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Accueil > Politique | Par Clémentine Autain | 12 janvier 2015

La haine ou le commun

La haine ou la démocratie, la peur ou le commun : au lendemain des tragédies et de l’immense mobilisation populaire du 11 janvier, la République se trouve à un point de basculement. Nous devons peser pour qu’elle se remette durablement debout.

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L’élan populaire fut inédit, bouleversant, historique. Partout dans le pays, ensemble, nous avons marché contre les crimes politiques ayant visé Charlie Hebdo, une épicerie casher, des policiers – en somme, des assassinats qui nous visaient. Le peuple touché s’est levé pour défendre les principes fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité. Il n’est pas venu manifester à l’appel de tel ou tel, mais au nom de valeurs communes. Le peuple y tient et il a raison.

Place à la politique

La présence d’ennemis de la démocratie comme Viktor Orban, le premier ministre turc ou Ali Bongo, fut marginalisée par la foule, comme la tentative de récupération institutionnelle, des partis politiques, du gouvernement ou de l’austère Union européenne. Oui, il y eut quelque chose d’absurde dans la présence de tant d’huiles réactionnaires se réclamant de Charlie. Mais l’essentiel fut ailleurs. Avoir fait peuple dimanche a constitué l’événement politique. Avec pour armes des crayons et pour mots d’ordre : « I’m not afraid », « même pas peur ».

Et maintenant ? Le jour d’après fait place à la politique. Car l’unité autour d’un refus et d’une affirmation de grands principes ne vaut pas « union sacrée ». La période qui s’ouvre est celle de la confrontation démocratique sur les racines du drame et les réponses à apporter. Là, les chemins se séparent autour de corpus de solutions radicalement opposés, et qui se structurent autour de deux grandes logiques : l’une guerrière, sécuritaire et réactionnaire ; l’autre émancipatrice, à même d’avancer sur le chemin de la démocratie, la liberté, l’égalité et favorisant la paix.

Des voix vont s’élever pour entériner la « guerre de civilisation », plaider pour un Patrioct Act à la française, s’en prendre aux musulmans au nom de la lutte contre le djihadisme ou exiger la fermeture des frontières. « Il y a des libertés qui peuvent être facilement abandonnées », a d’ores et déjà affirmé Claude Guéant, quand le FN proclame partout « on vous l’avait bien dit » (sous-entendu, nous avions raison de stigmatiser les musulmans), quand Marine Le Pen demande le rétablissement de la peine de mort (manière de signifier que la solution autoritaire est de saison).

La politique de la peur

Face à l’émotion et la peur engendrées par ces actes terrifiants, la voie sécuritaire, guerrière, fondée sur le rejet et la haine, a sa cohérence. Mais elle est à la fois inefficace et mortifère. Nous ne devons pas être en guerre – les mots doivent être pesés. Qui serait l’ennemi ? Une autre civilisation ? Un ennemi de l’intérieur ? S’engager dans cette voie, c’est prendre l’immense risque d’une guerre sans fin, d’un engrenage dramatique pour tous. Se lancer dans une guerre permanente et généralisée serait antinomique avec la paix civile. Comme si l’État de droit n’était pas en état de faire face.

Tout un arsenal de mesures liberticides et xénophobes accompagnerait l’État d’exception ainsi enclenché. Et en avant les contrôles accrus aux frontières, alors même que la carte d’identité des frères Kouachi était bien française. Et allons-y pour la peine de morts, comme si les martyrs n’étaient pas déjà prêts à se suicider pour leur funeste projet politique. Des mesures tout à la fois sans effet positif pour répondre à la question posée, celle de combattre le djihadisme, mais sapant les fondements de nos valeurs républicaines, favorisant le repli et brisant le vivre ensemble.

Pour répondre à la peur, une batterie de nouvelles lois augmentant la surveillance généralisée peut donner bonne conscience aux gouvernants et apaiser l’opinion à court terme, mais n’est elle ne serait pas de nature à régler les problèmes de fond sur lesquels germent les haines. Et l’on peut se demander si, pendant que le flicage à tous les coins de rue et les poubelles transparentes fleuriraient, les moyens humains et financiers des services de police spécialisés contre le djihadisme seraient, eux, renforcés… Les mêmes vous réciteront l’alpha et l’omega de l’austérité, la réduction des dépenses publiques. Dans la même veine, les mêmes qui donnent des conférences à 100.000 euros au Qatar, pays connu pour financer les réseaux d’Al Qaida et de Daesh, vous expliqueront que « l’immigration complique les choses » (Nicolas Sarkozy). La fermeté doit être celle de nos valeurs et de nos principes républicains.

Une réponse démocratique

Une toute autre logique doit s’exprimer avec force. C’est celle contenue dans la phrase du maire d’Oslo après l’attentat du néo-nazi Breivik : « La punition sera plus de générosité, plus de tolérance, plus de démocratie. » S’il faut s’atteler à démanteler les réseaux djihadistes, clarifier certaines relations et positions géopolitiques, se demander pourquoi et comment de jeunes fFrançais ont envie de se lancer dans les filières djihadistes, affronter la réalité de nos prisons qui ne permettent pas de se reconstruire, mais peuvent conduire à une aggravation des comportements criminels, la réponse à apporter ne doit pas se situer sur le registre des régressions liberticides et des encouragements à la haine contre une partie de la population, en l’occurrence la population musulmane – qui n’est pas, faut-il le rappeler, une "communauté" parce qu’elle est très hétérogène.

La réponse doit se situer sur le terrain de la révolution sociale et démocratique, à même de donner de la chair au "vivre ensemble" qui est au cœur des questionnements après ces assassinats politiques. Pour que la haine recule, il faut que la démocratie, l’égalité, la liberté progressent.

Or la promesse républicaine est en panne. Le pouvoir du capital sur nos vies fait reculer la démocratie et creuse les injustices. Le libéralisme économique et son chômage de masse, l’explosion des inégalités, la casse des droits sociaux, le démantèlement des services publics, la corruption au sommet de l’État, la démocratie vacillante en France et Europe sont autant d’atteintes aux valeurs qui ont fondé la République, celles pour lesquelles nous sommes descendus dans la rue ce week-end.

Donner du souffle

La faiblesse de la projection dans un destin commun, porteur de progrès humain, est un terreau fertile du repli, des racismes, du désarroi grandissant, en particulier chez les plus jeunes. Depuis des années, nous vivons dans un climat de rejet des musulmans, qui est devenu une forme contemporaine du racisme, de rivalité entre les formes de xénophobie et de montée de l’antisémitisme. La théorie du « choc des civilisations », l’audience des thèses d’un Zemmour et des fantasmes romanesques d’un Houellebecq ne produisent pas du commun, mais figent les identités et installent des frontières, des tensions, des concurrences au sein du peuple.

Si la laïcité doit être réaffirmée aujourd’hui, c’est dans ses deux pans : le droit au blasphème, le droit de se penser et de se dire "irréligieux" et le respect de la liberté de culte, de tous les cultes. Affirmer un seul de ces deux principes contenus dans la valeur de laïcité, c’est prendre le risque de briser le cadre républicain. Dans les manifestations, la tonalité fut clairement du côté de l’antiracisme. L’onde de choc populaire n’a pas fait la part belle au tout sécuritaire ou au repli communautaire. Une mobilisation anti-musulmane, anti-immigrée, aux relents d’extrême droite, à l’instar de ce qui se passe en Allemagne ou de ce que représente en France le vote pour le FN, aurait pu avoir lieu. Ce ne fut pas le cas. Le nombre a exprimé le désir de vivre ensemble dans la liberté. Cet élan considérable a permis de faire reculer la peur et de donner du souffle aux jours d’après.

Rien n’est joué. De quel côté la société française va-t-elle basculer ? Il est évidemment trop tôt pour le dire. Si la droite extrême et le cercle infernal des haines guettent, l’immobilisme menace aussi. Les gouvernants peuvent agiter les mots et continuer comme avant. Mais ce mouvement qui a exprimé dans la rue son envie de commun et de liberté n’a peut-être pas dit son dernier mot.

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Vos réactions

  • Parmi les mots que l’on agite, il en est un qui, de mal nommer la chose qu’il désigne, d’être utilisé de manière inappropriée, ajoute au malheur, comme l’a dit Camus, dans lequel les dominants veulent maintenir le monde enfermé...
    C’est le mot d’amalgame, que l’on a figé dans un mésusage, à savoir celui d’analogie intempestive, identification abusive, rapprochement déplacé, entre des gens que l’on assemble à tort, sous prétexte qu’ils se ressembleraient...
    Mais s’il est un mot qui pourrait justement exprimer le défi de l’envie de commun, d’une « projection dans un destin porteur de progrès culturel et social plutôt que de repli » : un mot auquel l’on prétend bêtement faire désigner quelque chose à éviter, alors qu’il devrait d’abord exprimer quelque chose à inventer et magnifier : c’est bien celui d’ « amalgame » !...
    Voir la France comme unité d’une diversité, jamais achevée ni « chimiquement pure », qui se (re)constitue, qui fait et refait peuple allant s’intégrant dans des valeurs républicaines, elles-mêmes à réactualiser, c’est la voir comme elle est : une mixité, un alliage réussi, et donc, par définition, un processus d’« amalgame », dont l’Histoire n’est certainement pas arrêtée !...

    Aubert Sikirdji Le 13 janvier 2015 à 01:16
       
    • les actes citoyens doivent dorénavant exprimer les idées que nous avons défendues dimanche : solidarité élémentaire avec nos compatriotes musulmans et juifs ( tous les jours, à tout instant, dans le métro, au boulot,dans la rue ) interventions intelligentes lorsque c’est nécessaire, ne pas hésiter à prévenir la police en cas d’acte malveillants contre des lieux de rassemblement religieux, vrais sourires et vrais civilités, défense des femmes nos égales absolues, défense de l’athéisme, ah la la si cela pouvait être vraiment possible !!!! et puis combat incessant pour la fin de ce système pseudo démocratique qu’on appelle la 5ème république, mais qui n’est qu’une vieille chose absurde , pour l’éducation de nos gosses avec des moyens adaptés , pour la laïcité, pour détruire les marineLP et les sarkos qui sont déjà en train de profiter de notre fragilité et de nos questions. Et n’oublions pas que les premiers à mourir de la lutte contre les barbares sont les musulmans eux même. Ce n’est visiblement pas un luxe de le rappeler sans faillir. En tout cas merci pour ton activité avertie, ton compte est un de mes favoris.

      Alain MANARANCHE Le 13 janvier 2015 à 16:06
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  • "De quel côté la société française va-t-elle basculer" ? Bien sûr on ne le sait pas, tout comme on ne sait pas actuellement de quel côté elle est exactement et même si elle se situe dans l’une ou l’autre alternative décrite dans l’article. Nos gouvernants ne nous représentent plus, c’est là le problème à mes yeux, ils vivent entre eux, s’accordent le maximum de privilèges aux dépends de nous tous qui je le crois n’aspirons qu’à vivre en paix. Les rassemblements spontanés qui ont eu lieu dans ma ville le jour de cette abominable boucherie à Charlie en sont pour moi un témoignage. Que vont faire nos gouvernants, vont-ils s’entendre, je dis bien s’entendre (au sens strict) et entendre les aspirations exprimées par le peuple ces derniers jours ?

    Marif Le 13 janvier 2015 à 10:48
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  • "La présence d’ennemis de la démocratie comme Viktor Orban, le premier ministre turc ou Ali Bongo......", c’est drôle que tu n’ai pas cité Nétanyahou, le pire de tous et par très loin.

    Tu le pas vue ?

    Le Palestine, grand oublié dans les torrents de larmes et textes, et pourtant certainement présent dans les têtes des assassins.

    Tito Le 13 janvier 2015 à 16:11
       
    • Charlie Hebdo a toujours été un ardent défenseur du peuple palestinien, et a maintes fois pourfendu le comportement de la droite israélienne et des intégristes juifs. Cela fait une semaine qu’on a ce débat idiot : tout le monde s’en foutrait des palestiniens ? Il faut lire un peu la presse de la vraie gauche française, et cesser l’ amalgame ( le mot à la mode ) tout à fait déplacé entre un peuple qui souffre ( et ce n’est pas le seul ) et des journalistes assassinés. En ce qui me concerne, cela fait 40 ans que je défile pour la Palestine, avec les jeunes communistes, avec le PC, avec les groupements d’extrême gauche, et tous les gens que je respecte n’oublient jamais les peuples opprimés. Donc, t’inquiètes pas, on l’a vu Netanyahou ! et Sarkozy, au fait, on l’a vu aussi.

      Alain MANARANCHE Le 13 janvier 2015 à 19:09
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  • C’est çà :
    “çà n’a rien à voir, on ne mélange pas les choses”...(Mais alors l’humain ne serait pas fait pareil en France ou en Palestine) : On pourrait se dire au moins se dire une seule petite chose :

    En mesurant le traumatisme que nous avons tous vécus, pour l’assassinat de 17 de nos concitoyens, peut-être aurons nous une idée, une petite idée, de ce qu’on vécus, et vivent encore les palestiniens, ne serait- qu’après le carnage de l’été 2013, et du traumatisme que cela peut représenter. J’ajoute que la responsabilité et l’hypocrisie de nos élites en la matière est totale.
    Quand François Hollande cessera-t-il de se congratuler avec les criminels ? Quand organisera-t-il une manifestation nationale, pour mettre fin au blocus de Gaza, demandera-t-il la comparution de tous ces criminels devant la CPI ? ( quand L. Bagbo, complètement innocent est emprisonné) Appeler au BDS de cet état voyou ?
    Quand rompra-t-il avec l’Arabie saoudite, qui a consacré la bagatelle de 100 milliards de dollars pour la propagation du poison wahhabite, durant les 20 ou 30 dernières années ?
    C’est cet ultra puritanisme religieux que Reza Aslan appelle le virus à la source de Boko Haram, ISIS ou al Qaeda…
    http://www.rawstory.com/rs/2015/01/reza-aslan-anyone-who-asks-why-muslims-have-not-condemned-terrorism-cant-use-google/
    On est pas sortis !!

    Rémi Le 14 janvier 2015 à 01:15
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  • Dieu entende votre dernière phrase,chère Clémentine !

    cabrol Le 14 janvier 2015 à 11:11
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  • Vos propos Clémentine, sont comme toujours angéliques, rêveurs, peu visionnaires. Tel un Daladier revenant de Munich en 1938 feignant d’avoir sauvé la paix face à la barbarie. Vos amis politiques se sont lourdement trompés de cible. Erreur fatale. Ne commettez pas la même avec vos idées directement inspirées par les bisounours.

    ago94@orange.fr Le 15 janvier 2015 à 23:58
       
    • Mais connais-tu cette période sombre de notre histoire ? Clémentine bisounours ? Ce ne doit pas être la même, sauf à fonder un peu plus votre jugement expéditif, ignorant de la vie et l’engagement de cette femme qui a les pieds sur terre.

      Chistian Le 19 janvier 2015 à 18:56
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  • On notera que l’ avis et le texte de Clémentine Autain ici présent est bien minoritaire face à la bande d’ islamo - gauchistes qui ont repris en leur nom le concept même de Front de gauche au centre ville de Marseille ... On ne peut pas à la fois défendre la république et accepter qu’ une candidate politique porte le voile , lors de représentations publiques et de meetings électoraux NPA 2010 NPA ...Or c ’ est cette même bande qui a repris le commandement du Front de gauche à coté de la Plaine

    NOT IN MY NAME !

    ANTONIN STORA Le 17 janvier 2015 à 16:36
  •  
  • La laîcité, c’est le respect des religions, ce n’est pas tolérer une pression sociale inouîe dans les "quartiers" sur la population originaire ou issue de l’immigration maghrébine. Croyez vous aujourd’hui qu’ils ont dans la réalité le droit de se dire athée, de le revendiquer, de manger du porc, de boire de l’alcool ?
    Est il facile pour eux de se déclarer gai ?

    Je parie que vous allez me dire comme "les indigènes de la république" qu’affirmer celà cela stigmatise les musulmans.

    En disant cela, pensez vous aux conséquences de vos paroles ?

    Oui, le voile intégral doit être proscrit, comme le foulard à l’école. Comme pour la ceinture de sécurité, la rendre obligatoire permet à ceux qui veulent la porter de le faire nonobstant la pression sociale ambiante, là on permet à celles qui ne veulent pas le porter de la faire.

    Clémentine Autain etes vous vraiment féministe ?

    Daniel JEAN Le 17 janvier 2015 à 16:52
  •  
  • Membre d’Ensemble, pour la position d’adhésion directe au "front de gauche", entre autre.

    Je milite, pour la diffusion massive de l’existence du "mouvement pour la sixième République", par notre mouvement, tous ses membres, ainsi que tous les citoyens.
    Toute autre attitude me parait anti-sociale.
    Nous devons donner aux citoyens, a tous les citoyens, la possibilité de s’exprimer !!

    Frédèric Carcenac Le 17 janvier 2015 à 18:48
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  • C’est un des articles les plus approfondis que j’ai lu depuis ces jours là.
    Une phrase en dit long sur ce faux cul : les mêmes qui donnent des conférences à 100.000 euros au Qatar, pays connu pour financer les réseaux d’Al Qaida et de Daesh.
    Sans oublier certains sportifs et leur fédération ! Au Quatar pays qui esclavagit aussi les musulmans venus ’travailler’ pour le sport !
    Il y a morts et mort...Je pense à Rémy Fresse tué par les forces répressives...même pas une seule fleur . Mais j’avais oublié que les télés ont appelé à la manifestation, ou au silence !

    Chistian Le 19 janvier 2015 à 18:46
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  • La Gauche multiculti ne veut toujours pas constater que les valeurs dont elle est porteuse : laïcité , féminisme , anti-antisémitisme , anti-homophobie etc , etc sont en contradiction directe avec celles d’une civilisation importée en France avec sa bénédiction laïque.

    Charlie_Hebdo a payé le prix de cette énorme contradiction.

    Mais , même ces meurtres abjects sont encore insuffisants à lui ouvrir les yeux , à cette Gauche ...

    Liberté Le 24 janvier 2015 à 19:08
       
    • Bien dit et entièrement d’accord.

      toto Le Grand Le 7 février 2015 à 02:44
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    • Je dirai plutôt : les valeurs dont "elle se dit porteuse" car les contradictions, les hypocrisies de la Gauche je peux vous en donner mille exemples. Entre les paroles et les comportements il y a une distance incommensurable...

      Marif Le 6 mars 2015 à 08:58
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  • Donc surtout ne rien changer, continuez de bien vous faire agresser, violer, voler, tuer au nom du merveilleux "vivre ensemble" avec une diversité qui est une telle richessepourlaFrance.

    La politique ultralibérale mondialiste de la gauche est à ce prix, l’UE et l’OTAN vous remercient d’avance de participer ainsi à ce monde nouveau où tout se vaut, tout est égal et où toute reflexion critique sera une incitation à la haine.

    Eine Pensée, Ein Marché, Ein Consommateur

    Zoé Le 26 janvier 2015 à 13:57
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  • Un commentaire après ta participation à la soirée organisée par Médiapart. Tu as averti le Ps de l’abstention de certains électeurs de gauche face au Fhaine. Je te le dis franchement, je le ferai. Je pense qu’il faut mettre fin à cette classe politicarde qui nous trahit, qu’elle s’appelle Ps, Ump, Udi, Ecolo ou Fn. Lorsqu’ils seront à terre ils ne pourront se relever sans nous, lorsque leurs privilèges seront menacés ils nous respecterons. Lorsque qu’ils boufferont la poussière nous pourrons mieux vivre, en France et en Europe !

    Chistian09 Le 6 mars 2015 à 11:18
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  • Nous devons créer des agrégats propositionnels.

    J’apprécie particulièrement votre paragraphe intitulé <>. Oui la réponse totale est dans l’invention , la créativité, le renouvellement des paradigmes et le sens éternel de la vie. Notre société exprime parle paradoxe cete envie : d’une part elle est consumériste et abstentionniste (le seul parti majoritaire en France), d’autre part elle ne cesse de dire son ras le bol des pouvoirs et de leurs contestataires ; je vois en cela, la volonté farouche d’espérer une vie humaine et pas exister pour faire vivre un système.

    La France reste dans Jésus planté sur sa croix, elle choisit régulièrement un sauveur qu’elle plante aussi tôt sur la croix.

    On sortira de tout cela quand les gens auront compris que le sauveur n’existe pas et n’existera jamais. C’est à chacun de faire sa part de boulot, déjà à son niveau : en rêvant et en agissant.

    Ils n’ont de pouvoir sur nous et nos vies que ce que nous leur offrons.

    Alors rassembler oui, bien-sûr. Mais rassembler qui et pour que faire ? Avant de rassembler, il faut un objet sur lequel exercer une volonté, pour faire sens et destination. Non ?

    Nous sommes condamnés à exister et à créer en parallèle à cette part de la société qui mène actuellement le pouvoir et son opposition. Créons les agrégats propositionnels.

    La Renaudie Le 10 mars 2015 à 08:46
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