Accueil > Politique | Par Clémentine Autain | 17 juillet 2015

Prendre la mesure du tournant historique

La tentative de Syriza pour imposer une alternative aux institutions européennes a connu une issue sinistre. Mais elle peut être un commencement, à condition de durcir le rapport de forces, et de préparer l’affrontement – mais aussi un plan B en cas d’impasse.

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L’histoire a mal tourné, mais elle s’est remise en marche. Pour la première fois, un gouvernement, celui d’Alexis Tsipras, a porté le fer contre la Troïka qui entend imposer une voie politique unique. Avec Syriza, les Grecs se sont opposés aux choix libéraux, austères, non démocratiques exigés pour tous les peuples de l’Union. Seuls, puisqu’aucun autre pays n’est gouverné par une gauche digne de ce nom et que les solidarités européennes furent bien pâles ces dernières semaines, ils ont fait une démonstration politique.

Est-il possible de mener une autre politique que celle choisie par l’Eurogroupe pour un pays de la zone euro ? La réponse, cinglante, se veut sans appel : c’est non. Quiconque s’y essaie est promis en prime à l’humiliation politique.

Une logique dans le marbre des traités

Le gouvernement de Tsipras a permis de révéler aux yeux de tous la férocité, le cynisme et la détermination d’un Eurogroupe préférant la concurrence entre les peuples à leur coopération solidaire, le dogmatisme à la démocratie, l’intérêt de la caste dirigeante à celui des catégories populaires. Que leur politique ne marche pas et massacre la vie des populations ne les fait aucunement sourciller. Que de nombreux économistes, y compris des prix Nobel, et pas seulement des hétérodoxes, rappellent jour après jour l’inanité de leur choix ne les trouble pas.

Or, l’austérité produit la récession économique, creuse les inégalités et ne règle même pas le problème, la résorption de la dette, au nom duquel elle est imposée puisque partout les déficits augmentent. Que la réduction des dépenses publiques et les ajustements structurels permettent au capital de s’enrichir – et certainement pas à l’économie d’améliorer les conditions de vie du grand nombre – leur va bien. Leur main ne tremble pas : elle assume la saignée. Et si le peuple grec affirme et réaffirme par referendum son refus, qu’à cela ne tienne, la sanction sera plus sévère encore.

Cette logique est malheureusement inscrite dans le marbre des traités. Le fonctionnement institutionnel de l’Union européenne permet à l’Allemagne, et plus généralement aux pays qui dominent économiquement, d’affirmer leur puissance – autrement dit, d’écraser les autres. La France a participé activement à la construction de cet édifice, au mépris du peuple qui, consulté, avait notamment refusé le Traité constitutionnel européen en 2005. Nicolas Sarkozy s’est assis sur ce vote, François Hollande n’a rien renégocié. Aujourd’hui, le gouvernement français prétend aider les Grecs mais ne veut pas remettre en cause son entente avec l’Allemagne.

Syriza, le prix de la soumission

C’est ainsi qu’après des semaines et des semaines de négociation, la Grèce s’est retrouvée financièrement asphyxiée et priée de se soumettre. C’est bien le pistolet sur la tempe que Tsipras a signé cet "accord" auquel il ne croit pas. Et pour cause : les plans d’austérité ont conduit la Grèce dans la situation de drame humanitaire que l’on connaît. Un neuvième plan est de nature à plonger un peu plus le pays dans la récession et le chaos. Les demandes concernant la dette – audit, rééchelonnement, effacement d’une partie – sont remisées aux calendes grecques. Alexis Tsipras a voulu tenir les deux bouts : rester dans la zone euro et mener une politique alternative. C’est la ligne politique sur laquelle il a été élu. La réponse de l’Eurogroupe ? N’y pensez pas !

La question de savoir s’il eut été possible de refuser cet accord appartient d’abord aux Grecs. Vu de France, et du haut de nos 10% pour la gauche radicale, il serait bien prétentieux de faire la leçon. Alexis Tsipras a pris la décision qui lui semblait, à ce stade, la moins dangereuse pour le peuple grec. Force est néanmoins de constater que ce n’est pas seulement la plate-forme de gauche de Syriza qui conteste la signature de l’accord, mais également trente-huit députés de la majorité qui n’ont pas voté pour à la Vouli, parmi lesquels Yanis Varoufakis et Zoe Konstantopoulou (lire "Alexis Tsipras éconduit vers le Grexit").

Alexis Tsipras répond qu’une sortie de la zone euro à froid, sans préparation, eut conduit le pays au désastre. Les premiers lui rétorquent que le désastre est assuré avec l’accord, et que le prix de la soumission sera plus grand encore. Alexis Tsipras, ovationné après son discours à la Vouli, y compris sur les bancs des députés de Syriza qui ont voté contre l’accord, rétorque qu’il n’est pour autant pas question de lâcher, qu’il s’agit de continuer à se battre pour les classes populaires, de ne pas faire de Syriza une parenthèse de gauche en Europe. L’histoire n’est donc pas finie. L’éclatement de Syriza, que l’on peut redouter, n’est nullement une fatalité. Elle ferait si plaisir à la Troïka…

La nécessité d’un affrontement politique et social

Ne présageons pas de la suite des événements en Grèce. Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’une question va désormais s’imposer à tous les courants sociaux, intellectuels et politiques européens de la gauche critique : si un pays bascule du côté de l’alternative sociale et écologiste, comment pourra-t-il mener sa politique s’il reste dans la zone euro ? Autrement dit, si la séquence grecque que nous venons de vivre est un tournant historique, nous ne pouvons continuer comme avant en développant les mêmes argumentations stratégiques. Nous sommes devant un os, qui se voit.

Pour commencer, nous avons le devoir de muscler le rapport de forces. Le gouvernement de Syriza semble lui-même avoir été abasourdi par l’entêtement haineux de l’Allemagne et de ses alliés. Le passage à une autre logique sociale et économique ne peut se dérouler dans un cadre tranquille et policé. C’est bien un affrontement social et politique de très haut niveau qui est nécessaire pour faire bouger les lignes. La recherche patiente et déterminée d’un compromis, appuyée sur un soutien populaire massif, s’est heurtée à la violence inouïe des adversaires de Syriza. Cela indique à quel point les forces opposées à l’austérité doivent être soudées. Plus nous sommes atomisés, plus nous sommes fragiles. Or, le risque, nous le voyons bien, c’est que l’expérience de Syriza débouche sur des conclusions contradictoires entre nous, et donc de l’éclatement.

Notre responsabilité historique, c’est d’ouvrir le débat avec franchise et humilité, sans invectives inutiles et autres procès en trahison, dans un état d’esprit de rassemblement et de conquête. Nous avons aussi à renforcer les liens et les discussions entre courants critiques de différents pays européens. Cette lisibilité commune, cette coordination nécessaire, est l’une des conditions de notre élargissement et de notre capacité à gagner.

Préparer les consciences à un plan B

Le piège d’un affrontement entre nations doit être évité. Ceux qui peuvent tirer les marrons du feu de cette séquence sont ceux qui proposent un repli nationaliste, xénophobe. Ce projet mortifère est le contraire du nôtre. Notre objectif n’est certainement pas d’opposer les États, les peuples, entre eux mais d’opposer l’intérêt des peuples à celui de la finance, la démocratie à l’oligarchie qui gouverne. D’ailleurs, si l’Allemagne est à juste titre montrée du doigt aujourd’hui, il est important de rappeler dans le même temps combien sa prédominance est rendue possible par les traités et par le fait que les autres pays l’acceptent, à commencer par la France.

Cet horizon européen ne signifie pas qu’il faudrait attendre que la majorité des pays de l’Union se soient convertis à l’alternative pour mener une politique de gauche dans un pays. C’est bien parce qu’un pays puis un autre aura réussi à démontrer la possibilité de faire autrement que nous deviendrons crédibles. La perspective commune de transformation de l’Europe ne peut aboutir que si les équations nationales fonctionnent progressivement les unes après les autres, qu’elles font sens commun, à l’intérieur de l’Europe mais aussi à l’échelle internationale.

La discussion stratégique qui doit s’ouvrir porte sur les moyens de tenir tête à l’Eurogroupe, de résister à son chantage. Peut-on gagner un rapport de forces sans imaginer, préparer, concevoir comment nous ferions si nous le perdions ? C’est parfois possible, mais à l’évidence difficile quand l’adversaire est à ce point belliqueux et économiquement puissant, quand nos forces sont encore trop faibles à l’échelle européenne. Nous voudrions pouvoir mener une autre politique tout en restant dans la zone euro. Mais si cela s’avère impossible, si un compromis acceptable n’est pas à portée de main, il est indispensable de réfléchir aux voies qui permettent de ne pas mener nos pays dans le mur et de faire prospérer l’espoir, ce qui suppose de rendre crédible une autre politique ici et maintenant. Et si cette voie passe par une monnaie complémentaire, un contrôle de capitaux, une non application des injonctions de Bruxelles, ou d’autres mesures de protection économique face au coup d’Etat financier qui menace, alors il faut s’y préparer.

Le débat doit être ouvert, sans tabous, sans figer par avance les positions des uns et des autres. Notre pensée et nos propositions doivent être en mouvement. Notons par ailleurs que rester dans la zone euro et rester dans l’Union européenne sont deux choses distinctes, comme le montre l’Angleterre depuis longtemps. Enfin, ayons à l’esprit un élément fondamental : cette préparation à une sorte de plan B ne peut se faire que si les consciences y sont préparées, que si ce travail est précisément et sérieusement mené collectivement, que si le peuple est prêt à un tel scénario, à une telle confrontation. L’expérience politique de Syriza amène les consciences, celle des Grecs mais aussi les nôtres, à bouger. Il le faut.

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  • " les solidarités européennes furent bien pâles...
    nous avons le devoir de muscler le rapport de forces...
    la question de savoir s’il eut été possible de refuser cet accord appartient d’abord aux Grecs. .."
    nous sommes devant un os qui se voit...
    Le passage à une autre logique sociale et économique ne peut se dérouler dans un cadre tranquille et policé…"

    A chaque fois, j’applaudi des deux mains !

    Georges Le 17 juillet 2015 à 08:19
       
    • pas une fois cité les mots collectivisation ,nationalisation, révolution , appropriation des moyens de production , luttes , grève, délégué syndical, ouvrier, paysan, pétition ou cahier de doléances , délégué du peuple ou député républicain, occupation d’usines d’entreprises , assemblée générales enfin tout ce qui a permis les acquis sociaux sont ce gros mots ?? c’est qui c’est quoi une autre logique sociale et économique dans un cadre tranquille et policé on la joue aux échecs ?? cette révolution ?? ou en envoyant des mails ?? ente gens de bonnes manières bien sur !!

      ouvrierpcf Le 18 juillet 2015 à 08:04
    •  
    • Achtung ! Lire de toute urgence la nouvelle note du blog de Lordon ainsi que celui de Sapir. Vous en apprendrez tellement plus.

      Mac Cullers Le 19 juillet 2015 à 08:15
    •  
    • Dommage que C. Autain ait passé plus de temps à critiquer le Hareng de Bismarck que d’élaborer une théorie de la lutte antilibérale qui ne soit pas des rabâchages des thèses du PC totalement hors d’âge. Après l’énorme bourde de Laurent et Chassaigne qui se flattaient de l’accord ignoble du 13 juillet sans en avoir lu une ligne, le vent tourne et la girouette de service itou.

      Mac Cullers Le 19 juillet 2015 à 10:35
    •  
    • Tout a fait clémentine...Retour case départ traite et mécanisme de l’Euro.Ces élections et ratifi cation SS nom .Je passe sur la commission et les institutions infiltrés par le kapital et complètement corrompu .Tout comme les politiques a leurs mains...Rien de nouveau, si !! car avec tsipras on sait qu’on ne nous dit pas tout .(Ce sera archive a la cee)

      klame Le 21 juillet 2015 à 11:15
  •  
  • Méfions-nous des sondages. Combien de fois, par le passé (en France sur le TCE en 2005) et le présent (le référendum grec du 5 juillet), se sont-ils (involontairement ?) trompés ! D’autres sondages montrent que les Grecs commencent à relativiser leur attachement à cet euro-carcan. il était temps qu’Ensemble ! commence à comprendre qu’il n’est aucune politique alternative possible dans le cadre de l’euro - dont les politiques néo-libérales sont quasi constitutionnalisées par les traités-cadenas, il faut le faire ! -. Récemment, cette composante de la gauche dite radicale était encore hypnotisée par l’euro. Or d’autres voix et non des moindres par leur compétence, ont depuis beau temps démontré l’inanité de l’Euro, tiré la sonnette d’alarme et proposé des solutions techniques, réalistes, à froid pour sortir dans le cadre d’un plan construit, de l’euro. Plan B auquel l’équipe Tsipras n’a pas voulu songer, ce que regrette Yannis Varoufakis (lire ses dernières interviews depuis qu’il a démissionné). Le "coup de Francfort" de la BCE en février eût du alerter l’équipe Tsipras. C’était le début de la déclaration de guerre. L’Histoire nous enseigne que la classe dominante est sans pitié. La parenthèse contextuelle de l’après Seconde-guerre mondiale et des "30 Glorieuses" durant laquelle le capitalisme du se résoudre à "lâcher" quelque chose, est refermée et bien refermée. Le capital s’est réorganisé et a bien tout bouclé depuis, fût-il en crise. l’Europe néo-libérale en est l’exemple, dont l’euro est l’instrument au profit de ses rapports de domination. Cette Europe-là et ses règles du jeu ont été confirmées par l’inénarrable J.C. Junker :"Il n’y a pas de choix démocratique possible contre les traités". Dont acte. Il est du devoir de la Gauche dite radicale ici, de montrer la monstruosité de l’Euro par une campagne d’éducation populaire et de construire un plan (peu importe qu’il soit A, B ou C) alternatif de progrès. Sinon, pour le coup, ce sera le FN qui captera, récupèrera ce thème dont il aura alors l’exclusivité de la démonstration...d’extrême-droite ! ; comme il sait le faire hélas fort bien, avec des thématiques détournées, de la Gauche. C’est l’habituelle habileté de l’extrême-droite de procéder ainsi (et la fille du borgne est excellente dans ce registre). Souvenons-nous de ce qui s’est passé dans les années 30. Si les notes de la partition ont varié, le solfège de base est toujours le même...

    Babeuf

    Babeuf Le 17 juillet 2015 à 08:39
       
    • Votre nouveau pseudo ne trompe personne, Dominique Fillipi : même sempiternel prêche pro-Mélenchon, même style, même abus intempestif du gras.
      Faut-il que vous soyez obtus au point de n’avoir toujours pas compris, vous et votre alter ego Maurice, qu’ici on débat sur des idées, on ne vend pas une idole ou un parti.
      Répéter à satiété : "Mélenchon ! Mélenchon ! Mélenchon !", ou : "PCF ! PCF ! PCF !" dans toutes vos interventions, c’est un peu court comme démonstration. Et très lassant.

      Jean-Marie Le 17 juillet 2015 à 11:38
  •  
  • Peine perdue : seule une minorité de convaincus vous entendent. L’urgence est de s’attaquer au "système de crétinisation dans lequel l’époque puise sa force consensuelle" (Annie Le Brun - Du trop de réalité).

    Jean-Marie Le 17 juillet 2015 à 08:59
       
    • C’est juste. Et cela fait partie aussi de l’éducation populaire.

      Babeuf

      Babeuf Le 17 juillet 2015 à 11:39
    •  
    • Cela passe aussi par le détricotage du maillage du lobby financier qui a capturé dans ses filets l’essentiel de nos médias et de l’élite politico-universitaire.
      Seul France Culture échappe encore à ce hold-up.

      Jean-Marie Le 17 juillet 2015 à 12:02
    •  
    • @ Jean Marie : Sauf France Culture !!!
      je me pince, combien de fois j’ai tourné le bouton ! Les Matins avec Marc Voinchet , ses chroniqueurs (B.Couturier...) et ses invités choisis justement pour conforter le moule des idées a nettement viré dans le discours ambiant.

      José Le 18 juillet 2015 à 21:05
    •  
    • Pas une fois Mme Autain ne remarque que la politique à l’œuvre dans l’Eurogroupe et les autres institutions de pressions ultralibérales est au bénéfice de l’Allemagne de la CDU/CSU. Énorme lacune dans son analyse, un point aveugle qui permet de masquer (bien mal) sa volonté de ne pas se ranger derrière la thèse de Mélenchon, mais aussi de Lordon, Sapir, Romaric Godin, Stiglizt, etc.
      La nécessité d’un plan B vient d’être actée au congrès du PG des 4 et 5 juillet dernier. C’est le seul parti de la gauche européenne qui est avancé à ce point dans la réflexion des modalités de renversement de l’ordolibéralisme. Les autres, notamment les PC, et la GUÉ, dirigée par l’indéboulonnable Laurent (un poil cumulard) en sont encore à une vision européenne des années 70 (eurocommunisme).

      Mac Cullers Le 19 juillet 2015 à 07:58
    •  
    • José
      Marc Voinchet est insupportable, d’accord avec vous, mais vous êtes dans l’excès. France Culture est la moins polluée de toutes les chaînes. Vous ne pouvez nier qu’on y entende autre chose que la pensée unique. Votre extrémisme fait froid dans le dos.

      Jean-Marie Le 19 juillet 2015 à 09:47
    •  
    • @ Jean Marie

      F.C. la radio la moins polluée, heureusement, c’est la seule que j’écoute, les autres sont insupportables… mais avec beaucoup moins d’assiduité ; j-ai passé l’âge de tout avaler.
      On y entend autre chose… J’ai pris le temps de relever les derniers invités aux matins, pardon, c’est un peu long :
      1) 11.05.2015 - Les Matins = L’invité politique de la semaine : Dominique Reynié UMP-UDI
      2) 18.05.2015 - 06:30 = Manuel Valls.
      3) 26.05.2015 - 06:30 = Emission spéciale à l’occasion des cérémonies au Panthéon du 27 mai. On ignore totalement que la principale participation à la résistance fut le PCF !!!
      4) 27.05.2015 - 06:30 = Journée spéciale « Politique : un changement d’ère ? Nous recevons Rosalie Salaün, porte-parole de la fédération des Jeunes Ecologistes, Laura Slimani, présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes et des Jeunes Socialistes européens, Franck Allisio, président des Jeunes Actifs de l’UMP, Gaëtan Dussausaye, directeur national du Front National de la Jeunesse, Maxime Verner, futur candidat à l’élection présidentielle de 2017 et président de l’Association des Jeunes de France. Ainsi que Béatrice Giblin, géographe, directrice de la revue Hérodote. Les jeunes communistes ne feraient donc pas partie de notre société !
      5) 28.05.2015 - 06:30 = L’invité politique de la semaine : Henri Guaino
      6) 01.06.2015 - 06:30 Première partie : Franck Riester - Deuxième partie : PS, UMP : deux partis en quête d’idées ? En deuxième partie, nous recevons Eric Dupin, journalisate et écrivain et Françoise Fressoz, journaliste au Monde.
      7) 12.06.2015 - 06:30 En direct de Bruxelles : Jean-Claude Juncker
      8) 15.06.2015 - Les Matins L’invitée politique de la semaine : Valérie Pécresse
      9) 24.06.2015 - 06:30 L’invité politique de la semaine : François Bayrou

      Le tout en en un mois. CHERCHEZ L’ERREUR : IL N’Y A AUCUN INVITE A LA GAUCHE DU PS ; ça n’existe pas ! La droite surreprésentée. Pareil pour les invités du journal de 13H30. Je ne peux pas parler des intervenants et des commentaires des matins… Mais par exemple Brice COUTURIER qui tient sa chronique chaque jour et va répétant que ma retraite coute trop cher, ma santé coute trop cher, les CDI sont des privilégiés qui vivent au dépend des CDD et précaires ; que l’état PROVIDENCE est trop généreux et bla bla… Puis, le comble : que l’état islamique c’est comme « la guerre civile »en Espagne avec ses volontaires des brigades internationales venus de toute l’Europe !!!
      C’est moi qui suis dans l’excès ? Christine OKRENT tous les samedis….le traitement du conflit en Ukraine : un vrai traitement schématique scandaleux. Le 1° mai qui était la fête du FN, pas celle des travailleurs…
      Non je ne m’y retrouve pas.
      Si ça vous fait froid dans le dos, je vous conseille le thermolactyl, vous en avez grand besoin.

      José Le 19 juillet 2015 à 21:47
    •  
    • José
      Tout ce que vous dites est malheureusement vrai, beaucoup de choses m’exaspèrent aussi, mais votre liste, trop sélective, est un procès d’intention fait à une chaîne généraliste qui a l’honnêteté et le devoir de ne fermer la porte à aucun courant politique ou de pensée.
      Outre que c’est indispensable à la compréhension du monde dans lequel nous vivons et auquel nous ne pouvons pas échapper, cette chaîne deviendrait vite lassante si elle n’invitait que les personnes qui nous agréent et perdrait certainement une bonne part de crédibilité.
      Mais j’avoue bien volontiers ne plus m’y connecter aussi souvent depuis le massacre opéré par Laure Adler, chargée par le gouvernement Jospin de réduire significativement son budget (déjà !) et de mettre en musique la “nouvelle pensée ” de gauche par dénaturation de la culture elle-même.
      Avant Laure Adler, on savait à coup sûr qu’on était sur France Culture. Depuis, ça n’est plus toujours le cas.
      Quelques pépites subsistent encore et la pensée la plus commune des présentateurs est encore nettement orientée à gauche, et même parfois plus à gauche encore.

      Pardon, Clémentine Autain, pour ce hors-sujet bien involontaire.

      Jean-Marie Le 19 juillet 2015 à 23:57
    •  
    • @Jean Marie
      A propos de Laure ADLER, je partage hélas tout a fait ce point de vue.
      Pour la diversité....

      José Le 20 juillet 2015 à 06:53
  •  
  • Il faut préparer les consciences au plan B. Tout à fait d’accord. Un plan B (monnaie complémentaire ou sortie de l’Euro) ne peut se faire sans préparation préalable de l’opinion, c’est à dire débats motivés, contradictoires. Aux économistes (quelques uns le font déjà) aussi de s’atteler à la tâche !

    Alan Le 17 juillet 2015 à 10:53
       
    • ALLEZ, en piochant les idées de qqs économistes de ci-de là, je me prépare préalablement à un plan B:qui pourrait être :
      comme il existe déjà les BRICS(brésil,russie,inde,chine,afrique du sud), pourquoi ne pas penser à GFEPI(grèce,france,espagne,portugal,italie) ?????

      gilbair Le 18 juillet 2015 à 16:10
    •  
    • C’est bien parce que la plupart ne veulent changer quoi que ce soit, que les "chiens de garde", en tous lieux , à tous les niveaux , ne laissent pas la parole à tout souffle, à la moindre ombre d’un autre discours que celui qui ne supporte aucune alternative. QUI ne DOIT pas avoir d’alternative.
      L’heure est à l’urgence. Il faut changer radicalement de système, à défaut il ne peut que se produire les mêmes résultats. En Pire.
      Mais le PC, comme les pseudo-écolos, même parfois Clémentine ( invitée sur les plateaux, lorsqu’elle n’est pas d’accord avec le parti de gauche, c’est significatif...) semblent se contenter parfaitement de ce système, de l’aménager la marge. L’impression est qu’ils recherchent que des élus. A tous prix. Elu, ou responsable, on ne vote pas pour, ni ne s’abstient, sur ce qui va contre ses valeurs fondamentales. On ne "collabore" jamais avec leurs adversaires.
      Nous n’en sommes plus à faire de la "politique", mais à changer de politique. Nous n’en sommes plus à la tactique, mais à la stratégie.

      Eponyme Le 20 juillet 2015 à 19:16
  •  
  • Il sont féroces, cyniques et déterminés. On le sait, ça, ça fait deux siècles qu’on se les coltine.
    La prochaine fois, on partira au combat mieux armé, du moins j’ose l’espérer. Et quant à vouloir taire le débat sur le bilan de Tsipras sous le prétexte de ne pas donner de leçons du haut de nos 10 % (un peu plus, tout de même, en rajoutant les résultats du NPA et de LO, certes peu glorieux en eux-mêmes), ça, c’est non.

    kashmir4 Le 17 juillet 2015 à 11:07
  •  
  • A condition que nos peuples de moutons -veaux à une autre époque ?- le veuillent aussi et marchent à la rébellion.

    Je suis plus déçu de la réaction concrète de nos concitoyens. Je les considère adultes et informés.

    La force des forces, des groupes sociaux et humains de l’argent ( FMI, Troïka, OMC, BCE, CEE, ...) n’ont pas de force propre à proprement parlé, ce sont nous qui leu donnons la forc eet le pouvoir.

    Ces gens là ne peuvent agir que parce que les peuples l’accepte ou le veulent.

    A force de déresponsabiliser chacun, de toujours trouver des excuses, sociologique ou pas, on arrive à cela ; le déni de démocratie.

    Je n’entends que peu de monde parler d’égal à égal avec le peuple, même dans les "vrais" partis de gauche.

    On entend, de ci, de là,beaucoup de plaintes, mais peu de réflexions.

    Mais enfin comment peut on croire que la bourgeoisie, le capitalisme va nous donner l’argent et les moyens pour qu’on les mette dehors ? Si vos pensez le contraire, Tsipras vient de nous démontrer le fait : à quoi a servi le référendum ?

    Il faut sortir de la caverne et trancher le nœud. La vie est dehors, pas dans ce système, ni par ce système. Mais la vie, il faut tout le monde pour la faire ; du moins une large majorité.

    La Renaudie Le 17 juillet 2015 à 11:39
  •  
  • Jean-Marie,
    je ne sais pas si c’est à moi que s’adresse votre message ci-dessus. sachez que je ne suis pas ce Dominique Filipi et vous ne trouverez pas une seule de mes lignes dont les dernières d’aujourd’hui, dans lesquelles je fais l’apologie de Mélenchon ou du PCF. Bien au contraire : je suis assez dérouté pour ne pas dire autre chose, de ce qui se passe au sein du Front de Gauche, que ce soit à la suite du lamentable épisode électorale des municipales de 2014 et de l’attitude d’un Laurent du PCF au sujet de cette mise à genou du peuple grec.

    Babeuf

    Babeuf Le 17 juillet 2015 à 11:58
       
    • N’ayez crainte, c’est au dit Fillipi que je m’adressais : le modérateur a supprimé son énième prêche pro-Mélenchon hors-sujet.
      Comme son compère Maurice, il modifie son pseudo mais personne n’est dupe car le contenu ne varie pas.
      Ils s’entêtent à ne pas comprendre qu’ici, c’est "la fabrique de la politique", pas le blog de Mélenchon, ni le site du PCF.

      Jean-Marie Le 17 juillet 2015 à 12:22
    •  
    • Pour vous Berlingo, il vous faut un homme fort pour gagner, pour moi, il me faudrait un programme fort à la place ;)

      bdpif Le 17 juillet 2015 à 15:13
    •  
    • Il me semble qu’une critique systématique de P. Laurent soit de règle sur ce site (Les trois activistes du PG. qui peut être ne sont qu’un) réglant la manœuvre. Je vais donc me distinguer pour dire que son intervention devant le sénat est très bonne. Frondeurs, écolos de toutes tendances n’ont pas été à la hauteur de cet évènement qui doit interpeller cette gauche alternative qui passe plus de temps à se battre pour des places que dans les luttes nécessaires.

      Goldoni Le 19 juillet 2015 à 21:18
  •  
  • Jérôme Latta, par pitié, faites que les trolls Maurice et Dominique Fillipi, dit “Hasta la Vittoria”, et maintenant “Berlingo” cessent de brouiller nos conversations. Des quiproquos s’ensuivent et ça devient pénible.

    Jean-Marie Le 17 juillet 2015 à 12:30
  •  
  • Berlingo,

    Là encore je ne sais si votre message s’adresse à moi. Je ne fais pas plus l’apologie de Mélenchon que j’estime par ailleurs, pas plus que je ne me livre à une critique frontale le concernant. Pour votre message : ou vous faites erreur de destinataire ou vous m’avez mal lu.

    Babeuf

    Babeuf Le 17 juillet 2015 à 12:34
       
    • J’apprécie vos idées, Babeuf. Mes reproches allaient à Fillipi-dit "Hasta la Vittoria"-dit "Berlingo", pas à vous. Souvent ses borborygmes disparaissent, censurés par notre modérateur, ce qui complique la compréhension des discussions quand restent les réponses que nous lui faisions.
      J’ai compris qu’il vaut mieux ne plus lui prêter attention.

      Jean-Marie Le 17 juillet 2015 à 15:39
  •  
  • Jean-Marie,

    Merci pour votre retour. Parfois, telles que sont configurées les les bulles de réponses - effet des grosses chaleurs sur moi ? - je ne distingue pas qui me répond. J’apprécie vos points de vue aussi !

    Babeuf

    Babeuf Le 17 juillet 2015 à 15:55
       
    • @ Babeuf et tous les autres : ne prêtez plus attention aux messages de Fillipi, choisissant parfois le pseudo de "Hasta la Vittoria" ou, comme ici, "Berlingo". Ce type fait tout pour créer la suspicion , réussissant à rendre ce fil incompréhensible. Sa dernière invention : tenter de faire croire que je suis aussi Maurice !

      Je n’ai qu’une signature : Jean-Marie. Elle seule fait foi.

      Jean-Marie Le 17 juillet 2015 à 17:27
  •  
  • La grèce doit préparer son plan B, sortir de la zone Euro(pas de l’Union Européenne) et reconstruire son Economie broyée par l’Allemagne... Aucun peuple ne peut et ne doit supporter l’humiliation à ce point...Mieux vaut mourir libre que de vivre humilié....

    Totinet Le 17 juillet 2015 à 16:27
  •  
  • Pour toutes celles et tous ceux qui imagineraient ne fut-ce qu’une fraction de seconde qu’"une autre politique" serait possible au sein de l’actuelle Union européenne, voici ce qu’en pense Monsieur Tusk, qui a l’honnêteté de mettre les pendules à l’heure (de Berlin ?, de Washington ?) :
    http://www.pauljorion.com/blog/2015/07/17/donald-tusk-president-du-conseil-europeen-une-atmosphere-pre-revolutionnaire-que-leurope-navait-pas-connue-depuis-1968/

    Serge Le 17 juillet 2015 à 16:50
  •  
  • Mélenchon, pour ceux qui ne s’arrêtent qu’à la forme, n’est malheureusement pas apprécié par tous...

    Pourquoi ne pas privilégier une personne nouvelle, plus fédératrice, et qui pourrait être une femme ?

    Nouvelle, elle ne l’est pas, mais elle est moins connue que Mélenchon, je pense à vous, Clémentine Autain ! Comme en Grèce, ou en Espagne, une personne jeune, fraîche, dynamique, serait une bonne candidate.

    Quoi qu’il en soit, j’espère vivement que nous n’assisterons pas à des divisions et que tous et toutes seront soutenir le ou la candidate qui aura la charge de nous représenter.

    Il y a du boulot, et ce n’est pas Julien Dray qui va nous aider, lui qui vient de partir en guerre contre Mélenchon, justement...

    MB Le 17 juillet 2015 à 16:57
       
    • Clémentine Autain appéciée de tous euh vous rêvez , les collectifs unitaires ont laissés des traces dans les mémoires. Une arriviste qui fait des sorties contre son propre camp pour se faire mousser ,pas de tirreur dans le dos ou c’est le retour à moins de 2%

      Non merci

      Changer la donne Le 17 juillet 2015 à 17:22
    •  
    • Ceci n’est rien d’autre que la pratique du culte de la personnalité.
      Qu’importe qui serait à la tête de la gauche, et il n’en n’est pas 2... gagnante. Encore faut-il qu’il , ou elle, soit culturellement et politiquement, élue car apte à s’y trouver.
      Je ne suis pas du Parti de gauche ni idolâtre ; mais lire ici ce, qu’au fond, on lit à droite et sur ses médias : Mélenchon ( pas vraiment le moins fiable, le moins cohérent et courageux ni le plus mauvais, le moins apte...) serait le danger, c’est politicard. C’est dégueulasse.
      Il est clair que pour le moment l’adversaire des droites, en France et en Europe, c’est ce qu’il propose, c’est donc lui qu’il faut contrecarrer, déconsidérer. Empêcher.
      C’est vieux comme la politique politicienne, c’est ce que l’adversaire critique, qui est mon ami.
      Ce que craint vraiment l’adversaire, et sans quoi rien ne changera jamais : Le capitalisme, cette Europe libérale et mal née ! C’est la lutte de front, contre ce mal inhumain, tyranique et irresponsable. Or, il est clair que c’est surtout le programme du Parti de gauche. Celui des autres fractions de gauche, ne sont pour lui (l’adversaire, et ceux qui le servent) ne sont, jusqu’à présent que des propos de faire valoir, que cautères sur une jambe de bois qui nous botte le cul.
      L’urgence, c’est l’union de toutes les tendances de la vraie gauche, sur un programme. Pas de tout faire pour le contraire.

      Eponyme Le 20 juillet 2015 à 20:20
  •  
  • Vu la guerre des pseudos, abondamment illustrée précédemment, j’interviendrai à visage découvert.

    J’ai apprécié cet article de Clémentine Autain par la part de l’ouverture au doute qu’il contient, puisqu’il se contente de pointer qu’un plan B serait nécessaire sans trop s’avancer isolément sur son contenu, et qu’il laisse justement aux grecs de disputer et décider sur les urgences de l’heure par rapport au nouveau mémorandum, avec le souhait que Syriza ne se désintègre pas.

    Si je peux me permettre, il me semble qu’on insiste beaucoup sur le fait qu’il n’y a pas d’avenir pour une contestation, encore moins une inversion, de la logique néo-libérale au sein de la zone euro. C’est bien vrai que cela apparaît comme moins possible que cela ne le fut jamais. Pourtant les scénarios alternatifs (je pense à ceux tracés par Eric Toussaint dans son dernier article du CADTM, apparemment proche des IOU ou monnaies nationales temporaires par titres de reconnaissance de dettes de Varoufakis) me paraissent, comme ceux de Frédéric Lordon ou encore Jacques Sapir, entachés d’un vice fondamental d’être en quelque sorte dépourvus de toute dynamique internationaliste. Vraiment n’y-a-t-il rien à gauche à opposer à la zone euro (comme plan B si le refus ponctuel par un état d’une austérité condamnée à la récession bute sur le veto de l’Eurogroupe) qu’un passage par un retour à une monnaie (provisoire ou non) nationale ? N’y-t-il aucun plan économique à élaborer et coordonner entre plusieurs formations nationales (au hasard entre la France et l’Italie ou l’Espagne) pour une amorce de monnaie commune associée cette fois à une politique économique commune ?

    Je ne suis pas économiste, mais il me semble que les monnaies nationales ne devraient pas constituer l’horizon d’une gauche alternative aux lubies du FN, et qu’on se doit de préconiser autre chose, au moins en perspective, et coordonner cette proposition avec des camarades d’autres pays ayant plus ou moins le même contentieux avec l’UE telle qu’elle est. A ce niveau je préfère les propositions du genre parlement de la zone euro de Piketty comme direction. Il est vrai que ce n’est pas à proprement parler un plan B en cas de sortie contrainte de l’euro.

    J’espère que ces remarques seront considérées comme constructives.

    Dario Ciprut Le 17 juillet 2015 à 19:02
       
    • Dario Ciprut,
      votre proposition est intéressante, mais s’il faut attendre l’avènement d’une gauche radicale majoritaire à l’échelle de l’UE pour espérer pouvoir infléchir la ligne "TINA", les panzers des orthodoxes bruxellois auront eu largement le temps de sacrifier des générations.
      La Grèce a affronté Bruxelles dans des conditions politiques idéales que la France (par exemple) n’est pas prête de connaitre, avec pour résultat sa dérive de Charybde en Scylla, la corde plus que jamais serrée au cou et l’humiliation.
      La force de frappe de la finance est telle qu’on ne parviendra jamais à réformer l’euro zone de l’intérieur. Le seul choix réaliste est donc d’en sortir.
      La sortie de la Grèce, seule, n’ébranlerait pas suffisamment l’institution. Celle de la France, par contre, permettrait enfin de tout remettre à plat.

      Jean-Marie Le 17 juillet 2015 à 20:41
    •  
    • Je comprends Jean-Marie. Mais je n’ai jamais parlé d’attendre un quelconque "avènement" simultané d’une gauche radicale majoritaire dans un nombre significatif de pays de la zone UE. Je parle de perspective et de préparatifs non pas de retour à une monnaie nationale mais à une monnaie au moins susceptible d’être la monnaie commune de plusieurs d’entre eux que les gauches radicales auraient pour programme, non seulement de soutenir si elles sont minoritaires, mais de rejoindre dans les pays où elles deviendraient majoritaires. C’est une perspective qui est évidemment à cent lieues des décoctions diverses de retour au franc ou à la drachme d’antan, et je persiste à croire que ce serait une perspective de démarcation des aventures "nationalistes" ou des fronts unis "souverainistes".

      Bien entendu, on peut la déclarer illusoire, mais il faudrait expliquer pourquoi elle l’est plus que celles qui se proposent de réformer les institutions monétaires européennes, et pourquoi l’alternative de retour à une monnaie nationale l’est moins.

      Dario Ciprut Le 17 juillet 2015 à 21:09
    •  
    • Dario Ciprut
      Pardonnez-moi, mais vous me semblez griller les étapes. Envisager une sorte d’euro-bis pour un sous-groupe de pays européens de tendance gauche radicale n’est pas une mauvaise idée, mais c’est de la science-fiction tant est loin l’avènement d’un tel sous-groupe. Pour l’instant, les gouvernements européens sont quasiment tous de droite (qualifiée parfois hypocritement de sociale-démocrate ou de socialiste) et parfois même d’extrême-droite.
      Il faut commencer par le plus urgent : analyser pourquoi les sirènes lepénistes attirent plus d’électeurs que la gauche radicale dans notre pays. Pourquoi et comment nos compatriotes sont bernés.
      On ne progressera pas sans avoir préalablement décortiqué et dénoncé ce formatage des esprits.

      Jean-Marie Le 18 juillet 2015 à 01:19
    •  
    • @Jean-Marie

      Vous avez raison de dire qu’on est loin d’une constellation de gauches radicales européennes mordant sur plusieurs pays. En même temps, celle qui a émergé en Grèce n’était pas attendue non plus et l’Espagne promet quelque ébullition. L’essentiel n’est-il pas d’être pourtant mentalement et intellectuellement à la hauteur des événements ?

      Vous contestez mes propositions (encore bien vagues) sur la base de leur prématurité, pas de leur contenu, ce dont je vous remercie. En même temps, vous posez comme évident qu’il convient de s’atteler au préalable à une tâche estimée urgente sur le plan national, celle de comprendre la séduction exercée sur les classes populaires par le FN. Il faut donc malgré tout attendre de votre point de vue que cette compréhension avance dans les têtes et nous illumine. Je vous renvoie à la crainte que ce ne soit pas demain la veille si on se contente d’une focalisation sur les seuls enjeux intérieurs, alors que la peste brune se répand dans toute l’Europe.

      Ma position est précisément que cette compréhension, dont je ne conteste nullement l’urgence, resterait boiteuse de n’être pas entée sur un plan économique axé sur autre chose que l’alternative d’une monnaie nationale, nationalisation du crédit et de la Banque de France et autres points d’un programme un peu éculé qui risque d’être totalement impuissant face aux paradis fiscaux et multinationales sans un répondant sérieux à une échelle supérieure où même le champ européen continental risque d’être étroit. Bien sûr, je sens bien qu’il ne faut mettre comme on dit la charrue avant les bœufs, mais j’ai la conviction ancrée qu’en même temps la réponse à l’Europe telle qu’elle est doit être européenne autrement que par la conjonction aléatoire de juxtapositions de gauches radicales n’ayant pas grand chose en commun ou réduites aux braises de la 4ème internationale, elle même résidu déchiré des précédentes et à un altermondialisme parfois aussi désincarné par son rejet implicite des formes historiques de l’Etat Nation.

      J’ajoute que modestement je ne me sens pas de taille à faire autre chose que pointer sur ce qui me paraît une béance.

      Bien à vous.

      Dario Ciprut Le 18 juillet 2015 à 09:23
    •  
    • Dario Ciprut

      Le souvenir des méfaits de l’idéologie d’extrême droite est encore cuisant dans les mémoires grecques (fin de la dictature des colonels : 1974), portugaises (fin de la dictature salazariste : 1974), espagnoles (fin de la dictature franquiste : 1977).
      Dans ces pays le fascisme n’est pas aux portes du pouvoir, contrairement à la France. Nos discours continueront à avoir peu d’effet si nous ne donnons pas la priorité à la compréhension de ce phénomène. Comment le ralentir, au mieux l’éradiquer, sans l’avoir analysé ?
      Observons l’effet de nos beaux discours humanistes et des non moins beaux projets anticapitalistes depuis des décennies : aucun. Notre pays glisse toujours plus à droite .

      N’est-il pas temps de nous demander enfin et prioritairement pourquoi ?

      .
      .

      Jean-Marie Le 18 juillet 2015 à 14:32
    •  
    • Jean-Marie

      On vient de me signaler une analyse que je trouve extrêmement pertinente par rapport à ce que nous discutons, et qui diverge des points de vue que je juge excessivement marqués par un retour à des perspectives économiques ou politiques strictement nationales et d’une critique fruste de l’attitude de Tsipras comme capitulatrice par rapport à un Grexit qu’on aurait dû programmer d’entrée.

      Il s’agit du texte d’E. Balibar et alii paru sur son blog à Mediapart, disponible sous http://is.gd/vZwweW et que je relaie sur Facebook.

      Dario CIPRUT Le 20 juillet 2015 à 11:23
  •  
  • En tous points d’accord avec Clémentine Autain que j’applaudis - sauf sur un détail : ce n’est pas l’Angleterre, mais la Grande-Bretagne, qui fait partie de l’UE mais pas de la zone euro.

    BLep Le 17 juillet 2015 à 20:01
  •  
  • Totalement en désaccord avec l’analyse surréaliste de Clémentine Autain. !!!

    Tsipras le rêveur, le raconteur d’histoires s’est juste fracassé sur le mur de la réalité, comme le fît Hollande en son temps (2012). Dans un message précédent, je l’avais qualifié de joueur de poker sans aucun atout dans son jeu.
    Maintenant la partie est finie et chacun a abattu ses cartes.

    Il n’y avait pour lui que 2 solutions : accepter les accords ou le Grexit. Le reste, c’est du blabla, des propositions totalements psychédéliques dans la structure européenne dans laquelle nous vivons. Vous allez me dire, il faudrait changer l’europe... et blablabla et blablabla.

    Cessez de croire les affabulateurs !

    totoLeGrand Le 17 juillet 2015 à 20:33
       
    • Vous avez le droit, TotoleGrand, de n’être pas d’accord avec Clémentine Autain, mais pas de qualifier ses propositions de surréalistes car le Grexit ne l’est pas vraiment moins, ou du moins il est tout à fait impossible de savoir, au-delà de la situation économique que tout le monde pense cahotique au moins au début, quel serait le régime politique auquel il aboutirait. Pour un Grexit version colonels ou Aube dorée à terme, je ne vois pas ce qui le rendrait préférable à la poursuite austéritaire sous le "joug" de l’euro. Donc, ce que vous proposez probablement c’est un Grexit socialo-communiste ou libertaire. Reste à prouver que cela n’est pas ... surréaliste.

      Dario Ciprut Le 17 juillet 2015 à 21:19
    •  
    • Mais Dario Ciprut, que propose Clémentine Autain ?

      Rien !!

      Je n’ai vu aucune proposition dans ce texte. Elle se contente de dire qu’il faut résister à la troïka. Elle est dans la position de Tsipras au soir du Non Grec.

      Et après ? Du vent. Du blabla.

      Que propose-t-elle, que l’on continue indéfiniment à donner de l’argent aux Grecs sans contre parties, argent qu’on ne reverra jamais ?
      En fait je ne comprends pas sa position. Ca me semble surréaliste. Tsipras était le mieux placé pour négocier mais il a fini par se rendre compte qu’il fallait être réaliste.
      La multiplication des pains, c’est dans la bible et aussi dans le programme du FG.

      totoLeGrand Le 17 juillet 2015 à 23:29
    •  
    • totolegrand
      Encore et toujours incapable de décoller le nez de votre bible, vous êtes à côté de la plaque.
      Le titre chapeau, "Prendre la mesure du tournant historique", est pourtant explicite. Clémentine Autain analyse l’impact de la toute première confrontation au sommet entre un premier ministre de gauche radicale, Tsipras, et les ayatollahs bruxellois de la finance qui ont cadenassé anti démocratiquement l’euro zone.
      À la lumière des évènements, Clémentine Autain essaie d’entrevoir les perspectives désormais ouvertes par cette expérience.
      Vous avez tout à fait le droit de ne pas être d’accord, mais j’ai du mal à comprendre quel plaisir masochiste vous entraine ici, alors que personne, absolument personne n’est en phase avec vos opinions de droite.
      Tenter des échanges sur le site de l’ex-UMP et même du PS me paraîtrait trop vain pour m’y adonner.
      Êtes-vous au moins conscient d’être un troll ?

      Jean-Marie Le 18 juillet 2015 à 00:52
    •  
    • J’ai bien conscience d’être parmi des gens qui ne pensent pas comme moi. Et c’est tout l’intérêt. J’aime la confrontation des idées. Et je suis aussi parfois d’accord avec ce que je lis. Troll non. En désaccord souvent oui.
      Mais je respecte vos idées et vos personnes. J’essaie de comprendre la mécanique qui produit ses idées. Même si souvent vos querelles de clochers me paraissent étranges. Encore que les messages de Maurice, souvent avec des références historiques permettent d’y voir plus clair.

      totoLeGrand Le 18 juillet 2015 à 02:02
    •  
    • totoLegrand

      1) Maurice fait de la propagande en radotant sur un passé dépassé qui n’a plus rien à voir avec le PCF actuel et en occultant ses pages sombres. C’est pour cette raison et parce qu’il est toujours hors sujet que le modérateur est mis dans l’obligation de le censurer.
      2) Décréter urbi et orbi "Cémentine Autain, bla bla bla" n’est pas de la "confrontation d’idées". Vous êtes comme un étranger faisant des signes négatifs de la main pour exprimer que c’est peine perdue, qu’il ne comprend pas notre langue.
      Permettez que je vous le dise : vous êtes dans la gesticulation.

      Jean-Marie Le 18 juillet 2015 à 13:32
    •  
    • Jean Marie

      Pouvez vous m’expliquer les propositions, les solutions de Clémentine Autain car je ne comprends rien. Eclairez moi.

      totoLeGrand Le 18 juillet 2015 à 16:52
    •  
    • totoLeGrand
      Vous éclairer ? C’est vous qui avez la main sur l’interrupteur. Mettez simplement vos a priori de côtés.

      Jean-Marie Le 19 juillet 2015 à 09:58
  •  
  • En fait la devise de Tsipras, c’était en quelque sorte : "Avec moi, le changement, c’est maintenant".
    Un bras horizontal haut, un bras horizontal bas. Et zou

    Nous les français, tout ça, on avait déjà donné.

    totoLeGrand Le 18 juillet 2015 à 00:51
  •  
  • Le pire, à mes yeux, serait de considérer qu’il suffirait de continuer comme avant ces évènements grecs et européens. La crédibilité de notions qui nous étaient chères vient d’en prendre un sérieux coup et le mérite de Clémentine Autain est de ne pas le nier. Pour me faire comprendre, je me contenterai de rappeler cette phrase de Jean-Luc Mélenchon, maintes fois répétée lors de la campagne des élections présidentielles : "Moi, je sais faire !". Un peu court aujourd’hui. Il ne s’agit pas, bien sûr, de renoncer mais au contraire de travailler en prenant en compte ce qui vient d’évoluer dans les consciences de nos concitoyens, du moins de ceux qui aspirent à changer profondément les choses en France et en Europe. La tâche est rude. Elle appelle un grand esprit d’ouverture, d’écoute réciproque et une ambition indéfectible de rassemblement à l’échelle du pays et du continent. Le temps presse, sinon les extrêmes-droites verront s’élargir le boulevard qui déjà s’offre à elles.

    Lucien Atencia Le 18 juillet 2015 à 08:04
       
    • La position du PG évolue rapidement au vu de l’actualité : ainsi la résolution du congrès du PG des 4 et 5 juillet qui entérine la nécessité d’un plan B en cas d’impossibilité de renégocier les traités, ce qui vient de s’avérer illusoire. C’est faute d’un plan B que la Tsipras est arrivé nu devant Merkel et Schäuble. Ni le PC, ni Ensemble, et les autres n’en sont là. Idem en Europe.

      Mac Cullers Le 19 juillet 2015 à 09:43
  •  
  • S’i lest évident que la grande bourgeoisie européenne s’est, une fois de plus, démasquée, il est clair que nous ne devrions pas être surpris, connaissant un minimum d’histoire sociale et politique.

    Quant à Tsipras et Syriza... Serait-ce la première fois qu’un politicien ou un parti politique trahirait ? En attendant que Podemos en Espagne prenne le pouvoir et fasse pareil. Si en Bolivie, au Vénézuela, des dirigeants comme Chavez avaient capitulé comme ça, rien n’aurait changé dans ces pays.

    La petite bourgeoisie intellectuelle ne donne jamais grand-chose en politique.

    PhilippeC Le 18 juillet 2015 à 09:21
       
    • La différence c’est que Chavez était à la tête d’un état-nation maître de son destin, de sa monaie et de sa banque centrale. Tsipras aurait du sortir de l’Euro et reprendre la tête de son pays. Mais il n’avait pas l’envergure pour ça.

      totoLeGrand Le 18 juillet 2015 à 17:30
  •  
  • Quand le présent apparait tragique, il faut parfois regarder plus loin.
    Ce qui s’est passé est tout à la fois une horreur pour la Grèce et les Grecs, une défaite pour ceux qui veulent une Europe de la solidarité et de la justice, et une victoire pour les tenants de la finance la plus étroitement idéologue, égoïste et bêtement revancharde.
    Bêtement car, dans le même mouvement, on peut détecter, dans la situation d’aujourd’hui, les germes d’une victoire "à la Pyrrhus", et qui doivent nous pousser à ne pas baisser les bras.
    1) Cette séquence a dégradé encore l’image de l’Europe telle qu’elle existe actuellement – et telle que nous la combattons – aux yeux des populations. Pour reprendre une formule lue : "L’UE a imposé par la violence économique une solution que le peuple grec avait démocratiquement refusée". Est ainsi à nouveau mis en lumière, après l’exemple des référendums français et hollandais en 2005 et l’interdiction d’un premier référendum grec en 2012, que cette Europe n’a d’autre solution que de piétiner tout processus démocratique. D’autre part, le leadership allemand, que, quoi qu’on prétende, la France n’a pas infléchi (tout juste peut-on penser que Sarkozy aurait fait pire en cherchant à se montrer encore plus zélé), a, dans de nombreux peuples, des connotations négatives (difficile de savoir aujourd’hui l’impact qu’il aura sur le vote des Britanniques, peu enclins à se laisser dominer, surtout par l’Allemagne).
    2) La volonté d’humilier les Grecs s’est faite à coup d’exigences économiques dont il apparait de plus en plus difficile de masquer le côté absurde, voire contreproductif. Les économistes hétérodoxes le proclament depuis longtemps. Depuis cette nouvelle surenchère de mesures aberrantes (comme la brutale augmentation de la TVA), d’autres rejoignent cette critique.
    3) Il n’est pas du tout certain que ce coup de force atteigne son objectif politique (sans doute le principal) d’endiguer les succès électoraux de mouvements qu’ils appellent "populistes". Outre le référendum britannique, déjà évoqué, je doute que les évènements de Grèce influent pbeaucoup, en novembre, sur l’électorat espagnol qui sera plus attentif à ce que fait Podemos dans la gestion des grandes villes que le mouvement – avec d’autres – gère depuis juin (Madrid, Barcelone, Valence). Quant à Marine Le Pen, les évènements renforcent son discours (que je crois au demeurant insincère) "Il faut sortir de l’Euro".
    Pour que cette lecture ne soit pas passée à la trappe, il est important que nous menions la bataille d’opinion sur ces points, car nous savons ne pas pouvoir compter sur les médias dominants. Lors d’un tractage sur la Grèce, une passante a grommelé "Occupons-nous d’abord de nos problèmes, on s’occupera des autres ensuite". A nous de montrer encore plus que ce n’est pas qu’une affaire grecque… mais aussi d’actualiser et affiner nos propositions – de contenu et stratégique – pour changer l’Europe en travaillant inlassablement sur les zones de flous et des "yaka" qui nuisent toujours à notre crédibilité.

    Marc DELGRANGE Le 18 juillet 2015 à 10:28
  •  
  • Constatons avant tout que le vote du peuple grec au referendum, la politique du parti Syriza et du premier ministre Tsipras, ont occasionné une formidable prise de conscience de l’opinion progressiste Européenne. Une prise de conscience qui dépasse de très loin la gauche radicale !

    La confrontation du gouvernement grec avec l’oligarchie européenne, (leadership Allemand supervisé par les USA), a fourni aux yeux de l’opinion de millions de citoyens la démonstration flagrante et brutale de l’accélération d’une politique européenne de plus en plus antidémocratique.

    Cette heure de vérité de la crise Grecque a aussi permis d’exposer davantage le rôle subalterne et hypocrite du gouvernement français qui - au delà de ses contradictions - est également au service de forces rétrogrades hégémoniques en Europe.

    Que Tsipras aie du accepter un "accord", auquel il ne croit pas, et le faire voter au parlement Grec, c’est qu’il s’agit d’une question de survie : quand on a un pistolet sur la tempe, la première urgence c’est évidemment de survivre, et le peuple Grec en est là.

    Les élus et militants progressistes des autres pays Européens ne sont pas dans une situation aussi immédiatement dramatique, c’est pourquoi leur devoir, de toute raison, est de dénoncer "l’accord" aussi anti-démocratique qu’irréaliste, tout en soutenant de façon judicieuse le gouvernement de Tsipras.

    Un objectif de l’oligarchie, c’est de se débarrasser de Tsipras et de son gouvernement. La visée politique de Syriza, l’importance geo-politique de la Grèce, rend ce parti insupportable pour les forces dominantes, un adversaire à abattre. Pas plus qu’hier et encore moins aujourd’hui, nous devons les laisser faire.

    Dans les jours, semaines et mois à venir, il faut agir pour faire grandir encore davantage la prise de conscience, la solidarité et le rejet de cette Europe là.

    Nous sommes au tout début d’un changement de rapport de force.

    Quel peuple, quel gouvernement en Europe, pourrait moralement et durablement, sans de graves dommages collatéraux, défendre pour lui-même un "accord" qui signifie sa mise sous tutelle ?

    L’impératif catégorique de Kant : "Agis seulement d’après la maxime grâce à laquelle tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle" rappelle cette contradiction et le danger pour la démocratie du cas grec auquel les différents peuples Européens sont désormais exposés.

    D’évidence l’oligarchie et les forces politiques qui acceptent son emprise ont, dans leur fuite en avant, imposé un "accord" désastreux. Une victoire à la Pyrrhus, et en fin de compte, un piège pour ces mêmes forces, au fur et mesure que l’invivabilité de "l’accord" se révélera.

    Le temps joue contre "l’accord" et une tentative au niveau Européen pour "plus d’intégration" visant une politique d’austérité renforcée, rencontrera, sur fond de ce qui vient de se passer avec la Grèce, une plus grande résistance des peuples.

    Dans la crise, des politiques toujours plus technocratiques et anti-démocratiques, utilisant tels des apprentis sorciers l’épouvantail de l’extrême droite, constituent la seule voie pour l’oligarchie. C’est un grand danger pour les peuples et les mouvements progressistes, mais aussi un rappel d’une nécessaire et urgente solidarité à développer.

    bjarne mortensen Le 18 juillet 2015 à 12:26
       
    • bjarne mortensen

      Je trouve votre analyse brillante, mais quelle est la solution ?

      Contraindre la BCE à fabriquer de la monnaie(comme la FED) ? Mais les peuples qui ont fait de gros efforts vont ils l’accepter ?

      Que chacun sorte de l’Euro, récupère ses billes, sa banque ?

      Quelle est votre solution ?

      totoLeGrand Le 18 juillet 2015 à 17:38
    •  
    • En réponse aux objections de totoLeGrand :

      L’Euro résulte d’une utopie libérale, d’une volonté politique de l’oligarchie. Les opinions publiques majoritaires ont adhéré à cette utopie dans une majorité de pays Européens.
      En raison du niveau très inégal de développement économique des différents pays de l’Euro, il faudrait, soit en prendre acte à la hauteur de la situation économique (crise systémique) et que les pays les plus riches soient prêts à en payer le prix (très élevé) pour une hypothétique "harmonisation" vers le haut, soit envisager le retour à des monnaies nationales, avec (éventuellement) parallèlement une monnaie commune.

      Tous les peuples ont fait des gros efforts, pour quel résultat ?

      La première option n’est guère praticable tant que prédomine la concurrence "libre et non faussée" de tous contre tous et non pas la coopération. Et tant que se pratique à grande échelle le dumping social et les paradis fiscaux.
      Les inégalités sociales se creusent sur fond de crise même dans les pays les plus riches. Les populations en ont "assez de payer pour les autres" disent les démagogues en omettant de parler des véritables profiteurs.
      L’enjeu est une plus grande prise de conscience par les populations de la nécessité de la lutte et de la solidarité. Pouvoir faire face aux partis politiques qui acceptent les règles du jeu supervisées par l’oligarchie et une extrême droite parfois fascisante.
      Syriza a puissamment contribué à cette clarification dans les consciences. Un premier combat d’envergure a été livré, l’affrontement va continuer.
      Bjarne Mortensen

      bjarne mortensen Le 19 juillet 2015 à 09:03
  •  
  • a ) la lutte des classes la vraie realite
    b) la droite n’a jamais eu de plan b social
    c ) le ps quand il n’y a pas da grain à moudre montre son vrai visage de droite hypocrite
    d ) dans un livre recent mme lacroix riz apporte les preuves historiques l’europe une creation des patronats allemand et francais avec le benediction des usa
    e ) il faut sortir du traite et de l’euro

    daumy Le 18 juillet 2015 à 12:29
       
    • A laquelle on peut rajouter
      f) une immigration du travail massive à visée de dumping social que dénonçait Georges Marchais en 1980.
      g) aujourd’hui une immigration sociale de masse qui finit de vider les caisses.
      h) Sans parler évidemment de l’idée majeure de casser les nations et leurs cultures, car comme disait Mitterrand :" le nationalisme , c’est la guerre". Vision pour le moins simpliste.

      totoLeGrand Le 18 juillet 2015 à 17:26
  •  
  • Enfin la sortie de l’euro est posée ! Oui il faut un plan B et se préparer à l’affrontement avec l’oligarchie, la finance et ses soutiens politiques.
    Ce qui vient de dérouler avec la Grèce valide les thèses économiques de F . LORDON, SAPIR, etc...
    Et ce ne sera pas une soirée de gala... pour ceux qui en doutaient encore...
    Que de temps perdu, car malheureusement dans ce qu’il est convenu d’appeler l’autre gauche, dans premier temps on a entendu et lu un soutien à Hollande, avant rétropédalage.. Ce qui veut dire que l’analyse de qui est jeu n’est pas faite...ou veut pas être faite !
    Comment faire confiance à tels dirigeants qui se trompent à ce point ?

    TB Le 18 juillet 2015 à 17:35
  •  
  • "Nous voudrions pouvoir mener une autre politique tout en restant dans la zone euro."
    Et pourquoi donc, Clémentine, vouloir rester dans la zone euro qui est intrinsèquement un instrument du néolibéralisme ?
    Merci de t’expliquer.

    François 70 Le 18 juillet 2015 à 20:18
  •  
  • Autain , il serait bien que vous reveniez à Marseille pour venir expliquer cela aux islamo gauchistes béats du Front de gauche marseille centre ( qui m’ ont quand même accusé à tort d’ harcèlement sexuel et de propager les faux tracts du FN , ce qui aurait mérité un dépôt de plainte de ma part )

    Ici à Marseille , si proche et si loin d’ Athènes , 100 personnes sont venues soutenir la Grèce et Tsypras les 3 , 5 et 7 juillet

    Comment vous le trouvez votre rapport de forces mme Autain ?

    Dit cela Aurélien Bernier avait vu cela avant vous dans les "tabous de la gauche radicale face au FN" où il pointait explicitement que la position mi figue mi raison du FdG face à l’ euro n’ était pas tenable et que le FN n avait qu’ en ramasser les miettes ... Sa dernière interview dans Marianne est encore plus dure pour le Front de gauche .

    STORA Antonin Le 18 juillet 2015 à 20:37
  •  
  • N’y-a-t’il plume et esprit plus expérimentés, acérés à Regards pour traiter d’un sujet aussi vital et ardu ? 2017ne justifiée pas n’importe quoi.

    Fulgence Le 19 juillet 2015 à 09:30
  •  
  • Réponse aux objections de totoLeGrand :

    L’Euro résulte d’une utopie libérale, d’une volonté politique de l’oligarchie. Les opinions publiques majoritaires ont adhéré à cette utopie dans une majorité de pays Européens.
    En raison du niveau très inégal de développement économique des différents pays de l’Euro, il faudrait, soit en prendre acte à la hauteur de la situation économique (crise systémique) et que les pays les plus riches soient prêts à en payer le prix (très élevé) pour une hypothétique "harmonisation" vers le haut, soit envisager le retour à des monnaies nationales, avec (éventuellement) parallèlement une monnaie commune. Tous les peuples ont fait des gros efforts, pour quel résultat ?
    La première option n’est guère praticable tant que prédomine la concurrence "libre et non faussée" de tous contre tous et non pas la coopération. Et tant que se pratique à grande échelle le dumping social et les paradis fiscaux. Les inégalités sociales se creusent sur fond de crise même dans les pays les plus riches. Les populations en ont "assez de payer pour les autres" disent les démagogues en omettant parler des véritables profiteurs.
    L’enjeux est une plus grande prise de conscience par les populations de la nécessité de la lutte et de la solidarité. Pouvoir faire face aux partis politiques qui acceptent les règles du jeu supervisées par l’oligarchie et une extrême droite parfois fascisante. Syriza a puissamment contribué à cette clarification dans les consciences. Un premier combat d’envergure a été livré, l’affrontement va continuer.

    bjarne mortensen Le 19 juillet 2015 à 09:57
  •  
  • Fulgence : "N’y-a-t-il plume et esprit plus expérimentés, acérés à Regards pour traiter d’un sujet aussi vital et ardu  ?"

    totoLeGrand  : Clémentine Autain, c’est du "blablabla."

    Deux lieux de parole diamétralement opposés, mais mêmes discours, sans le moindre éclaircissement.


    En 2011-2012, persuadé que seule paierait l’entente entre toutes les mouvances de la gauche radicale, j’ai adhéré à peu près à toutes, à l’exclusion de LO (dont je rejette l’enfermement, pas les analyses).

    Las, j’ai dû déchanter.

    Ce n’est donc pas comme porte-voix de qui que soit que je tente une dernière fois d’expliquer aux irréductibles ce que je crois avoir compris du texte de Clémentine Autain.

    Soulignant la nouveauté de l’expérience grecque ― affrontement entre un “pays gouverné par une gauche digne de ce nom ” et “la Troïka ” ― l’auteur y voit la démonstration que toute négociation est impossible et que le “plan B” est désormais le seul recours.
    Foin, par conséquent, de tout ergotage sur cette question.

    N’en déplaise à totoLeGrand, Clémentine Autain termine par des propositions concrètes : "création d’une monnaie complémentaire, contrôle des capitaux, non application des injonctions de Bruxelles, ou encore d’autres mesures de protection économique face au coup d’Etat financier qui menace".
    Sa conclusion : Il faut s’y préparer."

    A lire comme une base ouverte, non exclusive, de discussion.

    Jean-Marie Le 19 juillet 2015 à 14:05
       
    • Précision : c’est bien évidemment le texte de Clémentine Autain qui est à lire comme base ouverte de discussion.

      Jean-Marie Le 19 juillet 2015 à 14:29
  •  
  • Clémentine est l’archétype du raisonnement à vide. Une fois passée la paille de fer sur les actions des socialo-traitres, on en revient à des mots, des mots et encore des mots pour solidariser sur rien et pour un combat qui n’en est pas un. demain on changera de sujet.. L’UE mérite mieux et les grecs aussi - Clémentine ne fait pas le poids face à la montée du nationalisme allemand !

    BAILLERGEAU Le 19 juillet 2015 à 15:33
       
    • Bienvenu chez les trompettistes, mais aucun son ne sort, si ce n’est du vent.
      Clamer : "C’est des conneries, du blablabla", sans dire pourquoi, ni rien proposer, est-ce bien utile ?
      Sera-ce uniquement faute de temps ?
      Espérons-le.

      Jean-Marie Le 19 juillet 2015 à 19:33
  •  
  • Il faut clairement tirer les enseignements de cette expérience grecque (qui n’est pas encore terminée) "Nous désobéiront aux traités" Désolé mais cela n’est pas une stratégie mobilisatrice. Soit on décide que face à l’impossibilité de changer le caractère anti démocratique de cette union européenne il faut en sortir, soit on en accepte les règles et on disparaît totalement des radars de la vie politique. Tsipras aura au mois réussit à démontrer aux citoyens européens que la CE et l’euro ne sont ni plus ni moins que des outils de domination du capital financier et la caste qui en tire profit. Il est au pouvoir, il accepte contraint ces règles pour tenter de sauver ce qui peut l’être dans son pays exsangue. Mais nous allons attendre une hypothétique victoire pour "faire pareil". Le Front de gauche semble cette fois-ci avoir une analyse commune. Il faut maintenant mettre ses actes en concordance avec ses convictions. J’attends avant de prendre ma décision de vote (ou non vote) aux régionales une clarification sans tergiversation.

    Francis Le 19 juillet 2015 à 19:25
  •  
  • Je n’ai pas eu connaissance de l’intervention de Pierre Laurent au sénat. Qu’il ai été bon, soit. Il n’empêche que sa première réaction publique a été de se réjouir du rôle qu’ a joué la France et donc, Hollande. Je cite :"Il faut saluer le courage d’Alexis Tsipras et du peuple grec qui ont arraché un accord....Je me félicite du rôle positif qu’a joué la France dans la conclusion de cet accord". C’est l’expression quasi spontanée d’une ligne politique sur laquelle je ne ferai pas de commentaires. Le député Chassaigne (Puy-de-Dôme) était prêt, dans un premier temps à voter "oui" avec les gens des droite bleue et rose à l’Assemblée, au sujet de ce que d’aucuns osent qualifier d’accord pour la Grèce. (Marie-Georges Buffet, elle avait déclaré qu’elle voterait "non"). Ensuite ce fut un beau rétropédalage. Le flou, le zig-zag du PCF se confirment encore une fois de plus. De quoi rester songeur...Le terrible épisode grec met la gauche radicale ici et en Europe, au pied du mur : être au clair vis-à-vis du couple infernal EU / Euro.

    Babeuf

    Babeuf Le 20 juillet 2015 à 07:44
       
    • Babeuf
      Une cure psychanalytique pour nos dirigeants PS et PC devient urgente pour combattre leur mauvaise foi. Les uns admettraient enfin qu’ils ont glissé au centre, et même à droite pour certains, les autres qu’ils ont perdu leur boussole et que leur souci prioritaire est désormais la conservation de leurs potentats électoraux, quelles qu’en soient les conditions.

      Jean-Marie Le 20 juillet 2015 à 10:26
    •  
    • Quel rôle a joué Laurent, président de la GUE ( gauche unie européenne), alors qu’il n’est pas député européen !, dans la confiance apparemment aveugle de Tsipras envers Hollande, au moment des négociations avec l’Eurogroupe ? On sait que Laurent maintient des contacts étroits avec Hollande en toute discrétion. On sait aussi que Syriza est en contact permanent avec le PC à haut niveau et que le PC fait barrage aux autres formations de gauche dans ces rapports. On sait enfin que le communiqué de victoire des négociations de Laurent a été quasiment instantané. Cette concomitance me pose problème. Que Laurent, une fois lu le texte de l’accord ignoble, se soit fendu d’un discours réthorique lénifiant dont sa fonction de permanent l’a rendu maître, n’enlève rien à mon interrogation lourde de menaces pour l’avenir.

      Mac Cullers Le 20 juillet 2015 à 11:16
  •  
  • L’U.E. ne m’a jamais vraiment convaincu, désormais je pense que pour mettre en place de vrais changements, il faut en sortir, je parle de l’euro, des traités -de TOUS les traités- qui n’ont été mis en place que pour nous asservir, le reste est de la poudre aux yeux. Le programme l’Humain d’abord est-il applicable dans un cadre européen ? NON, ne pas le dire est grave, c’est une sacré responsabilité. Pas plus que le programme de Thessalonique avec Syriza, Podemos ou Sinn Féin.
    Tsipras a fait de lourds choix poitiques, en signant des accords renonçant à l’essentiel, en remaniant le gouvernement grec pour conserver la main, en faisant voter toutes les résolutions imposées par la troïka.
    Syriza finira par se scinder, le peuple grec commence à voir comment il a été dupé. Finalement, Tsipras applique la politique de Papandréou et de Samaras. La gauche radicale est en lambeaux que ce soit le PC ou le PG, ne sachant plus sur quel pied danser. Je pense que Mélenchon est au bord de voir autrement les solutions, Laurent nage encore dans des conceptions marxo-antédiluviennes (les sociaux-démocrates ne sont-ils pas tous au PS ?), et puis vous Clémentine Autain, vous maniez très bien l’opportunisme politique, mais n’apportez en fait aucune réponse concrète. Pour éclairer, lisez donc le petit dernier de Frédéric Lordon, il met en lumière toute une politique et les réponses qui se construisent avec. http://blog.mondediplo.net/2015-07-.... Tout programme de transformation doit inévitablement passer par là. C’est tout le travail que n’a pas fait -ou refusé de faire- Tsipras en se laissant enfermer.

    morellenoire Le 20 juillet 2015 à 13:26
  •  
  • Comme le dit le Yeti dans son blog de "Politis Hebdo", il faut que les dirigeants du FDg cessent de toujours se fier aux sondages : ce n’est pas comme cela que l’on construit une alternative. Relisons JP Sartre qui mpntre que le sondage est un groupe sériel qui n’a rien à voir avec le groupe actif qui transforme la société à l’image des indignés en Espagne.

    Alan Le 20 juillet 2015 à 14:44
       
    • (suite) Je parlais notamment du sondage prétendant que les grecs sont attachés à l’Euro. Aussi fiable que les sondages de l’avant référendum ...

      Alan Le 20 juillet 2015 à 14:45
  •  
  • Bien d’accord Jean-Marie !

    Mac Cullers, d’où tenez-vous ce que vous dites à propos de la chaîne de contacts que vous évoquez plus haut ? Intéressant. Je ne serais pas surpris...Merci de votre réponse.

    De toute façon, si je salue beaucoup de militants de base du PCF dont certains ne peuvent qu’être plus que dubitatifs - à eux de faire et de tirer les leçons -, il y a beau temps que je ne me fais aucune illusion sur la nature de l’appareil du PCF. Je l’ai connu stalinien et o combien ! Je le vois aujourd’hui sur une ligne réformiste qui n’est pas avouée comme telle. Je reste toujours surpris par la tonalité radicale que j’entends à la fête de l’Huma et le décalage dans les actes. J’entends encore les propos anticapitaliste d’un Thibault il y a quelques années, sur un stand de la même fête, je me rappelle qu’il s’était pratiquement prononcé pour le "Oui" au référendum sur le TCE de 2005. Il fut du reste désavoué par le CE de la CGT...

    Babeuf

    Babeuf Le 20 juillet 2015 à 19:09
       
    • @babeuf
      De sources sûres, je peux vous l’affirmer, et de haut niveau. Laurent a absolument voulu être réélu à la tête de la GUÉ, la sociale démocratie avait applaudi. C’était l’assurance que la contestation n’irait pas trop loin. Laurent jouant le go-between entre Hollande/Tsipras, c’est l’application de la méthode. Sauf que Laurent n’avait apparemment pas mesuré l’étendu des dégâts, pas plus qu’il n’a lu l’accord avait de faire paraître son communiqué triomphal.

      Mac Cullers Le 22 juillet 2015 à 18:16
  •  
  • Super, l’article ne parle pas de "diktat" mais de "rapports de force"...
    parce que fiers de ce qu’ils ont laissé à l’Histoire, tous crient au "diktat" se réfugiant derrière l’abominable système monétaire qu’ils ont eux-mêmes créés (?)... de ‪‎DSK‬ nommé au ‪‎FMI‬ par ‪‎Sarkozy‬ à Christine ‪‎Lagarde‬, déjà patronne chez ‪‎sarko‬ à François ‪‎Hollande‬ désormais auto-proclamé "avant gardiste" (?)...
    et appelle à la mobilisation collective.

    laurentgantner Le 21 juillet 2015 à 18:55
  •  
  • C’est bien dommage d’avoir attendu tellement de temps pour comprendre qu’on doit avoir une ligne stratégique. Ce texte pose très bien les termes de la réflexion.
    Pendant des années la gauche radicale a refusé de poser la question de la sortie de l’euro sans voir que c’était d’abord un élément de négociation et pas un objectif en soi. Arriver face à l’eurogroupe en disant "de toutes façons on veut rester dans l’euro" revient à se battre avec un pistolet déchargé. Varoufakis l’avait compris, lui qui est un spécialiste de la théorie des jeux. Son éviction était déjà un signe de capitulation.
    Le fait que maintenant le terme de "plan B" s’impose dans le langage de la gauche de manière quasi-unanime est une très bonne nouvelle en soi. C’est à dire par exemple qu’on peut revenir à la lecture de Lordon, de Sapir ou d’Emmanuel Todd en réféléchissant posément à ce qu’on peut retenir de leurs réflexions sans les vouer aux gémonies nationalistes. Eric Toussaint formule aussi un certain nombre de propositions qui permettent d’envisager la résistance monétaire face à l’Eurogroupe.

    gynogege Le 22 juillet 2015 à 11:43
  •  
  • Mac Cullers, bonsoir !

    Merci de votre confirmation. Je ne suis pas étonné et partage la teneur de votre fin de lignes.

    babeuf

    Babeuf Le 22 juillet 2015 à 19:14
  •  
  • Bonjour
    un plan B par ci, un plan B par là ?
    La sortie de l’Euro ?
    Il me semble que le plan A n’a pas encore été essayé !


    Lu dans l’Huma des 17/18/19 juillet
    Eric Toussaint :
    …/…
    Non je ne le crois pas. Le choix n’est pas entre le Grexit et le maintient dans la zone Euro assorti d’un nouveau plan d’austérité, en continuant à payer la dette. Il était possible de rester dans la zone Euro en désobéissant aux créanciers par l’invocation du droit. Des violations de droits humains sont en jeu, ici. Il fallait suspendre le paiement de la dette ; prendre le contrôle de la Banque de Grèce dont le gouverneur, nommé par Antonis Samaras, joue contre les intérêts du pays et peut-être aussi, lancer une monnaie électronique complémentaire qui aurait pu aider à faire face à l’assèchement organisé des liquidités, tout en restant dans la zone Euro.
    …/…


    Pour avoir lu et écouté Jacques Généreux, à l’époque où il était à la direction du PG, je retiens qu’il mettait en avant la notion de "désobéissance" aux traités tout en détaillants les mesures institutionnelle à prendre en parallèle pour en avoir les moyens au regard de la constitution française et la défense de l’Euro, à la nuance près qu’il n’en faisait pas une religion et affirmait pouvoir s’en passer si nécessaire, mais que ce n’était pas un préalable . . .
    A l’époque je ne voyais pas bien ce qu’il fallait entendre par là et je trouvais sa position sur l’Europe vraiment faiblarde.
    A la lumière de ce qui vient de se passer pour la Grèce j’ai complètement revu mon jugement.
    Tsipras et d’autres à la tête de l’Etat, (on le sait maintenant, en désaccord avec Varoufakis, d’où sa démission) se sont refusés après le référendum à utiliser ce genre d’arguments : les "décisions unilatérales" essentiellement parce qu’ils estimaient qu’une sortie de l’Euro et/ou de l’U€ était inenvisageable.
    Pour ma part je trouverais pertinent de rester sur cette ligne, à savoir, on provoque des négociations et si comme avec la Grèce la discussion ne peut avoir lieu (il faut lire et s’imprégner de l’interview de Varoufakis par Harry Lambert du « New Statesman") alors et alors seulement, on agit unilatéralement, et on est légitimé à le faire parce que on a dit qu’on le ferait et on a été élu la-dessus . . .Sauf que pour l’instant on n’a pas été élu, je sais . . . !

    RV Le 23 juillet 2015 à 20:00
  •  
  • L’expérience SYRIZA est un désastre qui a des conséquences sur l’Europe entière .
    Remonter la pente ne sera pas simple.
    La pantalonnade du gouvernement grec ne ressort pas seulement d’un accord mais de la mise au service de la bourgeoisie européenne de l’appareil d’état et son gouvernement.
    Car c’est le gouvernement grec qui frappe et cogne sur le peuple grec.
    Le peuple grec et ses travailleurs ont besoin de notre soutien , mais actuellement ça ne passe pas par le soutien d’un gouvernement grec qui les frappe .
    La question grecque illustre l’échec terrible d’une stratégie qui est peu ou prou celle du Front de Gauche , de Die Linke, de PODEMOS, ou du bloc de gauche au Portugal.

    Reste une autre question qui me semble mal abordée. Un plan B, par sortie de l’euro et / ou de l’Union Européenne, ne peut être mené à mon sens, et dans le contexte de l’UE sans une expropriation brutale et rapide de la bourgeoise , ses intérets, ses possessions, ses moyens de production, ses banques, son fric.
    Penser qu’une sortie puisse se préparer sans traiter de ces questions ne me semble pas raisonnable.
    Pas de plan B sans s’attaquer aux donneurs d’ordre en leur ôtant les moyens de nuire. Cela ne peut se faire sans demander au peuple de se saisir de tout ça.
    Enfin, dernier aspect, l’entreprise de diabolisation du peuple allemand qui vaut en creux de dissimuler l’entreprise d’exonération des intérêts de la bourgeoisie française et son gouvernement, l’exonération des groupes financiers européens, l’exonération de la bourgeoisie grecque, ses armateurs, ces 100 milliards planqués en Suisse, ses biens et possessions au pays et sa jeunesse dorée qui continue de se pavaner dans les cafés branchés, me semblent des tentatives de glissements nationalistes plutôt qu’une tentative de remettre à l’endroit ce qui gouverne le monde, la lutte des classes.
    je sais c’est archaique.

    Copas Le 26 juillet 2015 à 10:15
  •  
  • Bonjour Copas,
    Je partage l’esprit de vos lignes. Nous payons une triple addition :
    1) la victoire (que j’espère temporaire) d’une certaine hégémonie culturelle qu’a su déployer le capitalisme en récupérant certains thèmes d’émancipation, qui plus est, et ce, depuis 35 ans ; sans compter le redéploiement dont il a fait montre (malgré sa crise) avec les conséquences qui continuent de sévir dans le monde du travail et de l’entreprise (ex : le phénomène des désaffiliations)
    2) celle de la hideuse parenthèse du stalinisme qui fut un grand dévoiement de la belle idée de communisme
    3) les trahisons de la social-démocratie et de cette "gauche" actuelle dont l’entreprise de collaboration avec le capital en est arrivée à dévaluer totalement son nom.
    La gauche dite radicale n’est pas à la hauteur de la prise de mesure qui doit être de mise face à un capitalisme qui renoue avec son premier âge, celui de la sauvagerie. L’exemple grec atteste de cette incurie. Ne perdons pas espoir cependant (surtout pas !). Nous vivons une période terrible de reflux mais l’Histoire nous apprend aussi que "l’herbe nouvelle pousse en silence". Archaïque ? Alors, on est au moins deux !

    Babeuf

    Babeuf Le 27 juillet 2015 à 08:06
  •  
  • en décembre 2008, j’étais au meeting fondateur du pg à l’île-saint-denis, vous y étiez aussi avec votre bébé dans une poussette, qui doit maintenant être sorti du cp ou du ce1. j’espérais alors que, stimulés par l’exemple de die linke (oskar lafontaine était là ), nous allions construire un grand rassemblement de toute la gauche qui ne se reconnaissait plus dans la social-démocratie. s’il y a eu un front de gauche, décédé lors des municipales de 2014, l’ensemble des petits villages gaulois que sont ces petits partis et groupuscules de gauche n’a pas pris le chemin de ce grand rassemblement, d’où notre incapacité à mobiliser largement les français victimes de la crise et des politiques austéritaires conduites depuis 2002. je vous ai retrouvée à la réunion que vous avez animée en juin à carcassonne, et si j’ai apprécié vos propos, j’ai regretté que vous n’appeliez pas vraiment à ce grand rassemblement, même si nous avions sous les yeux l’exemple de podemos, partagé comme syriza entre une aile droite et une aile gauche. en tout cas, comme l’explique bien sapir sur le site "les crises.fr), il est clair que l’on ne pourra pas transformer l’uem ni sans doute même l’ue de l’intérieur, il n’y a plus désormais qu’une solution, la rupture. au fait, à votre réunion de carcassonne, j’étais en fauteuil roulant (suite d’un avc), je suis un vieux militant de 74 ans, et j’ai beaucoup apprécié vos propos et votre fraîcheur, votre vivacité. pour l’instant, je reste avec jean-luc, en attendant ce que va faire et dire la nouvelle direction du pg.

    georges glise Le 2 août 2015 à 18:01
  •  
  • Enfin Clémentine, comme beaucoup d’autres après la douloureuse expérience de Tsipras qui est allé au casse pipe sans aucun soutien significatif des peuples européens, commence à ouvrir les yeux ! Bravo

    Elle réalise que la construction d’une Europe solidaire passe par la case nationale , Elle dit :
    La perspective commune de transformation de l’Europe ne peut aboutir que si les équations nationales fonctionnent progressivement les unes après les autres.

    Le mot Nation ne doit pas être laissé au seul FN !
    Il est a la base de tout internationalisme.

    De plus elle propose des mesures concrètes d’un plan B :
    Et si cette voie passe par une monnaie complémentaire, un contrôle de capitaux, une non application des injonctions de Bruxelles, ou d’autres mesures de protection économique face au coup d’Etat financier qui menace, alors il faut s’y préparer.

    Elle ouvre un espoir : que la gauche radicale se rassemble sur un programme claire de la sortie de ce piège mortel que constituent l’UE et l’Euro monnaie unique.

    En fait cela pose le problème, comment reprendre notre souveraineté économique.
    Pour répondre à cette question, je vous renvoie à l’Article que j’ai publié dans Agoravox le 2 décembre 2014, sous le pseudo de HUBU
    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/ne-soyons-plus-les-esclaves-des-160221

    Hubert VIALLET

    Hubert VIALLET Le 3 août 2015 à 17:07
  •  
  • Clémentine Autain ne fait qu’ânonner et avec toujours un temps de retard les analyses des autres, reprendre des truismes de gauche sans développer ni s’engager concrètement et précisément. On ne peut contester que ce qui existe, vibre, dérange, questionne... Avec Clémentine, c’est toujours le moins de vagues possible, le vague sans conteste, plat.

    Fulgence Le 7 août 2015 à 10:23
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  • En écho aux propos de G.Glise, à propos du congrès du PG à l’Ile St Denis (93450). J’habite cette ville depuis 1965. où j’ai été Maire -adjoint de 1977 à 2001. A cette date la vile fut "prise"(?) par un maire EELV, grâce aux voix de la Droite locale, comme à Villejuif, tout récemment. Lors des municipales de 2014 des sympathisants du FdG se sont trouvés..........sur la liste du maire toujours soutenu par la Droite locale( pour l’essentiel) et sur la nôtre dont le représentant du PG local. Pour simplifier les choses, le PS et EELV faisaient liste commune dans le 9-3. La liste du maire a été reconduite avec 55 voix, environ de majorité sur 2500 votants et 38% d’abstentions. Dans ce galimatia politicien, une chatte ne retrouverait pas ses petits, ni une poule son couteau. Cririquer c que fait ( ou ne fait pas Syriza) paraît un peu présomptueux. NON ?

    jean-jules Le 14 août 2015 à 18:59
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