photo cc Blandine Le Cain
Accueil > Politique | Par Clémentine Autain | 6 mai 2015

Le Front national a ravalé sa façade, pas ses idées

Aveu de Robert Ménard sur ses statistiques ethniques, psychodrame familial à la tête du FN : l’extrême droite reste l’extrême droite, mais on attend encore que quelque chose succède à l’indignation, la sidération ou la complaisance.

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La séquence du 1er mai a marqué une étape dans l’évolution de l’extrême droite française. Sidérés par ce qu’ils relatent comme une ascension irrésistible vers le pouvoir, avec des photos de Marine Le Pen toujours plus souriante et des interviews d’elle toujours plus complaisantes (« Madame Le Pen, estimez-vous avoir réussi votre 1er mai ? », interrogeait, béat, un grand journaliste peu soucieux de traquer l’idéologie frontiste), les grands médias ont dépeint en long et en large une saga familiale dramaturgique, aux relents psychologiques.

Les mots ont changé, pas l’idéologie

Du fond du discours de Marine Le Pen, il n’a pas été question. Or, si la fille s’est dégagée du père, si elle a réussi à donner un visage ripoliné au FN, à se dissocier des outrances négationnistes et racistes les plus inadmissibles de Jean-Marie Le Pen pour la France d’aujourd’hui, la filiation politique reste intacte. La suspension du père du FN parfait la stratégie de Marine Le Pen qui espère ainsi marquer une rupture à même de la propulser à l’Élysée. Et puis, l’extrême droite aime la discipline et le culte du chef. Marine Le Pen ne déroge pas à la règle. En sanctionnant son père, elle s’est affirmée comme leader suprême du FN. Il n’y a pas de place pour deux chefs à l’extrême droite. Ce sera donc elle. Quelle différence ?

Oui, les mots ont ici et là changé, les croix gammées et les crânes rasés sont mis de côté au profit de profils politiques plus classiques, plus technos, à l’instar de l’énarque Florian Philippot. Mais le cœur idéologique reste intact. L’ennemi de l’intérieur reste là : il n’est plus le juif des grandes heures antisémites du FN, mais le musulman qui envahit le pays. La glorification d’une France éternelle, blanche et chrétienne, est intacte. La préférence nationale, qui est en réalité une préférence raciale, demeure l’alpha et l’oméga du récit frontiste.

Robert Ménard, qui n’est pas au FN mais l’un de ses plus fidèles représentants, maintenant maire de Béziers, vient d’en donner une triste illustration. Sur le plateau de Mots croisés lundi soir, il avoue sans fard avoir compté les élèves prétendus musulmans pour arriver au chiffre précis de 64,4% dans les classes de Béziers. Un enfant dont le nom est à consonance maghrébine se trouve comptabilisé comme musulman.

Guerre des identités

La stigmatisation bat son plein, l’affront juridique et politique est de taille de la part d’un maire qui s’agenouille devant une stèle de l’OAS et supprime le remboursement de la cantine scolaire aux enfants de chômeurs. Si cette borne dépassée a soulevé une large vague d’indignation et de colère, elle doit nous alerter sur les limites profondes de la mutation tant vantée du FN.

Le projet de l’extrême droite demeure. Il repose sur la guerre des identités. Le FN s’emploie ainsi à diviser le peuple : dans une même cage d’escalier, un ouvrier blanc au SMIC qui en bave doit en vouloir à son voisin de palier qui, issu de l’immigration, touche le RSA. Il n’est pas question pour l’extrême droite de pointer l’inégale attribution des richesses, de dénoncer les fortunes gagnées par les rentiers qui exploitent le travail du grand nombre, mais de dresser une partie des catégories populaires contre une autre, en fonction de l’origine, de l’identité. Avec une méthode : l’autorité, en lieu et place de la démocratie.

C’est ainsi qu’aux élections départementales, la deuxième proposition du FN, après la préférence nationale, était d’en finir avec les fraudeurs du RSA. Que les deux tiers de ceux qui ont droit à ce minimum social ne le touchent pas – par méconnaissance du dispositif et difficultés à affronter les mécanismes administratifs – ne révolte pas l’extrême droite. Que l’idéologie dominante, et François Hollande avec, valide comme une évidence la jonction entre les milieux populaires et l’extrême droite en dit long sur les impensés de fond et l’abandon des milieux populaires par les élites.

Refuser l’ordre du jour frontiste

Mais après tout, quand Laurent Wauquiez de l’UMP parle de « cancer de l’assistanat » et qu’Emmanuel Macron du PS explique que s’il était chômeur, il se battrait pour trouver un emploi, comment imaginer une opposition conséquente et ferme à la construction idéologique du FN ? Quand les Unes des grands hebdomadaires comme L’Express ou Le Point sur "L’islam, cette menace" se succèdent, tel un nouveau marronnier, qu’un député UMP parle d’une « cinquième colonne, organisation destinée à combattre notre pays de l’intérieur », comment s’étonner que le FN joue ensuite sur du velours pour avancer ses thèses xénophobes ?

Dans un sondage Ipsos de 2014, on apprend ainsi que les Français estiment à 23% le nombre de musulmans en France. D’après différentes enquêtes sociologiques, le juste chiffre se situe autour de 8%. L’obsession à l’égard des musulmans a gagné les esprits dans notre pays. Elle tend à se substituer aux préoccupations liées à l’égalité, valeur à laquelle pourtant les Français se montrent attachés. Elle a pris le pas sur la conflictualité sociale, les antagonismes de classe.

Il ne suffit pas de s’indigner sur les plus ignobles faits et déclarations de l’extrême droite, il faut s’attaquer au cœur de l’idéologie frontiste, refuser l’imposition de ses thèmes de prédilection, offrir une autre vision des maux de la société et des façons de vivre mieux, de renouer avec la fierté populaire. Mais pour cela, encore faudrait-il sortir de la médiocrité politique et de la sidération face aux percées frontistes.

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Vos réactions

  • Du grand clémentine Autain,qui semble découvrir l’urgence du combat contre le FN.Je crois me souvenir que quand Mélenchon s’est présenté contre la fille Le Pen à Hénin-Beaumont,pour combattre l’idéologie frontiste,une bonne partie du FdG lui est tombé dessus.Il y a bien longtemps,chère clémentine, que Mélenchon est sorti de cette médiocrité politique que vous dénoncez .Vous auriez au moins pu en dire un mot.

    alain Le 6 mai 2015 à 19:05
       
    • Pourquoi encore ramener JLM. certes il se bat mais il n’y a pas que lui, alors cessons ces enfantillages et allons de l’avant "Ensemble" le débat y gagnera.

      Gilles Le 6 mai 2015 à 23:15
    •  
    • Tout à fait d’accord !
      Ce n’est pas le moment de se cracher dessus.
      Un peu de calme et de sérénité ne feront pas de mal pour avancer et contrer les thèses du FN.

      Gabriel Le 7 mai 2015 à 15:21
  •  
  • Une vision bien primaire du problème FN. Pas de mention du taux d’abstention aux élections (60% !) pas d’analyse du manque d’écho des idées du FDG chez les salariés, aucune proposition précise pour en sortir ! Un discours simpliste et alarmiste ne pouvant que déboucher sur un nouveau 2002 : le libéralisme ou le fascisme. Comptez vous les pigeons, les cocus et réjouissez vous les patrons et les actionnaires !

    Fulgence Le 6 mai 2015 à 23:52
       
    • Et vous, c’est tout ce que vous trouvez à dire, Monsieur Fulgence ?

      Aubert Sikirdji Le 7 mai 2015 à 06:39
  •  
  • "Regardez travailler les bâtisseurs de ruines
    Ils sont riches patients ordonnés noirs et bêtes
    Mais ils font de leur mieux pour être seuls sur terre
    Ils sont au bord de l’homme et le comblent d’ordures
    Ils plient au ras du sol des palais sans cervelle.

    On s’habitue à tout
    Sauf à ces oiseaux de plomb
    Sauf à leur haine de ce qui brille
    Sauf à leur céder la place."

    Paul Eluard

    Aubert Sikirdji Le 7 mai 2015 à 06:44
       
    • @Aubert
      Je ne suis pas chef de file d’une des trois composantes du FDG, et encore moins candidat à la candidature "suprême" en 2017. Je me permets simplement de souligner que pour stopper la résistible ascension d’Arturo Ui, alias Jean-Marine, il faut autre chose que des truismes et des effets de manche, qu’il faut viser plus loin que les intérêts mesquins partidaires et d’ego et redonner à la majorité silencieuse, brisée, dégoutée et dépolitisée la conscience de son poids stratégique et la confiance en l’action et en l’avenir si incertain soit-il. Il y a urgence à TOUT remettre à plat à la gauche du PS quelles qu’en soient les conséquences pour les deux futures élections pièges à cons. C’est le peuple qu’il faut regagner à la nécessité de la lutte, à la conscience de son rôle et non sauver quelques postes et prébendes de politiciens voués au mieux à vider la mer des inégalités et injustices à la petite cuillère.

      Fulgence Le 7 mai 2015 à 09:46
    •  
    • @ Fulgence

      C’est vrai.

      Aubert Sikirdji Le 7 mai 2015 à 10:22
  •  
  • Lorsque Mélenchon,au cours de son discours de Marseille,a évoqué les Maghrébins et étrangers comme ’des élus’,que les souchiens attendent avec ’amour’,délirait il,plus ou moins que Clémentine,dans ce texte trés bien fait,présenté ici ?
    A qui fera t on croire que les Lepen s’intéressent réellement au peuple français ?
    Membre du pcf,je ne fais aucune confiance à Mélenchon,trop Mitterandôlatre,pour s’occuper de l’avenir de mes enfants et petits enfants.
    Clémentine fait l’expérience que la politique a une dimension sérieuse et tragique.
    Elle apprend !total respect !Faut s’incliner devant la grâce.
    La capacité de séduction est une arme redoutable pour notre société audio-visuelle.
    Mélenchon,lui ressasse et ses supporters,illuminés, sont de vieilles bedernes,agressives !

    sceptik Le 7 mai 2015 à 07:23
  •  
  • Face au désastre, Jean-Luc Mélenchon appelle à une « nouvelle alliance populaire » pour les régionales. Pourquoi pas ? Mais il réserve la primeur de ses projets aux partis auxquels il va s’adresser dans la semaine. En fait, la tambouille continue, avec des partis en plein déclin, des groupuscules qui peuvent tenir leur congrès dans une cabine téléphonique... et encore avec le portable, il n’y a presque plus de cabines téléphoniques ! Une nouvelle alliance populaire, il faudrait tout simplement en dessiner les grandes lignes au moins, et pas essayer de rafistoler « la gauche ». Et les grandes lignes s’appellent souveraineté de la nation (article III de la déclaration de 1789), rupture avec l’UE et l’ordo-libéralisme allemand, renationalisation des services publics privatisés au cours des dernières décennies, augmentation des salaires et défense de la protection sociale et des retraites, taxation impitoyable des dividendes et des « salaires » de nabab dans le genre de celui de Carlos Gohn, retour à une école qui instruit et arrêt immédiat des expérimentations des Docteurs Folamour de la « pédagogie », bref un programme capable d’amalgamer les ouvriers, les employés, et une large partie des petites classes moyennes désespérées qui se sont tournées vers le FN. Un programme qui dit clairement que nous voulons conserver nos acquis, un programme qui fait de la protection du citoyen dans tous les domaines sa priorité, un programme conservateur et révolutionnaire à la fois. Un programme donc pour un nouveau bloc de classes. Un programme national et populaire au sens où Gramsci employait cette expression.
    Que faire ? Répéter inlassablement les leçons de l’expérience, en refusant les idées toutes faites et les schémas classiques et faussement rassurants de l’extrême gauche. Bref faire un travail d’instruction. Mais aucune régénération politique n’aura lieu sans un puissant mouvement social. Derrière la passivité apparente, il y a une colère sourde qui bouillonne ici et là. Des préfets redoutent de nouvelles jacqueries comme celle des « Bonnets Rouges ». À la base, dans les entreprises, il y a des mouvements sociaux, des grèves qui gagnent en dépit du contexte difficile. Ceux qui vivent sont ceux qui luttent, disait Victor Hugo.

    Clément Le 7 mai 2015 à 16:15
  •  
  • Je suis membre du PCF.Voilà ce que je tiens à écrire :
    S’il existe un vrai défenseur de toutes les libertés, un chevalier de la démocratie, c’est pas Robert Ménard. Ce ’combattant désintéressé’ ne supporte aucune atteinte à ce qu’il juge attentatoire au libre exercice des droits de l’Homme. Certains droits de certains hommes...
    Jusqu’en septembre 2008, il était le patron de Reporters sans frontières. Rappel historique : en 1983, Reagan fondait le NED (National Endowment for Democracy), dont le but est la promotion et le financement de toute action politique ou médiatique s’inscrivant dans le prolongement des opérations confidentielles de la CIA. En 1985, le NED portait sur les fonds baptismaux et finançait l’ONG française Reporters sans frontières. But avoué ; la défense des journalistes partout où ils subissaient censure et oppression. But réel : attaquer tout ce qui semble s’opposer au leadership des USA, notamment Cuba, Chine, puis Venezuela, partis de gauche en occident. Sous couvert de défense des libertés. Et toujours dans le cadre tutélaire de la CIA.
    En 2008, Ménard quitta RSF et trouva un bienfaiteur dont la démocratie n’était pas la préoccupation numéro 1. L’émir du Qatar sponsorisa à hauteur de 3 millions de dollars par an un centre d’accueil pour journalistes à Doha, dont le petit Robert fut (et est peut-être encore) le patron.
    Entretemps, il n’a jamais abandonné le bon combat. Il réclama à cor et à cris en 2003 la libération de Maurice Papon. Il prit avec fougue la défense du raciste antisémite Dieudonné. Il vilipenda la loi Gayssot réprimant les publications négationnistes. A la suite de l’assassinat au Pakistan d’un journaliste américain, il invoqua en 2007 la légitimité de l’usage de la torture. Il n’hésita pas, en 2010 à se faire l’avocat de la peine de mort.
    On se souvient de sa défense du Tibet en 2008, en lançant des actions de commandos dans Paris contre le passage de la flamme olympique.
    Cerise sur un bien mauvais gâteau : fidèle envers lui-même, Robert Ménard fait la promotion de son livre Vive Le Pen ! Y compris en insultant une journaliste en direct sur l’antenne de France Inter.
    Robert Ménard n’est pas le paladin de la liberté, mais le spadassin de la pire réaction.

    Maurice Le 7 mai 2015 à 16:23
  •  
  • à Béziers, Menard fut proche des milieux anarchistes puis trotskistes .
    Il a milité à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), de 1973 à 1979. Il s’inscrit par la suite au Parti socialiste....

    Maurice Le 7 mai 2015 à 17:34
  •  
  • Une fois encore l’analyse de Clémentine est des plus médiocres, des plus idéologistes, aveugle et grande défenderesse du système. Cette analyse comporte à peu près tous les poncifs habituels. Rien ne manque. Et en lisant tous vos commentaires approbateurs, on mesure à quel point la gauche extrême est déconnectée de la réalité populaire. Je ne suis sûr que d’une seule chose en vous lisant : vous allez perdre. Je ne polémiquerai pas, ne m’insultez pas. Une seule chose à dire (et à méditer pour CA) : les systèmes coupés de la réalité finissent toujours par s’effondrer.

    totoLeGrand Le 8 mai 2015 à 00:59
       
    • Les gens du pcf ici devraient pourtant l’avoir compris.

      totoLeGrand Le 8 mai 2015 à 01:22
    •  
    • C’est bien vu votre « je ne polémiquerai pas », tout en polémiquant !... Que faites-vous d’autre que polémiquer ? Comme de demander qu’on ne vous insulte pas, tout pendant vous insultez l’avenir ?!...
      Car en l’occurrence, qu’est-ce donc que votre « réalisme » vitrifié en Principe de Réalité intangible !?... Depuis qu’on nous l’assène celui-là (en ajoutant désormais « populaire » à « réalité »...) pour couvrir la terreur blanche du « There Is No Alternative » !... A savoir, oui, pour servir le terrorisme intellectuel, QUI N’AURAIT PAS BESOIN D’ARGUMENTER, qui soutient UN système, le capitalisme (et non « LE » système, ce qui est une généralité dogmatique et illusoire, vague et confortable, pour tout dire IMPUISSANTE, et dont le maniement ne changera jamais rien à rien...) !?...
      Un mot sur « insulter »... Ca n’est, en l’occurrence, pas comme « injurier »... Faire injure, c’est un procédé tordu qui consiste à dire de quelqu’un, sur une base diffamante et déformante, ça qu’il n’est pas... Si vous preniez comme une « insulte » le fait que je vous dise, Monsieur le Grand Toto, qu’en parlant « DU » système, l’on peut supposer, « soupçonner », subodorer (car cela se sent à 10 mètres) que vous êtes dans les rails de l’actuelle extrême droite, c’est juste une hypothèse « de réalité », comme vous dites... A partir de là, je vous réitère, à titre personnel, mon souhait que vous alliez poser vos lentes ailleurs plutôt que de nous faire la leçon...
      Encore un mot : il n’y a pas de gauche extrême. Il n’existe qu’un extrémisme, celui de la bêtise, que vous manifestez ici... Votre adresse spéciale aux « gens du PCF » est nulle. La gauche de gauche, ou gauche raisonnable, se cherche, mais elle n’est pas divisée sur ses fondamentaux, et ce n’est pas votre petite mesquinerie qui y pourra quoi que ce soit...
      Donc, ripez vos brodequins plus loin, svp !...

      Aubert Sikirdji Le 8 mai 2015 à 11:52
    •  
    • ...Et pour ce qui est des "poncifs habituels", regardez-vous donc dans la glace, si vous en avez une !... C’est A VOUS d’essuyer les conséquences de vos poncifs... Pour ce qui est de penser, personne ne peut vous le demander !... Il ne vous restera juste que la devise, que j’aime bien : "- Je ponce, donc j’essuie" !...

      Aubert Sikirdji Le 8 mai 2015 à 12:01
    •  
    • Aubert.
      J’avais dit pas d’insultes, car je sais que vous êtes opposé au débat et que vous ne pouvez vous retenir. Difficile de débattre avec vous.

      totoLeGrand Le 8 mai 2015 à 22:35
    •  
    • Il est effectivement difficile de débattre avec moi lorsque l’on n’a rien dans la tronche.

      Aubert Sikirdji Le 8 mai 2015 à 23:07
    •  
    • ...Et je vous demanderai, s’il vous plait, de ne pas m’appeler par mon prénom, vous qui vous cachez derrière un pseudo.

      Aubert Sikirdji Le 8 mai 2015 à 23:20
  •  
  • Contrairement aux propos de Dominique Filippi,Fulgence,ou totoLeGrand,le PCF ne s’est pas effondré.
    Vous confondez avec le stalinisme parceque ça vous arrange.
    Or en 2007,le PCF avait un candidat qui a fait,1,9%.
    En 2012,le PCF avait un candidat qui a fait,11%.!
    où est l’effondrement ?
    Si jusqu’en 1953,le pcf,faisait comme tous les paris de alliés,vainqueurs de 1945,une survénération du rôle de sur la l’URSS,son stalinisme n’a jamais été au pouvoir en France.
    Quand au fait de ne pas désespérer ’Billancourt’,ce travers se retrouve chez Edwy Plenel ou Emmanuel Todd qui pour ne pas désespérer nos 10% de concitoyens issus des cultures musulmanes disent n’importe quoi au sujet de la superbe manifestation laïque du 11/01/2015,oui,SUPERBE !!!

    Maurice Le 8 mai 2015 à 10:31
       
    • Cher Maurice, il semblerait, en attendant, que Monsieur Dominique Filippi ait déserté ce site, et que vous ayez "marqué un point" dans votre lutte fratricide informatique en faveur du PCF !...

      Aubert Sikirdji Le 8 mai 2015 à 12:15
    •  
    • Maurice !!
      Le pcf est passé de 25% dans les années 60/70 à 2% aujourd’hui. (Fourchette haute). Si ça n’est pas un effondrement, qu’est ce qu’un effondrement ? Alors certes, les structures restent. Les fonctionnaires du parti sont toujours en place, les intellectuels sont toujours là. Mais le peuple vous a renié. Alors plutôt que de vous auto-satisfaire dans votre hyper-intellectualisme, vous devriez ouvrir vos yeux et vos oreilles. Je sais que vous êtes des gens pas si bêtes. Continuez avec vos idées déconnectées. Continuez à croire que dans un pays qui compte 5,6 millions de demandeurs d’emploi (dont 3,5 indemnisés), un taux d’industrialisation de 11% (contre 22% en 1980), un pays dont la fiscalité bat le record du monde (tous prélèvements confondus), continuez de croire des personnes comme Clémentine qui passe sur tous les plateaux de télé pour expliquer que la France a les moyens d’accueillir et de régulariser tous ceux qui le souhaitent. Le mondialisme est une chance pour la France. C’est exactement ce que disait Francis Bouygues dans les années 60. Clémentine est la meilleure alliée du Capitalisme internationaliste qui a besoin de main d’oeuvre bon marché. Les ouvriers (enfin le peu qu’il en reste ) ont bien compris depuis longtemps que vous les avez trahi.

      totoLeGrand Le 8 mai 2015 à 22:31
    •  
    • A cause du Monsieur caché derrière "toto" :

      ...Ce qui a « échoué », dans le dit communisme historique du 20ème siècle, et s’est changé en « illusions perdues », ...c’est une vision malheureusement encore trop « mécaniste » de l’alternative, d’un « socialisme réel » se voulant « le contraire » du capitalisme, ce qui s’est accompagné, il est vrai, d’idéalisme, d’utopisme et de volontarisme, qui n’ont pas modifié un « principe », pour commencer, comme le productivisme !... Dépasser ces fautes et ces illusions, cela ne peut évidemment consister à prêter le flanc aux PIRES pseudo-raisonnements mécanistes et sinistres, que sont ceux de l’extrême droite !... Il n’existe aucune « compréhension », aucune complaisance possible, aucun arrangement possible avec vous, Monsieur caché derrière « toto » !... Votre sinistre cynisme n’est pas de chez nous !... Ne confondez pas « sinistre » et de (vraie) gauche !... Et ne faites croire à personne que vous seriez pour « le débat » !... Vous êtes pour « déconnecter », pour laver, EVIDER les idées des cerveaux, dans la même mesure que vous êtes pour vider la France de ses supposés étrangers !...
      Une « réalité » sans idées, n’est plus qu’un fantasme de réalité, si « massif » soit-il !...
      Ripez donc, je vous en prie derechef, vos grolles d’ici !... Ne draguez pas, s’il vous plait, « le meilleur d’entre nous » !... Maurice, il a beau être resté quelque peu idéaliste, on se le garde !... Même en lui donnant du « cher Maurice » vous auriez un peu trop de mal à en faire un rouge-brun !... Donc : DEGAGEZ, svp !!!...

      Aubert Sikirdji Le 9 mai 2015 à 00:30
    •  
    • Euh..., en attendant c’est moi qui ai donné du "cher Maurice". Vous vous êtes contenté de lui dire qu’il y aurait peut-être ici des gens "pas si bêtes"...
      Ceci dit, ..J’ajoute ceci :
      ...Que vous en vouliez aux impôts et autres "prélèvements" montre que vous n’êtes pas exactement pour "les ouvriers" que vous nous accusez d’avoir trahi !... Pas non plus pour des prestations sociales, qui sont le patrimoine de ceux qui n’en n’ont pas. Mais plutôt pour "les petits", du genre petits patrons...

      Aubert Sikirdji Le 9 mai 2015 à 01:06
    •  
    • ...Encore, donc, au Mr caché derrière "toto"...
      ...Et sur l’accusation de "déconnexion de la réalité populaire"...
      Lorsque l’on manie les mots, d’une manière maniaque et, comme vous, volontairement "non intellectuelle", on fait quoi, au juste ? Ben, on se contente d’ânonner, de répéter, du genre... : Ben le peuple, c’est le peuple !... Et la réalité, ben c’est la réalité !...
      C’est ce qu’on appelle une TAUTOLOGIE, Monsieur toto-le-Grand-pas-intellectuel-pour-deux-ronds !... C’est tout sauf une "ouverture au débat", parce que de telles entités prédéfinies, elles sont précisément faites pour qu’aucun débat ne puisse s’y jouer !...
      Je vous fais observer que J’AI PRIS LA PEINE d’argumenter, à votre différence (même si c’est sans concession), et il semblerait que VOUS n’avez plus grand’chose à répondre, si ce n’est des moqueries et mots creux, du style de votre TRES COURT cathéchisme de rejet de l’autre !...
      ...Et je crains, encore une fois, que vous n’ayez du peuple qu’une vision à votre image : une Grande Cheftaine pensant pour lui, qui n’aurait que les fils du cerveau qui se touche, prêts à opérer des COURTS-CIRCUITS de pensée, qui font grésiller du carafon à la moindre occasion, et pour de très très mauvaises "raisons" qui relève de tout sauf de la Raison !...

      Aubert Sikirdji Le 9 mai 2015 à 12:06
  •  
  • En fait, on s’en tape de Le Pen et consorts.
    Et vous savez pourquoi ?
    Parce que si la paupérisation et la précarisation grandissantes qui touchent déjà 20% de nos concitoyens et en menacent toujours plus d’autres n’étaient pas programmées par les partis au pouvoir, leurs réunions de la haine et leur psychodrame à deux balles, ils se les feraient dans des cabines téléphoniques sans les remplir et leurs scores électoraux seraient purement anecdotiques !

    Monolecte Le 8 mai 2015 à 12:01
  •  
  • Ce texte est juste .J’insiste pour la renaissance de la "positivité" à gauche et dans le peuple pour de vrais "antidotes" contre le FN .Les dénonciations sont nécessaires mais ô combine insuffisantes:depuis 30 ans ....
    .Par exemple susciter à la base la coopération associative ,syndicale ,internationale qui est devenue un quasi monopole de "l’action humanitaire".Et aussi les chantiers d’espoir auxquels je participe à Marseille et qui me semblent encore bien trop "timides"en l’état .Or c’est une manière originale et anti verticaliste de faire de la politique.Mais je devine que les contradictions internes de la gauche de gauche pour 2015 càd en fait 2017 sont des facteurs paralysants.Hélas.

    GERARD PERRIER Le 9 mai 2015 à 08:56
       
    • Je suis tout à fait d’accord avec Gérard PERRIER. Quant aux autres commentaires, ils me laissent globalement l’impression amère d’un affligeant débat contre-productif :
      pourquoi ces injures, ces insultes ? Quand saurons-nous prendre conscience de nos passés différents, de nos origines différentes, de la diversité de nos cultures ?
      Quand saurons nous nous enrichir de nos différences pour cheminer ENSEMBLE vers les changements profonds, vers les institutions nouvelles dont le peuple a tant besoin ? Quand aurons-nous alors la force de franchir ENSEMBLE l’indispensable "seuil de non retour " ?

      Paul Réguer Le 9 mai 2015 à 12:35
    •  
    • Je donne plusieurs citations de Robert Damien, qui a été ...entraineur de rugby, ...et dont j’ai connu l’existence en lisant Régis Debray, présenté, dans un article de Marianne du 12/12/2014, comme « le philosophe qui réhabilite l’autorité » :
      ...Soit dit en passant, GASTON BACHELARD est essentiel pour mon grand-père spirituel, Lucien Bonnafé, pour qui il était essentiel de dépasser le dit « cogito reservatus », le chacun pour soi inhospitalier des différences indifférentes les unes zozautres...
      R.D. : « Gaston Bachelard parlait de « pluralisme cohérent » pour la science contemporaine. C’est pour nous le grand défi : comment peut-on être plusieurs, tout en restant un ? »
      « ... la personnalité autoritaire n’a pas d’autorité. Il n’y a pas d’autorité sans respect ni réciprocité dans l’augmentation. Quelles que soient la taille et la nature du groupe, il faut que ceux sur qui s’exerce l’autorité aient le sentiment par leurs relations de s’élever, de grandir. »
      « ... comment assumer le déclin des absolus tout en pensant une autorité légitime, comment par exemple penser à un Etat stratège, en Europe, alors que nous vivons sous hégémonie culturelle américaine ? Il faut réinventer un Etat stratège sous le régime des souverainetés plurielles. »
      « Il n’y a pas d’autorité sans corps augmenté, redressé par la puissance symbolique qui le promeut. Quand le corps personnel de la carcasse prend le dessus sur le corps symbolique de la fonction, l’autorité fuit dans la caricature du guignol. »
      « ... ce que j’appelle un cogito relationnel d’obligations mutuelles et réciproques qui permettrait de constituer un nouvel idéal du nous. Je m’inscris dans une tradition désormais minorée, qui est celle des économies de la coopération compétitive. Ce n’est pas l’individu, ni le capital lui-même qui est producteur de plus-value, mais le nous collectif des coordinations. »
      « ... l’examen critique de notre histoire est absolument déterminant. Un homme politique sans humus historique est inquiétant. Il faut comprendre comment une équipe, une troupe de théâtre, un groupe militaire, etc. peut se créer en affrontant l’adversité. L’échec ne doit pas être humiliant, accusateur. L’échec peut donner confiance si on l’explique, si on en rend compte publiquement, en exhibant les raisons pour les dépasser. »

      Aubert Sikirdji Le 9 mai 2015 à 16:32
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  • Je vois que M Perrier est encore dans la naiveté la plus profonde

    Si vous croyez que la non - verticalité attire le monde , c est juste une hérésie politique ... Monsieur Perrier , et toutes tous ceux celles qui se lancent dans ces initiatives : M6R , Chantiers d’ Espoir , Alternatiba ... réunissent toujours les mêmes personnes ( on notera que l’ association front de gauche marseille centre , qui a fait sombrer le front de gauche du centre ville dans le gauchisme le plus profond y a déjà placé 4 personnes )

    Quand on pense qu’ il faut déjà un code d’ accès pour accéder à la plate forme de discussion , on se demande comment cela rend cela "non vertical" ;) ...

    bref gérard perrier , comme beaucoup de militant-e-s de Marseille qui ne jurent par l’ "élargissement , l’ horizontalité" il serait juste temps que vous compreniez que la création du Front de gauche comme organisation politique avec des mots d’ ordre et une structure claire et précise SERA LA SEULE FACON DE COMBATTRE LE FRONT NATIONAL

    Jusque là , tout ce qui est fait est là pour "faire plaisir" à la France Charlie que Todd décrit très bien dans son dernier ouvrage

    mais bon continuez à perdre encore avec vos "chantiers d’ espoir" dans un théâtre dont le tenancier pratique des prix de location très peu "populaires" ( point de b ...)

    THIERRY HERMAN Le 9 mai 2015 à 12:37
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  • @ GERARD PERRIER, le 9 mai à 08:56 ; Paul Réguer, le 9 mai à 12:35 et THIERRY HERMAN, le 9 mai à 12:37,
    ...Je n’ai, pour ce qui me concerne, jamais opposé verticalité et horizontalité... (On pourrait largement en causer, par exemple à propos d’urbanisme...) !... Du moins, comme tout le monde, il m’arrive de contester la verticalité, MAIS AU SENS DE HIERACHIQUE, lorsqu’elle se fait « point de vue machicoulesque, imprenable et en surplomb » !... Du genre « le Haut emmerde le Bas » !... D’ailleur, le « Hiérarchiant », pourrait-on dire, crée bel et bien de l’horizontalisme, au mauvais sens du terme : car IL ECRASE, APPLATIT, LAMINE, NIVELLE le réel, ... et même : « au tank il le peut »....
    La première remarque qu’il faut faire, à mon sens, à propos de(s) « Chantiers de l’Espoir », au-delà de savoir qui les a lancés, c’est de savoir de quelle manière : L’HUMILITE IMPOSE DE NE PLUS SE METTRE EN POSITION D’ABORD D’OFFRE POLITIQUE, MAIS, si vraiment et sincèrement nous voulons bousculer nos limites actuelles de l’entre-soi, ...DE DEMANDE politique !... Et ces limites, il faut pour commencer être capables de les AVOUER, sans tortiller du cul pour skier droit !...
    Jamais, en un sens, comme aujourd’hui, nous ne nous sommes retrouvés, à contre-sens de l’ultra-droite, sous toutes ses formes, et qui spécule sur un « réalisme », synonyme d’impossibilisme, ...autant confrontés à la question de savoir ce que RENDRE POSSIBLE veut dire !...

    Aubert Sikirdji Le 9 mai 2015 à 13:44
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  • Pour répondre à Clémentine :
    1) La préférence nationale, certains en bénéficient déjà : fonctionnaires, professions réglementées, artistes (oui, les artistes sont généralement vent debout contre la préférence nationale, mais ils se sont fait voter une loi d’exception sur la culture !!!). Pour les autres, c’est la concurrence internationale sauvage qui prévaut.
    2) La réponse de Robert Ménard sur les statistiques ethniques est passionnante. (à voir sur internet) Savoir combien de repas sans porc il faut servir à la cantine, c’est aussi une question pragmatique.
    3) Guerre des identités ? Quelle méconnaissance sociologique des banlieues ! Je connais beaucoup de maghrébins travailleurs qui fustigent leurs voisins RSIstes.
    4) Inégalité d’attribution des richesse ? Décidément, la gauche extrême n’apprend rien de l’histoire ! ex URSS, Corée du Nord, Chine, Cambodge... Tout a déjà été expérimenté. Mais bon certains préfère refuser de voir et camper sur leurs certitudes.
    5) Hitler avait annoncé ce qu’il voulait faire. Les Islamistes ont annoncé haut et fort ce qu’ils veulent faire. La mise en application de la fatwa contre Charlie, qui a frappé fort contre tous ces journalistes d’extrême gauche et communistes, n’a visiblement pas suffit à ce que l’extrême gauche revoit sa position. Il est vrai que dans les années 30, Hitler a commencé par interdire le PC, emprisonner les députés communistes du Reichtag, les déporter en camp (beaucoup furent assassinés) puis faire la chasse aux syndicalistes et aux communistes dans tous le pays. Pourtant les communistes français furent contraints par leur dirigeants à ne pas bouger à cause du fameux pacte de non agression germano-soviétique.
    Pourquoi recommettre toujours les mêmes fautes ?

    totoLeGrand Le 9 mai 2015 à 16:34
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  • Clémentine fait penser à une personne qui avancerait avec un bandeau sur les yeux, 2 boules quiès dans les oreilles en criant : "tout est social, tout est social !!! ". Ben Laden n’avait pas de problème social semble t il et Daesh non plus.

    totoLeGrand Le 9 mai 2015 à 16:43
       
    • Au salopard planqué derrière « toto » :
      Vous êtes visiblement de l’engeance, Monsieur la fripouille, de ceux qui comme vos pères ont préféré voir les communistes ou autres « gauchistes extrêmes », ces salopards en casquettes, comme vous en entretenez le fantasme, effectivement avec un bandeau sur les yeux... ou pas, du moment qu’on les fusille ou qu’on les garotte !...Vous vous contentez présentement de prétendre nous « flinguer », à l’aide de 2 ou 3 petites fiches de merde, que vous avez apprises par cœur, de votre catéchisme de facho. Cela ne relève toujours pas des arguments !... Zéro plus zéro = la tête à toto !...
      Gardez donc votre commisération pour les résistants qui n’auraient, à vous lire, jamais été sacrifiés à autre chose, c’est ballot, qu’à leur Idéal !... Par une sorte d’excès de discipline partidaire... ne relevant que des positions de l’URSS !... Les affrontements de 1934, EN FRANCE, cela vous dit quelque chose ? Le Front Populaire lui-même, ne s’est-il pas créé dans l’opposition au fascisme ? Les Brigades Internationales, ça vous dit quelque chose ? C’est à quelle date, au juste ? Que vous n’ayez, dans VOTRE mouvance, pas d’autre catégorie de non-pensée que « la trahison » ne vous autorise pas à en projeter systématiquement sur autrui le fantasme !... Personne ne niera ce que le 20ème siècle a eu de terrible, mais avant toutes choses par le fait de connards, et fiers de l’être, dans votre genre !... Qui peuvent toujours se réclamer de la catégorie de Peuple, ils n’ont JAMAIS été du côté de ce que le peuple a porté de plus créatif !... Qu’est-ce que c’est que cette histoire, d’ailleurs, de communistes et autre syndicalistes, simplement « sacrifiés par leurs dirigeants » ? Dimitrov, justement puisque vous parlez du Reichtag, ça ne vous dit pas quelque chose ? Ce dirigeant de premier plan aurait-il été... sacrifié par lui-même ?!?...
      Vous en êtes y compris à évoquer les artistes de France... Vous savez ce qu’il vous dit, Gérard Philipe ? Le comble, c’est que vous prétendez les convoquer uniquement POUR VOTRE RAISONNEMENT, alors que vous transpirez de mépris à leur endroit !... Car, n’est-ce pas, les artistes, selon vous, se fouteraient du reste de la population, livrée « à la concurrence internationale », alors qu’eux seraient, c’est bien connu, hyper protégés !... Allez, circulez !...
      Votre passion de la division sans aucune imagination va d’ailleurs forcément jusqu’à opposer tels honnêtes travailleurs maghrébins à leurs voisins assistés... Ben voyons !... Rien ne vous arrêtera sur votre pente glissante... C’est le new look actuel de la « normalisation » du discours FN... Il n’est nul besoin d’être grand « sociologue » pour savoir ce que diviser pour régner veut dire : les gens de votre genre ont d’ailleurs poussé les expériences en ce sens fort loin !... Dans les chambres à gaz, quel beau constat d’absence de solidarité humaine, lorsque l’on constatait que des gens de la même famille s’était monté les uns sur les autres pour essayer de respirer !...
      Cette passion du diviser pour régner vous oblige d’ailleurs, en passant, à l’aveu par lequel VOUS DONNEZ RAISON A CLEMENTINE (vous feriez mieux de dire Madame Autain, comme le Sieur Ménard, votre référence...) comme quoi VOUS RECUSEZ TOUTE POSSIBILITE DE PARTAGE DES RICHESSES, comme ne relevant que du passé d’une illusion...totalitaire !... Que vous avouiez VOTRE HAINE DU SOCIAL : c’est parfaitement CONFORME à VOTRE PASSION POUR LE LIBERALISME économique, autrement dit le SYSTEME CAPITALISTE !...
      Sur le point, maintenant, de savoir si les fachos annoncent ce qu’ils veulent faire, il est un fait que même lorsqu’ils avancent masqués, ils ne le masquent jamais trop !... C’est la seule chose que je leur reconnaisse : un cynisme absolu, qui les rend « cohérents »... Mais ce n’est pas parce que « les communistes » ont pu, historiquement, annoncer l’avènement du Bien, pour faire pour une part, et à contre-sens, beaucoup de Mal, que les partisans d’entrée de jeu du Mal doivent aujourd’hui se rengorger !...
      Nous n’avons, rassurez-vous, en ce sens, pas plus d’indulgence ni de naïveté envers vous qu’envers les dits « islamistes » !... Et nous n’attendrons aucune consigne venu d’en-haut, pour vous barrer la route !...
      DEGAGEZ !...

      Aubert Sikirdji Le 9 mai 2015 à 22:18
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  • Mr Aubert Skirdji (enfin à la personne qui se cache derrière ce pseudo). J’ai vite compris que toute forme d’ échange avec vous serait surréaliste. Les raisons en sont simples : vous êtes l’enfant de 2 révolutions : la révolution rouge (le petit rouge aussi) et surtout, la révolution psychédélique. L’incohérence de votre pensée, associée à vos invectives dans un style mi-philosophique, mi-soutien de comptoir rendrait caduque toute tentative dialectique. Je suis prêt à discuter avec quiconque de sérieux (notamment Maurice) qui pourrait m’expliquer pourquoi j’ai tord. Mais pas avec un olibrius. Donc si vous pouviez ne pas me répondre, ça serai un progrès car votre attitude déssert votre cause.

    totoLeGrand Le 9 mai 2015 à 23:33
       
    • Mr Aubert Sikirdji (vous avez omis un i). Ce n’est pas un pseudo. (Ce n’est pas malin de me répéter, en symétrie...)
      Que vous ayez vite compris que toute forme d’échange avec moi serait surréaliste est bien vu. Vous êtes fort rapide dans la compréhension, c’est déjà ça. Vous parliez de communisme et de résistance : il me semble qu’au 20ème siècle, le surréalisme n’ont été étrangers ni à l’un ni à l’autre...
      Oui, je suis l’enfant de la révolution, dont la rouge est la véritable héritière... Le petit rouge ; je ne vois pas ça que vous voulez dire... C’est une observation que l’on fait à quelqu’un à qui l’on demande de mettre généralement de l’eau dans son vin. Moi, je ne bois pas. Ou si peu déjà... Quant à la révolution psychédélique, je ne vois pas non plus...
      Sur cohérence ou incohérence, je vous ai déjà dit quelque chose, me semble-t-il : à savoir qu’il n’y a pas plus cohérent à priori et EN UN SENS qu’une attitude obstinément d’extrême droite : dans une bonne mesure, « j’y fais ce que je dis et j’y dis ce que fais : je dis que je rejette l’autre, et effectivement je le rejette, en passant délibérément à l’acte !... »
      Ce que vous appelez « mes invectives dans un style mi-philosophique, mi-soutien de comptoir » proviennent de ma conviction que toute « compréhension » à priori de quelqu’un qui se positionne comme provocateur d’extrême droite se traduira immédiatement en son esprit par de la connivence !...
      Sur la possibilité d’une dialectique de discussion, il se trouve que c’est toute mon orientation, sans oublier d’être carrément intolérant avec l’intolérance, surtout lorsqu’elle est rance...
      Et non, je n’ai rien d’un olibrius. Ce serait trop simple. Mais il est vrai que rien ne vous arrête, en matière de simplification fantasmagorique, vous qui prétendez parler de « réalité populaire... » !... Lorsque, dans le peuple, on se donne des surnoms, ce n’est pas forcément juste ni « sérieux »... « Le peuple » n’est pas infaillible...
      Mais si l’on parle de l’effort d’être vraiment sérieux... Il se trouve que, par exemple... Maurice a déjà écrit quelque chose, me semble-t-il, sur votre chère référence, Mr Robert Ménard... « A priori sérieusement... » (« Robert Ménard n’est pas le paladin de la liberté, mais le spadassin de la pire réaction. » Maurice Le 7 mai à 16:23) ...Pourquoi n’en faites-vous pas état ?.... Mais il est évident que votre passion de diviser n’aura de cesse. Ici, vous tentez de m’opposer Maurice, plus tard ce sera autre chose... Vous êtes sur ce point un diviseur visiblement très sérieux et persévérant...
      Il reste que vous n’avez aucune injonction à m’opposer, du genre de m’interdire de vous répondre. « Ma cause » vous est parfaitement étrangère, comme beaucoup de gens vous sont étrangers... Gardez donc pour vous votre conseil déplacé, sur la meilleure manière de la servir !...
      D’ailleurs, est-ce si sûr que j’aie une cause ? Je me méfie un peu de cette expression, qui est en un sens un piège de plus...car elle renvoie trop souvent à l’inconscience de pensée unique... Précisément non dialectique, ou « dialogique », comme dit Edgar Morin... Mais plutôt mécaniste, et qui s’ignore quelque part, comme telle... Que vous parliez de "ma cause" vous permettra de me mettre, encore une fois par symétrie, dans "l’extrémisme" de gauche... Et en matière de « causalité », l’on connaît justement les soi-disant « idées » mécaniques, complètement bateau et obsessionnelles de l’extrême droite, du genre « il n’y a pas de problèmes, que des solutions » (du genre « final »...).( En ce qui nous concerne, nous ne nous contentons pas, par exemple, de dénoncer (pour la galerie) « le vilain cacapipitalisme financier et mondialiste », comme s’il s’agissait d’un Big et Vil Complot... )...
      Par le fait, vous êtes incapables de problématiser, parce que vous haïssez « les problèmes », comme vous haïssez « le social » !... Ou plutôt LA Sociale... Mais que vous le vouliez ou non, « dialectiser », c’est justement « problématiser » !... Je me répète, mais prétendre à ce propos que des gens comme vous ont les idées courtes, c’est leur faire quelque part encore trop d’honneur !... Les idées courtes que vous vous permettez de diffuser ne sont en fait que des pulsions déguisées en idées... (...Et vous ne vous êtes pas sur ce site à vous exprimer comme un banal électeur du FN, mais comme un militant...)
      Il n’y a donc aucune « amabilité » possible entre nous.
      Et je vous confirme que préfèrerais nettement que vous dégagiez !...

      Aubert Sikirdji Le 10 mai 2015 à 01:53
  •  
  • Spéciale dédicace au Monsieur caché derrière Toto, qui me ferait volontiers passer pour un allumé psychédélique, ou un violent infréquentable, inapte à l’échange normal..., et aussi à tous ceux qui, ayant un petit suisse à la place du cerveau, parlent paresseusement « des extrêmes », faisant de « la gauche extrême » l’équivalent symétrique, mais heureusement pour le moment « perdante » face à elle, de la droite extrême...
    Il s’agit d’un poème d’un « célèbre dramaturge », comme l’avait appelé naguère Le Pen père, en évitant évidemment soigneusement de le nommer, ...auteur dans un autre poème d’une incise humoristique que celui-ci s’est permis de récupérer sans vergogne, ...pour en faire un élément de langage de son mouvement, comme quoi « si le gouvernement n’est pas satisfait du peuple, il n’a qu’à en élire un autre »... : à savoir Bertolt Brecht, un « dangereux communiste », n’est-ce pas...
    D’aucuns pourront d’ailleurs prendre prétexte de ce poème pour continuer soit sur leur lancée d’analogie, de symétrie abusive entre « les extrêmes », soit sur l’idée que le communisme est une tentative de niveler tout le monde... Alors que, avec un peu d’INTELLIGENCE,... c’est tout-à-fait autre chose qu’il faut y entendre !...

    Voici le poème :

    Le communisme est chose moyenne

    Qu’on appelle à renverser tout l’ordre établi
    Semble effrayant
    Mais ce qui est établi n’est point l’ordre.

    Avoir recours à la violence
    Semble mal.
    Mais puisque la pratique quotidienne est la violence.
    Ce n’est là rien de de bien particulier.

    Le communisme n’est pas chose extrême
    Que l’on ne peut réaliser que pour une petite part
    Au contraire, tant qu’il ne sera pas réalisé en tous points,
    Il n’y aura pas de situation
    Que même un insensible puisse supporter.

    Le communisme est vraiment la revendication minima,
    La chose la plus immédiate, chose moyenne et raisonnable.
    Celui qui s’y oppose n’est pas un homme qui pense différemment
    Mais quelqu’un qui ne pense pas ou qui ne pense qu’à lui

    Un ennemi du genre humain
    Effrayant
    Méchant
    Insensible
    A part,
    Voulant une chose extrême dont le moindre début de réalisation
    Conduirait l’humanité entière à sa perte.

    Aubert Sikirdji Le 10 mai 2015 à 10:56
  •  
  • Communiste, vous avez dit ? Et ce petit poème de Brecht en quelle année a t il été écrit ? Avant ou après la découverte du goulag ? Avant ou après la révolution culturelle chinoise ? Avant ou après les Khmers rouges ? Avant ou après ces crimes de masse commis au nom du communiste ? Après vous allez me dire ! Il suffit de comparer les dates. Brecht n’a pas connu tout ça. Sinon, il aurait fait comme beaucoup, il aurait mangé son chapeau. Enfin tous ces crimes ont pu être commis aussi parce que des gens comme lui écrivait ça : "Celui qui s’y oppose n’est pas un homme qui pense différemment
    Mais quelqu’un qui ne pense pas ou qui ne pense qu’à lu
    i" Donc quelqu’un d’inhumain et que l’on peut éliminer ???
    Alors certes, je sais que vous allez me répondre que les communistes français ont toujours été des gentils. Mais comment osez vous encore utiliser ce mot ’communiste" malgré le passif. Je ne suis sans doute pas assez impliqué dans le système de logique hyper-intellectuelle pour comprendre. Mais comment osez vous utiliser ce mot ??? C’est comme si un parti se dénommait parti nazi français en disant oui mais les nazis français ont toujours été gentils !! A moins que vous soyez comme de ceux qui révisent l’histoire et pensent que tout ça est un détail. Une chose est sûre violent oui vous l’êtes !

    totoLeGrand Le 10 mai 2015 à 21:09
       
    • ...Bertolt Brecht est mort d’une crise cardiaque, à l’été 1956. Et il se trouve que le rapport Khrouchtchev sur les crimes de Staline est du début de l’année.
      Sur la violence, ce poème est à rapprocher de cette phrase, du même auteur : “On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent.”
      "B.B." est resté un "communiste critique" au message d’autant plus fort, vu ce qu’il a vécu, dans les temps où il a vécu... CF. sa pièce "La vie de Galilée", justement anti-dogmatique !..

      Aubert Sikirdji Le 10 mai 2015 à 22:37
  •  
  • Petit poème de Brecht pour Mr Sikirdji :

    LA SOLUTION

    Après l’insurrection du 17 juin,
    Le secrétaire de l’Union des Ecrivains
    Fit distribuer des tracts dans la Stalinallée.
    Le peuple, y lisait-on, a par sa faute
    Perdu la confiance du gouvernement
    Et ce n’est qu’en redoublant d’efforts
    Qu’il peut la regagner.
    Ne serait-il pas
    Plus simple alors pour le gouvernement
    De dissoudre le peuple
    Et d’en élire un autre ?

    totoLeGrand Le 10 mai 2015 à 21:38
       
    • C’est cela.

      Aubert Sikirdji Le 10 mai 2015 à 22:39
    •  
    • J’ajoute que, si l’on ne peut "dissoudre le peuple, et en élire un autre"... j’ai des amis que j’ai conservés depuis le temps de la RDA, et qui, du côté de Leipzig, ...manifestaient avant la chute du mur de Berlin, sous le slogan "NOUS SOMMES LE PEUPLE", ... mais qui, désirant s’émanciper d’un socialisme autoritaire, ne voulaient pas, pour autant, tomber dans les bras du capitalisme de l’Ouest !...

      Aubert Sikirdji Le 29 mai 2015 à 09:26
  •  
  • @ Monsieur toto le tautologue, le 10 mai à 21h09 :

    Parlons donc de violence !...

    Avec votre façon de ne pas vouloir être intellectuel, et donc de jouer au sot, vous ne pouvez vous empêcher de TORDRE la réalité, au moment même où vous prétendez l’identifier !... C’est déjà une violence (anti-)intellectuelle... Ainsi écrivez-vous à propos de ce que vous considérez comme des crimes PAR NATURE ET PAR DEFINITION du communisme, que « ...tous ces crimes ont pu être commis aussi parce que des gens comme lui ( B.B.) écrivait ça : "Celui qui s’y oppose (à l’idée communiste) n’est pas un homme qui pense différemment, mais quelqu’un qui ne pense pas ou qui ne pense qu’à lui" » ...Et en DEDUISEZ-vous que : « Donc quelqu’un d’inhumain et que l’on peut éliminer ??? » !! ...A quoi ajoutez-vous cavalièrement, en semblant me connaître mieux que moi-même, que « ...certes, je sais que vous allez me répondre que les communistes français ont toujours été des gentils. »
    Cessez donc s’il vous plait de faire l’imbécile et de prendre, deux fois de suite, votre interlocuteur pour un imbécile, comme dirait votre idole Mr Robert Ménard !... Ca nous arrangerait !...
    1/- Je n’ai présentement pas tous les poèmes de Brecht sous le coude... Il en est plusieurs (mais cela correspond quelque part au sens même de toute son œuvre) qui traitent du désir contrarié d’être amical, DANS UN MONDE violent !... Schématiquement parlant, la différence entre vous et moi, c’est que premièrement : ...moi, en tant que communiste (n’entendez-pas « en tank » communiste, s’il vous plait !...) je suis dans l’identification des causes de la Violence, à savoir la REALITE de la lutte des classes, ce qui signifie que je lui donne une issue, alors que vous ne pouvez que vous y enfermer, pour y mijoter perpétuellement, en la TORDANT en opposition et en guerre des identités tautologiques...
    Car, n’est-ce pas, l’on est quitte avec vous, avec la connaissance du réel, par simple ETIQUETAGE, comme savent le faire les pharmaciens !... « Un homme est un homme », sans aucun doute possible, « une femme est une femme », « un français un français », « la réalité, c’est la réalité », et « le peuple, c’est le peuple » !... Du coup, toutes les « identités » se définissant par elles-mêmes, elles peuvent se dire « on est chez nous » !... Et sur la bonne étagère... Là où nous place la HIERARCHIE sociale, considérée comme intangible... C’est-y pas charmant, et vachement psychédélique, tout ça ?...
    2/- Deuxièmement, sur votre procès en NAIVETE : JE NE CONSIDERE CERTES PAS QUE SE CONSIDERER COMME UN ACTEUR CONSCIENT DE LA LUTTE DES CLASSES DONNE UN BREVET DE GENTILLESSE ET DE BONTE : autrement dit que les dits communistes seraient des saints !... C’est justement l’idée de Sainteté qui a justifié la terreur !... C’est une question sur laquelle je ne cesse, si vous me lisez bien, sur ce site d’intervenir, à savoir sur la nécessité d’une aptitude autocritique bien comprise, que le stalinisme a pervertie... Ceci dit, c’est une réflexion que J’ASSUME, à votre différence, qui ne savez que vous décharger sur l’autre de l’accusation de votre parenté avec le nazisme, si édulcorée soit-elle... ( Nous sommes au courant que Marine lave plus blanc...)
    En attendant, sur la question de savoir où cela mène de se prendre pour des gens bons, ...vous allez avoir ici une nouvelle occasion de MAL COMPRENDRE l’apparent cynisme brechtien, après quoi vous allez sans doute nous dire, en nous prenant derechef pour des imbéciles, ...que la preuve est faite que Brecht a, sans nul doute possible,... produit une apologique de l’interrogatoire :
    Voici donc encore un autre poème :

    Interrogatoire de l’homme bon

    Avance : on nous dit
    Que tu es un homme bon.

    Tu n’es pas vénal, mais la foudre
    Qui tombe sur la maison, non plus
    N’est pas vénale.
    Ce que tu as dit une fois, tu n’en démords pas.
    Mais qu’as-tu dit ?
    Tu es de bonne foi, tu dis ton opinion.
    Mais quelle opinion ?
    Tu as du courage.
    Contre qui ?
    Tu es plein de sagesse.
    Pour quoi ?
    Tu ne regardes pas ton intérêt.
    Celui de qui, alors ?
    Tu es un bon ami.
    L’es-tu de bonnes gens ?

    Aussi écoute : nous savons
    Que tu es notre ennemi. C’est pourquoi nous allons
    Te coller au mur. Mais, en considération
    De tes mérites et de tes bonnes qualités,
    A un bon mur, et te fusiller avec
    De bonnes balles tirées par de bons fusils
    Et t’enterrer avec
    Une bonne pelle dans de la bonne terre.

    Aubert Sikirdji Le 11 mai 2015 à 08:16
  •  
  • @ Monsieur dit Toto,
    ...Non, je ne considère pas, par conséquent, tel un idéaliste invétéré, que la qualité requise pour changer le monde soit une capacité de bonté, de gentillesse au-dessus de la moyenne !... En revanche, on ne peut le faire sans LUCIDITE... Sans entretenir autant que possible son intelligence, et non ses pulsions, en se confrontant à autrui...
    Je me suis retrouvé bien trop bavard, à vous contrer sans retenue... Reste ceci : que vous avez beau jeu, au moment où, comme l’a indiqué Clémentine, vu qu’il ne peut y avoir qu’une chef au FN, la « trahison » s’y montre ouvertement précisément comme le moyen de la continuité, ...de prétendre symétriquement que toute personne défendant l’idée communiste ne pourrait que la renier, s’il voulait rester crédible !... C’est que les choses, voyez-vous, ne peuvent se passer « logiquement », tout-à-fait de ma même manière, d’un côté et de l’autre... Vous avez d’ailleurs, je le répète, poussé odieusement l’infamie jusqu’à PROJETER sur « le communisme » les « fautes » dont, de votre côté, vous vous seriez libérés !... (Ainsi, c’est nous qui serions, du côté de la prétendue « extrême gauche », les nouveaux promoteurs... du nazisme contemporain, à savoir l’islamisme !!!...) On ne peut mieux faire, pour prendre les gens pour des cons, ...à Front renversé... Alors que les dits islamistes sont VOS idiots utiles, VOS ennemis intimes et de convenance, VOS complices objectifs, VOTRE fond de commerce... VOTRE alibi, pur évacuer en réalité la question sociale, pour la DEFORMER en ce qu’elle n’est pas !...
    S’il est question de « totalitarisme », ...il faut dire que les premières victimes, non du communisme, mais du stalinisme (au sens générique)..., ce furent des communistes !... Et non, cela n’a rien d’un « détail » dans sa problématique, alors que chez vous, une nuit de cristal de plus ou de moins, cela ne peut que CONFIRMER votre pente naturelle !... Un point mérite d’ailleurs d’être souligné, puisque nous sommes sur l’obscène registre de la comparaison : votre Marine bien-aimée s’est fendue d’un meurtre du père... mais sans aucune explication de fond de sa part !!!.... Chez les communistes, normalement, lorsque le principe autocritique est mis en œuvre, et y compris lorsque cela s’est fait de manière tragiquement caricaturale, totalement perverse et fabriquée, l’on ne se dispense JAMAIS de justifications idéologiques très explicites !...
    Enfin, non, vous ne pouvez nous « faire ce cadeau » empoisonné, de nous refiler le bébé de VOTRE négationnisme (qui s’est joué sous nos yeux pour ainsi dire au 2ème degré : l’auteur du point de détail, désormais sacrifié sur l’autel de la cause,... est lui-même devenu dorénavant un détail de l’Histoire du FN !...), en prétendant que nous n’aurions pas un tel courage politique (qui sûrement doit beaucoup coûter à la Fifille !... Mais il faut dire que l’idée du MAL NECESSAIRE pour avancer vous est familière... , qu’il s’agisse de pacifier sans scrupule l’Algérie au lance-flamme, ou de mettre un couvercle sur le Fondateur...)
    ...Car si vous aviez réfléchi 3 secondes, avant de sortir vos insanités, avec une monstrueuse gourmandise de mange-merde, sur ce que Reagan appela purement et simplement l’Empire du Mal, ...vous vous seriez rendu compte que la conservation du terme communisme, c’est justement cela qui n’est pas négationniste : ce serait le sortir du jeu théorique et politique qui serait une manière de se laver les mains de l’Histoire !... Cela n’a donc absolument rien à voir avec on-ne-sait-quelle obstination à « camper sur ses certitudes » !...
    Par ailleurs, vous êtes fort mal tombé avec moi : je suis un communiste, qui n’a de cesse de prôner l’autocritique historique bien comprise !... Et de dire mes INSATISFACTIONS sur ce point, à propos de quelque vérité historique toujours en souffrance !... C’est pour cela que je fus des « mis à l’écart » au PCF, du milieu des années 80. Car je suis de ceux qui considèrent que les communistes français ne peuvent certes pas se défausser de leur propre histoire, sur ce qui s’est passé à l’Est...

    Aubert Sikirdji Le 12 mai 2015 à 00:48
       
    • ...Maintenant sur la mentalité du « POINT DE DETAIL » !... :
      Il est un fait que l’on extermine toujours deux fois, comme fait un rasoir à deux lames... Une fois en vrai, une autre par l’oubli et la « relativisation » historique de mauvais aloi... Ce qui permet non seulement l’oubli des fautes et crimes, mais de RECOMMENCER !...
      Ceci dit, IL EST PARFAITEMENT IMPOSSIBLE D’ASSIMILER COMMUNISME ET NAZISME, parce que les dits totalitarismes qu’ils ont produits procèdent d’illusions totalement inverses !... (Précisément dans un cas l’illusion du Bien, et dans l’autre l’illusion du Mal !...) Les illusions communistes ont consisté dans l’immense aspiration à pouvoir sauver l’humanité, par l’éducation, et le cas échéant la rééducation... (Voir l’article « Persécuté persécuteur ? » par Lucien Bonnafé, sur le site de l’Humanité)... « Le Goulag », cela ne reposait pas sur le programme du Mal Absolu, d’une absolue « cohérence », à savoir un programme d’extermination d’une partie du genre humain, en vue de préservation de la race !... ( Il faut rappeler qu’un des inventeurs des chambres à gaz fut le français Alexis Carrel (auteur du best-seller « l’homme, cet inconnu »), un des inspirateurs du lepénisme, car, selon les mots même de Jean-Marie Le Pen : il s’agirait d’être « plus écolo en la matière que les écolo », et donc ne pas se dispenser de « traiter » du « problème » de la dégénérescence qui peut « nous » menacer, en tant que race...)
      Je fus, personnellement, durablement mis en délicatesse avec le PCF, dès lors que TRAITE avec d’autres DE CE QUE JE N’ETAIS PAS, lors de la crise de 1984... Ce qui m’a en quelque sorte invalidé en tant que membre de ce parti... Mais cela n’a totalement RIEN A VOIR AVEC ÇA QUE LES FACHOS SONT CAPABLES DE RESERVER classiquement COMME « TRAITEMENT » à leurs prochains comme à leurs lointains !... (Vous ne savez pas, Monsieur Toto le minable, à qui vous parlez : les trois quarts de la famille de ma grand-mère paternelle ont été exterminés par les nazis...)

      Aubert Sikirdji Le 12 mai 2015 à 10:26
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  • Cher Monsieur,
    Pour moi nazisme et communisme sont équivalents. Le premier élimine des être humains selon des critères de race, le second selon des critères d’opinion. Vous justifiez le goulag ? Quelles que soient les pirouettes intellectuelles avec lesquelles vous tenter de justifier tout ça par une pensée pseudo-intellectuelle (terme d’actualité) et surtout labyrinthique, dites vous bien une chose : parmi toutes les philosophies qui ont conduits à des massacres de masse, le communisme y figure bien et il est en haut du classement. Et ceux qui le défendent devraient être honnis. Par contre votre attitude à mon égard, injurieuse, invectivante, et qui cherche à m’éliminer physiquement du forum est caractéristique de votre étroitesse d’esprit , symptôme de cette même philosophie.

    totoLeGrand Le 13 mai 2015 à 01:09
       
    • Ben voyons !...

      Aubert Sikirdji Le 13 mai 2015 à 10:39
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    • ...Sans compter que : "Marine lave plus blanc" ? C’est cela ? Vous appelez ça une opinion ?...

      Aubert Sikirdji Le 13 mai 2015 à 10:41
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    • ...Il n’existe pas d’équivalence sur terre... Et il se trouve que c’est justement un communiste qui vous le dit, que l’on croit trop souvent du côté de « l’égalitarisme »...
      ... Et je ne dis pas cela pour dédouaner d’aucune manière ce que vous appelez par abus de langage « le communisme », car premièrement « le communisme », ça n’a jamais existé autrement que comme prémisses, ou présupposés,...
      « Le Communisme » n’a jamais, comme le dit ironiquement le premier poème de Brecht que j’ai apporté, été « réalisé en tous points » : cela reste une conjecture, une « hypothèse », comme dit Alain Badiou... Deuxièmement, et plus précisément, ...l’idée communiste dont a pu continuer de se justifier, au comble du paradoxe, son immense retournement sanglant (en même temps qu’elle s’est transformée en immense SEMBLANT, en un immense simulacre qui la modifié en idée canada-dry...) n’a heureusement pas commencé avec le 20ème siècle !...
      D’ailleurs, vous abusez encore plus en prétendant que je justifierais le Goulag !... A jouer ainsi au sot (cela se dit « ...à l’âne pour avoir du son »), ...vous aurez beau jeu ensuite de dire que « je vous invective » si je vous réponds « - Pauv’ tache !... » Car il est un peu trop facile de traiter de pensée pseudo-intellectuelle et labyrinthique un effort d’explication, dont je me donne la peine, alors que vous ne vous donnez que la peine d’entretenir le petit suisse qui vous tient lieu de cerveau !...
      Certes,...l’on sait bien que, pour la non-pensée de droite extrême, il n’y aurait plus rien à expliquer, car expliquer ce serait excuser... Ben voyons !... Elle se contente précisément d’équivalences... Du genre tant de chômistes (j’écris chômistes plutôt que chômeurs, car, n’est-ce pas, il y en aurait sans doute un peu trop selon vous qui s’y complairaient...) EGALENT tant d’immigrés en trop !... De même pour la délinquance... Vous adôôôrez les chiffres, tellement que d’ailleurs cela ne fait rien lorsque vous les gonflez !...
      ...Car vous êtes au comble de la (non)-pensée MECANIQUE !... Ah ça c’est sûr que lorsque votre cher Ménard inaugure des statistiques des enfants de « sa » ville SELON LEURS PRENOMS A SOI-DISANT CONSONNANCE « MUSULMANE », cela n’a rien de très labyrinthique !... Il va « droit au but », de façon fort « pragmatique », n’est-ce pas... Et à quoi il nous mène, au juste, le Ménard, en faisant cela ?!?... En ce sens, l’intellectuel sociologue Zygmunt Bauman affirme, à la différence d’Hannah Arendt, que non, le Mal n’est pas « banal », mais RATIONNEL !... L’on sait où ça mène, oui, l’esprit statisticien qui vous habite, où cela a DEJA mené... A l’hyper-rationalité mécanique de l’extermination !... Ah ça c’est sûr que c’est « simple » !... C’est pas très compliqué ni « labyrinthique » !...
      Qu’avez-vous à répondre à cela ? Juste que c’est un peu trop intellectuel pour vous ? Ou que c’est du passé ? Ou que Marine lave plus blanc ? Sauf que je considère que le nazisme aussi, comme (ce qui ne veut pas dire de la même manière) le stalinisme doit être EXPLIQUE, si l’on peut dire, ...« dans sa philosophie » !... Si l’on ne veut pas que cela recommence, même d’une autre manière, édulcorée... Alexis Carrel, dont j’ai déjà parlé, qui est un des intellectuels (je crois qu’il a été prix Nobel...) FRANÇAIS de référence et de préférence du FN (je pourrais, si besoin, un peu plus tard, préciser cela...), initiateur du principe des chambres à gaz... est un de ceux dont l’EUGENISME (vous connaissez ce mot ? Est-il trop intellectuel ?) se voulait synonyme d’une rationalité nouvelle...
      Vous avez bel et bien une (non-) pensée, vous qui refusez l’intellectualisme... Qui consiste à FAIRE LA DIFFERENCE ENTRE LES HUMAINS AILLEURS QU’IL EST NECESSAIRE !... CAR, je vous le dis haut et fort, VOUS NE SAVEZ QUE REMPLACER LES CRITERES DE CLASSE PAR DES CRITERES DE CLASSEMENT, DE CATEGORISATION !... Et cela y compris lorsque vous faites SEMBLANT de flirter avec les thèmes de la gauche de gauche !... Oui, vous portez une rationalité, même si elle est de très très bas étage !... J’ajoute que votre esprit de classement vous permet de nous faire croire que le nazisme du FN est une affaire classée...
      En revanche, si je RECONNAIS que le « table-rasisme », que le fait de renvoyer le passé au passé, comme « révolu », existe, oui, chez les vrais « révolu-tionnaires »..., il se trouve que c’est PAR SOUCI DU NEUF, par désir sincère de sortir des vieilles ornières, alors qu’il n’est rien de plus aisé de montrer que VOUS VOUS Y COMPLAISEZ !...
      Encore un mot sur l’idée d’équivalence... (Je vais vous demander encore un petit effort labyrinthique, si cela n’est pas trop vous demander...) Je précise, pour parler schématiquement que ce sont les révolutionnaires bourgeois qui ont durablement institué une ambiguïté sur, aussi bien, l’idée d’égalité... Synonyme : de même MESURE pour tout et tous... Votre attachement à l’idée d’équivalence ...en l’occurrence : à « l’équivalence des 2 systèmes totalitaires »... est précisément la preuve de votre incapacité à PENSER LA DIFFERENCE là où elle doit l’être, en même temps que la preuve de VOTRE ATTACHEMENT AU SYSTEME PAR EXCELLENCE DE L’EQUIVALLENCE, A SAVOIR LE SYSTEME CAPITALISTE (Cf. « la loi de la valeur » de Marx...)... Si en effet, « Tout a déjà été expérimenté. » A quoi vous avez ajouté, en point 4, le 9 mai à 16:34 : « Mais bon certains préfère refuser de voir et camper sur leurs certitudes. » Cela démontre bien QUE POUR VOUS IL N’EXISTE PAS D’ALTERNATIVE A CE SYSTEME !!!...
      Et aussi que JE NE VOUS FAIS AUCUN PROCES D’OPINION néostalinien SI J’AFFIRME QUE C’EST VOTRE POSITION !...
      Yes or no ?

      Aubert Sikirdji Le 13 mai 2015 à 12:39
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  • 1) J’abuse en prétendant que vous justifiez le goulag ?? Je vous cite :
    "Le Goulag », cela ne reposait pas sur ... un programme d’extermination d’une partie du genre humain...." Juste de la rééducation ?
    2) Vous dites en somme : Si le stalinisme a existé (vous auriez pu aussi dire Maoïsme, Polpotisme...) , c’est parce que les communistes n’étaient pas assez communistes !!! Un comble.(Polpot par ailleurs formé au PCF)
    3) Je ne suis pas contre l’intellectualisme, mais contre l’hyper-intellectualisme. Car c’est bien cet hyper-intellectualisme qui vous permet d’excuser le goulag ("le vrai communisme n’a pas été testé... les communistes n’étaient pas assez communistes (parole de communiste) !!!" Cette pseudo gymnastique intellectuelle pour ultra-initiés.
    Et bien si !! Le vrai communisme a été expérimenté. Et les gens du peuple ont compris que derrière cette idéologie aux apparence d’humanisme se cache une terreur sanglante. C’est pour celà que plus personne ne vote communiste et que ce parti devrait définitivement disparaître avec les derniers dinosaures qui le composent.
    Car ne vous y trompez pas : les mêmes causes produisent les mêmes effets.
    4) N’en voulez pas trop à Ménard, il est le descendant direct du Catharisme, une des première civilisation pacifiste à être massacré par l’Etat Centralisateur à la pensée uniformisatrice (un peu comme vous)
    5) Certes, je reconnais que si le programme nazi était fondamentalement maléfique, que celui des communistes était fondamentalement humaniste, mais le résultat fut le même. Et donc les choses sont irrémédiablement irréversibles.
    6) Concernant votre théorie sur les non équivalence des 2 systèmes totalitaires, ceux qui sont morts n’ont effectivement pas vus la différence !
    7) Par contre, si Jean Marie Lepen n’a jamais été ma tasse de thé (contrairement à ce que vous prétendez), un observateur un minimum averti devrait vite se rendre compte (surtout pour un grand intellectuel comme vous qui aime la subtilité politique) que le programme du FN n’a rien à voir avec celui du parti nazi. Et que comme disait Lionel Jospin : "le FN est un parti tout au plus poujadiste, et l’histoire de son lien avec les nazis, c’est du théatre organisé par la gauche pour occuper la rue"
    8) Pour votre dernière remarque, je vous dirais que : les Chinois ce sont mis au capitalisme, les Russes, les Ukrainiens, les Allemands de l’Est, tous les ex pays du bloc de l’EST, les Cubains vont s’y mettre. Soyez réaliste, vous avez perdu. Vous êtes tout seul. Ah non pardon, j’oubliais si vous voulez parler communisme dans le monde, il vous reste Kim Jong-Un.

    totoLeGrand Le 14 mai 2015 à 02:05
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  • Pauvre imbécile, ...de prendre ainsi les gens pour des imbéciles !... J’ai un aïeul qui est mort sur les barricades de la Commune de Paris... (Oui, il existe des martyrs de différents moments historiques dans mon arbre généalogique...) Il se trouve qu’il n’avait pas prévu le 20ème siècle... A ce qu’on dit, la Commune aurait « échoué »... Mais a-t-elle « perdu » ? Certainement pas, comme MEMOIRE DES POSSIBLES, à effets de très longue portée !...
    1/- Quant à moi, je ne vous ai pas attendu, imaginez-vous, vous qui venez, sans gêne d’aucune sorte, sur ce site pour vous moucher dans le mouchoir de « l’extrême gauche », comme si le vôtre ne vous suffisait pas, ...pour aller au bout de la réflexion sur le « bilan » du paradigme de « l’innocence criminelle », amplement théorisée par les dits « nouveaux philosophes », un paradigme qui va de Staline à Pol Pot, et à Kim Jong-un... (Allez-y, allongez la liste autant que vous le voudrez... Il est évident que ce paradigme va bien au-delà de Staline, mais je ne parle bien du « paradigme stalinien » que comme d’un paradigme !...)
    Il reste que d’une part le communisme, ce n’est pas cela : ce n’est cela que par UN IMMENSE ABUS DE LANGAGE !... Le communisme, ce sont DES POSSIBILITES OBJECTIVES de surmonter un capitalisme que vous présentez cyniquement comme là pour toujours, qui d’ailleurs ne sont nullement assurées, ni écrites quelque part à l’avance !... Ce n’est pas un catalogue télescopique et téléologique des arrière-pensées de l’Histoire, et il ne faut pas prendre la valeur « prophétique » de Marx, au fond, pour une simple persistance de l’idéalisme hégélien, même et surtout s’il a été le prétexte d’un immense retour d’Idéalisme meurtrier !... Qui s’est « réalisé » comme un immense « passage à l’acte » sanglant...
    Qu’au nom même du communisme l’on ait reconduit SON CONTRAIRE amène, en revanche à de profondes interrogations sociales, politiques et humaines... Mais ce n’est pas en jetant le manche du mot, après la cognée de sa DEVIATION historiquement OBLIGEE, que l’on aura résolu le problème !... (...Vous remarquerez d’ailleurs que je n’utilise d’ailleurs pas l’expression qu’il « ne faudrait pas jeter le baigneur avec l’eau du bain » !... Car c’est une formule qui reconduit, précisément, le « sentiment océanique », et l’illusion dangereuse de l’Innocence Première !...)
    Car c’est de fait, oui, l’aspiration à ce que « tout baigne », c’est « le principe de plaisir », c’est l’utopisme de la suppression des problèmes et des contradictions, qui est un germe de catastrophe !... Mais la pensée-Marx, ce n’est justement en principe pas cela, qui est au contraire assomption à l’infini des contradictions, ou si vous préférez, du « principe de réalité » !...
    2/- Je n’ai pas écrit cela pour me refugier habilement dans les principes et la philosophie du communisme, sans assumer « l’Histoire avec sa grande Hache »... Mis à part que je ne suis pas moi-même un nouveau Christ, qui se chargerait de toute la misère du monde... : parfaitement, « j’assume », et justement de la seule manière possible de « tirer les leçons du passé », Y COMPRIS AU-DELA de ce qui touche au dit communisme... Car, soit-dit en passant, c’est le problème de TOUTE « BONNE VOLONTE » que de pouvoir se retourner en son contraire !... Cela se passe dans n’importe quelle association, où des gens ont tendance à prendre le pouvoir sur d’autres... Et si l’on n’est pas un cynique, on est obligé de raisonner à ce niveau de généralité... Cette généralisation, des croyants l’expriment comme étant la problématique du péché... Oui les humains s’assignent des buts qui ne sont pas illégitimes, mais ILS LOUPENT LEURS BUTS !... Parfaitement, Monsieur Toto, L’ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS, et tout est loin d’avoir été expérimenté en la matière, car le sujet est inépuisable !!!... Il n’est nul besoin d’être bien malin pour savoir d’avance que des illusions, des erreurs et des fautes, il y en aura encore et toujours et beaucoup : car comme on dit, elles sont humaines... MAIS ÇA N’EST PAS UNE RAISON POUR RENONCER !...
    Ceci dit, il ne vous a pas échappé que je n’ai pas la possibilité de tout résoudre à moi tout seul : comme on dit, j’assume MA PART DE RESPONSABILITES !... Je rappelle à ce propos, si vous aviez pris la peine de relire autre chose que notre propre échange, que JE NE RAISONNE PAS EN TERMES RELIGIEUX D’AMENDEMENT DE « L’ETRE », ou DE « L’IDENTITE » COMMUNISTE, ce qui vous arrangerait, puisque vous êtes un « tautologue », propagandiste de la guerre des identités religieuses... Non, je ne dis jamais, par-on-ne-sait-quel « hyper-intellectualisme » tiré par les cheveux, qu’il s’agirait « d’être » de mieux en mieux ou de plus en plus communiste : ...et je ne vous ai pas attendu pour même dire le contraire !... (Voir ici : http://www.regards.fr/article/pcf-fn-hollande-connait-ses , Aubert Sikirdji Le 30 avril à 22:24, et commentaires suivants...) D’ailleurs n’importe quel coco des familles pourra vous répliquer qu’on ne nait pas communiste, on le devient... (ou pas...). Ce qui, soit-dit en passant, ne résout rien de la question de savoir : « une fois devenu, pourquoi le rester ? » Ce qui est la problématique « finale » de mes quelques échanges avec un Monsieur Maurice, que, par chance, vous considérez comme plus sérieux que moi...
    Car oui, A SON CŒUR DE DOCTRINE DEFENDANT, LE COMMUNISME EST CONFRONTE A SA PROPRE PROBLEMATIQUE FINALE, parce que la déviation en réalité de cette doctrine en a fait paradoxalement une contributrice à sa façon de l’idéologie de la Fin de l’Histoire !...
    ( Ce qui vous permet de prétendre que, vu qu’on a tout expérimenté, faudrait essayer autre chose, et ...vous inquiétez pas les gars, les filles, le Parfait Ménard arrive, avec son esprit de classement et de sélection des êtres humains se substituant à l’esprit de lutte de classe, vachement original et surtout vachement nouveau !...)

    Aubert Sikirdji Le 14 mai 2015 à 15:34
       
    • J’aurais pu écrire la même chose que toi mais je pense que :
      1. çà ne sert à rien.
      2. R.V après les régionales de décembre pour examiner l’état de la gauche à gauche du PS. Avec la foi du charbonnier...un charbonnier sans grandes illusions...

      Dominique FILIPPI Le 20 mai 2015 à 12:17
  •  
  • Cher Monsieur,

    Je ne vous prend nullement pour un imbécile. Je crois par contre que vous vivez coupé de la réalité par idéologie. Votre cerveau a subi un lavage tel que vous ne vivez le monde qu’au travers d’un prisme déformant.

    Si je viens sur ce site, c’est pour tenter d’apporter une contradiction. La consanguinité étant connue comme génératrice de troubles.

    Ce que l’on peut souhaiter pour vous, c’est que de pertes d’élections en pertes d’élection, vos subventions vont s’amenuiser et que vous finirez par disparaître.
    Je vous laisse continuer à tenter d’absoudre ce système totalitaire et meurtrier et arborer cette couleur rouge-sang qui vous va si bien.

    Je suis lassé de subir vos injures de messages en messages (injures qui traduisent bien votre état d’esprit totalitaire et violent). Aussi, je ne vous répondrai plus.

    totoLeGrand Le 14 mai 2015 à 16:01
       
    • ...Ou Toto-le-Grand lâche. Vous ne répondez pas aux ARGUMENTS que je me suis donné la peine de développer. Par ailleurs, ne faîtes pas le fatigué de mes (contre-) attaques... envers votre abonnement aux ignominies... Moi, je n’ai pas fini de vous répondre, et si je vous laisse sans voix, c’est que vous n’avez plus rien à dire !... Parlons-en, par exemple, de la consanguinité identitaire !... VOUS NE MANQUEZ PAS DE TOUPET DE RENVERSER LES ROLES, ...à me peindre moi comme étant dans le refus de l’autre !... Pauvre chaton , dirait Marine !... Alors que sous vos airs de ne pas y toucher, vous ne faites sur ce site que prôner la désespérance du There Is No Alternative, but the capitalism... !?... Alors que vous nous présentez comme idéal un bonhomme qui s’est incliné devant une stèle de l’OAS...

      Aubert Sikirdji Le 14 mai 2015 à 16:25
    •  
    • Récapitulation :
      1/-...Le drapeau rouge est « rouge-sang », parce que classiquement chanté comme « rouge du sang des ouvriers », ...et comme le sont aussi les cerises et les coquelicots, ...certainement pas comme porteur d’un programme dit « totalitaire »... Violent, c’est par conséquent çui qui dit qui est : qui COMMENCE dès le départ par assimiler l’idée communiste avec principe totalitaire... Sinon, ...nous voyons TOUS la réalité à travers un prisme idéologique. Celui qui prétend n’en pas avoir est un imposteur, porteur de la pire idéologie qui soit, à se prétendre « pragmatique », comme vous dites pour défendre votre copain Ménard !... C’est là qu’est l’aveu de la veule et véritable tentative de « lavage de cerveau » !... L’idéologie prolétarienne, qui a pris le drapeau rouge comme symbole, en ASSUMANT ses aspirations, est la première dans l’histoire humaine à n’avoir pas comme objectif de remplacer une domination de classe par une autre... Encore une fois, que cela ne soit pas ce qui a pu se produire au nom de cette idéologie n’en périme pas la valeur !... Et plus que jamais, avec la montée des urgences écologiques, se pose la question de l’intérêt UNIVERSEL de l’Humanité...
      2/- Si vous tenez absolument à me dire totalitaire, à la limite pourquoi pas ? Sauf que là encore, il y a un risque d’abus de langage... : car les régimes politiques que vous incriminez ne peuvent avoir été considérés comme « totalitaires », ...que dans le sens où c’est la partie (le Parti-Etat) qui y a été PRIS pour le Tout !... Dites alors, si à la limite cela vous branche, que je serais « totalitaire », mais uniquement dans le sens d’attaché à « la totalité des humains », ce que n’a jamais été le « droit-de-l’hommiste » très spécial Robert Ménard, aux indignations SELECTIVES !... ...Ou prenez cela pour rien d’autre qu’une pirouette, comme vous en avez l’habitude... Il reste que c’est comme pour « la Démocratie » : se dire qu’elle n’a pas forcément toujours eu la vocation de réellement représenter tout le monde, mais une partie privilégiée du monde,... et nous voici taxés d’antidémocrates !... L’usage des concepts est toujours à nos risques et périls...
      3/- ...C’est d’ailleurs pourquoi vous adoptez la posture prudentielle de l’acceptation de l’« intellectualisme, mais pas trop quand même »... Que vous convoquiez, dans le genre prudent et équilibré, Lionel Jospin, est d’ailleurs cocasse... Je vous rappelle, dans le genre de propos bien balancé, cette affirmation longuement mûrie qu’il a eu un soir, sur le plateau de Laurent Ruquier : que dans notre société l’on ne peut se promener ni complètement nu, ni complètement voilé(e) !... Et voilà !... Pour lui, le monde doit être NI trop libéral, NI pas assez... « Oui à l’économie de marché, non à la société de marché »... A quoi l’on ajoutera que l’Etat, n’est-ce pas, ne peut pas tout.. C’est cela, du Jospin... Du néo-trotskyste de confort... Que vous ajoutiez cette autre citation : "le FN est un parti tout au plus poujadiste, et l’histoire de son lien avec les nazis, c’est du théâtre organisé par la gauche pour occuper la rue" ne fait que compléter le tableau... De là à dire que la gauche de gauche exagère, il n’y avait qu’un pas... D’ailleurs, vu l’actualité, il devrait ajouter finalement que pour Pétain aussi, que Le Pen se refuse à désavouer, « l’histoire de son lien avec les nazis, c’est du théâtre organisé par la gauche pour occuper la rue"... Pendant qu’on y est, pourquoi se priver ?...
      4/- ...Je prends néanmoins note que « Jean-Marie Le Pen n’a jamais été votre tasse de thé, et vous en donne acte. J’ai eu un collègue, ...plutôt violent et actif, qui avait sa carte au FN, et qui, pas plus que vous, n’avait le cyclope comme tasse de thé... Il reste qu’il restait DANS LA MEME ORBITE RACISTE, singulièrement à propos « des arabes » et de la guerre d’Algérie... De plus, je considère que quelque part, et l’ai déjà indiqué, que la-Marine-qui-nie-le-père-négateur-de-la-Shoah, cela ne relève que d’un DENI AU DEUXIEME DEGRE, dans la mesure où la pudeur restera de mise sur le contenu des choses... Un peu comme si « le menhir » n’avait, en un sens, que le défaut de les dire un peu trop haut...
      5/- Il est un point sur lequel je donne aussi volontiers acte à des gens comme vous, c’est sur leur type d’activité si l’on peut dire intellectuelle, dans la seule mesure où ILS NE MANQUENT GENERALEMENT PAS DE VOCABULAIRE, tant ils sont occupés de DESIGNER ceux qui les entoure... C’était le cas du collègue que j’ai évoqué, qui avait aussi un grand talent d’observateur et d’imitateur (au vitriol) de chacun d’entre nous... Vous m’avez taxé de labyrinthique, psychédélique... Je vous fais confiance que si vous aviez continué, vous auriez encore trouvé d’autres mots pour me qualifier, d’ailleurs pas totalement inintéressants... (Surréaliste m’a convenu).
      6/- ...Sauf que les mots sont traitres : dans « mot », il y a « motus » : quelque part, désigner quelqu’un, cela peut être inséparable d’un désir de le (faire) taire... C’est que je veux effectivement faire avec vous, sur ce site, mais certainement pas de vous rejeter « physiquement », comme vous l’avez écrit !... Comment le pourrais-je ? C’est uniquement MORAL. En revanche, lorsque vous écrivez : « Ce que l’on peut souhaiter pour vous, c’est que de pertes d’élections en pertes d’élection, vos subventions vont s’amenuiser et que vous finirez par disparaître. », c’est bien d’un noir désir d’extermination « démocratique » qu’il s’agit... Je n’ai jamais prétendu, pour ma part, et dans l’état actuel des choses, que vous deviez disparaitre, seulement qu’il n’est pas possible que vous veniez nous faire perdre notre temps sur ce site, par des provocations extrême-droitesques répétées !...
      7/- Puisque, très sûr de vous,... vous prétendez « apporter la contradiction » dialectique, conforme à un authentique souci de ramener le réel et la « diversité non-consanguine », bien qu’elle soit troublante pour des esprits sectaires, déconnectés et monolithiques (...Ben voyons !...Vous ne manquez pas d’assurance !...), voici une spéciale dédicace, de dessous les fagots :
      ...Qui dit que si nous voulons parvenir à détendre l’atmosphère, il faudrait tout de même, l’ami, que « tu arriveras à laminer tes rancœurs dialectiques... Même si je suis con...vaincu que c’est très difficile !... Mais, comme moi, dis-toi qu’il est tellement plus mieux d’éradiquer les tentacules de la déréliction !... Et tout deviendra clair... » Source : les humoristes, dénommés « les Inconnus », dans leur air très bien connu « Vice et versa »...
      L’air de rien, ils nous indiquent quelque chose : que tous ceux qui fonctionnent sur le mode de la rancœur, de la vengeance et du ressentiment ne peuvent avoir qu’une pratique « dialectique » pourrie, incapable de véritablement « faire la clarté » et nous sortir de la déréliction... Car, confondant perpétuellement contrariété et contradiction ils ne savent que la ramener perpétuellement avec un sens critique de bas étage... (C’est pourquoi Edgar Morin préfère plutôt parler d’un sens « dialogique » que d’une « dialectique », pas à l’abri du simplisme et de la mentalité binaire et mécaniste, quoi qu’elle en ait... La capacité « dialogique » supposant de PRENDRE EN COMPTE réellement ce que dit l’autre...)
      8/- Cela suppose en outre de ne pas PREJUGER d’une « fin »... Et, pour commencer, de ne pas juger, quelques soient les intentions, d’après des « résultats » (ce qui, là aussi, est très dans l’air de l’ordo-libéralisme...) !!!... Je vous renvoie aux travaux de Daniel Bensaïd sur Walter Benjamin (ami de Brecht)..., qui indique que le seul point de vue historien honnête EST l’uchronie permise par l’adoption du seul point de vue intellectuellement courageux, qui est LE POINT DE VUE DES VAINCUS !...
      Me dire que les miens auraient définitivement perdu et devraient perdre encore plus définitivement signe votre attitude, je le répète, d’un total cynisme totalitaire..., pur jus d’extrême droite !... Cf : « la lutte des classes existe, nous l’avons gagnée » (Warren Buffett, milliardaire)...
      Ne faites pas par ailleurs, au comble du comble du cynisme, comme si le cynique, c’était moi, et comme si vous ne saviez pas lire : je n’ai certainement pas justifié le goulag, en constatant qu’il a pu être justifié par un principe de rééducation, et non d’extermination...
      9/- Sortir du terrible 20ème, c’est d’un siècle où les peuples ont été pris pour des cobayes !... Mais une fois qu’on aura affirmé que telles ou telles « expériences » ont été faites, il ne suffira justement pas de se dire : « en route pour de nouvelles expériences !... » (Sous-entendu central : « vu qu’on a tout essayé, à part Marine, testons-la !... »)... Car c’est le principe même de « l’essai pour voir », impuissant et passif,... qui pose désormais problème !... Si justement nous ne voulons plus être des cobayes...

      Aubert Sikirdji Le 15 mai 2015 à 00:50
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  • Oui mais,qu’a fait donc notre président ? Participant à une émission d’info-divertissement (1) il s’est permis, en réponse à une question, le commentaire suivant :
    « Mme Le Pen parle comme un tract du Parti communiste des années 70, parce que c’est ça en réalité, en pensant qu’on peut fermer les frontières, qu’on peut nationaliser les industries, qu’on peut sortir un certain nombre de capitaux de notre pays sans qu’il y ait de risque (…). Sauf que le Parti communiste, il ne demandait pas qu’on chasse les étrangers, qu’on fasse la chasse aux pauvres, parce que même les pauvres finissent par penser qu’il y a plus pauvre qu’eux qui leur prennent le peu qu’ils ont. »
    La lecture de ce paragraphe est nécessaire. Elle devrait être rendue obligatoire. Elle montre combien la gauche a changé en quarante ans, et combien sa mémoire sur sa propre histoire est fragmentaire. Hollande a tout simplement oublié que dans les années 1970 le PCF n’était pas seul à croire qu’on pouvait « fermer les frontières », « nationaliser les industries », « sortir des capitaux sans qu’il y ait de risques ». Tout ce qu’il est convenu d’appeler « la gauche » y croyait à l’époque. Y compris le Parti Socialiste. Toutes ces mesures figuraient dans le Programme Commun que socialistes, communistes et radicaux de gauche ont ratifié en 1972 et défendu devant les électeurs jusqu’en 1977. C’est bien Mitterrand qui proclame au congrès d’Epinay, en juin 1971, « Celui qui n’accepte pas la rupture - la méthode, ça passe ensuite -celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi - politique, ça va de soi, c’est secondaire- avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste ». En 1981 encore le PS y croyait suffisamment pour chercher à mettre en œuvre « la fermeture des frontières » et « les nationalisations ». C’est bien le Parti socialiste au pouvoir qui a instauré en 1981 le contrôle des changes, qui instaure des barrières à l’importation (souvenez-vous du dédouanement des magnétoscopes à Poitiers…) et qui nationalise par la loi du 13 février 1982 l’ensemble du secteur bancaire non encore nationalisé ainsi que les plus importantes compagnies industrielles.
    Ce qui fait froid dans le dos dans le discours de Hollande, c’est de constater à quel point la gauche a changé en quarante ans. Combien elle stigmatise avec dégout et horreur les idées qu’elle considérait comme allant de soi il y a seulement quarante ans. Et je dis bien « la gauche » et non pas le PS, car cette attitude est également partagé par la « gauche radicale ». Trouverait-on beaucoup de gens à gauche pour soutenir aujourd’hui les idées-force du programme commun – idées qui, rappelons-le, ont attiré en son temps la moitié du corps électoral ? Qui trouverait-on aujourd’hui pour s’opposer à l’Europe maastrichienne ?
    Vous me direz que changement ne veut pas dire dégradation. Qu’il est tout à fait normal que le temps fasse son œuvre. Admettons. Mais alors venons-en à la première partie de la phrase présidentielle. Pourquoi tous ces cris d’orfraie devant la comparaison du discours de Mme Le Pen en 2015 avec celui du PCF des années 1970 ? Si la gauche d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle de l’époque, pourquoi s’en formaliser ? Pourquoi en faire tout un fromage ? En quoi le « nouveau PCF » peut-il se sentir concerné par les attaques contre « l’ancien PCF » ?
    Parce que la mémoire de la gauche en général et celle du PCF en particulier n’est pas tant mauvaise que sélective. Le « nouveau PCF » est très soucieux de toucher le capital politique de son ancêtre, et cela suppose de réaffirmer à chaque instant sa filiation. Mais dans les faits, le « nouveau PCF » a trahi la filiation dont il se réclame : pour le dire vite, le PCF tel qu’il est aujourd’hui n’a rien à voir avec celui de 1940-1990. De ce PCF « ancien », il a tout renié : l’organisation, le marxisme, l’attachement à la nation, au progrès, à la vision humaniste des lumières, à la logique jacobine de la Révolution, à la subordination du syndical au politique et aussi, à une vision bienveillante des expériences socialistes et, last but not least, à son rôle de représentation des couches populaires. Il est aujourd’hui comme ces magasins du Marais qui ont conservé le décor et l’enseigne d’une ancienne boucherie, pour vendre des téléphones portables. Or, la mémoire a cela de terrible qu’elle met les choses en perspective. Rappeler ce que fut « l’ancien PCF », c’est mettre en évidence combien le « nouveau PCF » en a tourné le dos non seulement les principes, mais aussi ses électeurs. Et ce n’est guère mieux au PS, ou l’on se revendique en permanence de l’héritage d’Epinay alors qu’on piétine quotidiennement les principes qui y ont été proclamés. La « trahison » des principes socialistes en 1983 était réelle, et pour beaucoup de dirigeants socialistes de l’époque ce fut une tragédie personnelle avant de devenir une question politique. Aujourd’hui, les dirigeants socialistes font des choses infiniment plus éloignées de l’héritage qu’ils revendiquent, et tout cela sans le moindre état d’âme.
    C’est pour toutes ces raisons que les cris d’orfraie de la « gauche radicale » sur cette affaire me laissent perplexe. Voire Clementine Autain sur une demie-page du « Monde » (2) prendre sa lance pour défendre le PCF, non pas celui d’aujourd’hui mais celui de toujours, a quelque chose de surréaliste. Mais l’article en question vend assez vite la mèche. Il ne s’agit pas de l’honneur perdu du PCF. Ce qui intéresse Clémentine, c’est de se placer du côté des victimes, elle qui « n’a jamais été membre du PCF », en faisant du commentaire présidentiel une attaque « qui vise tous les tenants d’une gauche de transformation sociale ». Comme si la « transformation sociale » telle que la conçoivent Clémentine Autain et consorts avait le moindre rapport avec ce qu’était vraiment le PCF des années 1970.
    Quant à Pierre Laurent, il s’est fendu d’une déclaration pour demander à François Hollande des « excuses publiques ». Mais s’excuser de quoi, exactement ? D’avoir dit la vérité ? Parce que cela plaise ou non à Pierre Laurent, le FN a effectivement repris le discours économique qui était celui du PCF dans les années 1970. Et si l’on regarde bien, cette reprise est un hommage du vice à la vertu. Pensez donc : dans les années 1970 le PCF avait si bien analysé les besoins et les intérêts de l’électorat populaire pour construire son discours, que lorsqu’un autre parti, un parti dont que tout oppose au PCF, souhaite s’adresser à ce même électorat il n’a de meilleur choix que de reprendre ce discours. N’est là un hommage rendu à la qualité de la réflexion du PCF, surtout si l’on tient compte du fait que ce discours tient encore la route plus de quarante ans après avoir été inventé ?
    Mais pour prolonger la réflexion, il faut se poser une question bien plus intéressante : quelle serait la réaction de Pierre Laurent, de Jean-Luc Mélenchon, de Clémentine Autain si une organisation politique « de gauche » venait à reprendre les positions qui étaient celles du PCF dans les années 1970 ? Et bien, je pense qu’ils seraient les premiers à dénoncer là des positions « racistes », « nationalistes », « xénophobes » et autres termes du même acabit. Prenons par exemple la politique migratoire. Dans les années 1970, le PCF était bien loin de la vision irénique qui est la sienne aujourd’hui. Oui, le PCF a défendu une politique de contrôle strict de l’immigration, de fermeture de l’immigration légale et de répression de l’immigration clandestine. Pas parce que le PCF fut « raciste » ou « xénophobe », mais parce qu’il avait correctement analysé le fait que les flux migratoires permettaient de pousser les salaires et les avantages sociaux dont bénéficient les couches populaires à la baisse, en changeant le rapport de force à l’avantage du patronat, et que le sort des couches populaires était pour lui prioritaire par rapport aux bonnes consciences des « classes moyennes ». Le patronat avait d’ailleurs fait la même analyse, et c’est pourquoi il était, lui, unanime pour réclamer au contraire des politiques d’ouverture des frontières à l’immigration légale et une moindre répression du travail clandestin. En d’autres termes, la position de la « gauche de la gauche » en 2015 est proche de celle du CNPF des années 1970 (remarquez, c’est la même que celle du MEDEF aujourd’hui). Quel dommage que notre président de la République ait omis de le rappeler…
    Oui, le PCF pouvait en 1970 imprimer des affiches dont la formule serait impensable aujourd’hui : « soutenez le Parti communiste français, parti de la classe ouvrière, du peuple, de la nation ». Comment les Laurent, Mélenchon, Autain et consorts réagiraient-ils devant une telle affiche ? Certainement en critiquant son « nationalisme ». Quelle serait leur réponse à un maire qui agirait comme le fit Paul Mercieca le fit a Vitry-sur-Seine le 24 décembre 1980 avec le plein appui de son Parti ? Il serait certainement taxé de « racisme et xénophobie ». Quelle est leur réponse à ceux qui proposent une sortie de l’Euro ? C’est une position « maréchaliste ». En d’autres termes, s’il avaient à juger « à l’aveugle » les positions du PCF de l’époque, ils le jugeraient certainement un parti « nationaliste », « raciste » et « maréchaliste »… ca ne vous rappelle pas quelque chose ?
    De cette époque, on ne voit que les documentaires-fleuves de Moati sur la gauche au pouvoir, visite du Panthéon rose en main à l’appui. On oublie une face beaucoup plus sombre, celle du « deuxième McCarthysme français », qui commence avec la rupture du programme commun en 1977 et connaît son apogée dans la période 1981-86. Période au cours de laquelle rien n’a été épargné pour dépeindre le PCF sous les traits d’un parti stalinien, dictatorial, populiste. Rien n’aura été alors épargné à la direction de l’époque, ni par les socialistes – y compris les gauchistes nouvellement ralliés, comme Mélenchon – ni par les « ennemis de l’intérieur », « juquinistes », « rénovateurs » et autres « refondateurs » dont Ensemble est le lointain héritier. Entendre ces gens-là – n’est ce pas, n’est ce pas Jean-Luc Mélenchon, n’est ce pas Roger Martelli ? – défendre l’honneur perdu du PCF « Marchaisien » des années 1970 tout en se scandalisant que le FN lui ait « volé » son discours… franchement, mieux vaut être sourd.
    Que cela vous plaise ou pas, camarades, le FN a repris le discours du PCF des années 1970, ce même discours qui matérialisait politiquement la défense des intérêts des couches populaires. Et si le FN a pu le faire, c’est parce que vous l’avez laissé tomber, fascinés que vous étiez par le discours « sociétal ». Il est temps d’assumer.

    Miss Térieux Le 13 juin 2015 à 15:32
       
    • Miss Térieux a bien remis les choses à leur place.
      J’ajouterai que la direction du pcf-pge ne conserve le terme communiste que pour abuser une partie non négligeable de sa base.L’actuel pcf n’a d’autre finalité de se reproduire pour lui-même .Il souhaite participer au pouvoir mais à renoncer à PRENDRE LE POUVOIR ce qui implique une RÉVOLUTION et se rappeler que la bourgeoisie française est une des plus brutales du monde.
      Hollande n’est qu’un vice-proconsul de l’impérialisme américain.
      Quittons l’UE,l’OTAN,le FMI,l’OMC
      Bref renversons le capitalisme

      jean-Louis Le 13 juin 2015 à 18:01
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    • Tout à fait d’accord avec ton analyse Miss Térieux. Mais la gauche de la gauche d’aujourd’hui, immigrationiste et internationaliste, ne peut pas comprendre ça. Comprendre qu’elle sert la soupe aux grands patrons. Comprendre qu’elle ne défend plus les intérêts des petites gens. Comprendre que son raisonnement est schizophrénique et apragmatique. A vouloir sauver tout le monde, on ne sauve personne.

      totoLeGrand Le 13 juin 2015 à 18:03
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  • C’est peut-être à celui qui dit un jour blanc, l’autre noir, qu’il faudrait demander s’il n’est pas schizophrène.
    A savoir, le 12 juin à 19 heures 20, sous l’article de Clémentine : "Un doigt gouvernemental aux frondeurs et aux sans-dents", écrivant que : « Hollande a commis une faute majeure en début de septennat : se mettre à dos, les riches, les investisseurs et les créateurs d’entreprise. Car se sont bien eux qui créent l’emploi... »
    ...Mais aussi, le jour suivant, le 13 juin à 18 heures 03 (ici même) :
    « ...la gauche de la gauche d’aujourd’hui, immigrationiste et internationaliste, ne peut pas comprendre ... qu’elle sert la soupe aux grands patrons. Comprendre qu’elle ne défend plus les intérêts des petites gens. Comprendre que son raisonnement est schizophrénique et apragmatique. A vouloir sauver tout le monde, on ne sauve personne. »

    Pourriez-vous nous préciser, en l’occurrence, qui, dans votre vision de l’Avenir, sera perdu et qui sera sauvé ?

    Aubert Sikirdji Le 14 juin 2015 à 14:35
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