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Accueil > Politique | Par Clémentine Autain | 29 septembre 2015

Micro Macron

Provocateur patenté du gouvernement dont les médias s’amourachent, agent de la confusion politique ambiante, Emmanuel Macron est à peu près aussi moderne que l’Ancien régime. Le problème, c’est qu’il gouverne.

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Emmanuel Macron est une star montante. La pointe avancée de cette gauche nécrosée qui gouverne en brisant nos droits et liquidant nos rêves. Le Monde, journal parfumé à l’idéologie dominante s’il en est, vient de lui consacrer un grand portrait saluant l’audace et la fraîcheur de ce jeune homme en politique. Un portrait élogieux après tant d’autres, les grands médias semblant en extase devant ce jeune banquier devenu ministre.

Macron, voyez-vous, c’est celui qui bouscule les tabous, se débarrasse des dogmes, peut déclarer sans ambages qu’il n’a « pas envie d’être député » (se soumettre au suffrage direct, à quoi bon ?). Une sorte de rebelle qui n’a pas peur de montrer ses boutons de manchettes rutilantes, de déclamer son amour de l’argent, d’assumer un sens de l’orientation qui place la gauche à droite. Si les héritiers de Jaurès s’étranglent, les adeptes de l’ordre existant applaudissent des deux mains. Le quotidien Les Échos n’a-t-il pas relayé, avec une joie non dissimulée, la hausse de popularité du ministre – qui vient de gagner six points dans un sondage Odoxa après avoir remis en cause le statut des fonctionnaires ? Le brouillage des repères et la politique spectacle nous conduisent droit vers ce fiasco.

La République monarchique lui va bien

La liste des lignes jaunes idéologiques franchies par Emmanuel Macron finira sans doute dans un palmarès, celui de la gauche agonisante. Il y eut d’abord cette assertion aux allures de bon sens : « Le travail du dimanche, c’est plus de liberté et la liberté, c’est une valeur de gauche » (RTL, 11 décembre 2014). Qu’Emmanuel Macron confonde ici liberté et libéralisme économique n’est pas très étonnant pour celui qui fut surnommé par ses collègues "le Mozart de la finance". Il y eut ensuite un moment de cristallisation forte, celui où Emmanuel Macron a révélé la vacuité de son idéal de société : « Il faut que des jeunes aient envie d’être milliardaires » (Les Échos, 7 janvier 2015). Adieu l’horizon d’émancipation humaine ! Le rêve de Macron n’est pas l’épanouissement individuel mais l’enrichissement personnel. La liberté a été troquée contre une Rolex (lire aussi "Macron, portrait du liquidateur.

Il y eut encore l’inversion normative de haut vol : « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierai de me battre d’abord » (BFM-TV, 18 février 2015). Comment mieux relayer ce fond de l’air qui vise à culpabiliser les chômeurs, ces "assistés", responsables de leur sort ? Il y eut enfin la perle des perles, celle qui permet d’être sûr de chez sûr qu’Emmanuel Macron est un homme du passé : « Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort » (Le Point, 8 juillet 2015). Qu’on se le dise donc, la République monarchique lui va bien.

À l’occasion, évidemment, François Hollande et Manuel Valls font mine de toussoter devant les déclarations successives du ministre de l’Économie et de l’inviter à être prudents dans son verbe. Même Jean-Christophe Cambadelis, secrétaire national du PS, déclare sans rire « ne pas vouloir polémiquer avec un ministre d’ouverture » (sic). Macron déblaye et ça passe ! Le ministre est confirmé dans ses fonctions. Preuve s’il en est que ses propos ne sont pas dérangeants, mais font partie d’une stratégie. Les sympathisants et militants de gauche atteints de macronite aigüe, cette indigestion sévère devant tant de contrepieds avec les fondamentaux de leur famille politique, en seront pour leurs frais.

Tirer la gauche vers le néant

Des mots aux actes, il n’y a qu’un pas. Les lois pour lesquelles Macron s’est battu et que le gouvernement a fait adopter s’inscrivent dans la droite lignée de l’idéologie distillée au gré de ces petites phrases, qui ne sont pas des sorties de route mais des marqueurs de conscience, parfaitement assumés. C’est ainsi que les dimanches sont concrètement bradés dans la loi. C’est ainsi que 41 milliards d’euros sont offerts aux grandes entreprises sans aucune contrepartie en terme d’emplois : 20 milliards avec le fameux CICE, 11 milliards avec le Pacte de responsabilité, 10 milliards avec la baisse des cotisations patronales. De grandes marques comme Leclerc ou Auchan ont empoché respectivement 200 et 100 millions d’euros quand la courbe du chômage ne s’est même pas inversée. Dans la loi Macron, il y a encore cet assouplissement de l’ANI qui vise à faciliter plus encore les licenciements collectifs (lire aussi "La loi Macron, ou comment revenir au contrat de travail du XIXe siècle"). Nous y sommes !

Macron est un agent concret de l’orientation voulue par Hollande et Valls, enkystée dans le moule néolibéral, l’austérité, la règle d’or. Une sorte d’arrière-garde dogmatique qui tire la gauche vers le néant. Comme nous l’avons vu avec la remise en cause du statut des fonctionnaires, le jeune ministre ouvre des portes mentales qui permettront au gouvernement d’affirmer demain qu’il ne va pas si loin, espérant ainsi rassurer à gauche tout en gouvernant à droite.

Ce qui sidère, c’est l’interprétation qui est donnée par les grands médias du personnage. Avec Emmanuel Macron, nous aurions la subversion et le nec plus ultra d’une gauche ancrée dans son temps. Comme si la gauche de demain, c’était la droite d’aujourd’hui. Quelle subversion… En réalité, avec ce micro Macron, c’est Versailles tous les jours pour le Medef.

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Vos réactions

  • Qu’est ce que tu veux Clémentine, ce gouvernement a débuté par des mesures très à gauche : taxe à 75%, ISF, j’aime pas la finance, suppression de la tva sociale etc... Ca a été une catastrophe économique : baisse de 80% des investissements étrangers, fuite des capitaux, exil fiscal massif des riches avec comme conséquence la courbe du chômage qui a refusé de s’inverser (la vilaine courbe !!).
    Car je vais t’avouer un truc ce sont les riches, les investisseurs et les patrons qui créent l’emploi.
    Depuis Hollande et Valls font tout pour essayer de les rattraper : danse du ventre, mesures fiscales favorables aux entreprises, nomination de Macron (symbolisant l’anti-gauche). Mais rien n’y fait. Cette gauche va échouer car elle a débuté trop à gauche. Et c’est foutu.
    Je ne sais pas quels sont tes rêves, mais pour beaucoup de français, c’est juste d’avoir un petit job. On est tombé très bas.
    On peut accuser Macron, c’est facile, il n’est qu’un éxecutant, un sous-fifre. Macron ne tire pas la gauche vers le néant, la gauche est dans le néant. Surtout aussi par ses réformes sociétales. Mais ça, c’est encore une autre affaire. Et comme dit Valls ’et pour une fois je partage son discours : "la gauche peut disparaître."

    totoLeGrand Le 30 septembre 2015 à 01:13
       
    • La France s’ennuie, la gauche est morte, déjà lu en mars 1968 :)
      La gauche est épuisée, le clivage droite-gauche ne marche plus, déjà entendu en 1995 :)
      Donc : avis aux trolls réacs et autres totos de la politique : ce n’est pas parce que la queue de comète française du blairisme (Blair, Schröder, Hollande ont signé le même manifeste en 2003) arrive à plomber l’ambiance pendant un moment que cela va durer.
      Réacs français, vous êtes cernés : Grèce, Portugal, Angleterre (!), Espagne, Allemagne, partout se forment des oppositions de gauche conquérantes et dynamiques, souvent spectaculaires. Il est, certes, permis de penser que cela s’arrêtera aux frontières hexagonales comme le nuage radioactif de Tchernobyl était supposé s’arrêter à la douane. Ou que ce petit fayot de Macron représentera la gauche à l’avenir. Avec du LSD toutes les folies sont possibles.

      internationale Le 30 septembre 2015 à 02:14
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    • ...mais bien sur, les riches créent l’emploi...ils sont toujours plus nombreux, toujours plus riches, c’est écrit partout... et pourtant l’emploi baisse, au mieux, il stagne...l’explosion du nombre de millionnaires, milliardaires, et la baisse de la croissance mondiale, l’augmentation des inégalités ne plaide pas du tout en faveur de votre théorie (car ce n’est qu’une théorie...), car les faits, c’est l’argent caché dans les paradis fiscaux, celui de nos chers patrons français est bien planqué au luxembourg ou en suisse et la France ne va pas mieux...Vous en voulez encore, eh bien regardez le résultat du pacte de responsabilité...il faut peut être creuser un peu plus et ne pas se contenter uniquement du Monde et l’Express qui jurent ne parler que des faits...comme disait un économiste : "si j’ouvre ma fenêtre, les faits c’est : la terre est plate et le soleil tourne autour" ....il a fallu beaucoup de temps pour faire éclater la vérité, et certains n’en sont même pas encore convaincus...courage toto !

      grodave Le 30 septembre 2015 à 12:25
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    • Réponse à Internationale : "oui la gauche peut mourir" !! Ce n’est pas moi qui le dit , je me suis contenté de citer Valls (si tu as bien suivi l’actualité)

      totoLeGrand Le 30 septembre 2015 à 23:29
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    • Grodave :
      Alors qui donc crée des emplois, investit de l’argent pour construire des usines ? Si ce n’est les investisseurs, les riches et les capitalistes, Qui d’autre ? Certes je te l’avoue ceux qui le font, on en parle peu.

      Tu en est encore resté à cette gauche qui croit au mythe du trésor caché, comme tu doit croire au grand soir ou à l’élection miracle (comme celle de Tsipras par exemple). Mais la richesse n’est pas un trésor, mais une production renouvelée en permanence. Essaie d’additionner tout l’argent caché dans le monde et tu auras à peu près le pib de la France sur un an (suffit de faire l’addition)

      Je te conseille vivement de relire les Fables de De La Fontaine et en particuliers "La poule aux oeufs d’or". Le bon sens n’a pas besoin de la révolution copernicienne.

      totoLeGrand Le 30 septembre 2015 à 23:40
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    • Attention Internationale, on a effectivement déjà entendu par le passé que la gauche pouvait mourir. Mais aujourd’hui, la donne a changé.
      Il y a l’économie, mais il y a surtout les réformes sociétales imposées au peuple par la gauche et qui ont créées de nouvelles lignes de fracture. Personne n’en parle (dans les médias), mais les esprits sont toujours meurtris. Et ça, ça change tout.

      totoLeGrand Le 1er octobre 2015 à 17:07
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    • On aurait besoin des "investisseurs", des patrons, pour créer des emplois ? elle est bien bonne ; les coopératives démontrent le contraire ; les nationalisations de la Libération aussi ; elles ont été dévoyées par les Macron et Holland de l’époque, le collectif est supérieur à l’individuel. Le privé, c’est pour te prendre ton fric, le public, c’est pour te rendre service : service publique !

      mickey l’ange Le 21 janvier à 19:32
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  • Rolex, c’est de la montre de mafieux russe. Audemars Piguet ou Jaeger Lecoultre, je comprendrai...
    En plus, ils ont mauvais goût.

    kashmir4 Le 30 septembre 2015 à 11:12
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  • Il est là pour lancer des pavés dans la mare... Comme les porte-flingue de Sarkozy.
    Et ça marche !!!!!
    toto "Car je vais t’avouer un truc ce sont les riches, les investisseurs et les patrons qui créent l’emploi." si c’était vrai cela ce saurait......

    Rico21 Le 30 septembre 2015 à 12:27
       
    • Alors c’est qui ?

      totoLeGrand Le 30 septembre 2015 à 23:42
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  • "Alors qui donc crée des emplois, investit de l’argent pour construire des usines ?"
    Alors qui détruit des emplois, qui investi à l’étranger pour augmenter ses revenus
    Quand je dis ça ce saurait, depuis plus de 40 ans il y a une augmentation du chômage, une augmentation des revenus des grandes entreprise...
    l’investissement des entreprises se fait par des prêts que les banques leur conçoit a charges pour elles de rembourser le plus rapidement possible.

    rico21@numericable.fr Le 1er octobre 2015 à 09:16
       
    • Si les gens investissent à l’étranger c’est aussi parce que les conditions locales sont devenues défavorables : fiscalité lourde, code du travail complexe et risqué, mise en concurrence du code du travail et de la fiscalité française avec des pays plus light par les changement des règles du commerce de l’OMC et de l’Europe.

      Le combat n’est plus un combat patrons contre prolétaires comme au 19èm siècle. La mondialisation du commerce a modifié toute la donne avec en plus l’immigration sociale massive. Il serait temps que la gauche de la gauche s’adapte.

      totoLeGrand Le 1er octobre 2015 à 14:17
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  • Toto, je te conseille de te procurer le DVD "Lets mike money". Il y a, parmi d’autres choses, un ingénieur néerlandais qui se rend dans une usine de sa multinationale en Inde et qui dit au contremaître "Vous avez dit aux ouvriers qu’ils n’étaient pas compétitifs et qu’ils devront faire des heures sups non payées ? " "Oui, dit le contremaître et ils sont d’accord." Même langage sur toute la planète. Sans doute des prélèvements trop lourds, un code du travail boulimique... Il y a quelques années, je m’étais procuré des comptes de Nike pour mes stagiaires (je suis économiste). Dans une paire de basketts Nike qui revenait (à l’époque) 470 F, les frais de personnel de production représentaient 70 cts. AUTHENTIQUE. Mais les frais de commercialisation 180 F et Mikel Jordan avait touché cette année-là 28 millions de dollars pour la pub Nike. Prenons 6,30 F sur ce type de dépenses et on peut faire travailler les ouvrières françaises qui sont, dit-on, dix fois plus chères. Quant aux investissements, créons une banque publique, financée par nos impôts qui pourra prêter à des taux raisonnables (pas de nationalisation, nous parlons de financement de l’investissement). Mr Michelin, l’ancien, qui connaît certainement moins de choses en économie que toi, Toto, déclarait récemment :"Un taux de profit de 5 à 6% pour une entreprise est un taux normal. Exiger, comme les actionnaires aujourd’hui, des taux de 15% et plus est irresponsable". Encore un socialiste attardé. Allez, Toto, au boulot, commence un vrai travail de recherche en lisant des dossiers sérieux et non des pseudos-vérités qui circulent sur internet, ou en avalant les déclarations du MEDEF dont on connaît l’objectivité. Quant aux réformes sociétales, nous avons connu des oppositions farouche à la contraception, à l’avortement, au droit des femmes qui accouchent et des malades à ce qu’on soulage la douleur... Et les gens de droite étaient intervenus auprès du pape lors de la mise en place des allocs parce que ça allait mettre la société en faillite, comme les congés payés d’ailleurs. On avance pas "grâce à" chez nous, mais "malgré" en tentant de faire croire autour de nous que nous sommes une nation de pointe en matière de droits. Dernière petite info : le Liban accueille en ce moment sur son sol plus d’un million de réfugiés syriens, soit un quart de sa population sur un pays grand comme une région française et nous n’arrivons pas à toute l’Europe, à nous mettre d’accord pour en accueillir entre 300 et 40 000. On vit une époque formidable Toto. Merci à toi et à toutes celles et ceux qui la rendent possible par leur aveuglement. Un vieux de la vieille.

    bonobo07 Le 4 octobre 2015 à 10:54
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  • D’abord bonobo07, merci pour cet échange nourri mais courtois. J’aime l’échange d’idées.
    1) concernant le comportement des sociétés comme Nike qui ont délocalisées en Inde ou Chine pour augmenter uniquement leur plue value au sens marxiste du terme, je suis comme toi, je ne peux que réprouver. Je ne suis pas pour ce libéralisme sauvage, dont la mondialisation et l’Europe immigrationniste ont été les fondements.
    2) concernant cette banque publique d’investissement française à taux raisonnable/ Entièrement d’accord. Encore que le taux directeur actuel de la bce étant de 0.5% je ne suis pas sûr que ce soit le problème. Et par sûr que l’Europe autortise la création d’une telle banque.
    3) Pour info, il me semble que les bénéfices sur résultat des entreprise françaises soient de 2,5% soit un des taux les plus bas d’Europe !! Pour investir, il faut aussi être à l’aise , et ne pas craindre de ne pas pouvoir rembourser.
    4) Concernant les réformes sociétales, il ne me semble pas que à l’époque celles que tu as cité avaient entraîné une chute brutale de la popularité des présidents en exercice, à savoir De Gaulle ou Giscard. Il faut dire que ces réformes ne mettaient pas en cause le fondement biologique de toute société et toute vie, à savoir : un enfant naît de la rencontre d’un homme et d’une femme. Aujourd’hui le curseur a été poussé à l’extrême. Mais je ne porte pas de jugement, je constate simplement un lien entre réforme et impopularité. (peut être ai je tord car je n’entend cette analyse nulle part)
    5) Le liban accueille des réfugiés qui sont à proximité de chez eux et ont vocation à y retourner. Ils parlent la même langue et ont des cultures similaires.
    Ceux qui viennent ici, c’est une autre affaire. Et dans un pays déjà saturé par un chômage de masse et des dépenses sociales liées à l’immigration.

    Sans doute ai je tord et devrai je écouter les personnes comme toi, visionnaires et lucides. Qui nous ont promis croissance emploi richesse et bonheur, alors qu’on a récupéré chômage, pauvreté, éclatements familial et perte d’identité (et d’illusions

    totoLegrand Le 4 octobre 2015 à 20:04
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  • Et pour rajouter quelques lignes sur les réformes de société, une ligne de fracture nouvelle s’est ouverte. Chaque enfant devrait avoir le droit de connaître son père et sa mère. Les réformes qui ont pour vocation de produire de la satisfaction au plaisir hédoniste et égo-centré de quelques déviants, le peuple n’en veut pas. Il semble que les élites ne l’aient pas compris. C’est pour ça aussi que la gauche peut mourir.

    totoLeGrand Le 4 octobre 2015 à 23:21
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  • Le problème, c’est justement que Macron ne gouverne pas, mais qu’il est un prestataire de service des grandes multinationales, qu’elles soient industrielles, commerciales ou financières.

    Arnaud Le 15 octobre 2015 à 08:07
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