’a pas inventée, du temps de son règne, s’il l’a instrumentalisée !...

    Vous écriviez, de votre côté, histoire de commencer sur un mode fort hypocrite, le 25 mars à 23h09, que : "le marxisme reste une grande pensée, mais il ne peut se substituer à la volonté des peuples".

    Est-ce que l’actuelle "volonté des peuples" serait de se la faire jouer à l’envers, par la "stratégie du choc" en question ?

    Et, soit-dit en passant, au-delà du coup de chapeau, l’on voudrait bien savoir en quoi "le marxisme est une grande pensée", si c’est Mister Staline qui a eu le fin mot de l’histoire du marxisme ?!?... L’on aimerait bien savoir, par exemple, si Marx a quelque chose à nous dire ACTUELLEMENT de la fuite en avant "mondiale" dans la sur-accumulation financière, bel et bien parasitaire ?!?...

    Sur la question du stalinisme, évidemment qu’il s’agit d’un concept générique qui dépasse le temps et la personne de Staline : ...il fut, il est partout où toute lutte de libération s’est retournée en son contraire : en nouvelles oppressions !...

    Mais déduire de ces "résultats" que ces nouvelles oppressions seraient le tout de l’affaire est une imposture intellectuelle réactionnaire majeure. C’est une vision "en poupée russe" de l’Histoire, qui ne tient pas !... Et qui justifie surtout que seule l’oppression constituerait le destin final de l’humanité !...

    Le réalisme oblige à savoir que l’émancipation ne peut jamais relever ni de la pensée unique, ni de l’acte unique, parce que, pour rester encore sur un mode simpliste : "la censure est un rasoir à deux lames" !... Il y a toujours des "répliques", en formes de farces ou de nouvelles tragédies...

    Mais, ...de là à en déduire qu’il n’y aura jamais rien de nouveau sous le soleil que l’imparable "substitution" de nouvelles oppressions à la volonté des peuples..., c’est faire de la "substitution" une fatalité !...

    La conscience aussi a grandement diffusé des fautes, des erreurs cumulées, des crimes, liés à la "substitution" !...

    Par exemple, ce qui chemine aujourd’hui, en France, comme idées autogestionnaires et "d’auto-organisation", exprime une claire volonté de ne pas retomber dans ce piège !...

    Aubert SIKIRDJI Le 15 mai à 18:38
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Pour en finir avec votre accusation, torpide mais décelable dans votre message du 12 mai, sachez que je ne m’applaudis pas des désordres environnementaux que crée l’activité humaine. Réchauffement climatique, déséquilibres naturels, disparition des espèces, explosion démographique tout cela me préoccupe autant que vous, autant que chacun de nous. Ce qui me différencie d’avec vous c’est que je ne retiens pas le socialisme pour solution. Elle est à trouver, à mon sens, dans la démocratie. Le salut de l’humanité n’exige pas d’en sortir. C’est au contraire en y restant que les gouvernements pourront agir avec efficacité en respectant les principes qui la fondent. Leurs attributions, dans le cadre qu’elle a fixé, le permettent.

    Aucun parti n’est propriétaire exclusif du progrès. Chaque parti représente et défend une conception du progrès. Ce n’est pas pareil. Croire au progrès n’est pas un vice en soi. S’imaginer qu’on en détient le monopole si. Il y a le progrès scientifique bien sûr mais n’est pas scientifique qui veut. Autrefois le marxisme-léninisme prétendait au statut de science. Il ne le revendique plus. Ce renoncement est une diminutio capitis qui signe la mort de son ambition. Le régime qui la portait a fini sans qu’elle ait abouti. Son retour n’aura pas lieu.

    Miser sur la métamorphose du parti communiste en parti écologique, par substitution d’identité, est une imposture. L’écologie n’est pas d’essence partisane. Elle est affaire de compétence scientifique et de bien commun. En cela, quel que soit notre niveau de connaissances, nous sommes tous écologistes. Un parti écologique est en soi une absurdité.

    Glycère Benoît Le 16 mai à 06:44
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Ok. Nous connaissons depuis longtemps par cœur votre pensée unique, obtuse, torpide et soustractive :

    ...Nous sommes au courant, merci : que vous ne retenez pas "le socialisme" comme solution, y compris face à la catastrophe écologique galopante, mais "la démocratie", après avoir décrété, comme on joue aux cubes de couleur, enfant, dans sa baignoire, qu’il s’agissait d’entités étanches et distinctes !...

    La démocratie ?!?... En clair : cela se résume en conséquence au capitalisme, selon vous propriétaire exclusif du progrès. Vous avez, en attendant, de "la démocratie" une vision forcément excluante, alors que toutes les composantes du camp de l’alternative au capitalisme en ont une vision incluante, reposant sur le pari de l’élargissement de l’activité et de la participation démocratique !...

    Il faut le dire clairement : vous ne cessez de parler obsessionnellement de "socialisme" comme d’un épouvantail définitif, mais vous révélez en réalité ici, derrière l’affirmation d’un caractère diffus et "universel" (le mot est à la mode) de l’enjeu écologique, pour vous une conviction d’inanité du rapprochement du social et de l’écologie !... En clair, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, si chacun reste à sa place  !... "La démocratie" est bien telle qu’elle est, et rien n’est à changer !... Et tant pis d’ailleurs si elle a la fâcheuse tendance à virer autoritaire, et à exclure "le social", au nom de l’idéologie du chacun pour soi !...

    Il est un fait que les pays du dit "socialisme réel" ont pris leur part d’un productivisme anti-écologique !... Et nous sommes bel et bien à un autre moment de l’Histoire humaine, où l’humanité est en train de se suicider par le fait d’une absence de partage, non seulement des richesses, mais des responsabilités !... (Sans quoi il n’y a pas de liberté...)

    Mais cela veut dire que le concept de "socialisme", s’il peut être encore retenu, ne peut que se refonder sur l’idée que "personne n’est irresponsable de ce qui se décide, là où il est concerné", ce qui veut notamment dire sur une entrée de la démocratie dans l’entreprise !... Pourquoi, dans ma région, des cohortes de travailleurs se sont-ils retrouvés, à bas bruit, victimes en nombre de la production d’amiante ? Parce que la pression capitaliste du chantage à l’emploi est synonyme du : « Travaille et tais-toi !... » .

    Ce n’est pas pour rien que beaucoup de gens affirment la nécessité aujourd’hui d’une ambition politique commune, comparativement équivalente de celle du Conseil National de la Résistance. (Je renvoie à la tribune collective, parue sur Regards : "Au cœur de la crise, construisons l’avenir".) Même Macron, dans les mots, y fait allusion !...

    Je rappelle que le « plan d’action » de la Résistance prévoyait, en même temps que « le retour à la nation des grands moyens de production nationalisés », « le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie . »

    J’ai envie de dire qu’une autre direction de l’économie l’orienterait vers une vocation réellement économique : elle tendrait à mettre un terme aux gâchis aussi bien humains que de la viabilité de la planète !... Mais pour cela, il faut bel et bien une autre démocratie.

    Aubert SIKIRDJI Le 16 mai à 16:01
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  • A l’attention de G. Benoît.
    Je reviens sur deux de vos propos qui m’étonnent.
    Vous écrivez ceci le 14 mai à 16 h 13 :
    "Le stalinisme différencié du communisme n’existe pas plus que l’hitlérisme différencié du nazisme. Combien de fois faudra-t-il répéter ces évidences ? Vous jouez sur les mots pour vous défausser. "
    Vous avez écrit le 7 janvier à 10 h 24 (blog suivant l’article de G. Alfonsi) : « Goebbels était docteur en philosophie, maints modestes antinazis ont fini à Dachau. Ils furent victimes du régime nazi, non du régime hitlérien ».
    Comprenne qui pourra…pouvez-vous préciser votre position ?
    Je vous fais remarquer que le mot communisme au sens marxien du terme est bien antérieur à celui de stalinisme, c’est une évidence, et sauf erreur de ma part, le nazisme est bien une création d’Hitler et ses sbires. Et comment expliquez-vous que le communisme ait essaimé à travers toute la planète alors que le nazisme-hitlérisme est resté circonscrit à l’Allemagne ?
    N’y aurait-il pas une différence d’essence entre les deux ?

    Je suis désolé de vous décevoir, et j’insiste, mais vous ne m’avez rien appris, car vous raisonnez à partir de postulats, en toute chose vous avez un raisonnement binaire ce qui vous enlève toute capacité de comprendre le pourquoi et le comment des phénomènes historiques.

    Au sujet de la monstruosité « communiste », il en est une autre, potentielle, qui aurait très bien pu voir le jour, celle des Russes blancs pendant la guerre civile, s’ils ne l’avaient perdue : (cf L. Sève citant l’historien Arno Mayer dans Octobre 1917 p. 68). Kornilov : "plus grande sera la terreur, plus grandes seront nos victoires(...) Nous devons sauver la Russie [...] même s’il nous faut mettre à feu la moitié du pays et répandre le sang des trois quarts des Russes".
    Face à eux, les bolchéviks n’avaient pas que des enfants de chœur…

    Concernant le dérèglement climatique que vous évoquez, cet article trouvé dans Médiapart le 10/10/2019 :

    À peine une vingtaine d’entreprises du secteur des énergies fossiles sont directement liées à plus de 35 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre produites dans le monde au cours des 50 dernières années, révèle une enquête publiée dans le quotidien britannique The Guardian. Et malgré les appels scientifiques à réduire notre dépendance au pétrole, au gaz et au charbon, ces géants continuent de développer des projets d’expansion de leur production, notamment au Canada.
    Les données compilées et analysées en collaboration avec le Climate Accountability Institute, basé aux États-Unis, démontrent ainsi que 20 multinationales et entreprises d’État exploitant du pétrole, du gaz naturel et du charbon ont contribué à plus du tiers de toutes les émissions de CO2 et de méthane depuis 1965.
    En prenant en compte les émissions de l’ensemble du « cycle de vie » des énergies fossiles commercialisées par ces entreprises, les chercheurs concluent que le bilan carbone s’élève à plus de 480 milliards de tonnes, soit une moyenne de 9,6 milliards de tonnes par année depuis 50 ans. La moyenne annuelle dépasse toutefois les 10 milliards de tonnes depuis le milieu des années 90 et continue de croître. À titre de comparaison, les émissions du Canada ont atteint 716 millions de tonnes en 2017.
    Huit des entreprises liées directement à la croissance marquée des émissions de gaz à effet de serre sont des multinationales du secteur. Ainsi, Chevron arrive au deuxième rang, avec des émissions totales de 43,35 milliards de tonnes. ExxonMobil (41,9), BP (34,02) et Shell (31,95) se retrouvent également parmi les dix plus gros pollueurs du palmarès publié mercredi par The Guardian. Ces quatre multinationales comptent à elles seules pour 10 % de toutes les émissions de carbone mondiales depuis 1965.
    Un total de 12 entreprises sont par ailleurs des sociétés d’État, dont la Saoudienne Saudi Aramco, qui compte à elle seule un bilan carbone de 59,26 milliards de tonnes et occupe la première place du palmarès. Cette entreprise détiendrait en outre des réserves pétrolières « estimées » à 260 milliards de barils, soit davantage que toutes que les réserves canadiennes, évaluées à 173 milliards de barils.
    Toutes les entreprises citées dans le palmarès du Guardian ont été contactées par le quotidien. Sept d’entre elles ont répondu. Dans certains cas, elles ont indiqué qu’elles n’étaient pas responsables de la façon dont sont utilisées les ressources fossiles qu’elles exploitent, un aspect d’autant plus important que 90 % des émissions sont produites au moment de la combustion des énergies fossiles, selon les données des chercheurs.
    Certaines entreprises ont également soutenu qu’elles déploient des efforts importants afin de développer des énergies renouvelables ou d’autres sources qui génèrent moins de gaz à effet de serre.
    Cette idée de la nécessaire « transition » est d’ailleurs défendue par des multinationales comme Exxon depuis le début des années 1980, a révélé l’an dernier le New York Times dans son enquête Loosing Earth.
    Or, dans les faits, la part des énergies fossiles dans le bilan énergétique mondial n’a pas reculé depuis 30 ans. Celles-ci comblent toujours 80 % des besoins, selon l’Agence internationale de l’énergie. Les émissions du secteur de l’énergie ont même augmenté de 1,7 % l’an dernier, selon les données du rapport annuel 2018 de l’organisation.
    Projets au Canada
    Les entreprises citées dans l’analyse du Guardian développent toujours des projets d’expansion de leur production, et ce, y compris en territoire canadien. C’est le cas de ConocoPhillips, une entreprise qui détient une filiale canadienne qui est active dans les sables bitumineux.
    La pétrolière BP, responsable de la pire marée noire de l’histoire américaine, détient pour sa part des permis d’exploration en eaux profondes au sud de la Nouvelle-Écosse. Pour le moment, les forages réalisés n’ont toutefois pas démontré de potentiel d’exploitation commerciale de pétrole.
    Pour conclure (provisoirement) sur cet immense sujet, qu’attend « la démocratie » pour mettre fin à la déforestation en Amazonie qui, sous l’impulsion de Bolsonaro, et avec la complicité de la Commission de Bruxelles (accord Mercosur), s’amplifie de jour en jour ? Si "l’activité humaine" est la cause du dérèglement climatique, il n’y a effectivement aucun responsable.
    Aubert Sikirdji ayant encore mis avec talent moult points sur les « i », j’en reste là.

    Bernard LAURENCE Le 16 mai à 17:35
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    J’ajoute à ce que dit Bernard que les populations autochtones d’Amazonie sont actuellement gravement menacées par le coronavirus, apporté par les orpailleurs, etc. ...car ne disposant pas de système immunitaire, comment dire ? "Démocratique" !...

    Votre partition hors-sol du réel ne tient pas. Prétendre qu’il n’est pas "d’essence partisane", ...c’est séparer l’enjeu écologique de la nécessité de démocratie sociale ; c’est en isoler "la cause" !... Et c’est dédouaner complaisamment la responsabilité première de la tyrannie de la course aux profits, qui, déjà, nous a mis dans le mur, et ne demande qu’à persévérer non pas comme avant, mais pire qu’avant !...

    Il n’est que d’entendre les milieux patronaux, autrement dit le parti de l’Argent, qui a revendiqué ouvertement de s’affranchir des contraintes écologiques, suite aux besoins de "rattrapage", dus à la crise du covid !... Par exemple l’aéronautique, l’automobile sont considérablement "aidés", sous prétexte de cette crise, sans conditionnalité !...

    Vous ne nous ne ferez pas croire que vous échappez à la pensée unique, parce que vous semblez exorciser l’esprit partisan !... C’est comme pour le reste : ...votre séparation de la "matière" écologie des autres "matières" relève de l’esprit de partie, comme on dit dans les procès !... Et ce n’est qu’un certain type d’esprit partisan que vous avez dans le collimateur !...

    Ce n’est pas étonnant que votre conception de la démocratie se veut par ailleurs "subjectiviste" !... Elle s’exonère en réalité de toute responsabilité pratique, business as usual !... Nous pouvons ainsi tous, en conscience, " être écologiste "... mais " sous notre casquette" !... Individuellement...

    Pour info, j’ai fait partie des travailleurs du nucléaire, tout en réprouvant le nucléaire !... J’étais libre de penser ce que je voulais.

    Aubert SIKIRDJI Le 16 mai à 20:05
  •  
  • Aubert, tu as tout à fait raison d’insister sur ce crime contre l’humanité en train de se produire en Amazonie ; à mettre en parallèle le fait que le gouvernement brésilien demande aux mèdecins cubains restés sur place de reprendre du service après avoir été interdits d’exercer depuis l’arrivée du facho au pouvoir.
    Merci le socialisme !

    Bernard LAURENCE Le 16 mai à 20:40
  •  
  • Pourquoi ne suis-je jamais revenu au PCF ?

    Parce que l’Histoire ne repasse pas les plats.

    Parce que revenant n’est pas un métier, ...et aussi parce que revenir dans un Parti, histoire de lui éviter à lui de revenir de façon officiellement autocritique, par un effort théorique conséquent, sur une "période" où il a grave merdé... n’est un "service" à rendre à personne !...

    Des carences théoriques parfaitement repérables sont apparues, suite à "l’échec" d’une stratégie d’"union de la gauche par le sommet", un "échec" qui s’est manifesté séquentiellement de 1977 à 1984...

    Ah certes, dès lors qu’après le dernier grand épisode stalinien (1984) dont il a été le siège, ...l’on n’a pas pu éluder les "immenses gâchis" qui s’en s’ont suivi, ...et il y a bien eu, bien après (= novembre 1998) au PCF un semblant d’autocritique, : mais juste sur un mode affectif, et non politique !...

    Et certes, certains "remèdes" ont été "trouvés". "Trouvés" ? Non. De fait il a fallu attendre la fin du 20ème siècle pour que le PCF reconnaisse juste la liberté formelle ( = bourgeoise-individuelle ) d’opinion de "chacun" de ses membres !!!!...

    Ce qui signifie une sortie juste pragmatique du "centralisme démocratique" ( annoncée en 1994 - comme précédemment, en 1976, l’abandon du concept de dictature du prolétariat - par le secrétaire général soi-même, depuis l’Amérique...), mais qui est restée bancale !...

    Oui, le PCF a gagné, en un sens, en démocratie... Mais a été incapable de repenser à nouveaux frais son originalité de parti révolutionnaire !... "La Mutation de Robert Hue" a été, sur le plan du Parti, une tentative méritoire de sortie complète du stalinisme et de ses prolongements, mais elle est restée sur un mode culturel et individuel, dispensant la direction de retour critique !... (Voir, dans le genre,... la 4ème de couverture du livre de mémoires de Roland Leroy, "La quête du bonheur", daté de novembre 1995, où il écrit que : "chacun porte en son intimité, mêlés, les défauts du stalinisme et la volonté de s’en débarasser". Je trouve, en l’occurrence, que « l’intimité » a bon dos !!!!...)

    De fait, découvrant le vrai sens de "la formule" du manifeste du parti communiste, de Marx et Engels en 1848, où c’est bel et bien "le développement personnel qui est vu comme condition du développement de tous", l’accent mis par "la Mutation" sur l’individu... n’a pas empêché la poursuite de la débandade... On est resté dans le milieu du gué. Et, de fait, ...un véritable aggiornamento aurait supposé d’autres révisions "structurelles" et théoriques que d’en (re)venir aux garanties démocratiques bourgeoises !...

    Je m’explique : dire, comme l’a souvent fait quelqu’un comme Pierre Laurent, que le PCF "marche sur 2 jambes" : c’est-à-dire :
    1/- sur le respect dû à l’opinion de chacun
    et 2/- sur le respect dû aux décisions majoritaires,
    ...cela ne sort en rien de la définition classique de la Démocratie !...
    Cela ne dit absolument rien de la fertilité et de la créativité d’une possible "démocratie communiste" !... Rien de rien !...

    La "démocratie communiste" suppose d’intégrer la dialectique de la tension entre règles démocratiques classiques, et vérité "d’esprit scientifique" au long cours !... Tout le monde sait qu’adopter, pour faire face à l’actualité, ...un point de vue majoritaire n’est pas synonyme d’avoir raison !....

    En conséquence de quoi "la nécessité d’avancer" doit impérativement s’accompagner de la possibilité et de la nécessité de retours critiques réguliers, où il est possible et nécessaire d’admette et mettre en évidence que des individus avaient en fait eu raison avant les autres, et contre le groupe, où des minorités avaient en réalité "posé les vraies et bonnes questions" dans des "périodes" antérieures !... C’est une question conjointement morale et "scientifique", qui fait reposer la démocratie sur la prise en compte d’autrui, et non sur le simple rapport de forces passager !...

    Un parti révolutionnaire qui prétendrait avoir toujours eu raison (cela n’existe plus), mais du moins n’aurait jamais eu tort (parce que l’on aura simplement traité par l’oubli les épisodes délicats) ne pouvait que produire sa propre marginalisation !...

    Qu’il soit clair que ce que je dis là n’autorise personne, qui reste dans les clous des logiques bourgeoises, de s’en faire les gorges chaudes !... C’est parce que nous nous sommes trouvés ici confrontés à un olibrius défenseur jusqu’à la caricature d’une essentialisation de "la démocratie subjective", que je pousse ainsi le raisonnement de "démocratie communiste" !... Quelque part, merci à lui.

    Car il s’agit en réalité de repenser à nouveaux frais le mariage des "droits subjectifs des humains" à leur capacité collective d’appréhender objectivement le réel, pour en affronter sans déni aucun les épreuves !...

    Aubert SIKIRDJI Le 17 mai à 02:00
  •  
  • A l’attention de B. Laurence

    Je vous réponds sur les deux points que vous soulevez – et sur quelques autres.

    Comprend qui peut en effet.

    J’ai cité l’exemple de Goebbels pour monter que le sens moral est intuitif, indépendant du niveau d’intelligence et de connaissances.

    Qui ne chercherait à passer pour indemne de tout reproche ? Votre défense, à cette fin, qu’on observe chez la plupart des communistes, consiste à créer le mot-outil ‘stalinisme’ pour opérer une partition. Quand on désigne la partie d’un ensemble, implicitement on désigne le complément de la partie. Ainsi, parler de communisme stalinien signifie implicitement qu’il existe un communisme non-stalinien. Le premier est chargé de tous les crimes, ce qui laisse entendre que le second, par contraste, en est exempt. Beaucoup de gens tombent dans ce piège. Moi non. Et je dénonce ceux qui me le tendent. Le communisme, comme le nazisme, forme un ensemble homogène. Il n’y a pas de déviation, pas de trahison d’un idéal.

    Imaginez que des petits malins se mettent à parler de nazis hitlériens. La formule choquerait. L’usage des adjectifs peut avoir un effet pervers, parfois recherché pour lui-même, avec des formules du genre : ‘en 1945, on a vu la défaite du nazisme totalitaire.’ Y aurait-il un nazisme non-totalitaire se demande-t-on alors ? Dangereux ça, Laurence. Pensez-y.

    Le mot nazisme est l’acronyme de NAtionalsoZIalismus, soit en français le socialisme national, expression composée qui emploie des mots attestés depuis très longtemps. Elle désigne une doctrine qui est un socialisme sur une base nationale, ou un mélange de socialisme et de nationalisme. La définition du socialisme est si floue, on a attribué à ce mot des sens si variés que même les sbires d’Hitler peuvent s’en servir. C’est dire. Si floue qu’elle ne peut servir de base à la recherche d’une similitude doctrinale. Cela vaut, dans un sens opposé, pour les socio-démocrates. Les sbires du Kremlin ont créé eux le mot marxisme-léninisme, et la chose : leur régime. Il a été exporté dans une trentaine de pays à son apogée. Dans beaucoup d’autres, il n’est représenté que par un parti, à l’exception notable du monde anglo-saxon. Ce saupoudrage ne permit pas la prise de pouvoir universelle prévue par la doctrine. Le démenti se paracheva par l’écroulement final, qui ne laissa derrière lui que cinq régimes résiduels et des partis très minoritaires. De plus ces cinq régimes adoptent sur le plan économique des principes et des pratiques contraires au marxisme.

    Ainsi le combat des communistes est perdu. Faut-il pour autant leur appliquer l’adage ‘Vae victis’ ? Non. Les partis communistes ne sont pas traités différemment des autres partis. C’est cette équité justement qui est mortelle pour eux, du moins pour le principe qu’ils sont censés porter. Elle est la base de la démocratie, qui est à la fois leur calvaire et leur refuge. En France, le PCF est contraint à une lutte politique très concurrentielle, en butte à des adversaires ou des rivaux plus manœuvrants – et mieux manœuvrés. Le jeu électoral ne lui laisse guère d’autre destin que municipal. Mais entre gérer Échirolles ou Champigny-sur-Marne et plier l’humanité sur l’enclume des géants il y a un gouffre.

    Sur la mise en miroir du nazisme et du communisme, similitudes, différences, je m’en suis expliqué dans différents messages, en particulier ceux du 24 mars 21 :17 et du 9 mai 21 :09. Je ne vais pas me répéter.

    La propension avérée des communistes pour réécrire l’histoire ne plaide pas en faveur d’une grande capacité pour la comprendre et moins encore pour l’assumer.

    L’esprit binaire, manichéen, c’est plutôt chez vous qu’on l’observe : les bons communistes, les vilains anticommunistes. Primaires, viscéraux, etc. Comment alors expliquer que si peu de gens soient communistes ? Vous êtes-vous posé la question ? Mais vous n’aimez pas les questions il est vrai. Vous y êtes peu ouvert, on l’a vu sur ce fil. Vous n’êtes pas non plus porté sur le devoir de mémoire, il faut vous la rafraîchir. Mais c’est vain et au fond ce n’est pas mon intérêt. Restez tel que vous êtes, restez communiste : en politique chaque camp recrute pour l’autre.

    Pour le reste, encore un copier-coller. Je lis la presse figurez-vous. A mon tour de vous décevoir : vous ne m’apprenez rien. Les solutions aux problèmes comme le réchauffement climatique sont encore à trouver, les gouvernements ont du travail devant eux, avec des défis énormes à relever. Seront-ils à la hauteur ? L’espoir qu’ils le soient ne me pousse pas à utiliser des guillemets pour désigner la démocratie, contrairement à votre habitude. Et pour désigner le communisme, parfois vous en mettez, parfois non. Derrière ce style incertain votre ressource est unique et sommaire : vous comparez un régime qui existe à un régime qui n’existe pas, la démocratie réelle au socialisme mythique. C’est le seul cas de figure où vous employez ce mot sans guillemets. Facile : le mythe est toujours plus beau que la réalité, c’est d’ailleurs sa fonction. Mais comparer deux choses de nature différente est un vice de raisonnement.

    Glycère Benoît Le 17 mai à 06:44
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Perte d’illusions n’est pas synonyme de désillusion. Oui, l’on peut cesser d’"être" stalinien, sans cesser d’être communiste : ou plutôt, je l’ai déjà précisé, d’être un communiste !... D’être "théoriquement" un communiste... Cela ne relève justement plus de "l’esprit de partition", mais de sa sortie, ne vous en déplaise !!!...

    Je l’ai déjà dit : le stalinisme, au sens large, générique, bien au-delà de Staline, relève non pas du communisme, mais du "commisme", d’où le "un" du milieu disparaît : autrement dit d’un conformisme, qui réclame une homogénéité, basée sur le "mimétisme d’État", et confondue avec le besoin d’Union Populaire !... Et c’est vous qui, ici, en entretenez dare dare le fantasme !...

    Il existe une vieille petite blague qui en parle, du "commisme" : c’est De Gaulle qui fait visiter Paris à Khrouchtchev. Y compris le métro. Ce dernier, ne connaissant pas la réclame, se trouve bien amusé par le slogan, le long des tunnels : "DU BO, DU BON, DUBONNET"... Et lorsqu’il qu’il rend la politesse à De Gaulle, lui fait visiter Moscou à son tour, et son superbe métro stalinien, quelle n’est pas la surprise de ce dernier de voir son hôte, tout content, lui montrer l’utilisation inédite d’un nouveau slogan, le long des murs : CON COMME COMMUNISTE !...

    Vous ne cessez de nous prendre pour des cons, Monsieur Sylvère Benoît, à nous réduire à des "commistes" !...

    Aubert SIKIRDJI Le 17 mai à 17:03
  •  
  • @ Bernard,

    L’on peut ajouter au dossier cet extrait d’entretien avec Bernard Stiegler, dans l’actuelle Humanité de Vendredi-Samedi-Dimanche, 15-16-17 mai :

    " Depuis 1997, une série de nouveaux virus ont engendré des maladies infectieuses émergentes, ce qui n’était jamais arrivé dans l’histoire de la santé. On a vu apparaître une quinzaine de virus en quelques décennies alors qu’auparavant, on découvrait de nouveaux virus ou bacilles tous les cinquante ans.
    Ce changement provient de la déforestation : l’homme perturbe les habitats sauvages et oblige des animaux comme des chauves-souris ou des oiseaux à quitter leurs niches écologiques traditionnelles et à infecter des animaux qui sont moins sauvages ou même domestiques.
    En 1998, suite à des incendies dans l’île de Sumatra, des porcs ont ainsi été contaminés par des chauves-souris... et ont transmis la maladie à des centaines d’humains. Tout cela est dû aux perturbations des écosystèmes qui se produisent de plus en plus fréquemment ..."

    Aubert SIKIRDJI Le 17 mai à 18:38
  •  
  • Cher Bernard,

    En écho à ton message du 8 mai à 17h02, à propos de Bonnafé-Tosquelles-Tony Lainé..., il faut que je te donne une info.

    J’ai évoqué le livre de Roland Leroy de 1995, ce matin à 2h00, où R.L. Se permet de psychologiser la question du stalinisme, en la diffusant, en quelque sorte, entre communistes, car, soi-disant : "chacun porterait en son intimité, mêlés, les défauts du stalinisme et la volonté de s’en débarrasser."

    Il aimait, disait-il, par ailleurs, la remarque de "son ami Arnaud Spire", qui disait de la mentalité stalinienne qu’elle faisait des cocos, chacun à son tour, et selon les périodes, "un matador ou un taureau" !... Ah bon ? Drôle de raisonnement !...

    Voici donc, en tout cas, Arnaud Spire en matador patenté :
    Je cite les pages 66-67 de son livre : "Lénine/ l’éternel retour du concret" : « La Liberté, écrit Lénine, est un grand mot, mais c’est sous le drapeau de la liberté qu’on a spolié les travailleurs. » L’expression « liberté de critique », telle qu’on l’employait à l’époque, renfermait le même genre de mensonge. (...) De même, moins d’un siècle plus tard, dans la France des années 1980, l’appellation « communistes critiques » pour désigner quelques « orphelins » de l’époque du Programme commun, figés dans leur obstination à refuser la critique de ses propres erreurs de la période précédente par le PCF et sa nouvelle stratégie révolutionnaire, fit problème. Il apparut en fait que cette critique, émise de l’intérieur de la révolution, rejoignait tendanciellement le conformisme le plus ordinaire. Celui de ceux qui voulaient la mort du parti révolutionnaire, véritable empêcheur de « consensualiser » en rond la prétendue supériorité du libéralisme. ».

    Voilà ce que, plus tard, Roland Leroy dit, de son côté, sur un ton apparemment plus "modéré", des accusés de complot liquidateur, "voulant la mort du PCF", comme l’a écrit "son ami Arnaud Spire" : je cite la page 144 de "La quête du bonheur" :
    « Naguère, d’autres ont parlé de « rénovation » ou de « refondation ». Je n’ouvrirai pas de querelle de mots. Aucun de ceux-là ne me choque vraiment, sauf qu’à l’usage ils ont souvent pris un sens particulier en recouvrant des pratiques politiciennes ( !!!!!... - Ouaouhhh !!!... Voilà bien le soupçon du complot !...- ) qui ont plus abouti à crisper le parti qu’à le transformer.
    Mais je préfère le terme de mutation parce que plus radical, plus proche de la nécessité. »

    Quel culot en l’occurrence !... Car, à propos de "pratiques politiciennes qui ont plus abouti à crisper le parti qu’à le transformer", voici mon info :

    À l’été 1984, en même temps que Gaston Plissonnier lançait un cri d’alerte : "Il y a des camarades qui veulent culpabiliser le Parti", une opération "que les bouches s’ouvrent" a été lancée (dont il s’est avéré qu’elle a plus servi à repérer les dits "communistes critiques" en vue de mise à l’écart qu’à autre chose !...) Tony Lainé et Daniel Karlin ont, en conséquence, envoyé un texte critique assez copieux à l’Humanité (je tiens cette histoire de la bouche même de Tony Lainé). Et ce texte s’est trouvé... publié par le Nouvel Observateur !...

    Tony demandant à Leroy ce qui s’était passé, celui-ci lui répondit : tu ne le sauras jamais !... De fait, c’était ainsi manigancer, de la part de "la direction de la direction", en vue de bel et bien accréditer la thèse "d’activités fractionnelles et liquidatrices" !... Tony Lainé était très attaché au PCF, et il en a été profondément affecté !!!...

    Et oui, la question se pose de savoir qui s’est alors rendu coupable de sombres "pratiques politiciennes qui ont plus abouti à crisper le parti qu’à le transformer" !!!...

    Aubert SIKIRDJI Le 17 mai à 19:51
  •  
  • ...Voici le plus croquignolesque des textes sur « le Complot de 1984 » : l’auteur est Jean-Claude Gayssot, alors secrétaire national à l’organisation (passé d’homme de Georges Marchais à, plus tard, ministre des transports de la Gauche Plurielle, puis à ...homme... de Georges Frêche, et ayant affirmé entre temps, du temps de « la Mutation », que le PCF devait être capable de « regarder son passé en face ») ...qui écrit ceci, pages 56-57 de son livre « Le Parti Communiste Français », sorti en 1989 :

    « ...Et le Parti communiste ? Ses reculs électoraux jusqu’à l’élection présidentielle de 1988 servirent d’aliments à un formidable déchaînement. L’anticommunisme est aussi ancien que notre parti lui-même. Pourtant jamais depuis les heures sombres de l’Occupation nous n’avions connu un tel déferlement de haine.

    Tout y est passé pour dénaturer le parti qualifié de « néo-stalinien », de « machine à broyer ». Certains ont parlé de « paranoïa stalinienne ». (...)

    Face à cette agression, les communistes réagirent avec courage. Bien sûr, les reculs électoraux successifs les amenaient à s’interroger. Le contraire eût été surprenant. Certains doutèrent. Une poignée crut que son heure était arrivée. Pierre Juquin révèlera bien plus tard, dès 1980, qu’il avait entrepris un travail fractionnel ; Marcel Rigout profita de sa position de ministre pour donner le signal public de l’offensive contre la politique du parti et de sa direction, à Rome, le 29 juin 1984. D’autres se sentirent pousser des ailes, à ce moment ou peu après, prêts qu’ils étaient à faire don de leur personne au parti !

    L’affaire touchait à l’essentiel : fallait-il mettre en cause l’analyse de la crise, la nature anticapitaliste des solutions à lui apporter, l’identité révolutionnaire du Parti communiste ? Fallait-il baisser la barre et coller au Parti socialiste pour entraîner la gauche et notre peuple à l’impasse ? En un mot, fallait-il renoncer ? Depuis le 25ème congrès, où un véritable affrontement d’idées a eu lieu dans le parti jusqu’au plus haut niveau de sa direction, la vie confirme amplement que, derrière le discours, ces prétendus « rénovateurs », qui disaient vouloir sauver le parti et à ce titre ont pu abuser des communistes, n’avaient en fait comme objectif que de le liquider en tant que parti révolutionnaire.

    Heureusement que les communistes ont tenu bon ! Heureusement que la direction du parti sous l’impulsion de son secrétaire général a su résister et imprimer un formidable effort de renouvellement de notre politique ! Sans cela notre parti aurait pu, comme dans d’autres pays européens, connaître le drame de l’éclatement, de la division. Pour le coup, on aurait pu parler de déclin.

    La question, je l’ai dit, fut tranchée au 25 ème Congrès du parti. L’immense majorité des communistes estima qu’il existait déjà un parti social-démocrate en France. Et que c’était bien suffisant. »

    Aubert SIKIRDJI Le 17 mai à 19:58
  •  
  • A l’attention de Aubert.

    Merci pour ces éclairages sur des aspects méconnus par moi de la vie du P.C.

    Bernard LAURENCE Le 17 mai à 20:56
  •  
  • A l’attention de G. Benoît.
    Il est évident depuis le début de ce "dialogue" que nous n’avons pas la même vision du monde, d’autant plus que le sens moral intuitif de Goebbels m’avait échappé.
    Pour alimenter votre réflexion, cette phrase de Lucien Sève :
    « Et si désormais la plus directe des menaces était celle d’une désintégration anthropologique par le totalitarisme de la rentabilité – non plus destruction physique de l’espèce, mais asphyxie morale du genre humain ? » Lucien SEVE « Pour une critique de la raison bioéthique » p. 342
    Et cet article du Monde :
    Milliardaires appauvris au Royaume-Unis
    Les milliardaires du Royaume-Uni se sont, pour la première fois en plus de dix ans, appauvris (sic) en 2020 en raison de la pandémie. Selon le Sunday Times, les 1 000 plus grosses fortunes du pays ont perdu un total de 54 milliards de livres (60 milliards d’euros) en deux mois.
    Le journal relève qu’au moins 63 des résidents britanniques les plus fortunés, dont 20 milliardaires, ont sollicité l’aide publique pour verser les salaires de leurs employés. « Pourquoi ne pourraient-ils pas y aller de leurs propres poches au lieu de demander aux familles ordinaires de le faire à leur place ? », s’est indigné Carys Roberts, directeur de l’Institut for Public Policy Research. (Le Monde 17 mai 2020)
    Effectivement je rêve d’un autre monde sans milliardaires. Loin du vôtre.

    Bernard LAURENCE Le 17 mai à 21:08
  •  
  • A l’attention de B. Laurence

    Non, je montrai que Goebbels était démuni de sens moral malgré des études brillantes en philosophie. C’est cela qui vous a échappé.

    Nous n’avons pas les mêmes opinions en effet : je suis démocrate, vous êtes communiste. On l’avait établi depuis longtemps. Ces deux visions ont été en concurrence au siècle dernier.

    Les lectures alimentent notre réflexion. On les choisit. Je vois que vous me manifestez de la sollicitude en me suggérant celles qui pourraient l’enrichir. Je ne cesse pas pour autant de les choisir. Mais je prends note de la sollicitude. C’est gentil de votre part, je présume, non ?

    Mon monde n’est pas celui des milliardaires. Ils forment un club très fermé où je n’ai pas d’entrées. Il est peu probable que j’en aie jamais. Votre remarque se veut ironique, mais l’humour, c’est 1 % de méchanceté et 99 % de drôlerie. Vous faites l’inverse. Tout est dans le secret des proportions.

    Vous rêvez d’une organisation générale du monde sans milliardaires. Envisagez-vous de les liquider comme classe parasitaire ? Les communistes l’avaient fait au temps de leur splendeur, qui en fut ensanglantée. Mettre en œuvre la solution finale de la question ploutocratique n’est pas aisé : à partir de quel niveau de fortune faut-il envoyer un homme à la mort ? Question délicate, même pour un marxiste. C’est comme si on voulait savoir combien mesure le plus grand des nains. Mais la question fit long feu et c’est finalement les communistes qui ont fini par disparaître, sauf en quelques endroits dont la Chine : là, les milliardaires sont membres du parti communiste – si vous étiez né chinois vous auriez pu les rencontrer, dans le même monde que le vôtre – et ils font travailler des prolétaires dans leurs usines en leur refusant le droit de grève. Ils vous auraient déçu sur ce plan, sans doute. Mais gardez espoir, pensez à Solidarnosc.

    Glycère Benoît Le 17 mai à 22:24
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Il va pas bientôt dégager l’avocat du diable ? Jusqu’à combien de posts avez-vous décidé de dérouler vos inepties abjectes ?!?...

    ...Voilà que, présentement, dans la "comparaison" entre nazisme et le dit "communisme" que vous n’avez cessé de nous servir, nous voyons que le prétexte d’un raisonnement "équilibré" ne tient pas : ....car c’est bel et bien le dit "communisme" qui, clairement, apparaît perdant !... Du fait qu’il prend pour "l’autre totalitarisme" !...

    Nous savons que vous ne voulez pas entendre parler de Marx. Son grand oeuvre, le Capital, tiendrait en deux lignes s’il s’agissait de simplement dénoncer une classe parasite à supprimer !... Ça se sont les nazis qui le faisaient, et cette classe parasite était toute désignée : les juifs !...

    Marx raisonnait dialectiquement, et non, certainement pas "le brillant docteur Goebbels", qui a, "au moins pour son intelligence", visiblement grâce à vos yeux, alors que vous ne cessez de traiter d’idiot du village tout communiste qui passe !...

    Les nazis raisonnaient pourtant, eux, parfaitement mécaniquement, désignant "les inutiles", et décidant de leur éradication !...

    Pour Marx, le capital n’était pas juste une chose, un magot, mais : un rapport social !... C’est le B.A.BA !... Il ne s’est pas contenté de dénoncer la richesse, ce qui aurait été petit bras, mais il a dévoilé l’origine structurelle des inégalités !...

    En conséquence de quoi, caricaturer votre interlocuteur en lui attribuant l’imbécillité de se contenter d’une déclaration de guerre aux riches est plus qu’infect. Le seul qui, ici, se caractérise par le déballage sans fin de ses pulsions soustractives et exterminatrices, c’est vous, à l’égard des "restes", selon vous, d’un "communisme" fantasmé.

    Il y a bien un parasite ici, ...très bassement provocateur !...
    Mais n’allez pas vous victimiser : votre cas n’est pas une généralité.

    Du vent, le néo-nazi "démocrate" !...

    Ça suffit.

    Aubert SIKIRDJI Le 18 mai à 03:09
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Grâce à Bernard Laurence, vous avez, en tout cas, bien précisé votre camp : celui du pouvoir destructeur des milliardaires, ...dont seule votre petite fatuité de clavier envahissante vous a "autorisé" à criminaliser à votre aise ceux qui n’en sont pas.

    Il n’y a rien à ajouter.

    Aubert SIKIRDJI Le 18 mai à 12:24
  •  
  • A l’attention de G. Benoît
    Une pensée (?) aussi fossilisée désarme toute critique. Votre monde n’est peut-être celui des milliardaires, mais ce sont bien eux qui mènent le monde, dans leur intérêt. Avez-vous entendu parler de la dictature de l’actionnariat et des licenciements boursiers ? Certainement anecdotique à vos yeux.

    Bernard LAURENCE Le 18 mai à 14:59
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Il faudrait donc être marxiste – ou marxien – pour penser selon vous ? Et vous vous défiez de la pensée binaire ! Croyez-vous n’avoir que des fossiles en face de vous ? Pourquoi alors les pays dirigés par un parti communiste adoptent, sur le plan économique, le capitalisme ? C’est-à-dire le mode de production et d’échange tel qu’il a cours, avec des différences de degré, dans les démocraties ? Il y a là un paradoxe.

    Je vous l’avais fait remarquer plus avant dans ce fil. Cet abandon des principes fondamentaux du marxisme est une réalité qu’il n’est pas inintéressant d’analyser. Qu’en concluez-vous ? Que tous les dirigeants du monde sont des incompétents, ou que le communisme est inapplicable ?

    La solution aux problèmes économiques, comme par exemple ceux qu’à juste titre vous citez, est-elle de changer de régime ? Vous le pensez – et je ne mets pas de point d’interrogation. Mais je vous pose alors une fois de plus la question : dans ce nouveau régime, qui aura le pouvoir ? Que vous y ayez répondu aurait permis un dialogue sur sa nature, et sa légitimité, respectivement dans le régime parlementaire et dans le régime socialiste. Vous le refusez. C’est conforme à votre logique, qui est fermée : le socialisme ne reconnaît aucune opposition, or dialoguer c’est déjà reconnaître. La mienne est ouverte par principe. Le rappeler peut tenir lieu de conclusion.

    Glycère Benoît Le 18 mai à 17:19
  •  
  • A l’attention de G. Benoît
    Je n’ai jamais prétendu que seuls les marxistes pensaient. On peut et on doit aussi apprendre des autres, Karl Marx s’est aussi nourri des écrits d’Adam Smith et de David Ricardo...
    Pourquoi le capitalisme règne-t’il sur la quasi totalité de la planète ? Marx avait déjà théorisé ce phénomène en 1857 dans des pages éblouissantes des "Grundrisse", dont je ne cite qu’une phrase tirée de la page 369 : "La tendance à créer le marché mondial est immédiatement donnée dans le concept de capital".
    Plus près de nous, voir l’imposant ouvrage d’Alain Bihr "Le premier âge du capitalisme" (1415-1763) éd. Syllepse.
    Quant à votre question récurrente de savoir qui aurait le pouvoir dans "ce nouveau régime", il va de soit que ce ne serait plus les capitalistes, car contrairement à ce que vous croyez, ce sont eux qui détiennent le pouvoir, le pouvoir économique, le vrai pouvoir camouflé sous un vernis démocratique qui leurre encore tant de gens. Mais cette transition vers un nouveau mode de production et ce processus de désaliénation sera à inventer par tous ceux qui ne supportent plus la dictature du capital . L’histoire est ouverte...

    Bernard LAURENCE Le 18 mai à 19:10
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  • À l’attention de B. Laurence

    Il y a aussi tous ceux qui ne supportent pas la dictature du parti unique.

    Vous dites une chose et son contraire : que les opposants au communisme sont capables de penser et qu’ils se leurrent en pensant en tant qu’opposants. Un homme qui est leurré ne pense pas de façon valide par définition, son raisonnement est faux. Vous laissez même entendre qu’ils sont aliénés, ce qui est encore pire dans l’ordre de la dégradation, en dehors de la normalité.

    Je ne vous demande pas (sans injonction bien sûr) qui est dépossédé du pouvoir mais qui le détient : qui est chef du gouvernement, qui est chef de l’État ? Devant quelle personne ou quelle assemblée le gouvernement est-il responsable ? Sur quoi repose la légitimité du pouvoir ? Vous ne répondez pas. Je ne parle pas du pouvoir dans l’entreprise et dans les corps intermédiaires, je parle du pouvoir d’État.

    Dans toute société il y a une économie, avec des entreprises pour la production et des marchés pour l’échange. Il y a aussi un État, avec un régime et un pouvoir. Et quelque chose qui le légitime. Quand un régime s’écroule, le plus sage est d’essayer de comprendre pourquoi. Quand il perdure, il faut trouver ce qui fait sa force.

    L’histoire n’est jamais finie effectivement, contrairement à ce qu’imaginaient les communistes, porteurs du projet d’un monde nouveau. Karl Marx disait lui-même que les grands événements ne se répètent pas à l’identique et que vouloir les renouveler expose au ridicule. Aussi l’adaptation aux situations historiques nouvelles est-elle une nécessité vitale. Tout parti est libre de choisir une ligne politique à cette seule fin sans avoir à en répondre devant personne, même celle qui consisterait à renier son identité idéologique et son acte fondateur. Il peut aussi changer de nom, modifier ses statuts, voire renverser ses alliances. Mais c’est alors reconnaître pour prix de sa survie qu’il s’est trompé jusque-là, le prive de l’antériorité des positions et ruine le crédit de son expertise.

    Glycère Benoît Le 18 mai à 20:57
  •  
  • @ Glycère Benoît,

    1/- Quel fil ?!?... Vous l’avez sacrément encombré, ce fil, ...dès lors que vous entretenez un culte obstiné de l’absurde, ...par lequel vous ne cessez de remettre une pièce dans le bastringue !...
    Qu’est-ce donc que ce total contortionnisme auquel vous vous adonnez, sur les concepts de "reconnaissance" et d’"ouverture" !!!???... Qu’est-ce dont que ce chantage perpétuellement ahurissant auquel vous vous livrez ?!?...
    Faut-il donc enfoncer cette porte ouverte, que la reconnaissance de l’autre et l’ouverture à l’autre ne signifie pas lui dire Amen ?!?... "La démocratie", est-ce s’oublier soi-même ?!?...

    2/- Et surtout, la démocratie, est-ce accepter la dictature de "l’ordre des choses" ?!?... Est-ce que ce sont les réalités les plus massives qui font "loi démocratique" ?!?... Le capitalisme étant, selon vous, le mode de production qui a cours dans "les démocraties", est-ce qu’être "démocrate" c’est dire automatiquement amen au capitalisme ?!?...

    3/- Ce ne sont pas "les communistes" qui sont "intolérants", sous le prétexte qu’ils n’acceptent pas ce mode de production, c’est clairement vous : vous, qui ne cessez de jouer au con, à pratiquer un chantage "totalitaire à l’envers", à curieusement accuser l’autre d’être totalitaire, pour la simple raison qu’il prend la liberté de vous contredire !!!!...

    Faut-il rappeler que c’est vous qui avez introduit ici, et seriné mille fois, l’affirmation que communistes (vos interlocuteurs) = pas bien, et démocrate (vous) = très bien ?!?... Alors cessez de faire le mariole à ne pas assumer votre comportement, ...et, qui plus est, à vous victimiser qu’on ait l’outrecuidance de vous mettre le nez dans votre "esprit binaire" !!!...
    C’est bon !...

    4/- Je vous donne acte que "l’Histoire" n’est jamais finie. Et même qu’elle donne le spectacle d’une sacrée capacité de réversibilité. Mais il ne vous suffit pas d’ajouter : "contrairement à ce qu’imaginaient les communistes" !... Fukuyama n’est pas communiste. ...Et il est intéressant d’examiner ce que Hayek et ses disciples de la Société du Mont Pélerin ont imaginé de la suite de l’Histoire, qui avait tout d’une fin !... La loi du marché renvoyant définitivement l’État à un statut d’archaïsme devant s’effacer totalement devant elle !...

    5/- Est-ce que cette question n’intervient pas dans votre question : "qui est le chef du régime" ?!?... Car c’est de cela qu’il faut repartir : dès lors que le vrai chef, c’est "la main invisible du marché", il n’y a déjà plus de chef !!!... (Ce qui reste de l’État n’ayant plus qu’un rôle de prestataire de service régalien de ce Marché !...)

    6/- Oui, dans une perspective "socialiste" repensée à neuf, il faut d’évidence un "retour de l’État" !... Mais ça ne pourra jamais plus être synonyme d’étatisme !... Il faut que "la Société civile" elle-même prenne le pouvoir, de manière à la fois centrale et décentralisée, où ce qui passe partout a de l’importance : l’entreprise, "les corps intermédiaires" n’ayant certainement pas un rôle second !... Et pour commencer, les travailleurs, qui sont le cœur de l’entreprise... Dans un telle société nouvelle, non, la première question, il faut vous y faire, ce n’est pas "qui est le chef", mais : quelles sont les orientations que l’on prend collectivement !... Et l’on y vote beaucoup.

    Je l’ai dit plusieurs fois : il ne s’agit pas une société "d’assistanat", où l’on attend simplement de l’État qu’il "fasse du social", mais, autant que faire se peut, une société de partage complet des responsabilités !... D’ailleurs cette idée pratique de partage autorise à parler plutôt de perspective communiste que socialiste !...

    Elle repose sur les communautés de vie (pour commencer, au travail)... Ainsi, un intellectuel tel que Frédéric Lordon ajoute à "République" la proposition du néologisme "récommune"... qui dit bien le principe que « personne n’est irresponsable de ce qui se décide, là où il est concerné ! »... Ainsi, le regretté philosophe Michel Clouscard proposait-il de créer, à la place du Sénat, une nouvelle Chambre consacrée au monde du travail, avec vote obligatoire pour des représentants, comme pour les Prud’hommes, dans le but que les choix de société se manifestent, et se fassent à ciel ouvert sur les choix de production...

    Oui, une autre démocratie !...

    Où la Politique n’est plus un domaine séparé.

    Mais, d’évidence, tout ceci vous dépasse. Relevant de "l’Utopie", sans doute...
    Alors passez votre chemin.

    Aubert SIKIRDJI Le 19 mai à 01:14
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Je reprends point par point quelques uns de vos propos :

    1/- Vous évoquez les "principes fondamentaux du marxisme"... Dit comme ça, ça fait clairement stalinien. Passons. Mais si c’est ça, ...tu m’étonnes qu’ils ont fini par être "abandonnés" !... Effectivement une "doctrine" dogmatisée qui se contenterait de prescrire ses ordonnances au réel ne peut que se rendre inapplicable, je vous le confirme !... À moins de dictature sur le prolétariat !...
    C’est ce qui s’est aussi passé en Chine. Contrairement à la Russie, le sens du "marché" préexistait en Chine, et n’a pas été oublié. Le mixte original qui en résulte aujourd’hui n’a fait que produire une des versions de "capitalisme autoritaire", voire dictatorial, dont la planète nous offre le spectacle...

    2/- C’est pourquoi la question est moins que jamais de savoir "qui aura le pouvoir", dans un "régime" vraiment alternatif !... Mais comment, partout, refaire effectivement démocratie. Je dis effectivement, car votre vision à vous, (curieusement)"subjectiviste-autoritaire" de la démocratie, visiblement attachée à la 5ème République et son 49.3, ne pourra pas tenir longtemps. ...Et, en 5ème République, je vous donne acte qu’il n’est pas besoin de demander longtemps : qui est le chef ? Puisque tout tourne autour de lui. Les citoyens y sont traités comme des enfants.

    3/- Je n’oublie pas que « - Qui est le chef ? », comme première question, est caractéristique des partis d’extrême droite.

    4/- Oui, "la dictature du capital" se traduit partout par des régimes de plus en plus autoritaires, quand ce n’est pas pire... Et vous avez beau jeu de répondre à Bernard Laurence qu’il en est d’autres, qui eux ne "supportent pas la dictature du parti unique". Car ça ne s’oppose pas !... Ça ne s’oppose pas en Chine, ça ne s’oppose pas non plus en France.
    Car qu’à fait d’autre Macron, en "abolissant" la Gauche et la Droite ?!?... Qu’à-t-il fait d’autre que rassembler les néolibéraux en un parti unique ?!?... En tentant d’ailleurs de donner le sentiment (passager) qu’après Hollande la France disposait d’un chef, procédant de la "verticalité du roi ?!?...

    5/- ...Mais il faut nous arrêter un peu, théoriquement parlant, sur votre épouvantail : "le Parti Unique" !... Car procédant de "pensée unique"...

    Voici donc un propos de Simone de Beauvoir : « La vérité est une, seule l’erreur est multiple. Ce n’est pas un hasard si la droite professe le pluralisme. » Quel assertion totalitaire !... Allez vous dire...

    Pourtant, votre partition des sujets, par exemple "le sujet social" d’un côté, "le sujet écologique" de l’autre, entre lesquels vous érigez un interdit de passage..., est une illustration parfaite, parfaitement caricaturale de cette schizophrénie de droite, qui clive, sépare, isole des pensées qui ne devraient, selon vous, en aucun cas s’unifier !...

    C’est là qu’il faut préciser : "socialisme", "écologie", "féminisme"... La spécificité des sujets ne disparaît pas dans leur rapprochement !... "L’amalgame", je l’ai déjà expliqué, n’est pas la fusion-confusion !... Le potentiel révolutionnaire consiste dans "l’unité dynamique de la diversité" , dès lors que les différences ne restent pas indifférentes les unes aux autres... En revanche, ...l’épouvantail du parti unique que vous agitez n’est pas quelque chose de vivant, de dynamique, mais de fossilisé. Me fais-je comprendre ?!?...

    6/- Vous avez le toupet de vous réclamer... de Marx, pour prôner « l’adaptation » aux situations historiques nouvelles, ce qui relèverait d’une nécessité vitale !!!!... Ah bon, Marx aurait été pour « l’adaptation » ?!?... Première nouvelle !... Que je sache, non, ...il n’était pas pour la simple adaptation, mais pour la transformation !... Ce n’est pas beau de mentir.
    Premièrement, s’il ne prônait pas la désinvolture vis à vis du passé, car : « un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre », ...il est aussi vrai qu’il mettait en garde contre l’enfermement dans le passé !... La prolétarisation du monde impliquant de tout repenser à neuf...

    Mais l’on sait quelle votre idée d’adaptation : à savoir que les communistes devraient complètement se renier... Mais ce n’est pas joli-joli de convoquer Marx pour cela.

    Aubert SIKIRDJI Le 19 mai à 12:46
  •  
  • @ Monsieur Sylvère Benoît,

    ...Voici ce qu’a écrit Marx, dans "Le 18 brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte" :

    « La révolution sociale ne peut tirer sa poésie du passé, mais seulement du futur. Elle ne peut commencer avec elle-même avant de s’être dépouillée de toutes les superstitions concernant le passé. Les révolutions précédentes faisaient appel à des souvenirs de l’histoire mondiale afin de se droguer quant à leur propre contenu. Pour atteindre leur propre contenu, les révolutions du 19e siècle doivent laisser les morts enterrer les morts. »

    ...Il reste qu’il ne me semble pas que vous soyez pour la révolution, même "démocratique"... Me trompe-je ?!?...

    Aubert SIKIRDJI Le 19 mai à 13:18
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  • A l’attention de G. Benoît
    Aubert a de nouveau developpé en grand un certain nombre de points fondamentaux, je n’y reviendrai donc pas .
    Je voulais faire porter votre attention sur deux concepts "marxiens" que manifestement nous n’avez pas compris (l’Etat), et même pour celui d’aliénation, compris à l’envers. Pour aller vite, cet extrait publié en 1871 après la Commune de Paris :
    "L’appareil d’État centralisé qui, tel un boa constrictor, enserre avec ses organes militaires bureaucratiques, ecclésiastiques et judiciaires, omniprésents et compliqués, le corps vivant de la société bourgeoise, fut d’abord forgé au temps de la monarchie absolue comme une arme de la société moderne naissante dans sa lutte émancipatrice contre le féodalisme. [...] La première Révolution française, dont la tâche était de fonder l’unité nationale (...) fut donc forcée de développer l’œuvre commencée par la monarchie absolue, à savoir la centralisation et l’organisation du pouvoir d’État, d’en étendre la sphère et les attributs, d’en multiplier les instruments, d’en accroître l’indépendance et l’emprise surnaturelle sur la société réelle [...] Le moindre intérêt individuel issu de relations entre les groupes sociaux fut séparé de la société elle-même ; rendu indépendant sous la forme de l’intérêt d’État dont la défense est confiée à des prêtres d’État remplissant des fonctions hiérarchiques bien déterminées (Adresse sur la Commune, brouillon, 1871).
    Sur l’aliénation :
    Contrairement à ce que vous croyez, Marx n’était pas psychiatre-psychanalyste, même si dans les Grundrisse (1857) il écrit "la pulsion d’avoir existe sans l’argent"(...) la frénésie abstraite de jouissance présuppose un objet qui contienne la possibilité de toutes les jouissances".
    Lucien Sève a mis en évidence cinq concepts anthropologiques fondamentaux pour penser la vie personnelle aussi bien que sociale :
     Tätigkeit, activité productive qui d’emblée dit l’essence de l’humain.
    Vermittlung, médiation par l’outil ou le signe, qui en explicite la radicale spécificité.
    Vergegenständlichung, objectivation ou objectalisation (c’est-à-dire devenir-objet et non pas seulementdevenir-objectif) l’activité médiatisée produisant de façon cumulative un immense "monde de l’homme" matériel et idéel.
    Aneignung, appropriation, par laquelle les individus, faisant leur de façon singulière ce monde de l’homme , s’hominisent, processus biographique capital qui transfigure en individus humains socialisés les vertébrés supérieurs qu’ils sont au départ.
    Entfremdung, ALIENATION, drame fondamental de toute société de classe où en masse les individus sont plus ou moins radicalement empêchés de s’approprier ce monde de l’homme à la production duquel ils peinent pourtant.
    cf Le livre de L.S. "Aliénation et émancipation"
    Contrairement à ce que vous écrivez, je n’étais pas dans le régistre de la santé mentale.

    Bernard LAURENCE Le 19 mai à 18:13
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  • À l’attention de B. Laurence

    Que voulez-vous je ne suis pas assez intelligent pour être communiste. Je ne suis pas capable de comprendre la nature et les fonctions de l’État. Il est dommage que les hommes comme vous n’occupent pas, dans tous, les plus hauts postes.

    Je n’ai jamais dit, ou même laissé entendre, que Karl Marx était psychiatre ou psychanalyste. Vous vous trompez sur ce point.

    Lucien Sève dont citez les propos sur le concept d’aliénation et quelques autres a dû réagir, en tant que membre du PCF, lorsqu’il apprit que l’URSS pratiquait l’internement psychiatrique des opposants au régime, sous des diagnostics comme le ‘délire antisoviétique’ ou la ‘paranoïa oppositionnelle’. Ce sont des formes d’aliénation que le communisme devrait guérir. Il est possible que j’en sois moi-même atteint.

    Il y a une différence de nature entre la philosophie et la politique. En politique on ne peut faire abstraction de la réalité. Celle-ci nous est rapportée par l’actualité, dont la presse se fait l’écho. Plutôt que de citer les philosophes, je rapporte ici un article publié dans Le Monde à propos d’un État communiste, la RPDC :

    Coronavirus : la « disparition » de Kim Jong-un éclipse les conséquences désastreuses de l’épidémie en Corée du Nord

    Dans l’État le plus fermé du monde, le bouclage des frontières depuis janvier a peut-être ralenti la contagion. Mais le système sanitaire est trop déficient pour détecter les infections.

    Par Philippe Pons Publié aujourd’hui à 05h00, mis à jour à 08h39

    Analyse. Donné moribond par la rumeur, Kim Jong-un est réapparu et la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a disparu des radars médiatiques. La focalisation sur la disparition du dirigeant a confirmé les difficultés d’avoir une information fiable sur ce pays. Mais la surenchère des spéculations a surtout occulté les problèmes sanitaires et économiques inquiétants auxquels il est confronté.

    Dans un régime totalitaire fondé sur une dynastie, la santé des dirigeants est le secret des secrets : on n’apprit que plusieurs semaines plus tard que Kim Jong-il (1942-2011) avait été victime en août 2008 d’un accident cardio-vasculaire. Quant à Kim Jong-un, il s’était déjà éclipsé en 2014 : après plusieurs semaines, il était réapparu marchant avec une canne à la suite, semble-t-il, d’une opération à la cheville. Son absence cette fois aux cérémonies du « Jour du soleil », le 15 avril (jour de la naissance du « père » de la nation, Kim Il-sung), aussi importantes sinon plus que la fête nationale, reste inexpliquée et laisse penser que quelque chose s’est effectivement produit. Son obésité, son goût pour le tabac et l’alcool conjugués aux problèmes cardiaques dont furent victimes son père et son grand-père constituent des risques potentiels pour sa santé.

    Sa disparition de la scène a été dramatisée par l’inquiétude suscitée par les capacités nucléaires de la RPDC. Estimant que le régime est plus dangereux quand il se sent vulnérable, des analystes ont renoué avec la thèse de risque d’effondrement du régime, attendu depuis des décennies par Washington et ses alliés. Et les interrogations se sont multipliées : qui aura le contrôle de l’arme atomique ? La Chine, pour laquelle la stabilité de son voisin est cruciale, interviendrait-t-elle ?

    « Plan de continuité »

    Les spéculations se sont focalisées sur le rôle auquel peut prétendre Kim Yo-jong, sœur cadette du dirigeant, laissant dans l’ombre des questions moins people.

    Premier angle mort : la succession. Kim Jong-un n’a pas de successeur désigné, mais il a très probablement élaboré « un plan de continuité dans la gouvernance », estiment les chercheurs Chris Steinitz, Ken Gause et Elisabeth Yang sur le site spécialisé 38 North. Le régime repose sur un appareil, le Parti du travail, dont les règles internes ont été révisées lors du 7e congrès en 2016. En cas de circonstances exceptionnelles, le présidium du bureau politique, composé de trois membres (Kim Jong-un, Choe Ryong-hae, premier vice-président de la commission des affaires de l’Etat, et Pak Pong-ju, ancien premier ministre) dispose de pouvoirs étendus. Dans l’hypothèse d’incapacité du dirigeant, Choe Ryong-hae, 70 ans, aurait un rôle-clé. Il occupe de fait une position de numéro 2 par les leviers dont il dispose pour contrôler le parti, l’armée et les services de renseignement. M. Choe a, en outre, une légitimité incontestée, qui fait de lui la cheville ouvrière de toute succession : son père, Choe Hong, fut un compagnon de Kim Il-sung dans la guérilla antijaponaise et l’un de ses plus loyaux fidèles. Kim Yo-jong pourrait être la figure emblématique de la continuité de la lignée sans avoir les pleins pouvoirs. Comme elle serait mariée à Choe Song, fils de Choe Ryong-hae, le pouvoir resterait une affaire de famille… « Les mécanismes d’une transition dans la stabilité sont en place », estime Daniel Pinkson sur le site NK News.

    Le second angle mort est la situation interne de la RPDC. Le pays est-il épargné par l’épidémie de Covid-19 comme le proclame la propagande, sans convaincre l’Organisation mondiale de la santé ? Dans l’Etat le plus fermé du monde, le bouclage des frontières depuis janvier a peut-être ralenti la contagion. Mais le système sanitaire est trop déficient pour détecter les infections alors que, selon les Nations unies, 10 millions de personnes – 40 % de la population – souffrent de sous-alimentation et sont donc plus vulnérables.

    Auto-isolement

    L’auto-isolement du pays s’ajoutant aux sanctions internationales renforcées depuis 2017 a un impact désastreux sur une économie qui peinait à se dégager de l’ornière. Il paralyse les activités du secteur hybride, imbriquant entreprises d’Etat et initiatives privées, seul moteur du redressement. Le dynamisme des premières années après l’accession au pouvoir de Kim Jong-un (2011) est retombé en raison de la chute des échanges avec la Chine consécutive aux sanctions. Du moins, selon les statistiques douanières auxquelles échappent les pratiques rodées de la RPDC pour contourner ce blocus : contrebande, transbordement en haute mer de pétrole chinois et de charbon coréen.

    À la fin de 2019, le régime a cherché à reprendre en main l’économie hybride. Mais le bouclage du pays pour contenir l’épidémie de Covid-19 a fait chuter les trafics le long de la frontière avec la Chine. Les contrebandiers nord-coréens, auparavant tolérés sinon encouragés, sont désormais « considérés comme des traîtres à la patrie » selon le site Daily NK. A la chute des échanges, s’ajoute celle des revenus provenant du tourisme chinois et des activités, illicites ou non, avec l’extérieur.

    L’annonce, fin avril, d’une réduction des importations a provoqué à Pyongyang une ruée sur les produits venus de l’étranger, reflétant une anxiété croissante dans la population aggravée par l’augmentation du prix du riz. Le renforcement des interdictions de passage d’une région à une autre tend en outre à isoler les provinces du nord-est comme elles le furent lors de la famine de la seconde moitié des années 1990 (un million de morts sur 24 millions d’habitants).

    Prise en étau entre un sévère autoconfinement et l’effet dévastateur de cette politique sur l’économie, la RPDC a bien son dirigeant mais n’en pénètre pas moins dans une nouvelle ère d’incertitude.

    Philippe Pons

    Glycère Benoît Le 19 mai à 19:56
  •  
  • Même vos connaissances en "marxologie" ne vous servent effectivement à rien.

    Bernard LAURENCE Le 19 mai à 21:33
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Vous étalez les vôtres. À quoi cela vous sert-il sinon à apporter la preuve que vous êtes un cuistre ? Nous ne sommes pas dans la philosophie, domaine respectable au demeurant, nous sommes dans la politique. Là est le terrain où le destin du communisme se jouera. Que dis-je ? Où il s’est joué. Là étaient les enjeux qui vous échappent. Exhiber, par citations interposées, l’empilement de vos connaissances ne changera pas le cours de l’histoire et la sentence rendue contre un régime qu’elle a puni.

    Un surcroît de maladresse ne pourra que montrer votre incapacité à avoir une pensée originale, personnelle, formulée directement. Vous ne faites que réciter. Mais la politique est absente de votre verbiage. Tandis qu’il serpente, la question essentielle, pourtant très classique, celle du pouvoir, reste sans réponse. Vous dites que vous allez y répondre, puis non, puis vous répondez à côté, vous éludez, vous vous dérobez encore, soit par le mutisme, soit par la saturation du discours au moyen d’un langage philosophique emprunté. Deux aspects du déni. Deux formes de la sempiternelle langue de bois. Continuez comme cela, avec des militants tels que vous, le communisme n’a pas besoin d’ennemis.

    Glycère Benoît Le 19 mai à 23:06
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  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Vous ne faites pas de politique, ici, Monsieur. La politique se joue avec des personnes réelles...

    Faute d’argument, et dans l’indifférence totale à quelque contenu que ce soit, qu’il soit cité ou parlé par soi-même, et faisant comme si l’on n’avait pas pris grandement le soin de vous répondre...,

    ...vous vous contentez uniquement d’user sans fin de la possibilité psychotique de déversez vos seaux de fiel, par la fenêtre virtuelle de votre écran, sur des personnages figurés, en toute lâcheté de clavier.

    Ce serait bien qu’enfin vous dégagiez.

    Aubert SIKIRDJI Le 20 mai à 03:34
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Nous pourrions vous citer : ...votre contortionnisme diabolique et visqueux vous a fait systématiquement tout dissocier, jusqu’à la caricature : l’intelligence et la morale, la philosophie et la politique , ...les mains et le cerveau, la démocratie "subjectiviste" et la marche "objective" du monde, le social et l’écologie... Et la liste pourrait sans doute s’allonger, si vous persévériez...

    Le syndrome DPR (diviser pour régner), sur quoi repose le capitalisme, ça va très loin !... Il colonise l’intime.

    En ce qui vous concerne ...la passion triste de la division vous a même poussé à tenter de cliver vos interlocuteurs entre eux, et chacun intérieurement, repeint en "ennemi de lui-même" !... C’est vous qui, en réalité, ennemi affiché du "communisme", vous êtes exposé, sans peur du ridicule, comme un petit ennemi de clavier de l’humanité, comme de l’hominité !...

    Aubert SIKIRDJI Le 20 mai à 13:44
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ...Et j’oublie le comble, dans le genre dissociant : la dissociation de l’Histoire d’avec elle-même !... Le mort saisissant le vif, une "histoire passée" (reconnue comme faussée et fossilisée)... vue comme simple parenthèse funeste, ...mais venant pourtant servir d’alibi à la fin de l’Histoire présente, sous la coupe des milliardaires !... Votre dernière sortie farceuse ...étant la convocation de la dynastie des "maîtres de la Corée du Nord", appelée à la rescousse, comme juge de nos élégances démocratiques !...

    Quelle impuissance intellectuelle !...

    ...Mais, du coup, ...je pense que dans tout cela se joue une autre division-clé, dans la façon que vous avez, vous , ...de "réciter" vos poncifs réactionnaires primaires : la division de la forme et du fond... Cette question mériterait que j’en fasse un autre développement...

    Aubert SIKIRDJI Le 20 mai à 15:16
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ...Je tiens à tordre le cou à votre "question centrale" !... :

    J’ai déjà produit, il y a peu, cette citation de Marx : « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ».

    Et il y a cette autre, ...de Milan Kundera, que j’aime beaucoup : « La lutte de l’homme contre le pouvoir, c’est la lutte de la mémoire contre l’oubli » !...

    Associer ces deux citations m’amène à dire ceci :

    ...d’une part que l’on ne peut pas traquer l’oubli dans l’Histoire, en n’étant préoccupé que de Pouvoir !... Le Pouvoir est périodique, le Pouvoir est lunatique, les périodes de différents Pouvoirs se succèdent les unes aux autres, sans lien de mémoire fiable ente elles !... Et ce fil doit être reconstitué !

    ...D’autre part, ...que : l’obsession du Pouvoir est grosse de "répétitions" tragiques.

    Aussi, lorsque vous ne cessez de lancer votre question-piège préférée, à tel de vos interlocuteurs préféré : « - Dans le Nouveau Régime que vous appelez de vos vœux, qui aura donc le Pouvoir ?!?... », vous êtes, d’une part, selon moi (et Kundera), en contradiction avec cette autre exigence que vous ne cessez de nous seriner : de ne pas oublier  !... ...Et d’autre part, vous n’êtes pas capable de vous placer dans une autre logique que de répétition c’est-à-dire de remplacement d’une oppression par une autre !...

    Et non, ce n’est pas cela, le but du communisme bien compris !..

    Aubert SIKIRDJI Le 20 mai à 16:16
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  • ...Je donne ici suite à la fin de mon post du 20 mai, à 15h16, où je m’étais proposé de traiter "de la forme et du fond"...

    Un "fil de discussion" nous a été imposé, qui a malheureusement tourné bien trop long, ...autour d’un seul mantra lancinant, d’une répétition sans fin, d’une scie obsessionnelle. Pour ne pas dire qu’il a été plombé par elle : comme quoi seule la tautologie suivante serait acceptable : le "communisme" = le "communisme" (en gros, "du 20è siècle"...), synonyme d’un pan d’Histoire, dans lequel il faudrait, sans vergogne ni limite, renvoyer, comme dans une "case prison identitaire", tout ce qui prétend se dire encore aujourd’hui, de près ou de loin, communiste !...

    D’ailleurs, si je puis dire, ...cette "scie" permet aussi à Mr. Sylvère Benoît de ...découper, et dissocier soigneusement la séquence historique en question du reste de l’Histoire. L’Histoire a bien pu préparer "la réalisation du communisme", mais c’est cette réalisation "finale", s’assumant comme fin de cette Histoire, qui aurait permis d’en voir et constater ...le fin mot !!!... Et après cela, ...la messe serait dite, ...une fois pour toutes !...

    Bien bien. On a compris le film, décrit comme exclusivement d’épouvante, et surtout le mot FIN qui est censé le clore !...

    Notons que cette stupéfiante simplification de Mr. S.B., confinant à la caricature kafkaïenne, ...n’a pu s’exprimer qu’en se justifiant d’un autre travers : un formalisme "démocratique" poussé jusqu’à l’absurde !... Fond gelé et forme gelée allant de pair...

    De fait, sortir d’une impasse historique, au profit d’une "liberté formelle (soi-disant) totale", se réduisant en réalité à la possibilité pour chacun de camper sur "ses idées", même si ces idées consistent dans la déformation-diffamation ignarde et répétitive de celles de l’autre, ce n’est que tomber de Charybde en Scylla !... Le "prix à payer", pour ainsi dire, du soi-disant refus d’une "répétition de fond" étant, étrangement, celui d’une benoîte et vaine "répétition de forme" !...

    J’ai pointé en l’occurrence, le 19 mai à 13h18, une mise en garde de Marx, issue de ce fameux "18 Brumaire" (où il est question de la tragédie qui revient en farce), ...contre la tentation de la répétition, ...lorsque l’on est dans la visée de "la révolution prolétarienne"...

    Mais l’on voit bien que les bonnes résolutions, en la matière, ne suffisent pas !... Révolution, étymologiquement, dit ...retour au point de départ !... En conséquence de quoi, la volonté "absolue" de "faire du neuf", de faire société radicalement nouvelle, bute de toute façon à la réalité incontournable de la répétition, fut-elle inconsciente !... À y regarder de près, la répétition fait bel et bien toujours partie de l’Histoire !...

    ...S’il parle de faire du neuf, ...Marx ne prône d’ailleurs certainement pas "la table rase" !!!... Cette autre citation déjà deux fois faite : « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre », incite bel et bien à la connaissance approfondie de celui-ci !... Sauf qu’elle comporte l’inconvénient majeur de rester sur l’idée de s’éviter décidément la répétition "modélisée" de ce passé !...

    Et l’expérience a prouvé qu’il fallait "affiner", qu’il fallait dialectiser cette affaire !... Car le passé n’est pas fait que d’écueils !... Il est aussi fait d’expériences diverses et variées, constituant une mémoire des possibles !... Voir mon post du 8 avril, à 14h19... : il est fait de "modèles de contrastes", modèles non à imiter, mais modèles inspirants !...

    La mémoire du Front Populaire, de la Résistance, des luttes anti-coloniales ne vont certes pas être reniées par le PCF !...

    ...Et dire, en résumé, "NI RÉPÉTITION, NI RENIEMENT" : c’est ma réponse de fond au lamentable piège, tendu par Mister Glycère Benoît !...

    Après, il ne s’agit que d’une réponse de principe, qui touche à la problématique "de la forme et du fond"... Derrière, comment fait-on pour se garder, autrement dit : du dogmatisme comme de l’opportunisme ?!?... Cela implique que "les contenus" évoluent, comme le cadre de leur expression (même si ce n’est pas au même rythme) !!!... C’est pourquoi j’ai tellement insisté sur la nécessité de l’innovation démocratique !... (Et cela peut concerner aussi bien des institutions publiques, que des partis...)

    Une "démocratie", une République fossilisées ne sont pas viables !... Pour qu’il y ait de l’innovation de fond, il est impératif qu’il y ait de l’innovation formelle !... Voir ce contre-exemple, donné par... Jules Ferry, pilier de la 3ème République : « Dès la maternelle, les enfants devront intégrer toutes les règles de comportement qui feront d’eux de bons enfants, de bons pères de famille, de bons travailleurs, et évidemment de bons soldats. Et la méthode est explicite : pour venir à bout de l’enfant, il faut user de la répétition et de l’habitude. On ne doit pas lui permettre d’examiner le fondement de ces règles. Il ne peut donc ni y consentir librement, ni décider de s’en affranchir un jour. »

    Au point où nous en sommes en France, il ne faut plus répéter la 5ème République.

    Il faut "la 6ème" !...

    Aubert SIKIRDJI Le 21 mai à 00:44
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  • @ Monsieur Sylvère Benoît,

    L’innovation formelle, ça passe notamment par l’art.

    Constatez par vous-même le contraste, braves gens !.. :

    Paul Éluard, poète de la fertilité langagière..., dans "Notes sur la poésie", écrit en 1936 en collaboration avec André Breton : « Si l’on se représentait toutes les recherches que suppose la création ou l’adoption d’un FOND, on ne l’opposerait jamais bêtement à la FORME. »
    … « Une mauvaise forme est une forme que nous ne sentons pas le besoin de changer et ne changeons pas ; une forme est également mauvaise qui supporte qu’on la répète ou l’imite.
    La mauvaise forme est essentiellement liée à la répétition.
    L’idée du nouveau est donc conforme au souci du FOND. »
    (Pléiade 1 page 482.)

    ...Et... Joseph Goebbels : « Nous ne voulons pas convaincre les gens de nos idées, nous voulons réduire le vocabulaire de telle façon qu’ils ne puissent plus exprimer que nos idées. »

    Aubert SIKIRDJI Le 21 mai à 01:04
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ...C’est exactement ce que vous avez tenté de faire ici : réduire le communisme au "communisme"...

    De telle sorte qu’aucune autre idée n’en dépasse...

    Juliette SIKIRDJI Le 21 mai à 01:34
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  • Euh... erratum : le post précédent reste signé : Aubert Sikirdji.

    Juliette SIKIRDJI Le 21 mai à 01:37
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  • Ouaouh ! La fatigue !...

    Et le post précédent aussi !...

    Aubert SIKIRDJI Le 21 mai à 01:39
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  • @ Monsieur Sylvère Benoît,

    Je découvre vos prolégomènes, ...derrière l’article de Gilles Alfonsi du 21 décembre 2019, à propos du Livre de Lucien Sève : « Le communisme » ?
    Vous ne faisiez visiblement déjà pas dans le détail en matière de contorsions intellectuelles !...

    Je ne puis désormais techniquement le faire derrière cet article..., mais voici ce que je vous aurais répondu :

    1/- Il faut vraiment ne pas manquer d’air pour rapprocher Lucien Sève d’Heidegger, dans leurs "complicités", selon vous, chacun avec un type de totalitarisme !... Et puis quoi encore ?!?... Est-il besoin de dire qu’il n’y a aucun, aucun, aucun rapport !!!??...

    Sans doute que les travaux de Lucien Sève, permettant de sortir des présupposés du stalinisme ne satisfont pas votre anticommunisme primaire et maladif, mais il s’agit bel et bien d’un travail critique argumenté, certainement pas de connivence !!!...

    2/- Il faut vraiment se fendre d’un toupet monstre pour nous sortir gratuitement cette perle noire, censée tout résumer : ...que "face aux crimes des régimes communistes, Le Capital de Karl Marx ne pèse rien" !... Vous prenez vraiment votre propre vide, votre propre misérable désert intellectuel pour la réalité des autres !!!!...

    Est-il donc besoin de rappeler que la pensée-Marx dispose de possibilités autocritiques "de principe", dont, en particulier, ...ne disposera jamais la non-pensée nazie ?!?... Alors, vos parallèles à la manque, vous pouvez vous les garder !... (Et je reste poli !...).

    3/- Vous ne sortirez pas vous-même de la dite "langue de bois", en usant d’autres "poncifs", emboîtés comme en principe de poupée russe, ...que ceux dont vous vous faîtes fort de définir, par absolu simplisme, ...la nuisance imaginaire, bien sûr, ...uniquement chez autrui, ...mais en vous contentant juste d’en prendre le contre-pied caricatural et symétrique, poussé au pire !... Ce n’est pas comme cela, ma foi, qu’on "élève le niveau" !... Mais cela ne semble, malheureusement, pas être votre but...

    4/- « La violence, c’est un manque de vocabulaire. » Gilles Vigneault.
    ...Et (déjà cité ici : )... Joseph Goebbels : « Nous ne voulons pas convaincre les gens de nos idées, nous voulons réduire le vocabulaire de telle façon qu’ils ne puissent plus exprimer que nos idées. »

    Permettez-moi d’ajouter ici cette petite remarque incidente : à titre personnel, je trouve dommage que l’on parle couramment, comme vous le faîtes, de "langue de bois" : je préférerais que l’on parle, par exemple, de : "langue de cuir bouilli".
    J’aurais préféré que l’on garde le bois et sa noblesse pour la diversité et l’invention langagière, ...comme lorsque Jean-Luc Mélenchon parle de "faire langue de tout bois"... La diversité langagière est un critère de démocratie.

    Votre volonté fanatiquement réductrice de renvoyer au néant les "différences" : Marx, communisme, socialisme, stalinisme, etc., ne peut que se traduire chez vous par une "langue de cuir bouilli" !!!... Elle ne peut, par ailleurs, que réduire au néant l’Histoire elle-même...

    Aubert SIKIRDJI Le 23 mai à 18:36
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  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    ...Quant à considérer, chez autrui, comme "vicieux poncif" de vieilles consciences faussement virginales, l’idée de "trahison" stalinienne, ...dès lors que la différence entre Lénine et Staline n’aurait été, selon vous, que de degrés, dans l’échelle du crime... (cf. votre post du 30 décembre 2019 à 14h04), ...qu’est-ce que cela veut dire, en tout cas ? Que les communistes d’aujourd’hui seraient toujours des "léninistes" dans l’âme ?!?... Non, ce n’est plus le cas.

    Lénine lui-même ne poussait pas à la répétition historique : dans un petit texte de 1922, il indique qu’’à propos "de l’ascension des hautes montagnes", il faudra "chercher d’autres chemins", si nous voulons "grimper jusqu’au sommet"... (Voir l’Humanité de ce jour).

    ...Et Lucien Sève, dans son petit ouvrage, "Octobre 1917", considère que si Lénine fut "ce qu’il y a eu de mieux dans le mouvement révolutionnaire de jadis", il faut tenir "le léninisme pour totalement périmé, que ce soit en matière de stratégie ou d’organisation".

    Je vous l’ai déjà dit : la fertilité, comme la fidélité révolutionnaires ne supposent ni le reniement, ni la répétition !

    ( L’ornière du stalinisme consistant, à l’inverse, dans la perversion répétitive de la nécessaire capacité autocritique en reniement !...)

    Mais cela n’est, sans doute, pas assez simple pour vous !...

    Aubert SIKIRDJI Le 25 mai à 19:12
  •  
  • Encore merci Aubert pour tes vivifiantes interventions qui m’ont passionné ; et peut-être à une prochaine fois.

    Bernard

    Bernard LAURENCE Le 3 juin à 17:44
  •  
  • À l’attention de B. Laurence

    Il faut vous rafraîchir la mémoire. Pour le principe. Et accessoirement pour vous rappeler que la philosophie n’est pas la politique. Ce qui est vrai dans l’une n’est pas forcément vrai dans l’autre. En politique les hommes sont impliqués dans leur vie, la vie réelle. Ils vivent, agissent et doivent être protégés par le droit. Des régimes le leur refusent. Le socialisme était de ceux-là, massacrant les hommes pour le bonheur de ceux qu’il épargnait. À son apogée il vous a bercé de ses exploits, disparu l’espoir d’une résurrection vous berce maintenant, détournant le regard sur ce que l’histoire nous dit qu’il fut.

    Cette vérité gêne votre militance devenue résiduelle, après avoir ruiné votre ambition. Ce n’est pas au deuil de celle-ci que vous devez le plus pour vous acquitter du moindre devoir moral, en vous perdant en fioritures, mais bien à la vérité elle-même. Vous y êtes rétif. Jamais elle ne démasqua tant la hideur du communisme qu’au moment de la Grande Terreur, quand Iejov dirigeait le NKVD. J’avais cité le nom d’Aleksandra Tchoubar, que son statut d’épouse d’apparatchik ne protégea pas de la furie. Et aussi celui de Boris Rozenfeld, qui n’était ni un apparatchik ni un milliardaire. Quelques autres noms donnés ici vous signifieront que si vous-même avez effacé de votre esprit l’imputation de ces crimes, parmi vos concitoyens il en est qui refusent l’oubli et le mensonge. Ils témoigneront. Vous ne cesserez pas d’être ce que vous êtes, mais eux ne cesseront pas de témoigner, comme ici en vous rappelant Nikolaï Alekseïevitch Tiajelkov (1895-1937). Arrêté le 20 août 1936, condamné à mort le 15 juillet 1937, exécuté le même jour. Réhabilité en 1962.

    Glycère Benoît Le 3 juin à 22:17
  •  
  • @ Monsieur Glycère Benoît,

    Vous manifestez un curieux attachement morbide, au-delà de tout...

    Ne nous racontez pas d’histoire. Vous ne témoignez de rien, et ne connaissez pas grand-chose, Monsieur.

    Les personnages, entrant dans une collection livresque de "victimes", que vous convoquez, sont abstraits,

    ...comme vous rendez systématiquement abstraites les figures de "coupables", ou plutôt supposément héritières et complices de "coupables", que vous prétendez trouver et traquer à la cantonade !...

    Il est à noter que ces figures, vous les voulez muettes, ...vu, n’est-ce pas, que leur « défense » serait annulée d’avance, parce que ne pouvant être que « de philosophie », tout pendant que vous vous permettez d’établir ex cathedra, par pur procès d’intentions, ...que la réalité de leurs « ambitions » politiques seraient, au fond, inchangées !... Quel toupet !...

    Vous croyez ainsi pouvoir faire les questions et les réponses, dans une sorte de théâtre d’ombres !...

    Vous ne portez en vérité qu’une conception obsessionnelle, unilatérale et pétrifiante du "devoir de mémoire", qui vous dispense d’un véritable travail historique de mémoire, bien compris..., et une conception juste inquisitoriale et focalisée du "Droit", clairement diffamatoire et tordue. Cela ne restitue pas la vie. Juste une ambiance zombie.

    En fait de témoignage vivant, je viens d’avoir celui du sentiment d’amis, qui se sont naguère libérés des oppressions de la RDA, ...face à la gestion actuelle, sur le mode ordo-libéral, de "la crise du covid", en Allemagne...

    Ils ressentent la même révolte qu’autrefois !!!...

    Aubert SIKIRDJI Le 4 juin à 11:28
  •  
  • @ Bernard LAURENCE,

    C’est gentil.
    Et moi, j’ai apprécié notre "différence productive"...

    À la prochaine...

    Aubert.

    Aubert SIKIRDJI Le 4 juin à 11:34
  •  
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