Accueil > Politique | Par Clémentine Autain | 10 janvier 2015

Manifester dimanche avec le peuple, loin de « l’union sacrée »

Si les interrogations et les doutes sont légitimes quant à la récupération de la manifestation par les partis et les chefs d’État, c’est la logique du rassemblement populaire, démocratique et citoyen qui doit nous y emmener.

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Un soulèvement populaire se produit dans notre pays, au nom de valeurs fondamentales, la liberté d’expression, la démocratie, la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Contre des actes d’une violence inouïe qui touchent aux fondements de notre République, cet élan se fonde sur une révolte juste. Il est massif, et c’est tant mieux. La force du nombre est l’une de meilleures armes pour combattre ce qu’il faut bien appeler un fascisme.

Le rassemblement citoyen doit l’emporter

S’il faut marcher dimanche, c’est pour participer de ce mouvement du peuple pour la liberté. À ce stade, le rassemblement l’emporte. Parce que nous avons besoin de témoigner ensemble de notre solidarité avec les familles des victimes et de notre profond rejet de ce totalitarisme inhumain que portent les mouvements djihadistes. Parce que nous avons envie de rendre hommage aux victimes et de rappeler notre attachement à la liberté, l’égalité, la fraternité. Un mouvement citoyen s’est enclenché portant notre tristesse et notre révolte.

Cette marche est politique car les actes commis sont politiques. Les cibles des agresseurs sont claires. Détruire Charlie Hebdo, c’est viser la liberté d’expression et la laïcité. L’exécution d’un policier d’origine maghrébine, blessé, à terre, semble signifier qu’il est considéré comme un apostat, un traître – c’est ainsi revendiqué sur les réseaux djihadistes. L’attaque meurtrière de l’épicerie casher est de nature antisémite. C’est l’ensemble de la société de notre pays qui est agressée. Ce sont des crimes politiques.

Ces actes touchent à des valeurs communes qui fondent le peuple français. Il est légitime et heureux que le peuple français se mobilise pour les défendre. Comment les forces politiques qui entendent représenter le peuple pourraient-elles se situer à distance de ce mouvement aussi juste qu’inédit ? Mais la mobilisation de dimanche doit rester avant tout citoyenne.

L’union sacrée est un contresens

Le PS et le gouvernement ont eu tort de vouloir préempter l’organisation en la confiant aux partis politiques. C’est une faute politique majeure. Elle brouille les repères et nuit à l’appropriation citoyenne large de cette manifestation, et donc à l’union populaire.

La récupération politicienne et l’appel à « l’union sacrée » tournent le dos à l’élan démocratique nécessaire. Elle vise à brouiller les repères pour mieux récupérer politiquement. Elle est un piège, dans lequel la droite extrême s’est opportunément engouffrée. Les personnes qui manifesteront dimanche ne viennent pas pour défiler derrière François Hollande, Angela Merkel ou Nicolas Sarkozy. Elles ne viennent pas à l’appel des partis politiques mais à l’appel de valeurs à défendre.

L’union sacrée est une faute, un piège, mais aussi un contresens. Si nous pouvons tous ensemble rappeler notre attachement à de grands principes généraux, l’analyse des raisons de ces crimes et les réponses politiques à apporter pour faire face aux défis posés ne sont évidemment pas unifiés.

Avec le peuple

Certains estimeront qu’il faut un Patriot Act à la française renforcé ou que l’heure est venue d’entrer dans une « guerre de civilisation », notamment contre le monde musulman. D’autres, comme nous, estimeront que nous avons besoin de plus de démocratie et de liberté, que seul l’État de droit peut se donner les moyens de faire face, qu’il faut lutter avec acharnement tout à la fois contre les réseaux djihadistes et contre le rejet des musulmans et l’antisémitisme, que les discours de haine ne peuvent que favoriser la haine, que l’heure est venue de la clarté dans nos relations avec les pays qui alimentent concrètement les réseaux d’Al-Qaïda et de Daesh.

Les défis seront intérieurs, mais aussi géopolitiques. Nous ne pouvons pas encore mesurer à quel point ces événements vont bousculer la société française et imposer un ajustement de nos propres réponses.

Le débat sur la nature des politiques à même de faire face est devant nous. Pour que nos réponses émancipatrices soient audibles et crédibles, nous devons nous situer dans le mouvement populaire. Et donc manifester. Pas avec ou derrière les tenants de politiques libérales ou de leaders xénophobes, mais avec le peuple.

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  • Appel du Parti de Gauche à une marche citoyenne sur un parcours différent en présence de JL. Mélenchon :
    rendez-vous 14 h devant le Cirque d’Hiver ! Métro filles du calvaire

    Dimanche, nous marcherons au côté de millions d’habitants de ce pays pour défendre la liberté d’expression, la laïcité, la liberté de conscience, pour dénoncer tous les racismes.

    Dimanche, nous ne participerons pas à la récupération politicienne organisée par Hollande, la Troïka, l’UE et l’OTAN. Nous refusons l’union nationale.

    Nous défilerons sur un parcours distinct, avec nos propres mots d’ordres, avec nos propres slogans, dans un carré Front de Gauche, en boycottant le carré de tête, nous exprimerons aux médias de la façon la plus nette les raisons de notre présence dans la rue. Dimanche, nous n’abandonnerons pas la rue aux libéraux et aux réactionnaires, nous ne nous séparerons pas du peuple.

    Dimanche 11 janvier - 14h00
    Marche citoyenne
    Départ devant le cirque d’hiver , 110 rue Amelot, 75011
    Parcours Boulevard du Temple - Bastille - Faubourg St Antoine - Nation

    Attention, à partir de 13h les lignes de métro desservant le quartier de République seront coupées. Nous vous invitons donc à anticiper fortement votre arrivée. La foule extrêmement compacte qui risque de se former rendra très rapidement toute progression très difficile. Par ailleurs, le passage par l’avenue de la République et le boulevard Richard Lenoir risque d’être impossible car placé sous bulle sécuritaire (espace officiel).
    >
    > Enfin, veillez à consulter vos boites mails avant demain 14h, l’évolution de la situation pouvant nous amener à modifier l’heure et le point de rendez-vous.
    >
    > Front du peuple oui ! Unité nationale non !

    Vassivière Le 10 janvier 2015 à 15:17
  •  
  • Chère Clémentine,
    Plus de 1000 français sont partis pour faire le djihad. S’il faut 20 fonctionnaires de police pour surveiller un djihadiste français qui revient sur notre sol, que proposez-vous ? Rien de concret pour l’instant. Pourtant une mesure très simple pourrait-être proposée : aucun retour possible en France d’aucun français parti faire le djihad, ni d’aucun européen parti faire le djihad, ni de qui quelque personne identifiée comme djihadiste. Cette mesure, vous la rejetterez probablement comme la plupart des personnalités de gauche. C’est du "Patriot Act à la française " me direz-vous ? Vous feriez bien plutôt d’y réfléchir et de la proposer avant que le FN ne le fasse et emporte encore plus de voix aux élections. Démocratie ne veut pas dire faiblesse ni angélisme. Si les politiques ne proposent pas de mesures protectrices simples et efficaces, alors ils ne servent à rien. Réfléchissez... mais je n’ai pas l’espoir de vous convaincre. Je vous exprime néanmoins ma sympathie et mon admiration.

    Joseph Vidal-Rosset Le 10 janvier 2015 à 15:23
       
    • Ce qui est drôle dans cette proposition c’est le mot "simple".
      C’est un peu comme dire qu’il est facile et simple d’arrêter le mouvement migratoire actuel des milliers d’africains qui aspirent à vivre en Europe.
      Il y a d’autres mesures simples.
      Régler politiquement la question Palestine.
      Arrêter les aventures guerrières qui n’apportent aucune solution au Mali ou en Centrafrique.
      Construire avec les pays du sud des rapports de coopération et en finir avec le néo-colonialisme.

      Beziers forever Le 10 janvier 2015 à 16:13
    •  
    • @Beziers forever Remplacez « simple » par « précis », si vous comprenez mieux ainsi, bien que ce terme de remplacement soit finalement moins exact, peu importe. Pour rebondir sur vos propos, si l’on disait aux candidats au djihad : « si vous partez, vous serez ensuite dans la même situation que les africains qui cherchent à entrer en Europe, vous ne serez plus membres de la Communauté Européenne » ça les ferait, peut-être, un peu plus réfléchir, si tant est qu’ils en soient capables. Si être de gauche c’est trouver normal qu’on puisse partir faire la guerre au nom de l’Islam, puis revenir en France avec sa carte d’identité française, pour tirer dans la tête des blasphémateurs et des infidèles, alors je ne suis pas de gauche et je vous laisse à votre angélisme.

      Joseph Vidal-Rosset Le 10 janvier 2015 à 18:18
    •  
    • Oui, aucun retour possible en France pour ces gens qui sont partis faire le djihad. C’est clair !

      eriko Le 10 janvier 2015 à 21:50
    •  
    • Cher Joseph Vidal-Rosset,

      Pour répondre, en deux temps, à vos interrogations :

      1) Question de principe.
      Votre "solution" reviendrait, de fait, à faire des djihadistes des apatrides, à créer une nouvelle catégorie d’apatrides (ce qui constituerait une violation du droit international). Au lieu d’appliquer de légitimes et simples mesures de police à leur retour sur le sol français et européen (dans le cadre de l’Etat de droit).

      2) Question de stratégie.
      Votre "solution" reviendrait à ratifier la logique djihadiste en cours : justifier la constitution d’une sorte d’ "internationale" djihadiste, "internationale" ancrée dans cette "patrie du djihadisme" qu’est aujourd’hui l’Etat Islamique.

      Votre "solution" nous entraînerait donc dans une forme de double défaite : 1) un renoncement à nos propres principes et, 2) dans les faits, une extension du problème plutôt que sa résolution, comme on l’a, malheureusement, expérimenté en pratique depuis le Patriot Act et les "guerres justes", menées par l’administration Bush. Qui, faut-il le rappeler, nous ont tout droit conduit à la création de l’Etat Islamique. Elle ratifierait, je le répète, la logique du "djihadisme", et d’un point de vue très pragmatique, réitérerait une erreur d’analyse aux effets dévastateurs (que nous payons aujourd’hui au prix fort).

      Les solutions, dont je ne nie pas qu’elles soient à inventer, ne sauraient, quoi qu’il en soit, être justes et efficaces hors de ce cadre. Il nous faut à tout prix, aujourd’hui plus que jamais, apporter de bonnes réponses à de justes problèmes. Faute de quoi nous retomberions dans le piège qui consiste à croire que nous pouvons apporter de « bonnes » réponses à de « vraies » questions (celles qui nous sont posées, imposées par l’extrême-droite ou les néo-conservateurs). Seulement, il n’est de bonnes réponses qu’à des questions posés avec justesse, et dans un esprit de justice.

      Cordialement,
      Gildas le Dem

      Gildas Le Dem Le 11 janvier 2015 à 20:36
    •  
    • Cher Gildas Le Dem ,

      La solution que j’ai exposée, d’autres pays européens y pensent sérieusement. Elle n’est certes pas totalement satisfaisante, mais elle a au moins le mérite à la fois de n’être ni « à inventer » et de sortir du cadre actuel que vous décrétez comme la seule incarnation possible de la justice. C’est une étrange conception du droit positif. Revenons sur terre : actuellement la loi prévoit jusqu’à 15 ans de prison pour ceux qui reviennent du djihad. C’est un chiffre très théorique qui ne correspond pas à la réalité et c’est parce qu’il ne correspond pas à la réalité que 17 citoyens français viennent de perdre leur vie, en raison de la faiblesse de nos démocratie et parce que nos prisons sont pleines à craquer, comme vous le savez.
      Ce soir, j’ai entendu sur Arte un juge rejeter la solution de l’interdiction du retour en disant que cela revenait à dire à ces djihadistes : « allez faire vos saloperies ailleurs mais pas chez nous ». J’admets sans difficulté cet argument, mais cela sous-entend que la morale voudrait qu’on aille punir aussi ailleurs ceux qui font des saloperies dans le monde, car ils est mal de s’en désintéresser. Seriez-vous alors d’accord pour qu’une coalition militaire internationale intervienne au sol pour en finir avec l’État islamique ? De mon côté je répondrais oui sans hésiter, mais je doute que cela soit une solution réellement envisagée, hélas, et je doute aussi qu’elle soit acceptée par ceux qui comme vous rejettent la solution du non retour. On revient donc au point de départ : vos solutions restent « à inventer » et comme on a besoin actuellement d’efficacité, la seule chose que je souhaite c’est que nos gouvernants montrent plus d’inventivité que vous.

      Bonne soirée !

      Joseph Vidal-Rosset Le 11 janvier 2015 à 22:23
    •  
    • Cher Joseph Vidal-Rosset,

      Mais, oui, encore une fois, comme toujours, les dispositifs restent à inventer, s’il est est vrai que le type de solution que vous prescrivez a, comme je le crois et vais essayer de le montrer, historiquement, dramatiquement échoué. Et ce n’est pas en renonçant, en cédant sur nos principes que nous inventerons ces solutions, et réinventerons le droit et la justice, bien au contraire.

      Puisque vous demandez des solutions concrètes, pour mon compte, ne parlant ici qu’en mon nom propre, je tendrais à penser que, dans ce cadre, il faudra évidemment se poser la question de la réinsertion sociale des djihadistes - comme nous nous la posons à nouveau, depuis peu et bien heureusement, pour les détenus de droit commun. Car oui, en effet, les prisons sont déjà pleines. Mais pas seulement : ce sont des institutions indignes et dont, bien plus, on sait qu’elles favorisent et renforcent le djihadisme plutôt qu’elles n’en prémunissent.

      Comme il nous faudra, à nouveau, nous poser la question de la prévention, surtout si elle concerne les mineurs. Pierre Joxe , dont vous conviendrez qu’il a une vision pour le moins réaliste, rappelait ici même que la prévention, exercée dans un cadre légal, prémunissait mieux, dans les faits, de tout passage à l’acte, ou même de toute récidive que des mesures d’exception.

      Envisageons maintenant le type de solution géo-politique que vous proposez. A défaut d’être inventif, il a le mérite, c’est vrai, d’être spectaculaire. Mais précisément, une solution doit-elle avoir un caractère spectaculaire, sensationnel ? Certes, elle fournirait de « belles images ». Pour CNN. Pour BFM. Une forme de plaisir, de satisfaction esthétique et immédiate, je vous l’accorde, encore que d’un goût douteux.

      Mais, puisque vous évoquez vous même le problème de son application, de ses conditions concrètes (à savoir, intervenir comme nous sommes intervenus, au sol, en Irak ou en Afghanistan), permettez-moi de vous poser la question de ses effets. De son efficacité supposée. Permettez-moi encore de rappeler, un instant, les analyses d’Hannah Arendt relatives à la publication, dans le New York Times, de documents du Pentagone concernant la Guerre du Vietnam. Qu’advint-il ?

      Une administration, une bureaucratie, déjà, établit un plan sur le papier, un plan rédigé à la va-vite sur un coin de table, plan qui, comme chacun sait, fut démenti par la réalité du terrain. Que fit alors l’administration, alors qu’elle se voyait contrainte de violer chaque jour un peu plus les principes du droit, et de se masquer à elle même le peu d’efficacité de ses opérations au sol ? Elle mentit au public américain, quand elle ne se mentit pas à elle-même.

      Nous sortons tout juste d’une séquence historique du même type. Après le Vietnam, l’Irak et l’Afghanistan. Et après Arendt et le New-York Times, Snowden, Assange et Wikileaks. Et ce que vous proposez ? Répéter l’histoire, accélérer la cadence, réitérer le cycle de la violence et du mensonge dont parlait déjà Arendt, nous faire courir, à nouveau, mais plus vite encore si c’était possible, au même abîme.

      Eh bien non. Tout plan, tout programme est structurellement, historiquement, voué à l’échec. Tout programme, faute d’inventivité, de tact, de justesse (c’est ce qu’on appelle justement la diplomatie) est voué à être tout, sauf viable. Et, faute d’analyse réelle, de conscience des limites de son action, a un coût très élevé : en vies humaines, par exemple. Et c’est pourquoi je préfère le travail lent, patient, mais inventif et soucieux de ses principes comme de ses effets, à un programme technocratique et mortifère.

      Car oui, être pragmatique c’est être soucieux des effets, mais précisément, aussi, veiller à ce que les mêmes causes ne reproduisent pas les mêmes effets. Un ton apocalyptique, nourrie de la même obsession compulsive, répétée, réitérée, pour une immédiateté fantasmée, n’a jamais fait, à long terme, une politique, ni même et surtout une politique pragmatique. Et n’a jamais ouvert une nouvelle séquence historique.

      Bonne soirée, également, et de beaux rêves.

      Gildas Le Dem.

      Gildas Le Dem Le 12 janvier 2015 à 00:48
    •  
    • Je comprends pas pourquoi vous vous prenez autant la tête.Un français (ou pas) parti faire le djihad en Syrie et qui revient en France doit être remis aux autorités syriennes pour qu’il soit jugé pour les crimes commis en Syrie. Point barre. C’est justement une question de principe.

      Ou alors vous considerez que c’est normal qu’un français puisse aller commettre des crimes atroces en Syrie et n’être jamais condamné.

      Gégé Le 12 janvier 2015 à 14:25
    •  
    • Pour connaître plusieurs Maliens vivant en France, j’ai du mal à comprendre en quoi il faudrait arrêter les aventures militaires de la France dans la région...

      Pouvez-vous m’expliquer ? Faut-il laisser des fanatiques violer, piller et massacrer afin que votre conscience soit tranquille ? Faut-il laisser l’islam radical faire ses ravages en Afrique, pour ne pas donner d’excuses à notre crétins bien de chez nous ?

      Faire ça, c’est déjà baisser son froc. Je sais bien que c’est le credo de la gauche de la gauche depuis trente ans, mais bon. J’ai toujours du mal à comprendre le but de cette posture.

      MontpellierForEver Le 12 janvier 2015 à 23:32
  •  
  • Vous voulez défendre ceux qui se sont faits flinguer à Charlie Hebdo ? Défendez le droit au blasphème, osez prononcer le mot, bordel !

    RhumAntique Le 10 janvier 2015 à 15:25
       
    • @Béziers forever,

      Bonjour,

      Superbe aveuglement : une Palestine musulmane bâtie sur un monceau de cadavres juifs et hop ! plus de problème musulman dans le Monde !

      C’est GROTESQUE !

      Quant à contrôler nos frontières , c’est une simple question de volonté politique que vous n’avez pas , bien sûr.

      Alors vous vous planquez derrière le fatalisme , l’abandon ...

      Lisez le superbe livre de Jan Valtin , "Sans patrie , ni frontière".

      Il explique comment , envoyé de l’IC , il débarque clandestinement en Angleterre pour faire de l’agitation communiste et comment , 30 minutes après , il est poliment abordé par un gars des renseignements anglais.

      Qui lui dit en substance : "M. Valtin votre présence n’est pas désirable chez nous.Rentrez chez vous.Et ne revenez plus".

      @bézier forever , vous êtes prêt , par une idéologie stupide , à faire de la France une république islamique.

      Vraie-Gauche Le 11 janvier 2015 à 09:18
    •  
    • En France le délit de blasphème est reconnu dans les territoires régit par le concordat Alsace Moselle et nulle part ailleurs . . .
      Il serait temps de supprimer cet archaïsme !

      RV Le 11 janvier 2015 à 22:22
  •  
  • Mais précisément, la logique de ces manifestations c’est celle de l’union sacrée. Défiler derrière ceux qui sont les fauteurs de guerres meurtrières en Afrique ou au Moyen Orient, et de guerre sociale en France, c’est prétendre qu’on peut combattre les injustices avec ceux qui les causent . C’est un piège mortel !

    Crux Le 10 janvier 2015 à 15:36
  •  
  • Le Rassemblement populaire et citoyen est nécessaire immédiatement face à la barbarie, que ce soit l’égorgement d’otages ou l’assassinat de journalistes.
    Mais dans la durée et sur le fond du fond des choses, il va surtout falloir offrir aux jeunes des quartiers d’autres perspectives que l’échec, le chômage, le deal et le Djihad !

    Dominique 19 Le 10 janvier 2015 à 15:45
       
    • Bonjour,

      @Dominique 19 ,

      Vous êtes bien , c’est bizarre pour un internationaliste , dans un aveuglement franchouillard , bien limité à votre horizon français.

      Des crimes islamiques , il y en a partout dans le Monde.

      Des milliers de Chrétiens , de Yezidis , sont , exemple entre mille , massacrés en Irak et vous nous ramenez ça à un problème social des banlieues.

      Aucun pays ne fait plus que la France pour ces populations musulmanes et pourtant elle est frappée ...

      (Amedi Coulibaly a même eu les honneurs l’Elysée sous Sarko !)

      Et avec votre raisonnement elle sera de plus en plus frappée ...

      La culture de l’excuse , l’aveuglement règnent dans ces commentaires : la Palestine , le social en banlieue etc ,etc

      Et pourquoi pas , tout simplement , le réveil du vieil impérialisme musulman ?

      Vraie-Gauche Le 11 janvier 2015 à 09:27
    •  
    • Maleureusement, c’est loin d’être circonscrit aux jeunes des cités. On de trouve de tout parmi les candidats à la Syrie : des convertis, des gens qui viennent des petites villes, des gens plus agés, des familles etc...

      Gégé Le 12 janvier 2015 à 14:47
  •  
  • Puisque vous n’avez pas de solution, "pas encore", que vous admettez ne pas savoir quels effets auront ces évènements sur la société, pourquoi vouloir a priori faire du rassemblement de dimanche une manifestation politique ?
    J’aurais voulu que ce rassemblement se fasse sans partis. Laissez-les citoyens venir en masse et dire "nous sommes le peuple debout, nous n’avons pas peur, nous sommes unis, charlie est vivant, liberté d’expression, laïcité, droit au blasphème...".
    Au lieu de ça vous excluez, vous voulez décider de qui est légitime ou pas. De quel droit ? Vous ne pouvez vous empêcher de rêver à la récupération d’un rassemblement qui, vous le savez trop bien, sera historique. Un peu de pudeur, de grâce.
    Je suis de gauche et je suis dégoûté. Comment ne pas venir dimanche ? Encore un effort de votre part et je ne viendrai pas.

    JeSuisDeGauche Le 10 janvier 2015 à 19:19
  •  
  • Chère Clém,
    La mobilisation de dimanche doit rester avant tout citoyenne. Front du peuple oui ! Unité nationale oui sur ce rassemblement ! Le temps des discordes est après ... Bonne Nuit !!!!

    Achille Achillequatre Le 10 janvier 2015 à 19:39
  •  
  • Un gouvernement qui défend la liberté d’expression et du dessin satyrique insultant et islamophobe. Pourtant il y a peu, il faisait condamner une photo d’un petit singe et le mot "banane". Encore aujourd’hui , le premier ministre dit son dégoût de la couverture d’un journal. Très cohérents ces gens là.

    toto Le 10 janvier 2015 à 19:58
       
    • Arrêtons par pitié cette victimisation perpétuelle de l islam et des musulmans.Que l on puisse trouver que les caricatures de Charlie hebdo étaient parfois un peu limite,ç est le droit Dechacun,néanmoins Charlie ç est la France et la France ç est Charlie !Et si cela ne plait pas,ben on s en va !

      Skint Le 11 janvier 2015 à 00:11
    •  
    • .../...néanmoins Charlie c’est la France et la France c’est Charlie !.../...
      Point trop n’en faut !
      C’est plutôt l’exercice de la liberté de conscience, le droit au blasphème, le droit à l’expression de son irréligion, non ?

      RV Le 11 janvier 2015 à 22:31
  •  
  • Bonjour,

    Et chère Clémentine , que fait-on quand les antisémites sont -massivement- ceux que vous désignez comme victimes de l’islamophobie ?

    Et que fait-on quand les sexistes sont -massivement- ceux que vous désignez comme victimes de l’islamophobie ??

    Et que fait-on quand les anti-laïques sont -massivement- ceux que vous désignez comme victimes de l’islamophobie ???

    Je vous laisse aller défiler derrière ces modèles républicains que sont Erdogan , l’ émir du Qatar , les barbus de l’UOIF ...

    Vraie-Gauche Le 11 janvier 2015 à 09:03
  •  
  • Faire la guerre à 32 pays contre un petit pays comme l’Irak en 1991 ne nous honore pas. Une tache dans l’histoire de nos pays qui se disent démocratiques !
    Mais je pense qu’on aurait dû intervenir militairement depuis longtemps en Syrie et en Irak contre l’Etat islamique qui progresse comme une gangrène.
    Les USA n’ont pas instauré la démocratie en Irak. Ils y ont foutu la merde. C’est le chaos. Nous avons défendu des pays fort peu démocratiques : Arabie saoudite, Koweït (qui est VRAIMENT la 19ème province d’Irak), etc.
    Et l’OTAN ne devrait plus exister.
    Les Bush père et fils devraient être jugés pour crimes contre l’humanité.

    eriko Le 12 janvier 2015 à 00:30
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  • Chère Clementine je souhaiterais attirer votre attention sur le fait que vous apparaissiez dans une vidéos de propagande djihadiste. Cette vidéo s’intitule 19hh (faites des recherches sur son auteur Omar diaby...) et est disponible sur un site conspirationniste lelibrepenseur.org. Pourriez vous commentez au vue de l’actualité vos propos tenus a la 23min de cette vidéo ?

    Un charlie Le 19 janvier 2015 à 21:53
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