Accueil > Politique | Par Catherine Tricot | 5 février 2018

France insoumise : la cohérence discutable de Quatennens

Dans un entretien au JDD, Adrien Quatennens, jeune député en vue au sein de la France insoumise formule une étonnante conception de la rénovation politique à gauche.

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Adrien Quatennens, le jeune député du Nord, remarqué lors du débat sur les ordonnances, livre un intéressant interview au JDD. Il évoque de façon "carrée" le trajet politique parcouru depuis 2012, du Front de gauche à la France Insoumise. Ses formules sont concises et claires.

« Nous voulons arrêter de revendiquer sans arrêt les codes de la gauche radicale. Le gros changement entre 2012 et 2017, c’est qu’on a rompu avec les fonds de scène rouge, avec cette imagerie. Notre seule trajectoire aujourd’hui, c’est l’intérêt général. »

« L’effet "rassemblement de la gauche" est plutôt un repoussoir qu’une dynamique. Les gens n’attendent pas que du vieux bois mort se rassemble pour faire le radeau de la méduse, qu’on ait une soupe de logos et une belle guirlande colorée. Ils attendent du contenu et une cohérence. »

« La recomposition politique n’est pas finie. À gauche, certaines composantes sont en phase de congrès. On observe ce qu’il se passe au Parti socialiste. Si quelqu’un comme Emmanuel Maurel l’emportait, la suite s’écrirait bien évidemment avec le PS. »

[À la question : "Il faut donc être d’accord sur tout avec la France insoumise ?] « Peut-être pas sur tout. On discute d’ailleurs avec Benoît Hamon. Mais il y a des points de désaccord de fond qu’il nous faut solder. Pour nous, la question européenne est centrale. »

Adrien Quatennens pose une vraie question, celle du rassemblement politique qui assurément ne peut pas être celui des structures dévitalisées de la gauche de gauche. Mais les réponses qu’il apporte, disons-le tout aussi carrément, laissent pantois.

Il vante les vertus de la rupture avec les vieilles imageries du mouvement ouvrier. Puis considère l’intérêt général comme seule boussole et termine par évoquer des perspectives d’alliance avec le PS en cas de victoire d’Emmanuel Maurel. On relève aussi dans cet entretien que seul Benoît Hamon a grâce aux yeux de Quatennens. Étonnant.

Risques et limites de la "rupture"

Reprenons. Adrien Quatennens veut en finir avec les imageries surannées. Je me souviens de tant de dirigeants communistes qui, depuis les années 2000, ont voulu rompre avec le passé. Il n’était que temps de jeter par-dessus bord ces vieilles histoires qui obligeaient à regarder et à se regarder en face. Ils ont espéré se débarrasser facilement du fardeau. Au final, ils n’ont rien su changer et le PCF est moribond faute d’avoir su se transformer radicalement.

Si l’on se situe encore du côté de la transformation sociale, la compréhension des échecs de la gauche radicale – en France et dans le monde entier – ne peut être renvoyée à une question de style, ni à une question subalterne. Pour ma part, j’explique le succès de Jean-Luc Mélenchon non comme un masque posé devant le passé, mais comme celui d’une réactualisation, d’une modernisation, d’un réveil de la gauche radicale que les reniements opportunistes ont failli faire mourir.

Le travail d’actualisation que la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis n’est qu’un début. Il s’est opéré magistralement sur les questions écologiques. Il n’a que peu avancé sur bien d’autres sujets comme le travail, la ville, les libertés publiques et individuelles, le retour de la guerre.

Il est aussi des sujets du champ politique qu’on ne pourra esquiver. Par exemple : inventer de nouvelles formes politiques larges et démocratiques, dépasser le vieux clivage partis/syndicats, repenser la communication, l’éducation populaire et l’information… Sur tous ces sujets, il faut poursuivre et parfois amorcer le travail. Il faut avoir la modestie de reconnaître que ce n’est pas toujours le cas et même que ce n’est pas toujours probant.

Invoquer l’intérêt général ne suffira pas

Le programme de Jean-Luc Mélenchon 2017, "L’avenir en commun", reprenait beaucoup celui de 2012, "L’Humain d’abord", qui lui-même s’appuyait sur les convergences établies dans les combats anti-libéraux de 2005 à 2007. Tout cela n’est pas rien. Mais n’est ni tout à fait actualisé, ni exhaustif. Et de loin. La dynamique de renouvellement ne se fera qu’avec un cap qui est celui de l’égalité, valeur cardinale pour l’humanisme depuis Rousseau, pour la gauche depuis la Révolution française et pour les mouvements émancipateurs.

Quitte à parler de bois mort, on évoquera le vieux Marx, qui expliquait que la classe dominante domine précisément parce qu’elle parvient à faire passer ses intérêts de classe pour l’intérêt général. La définition de l’intérêt général n’est rien d’autre que l’objet d’un combat politique… et son évocation n’est en rien une solution d’évidence. Même dans le Nouveau Monde.

Construire « du contenu et de la cohérence », ce pourrait donc conserver le cap de l’égalité et affirmer la nécessité de poursuivre collectivement la modernisation des idées, des pratiques et des symboles. Repenser le projet et les politiques de rassemblement ce qui ne passe pas forcément – c’est un euphémisme- par récuser ceux qui se battent dans ce sens, militants, intellectuels, médias... Les préventions politiques à l’égard de tout ce qui n’est pas ancien socialiste est de nature à gêner aux entournures les mobilisations, les convergences sociales et intellectuelles pourtant nécessaires. Et pour tout dire urgentes.

Pour finir, on pourrait objecter à Adrien Quatennens que, plus que « la soupe de logos », c’est le rejet de tous ceux qui ne sont pas born again avec la France insoumise qui explique un défaut d’allant dans les résultats des élections partielles de dimanche dernier. Mais on ne le dira pas tant l’abstention fut forte.

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Vos réactions

  • Mélenchon explique dans son dernier post sur l’Ère du Peuple que chez les tenants de la gauche de "confort", qui semble parfaitement aller Chez la dame Tricot, que : « ...au PC, la direction sortante en est là aussi. Tout en disant le contraire, « équilibre » oblige. Liée bruyamment à Tsípras dans le cadre du PGE (le parti de la gauche européenne), elle pose des actes d’hostilité à chaque étape, qui fonctionnent comme autant de clins d’œil aux PS en vue d’accord locaux. Elle s’est persuadée que ses gémissements unitaires non moins bruyant les masqueront aux yeux des communistes du terrain. Mais les communistes sur le terrain n’en sont pas dupes à ce que j’entends. Surtout après des exercices comme ceux du conseil régional d’Occitanie où pour rester dans l’alliance avec le PS, les élus PCF, main dans la main avec ceux d’EELV acceptent de supprimer les 35 heures du personnel régional. Ils ont pour cela décidé de former un nouveau groupe en excluant leurs alliés d’Ensemble et du PG. Une initiative venue des pires sectaires locaux que la direction nationale a dû faire semblant d’avoir organisé, « équilibre » exige... » « Au PS et au PC règne le « ni Macron, ni Mélenchon », à LR « ni Macron ni Le Pen ». Deux façades sans fenêtre sur la vie réelle.
    La violence des propos de Madame Tricot prouve qu’elle fait sien le slogan ni Mélenchon ni Macron.. Au lieu de se servir d’arguments qui ne soient pas du prêt à penser ou de débattre elle nous assène ses vérités. L’essentiel du propos étant qu’elle a sorti son fusil pour exécuter notre camarade député de la France Insoumise Adrien Quatennens. On avait l’habitude de ce genre de sortie à la droite et l’extrême droite. On sait maintenant que le PCF, le PS, leurs porte-flingues sont aux aboies. Ils ont sorti la hache de guerre.
    Insoumis et élus municipal d’opposition à la.
    Municipalité PS, Verts et PCF

    rody Le 5 février à 14:18
       
    • juste analyse.

      les "ni mélenchon, ni macron, ni mélenchon" sont des petits bourgeois à la vie facile. Des actions radicales contre eux doivent être envisagées. Les prolos ne peuvent plus se payer le luxe d’être représentés par ces salopards égoïstes qui font le jeux de Macron et des libéraux

      kheymrad Le 9 février à 13:47
  •  
  • Ou avez vous avez vous lu qu’AQ affirmait qu’il’« considère l’intérêt général comme seule boussole » , il parle de trajectoire. Chacun sait , à par vous il semble , qu’une trajectoire n’est jamais rectiligne. Vous confondez volontairement l’objectif « l’interet général » qui tel , reste à définir, et la « boussole » cet à quels outils pour atteindre l’objectif.

    Ce que vous dites à propos de É Maurel et B Hamon est vrai , pour autant doit-on les condamner à jamais. Certe il faudra du temps , mais si leurs actes , et les positions politiques qu’ils adoptent deviennent compatibles avec la stratégie de la FI et son programme , pourquoi les repousser ?

    Vous faites totalement l’impasse sur une problématique importante soulevée par AQ ,qu’est la question de l’EU . A part les eurobéats , l’on sait , l’exemple grec l’a montré , qu’aucune autre politique que celle nous connaissons n’est possible dans le cadre des traités de l’ UE et des traités de libre échange que l’UE nous impose . La question qui est posée ici , c’est la question du cadre des possibles et elle est d’importances , visiblement pas pour vous.

    Si le PCF est moribond , il n’est pas le seul, le P »s » aussi, la droite traditionnelle n’est pas en meilleure forme. La raison essentielle de cette perte de crédibilité vous la passée également sous silence . Les partis ont généré des fonctionnements bureaucratiques, avec des places à prendre, des places à conserver avec les luttes internes pour les conquérir . Autant de paramètres qui les ont éloignés de leurs objectifs et des préoccupations des Français.

    Vous faite une fausse opposition entre « l’intérêt général »qui encore une fois nécessite d’etre précisé, et « l’égalité » . Cette opposition n’a pas de sens , l’égalité va dans le sens de l’intérêt général.mais pas que , il y a également la question écologique qu’on ne retrouve pas dans le concept d’égalité.

    Pour finir je laisse de côté les portes ouvertes que vous enfoncez, du style le programme « l’Avenir en Commun » doit être approfondi . Tout ça sans dire un mot de la 6eme république et son assemblée constituante , lorsque vous évoquez le programme de la FI .

    Tout cet article me semble bien brouillon et bien embrouillé , les propos d’ A Quatennens méritaient mieux.

    Gege Le 5 février à 14:26
  •  
  • Grand merci à ce jeune prétentieux de Quatennens.
    Les choses sont claires : la FI n’est qu’une variante pittoresque de la sociale-démocratie... ; et JLM est condamné à jouer l’idiot utile de Macron...
    Encore merci...

    milhac Le 5 février à 14:44
       
    • Ridicule. on voit ici une conscience ayant besoin de se rassurer en croyant à des allégations tout à fait semblable à sa pensée d’origine : esprit clivant, peur du changement...

      icare Le 5 février à 18:29
    •  
    • tu as parfaitement raison ! je vais faire court : chassons le naturel ... on connait les forces qui composent la France Insoumise, c’est très hétéroclite ... anciens Chevènementistes, déçus du PS ... : tant que ces gens là sont dans l’opposition, ils vont chercher leurs idées, leurs forces à l’extrême-gauche, à gauche mais n’hésitent pas, déjà, à louvoyer avec certaines personnes au passé politique plus que fluctuant et si un jour ces gens-là se retrouvent aux commandes, ils auront tôt d’oublier le "peuple" dont ils se réclament ! Et là, à ce moment opportun, le moment où il faudra "rassembler", le petit coup de volant à droite deviendra une évidence ! J’en gerbe d’avance !

      MONCADA53 Le 9 février à 11:28
  •  
  • Ah, je me réjouis de ce retour aux fondamentaux dans le débat.
    Une fois n’est pas coutume, je suis plutôt d’accord avec l’article de Regards. Dézinguer l’imaginaire rouge, et vanter le postmarxisme (voir L’ère du peuple) est un programme fragile dans un pays et un continent aussi profondément marqué par des pratiques et idées formulées par Marx.

    Le député de la Fi est à contre-courant de l’histoire, car depuis la grande crise capitaliste mondiale de 2007-2008, la compréhension de Marx avance rapidement, en dehors même de la tradition marxiste des partis de gauche. Le livre de Marx, Le Capital, et les auteurs actuels qui le discutent, font des bestsellers (et les éditeurs ne saisissent pas forcément la valeur d’usage de ces ventes), dans un éventail large qui va de Harvey à Varoufakis, et même le modéré Piketty qui a écrit Le Capital au 21ème siècle se dit prêt à discuter l’hypothèse communiste de Badiou). Les lectures marxiennes marquent désormais les sciences humaines à l’Université, peu impirte ce que peut dire Mouffe. Su le plan pratique, des mouvements anticapitalistes et socialistes indépendants se déploient, en lien avec Sanders, Corbyn, à côté du succès du PTB franchement marxiste en Wallonie (à la frontière de la circonscription de notre député FI), de la gauche radicale portugaise, etc.
    Il s’agit de mouvements larges qui n’excluent pas du tout l’héritage rouge ou marxien.

    Des gens voulaient enterrer un peu vite la gauche socialiste britannique, marquée par la référence soi-disant viellotte à Marx, désormais elle est hégémonique. La presse libérale la dit "trotskyste" exagérément, ais cela montre la puissance du vieux fond rouge.

    Il est probable que le discours postmarxiste de la FI, porté par d’anciens cadres du PS du siècle dernier, soit déjà en retard d’une guerre. Il passera rapidement pour has been, dans sa forme sectaire actuelle. Les élections européennes vont ramener cette prétention à sa portion congrue, car les courants historiques des gauches préservent un potentiel d’action politique et syndical en dehors de la crise des partis bureaucratisés. Cela se voit dans les grèves actuelles qui n’ont pas attendu la FI.

    Aussi, il parait évident que le jeune député n’a pas lu Marx, il semble assez ignorant dans son argumentation, mais il peut encore évoluer, pex après une défaite électorale, comme Mélenchon a réfléchi après la défaite de Jospin dont il était le ministre loyal.

    Goldwasser Le 5 février à 16:04
       
    • @Goldwasser

      J Corbyn, B Sanders , Varoufakys , Piketty , tous marxistes. Vous avez oublié le pape François.

      Il faudrait peut-être arrêter la fumette . De grâce laissez À Badiou en dehors de vos délires.

      Gege Le 6 février à 15:19
    •  
    • @Goldwasser un nouveau troll dans le circuit cuit cuit. On passe.

      rody Le 6 février à 18:04
  •  
  • Grande satisfaction de voir ouvrir le débat dans REGARDS.
    La question de la riposte et de l’alternative est dans toutes les têtes des progressistes.

    JL MELENCHON a déclaré dans les ECHOS le 11 décembre dernier. JE SUIS UN INDEPENDANTISTE !

    "Nous sommes l’un des derniers pays en procédure de déficit excessif et, dans le même temps, nous versons 20 milliards au budget européen pour ne récupérer que 14 milliards" .." 6 milliards de dons ! Cela s’appelle une dépense somptuaire"
    .."payer des routes aux Roumains et des aéroports aux pays Baltes, c’est utile, mais ce n’est pas dans nos moyens actuels"

    En 1979, Margaret THATCHER disait "i want my money back".

    BERTHIER gilbert Le 5 février à 16:52
  •  
  • Sans aller sur le fond de l’article (pas le temps) la manie de ce site de se prétendre de gauche en tapant très régulièrement sur LFI m’inquiète. J’ai du mal à comprendre d’où parlent et où se situent les différents auteurs et surtout pour aller où ?
    Parce que s’il est question dans leur esprit de s’en remettre entre les mains d’un ps converti au néo-libéralisme de longue date et au macronisme béat oppotuniste ou d’un pcf sabordé par ses instances dirigeantes, merci bien.

    irae Le 5 février à 19:43
       
    • Hé bien , moi qui vais régulièrement sur le site de REGARDS , je dénonce plutôt la manie de taper sur un PCF déclaré fossilisé pour de bon et"moribond". Plus le temps passe et plus les couacs se multiplient dans "le mouvement" LFI.Le dernier en date, celui de Quatennens confirme l’analyse de Jean-Pierre Garnier donne de la réalité de LFI dans son dernier livre ’ le grand guignol de la gauche radicale"... qu’il faut lire de toute urgence pour avoir les yeux déssillés sur la nouvelle social démocratie que représente LFI et son "Impasse en commun".

      Sylvain V Le 5 février à 20:29
    •  
    • @irae
      "taper sur la Fi en se prétendant de gauche"...
      justement, la FI dit qu’elle n’est pas de gauche, elle théorise maintenant la fin du clivage gauche-droite, même après l’effondrement de la fausse gauche gouvernementale et le possible retour d’une gauche bien à gauche. Qui sème la confusion récolte la critique ;)

      Goldwasser Le 5 février à 20:47
    •  
    • à irae : "taper sur la Fi en se prétendant de gauche"...

      Justement ! La FI dit qu’elle n’est pas de gauche, elle théorise maintenant la fin du clivage gauche-droite, même après l’effondrement de la fausse gauche gouvernementale et le possible retour d’une gauche bien à gauche. Qui sème la confusion récolte la critique ;)

      Goldwasser Le 5 février à 20:47
    •  
    • La sociale démocratie a toujours eu le cul entre deux chaises ( un tiers du cul à gauche et les deux tiers à droite), avec Hollande,bien doté de ce côté, c’est les 9/10 èmes côté MEDEF et avec Macron, c’est jusqu’à la garde ( FMI bien sûr). CQFD la gauche est à droite ( le P"C"est dans les poubelles de l’histoire, non recyclable , les verts sont à la FI ou au perchoir de l’AN ), l’union sacrée des corrompus, des pourris, des opportunistes et des exploiteurs faute de pouvoir être esclavagistes. La seule référence est l’écologie, l’anti-capitalisme, la 6 ième République, l’égalité femmes/hommes et l’intérêt du peuple souverain.

      René-Michel Le 10 février à 12:55
  •  
  • Ancien électeur socialiste et depuis 2017 fervent supporter de la FI je ne comprends pas bien l’intérêt de l’article ci dessus. Les critiques que vous faites à AQ sont certainement fondées et l’argumentation est clairement fondée et argumentée. On est loin de la conversation de comptoir. Mais, au vu des projets du gouvernement actuel, au vue de l’évolution de la droite soi disant républicaine vous croyez vraiment que ça fait avancer et progresser les idées progressistes dans l’opinion. Vous ne croyez pas qu’aller chercher les failles ou les incohérences de Mélenchon (et je souscrits au fait que la FI est loin d’être parfaite) ou d’ d’AQ, fait avancer les choses et surtout intéressent les gens qui ne vont plus voter. Je me fous comme de ma chemise des conceptions marxistes ou des différentes chapelles de la gauche. Concrètement si la FI avait gagné on aurait pas eu de grand soir c’est évident mais les smicards et les petits auraient eu une amélioration de leur qualité de vie sans changer leurs vies j’en ai bien conscience. Aujourd’hui on va se payer Macron pendant encore plus de 4 ans et si on continue on va rempiler avec Les Républicains version "Je marche au pas". Alors par pitié travaillez à une union de la vraie gauche plutôt que d’aller chercher des poux dans la tête des rares députés qui défendent encore et avec un certain panache les idées progressistes à l’assemblée.

    lenormant Le 5 février à 19:48
       
    • Je partage tout à fait votre point de vue et je ne suis sans doute pas le seul.....communiste à le faire.
      Depuis que nous attendons le changement !!!!
      Nous en avons assez de ces chamailleries à gauche .C’est aussi à cause de cela que les abstentions sont si importantes.
      Il faut en finir avec les vieilles habitudes.
      On ne peut pas faire du neuf avec du vieux !!!

      michel Le 5 février à 21:07
  •  
  • Excellent article !

    ig Le 5 février à 20:09
  •  
  • Alors par pitié travaillez à une union de la vraie gauche plutôt que d’aller chercher des poux dans la tête des rares députés qui défendent encore et avec un certain panache les idées progressistes à l’assemblée.

    Pour un peu je vous baiserais les pieds.

    irae Le 5 février à 20:34
       
    • "Les rares députés qui..." sont évidemment ceux de LFI et d’aucun autre groupe parlementaire ? Ce n’est pas la première fois que la social démocratie fait sa mue pour enfumer "le peuple de gauche". les plus anciens se souviendront du congrès socialiste d’Epinay dans les année s1970.

      Aujourd’hui LFI et son chef multiplie les déclarations à géométrie variable : Tantôt ils affirment, comme la droite, que le clivage gauche - droite n’existe plus , tantôt il se disent prêts à copiner avec les rejetons la vieille social démocratie faillie (Hamon, EELV) aux prochaines élections européennes...

      Arnold W Le 6 février à 08:41
  •  
  • @sylvain F
    A vous comme à tous ceux qui prétendument à gauche cognent sur la FI si vous avez plus efficace pour défendre les intérêts des ouvriers et employés au plaisir de vous lire.

    irae Le 5 février à 20:38
       
    • L’ouvriérisme comme seul argument, cela me rappelle étrangement le vieux PCF de la grande époque stalinienne.
      ça fait vieux et ringard, désolé.

      Goldwasser Le 5 février à 20:51
  •  
  • La FI est un mouvement hétérogène cimenté par un programme "l’avenir en commun" et non par une pensée unique.

    A ce titre, il y a des communistes et d’anciens communistes, d’anciens du PS voir encore du PS, des militants d’autres partis de gauche, des antipartidaires ( se revendiquant comme tels) et des sympathisants anciens abstentionnistes ou non, qui supportent les près de 360 mesures visant à provoquer les bases d’un changement profond des logiques de production et de répartition des richesses produites.

    D’autres n’y pensent donc pas comme moi, ou comme A. Quatennens, mais je suis de ceux qui ne veulent plus d’un nouveau front de gauche (cartel de partis sans stratégie ni objectif commun), qui croient dans l’opposition entre un peuple hétérogène, réclamant démocratie et pluralisme, et une oligarchie homogène cherchant à confisquer le pouvoir pour continuer à appliquer sa logique de prédation mortifère et qui ne voit pas dans le clivage droite/gauche un combat à la hauteur des enjeux actuels : la survie de l’humanité en prise avec une idéologie totalitaire extremiste détruisant le seul habitat susceptible d’héberger la gauche démocratique, comme la droite démocratique (du moins tant que n’y sera représenté que le genre humain).

    De ce point de vue, ce n’est pas la reconstruction de la gauche qui m’intéresse, mais la possibilité d’agglomérer le plus de citoyens possibles autours de l’ ambition de se construire un destin commun.

    Carlos Le 5 février à 21:37
       
    • "destin commun" au lieu de la gauche, attention, présenté comme ça, je ne vois pas assez la différence avec le discours à la Heidegger, la "communauté de destin" contre la gauche. C’est bien la preuve que le populisme à l’emporte pièce ne résout aucun débat de fond, mais répond seulement à un besoin activiste immédiat.
      C’est vrai que PS et Verts sont responsables des abdications et confusions idéologiques actuelles, le PCF aussi en partie, mais ce n’est pas une raison de jeter le bébé avec l’eau du bain.

      Goldwasser Le 5 février à 22:42
    •  
    • @glodwasser - rien n’est démontré dans votre post si ce n’est une certaine propension à tirer des conclusions hâtives et à entretenir une confusion malsaine... Vous savez parfaitement qu’Heidegger n’a jamais déconstruit l’idée que "Peuple" et "race" étaient fondamentalement imbriqués, ce que tout nazi ordinaire n’aurait pas fait de toute façon... Mais que je me ferais moi un plaisir d’admettre car précisément, dans une démocratie le peuple qui ne peut être qu’hétérogène renvoie à une diversité culturelle ou ethnique évidente. Ce populisme là, dont je répète qu’il est avide de pluralisme et de démocratie n’a rien à voir avec celui qui en réduit le champ et qu’au contraire nous combattons probablement tous ! Loin d’être à "l’emporte-pièces", il conduit à intégrer la nécessité de construire tous ensemble un "destin commun" et pour cela, de penser l’altérité comme composante de notre humanité commune.

      Quant aux responsabilités politiques sur l’état actuel de la "gauche", vous pouvez en disserter mais ce ne sera pas avec moi... Peut être plutôt avec les nombreuses personnes ici qui en font leur sujet. Pour ma part, je vous répète que le clivage qui m’apparaît donner du sens c’est celui entre notre démocratie et un totalitarisme barbare et aveugle capable de détruire l’unique écosystème susceptible de nous accueillir. Parce que c’est bien là qu’on en est.

      Carlos Le 6 février à 07:07
    •  
    • @Carlos
      "confusion malsaine"...
      Et voilà que ça recommence :
      La théoricienne du populisme Mouffe, appui de Mélenchon, se réfère très clairement au théoricien nazi Carl Schmitt et son clivage ami-ennemi, qui, lui a siégé à côté de Heidegger dans le comité pour la solution finale jusqu’en 1942, pour théoriser la destruction des gauches, des juifs et des roms, sous la responsabilité directe d’Hitler.
      Voir l’article du directeur de recherche CNRS François Rastier dans Libération, ou la presse allemande (cyberliens impossibles ici). Silence radio de Mouffe et Méluche la dessus.
      Cessez, vous, d’entretenir des confusions malsaines avec des théories populistes qui font semblant que les théories d’inspiration national-socialiste puissent être d’une quelconque utilité pour s’opposer à la droite européenne.
      D’ailleurs, Mouffe est intervenu dans un colloque macroniste à Bruxelles intitulé Europe Yes We Can, aux côtés de la ministre de la culture, co-organisé par la commission européenne et l’Obs.
      Et oui, le 1er décembre 2017, au Bozar.
      On est bien loin de la lutte des classes et d’une lecture actuelle de Marx, à l’évidence !

      Vous pouvez théoriser tout ce que vous voulez, les syndicats ne vous suivez pas et mobilisent de manière unitaire, et aux élections européennes votre posture hégémonique va se dégonfler, on parie ? Je vois la FI à moins de 10%.

      Goldwasser Le 6 février à 13:10
    •  
    • @goldwasser - je n’ai aucun soucis avec les syndicats ou autres, chacun votera en conscience et si le programme "l’avenir en commun" fait 10 % alors je n’en ferai pas un fromage puisque de toute façon, je n’aurai pas un destin différent de tous ceux qui seront avalés par le monstre neoliberal, syndicats compris... Il ne vous aura pas échapper que nous sommes tous dans le même bateau mais je prends la liberté de vous le rappeler quand même.

      Sur la "confusion malsaine", elle ne provient pas de Chantal Mouffe qui n’accorde aucun crédit moral à Schmitt, et de toute façon mon rôle n’est pas de la défendre (elle doit parfaitement savoir le faire elle-même) mais de votre stratégie visant à associer LFI et nazisme au travers d’un argumentaire qui confine au raccourci et dont on devine la logique suivante :

      LFI = MÉLENCHON
      MELENCHON = POPULISME
      POPULISME = MOUFFE
      MOUFFE = SCHMITT = HEIDEGGER = NAZISME

      En fait, vous auriez peut être dû pousser encore le bouchon un peu plus loin du genre :

      Nazisme = antisémitisme = populisme = LFI = Mélenchon = Hitler

      En somme, "l’avenir en commun" serait un nouveau "mein kampf"...

      Carlos Le 6 février à 13:41
    •  
    • @Carlos
      Du calme, personne n’a traité Méluchon ou sa théoricienne Mouffe de Nazi. Par contre, c’est un fait historique bien documenté que Heidegger et Schmitt furent des Nazis militants jusqu’en 1945, puis des fachos impénitents radiés de leurs fonctions. Utiliser leurs théories et concepts antimarxistes, du style communauté de destin contre la lutte des classes pour Heideger, ou clivage ami-ennemi du peuple pour Schmitt contre le clivage démocratique gauche-droite, aboutit simplement à des discours fragiles ou foireux.
      En parlant de confusion malsaine, vous vous êtes bien pris les pieds dans le tapis, CQFD.
      Et ce n’est pas parce que la FI va reculer électoralement que le néolibéralisme triomphe, car tout ne tourbe pas autour de cette construction éphémère, elle sera simplement remplacée par un mouvement bien à gauche moins sectaire, comme le Labour actuel p.ex. qui est à 42%.

      Goldwasser Le 6 février à 20:44
    •  
    • @goldwasser - Si on peux trouver "scandaleux" qu’une philosophe interroge et retravaille des concepts avancés par des intellectuels nazis, il y a beaucoup de monde pour rappeler qu’une critique raisonnée du populisme de C. Mouffe ne peut pas se borner à cela... D’ailleurs, le principal reproche formulé par ses détracteurs c’est qu’elle ne remet pas en cause le capitalisme à partir du moment ou son pluralisme démocratique impose de fait au peuple hétérogène une lutte "permanente" sans aucun vainqueurs...

      Maintenant, peut être avez vous raison sur le fait que LFI ne soit qu’un phénomène temporaire qui aura vécu le temps d’un espoir fugace. Je n’ai en effet aucune certitude sur le sujet si ce n’est celui d’adhérer pour l’heure au diagnostique et aux mesures portées dans "l’avenir en commun"... Si ce programme change dans un sens qui ne me convient plus, je reprendrais le chemin du "vote blanc" si inutile mais tellement plus révélateur que l’abstention.

      Je vous souhaite donc tout le succès dont vous rêvez pour le projet qui est le votre et qui pour l’heure semble se borner à rappeler que la France Insoumise n’est que le reflet du parti socialiste et rien d’autre.

      Carlos Le 6 février à 23:01
  •  
  • Les mots ont un sens pour ceux qui luttent. La FI est un mouvement, né en réaction contre la division et les carences d’appareils rabougris.
    Elle a pour fonction, en attendant mieux (ou plutôt en préparant la possibilité du mieux) de mobiliser LE GRAND NOMBRE (et non les politiciens récidivistes) contre la droite et le FN. Elle agit sur tous les fronts contre la toute-puissance du MEDEF, des traités UE et des mensonges médiatiques : c’est ce qu’on appelle la lutte des classes.

    Sa finalité, avec un programme lucide et combatif, adapté à la réalité du moment, est de convaincre nos concitoyens qu’il faut lutter de toute urgence pour un changement radical de politique et d’économie. À commencer (entre autres) par une Constituante qui en finira avec la 5ème république, dans laquelle la souveraineté populaire est complètement ligotée.

    Ras-le-bol les théoriciens...de quoi ? De quelle autre stratégie mobilisatrice ? Dites voir un peu ?
    De toutes façons, rien ne se fera sans lutte unie, sur le terrain, et non seulement syndicale mais aussi et surtout politique, avant comme après. Les masses (comme vous disiez jadis) en ont marre des combines de tendances et de petits groupes nationaux ou locaux. N’est-ce pas aussi Clémentine qui disait, après l’échec du FdG, qu’il fallait " fédérer le peuple" ?
    Continuer à taper sur la FI, c’est encourager l’abstention et la résignation à TINA.

    Autrement Le 5 février à 23:42
       
    • "C’est ce qu’on appelle la lutte des classes".
      Bravo, camarade Autrement, sauf que toute la doctrine de la Fi repose sur le postulat que la lutte des classes n’aurait plus d’importance politique, lisez L’Ere du peuple de Méluchon, appuyé par la philosophe Chantale Mouffe.
      Donc ok, ’raslbol’ des théoriciens populistes et vive la lutte des classes, bien réelle.
      Chassez la théorie marxiste elle revient au galop.

      Goldwasser Le 6 février à 02:43
    •  
    • @goldwasser - d’autres que vous aurons donc compris que la notion de peuple "hétérogène" defendu par LFI amène à l’acceptation notamment de la vision "de classes" que peuvent avoir une partie des gens qui le composent sur la société. Or, c’est de ça qu’il s’agit, défendre la démocratie face à une oligarchie qui ne fait pas dans le détail elle...

      Carlos Le 6 février à 07:19
    •  
    • Il n’est demandé à personne de renoncer à ses convictions propres... Mais de se questionner sur les moyens de parvenir à un changement salvateur devant le constat alarmant d’une confiscation du pouvoir au profit de quelques uns et de la destruction qu’elle engendre.

      Carlos Le 6 février à 07:43
    •  
    • @Goldwasser. La théorie marxiste reste présente mais de façon éparse, non comme un bloc destiné à fonder un régime politique. Moins encore une nouvelle société, la société communiste, peuplé des hommes nouveaux qu’elle prévoyait. Les régimes qui l’avait adopté dans cette fonction, en l’imposant par la force, ont disparu et ne reviendront pas.

      Le marxisme n’a pas atteint son but, réfuter les autres théories. À celles-ci il n’importait pas de se donner le même mais d’accompagner l’histoire sans prétendre la prophétiser. Dire qu’on rejette le marxisme n’est pas absurde, qu’on y souscrive non plus, chacun est libre et c’est cette liberté justement qui nie le communisme et que le communisme nie. Qu’il cesse de le faire le tue.

      Glycère Benoît Le 6 février à 08:56
    •  
    • Arrêter de nous saouler et de vous enivrer avec tout ce bla-bla digne de celui de la pseudo" gauche radicale" des années 1968... Nous savons tous ici où cela a conduit : un PS hégémonique à gauche qui a fini par bouffer dans la gamelle d’un capitalisme pur et dur...

      À présent, LFI estime son heure arrivée pour le remplacer. Comme son prédécesseur , elle montre un certain talent à tromper " l e peuple" sur ses intentions réelles.
      les deux ont un autre point commun : un anti communisme antediluvien qui ne peut que réjouir la petite bourgeoisie intello et les classes dirigeantes dont ils sont " les agents dominés de leur domination" ( Pierre Bourdieu).

      André Le 6 février à 09:05
    •  
    • @André - Glycere n’est pas un sympathisant de la France Insoumise, il serait plutôt du genre "libéral" anti-communiste et anti-FI.... A bon entendeur...

      carlos Le 6 février à 11:00
    •  
    • @Carlos. André est parfaitement capable de se faire lui-même un avis sur tel ou tel intervenant sans vos conseils éclairés. Vous n’êtes pas mandaté sur le forum pour dire qui est qui. Par ailleurs laissez-moi me définir moi-même si j’estime devoir le faire. Je n’ai pas besoin que quelqu’un le fasse à ma place, surtout si je ne lui ai rien demandé. Vous n’êtes pas mon porte-parole, aussi votre commentaire en tiers me concernant est nul et non avenu. À bon entendeur…

      Glycère Benoît Le 6 février à 11:09
    •  
    • @glycere - vous avez parfaitement raison sur le fond, pour autant, il m’apparaissait important de rappeler à André que la riposte "globale" sans distinction adressée urbietorbi s’avère aussi stupide que de reprocher à un corbeau et un pingouin, parce que ce sont tous deux des oiseaux, de venir chier sur sa table de jardin...

      carlos Le 6 février à 11:15
    •  
    • @Carlos. Le non-incident est clos. On peut passer l’éponge, sur une merde d’oiseau c’est logique.

      Glycère Benoît Le 6 février à 11:49
  •  
  • Qui a parlé de rejeter la lutte des classes ?
    Les soutiens des néolibéraux ne sont pas tous des disciples de Ricardo, Bastiat ou Hayek. Les sympathisants de macron ont le plus souvent l’impression d’être dans « l’air du temps ».

    C’est bien ça qui nous fait tant de mal, ça s’appelle l’hégémonie.

    Face à ce bloc TINA, le village des gaulois qui se bouffe le nez pour l’exclusivité révolutionnaire, du genre « mon marxisme est plus puissant que le tien » est vain.

    Arouna Le 6 février à 08:48
       
    • @Arouna. Personne. La lutte des classes est une réalité qu’il ne s’agit pas de nier. L’interrogation qu’elle suscite ne porte pas sur son existence, mais sur son cadre juridique. Ou bien il est absent et les classes s’entretuent, la plus forte l’emportant, c’est la logique du communisme. Ou bien il existe et la lutte s’exprime conformément au droit, au sein de l’entreprise par le dialogue social entre patronat et syndicat pour aboutir en cas de conflit à une solution négociée. On peut aussi l’imaginer au sein du parlement ou même des corps intermédiaires. C’est la logique de la démocratie. Entre ces deux formes de lutte des classes il faut choisir.

      Glycère Benoît Le 6 février à 09:24
    •  
    • @Glycere - Vous savez très bien que je ne suis pas communiste mais votre besoin de réduire cette idéologie aux quelques régimes totalitaires, eux-mêmes critiqués par des intellectuels se réclamant d’une philosophie marxiste et encartés bien souvent pourtant dans un parti communiste, devrait vous enjoindre à être plus prudent dans votre processus de réflexion.

      Beaucoup de communistes voient dans l’esprit de l’action solidaire et collective le meilleur moyen pour mettre fin à la division de la société en classes. Concrètement, ils s’investissent donc dans la lutte pour plus de justice et contre toutes les formes de discrimination (sexisme, antisémitisme, racisme mais aussi sociale ou au travail, etc…) sans pour autant sortir du cadre de la société actuelle : Les avancées sont en l’occurrence autant de points d’étape vers l’abolition du capitalisme... Mais revendiquent-ils d’aller vers un nouveau système d’exploitation de l’être humain ? De ce que j’en sais et de ce qu’ils m’en disent, c’est vers l’avènement d’une société libre et égalitaire, d’une humanité rassemblée, qu’ils souhaitent aller, et non vers une société de vengeance et de soumission...

      carlos Le 6 février à 11:33
    •  
    • @Carlos. Je sais que vous ne l’êtes pas. Je ne cherche d’ailleurs à le savoir pour personne, chacun est libre. Je répondais à Arouna sur ses arguments seuls. Les vôtres sont étranges : quelques régimes totalitaires dites-vous comme s’il s’agissait d’exceptions. En réalité, TOUS les régimes communistes étaient totalitaires, sans exception. Tous étaient construits sur les mêmes principes. Sous une formulation anodine peu se cacher un vice de raisonnement. Prudence, Carlos.

      Les intellectuels encartés au PCF à la grande époque, n’ont guère donné de la voix dans un sens critique. Ils finirent pour la plupart par le quitter, mais il y eut une longue période où l’URSS leur inspirait des éloges. Leur intelligence n’a perçu que tardivement une réalité que pourtant les informations dont on disposait permettaient de connaître, de comprendre et d’expliquer. Cet aveuglement, ce mutisme, voire dans le pire des cas, ces mensonges, nous questionnent. Corruptio optimi pessima.

      Glycère Benoît Le 7 février à 09:39
    •  
    • Glycere Benoit
      Absolument pas d’accord ; même si ce n’est pas la panacée, je préfèrerais 1000 fois être né à Cuba qu’en Jamaïque, Haïti ou république dominicaine. Pour la santé, l’école et surtout être loin de l’ultra violence qui est devenu infernale dans toute l’Amérique latine et les Caraïbes, mais je vous accorde qu’un pays socialisant comme le Venezuela n’est pas épargné.

      Pour un pays que je connais et ou je vais voir ma famille, le Burkina, la période de Tomas Sankara est toujours ressenti par les burkinabés comme une immense fierté là-bas, chez les anciens comme les jeunes.
      Ils n’ont pas oublié : La fierté d’avoir pu, pendant 4 années, décider comme Africains seuls et sans la France, l’URSS ou je ne sais quel parrain mafieux, de leur destinée. D’avoir fait de la véritable écologie avec la plantation systématique contre l’avancée du désert, d’avoir eu des femmes ministres à des postes importants et non « ministre de la condition féminine.. », le déploiement de postes médicaux dans les endroits les plus reculés, la construction d’équipements sportifs pour TOUS.

      Le tout sans nouveau emprunt auprès des bailleurs de fond et c’est qui coutera la vie à Tom.

      Arouna Le 7 février à 10:37
    •  
    • @Arouna. À choisir il vaut mieux vivre dans un pays prospère que pauvre, c’est évident, et que ce soit dans l’opulence ou la misère, on peut s’interroger sur la cause du sous-développement et sur le lien entre performance économique et justice sociale. Un même régime peut-il avoir l’avantage sur les deux plans ? Un régime qui soit à la fois dynamique, moral, équitable, as du PIB, protecteur des libertés et providence des démunis, est-ce concevable ? Vous avez exprimé vous-même vos préférences, entre Cuba et divers autres pays des caraïbes – au fait quid de Porto-Rico, la Martinique, les Bahamas, etc. ? Laissons les gens exprimer les leurs. Aux Cubains on pourrait ainsi demander : sous quel régime aimeriez-vous vivre ?

      Glycère Benoît Le 7 février à 12:46
  •  
  • Madame C Tricot

    Je ne connais pas l’objectif que vous poursuiviez en écrivant cet article sans autre objet , que celui de flinguer A Quatennens à pâtir d’arguties , du genre opposition bébête entre « intérêt général » et « égalité » . Face à la monté des eaux , face à la désertification, comme aurait dit Coluche , il y en a qui sont plus égaux que d’autres .

    Votre petit exercice de réthorique tout droit sortie d’une école de journalisme, aura au moins réussi à réveiller tous les haineux, les rageux , les aigris dont la préoccupation principale est leur détestation de la FI et la personne de JL Melenchon . Bravos vous avez réussi à creuser un peu plus le fossé entre cette petite minorité et la majorité de ceux qui veulent avoir un Avenir en Commun , même si ils ne se prétendent pas comme les rageux de « gauche ».

    Gege Le 6 février à 09:51
       
    • Effectivement C. Tricot dans son argumentation extrapole et interprète abusivement . Par exemple, déduire des propos de A. Q. que la FI cherchera à faire alliance avec le P"s" dans l’éventualité où E. Maurel serait élu secrétaire du P"s" c’est ne pas tenir compte de tout de que dit par ailleurs A.Q. à ce sujet et celui programme, dans son entretien au JDD. De même à propos de B. Hamon, C. Tricot déforme ceux de A.Q. en ne citant pas la totalité de ceux-ci.
      Lire :
      lejdd.fr/politique/adrien-quatennens-le-rassemblement-de-la-gauche-est-plutot-un-repoussoir-quune-dynamique-3563378

      Victor Le 6 février à 10:12
  •  
  • L’ouvriérisme comme seul argument, cela me rappelle étrangement le vieux PCF de la grande époque stalinienne.
    ça fait vieux et ringard, désolé.

    Vous avez raison les immeubles se construisent seuls, les voitures sont réparées par des cadres payés plusieurs milliers d’euros et stocks options, les lits d’hôtels de luxe retapés par de riches bourgeoises à vision-collier de perles-carré hermes, il n’y a plus ni smicards ni travailleurs pauvres.
    Classe ouvrière = vieux ringard ?
    Vous vous laissez intoxiquer par les chaînes en continu, l’obs, challenges et le fig mag.
    Au contraire la lutte des classes reprend du service actif. Si je suis vieille ringarde vous ne viviez pas dans la réalité et sans vouloir vous vexer ne feriez-vous pas partie des csp+ parisiens pour qui l’homo ouvrierus est une classe en voie de disparition vivant dans des territoires lointains et inexplorés ?

    irae Le 6 février à 10:11
       
    • Oui da, il y a sur ce blog beaucoup de baffes et de coup de pieds au cul qui se perdent. On peut constater que la boboïsation de Regards est un fait. Tout comme d’ailleurs sa soumission aux "insoumis".
      Et pourtant il se trouve encore des contributeurs pour gémir sur le mauvais sort que l’on ferait ici à LFi ??? c’est le monde à l’envers . Les moindres clowneries de Ruffin, les plus petites et indigentes déclarations des amis de JLM sont enregistrés et commentés favorablement. Et ça ne suffirait toujours pas ! Alors Regards , comme "Le média", bientôt la voix de LFI , à défaut d’être celle de la France.

      Legenevois Le 6 février à 10:39
  •  
  • Je suis toujours consterné de voir que tant de monde croit encore dans le jeu électoraliste. Les partis politiques ne défendent pas autre chose que la survie d’un système à bout de souffle. S’il y a des gouvernants, c’est parce qu’il y a des gouvernés. Quelque soit l’étiquette politique, le pouvoir finit toujours par défendre une classe de privilégiés, suffit d’ouvrir un livre d’histoire.
    L’abstention massive est une très bonne nouvelle car elle montre combien les gouvernés ne souhaitent plus participer à cette mascarade électorale où le choix se limite à choisir le nouveau directeur de prison.
    Ouvrez donc les yeux, l’avenir se situe hors du champs des partis et des syndicats. Ne déléguons plus notre pouvoir individuel, organisons-nous hors du champs institutionnel, à l’image des ZAD.

    dirk Le 6 février à 10:53
       
    • @Dirk - Je comprends tout à fait votre raisonnement... et peut-être aussi votre amertume. Pour autant, il me faut bien vous contredire sur le fait que votre interprétation de l’abstention soit la seule recevable ! Le problème, c’est bien qu’on ne peut attribuer aucune revendication à l’abstention, contrairement au vote "blanc" qui marque bien une contestation, à défaut d’indiquer clairement laquelle (il pointe en tous cas incontestablement le fait qu’aucun des candidats en lice ne peut prétendre représenter celui qui en a fait usage... ce qui n’exclue pas en l’occurrence, tous ceux qui ne souhaitent aucunement être représentés...)...

      Ceci dit, la capacité d’auto-organisation est en effet un facteur de changement possible de notre société... D’ailleurs c’est une idéologie qui plonge ses racines dans une théorie de l’auto-organisation (...du marché... mais qui lui substitue dorénavant une "rationalité" totalitaire comme principe d’organisation) qui domine le monde aujourd’hui : le néolibéralisme.

      Mais, comment en arriver à ce qui serait une société entière "auto-gérée" sans s’interroger sur la manière d’y arriver et sur l’éthique à adopter pour éviter toutes dérives ? Ou bien, au lieu d’une seule société, faudrait-il autant de "sociétés" que de collectifs auto-organisés complexifiant d’autant les interrelations et la probabilité de conflits sous-jacents ? Faut-il oublier que cela pose comme postulat principal la nécessité d’un militantisme qui conduirait chaque individu à y revendiquer sa place ? Et dans ce cas, que faire avec ceux qui n’en revendiquent aucune ? On en arrive à une question plus large qui concerne tous ceux ayant un projet politique à savoir comment, au-delà de la préservation d’intérêts personnels ou "de classe", éveiller les consciences pour faire du citoyen un "agissant" politique ? etc...

      Et bien, la Constituante pour une 6ème république est un de ces évènements qui permettrait de porter à la tribune, la nécessité de s’interroger sur quelle société nous voulons demain et notamment sur la place à donner à ses institutions et aux formes d’auto-organisation dans la démocratie que nous souhaitons construire. J’admets volontiers que c’est pas grand chose (car l’issue du débat est incertaine... cela peut aller vers ce que l’on souhaite, ou non), mais vue de là où l’on part, un peu plus de démocratie et de pluralisme, c’est déjà un pas dans le bon sens...

      carlos Le 6 février à 12:57
    •  
    • @carlos
      Je vous remercie de votre réponse mais je ne partage vraiment pas votre analyse.
      Pour ma part, l’abstention est un signe fort de la crise que traverse les pseudos démocraties occidentales. Les gens se détournent des urnes parce qu’ils sentent que le changement ne sortira jamais de ces boîtes, même s’ils votent blancs.
      En effet, comment peut-on encore imaginer qu’une société soit démocratique par le simple fait de voter ? C’est une escroquerie qui a fait long feu. Allez braves citoyens, venez choisir le chien du garde et retournez vaquer à vos occupations, on s’occupe de tout et un super président va parler au nom de vous tous.
      Une 6ème république n’y changera rien car une constitution n’a pas d’autres vocations que de constituer de nouveaux pouvoirs.
      Rebelote.
      Toutes les tentatives libertaires ont été noyées dans un bain de sang : la commune de paris, krondstat, les soviets, la guerre d’espagne ... Cela devrait alerter un minimum sur le fait que l’État, ses laquais et les détenteurs du capital s’opposeront toujours par la force à la naissance d’une société auto gérée, fédéraliste et libertaire.
      Le capitalisme ou néolibéralisme, si vous préférez cet novlangue, ne prend pas ses racines dans l’autogestion. Il n’y pas de capitalisme sans État. C’est l’État qui assure l’essor du capitalisme en lui garantissant des structures pour la circulation de la marchandise (élément essentiel à la survie du capitalisme), une police et une armée pour lui assurer la pérennité de son capital, des lois pour maintenir la propriété et la reproduction du capital. Bref, si le laisser faire et le laisser aller était de mise, cela ferait un bon moment que le commerce végéterait dans le périmètre dans lequel on devrait le confiner. Qui a sauvé les détenteurs du capital en 2008 si ce n’est les États et leurs banques centrales.
      Bref, une frange de la jeunesse est en train de renouer avec l’idéal anarchiste qu’on a voulu remiser dans les oubliettes de l’histoire en lui collant l’étiquette de bordel alors que l’anarchie c’est l’ordre sans le pouvoir, c’est toujours l’égalité avec la liberté, la remise en cause de l’éducation à la servilité ...
      Je suis tombé par hasard sur cette article de Regards pour me tenir informé des débats qui secouent le microcosme politique. J’y ai cru pendant 30 ans et je suis heureux aujourd’hui d’être sorti de ce petit monde fasciné par la conquête du pouvoir et de ses institutions. La france insoumise n’est ni plus ni moins qu’un parti jumeau de syriza et de podemos, la trahison est inéluctable. Il est temps de semer d’autres graines que celles de la conquête du pouvoir.

      dirk Le 7 février à 12:41
    •  
    • @Dirk - Merci pour votre réponse complète.
      Pour qu’on se comprenne bien, je n’ai pas remis en cause le fait que l’accroissement de l’abstention traduisait une crise démocratique, juste l’interprétation réelle à donner à cette abstention car le soucis c’est bien qu’on peut lui faire dire tout et son contraire...

      Je ne crois pas non plus qu’une société puisse être qualifiée de démocratique par le simple fait d’autoriser le vote... En fait, une fois postulé que le diable se cachait dans les détails, tant les modalités du vote que leurs fins doivent se soumettre aux principes inhérents à la démocratie pour pouvoir y prétendre. Notamment l’un des présupposés qui demande un vote "en conscience". D’autre part, les limites d’un mandat peuvent tout à fait s’arrêter à une mission "impérative" au lieu de celle "représentative"... Il y a aussi bien d’autres possibilités de trouver des "représentants" (si tant est qu’il le faille vraiment car on pourrait envisager une granularité différente à l’exercice individuel de son propre pouvoir de citoyen ), comme le tirage au sort par exemple.

      Je ne tenterai pas non plus de vous démontrer que vous avez tort dans le rappel historique que le pouvoir institué réprimât dans le sang toute tentative d’émergence d’une société auto-gérée. Mais il est clair pourtant qu’une théorie de l’auto-organisation est passée au travers du filet étroit qu’on lui opposait et a innervé tout un courant de pensée qui a joué un rôle important en cette seconde partie du 20ème siècle. Car sur les racines du néolibéralisme par contre, à savoir le libéralisme dont on connait le succès effrayant (pour moi, le néolibéralisme n’est pas le libéralisme et aucun des deux n’est à lui seul le capitalisme), il repose bien entrautre sur une théorie de l’auto-organisation des actes économiques au niveau du marché (le néolibéralisme prétend lui organiser de manière totalitaire toute la société selon une "rationalité" fantasmée du marché). Au demeurant, il s’agit juste d’une illustration pour démontrer à ceux qui ne l’envisageait pas ainsi, que l’auto-organisation n’est pas en soit une idée vouée à n’être considérée que comme une pure utopie mais au contrario a déjà rencontré, sous une forme bien particulière, un succès pérenne ...

      Pour ce qui est de votre démonstration historique sur le lien indéfectible entre Etat et capitalisme, les anarcho-capitalistes semblent penser que vous vous trompez (je sais bien, ça fait bizarre) et que ce n’est pas à eux de faire la preuve que le capitalisme sans Etat est possible, mais à ceux qui l’affirment de le prouver... ils défendent l’égalité en droit (par opposition à l’égalité sociale et à l’égalité de biens, impossibles à atteindre sans des mesures attentatoires à la liberté ), quitte à légitimer l’esclavage volontairement consenti car les hiérarchies auto-instituées comme les hiérarchies sociales, culturelles ou autres ne sont pas à remettre en cause puisqu’elles ne sont pas imposées par un pouvoir centralisé.

      Je ne sais pas si la trahison de LFI est inéluctable... l’acte de trahison ultime serait celui d’oublier ou de bâcler la mise en place dans les meilleures conditions qui soient de l’Assemblée constituante pour une 6ème république... Même si j’ai bien compris qu’une république démocratique n’aurait que des défauts à vos yeux, cet évènement resterait le seul moment ou tous nous pourrions discuter de quelle société nous voulons réellement pour demain et d’en faire émerger un destin commun. Car je pense que s’il y a une conquête du pouvoir à mener, c’est celle du pouvoir que nous devrions avoir sur nos propres vies ! C’était juste pour confronter nos points de vue... pas pour vous en convaincre.
      Merci en tous cas.

      carlos Le 7 février à 16:59
    •  
    • @Dirk - erratum :"ceux qui l’infirment" au lieu de "ceux qui l’affirment"

      carlos Le 7 février à 17:19
  •  
  • Pour mener la lutte de classes de façon efficace, le populisme dit de gauche peut il être un raccourci permettant d atteindre l objectif ?
    Ou une impasse ?

    Il me semble qu’ une part importante des confrontations tourne autour de cette question.

    Berthier gilbert Le 6 février à 11:13
  •  
  • Catherine Tricot dit que :

    Le travail d’actualisation que la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis n’est qu’un début. Il s’est opéré magistralement sur les questions écologiques. Il n’a que peu avancé sur bien d’autres sujets comme le travail, la ville, les libertés publiques et individuelles, le retour de la guerre.

    En particulier sur la question de la ville, il existe un livret thématique de la F.I. sur le logement, mais pas sur la question urbaine en tant que telle, quand bien même "l’ère du peuple" définit celui-ci comme urbanisé !... Ça manque. Et ce n’est pas faute de pouvoir faire appel à la maturité de tout un puissant courant de réflexions et d’actions déjà-là, reposant sur "le droit à la ville", en particulier depuis Henri Lefèbvre.

    Aubert Sikirdji Le 6 février à 14:21
  •  
  • Lutte des classes ? ouvrier , révolutionnaires ? mais qui parle comme ca encore a notre époque a part dans cette tribune ?
    Des glycére ? , à la rhétorique ampoulée qui fleure bon le discours de la droite "buissonnière" des André du PC stratifié , arrêté a l époque Manufrance et Marchais " ?

    les jeunes génération que vous vous obstinez a vouloir classifier les uns et les autres " a gauche" ne se reconnaissent plu dans la catégories " révolutionnaires, de gauche ,ou social démocrates ".

    Regardez leurs initiatives collectives, leurs parcours perso, leur choix de vie, de carrière , d habitat.

    Combien de ces jeunes ingé, communiquants , étudiants , profs , engagés avec les écologistes, ou la FI, ne se sentent liés par rien sinon à leur désirs de ne pas perdre leur vie a la gagner a n importe qu’elles conditions.

    Ce ne sont pas non plus des utopistes communautaires des années 70, révolution , shichon et fromages de chèvres , leur projets mêmes alternatifs sont construits, étudiés et durables.

    vous croyez réellement que ces générations, les indignés, les "nuit debout", les zadistes, se définissent comme marxistes ?

    Pas plus que ils ne sont mélenchoniste d’ailleurs, ils adhèrent un moment à un projet en l’occurrence le seul porteur d’espoir est actuellement celui de la FI , mais cela ne fait pas d’eux des zélateurs de JLM ou de la FI.

    L’article de Quatennens reprend ce qui se dit depuis un bon moment au sein de la société civile , un monde politique est en train de disparaître .

    buenaventura Le 6 février à 14:38
  •  
  • Il m’aura été donné de voir G Benoît et Carlos, l’un, le pseudo démocrate et vrai libéral, et l’autre, l’insoumis nouveau social démocrate, tomber d’accord sur l’essentiel : l’anticommunisme indécrottable et la défense du statu quo capitaliste. Embrassons- nous Folleville !

    André Le 6 février à 16:11
       
    • @André - llllllooooollllllll
      vous êtes loin du compte...
      les pingouins comme moi chient rarement sur les tables de jardin. Et pour cause, je ne vois que très rarement des tables de jardins dans mon habitat !
      En l’occurrence, Glycere et vous, André, semblez ne voir le monde qu’à travers la "lutte des classes" (Glycere me reprendra à son habitude pour me renvoyer à mes pénates... à ma banquise, pardon), mais ce n’est pas mon cas car j’accorde plus d’importance à un autre clivage que celui classique entre la droite et la gauche...
      Nous vivons donc tous deux dans un monde que nous concevons différemment, pour l’imager, moi depuis ma banquise, et vous depuis votre jardin, et quoique vous pensiez, je ne vous réfute pas le droit de le voir autrement : je ne suis pas anti-communiste mais je ne suis simplement pas communiste.
      Alors à moins que vous ne fassiez votre l’adage : "celui qui n’est pas avec moi est contre moi", vous n’avez aucune raison de le faire...

      carlos Le 6 février à 17:38
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    • @Carlos. Loin de moi l’idée de vous renvoyer à vos pénates, fussent-elles un igloo. Je ne réduis pas tout à la lutte des classes. Je dis simplement qu’il est sommaire de la donner pour disparue. Elle se retrouve dans le dialogue social, sous une forme légaliste où les positions des uns et des autres sont défendues loyalement mais fermement. On lutte mais on se parle, ce qui n’en est pas moins lutter, avec recours au droit de grève si besoin. La négociation en est le prolongement. L’équilibre général de la société se trouve plutôt conforté de ses antagonismes, démentant le schéma que les communistes avançaient pour prédire la fin du capitalisme.

      Glycère Benoît Le 7 février à 00:12
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  • mon cher André

    JLM est un tribun et un fin politique , avec ses limites, ses défauts et ses avantages. La FI est un mouvement, un outil pour arriver a se structurer ,c’est tout.

    Ce qui est assez " gouteux" c’est de voir, d’entendre et de lire les propos que les vieux cocos tiennent sur JLM et la FI.

    Ces braves gens qui pendant des années ont soutenu et défendu contre parfois toutes les évidences , les " démocraties populaires, la patrie des travailleurs, les paradis ouvriers, les partis frères, la lutte des classes, la dictature du prolétariat " et toutes ces vieilles litanies, ce catéchisme qu ils bégayaient et ânonnaient laborieusement pour la plupart comme des zélotes .

    Des croyants a un dogme , aveugles et hostiles a toutes critiques , défendant les bilans globalement positifs , la fameuse période transitoire qu étais le socialisme qui devait mener vers l’avenir radieux du communisme .

    Cette période transitoire de socialisme réel qui justifiait tout, relisez Koestler et Orwell , et au nom duquel , le GPU, le NKVD, le goulag, la presse et le parti unique était absous et justifié.

    Des gens qui ne supportaient aucunes contradictions , critiques et contestation qui terminaient tout débat par un définitif " vous êtes des anti communistes primaires "

    Bref la liste serait longue des anathèmes que ces démocrates déversaient , si l on en croit ceux qui ont vécus la période du grand et glorieux PCF et d’autres en Europe qui ont tous disparus dans les oubliettes de l histoire.

    Eux seuls a gauche avaient la vision politique "juste" , les autres étaient selon les cas , des gauchistes fils a papa , payés par les flics , des social traitres , uniquement là pour faire la politique de la droite, détruire le PCF ( Mitterrand) .

    Ce même Mitterrand qui leur a donné 4 ministres dans un gouvernement d union de la gauche, ces ministres que le PCF soutenait du bout des lèvres , relisez les livres d histoire ou les travaux des IEP sur le " soutien critique " . Edifiant !.

    Alors qu ils essayaient de persuader tout le monde que la paix étaient menacée par l hégémonisme américain , les fameuses démocraties populaires se sont écroulés d’elles mêmes comme un jeu de majong , un château de carte et ce sont eux qui viennent donner des conseils pour " construire " un renouveau communiste ; risible !

    Et ce sont ces tartuffes ou leur descendant qui traitent Mélenchon de dictateur populiste et la FI de bande de bobos socialo-bourgeois !

    Vous avez pendant des années tendus la sébille auprès du PS ,pour sauver l’appareil et vos élus, vous ferez de même avec la FI le moment venu et la FI , si elle existe encore , vous accordera surement des strapontins , soyez patients ! .

    buenaventura Le 6 février à 20:26
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  • "koestler" , "Orwel", on a les références qu’on peut. Tous deux, intellectuels petit- bourgeois qui vendirent leur plume et leur âme à l’impérialisme anglo-saxon et finirent justement oubliés après avoir fait leur sale boulot de guerre froide pour lequel ils étaient grassement payés.

    Jean B Le 7 février à 14:01
       
    • Décidément vous n’avez pas changé.

      Glycère Benoît Le 7 février à 15:11
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  • Il n’y aura plus de relations avec la direction nationale du PCF ; par contre les militants n’ont pas d’autre choix que de venir à LFI...enfin..si ce ne sont pas des religieux....La notion droite-gauche disqualifiée par les décennies pourries est obsolète à tout jamais car LFI est la gauche + tous ceux qui veulent une société plus humaine. Donc la majorité des gens qui se classent à droite et à gauche.Glycère Benoît mit uns !

    Dominique FILIPPI Le 7 février à 16:30
       
    • Tu ergotes (mit uns). Non je plaisante. En politique tout le monde parle avec tout le avec tout le monde. C’est là une pratique commune, ce qui ne veut pas dire que la nation pense à l’unisson. Les notions de droite et de gauche ne sont pas obsolètes mais leur contenu évolue et peut parfois changer du tout au tout. LFI est à gauche, ou plutôt à l’extrême gauche – on a autant de raisons de l’y placer que le FN à l’extrême droite – tandis que LREM est à gauche, ou si l’on préfère au centre gauche. Enfin nous souhaitons tous une société plus humaine. Qui souhaiterait une société inhumaine ? Les divergences portent sur les moyens d’y parvenir.

      Glycère Benoît Le 7 février à 17:02
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  • @Glycère Benoît Le 7 février à 17:02

    Je fais un copier-coller de ma réponse à Carlos qui je pense te montrera qu’il n’y a pas que des cons à œillères à LFI...
    @Carlos Le 7 février à 18:04
    Voir le réel serait donc voir le Malin, pire avoir commerce avec lui.... Te rends tu compte ce qu’a ta démarche de religieux , de dogmatique ? Comment peux tu concevoir de gagner MAJORITAIREMENT les consciences au changement en leur imposant TA conception de l’identité ? D’autres s’y sont risqués en URSS, en Chine et ailleurs avec les résultats que l’on sait....En avant pour "l’homme nouveau " ?Il faut une bonne fois pour toutes admettre que ce qui compte c’est que dans un premier temps notre peuple se donne les moyens politiques de faire reculer matériellement le néo-libéralisme en Europe et tout le fatras idéologique qui va avec !Dans ce premier temps il faudra respecter une conception de l’identité de la France qui n’est pas la notre , s’allier avec des gens qui ne pensent pas comme nous, risquer d’être battus politiquement par eux...Non...pour les gens l’identité ce n’est pas seulement des idéaux abstraits mais surtout une façon d’être (que d’ailleurs nous partageons au quotidien !). En clair, nous devons nous prononcer contre tout ce qui est allogène et inassimilable pour être entendus sinon nous continuerons à effrayer , à être pris pour ce que nous ne sommes pas c’est à dire des partisans de la violence sur les consciences , un courant de pensée dangereux pour la démocratie, des éternels mécontents stériles .Mélenchon-Maduro-Obono meme violence , c’est cette ignominie que les chiens de garde de la bourgeoisie ont fait progresser ces derniers mois (voir le triste spectacle de l’émission politique et les ravages qu’elle a fait) !Avec cette conception de l’humanisme, tu ne réussiras qu’une chose...Leur donner du grain à moudre !
    Dominique FILIPPI Le 7 février à 19:02

    Dominique FILIPPI Le 7 février à 19:11
       
    • Mais je le savais déjà, je n’ai jamais considéré que mes adversaires ou rivaux en politique sont forcément des imbéciles. Je ne considère pas non plus qu’ils soient des chiens de garde, et que leurs références soient un fatras, pour reprendre tes expressions.

      Une de celles-ci est remarquable. Tu dis ‘dans un premier temps’. Il y en a donc au moins un second. Lequel ? Le respect des diverses opinions politiques ne durerait-il qu’un temps, pour permettre à celle de ton parti de s’imposer à tous après qu’on aura souscrit à des alliances tactiques et enfumé les esprits ? La dictature différée en somme, dont le projet avance masqué. J’aimerais avoir mal compris, ce qui te fournirait alors l’occasion d’une bonne réplique. Mais à tout prendre je préfère encore ça.

      Glycère Benoît Le 8 février à 07:19
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  • césarisme et populisme, sectarisme et opportunisme sont les quatre caractéristiques de l’impasse LFI. À bon entendeur , salut !

    Gentile R Le 7 février à 20:33
       
    • À bon entendeur En Marche.
      La FI est le seul parti à gauche susceptible d’arriver au second tour, les autres partis qui se prétendent "de gauche" ne sont que le marche pieds des libéraux.

      Quand on est un idéaliste petit bourgeois, un fonctionnaire de la Catégorie A : ce n’est pas très grave. 5 ou 10 ans de Macron : ça se sent à peine sur la fiche de paie.

      Les prolos eux ne peuvent pas se permettre ce luxe. À bon entendeur, salut !

      kheymrad Le 9 février à 13:42
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  • @Glycère Benoît Le 8 février à 07:19

    Goulag fais moi peur................un premier temps pour convaincre......un deuxième pour convaincre dans le retour à l’opposition si les gans le décident librement ...tu deviens moins malin ....je sens que je vais écourter...

    Dominique FILIPPI Le 8 février à 07:47
       
    • À qui le dis-tu. Un peuple constitué de citoyens ayant tous la même opinion est une absurdité en tant que projet politique. Le poursuivre signe le crétinisme. Les communistes en leur temps, qui y voyaient au contraire toute l’intelligence du monde, prétendaient l’atteindre. Toi le premier tu as dit ici les dangers de cette optique. Ennemi de ses effets, tu ne saurais reproduire sa cause.

      Glycère Benoît Le 8 février à 08:14
    •  
    • Le Goulag est un humanisme, il faut le resituer en contexte, et le comparer avec les camps de la mort.

      Aujourd’hui, les bourgeois refusent de construire des camps pour les réfugiés, et préfèrent les passer à tabac. Nous, nous prendrons nos responsabilités.

      kheymrad Le 9 février à 13:51
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  • @Glycère Benoît Le 8 février à 08:14

    Tu redeviens audible.

    Dominique FILIPPI Le 8 février à 08:18
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  • L’auteure de cet article demande qu’on lui fasse un strapontin vu qu’au PS et au PCF on vend les meubles...

    Dominique FILIPPI Le 8 février à 16:10
       
    • A-t-elle lu l’avenir en commun ?

      Dominique FILIPPI Le 8 février à 18:52
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  • Les mêmes antiennes et un aveuglement funèbre et identique qui vous empêche de comprendre ce qu’A.Quatennens analyse clairement et auquel il répond, lui, avec cohérence.
    Je vous laisse entretenir les dernières coteries avec le sceau satisfaisant du sacrifice.

    Chomienne Le 8 février à 18:55
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  • Il faut un parti unique, et un débat au sein de ce parti.
    Les mencheviks : au goulag !

    kheymrad Le 9 février à 13:39
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  • Il faut arrêter de perdre son temps à polémickey avec les clowns staliniens ! Laissons les creuser leur tombe, ils font ça très bien depuis les années 50 ( Ils sont passés de un million d’adhérents à la Libération à 40 000 aujourd’hui chiffre officiel ). Ils sont au bord du précipice et lors de leur congrès 2018 ils vont faire un grand bond en avant ! Les vrais communistes ( ceux qui ont quitté le P"C"F ou en ont été exclus )sont à la FI ou votent pour elle .

    René-Michel Le 11 février à 11:06
       
    • Je vote FI, et je respecte l’autorité de JLM. 
      Les néo-stal sont disciplinés.
      Ils forment le gros du renouveau de la gauche aux USA depuis l’élection de Trump.
      Les gauchistes en ont marre de jouer les Candaules, désormais, ils veulent un leader et un État fort pour appliquer avec autorité et efficacité une politique extrêmement à gauche.

      kheymrad Le 13 février à 12:45
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  • Alors ça y’est, vous allez recommencer à casser les pieds au premier mouvement populaire un peu étoffé qu’on ait en France depuis des lustres ? En tout cas, ne croyez pas que la FI s’étiole. Sur le terrain, ça bosse et bien ! En dix ans de militantisme, je n’avais jamais vu ça.
    Pff, c’était bien la peine de soutenir Clémentine Autain qui n’a pourtant pas arrêté de nous enquiquiner, jusque grosso modo janvier 2017.
    Essayez de comprendre un bon coup : votre façon de faire de la politique, étriquée, groupusculaire, avec ses codes et son langage abscons incompréhensible à qui n’a pas les codes, c’est non merci !

    Labat Marie Le 17 février à 20:41
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