CC Serge Costa
Accueil | Par Roger Martelli | 9 octobre 2018

Migrations, le débat, pas la guerre : réponse à Jean-Luc Mélenchon

Le débat politique n’est pas la guerre. Tout désaccord n’implique pas la haine et la rupture. En politique, la formule du "Qui n’est pas avec moi est contre moi" est la plus mauvaise des conseillères.

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Dans son blog en date du 8 octobre, Jean-Luc Mélenchon s’en prend au Manifeste pour l’accueil des migrants. Il cible la responsabilité de ses initiateurs éditoriaux, Mediapart, Politis et Regards. Il oublie qu’un texte ne vaut pas d’abord par ceux qui l’écrivent, mais par ceux qui s’y reconnaissent : aujourd’hui, ce sont 50.000 personnes et un nombre impressionnant d’associations et de journaux. Tout ce monde n’est pas un ramassis de gogos abusés, engagés malgré eux dans on ne sait quelle croisade contre tel ou tel parti ou mouvement. Les signataires prennent parti sur un point et sur un seul : ils ne veulent pas laisser l’extrême droite pourrir l’espace public européen par ses idées sur l’immigration.

Ne pas se tromper d’adversaire

Je n’ai pas à répondre au nom de qui que ce soit et ne le ferai donc qu’en mon nom propre. Je rappelle tout d’abord que ce texte, dans sa formule initiale, n’a été signé que par des personnalités de la culture, des arts et du monde associatif. Il n’y avait volontairement pas de responsables politiques dans les 150 premiers signataires et il n’était pas question que sa rédaction et sa diffusion soient, au préalable, soumises à l’appréciation de quelque Bureau politique que ce soit. Il est tout de même incroyable que, en 2018, je sois obligé d’énoncer ce rappel démocratique minimal. Ne pas en avoir informé les autorités de la FI, pas plus que n’importe quelle autre instance, est-il un signe de défiance ? Faudrait-il que Mediapart, Politis et Regards s’excusent de ne pas avoir informé les partis ? Mais dans quel pays vivons-nous ?

J’ajoute que je n’ai pour ma part rien à dire contre le programme de la France insoumise. Il est dans la lignée directe des propositions qui ont été celles la gauche de gauche depuis au moins le début de ce siècle. Je n’ai rien contre l’activité du groupe parlementaire FI : avec celles et ceux du groupe constitué par le PC, ses membres mènent le combat contre tous les aspects de la politique Macron, y compris sur le dossier des réfugiés et sur la politique européenne de gestion des flux migratoires.

Je n’ai pour ma part jamais taxé Jean-Luc Mélenchon et la FI de complaisance à l’égard du Front national. En revanche, j’ai critiqué ouvertement les propos tenus par Djorge Kuzmanovic qui, eux, me paraissaient très critiquables, sur la référence allemande, sur la question migratoire et sur les questions dites "sociétales". J’aurais aimé alors que Jean-Luc Mélenchon prenne, sur le fond et non sur la méthode, ses distances avec celui que l’on présentait alors, à tort ou à raison, comme son "conseiller". Il ne l’a pas fait.

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Du temps où j’étais membre du PCF et de sa direction, j’ai pris l’habitude de dire ce que je pensais devoir dire. On ne manqua pas alors, à bien des niveaux, de me faire savoir que je participais à d’odieuses campagnes de dénigrement contre le parti et que, ce faisant, je jouais contre mon camp. Cela ne m’a jamais intimidé et j’ai, aujourd’hui encore, la faiblesse de penser que ce n’est pas de mes propos de l’époque que le parti a souffert, mais plutôt d’un certain autisme et d’une culture détestable de la citadelle assiégée.

Voilà des années que je dis et que j’écris mon inquiétude de ce que l’extrême droite ait imposé son obsession de l’identité, la peur viscérale de "ne plus être chez soi", le désir de protection contre un ennemi que, faute de visibilité des responsables vrais, on situe classiquement du côté de l’autre, de l’étranger, du migrant. J’ai souvent écrit mon regret de ce qu’une partie de la gauche baisse la garde. J’ai trouvé cette tendance dans la "Gauche populaire" du PS, dans le "Printemps républicain" avec lequel Emmanuel Maurel a naguère flirté, dans les publications de Laurent Bouvet sur « l’insécurité culturelle » et la nécessité de « comprendre » les angoisses des « petits Blancs », dans les propos de Jean-Claude Michéa brocardant la gauche dite « sociétale » et rêvant du retour au village, dans les développements de Christophe Guilluy expliquant que le clivage du « centre » et de la « périphérie » l’emportait désormais sur le clivage dominants-dominés, dans les dérives de Jacques Sapir affirmant que, dès l’instant où la question de la souveraineté nationale était centrale, le rapprochement des "souverainistes" des deux rives était possible.

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Voilà qui fait beaucoup d’exemples et qui justifie largement, me semble-t-il, que le Manifeste évoque la « petite partie de la gauche » tentée de prendre au sérieux les « questions » posées par l’extrême droite. Pourquoi Jean-Luc Mélenchon fait-il comme si ce membre de phrase le concernait ? À trop y insister, ne risque-t-il pas d’accréditer l’idée que ses propos peuvent effectivement relever de cette mise en garde ? Pour l’éviter, et plutôt que de vitupérer le Manifeste, il serait mieux inspiré de dire clairement ce qui l’éloigne des tentations énoncées ci-dessus, comme des énoncés de Djordje Kuzmanovic. Dès cet instant, on pourrait enfin débattre de vraies questions et de désaccords éventuels, qu’il ne faut sans doute pas sous-estimer, mais dont rien ne dit au départ qu’ils vont installer des lignes de fracture au sein de la gauche de rupture.

Peser les termes de la question migratoire

Le premier débat concerne la manière de penser aujourd’hui les phénomènes migratoires sous le seul prisme de la contrainte. Ce n’est pas faux dans l’absolu : la grande majorité des départs, et pas seulement au temps du capitalisme dominant, ont historiquement été motivés par l’exigence du mieux vivre, quand ce n’était pas celle de la survie. Mais le paradoxe de l’histoire est que ces mouvements contraints n’ont pas été pour rien dans la marche en avant de l’humanité. Que serait devenue l’Europe sans l’apport de vagues incessantes de migrations ? Les États-Unis seraient-ils devenus une grande puissance, s’ils n’avaient pas été un melting pot ? La France se serait-elle enrichie de son industrie et de son cadre urbain, sans les apports stimulants de l’exode rural, puis de l’immigration extérieure ? L’histoire a fait des migrations à la fois une douleur et une plénitude, le fruit du dénuement et la possibilité d’y échapper durablement. Que l’immigration pose des problèmes, aux sociétés de départ comme aux sociétés d’accueil, est une chose ; qu’elle soit en elle-même un problème en est une autre. Entre les deux affirmations, la ligne de partage est celle du vrai et du faux.

Je reviens sur la question des migrations contraintes. Qu’il faille réduire la part de cette contrainte est d’une évidence désarmante. Comment pourrait-on s’opposer à des politiques qui ont pour objectif de réduire la spirale des inégalités, des discriminations et des gaspillages qui sont le lot de nos sociétés contemporaines ? Comment ne pas tout faire pour réduire le poids de cette conflictualité incessante, qui épuise l’Afrique et ses peuples et que nourrissent les intolérables trafics d’armes, dont les grandes puissances font ouvertement et impunément commerce ? Comment dès lors contourner la nécessaire boussole de l’anticapitalisme ? Mais si l’on suit cette piste, ne nous cachons pas qu’il faut le faire de façon conséquente et jusqu’au bout. "L’aide au développement" est une nécessité, mais n’est qu’un simple correctif à la spirale inégalitaire. La règle de la "protection" partielle d’un territoire peut-être un passage obligé ; mais l’absolutisation de la protection, c’est-à-dire le "protectionnisme" est une impasse, quand bien même on y ajoute un adjectif – "solidaire" - qui le contredit. En bref, la protection, oui ; le protectionnisme, non.

S’attaquer à la puissance de la finance est une nécessité historique et la gauche au pouvoir s’est cassé les dents à s’accommoder de ses contraintes au lieu de la combattre. Mais ce combat est un processus global de long souffle. Et, en attendant qu’il soit parvenu à son terme, que fait-on ? Le flux des migrations – au demeurant exagéré par l’extrême droite et ses fantasmes de "l’invasion" – va-t-il se résorber et se tarir à court et à moyen terme ? L’expérience en cours montre que ce n’est pas vrai. L’amorce de développement des "émergents" n’affaiblit pas la tendance au départ, mais la stimule au contraire, car ceux qui partent vers les destinations les plus lointaines – les nôtres – ne sont pas les plus indigents.

Dans un premier temps, le développement ne ralentit donc pas les déplacements, mais accentue leur caractère inégalitaire : les plus pauvres – et notamment les réfugiés – se déplacent vers les pays pauvres du "Sud", les moins pauvres vers les pays du "Nord". De la même manière, il faut certes espérer que des mesures seront prises, dans l’urgence, pour éviter la dégradation incessante des équilibres climatiques. Mais, même dans l’hypothèse où cette rupture intervient dans le très court terme, il faudra un certain temps pour enregistrer leurs effets globaux. Nous devrons donc faire face à des risques de déplacements massifs de population provoqués par des catastrophes écologiques ou des conflits locaux. Nous le devrons d’autant plus que tout volontarisme doit mesurer ses limites, s’il ne veut pas s’abîmer dans le renoncement, dès le premier obstacle venu. Sur la question de l’aide à l’Afrique, par exemple, la France peut beaucoup, infiniment plus qu’elle ne le fait aujourd’hui. Mais elle ne réglera pas à elle seule l’une des questions les plus capitales, celle du devenir de ce continent africain dont on sait qu’il sera celui du XXIe siècle, comme l’Europe fut celui du XIXe siècle et l’Asie celui du XXe siècle.

Auquel cas, je me permets de poser à nouveau la question à laquelle il n’est pas répondu pour l’instant. Si les flux de migrations se maintiennent, que ferait une France choisissant la voie de la rupture ? Continuera-t-elle d’accepter l’infamie qui voue les pays du Sud à recevoir 80% du flux des réfugiés ? Et si elle constate la persistance de flux de ce type en direction de l’Europe, comment réagira-t-elle ? Suivra-t-elle la logique égoïste à courte de vue de l’Union européenne et de ses États ? A fortiori, laissera-t-elle se généraliser la logique inadmissible, inhumaine et irréaliste de ceux qui prônent le blocage des frontières ?

"No border" ? de qui se moque-t-on ?

Venons-en, d’ailleurs, à cette question des frontières et du chiffon rouge du "no border", repris par Jean-Luc Mélenchon. Il est en fait facile de s’inventer des ennemis qui, peut-être, n’existent pas, et en tout cas pas chez ceux que l’on désigne explicitement ? Au fond, le leader de la France insoumise, laisse entendre qu’il n’y a que deux options possibles, quand on pense la frontière. D’un côté, le no border qui est renvoyé aux limbes de l’utopie, de l’autre « l’éloge de la frontière » cher à Régis Debray.

Je n’ai nulle envie, et depuis longtemps, de m’enfermer dans ce dualisme. La frontière n’est pas une réalité naturelle, mais une construction historique, imposée à la fin du XVIIIe siècle et généralisée aux XIXe et XXe siècles. Politiquement, elle désigne la limite à l’intérieur de laquelle se dénombrent les composantes du peuple souverain et où s’exerce la souveraineté politique. Par fondation, la frontière est à la fois inclusive (le territoire de la citoyenneté partagée) et exclusive (la distinction du national et de l’étranger). Elle a nourri aussi bien le patriotisme démocratique que le nationalisme d’expansion et le chauvinisme cocardier.

Aujourd’hui, la frontière est dans une contradiction. D’un côté, elle est relativisée par la fluidité des échanges commerciaux et financiers et par la montée des déplacements humains de tous types. D’un autre côté, cette fluidité est contredite par le contrôle étroit de la mobilité des personnes. La frontière devient ainsi tout à la fois un lieu flou d’échanges, une sorte d’hypermarché frontalier et une clôture qui prend volontiers la forme d’un mur. Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

La nation, bien délimitée par ses frontières, reste un cadre de souveraineté qu’il ne sert à rien de vouloir rayer d’un trait de plume. Mais l’apologie de la frontière, en privilégiant la différence et l’identité au détriment du commun et de l’égalité, risque aujourd’hui de donner de l’eau au moulin de l’esprit de fermeture et au fantasme de la protection absolue. La question la plus décisive n’est donc pas de savoir s’il faut garder la frontière ou la détruire, à court terme en tout cas – à long terme, l’utopie d’un monde sans frontières reste une nécessité. L’essentiel est plutôt de dire quelle conception on a de la frontière : simple bornage du lieu d’exercice d’une volonté commune ou symbole intangible d’une fermeture à un extérieur vécu sur le registre de la menace ?

Si c’est cela le choix nécessaire et s’il faut privilégier son second terme, je complète les questions précédentes, très concrètes, que ne peuvent esquiver ceux qui aspirent au pouvoir. S’il s’avère demain, une gauche bien à gauche une fois installée « aux affaires », que les énormes mesures existantes de contrôle s’avèrent incapables de réguler complètement les passages, que fera-t-on ? Continuera-t-on la spirale européenne prônée par Frontex, en accroissant démesurément les techniques de contrôle, de répression et de refoulement ? Cherchera-t-on à maintenir au maximum les plus pauvres chez les déjà pauvres ? Ou bien se résoudra-t-on à suivre la seule politique possible à l’intérieur de nos frontières : la liberté de circulation, l’accueil, l’égalité d’accès de tous à des droits étendus, l’inversion des logiques de flexibilisation, de précarisation et de recul des services publics et l’extension de la citoyenneté à l’ensemble des résidents ?

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Pas de cadeau à l’extrême droite

Cessons donc d’agiter les sujets qui divisent au lieu de rassembler : protectionnisme contre libéralisme, "pro border" contre "no border", souverainisme contre fédéralisme. Sur la question des migrants, en revanche, l’alternative est simple. L’extrême droite fait son fonds de commerce de l’affirmation selon laquelle l’immigration est une plaie dont la résorption conditionne la possibilité de toute politique en faveur des "nationaux". Face à elle, il n’y a pas d’autre solution que d’affirmer que l’immigration n’est pas un problème, mais une chance et cela jusqu’à aujourd’hui. Si elle pose des problèmes, c’est parce que nous sommes dans un monde, dans une Europe, dans une France où l’on préfère la liberté des circuits financiers, la libre circulation des marchandises à la libre circulation des hommes, où l’on préfère la dérégulation et la privatisation à la stabilité des statuts et à l’appropriation sociale. Un monde, une Europe et une France, où l’on préfère la peur et le repli identitaire à la solidarité et à la mise en commun.

Accepter ou refuser : cela s’appelle un choix de société. Le Manifeste appelle en creux à faire ce choix. Qui, à gauche, peut se permettre de mégoter sur les possibles politiques que cela ouvre ? La montée de l’extrême droite européenne oblige en effet à poser en grand la question des dynamiques politiques nécessaires pour la contrer. On ne peut s’en remettre à la droite pour cela : elle est en train de craquer devant la pression de ses extrêmes. Se confier aux rassemblements plus ou moins centristes, en vitupérant les "extrêmes" qui se touchent ? Impossible : c’est cette logique d’accommodement qui a radicalisé la droite en épuisant la gauche. Si quelque chose se passe, c’est donc à gauche qu’on l’observera. Mais dans quel rapport à l’extrême droite ? En contournant le problème, en expliquant que la question migratoire n’est pas la question centrale ? En concédant à cette extrême droite qu’elle met au centre la question du peuple de sa souveraineté ? Pour ma part, je ne pense pas cette façon de faire recevable. Je la crois même dangereuse.

L’extrême droite se bat en démontant pièce par pièce ce qui la porte, ses pratiques, ses projets, mais aussi ses idées et ses mots. Pas plus en Italie, qu’en Hongrie, qu’aux États-Unis ou en France, la logique souverainiste de l’exclusion ne protège les peuples. Au contraire, elle accroît les inégalités, les tensions et les frustrations. Il en est de même pour la philosophie frontiste des migrations : on ne transige pas avec elle, ni dans les mots ni dans les actes.

L’immigration n’est pas un problème ; l’environnement global des politiques qui l’entourent en est un, et de taille. Ne créditons pas l’extrême droite de ce qu’elle a raison en recouvrant les deux.

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Vos réactions

  • Personnellement d’accord avec ce texte j’aurais bien aimé qu’une phrase, courte, rappelle la question du Dt d’asile, directement emprunté au Dt Canon . Pourquoi ? parce que, à partir des années 90/95, l’accueil des réfugiés comme réfugiés politiques (années Pasqua), ainsi que le financement des soins médicaux gratuits (AME) et l’accès à un minuscule pécule, ont été les 1 ères cibles des droites. Nous avons été un peu absents sur ce problème jusqu’à l’occupation de l’Eglise St Bernard.

    michel mouréreau Le 9 octobre à 23:24
  •  
  • A Monsieur Martelli.

    Que de polémique inutile pour rien vous fait on ...

    Vous êtes de gauche, vous avez agi, avec Madame Autain de manière Humaniste avec ce manifeste. Vous avez été du coté des migrants et contre l’extrême droite. Vous avez fait votre devoir, point barre.

    Et que récoltez vous en échange de votre soutien pour la gauche de la gauche ?

    Clementine Autain en a pris plein la figure par le leader du groupe parlementaire dont elle fait partie ) lors de la précédente réunion , et vous, ce même leader vous en mets directement plein la figure dans son blog, en vous citant, ect ...

    Et en plus, vous êtes plutôt gentil avec la FI, Monsieur Martelli, surtout quand vous écrivez, je vous cite :

    Je n’ai pour ma part jamais taxé Jean-Luc Mélenchon et la FI de complaisance à l’égard du Front national. En revanche, j’ai critiqué ouvertement les propos tenus par Djorge Kuzmanovic qui, eux, me paraissaient très critiquables, sur la référence allemande, sur la question migratoire et sur les questions dites "sociétales". J’aurais aimé alors que Jean-Luc Mélenchon prenne, sur le fond et non sur la méthode, ses distances avec celui que l’on présentait alors, à tort ou à raison, comme son "conseiller". Il ne l’a pas fait.

    Bouf, vous avez été gentil en ne parlant que de l’immigration, si vous saviez, j’ai failli vous écrire,comme beaucoup de monde à gauche, ce que nous pensons des prises de vues internationales de ce monsieur Kuzmanovic qui sert surtout de pantins aux idées très rouge bruns de Jean Luc Melenchon, mais qui les partage avec lui. Les prises de vues pour les guerres de Poutine, en Europe, et en Syrie, les points de vues qui reprennent les propos d’Assad, la Chine, La Corée du Nord, le Vénézuela. Mais je n’ai rien écris.Nous attendons les prochaines elections pour le faire, tout simplement

    Oui, le FI, cette gauche Rouge Brun, est l’équivalent du FN et du Faschisme , qu’il soit de Gauche ou de Droite, à l’international, et il Impensable de voter, au nom des valeurs de gauche, pour ce mouvement aux élections européennes.
    On se rappelle quand Jean Luc Melenchon était député européen, et qu’il était le seul à ne pas avoir voté contre la torture en Corée du Nord. On ne veut plus voir cà, et multiplié en plus avec des gens comme ce monsieur Kuzmanovic ou Girard ou autres, et qui ne feront aux final que de n’obéir aux ordres de JLM.

    Clementine Autain, Vous, le magazine Regard en avez fait les frais en prenant cette initiative humaniste de ce manifeste, sans le consentement du chef.

    Pour ma part, j’ai été tres choqué du comportement de Jean Luc avec Clementine Autain, une femme de gauche, seule, et sans defense , ni soutien de ses collegues députés de la FI (Il parait qu’elle en a pris plein la figure par JLM) et choqué aussi des attaques de Jean luc Melenchon sur le magazine Regards et le fait qu’il s’en prenne à votre personne aussi en citant votre nom. Pour ma part, étant de gauche, c ’est tout naturellement que je prendrais votre défense à vous trois, et aux autres.

    La FI est parti trop loin dans extremisme, elle finira mal. Mais nous parlerons de tout celà dans un prochain message.

    Une heure pour écrire ces quelques lignes, et vous exprimer à tout les trois mon extrême soutien. On vous attaque, mais vous n’êtes pas seul, et nous vous défendrons.
    Cordialement.
    BDPIF

    bdpif Le 10 octobre à 08:46
       
    • Une bien belle tartine de Conneries !
      Fraternellement,

      PM

      PMans Le 14 octobre à 22:40
  •  
  • bonjour roger,

    merci pour ce texte.

    bernard chambaz Le 10 octobre à 10:13
  •  
  • Encore des gens qui veulent nous cataloguer, dans vos ésprits étriqués n’avez vous pour nous les militants FI qu’une place dans une case ? Celle des éxtrémistes de gauche.

    Ça ne nous atteindra jamais, et pendant que vous diviserez la gauche ce sont nos militants qui accueillent des migrants.

    Honte à vous et votre réflexion très limité, un jour Mélenchon qui n’est pas notre gourou (difficile à comprendre pour un ancien communiste dirigeant du partie qui vient d’ailleurs de désavouer vos amis), mènera le peuple français au pouvoir. Ce que des gens comme vous n’ont jamais su faire, car vous n’êtes ouverts que d’apparences, mais vous excellez pour dénigrer les autres, en plus de manière très perverse quand je lis votre article.

    Et les commentaires lamentable de gens qui nous cherchent la petite bête, balayé devant vos portes, le fn c’est de votre faute, vous l’avez laissé grandir. Nous la FI on le combat, dans les usines, sur les places, les gares partout ou il y a un maire FN. Nous sommes les seuls à avoir pris au sérieux cette menace, et les seuls à leur ponctionner leur électorat.

    Et ça se dit de gauche ? Macron aussi disait ça.

    Loïc Le 10 octobre à 12:51
       
    • effectivement vous avez raison Fi et JLM ont été en mesure de capter une partie de l’électorat populaire du FN lors de la présidentielle. C’est également cette situation qu’il a à" gérer" aujourd’hui.
      Il ne cédera pas un pouce sur ce terrain. Car ce sont des choix stratégiques et idéologiques. Mais la ligne de fracture à gauche est là . J’apprécie le billet de R.Martelli bien qu’il réponde surtout, je pense, et pour prendre date, à la séance subie ( et rapportée par Libération) par C.Autain.

      Germain Le 10 octobre à 19:40
    •  
    • c’est bien que FI sorte de cette pensée unique qui a plombé la gauche. L’immigration ok, à condition qu’elle soit planifiée et qu’elle s’accompagne d’une politique de développement. Les leçons de morale des beaux quartiers gentrifiés sur l’accueil sont bien gentils, mais ce n’est pas eux qui derrière gèrent les conséquences dans les banlieues et villes moyennes, avec des services publics et des asso à la ramasse, débordés.
      Ce n’est pas avec ce manifeste que ces gens vont réunir la gauche, les classes populaires, ni combattre le fn. J’ai même l’impression que c’est l’inverse : division de la gauche et publicité pour le fn. Heureusement, ils sont très puissant dans les médias, très peu dans l’opinion, même celle de gauche.

      tartuf Le 16 octobre à 20:29
  •  
  • "Un texte ne vaut pas d’abord par ceux qui l’écrivent, mais par ceux qui s’y reconnaissent "

    Tout tient dans cette phrase. Refuser sa responsabilité éditoriale pour aussitôt attaquer sur le mode :

    "vous ne prendriez pas un peu les gens pour des cons des fois ?"

    Et vous ? vous ne nous prendriez pas pour des cons des fois ? Bien sûr que si... sauf que nous ça fait quelques décennies maintenant que votre famille politique (la "gôche" qui conduit des politiques "réalistes" de droite quand elle est au pouvoir et intente des procès en défaut de gauchisme dès qu’elle le perd) nous prend pour des cons. On commence à avoir l’habitude de vos grosses ficelles.

    Avec tout mon mépris le plus sincère.

    David Le 10 octobre à 14:12
  •  
  • Monsieur Martelli soit vous êtes naïf , soit vous n’êtes pas tout à fait honnête. Vous entretenez de fausses polémiques . J’ai visionné sur LeMédia un débat organisé par À Lancelin sont titre « la gauche à l’epreuve de l’immigration » . Il y avait notamment deux invités signataires du Manifeste, Éric Fassin et Laurence de Cock . Il se sont tous deux présentés comme universitaires et chercheurs. Mais tout le débat ils ont avancé masqués , car dans les faits ils se sont conduits comme deux militants politiques. Usant et abusant de l’autorité que leur confère comme aurait dit P Bourdieu « leurs titres de noblesses » , ils ont beaucoup parlé, E Fassin est un habitué des plateaux de télévision . Jetant à la figure des autres invités le fameux « toutes les études démontrent », n’en citant aucune, oubliant au passage que bien des études ont démontré des choses partiellement vraies, voir complètement fausse ( voir la fameuse « science » économique) . Faisant du billard à trois bandes ils ont à plusieurs reprises ciblé la dirigeante allemande de la gauche radicale Sahra Wagenknecht et le mouvement Aufstehen, sachant très bien que la FI se dit proche de se mouvement. Je met de côté les allusions et sous entendus concernant la FI et JLM . Allant jusqu’à faire de l’humour douteux comme L D Cock répondant à un membre de la FI également invité, qui précise que la FI est un mouvement, « je sais un mouvement gazeux » répondit-elle , avec un grand sourire moqueur. C’est bien l’ambiguïté de ce Manifeste qui participe à ce type de comportement.

    A la fin E Fassin affirme doctement (et oui c’est un un universitaire) tout comme vous Mr Martelli ´ : » le chômage est un problème, l’immigration n’est pas un problème, elle pose des problèmes ».

    A vous et a lui je répond : l’immigration n’est pas un problème, mais elle pose différents problèmes auxquels il faudra apporter des solutions. Le chômage n’ est pas un problème, mais il’pose différents problèmes auxquels il faudra apporter des solutions.

    Un soutien de la FI

    P.S. Je suggère aux lecteurs de lire la note de blog de JLM sur Melenchon.fr

    Gege Le 10 octobre à 14:44
  •  
  • Ah si seulement Martelli et Regards usaient autant d’énergie à combattre les vrais responsables des exils.
    Ce qui est extraordinaire c’est que tous ces procureurs refusent de dire s’ils sont oui ou non pour la liberté totale et inconditionnelle d’installation.
    Alors M. Martelli et tous ceux qui instruisez des procès en sorcellerie de la Fi et de ses portes parole, quand allez vous répondre à cette question simple par une réponse toute aussi simple, oui ou non.

    choucroute Le 10 octobre à 15:48
  •  
  • Il n’y a que les essencialistes pour croire que les règles, les lois, les frontières, sont par essence liberticides. C’est tout le contraire, elles limitent et délimitent. Elles protègent les plus faibles, elles sont la condition sine qua non de l’exercice d’une liberté de droit et devoir pour tous . Aujourd’hui encore elles garantissent l’expression du peuple souverain, fondement de la démocratie républicaine. Bien sûr elles doivent être constamment remises en question et améliorées . Tout est dans l’usage que l’on en fait. Un bâton peut servir à taper sur les autres , comme dans Guignol, ou dans les manifestations . Mais il peut aussi servir d’appuis à une personne ayant des difficultés à marcher , ou servir de tuteur pour sauver une plante fragile. Tout est dans l’usage .

    Gege Le 10 octobre à 18:07
  •  
  • Je suis frappé de voir comment Martelli et un certain nombre de commentateurs, ne proposent à cette question des migrants qu’une réponse morale, méprisante pour ceux qui tentent d’approfondir, en recherchant des solutions plus concrètes, plus politiques, en somme des solutions qu’ils pourraient tenter de mettre en œuvre s’ils étaient au pouvoir. Cela crédibilise une démarche que la réponse morale élimine à bon compte (pour ceux qui s’en contentent). Le problème est difficile, mais ce n’est pas une raison pour l’écarter, avec des envolées lyriques. J’ai noté deux réponses concrètes de la part de JLM, ou tout au moins deux pistes de réponse concrètes qu’il faudra étayer parce que posant elles-mêmes de nouvelles questions. Je les résume : pour les migrants errants sur la Méditerranée (et s’y noyant) le devoir d’assistance qui ne souffre aujourd’hui aucune réserve. Pour préparer l’avenir : un statut du migrant permettant par exemple de légitimer son geste par le changement climatique, ou par le désarroi économique ou la guerre (migrant=réfugié, alors). C’est une bonne hypothèse de départ, qu’il faudra étayer par des "décrets d’application", à court terme. Mais davantage encore à long terme quand, quand il est pronostiqué que l’Afrique comptera 2,5 milliards d’habitants. S’il en est ainsi, mêmes nos engagements concrets d’aujourd’hui (tels ceux de JLM) seront à revoir. Il faut résoudre à la base le pb ... c’est à dire, pour moi, se décider à combattre dans les faits la cause de tout cela : le capitalisme prédateur dont il faute se décider un jour à l’éliminer...ce qui n’est pas une petite affaire ...encore moins une affaire simplement morale !

    Abbé Béat Le 11 octobre à 18:39
  •  
  • Roger Martelli, vous perdez votre temps à vouloir"débattre" avec un caractériel. Après le PCF (mais là ça vous laissait plutôt neutre et indifférent) c’est vous , avec Regards, Politis, Clémentine Autain, qui faites les frais de la propension à l’autoritarisme du Leader Suprême de FI et son incapacité psychologique à supporter la moindre critique. Bon, je sais, c’est pas très "politique" ce que je vous dis-là, mais selon moi, l’aspect psychologique n’est pas dénué d’intérêt dans l’appréciation qu’on peut apporter sur le jeu politique, comme on le voit à propos de Donald Trump par exemple, dont le profil inquiétant de personnalité apporte incontestablement un surcroît d’inquiétude(je n’assimile évidemment pas Trump à Mélenchon pour qui j’ai voté deux fois, j’illustre juste l’importance du facteur psychologique). Idem pour Lénine et Staline : je pense que le cours de l’histoire en Union Soviétique et dans le monde aurait été radicalement différent si le premier avait vécu plus longtemps et pu empêcher l’accès au pouvoir du second. Simplement parce que Lénine était sain d’esprit, Staline un psychopathe sanguinaire à l’effroyable brutalité : encore des considérations psychologiques qui ont de l’importance selon moi (Attention, là non plus, je n’assimile pas le Petit Père des Peuples et Mélenchon , pauvre garçon, il ne mérite tout de même pas ça ! Même si l’on peut apprécier certaines pratiques de FI comme néo-staliniennes.).
    Bon, tout ce que je dis là, c’est du psychologique, mais avec des conclusions politiques à tirer je pense.
    À vous de voir,
    Amicalement,
    Frédéric FOSSIER.

    FRÉDÉRIC FOSSIER Le 11 octobre à 22:57
       
    • @FRÉDÉRIC FOSSIER

      Si on vous comprend bien JLM serait , caractériel, un Leader Suprême autoritaire , aurait une incapacité psychologique à supporter la moindre critique, mais vous ne comparez pas cependant ce « pauvre garçon » à Staline , rien que ça.

      Quel genre d’individu irresponsable peut voter deux fois pour un candidat (JLM) ayant le profile que vous dresser. Comble du ridicule vous semblez en être fier . Heureusement pour vous le ridicule ne tue pas.

      J’ai du mal à voir le rapport entre votre psychologie de bazar genre brève de comptoir, et les différences d’approches , entre R Martelli et JLM des questions migratoires .

      Tout comme JLM je pense qu’aborder la question migratoire sans aborder les causes , ne peut donner qu’une compréhension partielle, voir partial du phénomène migratoire.

      Gege Le 12 octobre à 10:32
  •  
  • Le texte de Roger Martelli est une excellente contribution à la clarté du débat sur les questions migratoires. Le sectarisme et/ou la pensée unique nuisent gravement à la résolution des problèmes. Merci Roger.

    Lucien Matron Le 12 octobre à 00:50
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  • Bonjour
    France insoumise , c’est un programme, élaboré collectivement, des idées et des militants , tout ne se réduit pas à un seul homme.
    Leader qui peut avoir de bon et mauvais coté, mais qui n’en a pas.

    bob Le 12 octobre à 14:00
       
    • je plussoie

      carlos Le 21 octobre à 10:11
  •  
  • Non, nous ne sommes décidemment vraiment pas d’accord avec vous.

    1/ Vous avez créé cette polémique, vous l’alimentez, vous mettez l’immigration au centre du débat.
    Vous êtes soit naïf, soit hypocrite et malveillant.
    Soit les deux.

    2/ Pourquoi est-ce si dur à comprendre : c’est l’EMMIGRATION qui est un problème. L’emmigration forcée : guerres, écroulement économique, changement climatique ....
    Donc vous renoncez à agir contre tout ça ?
    Vous considérez comme ineluctable ce grand déménagement du monde, lié à tous les affres du néolibéralisme mondialisé ?

    Pourquoi être spectateur impuissant et moralisateur en plus sur les CONSEQUENCES, et ne pas être véritable acteur engagé, responsable et solidaire sur le CAUSES ?

    3/ Entendez bien : le PROTECTIONNISME solidaire, la nation politique, la souverainteé populaire.
    Telle sont nos réponses au problème posé par le néolibéralisme mondialisé et à l’hyperpuissance des lobbies et intérêts privés bruxellois. La planification écologique, la coopération entre nations souveraines, ... sont les axes géopolitiques qui instancient un indépendantisme refondateur de solidarités concrètes inter-nationales.
    Car oui : nous sommes INTERNATIONALISTES, pas MONDIALISTES !

    L’incantation morale pour se donner gratuitement le beau rôle et sans régler aucun problème concret ...
    Noam CHomsky par exemple appelle ça, le "political posturing".

    Jean A. Le 14 octobre à 21:49
  •  
  • Je n’avais pas lu le texte de JL Mélenchon, le vôtre m’y a donc incité...
    On ne peut plus clair, comme d’habitude (oui en tant que sympathisant de la France Insoumise je voue bien entendu un culte forcené à M’sieur Jean-Luc, mon Guide Suprême) !
    Une phrase dudit texte sur la question m’a notamment assez diverti : " plusieurs des signataires du manifeste (...) ont appartenu ou soutenu le gouvernement Valls et son texte sur l’immigration et donnent à présent des leçons "
    Rhooo... c’est mesquin ! :D

    PMans Le 14 octobre à 23:09
  •  
  • @PMans

    A cela il faut ajouter qu’E Plenel, membre du triumvira à l’origone de ce manifeste ambigu, a été , avant la création de Mediapart, directeurs du journal le Monde. A cette époque lui et sa rédaction se faisaient les chantres du libéralisme économique et la mondialisation heureuse qui sont la principale cause de l’exode de millions de déracinés.

    Il est donc , très, très mal placé pour venir donner des leçons morale et jouer le père la vertu .

    Gege Le 15 octobre à 10:26
  •  
  • Et nous verrons sous peu que cette petite manoeuvre en cachait une autre, par exemple la promotion d’une liste "citoyenne" (entendez une liste fourre tout essentiellement dirigée contre la Fi) lors du scrutin européen. Déjà un bruit de fond se fait entendre d’une liste se prépare et dont le promoteur ne serait autre qu’un certain R. Gluksmann soutien de la première heure de Hamon et de la deuxième heure de Macron.
    Nous verrons bien qui sera partie prenante de cette nouvelle aventure de l’arche perdue.

    choucroute Le 15 octobre à 13:47
  •  
  • Rien de nouveau sous le soleil:certains,toujours les mêmes,ont pour seule obsession d’attaquer JLM,mais en réalité la France Insoumise toute entière.Un mouvement large qu’ils ne comprennent pas,habitués qu’ils sont à être dans leur entre soi.

    Pendant que nous voulons faire des Européennes un référendum anti Macron "et son monde",eux,(dont beaucoup ont voté pour lui,et ont tenté vainement de nous faire commettre la même faute ! N’est ce pas,M Plénel ?)nous mitonnent un référendum anti France Insoumise.
    Pour cela,ils font,et feront jusqu’en mai,flèche de tout bois.Soyons en persuadé(e)s....

    A chacun ses priorités ! Mais dommage pour tout le Peuple !

    Le Baron Hugues Le 15 octobre à 20:16
  •  
  • Kuzmanovic et Wagenknecht ne font en réalité que reprendre la position qu’avait les premiers socialistes (Jaurès, Guesde, Laffargue etc) sur l’immigration.

    Voir ici : https://www.cairn.info/revue-cahiers-jaures-2017-3-p-109.htm

    Vous établissez un renversement orwellien en les accusants de se vendre à la droite car en réalité c’est bien vous qui abandonnez la pensée socialiste pour vous conformer à la pensée libérale.

    Cordialement,

    Renard Le 16 octobre à 04:00
  •  
  • Bonjour
    Il faut mettre fin aux guerres, au néocolonialisme, a l’impérialisme économique des grandes puissances , mettre fin au libéralisme. Refaire un monde de paix , apaisé , ou chaque pays puisse se reconstruire , dans un environnement paisible , sans pression extérieur, sans ingérence ?. C’est , la première étape, indispensable, pour que chaque pays contrôle son émigration, profite de ses richesses et balaye devant sa porte. Que tout les pays retrouve leur souveraineté réel.
    Voir la "crise des "migrants" et le poids des structures de Bruno Guigue

    bob Le 16 octobre à 11:30
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  • "dès l’instant où la question de la souveraineté nationale était centrale, le rapprochement des "souverainistes" des deux rives était possible"
    difficilement possible tant le fossé qui les sépare sur les autres sujets est grand. Seulement il ne faudrait pas que l’action publique, quelle qu’elle soit, soit rendu impossible à cause de la dilution des pouvoirs démocratiques et des responsabilités politiques, dans un millefeuille politique infra ou supra national.
    Le mouvement syndicaliste et l’internationale socialiste n’a pas été capable de défendre les gens modestes dans la mondialisation. Trop faible fasse aux multinationales. C’est la réalité.

    tartuf Le 16 octobre à 21:28
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  • "L’histoire a fait des migrations à la fois une douleur et une plénitude, le fruit du dénuement et la possibilité d’y échapper durablement."
    => Autant je peux être d’accord sur le constat historique, autant je ne peux que vouloir justement que cet état de fait change !!!

    Pourquoi s’interdire de réfléchir à un projet plus enviable pour l’humanité et instituer que les drames, qui ne modèlent au final que les migrations "subies" et non les migrations "choisies", doivent inexorablement être positivés... relativisant ainsi, j’ose espérer sans le vouloir probablement, toute lutte pour défaire les causes de ce qui se traduit par une multitude de déchirements familiaux !

    Est-ce si terrible d’admettre que les populations meurtries qui arpentent la planète en quête d’un bonheur légitime ont tout simplement été contraintes à le faire par notre propension à laisser la cupidité diriger les relations internationales ? Ne serait-ce pas mieux que la seule cause de ces déplacements en soit une volonté délibérée ?

    L’accueil est un devoir auquel nous devons nous astreindre de par notre humanité... Personne ne remet en cause cela dans les sympathisants de la France Insoumise... Mais cette condition commune qu’est la notre devrait tout autant nous imposer l’obligation d’introduire plus d’équité dans les relations tissées entre les peuples ! C’est vraiment dommage que cette facette là soit minorée dans le manifeste. Tous ceux qui n’ont pas signé ce document ne partagent pas la vision du FN...

    La France Insoumise n’est pas un parti, que JLM signe ou non ce manifeste ne remet pas en cause le programme de la FI, que d’autres responsables politiques du mouvement par contre le fassent ne remet pas non plus en cause leur détermination à défendre ce même programme. Il est bon de rappeler cela à ceux qui pensent que personne ne peut avoir d’arguments recevables dans le refus de signer ce manifeste. Il apparaît utile ici de rappeler qu’à la France Insoumise, il n’y a pas de pensée unique, pas de manichéisme mais une ligne morale et éthique à suivre. Cette dernière a abouti à un projet de société clair et précis qui se traduit par un programme politique... site en https avenirencommun.fr/le-livret-migrations/

    carlos Le 21 octobre à 10:59
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  • Je m’étais permis de pointer les apories du discours de Monsieur Martelli lors de son entretien à la midinale.
    Et bien vers la fin du texte, Monsieur Martelli pose cet aveu :
    "Si [l’immigration] pose des problèmes, c’est parce que nous sommes dans un monde, dans une Europe, dans une France où l’on préfère la liberté des circuits financiers, la libre circulation des marchandises à la libre circulation des hommes, où l’on préfère la dérégulation et la privatisation à la stabilité des statuts et à l’appropriation sociale."
    Comme nous sommes dans ce monde, l’immigration pose problème. Voilà, c’est dit par Monsieur Martelli.
    Ce qui n’est pas dit, c’est que les conséquences de cette situation touche principalement les classes sociales les plus soumises au joug libéral, que ce soit au boulot, dans les quartiers, etc. Je renvoie au 1er entretien de Bourdieu dans son ouvrage collectif "La misère du monde" dans lequel Bourdieu fait état de la difficulté du vivre ensemble du fait de la désindustrialisation, du chômage massif et de la présence de familles issues de l’immigration. Lisez cet article de Bourdieu.
    Toute recherche de solution vis-à-vis du phénomène de migrations massives, et de la situation des personnes et familles, passe par une remise en cause de la soumission au système ultra-libéral.
    La question centrale n’est donc pas cette immigration, ni le "racisme systémique" ou une éventuelle décolonisation de la société ou de l’Etat français chère aux amis indigénistes de Regards et Mediapart, mais comment desserrer l’étau de l’économie financiarisée, étau maintenu par les politiques de l’UE. Et sortir de ces politiques, c’est sortir des guerres, militaires ou commerciales, qui déstabilisent des pays entiers. Sortir de ces politiques passera peut-être par une sortie des institutions de l’union européenne. C’est donc s’en prendre aux causes de l’immigration massive. C’est exactement ce que propose l’avenir en commun.

    Oliver_Twist Le 4 novembre à 14:44
  •  
  • En attendant, soyons pragmatiques.
    Des centaines de migrants risquent de se noyer chaque jour en Méditerranée.
    L’Aquarius était un des derniers bateaux à y patrouiller pour tenter de les secourir.
    Mais depuis un mois, il reste cloué dans le port de Marseille. L’irréprochable Panama lui ayant retiré son pavillon.
    Nous pouvons trouver un autre état, même un tout petit, qui peut autoriser à l’Aquarius d’utiliser son pavillon.
    Merci de signer la pétition https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_Pape_Un_pavillon_pour_lAQUARIUS_1/?caSsEnb

    clement Le 10 novembre à 18:45
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