Accueil > Politique | Par Pablo Pillaud-Vivien | 1er février 2018

France insoumise : le réveil de la force d’opposition

Première niche parlementaire pour le groupe de la France insoumise à l’Assemblée nationale : l’occasion pour les députés du groupe de Jean-Luc Mélenchon de maîtriser l’ordre du jour... mais surtout de rappeler le sérieux et la crédibilité de leur projet - n’en déplaise à la majorité La République en Marche.

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Pour une partie du grand public, la France insoumise, c’était beaucoup de Jean-Luc Mélenchon, un peu de François Ruffin, de Danièle Obono et de Clémentine Autain et toute une kyrielle de coups de gueule à l’Assemblée nationale sur le drapeau européen, le port de la cravate ou le prix du paquet de pâtes. Et puis il y a eu ce classement du magazine Capital de décembre dernier qui a placé les députés LFI en tête du classement des plus bosseurs du Palais Bourbon.

Du coup, l’observateur pas très attentif a pu se dire « ah, tiens, mais en fait ils travaillent aussi sur le fond ». Et après le relatif échec de la mobilisation perdante contre la loi Travail cet automne, la France insoumise a encore beaucoup à (se) prouver. Car si l’objectif est de donner au mouvement une assise forte dans la population, il faut d’abord et avant tout qu’il réussisse à se montrer suffisamment solide sur ses bases. Bref, pour prétendre au pouvoir, il lui faut à présent gagner le terrain de la crédibilité. Et ça n’est pas les propositions qui manquent…

C’est pourquoi le groupe LFI avait décidé d’utiliser au maximum l’espace politique qui lui avait été imparti lors de la niche parlementaire qui lui était octroyée ce jeudi 1er février. Certes, comme lors de leur passage en commissions, leurs quatre propositions de loi et leur proposition de résolution ont été logiquement rejetées par une majorité qui n’avait rien à gagner, ni sur le fond, ni sur la forme, à laisser à la gauche ne serait-ce que des bribes de pouvoir législatif. Mais le son de cloche qui se dégage des insoumis de l’Assemblée nationale n’est plus tout à fait le même.

Assise et expertise : une opposition en quête de légitimité

A grands renforts de consultations d’experts, d’ONG et autres personnalités qualifiées, les parlementaires LFI se sont emparés de cinq sujets que leurs premiers mois à l’Assemblée leur ont permis d’identifier : la reconnaissance du burn out comme maladie professionnelle, la constitutionnalisation de l’inaliénabilité du droit à l’eau, la nécessité d’un référendum quant à la ratification du CETA, la mise en place d’un récépissé dans le cadre d’un contrôle d’identité et la légalisation du droit à une fin de vie digne.

Des combats précis, des propositions argumentées, concrètes mais surtout parfaitement crédibles voire… « votables » en l’espèce par une majorité de députés si la question de l’appartenance partidaire d’une idée n’avait pas d’effet sur l’avis qu’on s’en faisait. Car c’est cela qui marque le plus : la volonté d’avancer des propositions importantes, sans tomber dans la radicalité – avec un souci affiché et assumé du compromis parfois, qui auraient pu être considérées comme acceptables par la majorité.

Ainsi sur le récépissé, il ne s’agissait pas tant de l’imposer immédiatement et systématiquement mais de proposer une expérimentation. Ou sur le burn out : les députés LREM ont même failli déposer un amendement avant que ne les rattrape le caractère primaire de leur opposition et qu’ils ne rejettent tout en bloc. Mais au-delà du cénacle parlementaire, quels résultats ?

Des voix et des moyens : un travail sur le long terme

Si l’on s’en tient à Twitter, c’est plutôt pas mal : le hashtag #LoisFI a tenu un petit bout de la journée de jeudi dans le top 10 des tendances France. Du côté de l’opposition politique, si l’on excepte les suppôts les plus béats du pouvoir, ils sont aussi de plus en plus nombreux à reconnaître – à mi-mot – que le groupe LFI produit un boulot sérieux. Et même l’opinion publique semble suivre : l’étude Harris Interactive commandée par le groupe montre bien que, hormis la question du CETA – sans qu’on identifie réellement les raisons, sauf à ce que les sondés ne maitrisent pas la technicité du « dossier », les Français seraient largement favorables à l’ensemble des mesures proposées.

Plus fort encore : les propositions de la France insoumise ont même été soutenues par le groupe communiste. Si on ajoute à cela que Benoît Hamon a été auditionné sur la question du burn out, il y a de quoi se dire que, si on bosse à fond sur les sujets de fond, y’a moyen de s’entendre, non ?

On croyait pourtant être entré dans le nouveau monde où toutes les bonnes idées étaient les bienvenues. Qu’il y avait du bon à gauche et à droite. Toute la force du « ni droite, ni gauche » ou du « et de gauche, et de droite ». Finalement, si l’on en doutait encore, seuls les intérêts de quelques-uns guident l’action de cette majorité. La gauche devra encore attendre son heure. Et poursuivre son travail de conviction.

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Vos réactions

  • Pourra t’on avoir le même travail journalistique envers le groupe PCF ? Comme j’imagine qu’il s’active avec la même énergie et sans doute sur les mêmes sujets, la comparaison sera instructive.

    pierre 93 Le 1er février à 19:28
       
    • @pierre93 et Robert T Vous chialez sur un bon article consacré aux projets de loi FI à l’Assemblée alors que votre copine M-P Vieu est a l’honneur cette semaine avec certes une purge sur les élections européennes et que votre autre copine Tricot s’exprime très régulièrement sur ce site. Les stals ne changeront jamais, même le nez dedans ils diront toujours qu’ils sont les meilleurs et victimes d’anticommunisme primèèèèèèèèèèèèèère ! Au plaisir de ne plus jamais vous revoir !
      Un ancien coco (1969/1990)

      René-Michel Le 11 février à 17:05
  •  
  • "Regards " est -il devenu la "pravda" de LFI ? On peut légitimement se poser la question. Un simple comptage des papiers à elle consacrés, de ses différents porte-parole ici invités plus souvent qu’à leur tour, , et même des contributeurs qui squattent son forum des lecteurs, la messe LFi est dite et redite.
    Où est ici le pluralisme des approches alternatives revendiqué ?

    Louis D. Le 1er février à 19:39
       
    • "France insoumise : le réveil de la force d ’opposition" ? Elle dormait donc ! "la" force d ’opposition parait de trop. Que nous
      sachions , il y a deux "forces d’opposition" d’égale importance à l’Assemblée nationale , non ? Pour sa notoriété, LFI n’avait pas besoin de cet article complaisant pour ne pas dire courtisan.

      Pierre Valigny Le 1er février à 19:57
  •  
  • l’opposition officielle (FI) se réveille, a bon !

    leon Le 1er février à 22:01
  •  
  • En effet c’est bien la seule force d’opposition, et surtout la seule force de propositions, avec un sérieux dans le travail et dans l’implication plutôt inégalés !
    Travailler avec autant de pugnacité, face à ce troupeau de moutons aux ordres de #Macron qui fait de l’anti démocratie depuis le tout début de cette omni-présidence, est d’un courage indiscutable, et effectivement aucune autre entité politique n’a ce courage !
    À la suite de ce #FIday le petit travail de sape des médias mainstream reprend déjà, les frontistes se rebellent...
    Quelles meilleures preuves que la FI est L’UNIQUE FORCE D’OPPOSITION ? 😉

    Marie Le 2 février à 05:47
  •  
  • @PPV - PAR PITIE ! Faites des articles sur le groupe communiste ! Vous ou un de vos collègues ! J’en ai ras le bol des attaques ou commentaires désobligeants des "camarades" qui jugent qu’on parle trop de LFI (sur laquelle, pour eux, il n’y a rien à dire... si ce n’est qu’elle porte une vacuité totale... En dehors du cesarisme, du sectarisme et d’un populisme loin de celui de Chantal Mouffe... Mais je me rassure, ce tableau si flatteur va continuer de s’étoffer j’en suis sûr dans les commentaires qui vont suivre.) et qui estiment que les medias comme Regards ne s’intéressent pas assez à eux ! Alors bon dieu faites un effort à Regard ! Parlez d’eux même quand il n’y a rien à en dire !

    Carlos Le 2 février à 07:04
  •  
  • Bonjour,

    Ce qui fait la force de LFI, c’est que nous percevons une certaine osmose entre l’échelon national (groupe parlementaire, representants du mouvement), l’échelon local (groupe d’actions (GA)), associations, militants syndicaux, citoyens. La ligne est claire, radicale, et par conséquent interroge. Les mesures macronnistes percutent les citoyen en rentrant dans chaque foyer. C’est pourquoi nous devons poursuivre comme suit : force d’opposition ET force de proposition., de manière à être au RDV lors de l’EVEIL ! Nous apparaissons de plus en plus comme honnêtes, réfléchis, constructifs, percevant l’avenir avec discernement : nouveau monde au final ! Ca va payer ! Laissons les autre raillés, englués dans leur tunnels de tambouilles. Objectifs : convaincre, rassembler quelque soit l’appartenance/pas à un corps intermédiaire, quelque soit l’étiquette politique, quelque soit son âge, ses croyances, ses préférences and so on... on s’en fout ! On peut tous se retrouver citoyens sur notre programme élaboré de manière collaborative et enrichi au fil de l’eau. C’est notre liant. FEDERER le PEUPLE ! Venez nous rejoindre pour investir les quartiers, les cités, les rues, les foyers, les écoles, les universités, les entreprises... ca prend forme et ca nous encourage ! Bientôt un 18 député !

    ecureuil66 Le 2 février à 08:18
  •  
  • Le dynamisme des partisans de M. Mélenchon fait de LFI un concurrent redoutable du PCF – concurrent au sens darwinien du terme. Peu importe que cette concurrence soit sur la gauche ou la droite du PCF, la formation la plus ancienne, née en 1920, alors que LFI est née en 2016, issue du Parti de gauche créé en 2009. Le point crucial est que ces deux formations se disputent la même clientèle. Les électeurs décideront du survivant.

    Glycère Benoît Le 2 février à 09:08
       
    • @Glycère Benoît

      G Benoît le représentant omniprésent ici de la veille droite la plus conservatrice, défenseur de l’ordre établit, découvre que le PCF est né en 1920 , et la FI en 2016 , qu’elle decouverte ! Comme tous les gens de droite son obsession c’est le sacro-saint marché, il voit le marché partout . Pour lui les électeurs sont une « clientèle » , on peut donc en déduire que pour lui , les mouvements, les partis, sont des boutiquiers. On voit là toute la profondeur de sa pensée dont il semble très fière, on point de venir nous l’infliger ici.

      Gege Le 2 février à 10:05
    •  
    • Quels furent les résultats des législatives de juin et les dernières partielles ? Les électeurs n’auraient donc pas choisi ou bien j’ai manqué un épisode ? Le citoyen qui vote serait "une clientèle", je n’ose comprendre !

      Boost Isabel Le 2 février à 10:06
    •  
    • @Gege

      Gege le représentant de la vieille gauche archaïque place la haine avant la réflexion. Il ferait mieux de faire l’inverse. Je ne suis pas omniprésent sur le forum, j’y interviens sans abuser de l’accueil qui nous est fait, à nous tous. Exprimer ses opinions n’est ni critiquable en soi ni une source de fierté ou un motif d’opprobre. Le rêve de Gege serait-il un monde où les opposants à sa ligne n’existeraient pas ? Ce n’est pas le nôtre, le vrai.

      Glycère Benoît Le 2 février à 11:12
    •  
    • @Glycère Benoît

      Derniere fulgurance de Glycère Benoît, sa pensée, qui est en faites le catéchisme de la droite qu’il ne cesse de nous resservir, serait empêché de s’exprimer , alors que 99% des médias sont de droite . Pauvre petit bonhomme ! Vous déroulez les poncifs et les banalités de la droite , produit d’un prêt à « pensé » (pas plus loins que le bout de son nez) , qui est le « cela va de soit » . Vous faites partie de ces gens qui disent par exemple : « dans la vie il y a des winners , il a des loosers , c’est comme ça, circuler il n’y a rien à voir, ne cherchez pas à comprendre. Voilà toute l’etendue du prêt à penser de Glycère Benoît .

      Gege Le 2 février à 12:28
    •  
    • @Boost Isabel. Les résultats furent meilleurs pour LFI que pour le PCF, 17 élus contre 11, sur 577 sièges en tout. Le second tour des dernières partielles aura lieu dimanche prochain.

      Le mot clientèle n’est pas péjoratif. Il appartient au domaine de l’économie. Un parti est une entreprise par bien de aspects : un groupe d’hommes organisé et hiérarchisé qui se fixe un but, le pouvoir d’État – où l’économie joue un rôle important justement.

      Susciter la sympathie des électeurs ne consiste pas seulement à en appeler à leur sens civique et moral, mais aussi à leur intérêt. Rien de mal à cela. En plus des électeurs, il y a les professionnels de la politique, les politiciens, qui eux sont rémunérés par l’État. Rien de mal là non plus. On pourrait dire qu’ils sont les fournisseurs, face aux clients, sur le marché électoral et que candidats et électeurs y constituent les deux termes de l’échange.

      Glycère Benoît Le 2 février à 12:35
    •  
    • @Gege. Insensé. Je ne résume pas la vie à un combat entre les winners et les losers. Je n’ai pas cette vision simpliste. La vôtre serait-elle de considérer qu’il y a d’un côté les gentils et les intelligents, de gauche, et de l’autre côté les méchants et les bêtes, de droite ? C’est le principe de base du socialisme, qui prétend au monopole du progrès. Le parti de ses adeptes doit donc détenir le pouvoir pour en répandre les bienfaits.

      Libre à vous de ressasser votre haine recuite. Pour ma part je ne connais pas votre personnalité, je ne peux donc juger ni de votre autonomie intellectuelle ni de votre culture politique. La connaîtrais-je que je ne serais pas fondé à m’étendre sur le sujet en jouant à l’expert.

      Glycère Benoît Le 2 février à 16:10
    •  
    • @Glycère Benoît

      Je ne vous hais pas, je combats les idées de droite que vous ne cessez de nous infliger et que l’on retrouvent sur 99% des médias. Je vous considère comme un adversaire, et pour cela il n’est pas nécessaire de haïr.

      Être de droite c’est être pour l’accumulation des richesses entre les mains d’une minorité au détriment de l’immense majorité, en captant une grande partie des richesses produites par la société, produire n’importe quoî pourvu que ça rapporte du fric , c’est immoral et malsain , je ne vois pas où est la démocratie dans tout ça. Il n’y pas de gentil ni de méchant (concepts religieux) comme votre conception manichéenne de la réalité l’envisage , on est pas à l’eglise . Il n’y a pas de diable « rouge » , votre obsession . Il n’y a que des points de vues , des valeurs, opposés, incompatibles. Etre de gauche c’est être pour une juste répartition des richesses produites , dans le respect de l’environnement, de ne pas produire n’importe quoi, au prétexte que ça rapporte du fric , c’est morale , sain , et porteur d’avenir.

      Gege Le 2 février à 18:42
    •  
    • @Gege. Vous confirmez ce que je dis : pour vous les gens de droite sont vicieux. La démocratie est donc un mauvais régime qui leur permet d’être au pouvoir s’ils gagnent les élections.

      Par ailleurs je suis votre adversaire, mais je suis aussi votre concitoyen. Je vous parle, vous me parlez, vous reconnaissez donc que j’existe et, à moins que d’y renoncer ce que vous n’avez pas fait alors que rien ne vous l’interdit, vous ne pouvez envisager de solution politique où vous auriez loisir de me tuer.

      Glycère Benoît Le 2 février à 19:24
  •  
  • Mais quelle surprise !!! Le journal L’Humanité est le journal de qui ? Surpris par quoi ? Un travail opiniâtre ET parlementaire ET de terrain pour une force politique qui est très jeune.
    Je ne sais pas si les élections comptent encore, mais je crois qu’il y a eu des législatives avec les scores que nous connaissons toutes et tous ET je rappelle que 10 députés PCF furent élu-e-s parce que pas de FI en face d’eux au premier tour. Question : "Quel fut le renvoi d’ascenseur ?????"
    Merci Regards d’être parmi ces rares médias, dont L’Huma a relaté la journée parlementaire LFI.

    Boost Isabel Le 2 février à 10:00
  •  
  • le groupe FI travaille, le groupe communiste aussi bien sur

    Que ce soit dans les municipalités au en tant que députés, les élus communistes se sont toujours beaucoup investis et ce n’est pas contestable sauf a diffamer gratuitement.

    Pourquoi faut il que certains comme valigny, pierre ou louis nous fassent un caca nerveux pour un article non pas complaisant mais réaliste ?

    Décidément chez certains vieux stals , le réflexe hégémonique type Pravda et Izvestia , les seuls " journaux qui disent la vérité " a encore des adeptes.

    Ce seront ces même personnes qui reprocheront a la FI de ne pas avoir voulu faire un groupe commun a l’assemblée.

    Alors que Chassagne a tout faite pour que cela ne se passe pas.

    S il vous plait rédaction de Regards , faite leur un article sur le PC et s il vous plait très élogieux voir dithyrambique .

    Merci pour eux

    buenaventura Le 2 février à 11:38
  •  
  • Assez, plus qu’assez de la propagande de Regards en faveur de
    LFI ! Cessez de vanter indûment et complaisamment " l’énorme travail" de sa représentation parlementaire, "la pugnacité" de ses leaders,l’ "efficacité "(?) de sa "stratégie d e communication" , sa "force de proposition" ! La FI, après avoir été le "premier opposant à Macron" , serait-t-il donc devenu le parti unique de la gauche ?

    lionel G Le 2 février à 11:52
       
    • @lionel G

      Vous seriez pas un gros , très gros , très très gros , jaloux !!!

      Gege Le 2 février à 12:32
    •  
    • @ lionel G t’es pas si aveugle que ça ! C’est pour très très bientôt. Rate pas ton prochain congrès, au rythme où vos adhérents se font la malle ça pourrait être le dernier !

      René-Michel Le 11 février à 17:15
  •  
  • Bon alors les jaloux et les « rageux » que pensez vous des propositions de lois de la FI , visiblement rien , nada , zero pensée. Les députés PCF , mais pas que , par leur soutien en pense du bien contrairement à vous.

    Gege Le 2 février à 12:53
       
    • Bravo ! GG, apparemment, vous découvrez et aimez les
      députés communistes quand, en compagnie des insoumis, ils participent au "crétinisme parlementaire" que dénonçait déjà les vrais révolutionnaires du début du XXe siècle.
      À qui peut-on faire croire que les pratiques managériales qui favorisent le "burn-out", vont cesser, simplement parce qu’une loi les interdira.
      Certainement pas aux inspecteurs du travail et aux syndicalistes qui savent bien que , code du travail ou pas ,sans un rapport des forces favorable aux travailleurs dans l’entreprise les patrons font ce qu’ils veulent de leurs salariés
      en exploitant leur force de travail jusqu’à l’os...

      David P Le 2 février à 20:15
    •  
    • @David P

      Je soutiens tout ce qui va dans le bon sens , les communistes dans leur ensemble, ne sont pas des adversaires , certains dirigeants et certains militants se conduisent comme tel.

      Vous avez raison les travailleurs et les syndicats au nom desquels vous parlez à votre aise, pour leur faire dire ce que vous pensez , n’ont qu’à attendre le grand soir qu’avec vos petits bras musclés
      vous allez réaliser. Avec un tel programme politique ils auront le temps de mourir.

      Pour votre gouverne, sachez que la reconnaissance de « l’épuisement au travail » comme maladie professionnelle est une revendication syndicale. Conclusion arrêtez de leur faire dire , et de dire des inepties .

      Comme Macron vous pensez que le code du travail ça sert à rien , vous l’écrivez noir sur blanc . Vous vous enfoncez un plus dans votre ignorance de la lutte syndicale, car sachez également que c’est en s’appuyant notamment sur le code du travail que l’on peut créer un rapport de force , dont vous semblez pas connaître grand chose . Allez raconter vos sornettes aux syndicats et aux salariés, notamment ceux qui étaient dans la rue contre la loi El Khomeri, on va bien rigoler.

      Gege Le 3 février à 10:59
    •  
    • GG, qu’est-ce que vous connaissez de la lutte syndicale ? Sachez que le code du travail est utile devant les tribunaux des prudhommes, et pour les inspecteurs du travail quand ces derniers font leur boulot, mais s’il n’y a pas de rapport des forces dans les boîtes, les patrons s’assoient dessus.
      Au fait, vous avez vu cet automne comment les salariés dans leur ensemble considèrent la législation du travail ? Vous les avez vu manifester par millions pour sauver le code du travail protecteur ? Moi pas et je ne suis pas le seul . Que pensez-vous GG de l’attitude du leader de LFi qui donnait déjà le point à Macron avant que la messe soit dite. En d’autres temps , certains auraient eu raison de crier "Mélenchon-trahison ’ ! " LFI , piège à cons !

      ravachol Le 3 février à 11:48
    •  
    • @ravachol

      Gros malin , aller devant les tribunaux pour défendre les salariés est un des moyens de la lutte syndicale et de mobilisation, en s’appuyant sur la loi et pas seulement le code du travail , code civile, code du commerce en cas de reprise d’activité par les salariés . Le recour devant les tribunaux est couramment utilisé par les syndicats. Avec parfois appelle à manifestions devant le tribunal .

      Je je n’ai à me justifier à vos yeux, mais sachez que je vous parle par expérience. Par contre vous , pour écrire de tels fadaises , de tels inepties, vous démontrez que vous ne connaissez rien à l’action syndicale. Et oui j’ai vue des milliers de manifestants contre la loi El Khomey , et j’en faisait partie .

      Gege Le 3 février à 17:42
    •  
    • GG , sachez que moi aussi , j’y étais dans les manifestations de l’automne dernier contre les ordonnances Macron, comme j’y étais aussi contre le loi travail et même avant celles-ci...

      Et j’avoue que l’envie m’a démangé furieusement de botter le cul aux quelques LFI qui passaient furtivement dans le cortège pour distribuer leur prose électoraliste au moment où leur leader maximo nous plantait un couteau dans le dos depuis la Grèce et devant des caméras complaisantes...

      Ce prochain lundi, à Lyon, j’irai, avec d’autres apporter mon soutien à Martin, un de mes camarades de syndicat, qui risque une forte amende et plusieurs mois de prison pour avoir, il y a deux ans, manifesté devant la permanence d’un député PS stéphanois qui avait voté la loi El Komri , et depuis est passé à LRM...

      À chacun ses "héros".

      Ravachol Le 3 février à 18:15
  •  
  • Voila un moment que je n’étais pas venu voir le site de Regards et je pense que je vais à nouveau l’oublier. Les commentaires sont vraiment d’une très grande indigence. On a vraiment autre chose à faire. Du porte à porte par exemple.

    choucroute Le 2 février à 12:59
       
    • @choucroute Tout à fait d’accord.

      René-Michel Le 11 février à 17:17
  •  
  • Halte au feu roulant de sectarisme et de connerie !
    Il y a mieux à faire face à la démolition entreprise par MACRON.
    Actons que les composantes de la gauche française ont diverses et devraient pouvoir travailler ensemble sur un minimun d’objectifs.
    L’exemple actuel PORTUGAIS de la coalition bancale rejetant l’austérité mérite de retenir notre attention.
    Personne ne se ralliera au panache d’un leader ou même d’une formation hégémonique.

    BERTHIER gilbert Le 2 février à 13:46
  •  
  • sont diverses (lire)

    BERTHIER gilbert Le 2 février à 13:47
  •  
  • Que la FI et le PC proposent le RIC, fasse monter le niveau de conscience sur le fait de donner au peuple un contre pouvoir comme en Suisse. Pour l’instant , le silence est assourdissant.
    un référendum pour le CETA, c’est bien, avoir la possibilité d’en faire avec 1 % du corps électoral (pétition) , c’est beaucoup mieux. C’est une étape si l’on veut aller vers un changement de constitution et c’est aussi, un peu de démocratie. On ne peut dénoncer l’oligarchie (notre régime) et ne pas tout faire pour tenter de donner un peu de souveraineté au peuple.

    volat Le 2 février à 16:05
  •  
  • Bon , puisqu’il faut mettre les points sur le "i", mettons -les ! LFI n’est que le dernier avatar d’une gauche française en perdition depuis que le mur de Berlin est tombé à la fin du siècle dernier et que la social démocratie a fait faillite une nouvelle fois.

    Aujourd’hui en miettes et sans boussole, cette "nouvelle gauche" est confrontée à ses vieux démons que sont la division ,la tentation du césarisme , du populisme et du sectarisme.

    Son état actuel ne la rend pas attractive ni crédible pour gouverner la France. Et pourtant, toutes les études d’opinion réalisées depuis des mois, montrent qu’ une attente majoritaire d’alternative au capitalisme et à ses dérives existe dans le pays.

    Il serait donc temps de se reparler sérieusement à gauche et de cesser les querelles de cour d’école, non ?

    Charles Deville Le 2 février à 18:17
       
    • LFI n’est que le dernier avatar d’une gauche française en perdition depuis que le mur de Berlin est tombé à la fin du siècle dernier

      Ah bon , le mur de Berlin est tout ce qu il " abritait" derrière , c’est a dire la grande URSS , je suppose et le bloc de l’est était donc pour vous un repère ? une boussole ?.

      Aujourd’hui en miettes et sans boussole, cette "nouvelle gauche" est confrontée à ses vieux démons que sont la division ,la tentation du césarisme , du populisme et du sectarisme.

      Je veux vous rassurer Charles, nous ne sommes pas sans boussole, nous avons un Programme, " l’avenir en commun" , un leader par éternel mais présent, un projet , la transition écologique , un projet constitutionnel, la 6ieme republique .

      Tout va bien je vous l’assure.

      Il reste a construire des convergences ; évidement , mais nous essaierons d être attractif, sans forcement passer par des " alliances de parti" que certains ici réclament très fort.

      Nous sommes peut être un " avatar de la social démocratie " mais vous vous êtes quoi un nostalgique du mur de Berlin ?

      buenaventura Le 2 février à 18:39
    •  
    • @Charles Deville. Mettre les point sur les i traduit un souci sémantique qui aurait dû vous inciter à bien nommer les choses : il ne s’agit pas de la chute du mur de Berlin. Il s’agit de la chute du communisme.

      Le socialisme en tant que régime a donc vécu et les partis qui s’en réclament sont en miettes, en France le PCF. Mais le PCF est tout sauf nouveau. Ce parti n’a rien à voir avec la nouvelle gauche, non plus qu’un avatar récemment créé, LFI, auxquels s’ajoutent quelques commensaux. Face à cette gauche archaïque, la nouvelle gauche c’est LREM, dont la création est encore plus récente. Ce parti, dont une bonne part des cadres et des militants sont issus du PS, a su intelligemment anticiper les conséquences politiques de l’évolution du monde, donc la déshérence du socialisme. Celui-ci est en miettes, mais non la gauche, dont LREM est la nouvelle entité, celle qui a su faire sa mutation. C’est l’équivalent de Bad-Godesberg.

      Glycère Benoît Le 2 février à 19:13
    •  
    • LFI , dernier avatar de la gauche en perdition, oui : cela se voit comme un nez au milieu de la figure...et de la social démocratie faillie ,oui encore : la vulgate insoumise, "L’avenir en commun", n’est ni le "manifeste du PC de 1848", ni même "les thèses d’avril " ou l’État et la révolution" de Lénine ,ou le "manuscrit de 1908" de Jaurès et moins encore le programme du CNR de 1944... Non bien sûr.
      S’il nous parle des questions de notre temps, il ne propose pas des solutions anticapitalistes ni vraiment révolutionnaires propres à effrayer les classes dirigeantes. C’est en ce sens que LFI est aussi un "avatar" de cette social démocratie française que le PS incarna si longtemps.D’ailleurs ,ses cadres actuels et son principal leader en proviennent pour la plupart.
      Quant au prétendu"nostalgique du mur de Berlin", il vous invite à passer quelque temps dans la cité radieuse du capitalisme sauvage qui a remplacé l’horrifique démocratie populaire d’Allemagne de l’Est...

      karl M Le 2 février à 19:42
    •  
    • Glycère B, cela vous manquait de nous infliger votre énième couplet anticommuniste. Nonobstant, nous pouvons rendre hommage au fin politiste que vous êtes, car grâce à vous nous savons désormais que LRM est la "nouvelle gauche" !!!

      Eric W Le 2 février à 19:53
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    • @Eric W. Vous nous infligez votre couplet communiste. C’est gentil de me rendre hommage – qui est ce ‘nous’ au nom duquel vous parlez ? – mais je ne suis pas politiste. Il y a toujours une droite et une gauche. Ces notions, indissociables de la démocratie, ne sont pas liées de façon fixe et définitive aux contenus idéologiques qui peuvent les caractériser à un moment donné. Ils évoluent et la disparition du socialisme – au sens marxiste – ne les a pas effacées.

      Pour prendre une analogie – sans plus – LREM est l’équivalent du Parti démocrate américain, qui fait face au Parti républicain, équivalent lui de LR. C’est un affrontement droite-gauche, dans un paysage d’ensemble totalement dénué de la notion de socialisme.

      Glycère Benoît Le 2 février à 20:34
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    • G.Benoit, comme brouillage des pistes , on ne fait pas mieux . Ainsi, la notion de gauche et de droite n’est nullement "idéologique"(?), ben voyons : Tocqueville et Marx tous se valent ! Droite et gauche , tous réunis "démocratiquement" autour du veau d’or !

      Après votre affirmation aussi lumineuse qu’une nuit sans lune, venons-en à ce qui distingue fondamentalement la droite de la gauche : d’un côté, la défense des intérêts de la classe dominante, de l’autre celle des classes dominées. Où avez-vous vu que le président des riches prenait à ses amis prédateurs pour donner aux pauvres ?

      LRM à gauche ? Avez-vous pris la peine de lire les fameuses ordonnances Macron et sa loi de Finances 2018 que les députés godillots LRM ont votée comme un seul homme ? ...

      Mais sans doute ne faites-vous pas partie des 8 millions de retraités dont les pension ont été diminuées de1,7 % au 1er janvier dernier et saluez- vous la"croissance" retrouvée des distributions d e dividendes qui place notre cher pays en tête de l’ Europe capitaliste pendante que l’on continue de détruire les emplois ?

      Charles D Le 3 février à 10:41
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    • @Charles D. Le brouillage c’est vous ou votre double Eric W (ou triple, etc. allez savoir). Les notions de droite et gauche appliquées à des partis n’ont pas de références idéologiques fixes. Vous n’admettez pas que LRM puisse être à gauche parce que vous n’y êtes pas habitué.

      On ne cesse pas nécessairement d’être de gauche dès lors qu’on cesse de se référer au socialisme. C’est une évolution qui s’inscrit dans le temps. Le moment venu tout parti peut décider de changer de doctrine, tandis qu’une référence devenue orpheline peut être adoptée par un autre.

      Glycère Benoît Le 3 février à 20:53
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    • @glycere - vous savez déjà que le conflit droite/gauche n’est pas celui qui pour moi est prioritaire aujourd’hui (on est en effet face à un choix aujourd’hui qui doit opposer ceux qui souhaitent donner un avenir à l’humanité à ceux qui lui préfèrent l’extinction à terme, faute d’habitat et de solidarité suffisante pour faire face à l’adversité), pour autant, je me dois de vous rappeler ce qui a déjà été évoqué dans les posts de l’article sur le parti socialiste : si l’appartenance à la droite ou la gauche ne se conjugue pas forcément avec une idéologie particulière, elle renvoie cependant à la revendication assumée de certaines valeurs opposées... Ce qui n’exclue pas que d’autres soient indubitablement partagées !
      Je ne vous ferai pas l’affront de vous les citer une nouvelle fois, mais vous conviendrez que ce référentiel au combien académique et consensuel apparaît comme le plus adéquat pour trancher à quel "camp" on appartient... Et il est clair que LREM, à l’aune de ce dernier, n’appartient définitivement pas à la gauche.
      Si vous ne la voyez pas non plus à droite, c’est peut être alors là qu’il conviendrait de vous interroger de quoi LREM est le nom ! Inversion de la hiérarchie des normes, adoption de lois liberticides (voir le défenseur des droits pour plus de détails), enterrinement de l’éloignement des centres de décision des instances démocratiques au profit d’une superstructure technocratique, défense des intérêts d’une minorité au détriment de la majorité, abandon de l’idée que les relations entre individus sont garanties par une justice "universelle" (chère à la droite) ou de "de classe" (du coup marquée à gauche) au profit d’une "rationalité" toute puissante du marché, etc... Si on n’est pas dans la droite ligne d’une idéologie totalitaire qui grignote petit à petit les fondements de la démocratie, alors ça y ressemble fort !

      Carlos Le 3 février à 21:30
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  • Lorsque je vous lis tous - sauf le couillon la lune égaré sur ce blog - je suis partagé entre deux sentiments : l’enthousiasme devant tant de gens honnêtes et l’abattement face à tant de naïveté...Nous n’avons aucune chance de parvenir au pouvoir si nous nous considérons comme la seule gauche.

    Dominique FILIPPI Le 2 février à 18:42
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  • Bonjour
    Pour info voir sur you tube : jean pierre Garnier présente son ouvrage - Le grand guignol de la gauche radicale ; chroniques marxistes - burlonistes, aux éditions critiques.
    Et, faire et défaire en 4 parties -jean pierre Garnier par un coin du masque.
    Je pense qu’il faut le prendre comme une mise en garde des illusions que la gauche réformiste peut semer, et particulièrement électoralistes, et des capacités formidable du capitalisme à récupérer les mouvements . JP Garnier se veux avant tout anticapitaliste. Il nous laisse , son "testament" et sa mise en garde politique , avant de partir.

    BOB Le 3 février à 10:31
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  • Moi je lis une info digne d’intérêt concernant 5 items :
    1-reconnaissance du burn out comme maladie professionnelle, ce qui n’est pas sans conséquence sur la vie des salariés burn-outés ! 2- l’inalienabilité de l’accès à l’eau, ce qui n’est pas sans conséquence là non plus pour tous ceux qui peinent à payer leur facture ! 3- le récépissé sur contrôle d’identité qui devrait être naturel. 4- le référendum sur le CETA : oui, le populo devrait pouvoir se prononcer sur les implications de ce marché de dupes. 5- la fin de vie, qui devrait être un DROIT absolu, d’autant plus dans une économie où tout ce qui n’est pas rentable tend
    de plus en plus à être exclu avec l’aval de députés majoritaires bien lotis. Là-dessus le contenu des commentaires se livre à une énième foire d’empoigne, une sorte de combat de coqs complètement grotesque face aux enjeux actuels et à une foule de décisions politiques qui brillent par déni de démocratie, creusement des inégalités sociales, précarité accrue, mépris des gens.
    Donc, je veux juste dire que les petites guerres égotistes qui occupent 90% des commentaires ne pèsent pour rien dans la balance. C’est pas avec de telles dispositions d’esprit qu’on changera les choses !

    Geraldine Le 3 février à 12:22
  •  
  • Bonjour
    Bravo ! Géraldine, enfin un point de vue sain, constructif et non polémique.....il n’y a pas que du mauvais dans ce que fait le groupe parlementaire FI.Le PCF doit aussi faire son travail , et j’espère qu’ils travaillent ensemble, a l’assemblée.

    BOB Le 3 février à 14:04
  •  
  • Adrien Quatennens : "Le rassemblement de la gauche est plutôt un repoussoir qu’une dynamique"
    Voir l’interview du JDD sur le site du journal.

    BERTHIER gilbert Le 3 février à 15:10
       
    • "Le rassemblement à gauche un repoussoir" tiens donc ! pourtant ce rassemblement tant honni par LFI et son césar Mélenchon a permis de remporter les deux dernières municipales partielles qui se sont déroulées dans notre pays. Le sectarisme suicidaire de LFI au nom d’un populisme aux contours improbables nous mène dans le mur.

      Richard R. Le 5 février à 19:51
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  • Bonjour
    Berthier gilbert
    Peut-on refaire l’Union de la gauche, des années 60/70 et mêmes après ???. ou en est le PS ?, ou en est le PCF ?, et d’autres....
     mais de plus faut-il refaire , le rassemblement , et le quelle ?
    Faut-il recommencer, les mêmes erreurs, illusions, impasse....

    BOB Le 3 février à 17:49
       
    • Ah ! elle est belle la "révolution citoyenne" à la manière de LFI, en Équateur ! Allez-y voir de plus près : À peine dIx ans après sa victoire, elle est déjà passée de mode : ses principaux leaders, Moreno et Correa se bouffent le nez . Autant dire que l ’ancien candidat de la droite oligarchique et multi millionnaire , G. Lasso, en embuscade depuis son échec d’avril 2017 à l’élection présidentielle, se frotte les mains et prépare tranquillement sa revanche à la veille d’un référendum convoqué pour enterrer la fameuse "révolution citoyenne"...

      José del Rio Le 3 février à 18:34
    •  
    • L’urgence n’est pas de savoir si l’union de la gauche va se recréer ou que la FI n’en veut pas, pour le moment macron à une opposition de gauche très faible et que la FI soit la plus forte on s’en fou, d’ailleurs la quasi totalité des gens s’en contrefiche.
      Toute les attaques du gouvernement et du patronat inciterait à l’ unité, personnellement je ne croit pas à l’union au sommet
      Je privilégie l’unité a base et dans les luttes. Les déclarations de Mélenchon doivent interroger ou au moins questionner, le sens critique se perd

      Leon Le 3 février à 21:00
    •  
    • @Léon - j’approuve tes propos.

      Carlos Le 4 février à 15:25
  •  
  • EXPLICATION DE LA PHRASE QUI SUIT :Nous n’avons aucune chance de parvenir au pouvoir si nous nous considérons comme la seule gauche. {{}}

    Et ce même si nous substituons au mot gauche...dévalué à souhait....le mot peuple...qui ne veut rien dire...Les comportements politiques se structurent depuis 1789 en partis....Aux élections les gens votent quand même pour des partis aussi méprisés et méprisables soient-ils....Les français considèrent LFI comme un parti même s’ils vont jusqu’à le trouver différent des autres...Ils considèrent et considèreront pour une période indéterminée LFI comme l’extreme gauche....Ils ressentent dors et déjà le besoin d’un revival non du PS mais de ce qui au PS leur paraissait une garantie face à nous...Toute la stratégie de Mitterrand...Reprise en ce moment par Hamon...Batho....Maurel....Le chat se mord la queue....Dire qu’on va au combat seuls en tant qu’organisation pour réunir une majorité de français ...C’EST DU REVE !Et on s’enferme dans un ghetto....Donc sortons du rêve...parlons avec Hamon, Batho, Maurel dès maintenant...puisque de toute façon il faudra bien passer par là...Plus on le fera tôt et plus on sera crédibles et mieux on empêchera la stratégie de Mitterrand revisitée par Hamon ...Batho...Si on ne fait pas cela...l’isolement meme à 20% et plus sera là...comme au bon vieux temps avec le PCF...EXCUSEZ MOI POUR AVOIR A ASSENER DE TELLES EVIDENCES....

    Dominique FILIPPI Le 4 février à 11:06
       
    • @Dominique - je ne crois pas qu’il y ait de volonté hégémonique au sein des sympathisants de LFI, et si c’est le cas, le mouvement est condamné... Maintenant, il est évident qu’il y a par contre une volonté majoritaire sur la nécessité de ne pas sombrer dans les alliances d’appareils, les cartels de partis, qui restent une manière pour les directions de ces formations de confisquer le pouvoir aux citoyens ! Les votes n’appartiennent qu’aux électeurs, et je reste persuadé que, vu le score du PS à la présidentielle, ce postulat reste partagé y compris chez ceux qui se revendiquent socialistes (ou commmunistes d’ailleurs). Si discussions il doit y avoir au niveau des programmes (car je ne doute pas que ceux-ci puissent évoluer encore vers plus de justice), les gens doivent y être associé, aux formations de réfléchir à un modèle de discussion adéquat.

      Carlos Le 4 février à 14:08
    •  
    • @Dominique - pour autant, si les alliances "au sommet" s’avéraient contre productives, cela n’empêche absolument pas d’envisager d’ores et déjà des actions conjointes concrètes avec les autres "composantes" politiques se voulant d’opposition sur des points faisant consensus malgré les clivages... (car dans un même parti, certains seront pour la lutte, d’autres contre, il ne faut pas s’interdire de défiler aux côtés des premiers au motif qu’ils n’ont pas le courage de "tuer le père"... Je précise pour Glycere, au sens imagé du terme)

      Mais je le répète, faire des listes communes ou des alliances de plus grande envergure qui remettrait en cause le programme "l’avenir en commun" sans qu’une concertation citoyenne même large n’en soit à l’origine, c’est juste impossible.

      Carlos Le 4 février à 15:38
  •  
  • Deux partis qui se battent dans le même marigot et font de la surenchère pour se déborder, c’est ça les rapports entre le PCF et LFI. L’un a un passé, l’autre n’en a pas. Ont-ils un avenir ?

    Glycère Benoît Le 4 février à 11:52
       
    • @glycere - je ne vois pas de concurrence ici, juste des mouvements politiques portant des programmes diffèrents...
      On parle convictions, pas de marketing.

      Carlos Le 4 février à 13:45
    •  
    • La politique n’est pas un jeu de bisounours dans un bac à sable. La lutte entre les deux grands partis du mouvement ouvrier a été féroce et s’est terminée par la mort d’un des adversaires. Enfin il agonise. Que disait Treint devant l’IC en 1922 ? ‘Nous allons plumer la volaille socialiste’. Que disait Mitterrand devant l’IS en 1972 ? ‘Sur les cinq millions d’électeurs communistes, trois peuvent voter socialiste’.

      Avoir des convictions n’exclut pas de vouloir les faire triompher, au contraire. Ce but implique d’occuper un maximum d’espace politique. Ni élastique ni dilatable, cet espace est disputé. Le succès y est affaire de stratégie et de tactique.

      Glycère Benoît Le 4 février à 20:45
    •  
    • @glycere - je vous remercie de faire allusion à cette si pitoyable manière de faire de la politique, calculatrice et machiavélique, qui nous a conduit à voir aujourd’hui un si grand dégoût toujours croissant de nos concitoyens pour les choses la concernant. Et vive l’abstention donc !

      La fin justifierait les moyens. Or, s’il y a bien quelque leçon à tirer de l’expérience en politique, c’est que comme dans toute discipline éthique (donc pas forcement morale en soit), les moyens et la fin sont si étroitement imbriqués qu’on peut prédire à terme, en fonction de la méthode utilisée, si l’accedant au pouvoir servira les convictions qui lui ont permis d’y arriver ou s’il finira par défendre d’autres intérêts, comme les siens propres par exemple...

      Il est justement bien temps d’arrêter de croire au père noël... Les actes valent mieux que les paroles.

      Carlos Le 4 février à 22:36
  •  
  • @Carlos Le 4 février à 14:08

    "Je ne crois pas qu’il y ait de volonté hégémonique au sein des sympathisants de LFI, et si c’est le cas, le mouvement est condamné..."Pour ce qui est des sympathisants c’est possible....mais pour les militants j’en suis bc moins sûr et c’est ce qui motive mes inquiétudes...attention à la dérive gauchiste ou plus prosaïquement populiste...on n’en est pas là mais attention quand même...

    Dominique FILIPPI Le 4 février à 14:36
       
    • @Dominique - compagnon, les sympathisants ont peut être un oeil suffisamment critique sur LFI pour rappeler aux militants, lors de moments critiques, que les votes appartiennent toujours aux électeurs... Et certainement pas une formation politique, fusse-t’elle LFI.

      Carlos Le 4 février à 15:41
    •  
    • Comme je le rappelais à un interlocuteur communiste, les sympathisants pèsent beaucoup, beaucoup, beaucoup plus que les militants...

      Carlos Le 4 février à 15:44
  •  
  • @Glycère Benoît Le 4 février à 11:52
    Tu dois vraiment t’ennuyer pour venir discuter avec nous.
    ....

    Dominique FILIPPI Le 4 février à 14:37
       
    • Rassure-toi Dominique je ne m’ennuie ni dans la vie ni sur le forum. Ce que disent les intervenants est intéressant. Le piquant est de discuter avec des gens avec qui on n’est pas d’accord plutôt que dans l’entre soi, où les échanges tournent au salon de thé.

      Glycère Benoît Le 4 février à 20:51
  •  
  • "Mais je le répète, faire des listes communes ou des alliances de plus grande envergure qui remettrait en cause le programme "l’avenir en commun" sans qu’une concertation citoyenne même large n’en soit à l’origine, c’est juste impossible." Entièrement d’accord mais j’appelle seulement pour commencer à un dialogue car nous sommes la gauche avec d’autres qui le sont aussi. D’où Batho et Hamon...Maurel c’est limite car l’entendre dire que les autres candidats PS à la direction sont socialistes et à gauche.......

    Dominique FILIPPI Le 4 février à 15:55
       
    • @Dominique - " nous sommes la gauche avec d’autres qui le sont aussi. D’où Batho et Hamon...Maurel c’est limite car l’entendre dire que les autres candidats PS à la direction sont socialistes et à gauche "
      => Je crois que le positionnement de LFI est bien plus qu’un simple positionnement à gauche (car il est clair que les valeurs revendiquées en sont pour une part incontestablement typiques ), il renvoie en réalité à un positionnement clair promouvant le contrôle démocratique et le pluralisme face aux défenseurs d’une autorité homogène technocratique (oligarchique voire ploutocratique) et confiscatoire en terme de pouvoir.
      LFI s’adresse donc à tous, et pas spécifiquement à la gauche... Maintenant, il est clair qu’il lui manque les outils encore de communication adéquats pour discuter avec les directions des autres formations politiques (les discussions opaques entre directions, c’est hors de question pour beaucoup de sympathisants qui partiraient si ces pratiques advenaient). Et il faut bien l’admettre volontiers avec tout un chacun (qui n’a pas fait la démarche d’y venir).
      Il y a un enjeu majeur à promouvoir des "rencontres" hors terrain de lutte concourant à faire se croiser tout le monde (citoyens, militants, formations politiques) et provoquer des dialogues et des confrontations, des emulations qui sans quoi n’auraient pas lieu ! Un "festival citoyen" plusieurs fois dans l’année et partout sur le territoire en somme y compris dans les territoires ultra-marins.

      Carlos Le 4 février à 17:53
  •  
  • @Carlos Le 4 février à 17:53
    Je crois que tu sous-estimes la force du réflexe délégataire d’une part et d’autre part le besoin qu’ont les gens d’avancer en terrain connu donc à l’ancienne. Ceci dit tu as raison l’implication du peuple dans l’action est indispensable mais il ne le fera que s’il est rassuré.Je pense qu’on est dans l’opinion publique très arraché à la notion de droite et de gauche même si on vitupère contre les partis .Wauquiez l’a compris...pourquoi pas nous ?. Attention au populisme car on trouve toujours plus populiste que soi .

    Dominique FILIPPI Le 4 février à 18:27
       
    • @Dominique - peut être que les gens ne sont effectivement pas prêts pour une autre manière de faire de la politique et que glycere et vous même ayez raison sur la base des arguments que vous avancez :
       En politique, comme en économie, la fin justifie les moyens,
       les gens par confort et habitude préfèrent déléguer et rester sur les sentiers battus.

      Pour ma part, je misais effectivement sur le fait que, compte tenus du niveau d’abstention et de la méfiance revendiquée par une majorité de nos concitoyens, ces derniers étaient mûrs pour se laisser convaincre par :
       un discours "cohérent et réaliste" sur la nécessité de changer de modèle économique et social au vu de ses conséquences sur les générations avenirs, voir à court terme sur nous mêmes,
       une cohérence des actes et des paroles politiques rendant crédible l’hypothèse d’une sortie de l’opposition éthique de conviction / éthique de responsabilité qui justifie aujourd’hui le grand écart entre l’exercice du pouvoir, et les modalités d’accès à celui-ci... On devrait attendre au contraire de ceux qui ont été élu qu’ils fassent ce pourquoi ils l’ont été, et non s’en étonner lorsque c’est le cas.

      Sur la nature du populisme, il y en a un, qui contrairement à celui usuellement invoqué, réclame un engagement à plus de démocratie et de pluralisme : celui de C. Mouffe... On peut continuer à faire comme s’il n’existait pas ou bien lui attribuer le caratère antidémocratique des autres populismes de droite et de gauche, mais ce serait inexacte voir malhonnête. A ce titre, je n’ai pas peur de revendiquer un certain populisme... Le faire en l’expliquant devrait rassurer ceux que ça effraient.

      Carlos Le 5 février à 07:17
    •  
    • @Carlos. La fin ne justifie pas les moyens. Cela n’empêche pas la politique d’avoir des fins, la principale étant le pouvoir d’État. Pour l’atteindre des moyens doivent être choisis et mis en œuvre. Pas n’importe lesquels dès lors qu’on leur trouve une efficacité et qu’on juge qu’elle prime tout. Les moyens doivent respecter le droit et la morale. Il y a des garde-fous.

      Seuls les révolutionnaires considèrent que la fin justifie les moyens et se permettent la pratique des vices au nom de la vertu. Les communistes ont porté à l’extrême cette conception de la politique. Le capitalisme est intrinsèquement pervers disent-ils, aussi pour l’abattre ne nous refusons aucun des moyens que lui-même se serait donnés, jusqu’aux plus pervers et criminels. C’est en fait leur régime qui est pervers en lui-même, criminel.

      Glycère Benoît Le 5 février à 09:08
    •  
    • @glycere - je suis ravi de vous entendre rappeler que l’excuse de vouloir gouverner ne peut pas être le prétexte au renoncement à ses convictions... Cependant, lorsque vous dites que seuls les extrêmes sont tentées par la logique inverse (et j’ai bien entendu que vous n’en evoquiez que la composante de gauche à votre habitude), vous oubliez que la notion même de "parti de gouvernement", invoquée aussi bien à droite, qu’à gauche repose bien sur ce principe " : l’opposition entre éthique de conviction, bonne à faire élire, et éthique de responsabilité, justifiant le pragmatisme immoral et inhumain de l’autorité élue !

      Carlos Le 5 février à 10:35
    •  
    • @Carlos. Au temps pour moi, je rectifie : les communistes et les nazis ont porté à l’extrême cette conception de la politique. Comme cela je n’oublie personne.

      Les distinctions classiques entre partis consulaires et partis tribuniciens, entre éthique de conviction et éthique de responsabilité, entre modérés et extrémistes, enfin entre droite et gauche se recoupent. Toutes ne s’excluent pas. On peut donc disserter là-dessus tout s’y prête.

      Glycère Benoît Le 5 février à 14:12
  •  
  • Au niveau rationnel je ne peux que partager ton point de vue...le pb c’est qu’en politique tout n’est pas que rationnel...et on est obligé d’en tenir compte sinon on est "deux pas en avant" comme disait Vladimir Ilitch...et çà donne le discours sur le Venezuela et la possibilité pour les chiennes St Cricq et Salamé de faire leur sale boulot ...celui sur la loi travail et le million sur les Champs...plus prosaïquement sur la moraline déversée à pleins seaux par Corbière et Garrido qu’on renvoie à leur logement soldé et à leurs impôts impayés...

    Dominique FILIPPI Le 5 février à 09:22
       
    • @Filippi, t’es autant langue de pute que Salamé, St Cricq et tutti quanti. Tu passes ton temps à dégoiser sur la FI comme un faux derche ! Et laisse Oulianov tranquille !

      René-Michel Le 11 février à 21:52
  •  
  • @Carlos Le 5 février à 07:17

    Dominique FILIPPI Le 5 février à 09:24
  •  
  • Le second tour des 2 législatives partielles marquent le succès du parti de droite LR, avec confirmation d’un siège de député et gain d’un siège de député.
    Alors, de quel côté est la force d’opposition ?

    BERTHIER gilbert Le 5 février à 09:35
       
    • Et alors ? quoi d’étonnant quand la gauche essorée au premier tour est absente du second et que son électorat rejoint les abstentionnistes. La politique ,comme la nature, a horreur du vide et c’est la droite qui occupe le terrain laissé vacant.

      Lionnel G Le 5 février à 19:56
  •  
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