Accueil > Politique | Par Clémentine Autain | 12 juin 2015

Un doigt gouvernemental aux frondeurs et aux sans-dents

Si les "frondeurs" avaient un doute, cette semaine l’aura lessivé : le coup de barre à gauche n’aura pas lieu. Falcon, migrants, droit social : le Congrès du PS passé, Jean-Christophe Cambadélis consacré à sa tête, Hollande et Valls hâtent le pas.

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L’accélération commence sans fard dans un avion. Dès le samedi soir, la messe est dite. Alors que la crise institutionnelle et démocratique bat son plein, que la défiance à l’égard des dirigeants politiques atteint des records, le premier ministre s’offre un voyage familial en Falcon. Le vendredi, Manuel Valls s’affichait à dîner avec Papandréou. Le samedi, alors que les militants sont à Poitiers, il s’offre une virée en famille à Berlin aux frais de la République. Et se paie le luxe de mentir, invoquant un impératif de rendez-vous avec Michel Platini ce soir-là. Celui qui demande aux Français de « faire des efforts » s’offre grand train. Ainsi va la "gauche" au gouvernement. On se pince.

La polémique sur le voyage de Valls aura un tant soit peu marginalisé la nouvelle loi en préparation visant à broyer un peu plus le droit du travail. Le grand plan annoncé pour les PME et TPE n’est qu’une nouvelle allégeance à la logique du Medef. Les représentants de salariés n’y trouveront aucune satisfaction. Le CDD est promis à deux renouvellements et non plus un quand les licenciements seront facilités. Le nouvel arsenal ne produira aucune baisse de la courbe du chômage mais aura, une nouvelle fois, brisé des droits sociaux. Ce sont les inspecteurs du travail qui vont bientôt se retrouver au chômage… Grâce à un gouvernement "de gauche". On s’étrangle.

Une faute morale, une annonce de casse sociale n’auront pas suffi cette semaine. Pour être complet et cohérent, le gouvernement a procédé à l’expulsion violente de migrants. La Halle Pajol restera dans les mémoires comme le Saint-Bernard du gouvernement Hollande-Valls. Les images et récits qui circulent sur les réseaux sociaux sont édifiants. Est-ce ainsi que la France traite des êtres humains sur son territoire ? Le récit gouvernemental ne frémit pas : « Nous avons agi avec humanité », a-t-on entendu dans la bouche de tant de dirigeants PS. On se révolte.

Le cœur de la politique du gouvernement, alliant libéralisme et contrôle social, déconnexion avec le monde réel et indécence morale, s’est déployé en quelques jours. C’est la semaine du doigt gouvernemental aux "frondeurs" et aux sans-dents.

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    C’est reparti ! Sans vergogne est orchestrée contre moi une attaque mensongère, mille fois recommencée, à propos des langues régionales. Dans cette mêlée confuse, on trouve, d’un côté, des progressistes ainsi que quelques amis trop rapides dans leurs analyses et, de l’autre, d’odieux ethnicistes d’extrême droite identitaire, qui reprennent à intervalle régulier le même procès calomniateur contre mes positions sur le sujet. En cause cette fois ci : mon vote mercredi dernier au Parlement européen contre un rapport de M. Alfonsi préconisant la ratification par les Etats de l’UE de la Charte des langues régionales du Conseil de l’Europe. Contrairement à ce que prétendent mes calomniateurs, mon vote n’était nullement dirigé « contre » les langues régionales ». Il l’est contre la Charte des langues minoritaires. En atteste mon explication de vote. Confondre les deux questions est le signal d’une volonté de manipulation. Car j’ai déjà expliqué mes positions et les distinguos qu’elle contient à de nombreuses reprises, non depuis huit jours mais depuis quatorze ans. Jamais aucun de mes détracteurs ne s’est donné le mal de répondre sur le fond de mes arguments. Tous ont préféré les vociférations et invectives : cela leur permet de se dispenser d’être obligés d’assumer le contenu des articles de la Charte dont je condamne l’application.

    Oui, je suis absolument opposé à la ratification des articles de cette Charte que le Conseil Constitutionnel français a condamnés. Notez que je parle des articles retoqués, non de la Charte dans l’ensemble de ses dispositions. Notez également qu’une bonne partie des dispositions de la Charte s’appliquaient en France avant la Charte et s’appliquent depuis sa promulgation. Personne ne demande que ces dispositions-là soient abolies. Je dois le répéter : le problème que me posent ces articles n’a rien à voir avec la diffusion des langues régionales. Il concerne la nature républicaine des institutions que cette charte entend abroger. En effet, son contenu comme ses origines contredisent plusieurs principes républicains, à commencer par le plus essentiel : le principe d’égalité des citoyens devant la loi et les services publics. Mes arguments à ce sujet sont connus car je les ai déjà clairement exposés à plusieurs reprises. Je l’ai fait dès 1999, quand cette Charte a été signée par la France et que le Conseil constitutionnel s’est opposé à sa ratification, en rappelant que « les principes fondamentaux de la République s’opposent à ce que soient reconnus des droits collectifs à quelque groupe que ce soit, défini par une communauté d’origine, de culture, de langue ou de croyance ». Ceux qui m’attaquent depuis cette époque connaissent parfaitement mes prises de position et mes arguments. La campagne qu’ils mènent contre moi, en confondant volontairement la discussion de la Charte avec celle sur la diffusion des langues régionales, est donc clairement malhonnête et politicienne. Pour ceux qui veulent connaître mes arguments dans le détail, je vous renvoie à la note que j’ai publiée à ce sujet en 2008 sur mon autre blog, où se trouve l’intégralité du discours que j’avais fait au Sénat à l’époque. Je résume ici mes arguments, en partant précisément de ce discours.

    Pour moi, la question n’est pas de savoir si l’on est pour ou contre les langues régionales. Ce serait absurde. Comment peut-on être « contre les langues régionales » ? Qu’est-ce que cela pourrait vouloir dire concrètement ? Abroger les lois existantes qui les protègent ? Je ne l’ai jamais ni demandé ni souhaité. Être contre le bilinguisme ? Pourquoi ? Je suis moi-même bilingue. Encore plus ridicule serait le fait d’être « contre la diversité culturelle ». En réalité, je suis dans la position de celui qui défend cette diversité contre une vision étroitement ethniciste de la diversité en France. Pourtant, il semble que quiconque refuse la Charte et n’obtempère pas immédiatement et sans discussion à l’ordre de l’adopter les yeux fermés est aussitôt accusé d’être « contre les langues minoritaires » et « contre la diversité culturelle ». Dans la foulée, les mêmes en profitent pour garnir leurs accusations de quelques insultes contre le « jacobinisme », dans une définition de ce dernier qui démasque souvent l’origine réactionnaire de ces imprécateurs. Les amis de la « Charte » oublient de faire connaître le contenu de celle-ci et les problèmes qu’elle soulève dans la conception républicaine. Ils posent aussi un voile d’oubli très inquiétant sur les origines politiques sulfureuse de ce document. Pour moi, une attitude rationnelle et argumentée consiste au contraire à se demander si le cadre légal existant est adapté, car il en existe déjà un, ou si la France a besoin de ratifier l’ensemble de cette Charte européenne des langues régionales ou minoritaires pour faire progresser la diffusion de celles-ci.

    En premier lieu, je veux rappeler que la République protège les langues régionales. Je n’accepte donc pas la caricature qui voudrait faire croire que la République française réprime ou méprise ces langues. Ce n’est pas vrai ! La France s’est dotée dès les années cinquante d’un cadre législatif très favorable aux langues régionales. Elle a été et reste, aujourd’hui encore, en avance sur beaucoup de pays d’Europe dans ce domaine. La loi du 11 janvier 1951 relative à l’enseignement des langues et dialectes locaux, qui porte le nom du socialiste Maurice Deixonne, a officiellement autorisé et favorisé l’apprentissage des langues régionales de France dans l’enseignement public. C’est le cas, dès cette époque, du basque, du breton, du catalan et de l’occitan, auxquels se sont ajoutés ensuite le corse en 1974, le tahitien en 1981, et quatre langues mélanésiennes en 1992. De sorte qu’aujourd’hui, et depuis 1970, tous les élèves qui le souhaitent voient ces enseignements pris en compte pour l’obtention du baccalauréat. La loi Toubon de 1994 a confirmé ce cadre légal favorable. Lionel Jospin, par la loi du 22 janvier 2002, a mis des moyens particulièrement importants à la disposition de l’enseignement de la langue corse, si bien que quiconque le veut peut suivre un enseignement en corse à l’école, au collège et au lycée, à raison de trois heures par semaine. Ici, la Charte n’apporte strictement rien de plus à cette situation. La question posée est plutôt de savoir si les moyens de ces enseignements sont mis à disposition ou pas.

    La République a aussi contribué, en lien avec les collectivités locales qui le demandaient, à rendre possibles les signalisations routières bilingues, ce qui permet, dans certains départements, de pouvoir enfin lire les indications rédigées en français, qui étaient jusque-là surchargées de graffitis en langue locale. Par ailleurs, de nombreuses régions font preuve d’innovation pour favoriser le développement des cultures et des langues régionales. Jamais leurs initiatives n’ont été brimées ou abrogées par l’Etat. Par conséquent, rien dans le cadre légal et réglementaire actuel, ni dans la pratique effective, n’est de nature à brider la pratique et la transmission des langues régionales. Et il n’existe pas une voix en France – et certainement pas la mienne ! – qui s’oppose à ce que soient pratiquées les cultures ou les langues régionales. Si le nombre de locuteurs diminue et si leur âge moyen s’élève, il faut en chercher la cause ailleurs que du côté de la République et de la loi ! Cependant il est tout à fait clair que je m’oppose à ce que l’on soit obligé d’apprendre ou de parler sur notre territoire une autre langue que le français. Tout doit être proposé, et non imposé, avec la plus large palette de choix possibles. Ce qu’il faut dénoncer à cet instant, c’est la domination de l’enseignement de l’anglais comme seconde langue et la volonté a peine cachée des élites libérales et solfériniennes d’y soumettre tous les jeunes français. Celles-là n’ont aucun mal à voter tout ce qui leur est suggéré au Parlement européen, alors qu’elles font le contraire et organisent la marginalisation de leur propre langue nationale. Je note que mes détracteurs n’ont rien à dire à leur sujet.

    La domination croissante de l’anglais est pourtant la seule véritable menace qui pèse aujourd’hui sur la diversité linguistique. Avec le développement de l’enseignement des langues étrangères à l’école primaire, l’anglais est aujourd’hui la langue étrangère enseignée dans 93% des cas à l’école, alors que qu’elle ne représentait que 76% en 2002. Résultat : l’enseignement de l’espagnol et de l’italien ont été réduits de moitié dans le primaire, et celui de l’arabe a quasiment disparu, au point que la statistique de l’Education nationale affichait dans cette langue un chiffre de 0 % à la rentrée 2012 contre 0,2 % à la rentrée 2006. Dans le secondaire, ce n’est pas mieux puisque l’anglais est désormais la 1ère langue étrangère enseignée dans 95 % des cas. Alors que l’arabe est la 2ème langue parlée en France, elle n’est enseignée qu’à 9 000 élèves dans le secondaire, soit à peine 0,1 % des effectifs. C’est trois fois moins que le chinois et près de deux fois moins que le russe. Et surtout, c’est 20 % de moins que dans les années 1980, alors que les demandes non satisfaites sont toujours importantes. Faute de places dans l’Education nationale, les demandeurs doivent se tourner vers le secteur privé, confessionnel ou associatif, où le nombre de jeunes qui apprennent l’arabe est désormais 10 fois supérieur à celui des élèves auxquels il est enseigné en classe. Et la situation s’aggrave, puisque les postes ouverts par l’éducation nationale au concours de professeur d’arabe sont en chute libre : vingt postes en 2002, cinq en 2006 et aucun en 2011, le concours ayant carrément été fermé, avant d’être rouvert en 2012 mais sans qu’aucun candidat n’ait été admis. Avec l’arrivée de Vincent Peillon au ministère, on ne compte que deux postes ouverts en 2013. Par comparaison, quatre postes ont par exemple été ouverts par le même ministre au concours de professeur d’occitan. Alors que l’enseignement de la deuxième langue de France est donc sinistré, à l’inverse, la demande d’enseignement en langues régionales est largement satisfaite, y compris grâce à des classes à très faibles effectifs, ce qui permet à 400 000 élèves d’apprendre une langue régionale en France. On réalise avec ces quelques chiffres que le vrai problème de diversité linguistique en France ne tient pas seulement au sort réservé aux langues régionales, mais à la domination de l’anglais et à la relégation de la langue arabe.

    Un argument souvent asséné est que la France serait l’un des « rares » pays européens à ne pas avoir ratifié la Charte. Pourquoi ce mensonge ? Cette Charte est très loin de faire l’unanimité dans notre continent. Quatorze pays membres du Conseil de l’Europe ne l’ont pas signée, dont la Belgique, le Portugal, la Grèce ou l’Irlande, qui ne sont pas des États réputés liberticides. Et puis, de quoi parle-t-on ? La France a signé la Charte ! Parmi ceux qui ont signé cette charte, comme la France, neuf États ne l’ont pas ratifiée, dont l’Italie. Au total, vingt-trois pays membres du Conseil de l’Europe se refusent donc à rendre applicable cette Charte sur leur territoire. Cela peut être attribué non pas exclusivement à leur « mépris pour les langues régionales minoritaires », mais probablement à d’autres causes. Pourquoi ne pas les examiner ? Pourquoi se contenter de condamner tout le monde en bloc sans examen des motivations ? Et, surtout, sans considérer quelle est la situation réelle sur le terrain de ces Etats ! La France, par exemple, applique déjà beaucoup d’articles de la Charte sans avoir eu besoin de sa ratification pour le faire.

    Comment ne pas voir que la définition des langues minoritaires donnée par cette Charte est extrêmement discutable et confuse ? Elle exclut de son champ d’application toutes les langues des migrants – je pense à l’arabe, à la langue berbère, et à bien d’autres –, comme si les citoyens qui les parlent du fait de leurs liens familiaux, alors qu’ils sont Français, devaient considérer ces langues comme des langues étrangères ! Aurait-on l’intention de dire aux Algériens, aux Sénégalais, aux Maliens et à combien d’autres encore, de considérer la langue française, langue officielle de leur pays, comme une langue étrangère à leur culture ? Veut-on ignorer que la langue française est dite « langue en usage commun » pour 29 pays dans le monde, dont 13 qui la considèrent comme la langue officielle et 16 comme la co-langue officielle ? Dès lors, en sens inverse, pourquoi les langues de ces pays seraient-elles considérées comme des langues « étrangères » en France si elles sont parlées par des centaines de milliers de personnes ? C’est pourtant ce que fait cette Charte ! Elle instaure donc ainsi entre les langues minoritaires une discrimination ethniciste qui ne veut pas dire son nom mais qui est bien réelle !

    Dans le contexte actuel, ce genre de tentation ethniciste prend un relief singulier. Celui que lui a donné Samuel Huntington et sa « théorie du choc des civilisations ». Pour ses partisans, dorénavant, « dans le monde nouveau, la politique locale est “ethnique”, et la politique globale “civilisationnelle” ». Derrière le fatras des bavardages mal ficelés sur la prééminence de l’ethnique dans la définition de civilisations, de son fondement culturel ancré dans la religion, Huntington est un théoricien de la balkanisation des Etats-nations et de la fracturation de l’unité de leur cadre juridique. Dans cette théorie, la Nation cesse d’être une communauté légale une et indivisible où la loi est la même pour tous puisqu’elle est décidée par tous. Les nations sont alors des collections provisoires de peuples différenciés par la diversité de leurs langues et de leurs religions et des droits y afférents. Nicolas Sarkozy avait traduit en français cette doctrine quand il déclara, dès son élection, que le premier risque que courrait notre pays était celui d’une « confrontation entre l’islam et l’occident » mettant face à face la deuxième religion de notre pays avec une région et ses supposés natifs « enracinés ».

    J’aborde donc ce qui constitue pour moi le cœur du problème. Il ne saurait être question, sous prétexte de respect de la diversité culturelle, d’admettre une différence de droits entre citoyens égaux. Ce serait en contradiction absolue avec la pensée républicaine. Il n’y a pas lieu de créer des droits particuliers pour une catégorie spécifique de citoyens. Le fait de parler une langue différente ne suffit pas à instituer des droits particuliers en faveur de ses locuteurs ! Or, c’est ce que prévoit explicitement la Charte. Elle prétend encourager la pratique de ces langues « dans la vie publique et la vie privée ». L’expression a l’air banale. Elle ne l’est pas du tout.

    S’agissant de la vie privée, je rappelle que le caractère laïque de notre République interdit que les institutions gouvernementales et étatiques fassent quelque recommandation que ce soit concernant la vie privée des personnes. Quant à la « vie publique », la Charte demande aux Etats de « prendre en considération les besoins et les vœux exprimés par les groupes pratiquant ces langues ». […] Va-t-on pour cela élire des représentants des locuteurs de telle ou telle langue ? Créer un sénat des nationalités ? Non ! Ce serait en totale contradiction avec l’idée d’égalité républicaine ! Mais le pire est cette idée de « faire bénéficier de procédures en langues régionales devant les autorités judiciaires », comme le prévoit l’article 9 de la Charte, ou devant les services publics, comme l’exige l’article 10. Témoigner, poursuivre en justice, signer des contrats dans une autre langue que la langue française constituerait un recul par rapport à l’ordonnance de Villers-Cotterêts de François Ier. Pourtant, c’est ce que prévoit cette Charte européenne des langues régionales ou minoritaires !

    Le Conseil constitutionnel a donc eu raison de dire, en 1999, qu’en conférant « des droits spécifiques à des “ groupes ” de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l’intérieur de “ territoires ” dans lesquels ces langues sont pratiquées, [cette Charte] porte atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français ». Pour toutes ces raisons, la République française n’a donc rien à gagner à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Elle ne pourrait que se renier en le faisant. Elle doit, tout au contraire, continuer une politique bienveillante et intégratrice, qui donne aux cultures et aux langues régionales toute leur place, dès lors que la République est première chez elle ! S’il faut avoir une discussion sur le sujet en France, elle doit porter sur les moyens à mettre en œuvre pour favoriser l’apprentissage des langues, la connaissance, la pratique et la création dans les cultures que l’histoire du pays nous a léguées. Pas de créer des discriminations, des dominations et, pour finir, faire de l’ethnicisme un horizon contre la nation républicaine.

    Mélenchon Jean Luc Le 12 juin 2015 à 17:45
       
    • Jean Luc arrête de te justifier

      tu emploies trop les mots République et Nation pour une partie de la gauche radicale

      encore heureux que Politis ne t ait pas classé parmi les réacs de gauche sur sa dernière Une ;)

      mais tu y as échappé de peu

      Vive la LCR NPA ENSEMBLE

      Vive la gauche relativiste : le meilleur allié du FN ; )

      Thierry HERMAN Le 12 juin 2015 à 23:08
    •  
    • Enfin un commentaire intelligent dans ce journal insipide à force de vouloir coller au tout sauf Mélenchon de C. Autain. Mélenchon ne se "justifie" pas, il explique de bonne foi ses arguments à des contradicteurs qui n’en ont pas (de la bonne foi). Merci Jean-Luc de n’être pas un "nain politique", car l’espèce commence à pulluler.

      Mac Cullers Le 13 juin 2015 à 00:33
    •  
    • Entièrement d’accord avec toi Jean-Luc sauf pour l’anglais qui, qu’on le regrette ou non, est dans les faits devenu la langue internationale dans les échanges scientifiques, économiques, diplomatiques, mais également pour les voyages touristiques.
      Grâce à l’anglais j’ai pu me faire comprendre pour les besoins courants en Chine, Grèce, Russie, Pologne, Croatie, Italie (même si je préfères "baragouiner" un italien approximatif), en Hollande et même en Espagne, le Français étant malheureusement en perte de vitesse dans ces pays.

      Fulgence Le 13 juin 2015 à 00:53
  •  
  • Seuls les simples d’esprit et les carriéristes peuvent continuer de prétendre que le P"S" peut être "redressé" de l’intérieur !

    François 70 Le 12 juin 2015 à 17:45
  •  
  • Hollande a commis une faute majeure en début de septennat : se mettre à dos , les riches, les investisseurs et les créateurs d’entreprise. Car se sont bien eux qui créent l’emploi.

    Les mesures prises ici vont bien sûr dans le bon sens car elles tentent des rassurer les petits employeurs qui sont terrorisés par leur salariés et par le droit social français qui est délirant (seuls les étudiants de gauche qui ont étudié pendant 5 ans après le bac le droit du travail arrivent à s’y retrouver). Mais je crains que ça ne suffise pas car les milieux professionnels ont une telle image négative de ce gouvernement (du fait de ses positions initiales top à gauche) que de toute façon, ils n’embaucheront pas.

    totoLegrand Le 12 juin 2015 à 19:20
  •  
  • Et C. Autain qui parle encore des frondeurs ... Là c’est moi qui me pince !

    Mac Cullers Le 13 juin 2015 à 00:45
       
    • Ce blog vire au grand n’importe quoi ! ce n’est pas JLM qui a envoyé ce texte même s’il est de lui !Je pense qu’en décembre on sera au bout du bout du n’importe quoi !

      Dominique FILIPPI Le 13 juin 2015 à 10:36
  •  
  • Je ne vois pas ce que le texte de JLM (quel que soit par ailleurs son intérêt), copié-collé par quelqu’un d’autre, comme en témoigne la première ligne ( Exporter ce billet au format pdf Envoyer cet article Imprimer cet article) vient faire en réponse à ce billet de Clémentine Autain. N’y a-t-il pas de modérateur sur ce site ?

    BLep Le 14 juin 2015 à 08:09
       
    • Pour une fois que Mélenchon s’exprime directement dans Regards, on ne va pas bouder notre plaisir fusse au détriment d’un argumentaire fondamental de Clémentine Autain sur le touché rectal au sein du PS.

      Fulgence Le 14 juin 2015 à 09:55
    •  
    • Allez Fulgence, rajoutez-en... Ce n’est pas responsable, de votre part !...

      Aubert Sikirdji Le 14 juin 2015 à 10:15
  •  
  • perso je crois que jacques chirac était plus à gauche que manuel valls c’est dire à quel point il est en train de dégouter les gens de la gauche. Autour de moi je n’ai jamais entendu autant de méfiance d’insultes etc.. envers la "gauche".Même les mecs de quartier commence à se demander si marine peut être une solution pour eux autant dire que tout part grave en sucette...

    madmen Le 15 juin 2015 à 13:58
  •  
  • Attention !
    Une fois de plus,les mots dépassent la pensée.
    Les projets de la droite sont catastrophiques.
    ’Le bruit et l’odeur’ et en plus ’les allocations familiales ’,c’est Chirac ,pas Valls !
    Juppé,Pasqua,LR(UMP) ont de terribles projets pour le peuple français.La santé,l’éducation,le droit du sol,la laïcité,l’unité de la langue,la république est menacée.
    Au parlement européen,certains ex-amis de Chirac ont aidé Marine Lepen,en donnant leur soutien à la constitution d’un groupe Lepeniste.
    Cela donnera une force de frappe supplémentaire à Marine Lepen:argents,logistique,etc..!
    Les fascistes montent en puissance:ni haine,ni oubli,unité !

    Maurice Le 16 juin 2015 à 08:55
       
    • @maurice.

      Pas as une faute d’orthographe , une syntaxe irréprochable , tu l’as piqué où et à qui ce commentaire,encore, tricheur !!!

      Fulgence Le 16 juin 2015 à 10:01
  •  
  • Sacrés contributeurs où les pseudos,Fulgence,Aubert Sikirdji,Dominique Filippi,Mac Cullers,Blep dissimulent un seul contributeur,avec la complicité de qui ?
    Allons ,être démasqué,ça te dérange,pourquoi ?
    Tes mauvais coups,ont ils des finalités de manipulations politiciennes ?
    C’est si facile de faire sortir du bois mouvementiste,le loup enragé anti-PCF.
    Et ensuite de faire un copier/collé pour l’envoyer à Pierre Laurent,insulté ,méprisé ici.
    C’est au FN,chez les nazillons ou chez les trotskystes que tu as appris cette hargne anti-PCF ?
    Ton esprit ’chien de meute’,il te vient d’où ?
    La solution,c’est que tu arrêtes définitivement,tes attaques,quelque soit ton pseudo, anti-Pierre Laurent et anti-PCF.
    Compris ?pas d’insultes pour mon parti,le PCF et mon dirigeant,Pierre Laurent,c’est le minimum.

    Maurice Le 16 juin 2015 à 11:10
       
    • Maurice, sincèrement : prends soin de toi. Tu es en train de péter une durite...

      Aubert S. Le 16 juin 2015 à 11:49
  •  
  • Pas du tout !
    Tu sais très bien que tu utilises plusieurs pseudos,ici.
    Ton principe est,pas vu pas pris mais je maintiens !
    De plus tu détestes que ces manipulations dans ces commentaires du blog,soient révélées au grand jour.
    Loupé !!!!!!!!!!!

    Maurice Le 16 juin 2015 à 20:42
       
    • Maurice, je vous confirme, moi, que vous déraisonnez gravement. Vous êtes en totale conviction délirante. Regards va devoir faire quelque chose pour vous.

      Aubert S. Le 16 juin 2015 à 21:16
    •  
    • ...Et vous ne pouvez dire ce n’est pas moi c’est l’autre. N’auriez vous pas utilisé, par exemple, vous-même, un pseudo qui s’est éclipsé, à savoir "Souvenir/Avenir" ?...

      Aubert S. Le 16 juin 2015 à 21:19
  •  
  • @ Maurice
    ...Devant ces rives de folie dure où l’homme se révèle être un loulou pour l’homme... : que reste-t-il d’autre à dire que : au secours, non pas tant un fascisme de nouveau genre, que la paranoïa, très adroite, jusqu’à un certain point, pour nous tenir à sa merci, revient !... Non, Maurice, c’est moi qui le maintiens, ...votre « crispation identitaire », comme diraient certains, vous amenant à voir le mâle effet d’un unique complot, venant désormais de partout d’où l’on « s’opposerait » à vous, et vous obligeant à ficeler vos adversaires imaginaires au même poteau, ...c’est elle qui pose problème et questions...Il n’existe pas de « démonstration » possible ni plausible de ce que vous dites... C’est dans « Dieu » que plusieurs ne font qu’un !... Une affaire qui ne relève que du ministère du mystère...Mais chut !... Faut pas le dire... Qui ne dit mot consent...
    Sioux plait, allez vous faire soigner !...

    Aubert S. Le 17 juin 2015 à 09:11
  •  
  • Aubert Sikirdji,cela fait longtemps que vous faites le censeur ,ici,en ’terrorisant’ les contradicteurs comme sur les posts ci dessus.Traiter quelqu’un de fou,est caractéristique des grands détraqués qui versent dans le totalitarisme ,comme les bolchéviks,trotskystes ou staliniens,c’est pareil.
    Or c’est ’celui qui dit,qui hait’ pour vous,comme pour les autres.
    La démonstration est faite dans vos posts ici.
    Aucune place n’existe pour une parole ,autre que la votre,coordonnées à plusieurs pseudos,dans les commentaires ici.
    Comme vous le savez,ça s’appelle ’la perversité particulièrement cryptée grâce à l’anonymat des pseudos.
    Vos posts plein de haine envers Pierre Laurent et le PCF, ne resteront pas sans conséquences.

    Maurice Le 17 juin 2015 à 09:19
       
    • Ouh là !...

      Aubert S. Le 17 juin 2015 à 09:47
    •  
    • ...Un terroriste qui dit à qui veut l’entendre que tout homme est gardien de son frère ?...

      Aubert S. Le 17 juin 2015 à 09:51
  •  
  • ’Tsipras joue fin et bien. L’Union européenne entre dans une grande zone de turbulences du fait de la sottise de ceux qui la dirigent de façon si grossière et brutale. Je détaille ma façon de lire la séquence en cours. Je reviens aussi sur la trouvaille de Hollande qui remet sur le tapis la question des articles anticonstitutionnels de la Charte des langues régionales. Le tour de passe-passe sur ce sujet n’est pas perçu par beaucoup qui croient sincèrement qu’il s’agit de défendre et encourager la pratique et la culture des langues régionales. Ils ne voient pas le contenu réel en cause.’
    êtes vous d’accord avec cette citation de Jean Luc Mélenchon ?
    blog de JLM daté du 09/06/2015
    Si Oui,pourquoi ?
    Si Non,pourquoi laissez vous publier ces citations,comme au début de ces commentaires,par anti-PCFisme maladif ?
    et la suite,êtes vous d’accord ?
    ’Du congrès des socialistes je ne dis rien aujourd’hui car je n’ai pas fini le tour d’horizon de mes contacts personnels pour faire la part entre l’image de normalisation du parti et la réalité, entre l’agitation verbale des frondeurs qui ne frondent plus et des sortistes qui restent dans le parti. Je ne mets aucune ironie dans ces phrases. Je sais une chose. Le pire serait de croire que le PS n’aurait pas tranché comme je l’ai entendu répéter. Si ! Il a tranché. Clairement. Ouvertement. Ce serait une lourde erreur de faire comme si on ne savait pas que la séquence est calée pour Hollande et Valls jusqu’à 2017. Et si les choses se passent autrement d’ici-là, ce ne sera pas du fait de ce gouvernement ou de son parti.’

    Maurice Le 17 juin 2015 à 09:52
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  • Motion de censure déposée par la droite ou par n’importe qui, j’espère qu’elle sera votée pour faire tomber ce gouvernement d’escrocs.

    Flutiot Le 17 juin 2015 à 13:49
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  • Tout faire,pour demander des comptes à ce gouvernement,c’est légitime.
    Bien sûr en votant,une motion de censure quelque soit le parti qui la dépose,puisque le fdg-PCF n’a pas suffisemment d’élus pour le faire .
    Evidemment ce n’est pas le PS qui la déposera !
    Il est temps de refaire de la politique et de réinvestir le champs des 600000 élus et les élections qui les sélectionnent.
    Avoir des élus fdg-PCF ou LR-FN-solfériniens ,ce n’est pas la même chose.

    Maurice Le 17 juin 2015 à 18:32
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  • Zut avec les pseudos frondeurs ils ont vote la regle d’or Sarkozy Merkel et maintenant ils pleurent car ils ont peur pour leur siege de depute rien a attendre d’eux ! itou pour les verts d’EELV europeistes ils ont vote Juncker sont pour les euroregions glorifient l’euro et jouent un double jeu ,voir le mariage d’emmanuelle Coste ou le gratin socialiste etait invite ,cambadelis en tete ,des photos tres glamour dans paris match !c’est avec ces gugusses que l’on va reconstruire la gauche ?

    Sabado Le 22 juin 2015 à 22:00
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  • LES TEMPS CHANGENT.

    Clémentine, restez près de votre téléphone les frondeurs vont vous contacter. Le premier recherche votre numéro !!
    Les événements Espagnols de ces derniers mois donnent des idées à beaucoup d’élus même l’Obs consacre plusieurs pages à P. Iglésias !!!
    Clémentine, c’est vous qui devez prendre le flambeau des indignés un futur politique au plus haut niveau vous est promis, c’est le moment.
    A vous de bien vous entourer et de ne pas récupérer que les déçus de ceci ou de cela.
    Un nouveau parti qui mettra fin au "social libéralisme" du moment.
    Je viens de vivre en Catalogne des événements extraordinaires.....même la mairie de Barcelone a changé de politique.............FORMIDABLE.
    CLEMENTINE, il faut y aller.

    néné Le 25 juin 2015 à 22:39
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