Accueil > Culture | Par Clémentine Autain | 21 décembre 2014

Sous mon sapin de Noël

Romans, essais, musique : voici dix sélections totalement subjectives, à offrir ou s’offrir. Des coups de cœur tout frais. Du beau, du bon, quoi. C’est la saison !

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Du poélitique – féministe

Lola Lafon, La petite communiste qui ne souriait jamais, Actes Sud, 320 pages, 31 euros. À retrouver dans la rubrique "Dans l’atelier" du prochain numéro de Regards.

Du tendre – mordant

Le Vrai Lieu – Entretiens avec Michelle Porte. Gallimard, 120 p., 2014, 12,90 euros.
Annie Ernaux, Regarde les lumières mon amour, Seuil, collection "Raconter la vie", 74 pages, 5,90 euros.

Du popu – tout beau et sérieux

Les ouvriers. La France des usines et des ateliers (1880-1980). Les Arènes, 34,80 euros.

Du roman d’époque – question d’identités

Karine Tuil, L’invention de nos vies. Le livre de poche, 7,90 euros.

Du coco – pour comprendre

Roger Martelli, L’occasion manquée, Arcane 17, 124 pages, 12 euros.

Du violet – pour les petit-e-s

Delphine Beauvois et Claire Cantais, On n’est pas des poupées. Mon premier manifeste féministe. La ville brûle, 13 euros.
On n’est pas des super héros. La ville brûle, 13 euros,

De la lutte des classes – pour enfants

Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon et Étienne Lécroart, Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ? La ville brûle, 8,50 euros.

Du tendance – réussi

Album de Fauve, Vieux Frères.

Du PS – il faut bien en rire aussi

Bruno Gaccio, Petit manuel de survie à l’intention d’un socialiste dans un dîner avec des gens de gauche, LLL, 9,90 euros.

Et, last but not least, un abonnement à Regards

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  • LETTRE DU PÈRE NOËL À CLÉMENTINE AUTAIN
    Chère Clémentine,

    J’apprécie beaucoup votre combat politique et la manière dont vous le menez. J’en suis solidaire. Par contre vos propositions de cadeaux à déposer sous le sapin me laissent dubitatif et même navré. Par respect, je tiens à vous l’écrire.

    Les livres proposés sont excellents - là dessus, il n’y a aucune réticence de ma part – mais quelques questions me viennent à l’esprit. Pourquoi un choix si franco-français ? En ce 25 décembre, je viens de parcourir le monde et je témoigne de l’extraordinaire richesse littéraire des 5 continents. Cette mondialité artistique et aujourd’hui précieuse pour contrecarrer la mortifère mondialisation libérale.

    Autre question. Pourquoi la majeure partie de vos choix ont un lien direct – voire téléphoné –
    avec le militantisme ? L’amour de la littérature ne vous suffit-il pas ? Art et politique ont à voir ensemble, c’est sûr. Mais cette relation brouille les évidences simplificatrices. Picasso a peint beaucoup. Le plus grand nombre de ces œuvres n’ont pas à voir avec un sujet politique.
    Et pourtant la manière dont il nous permet de voir différemment la beauté est en soi émancipatrice. Perdre cela de vue nuit beaucoup à l’émancipation.

    Et alors patatrac… votre conseil musical (le seul ) est terriblement consternant. Un produit de plus dans la prolifération marchande du conformisme actuel. Des textes à prétention « spoken word » ne dépassent pas le niveau d’un radotage pré-ado et flemmard. Le titre « Infirmière » est d’un ridicule gaguesque. La musique pauvre, lisse, aseptisée, formatée, exprime l’adhésion engourdie et passive à un monde normalisé. Rien de « Fauve », justement.
    Une imposture de plus de la société du spectacle. Comme le dit Bernard Lubat : « Le capitalisme tient le petit homme par le bout de l’oreille ». La marchandise s’insinue comme valeur à notre insu.

    Je ne vous en veux pas, mais si je prends le temps d’écrire c’est qu’il ne s’agit point d’une question de détail car le diable se cache dans les détails. Moi-même je suis
    une créature produite par le marché et inventée par Coca Cola pour dresser les mômes au consumérisme, je connais bien le sujet et cherche à m’en sortir. Alors anticapitalistes, faîtes aussi un effort culturel ! Que diable !

    Ma missive est déjà longue et, donc, je ne proposerai pas de contre-sapin. Mais puisque ce groupe se réclame du spoken word, réécoutons ou découvrons Gill Scot-Heron. Voilà de l’écriture travaillée et signifiante, de la musique non domestiquée désagréable à l’oseille. C’est vrai qu’il chantait dès 1971, « The Revolution will not be televised »… sinon dans l’actualité, il y a le dernier Sage Francis, le dernier The Roots… J’arrête, pas de contre-sapin.

    Joyeuse fêtes
    Le Père Noël

    Le Père Noël Le 25 décembre 2014 à 17:02
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