Rassemblement place du panthéon à Rome, 25 octobre 2017 - photo M5S
Accueil > Politique | Par Guillaume Liégard | 6 mars 2018

Italie, les leçons d’un tsunami

Les élections italiennes, marquées par la poussée de l’extrême droite et du populisme du M5S, ont sanctionné aussi bien la droite que la gauche de gouvernement et la gauche radicale. Ces échecs font place à l’inquiétude.

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Les élections italiennes du 4 mars traduisent un bouleversement majeur du champ politique italien. Selon les chiffres quasi définitifs, la coalition de droite recueille 37% des voix, le Mouvement 5 étoiles (M5S) 32,64% et la coalition de centre-gauche 22,85%.

C’est un réel succès pour le M5S qui s’impose comme la première force – et de loin – de la péninsule et peut raisonnablement prétendre gouverner le pays, s’il trouve des alliés pour former une majorité.

Maelstrom à droite

La coalition de droite était emmenée par l’inusable Silvio Berlusconi, 82 ans, revenu de tout sauf de lui-même. Composée de Forza Italia, le parti de l’ancien président du Conseil, mais aussi de la Lega, projection nationale de l’ancienne Ligue du Nord et d’un petit parti post-fasciste Fratelli d’Italia, héritier du MSI, c’est peu dire que l’appellation centre-droit pour cette coalition est pour le moins exagérée.

Le résultat des élections dimanche témoigne d’une réorganisation complète des rapports de forces au sein de la droite italienne. Le parti de Berlusconi, qui obtenait encore 22% aux précédentes élections de 2013, atteint péniblement les 14%, quand la Lega recueille 17,4% des suffrages contre seulement 4,08% en 2013.

Le pari de sortir de ses bastions du Nord en surfant sur la question des migrants permet donc à ce parti d’extrême droite de s’imposer comme la principale force à droite. Si l’on ajoute les 4,3% de Fratelli d’Italia, qui fait plus que doubler son score, il apparaît clairement que la coalition est nettement marquée à l’extrême droite.

Les apprentis sorciers du mode de scrutin

Pour ces élections, le mode de désignation des députés et sénateurs avait été modifié, 37% des parlementaires étant élus au scrutin uninominal à un tour, le reste à la proportionnelle.

Selon une note de la fondation Terra Nova, rédigée par Marc Lazar, le nouveau mode de scrutin « devrait avantager les partis du centre-droit bien implantés dans le Nord du pays, favoriser le Parti démocrate dans la partie centrale du pays, son grand bastion qui tend néanmoins à se lézarder, et a priori il pénalise le Mouvement 5 étoiles (M5S, Movimento 5 Stelle), qui est fort mais reste seul. »

La carte des élus du scrutin uninominal, ci-dessous, montre que les Diafoirus du centre-gauche, à l’initiative de cette modification, ont été particulièrement mal inspirés. Raz-de-marée à droite au Nord, raz-de-marée 5 étoiles au Sud et un centre-gauche réduit à presque rien. Avec 18,7% le Parti démocrate de Matteo Renzi est en chute libre. Lui si moderne, si dynamique, si aimé de la presse française s’est donc révélé pour ce qu’il est : un Hollande à l’italienne qui dissout son camp en moins d’une mandature.

carte : La Stampa

Désert de la gauche radicale

À la gauche de Renzi, rien ou presque rien. La coalition Libres et égaux, pour l’essentiel issue de scissions de gauche du Parti démocrate et emmenée par Pietro Grasso obtient 3,39% et devrait obtenir 14 sièges à la Cchambre des députés.

Pour Potere al Popolo, c’est encore pire, totalisant 1%, ce regroupement soutenu par le Parti de la refondation communiste (PRC) n’aura pas de parlementaires dans la prochaine législature. Quand on se rappelle que le Parti communiste italien comptait encore plus de 1,2 million de membres en 1990, on mesure l’ampleur de la bérézina pour la gauche radicale.

Aucune des trois forces principales en présence n’a de majorité à elle seule à la Chambre ou au Sénat. Se dirige-t-on vers de nouvelles élections après des tractations infructueuses, ou bien un accord sera-t-il finalement conclu – mais avec qui et sur quelle orientation ? Difficile à dire.

Comme dans nombre de pays, l’élection italienne donne un nouvel exemple de ce qu’est la force du "dégagisme" en Europe. Mais le résultat de ce scrutin montre aussi que dégager les sortants n’est pas toujours synonyme de fin du "vieux monde". La poussée et la vitalité de l’extrême droite en Italie montrent au contraire qu’un très, très vieux monde, rance et inquiétant, refait surface.

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Vos réactions

  • La gauche radicale doit faire de l’entrisme dans le mouvement 5 étoiles c’est la seule solution.

    Dominique FILIPPI Le 6 mars à 12:32
       
    • C’est bien aussi la preuve que sur les questions de l’immigration et de l’Europe la gauche radicale est partout en Europe à côté de ses pompes. LFI en tête.

      Dominique FILIPPI Le 6 mars à 12:35
    •  
    • La France Insoumise est contre l’immigration de masse :
      https://laec.fr/section/59/lutter-contre-les-causes-des-migrations

      Mais les Catholiques de gauche (clémentine autain, obono, etc) brouillent le message. Ils confondent ’valeurs de gauche’ et ’charité chrétienne’, ’solidarité avec les camarades en lutte’ et ’refugiés réacs welcome’.

      La FI a 5 ans pour dire clairement à l’électorat populaire que nous refusons d’accueillir des millions de réfugiés d’extrême droite sur notre territoire. On a déjà assez de fachos comme ça en France.

      kheymrad Le 9 mars à 12:57
    •  
    • dans le programme, il est mentionné apparemment quelque chose qui vous aura échappé

      Assumer notre devoir d’humanité envers les réfugiés arrivant en Europe... Réaffirmer et faire vivre le droit d’asile sur le territoire de la République, accueillir les réfugiés qui en relèvent, grâce à une administration adaptée à cette mission

      carlos Le 9 mars à 16:26
    •  
    • Je suis absolument pour l’accueil des réfugiés : mais dans des centres fermés. Ceux parmi eux qui sont de gauche, féministes, progressistes, doivent se voir offrir la nationalité française. Les autres doivent être rééduqués.

      De gauche : pas chrétien.

      keymrad Le 9 mars à 17:21
  •  
  • Avis aux" TOUTLEMONDEILESTBEAU" et autres Robinson dangereusement irresponsables.

    La fécondité baisse plus lentement en Afrique qu’en Asie et en Amérique latine il y a quelques décennies, et cela ne vient pas d’un refus de la contraception chez les Africains.

    La plupart des familles rurales ne se sont certes pas encore converties au modèle à deux enfants, mais elles souhaitent avoir moins d’enfants et notamment plus espacés. Elles sont prêtes pour cela à utiliser la contraception, mais ne bénéficient pas de services adaptés pour y arriver.

    Les programmes nationaux de limitation des naissances existent, mais sont peu efficaces, manquent de moyens et surtout souffrent d’un manque de motivation de leurs responsables et des personnels chargés de les mettre en œuvre sur le terrain. Parmi les rares exceptions, le Rwanda, l’Éthiopie et le Malawi, pays où les autorités sont très engagées en faveur de la famille de petite taille et ont fait de la diminution de la fécondité une de leurs priorités.

    Au Rwanda, celle-ci a connu l’une des plus fortes baisses du continent, y diminuant de plus de 20 % en une décennie (elle est passée de 5,4 enfants par femme au début des années 2000 à 4,2 au début des années 2010). Mais, dans la plupart des autres pays d’Afrique intertropicale, les responsables et les élites ne sont pas persuadés de l’intérêt de limiter les naissances, y compris au plus haut niveau de l’État, même si ce n’est pas le discours officiel tenu aux organisations internationales. C’est là encore l’une des différences avec l’Asie et l’Amérique latine des années 1960 et 1970.

    La question du « dividende démographique »
    Pour convaincre les gouvernements africains de faire de la limitation des naissances une de leurs priorités, les organisations internationales leur font miroiter un « dividende démographique ».

    En effet, quand la fécondité chute rapidement dans un pays, la part des jeunes diminue fortement sans que la part des personnes âgées augmente sensiblement au début. En conséquence, la part de la population d’âge actif augmente beaucoup, offrant une opportunité au pays de se développer économiquement. Cette situation favorable ne dure qu’un moment. Quelques décennies après, les personnes d’âge actif très nombreuses ont vieilli et augmentent alors considérablement le poids de la population âgée.

    On estime qu’un certain nombre de pays asiatiques, dont la Chine, ont bénéficié de ce dividende et qu’il a pu représenter jusqu’à 10 à 30 % de leur croissance économique. En revanche, les pays d’Amérique latine n’en auraient pas bénéficié pour la plupart, faute d’emplois créés en quantité suffisante pour occuper le surcroît de personnes d’âge actif.

    Mais, si l’Asie et l’Amérique latine se sont engagées dans la famille de petite taille, ce n’est pas en espérant bénéficier d’un dividende démographique – on n’en parlait pas à l’époque. Les gouvernements ont développé des politiques de limitation des naissances pour réduire la croissance de la population jugée trop rapide pour un bon développement du pays.

    Dans le cas de l’Afrique, les conditions pour qu’un dividende démographique ait lieu ne sont pas réunies : la fécondité baisse à un rythme trop lent ; et ; à supposer qu’elle se mette à baisser rapidement, les perspectives de croissance des emplois sont modestes et ne permettront sans doute pas d’absorber la main-d’œuvre supplémentaire. Au cas peu probable où il y aurait un dividende démographique, celui-ci n’est qu’une perspective lointaine, dans quelques décennies.

    L’Afrique n’échappera pas à une multiplication par deux de sa population d’ici à 2050 en raison de l’inertie démographique que nul ne peut empêcher. Selon son développement économique dans les prochaines années, la progression de l’instruction chez les femmes et les politiques en faveur de la famille de petite taille, en 2100, elle sera trois, quatre, cinq, ou six fois plus nombreuse qu’aujourd’hui.

    buda Le 6 mars à 14:54
       
    • La gauche en Afrique lutte pour le droit à la contraception, l’avortement, et les droits LGBT.

      Ceux qui poussent à l’hypernatalité : ce sont les religieux.

      Une politique de l’enfant unique serait souhaitable sur tout le continent Africain. Pour cela il faut un pouvoir communiste autoritaire accompagné d’une interdiction stricte des cultes monothéistes.

      kheymrad Le 9 mars à 13:00
  •  
  • Curieux que l’article ne fasse aucune mention de ce qui se passe aussi dans le reste de l’Europe ; et surtout qu’il n’ait pas l’idée de remettre en cause, non seulement la politique de Renzi (pourtant très bien surnommé "Hollande à l’italienne" !), mais encore celle de Bruxelles-Juncker-TSCG, première responsable de la colère populaire et de sa dérive vers l’extrême-droite. Il ne peut plus être question de rester dans le carcan de l’UE =TINA ! Et encore moins dans celui de l’OTAN, qui a déjà farci l’Italie de dépôts d’armes mini-nucléaires (ça aussi a dû jouer dans les résultats...), et qui installe partout ses commandos de façon ouverte ou top-secret.

    Autrement Le 6 mars à 15:00
       
    • Les prolos, plus que tout, en ont marre des noirs et des arabes ultra-reactionnaire qui tabassent et violent les militantes de gauche.
      La gauche, c’est la Tchéka et les Goulags, pas le laissé-faire vis à vis de petits mafieux de droite qui sèment la terreur dans nos quartiers populaires.

      kheymrad Le 9 mars à 13:03
  •  
  • bonjour
    A Buda
    je ne voie pas bien , ou tu veux en venir , désolé !?

    BOB Le 6 mars à 17:46
  •  
  • @BOB - je crois qu’il veut dire que même si la méditerranée tue pas mal de migrants, elle ne sera pas à la hauteur pour éliminer tous ceux qui tenteront de passer en Europe à l’avenir... Il faudra donc penser à mettre quelques bâtiments de guerre pour leur faire faire demi-tour et éventuellement ajouter quelques miradors et barbelés pour les plus rusés qui atteindraient les côtes européennes...
    Sinon, pour revenir au sujet, encore une fois l’abstention est la grande gagnante d’une élection.

    carlos Le 6 mars à 18:20
       
    • Faux.

      L’abstention n’a pas le pouvoir.
      En France, grâce à Hamon et aux cathos de gauche qui font dans le copinage avec l’extrême droite arabe, on se dirige droit vers un second tour Wauquiez/Lepen.

      kheymrad Le 9 mars à 13:05
  •  
  • Bonjour
    je rebondis, sur l’Italie, chez nous allons nous tirer des leçons ?
    je voudrais appeler à la réflexion, sur FI, et Mélenchon, et sur la Haine et l’antipathie qu’ils suscitent, particulièrement à gauche dans une partie du PCF, PS, Générations, le NPA , les libertaires ou autres....
    Certains voudrez, voir disparaître FI ou Mélenchon, espérant de nouveau ré-occuper la place de FI sur le plan politique et électoral.Certains au PCF, espérent , se refaire une santé, sur le dos de FI , ainsi que le PS le NPA, générations.....Ils n’hésitent pas a apporter leurs voix aux critiques haineuses des médias officiels....Au lieue de coopérer, de construire avec FI, ils tablent plutôt sur sa disparition, ou affaiblissement.
    Tous , on de bonne raisons, sois disant.....et de bonnes intentions.....Non , seulement leur attitude est négative, pas constructive, mais surtout , ils se trompent, et surtout ils s’illusionnent sur un retour rapide de la gauche "traditionnelle", ou un retour du communisme, ou sur le grand soir.
    Je les appellerez à regarder , observer , justement sur ce qui se passe en Italie, Espagne...Que ce passe t-il ?.
    La vrai gauche à disparue, pas celle (de Renzi), les anciens partis complètement marginalisé, voir disparue. les communistes réduit à néant, quand on pense au grand PCI !..., l’extrème gauche aussi volatilisé, qui rêver de remplacer le PCI.
    C’est un tableau de désolation. Tous ces partis ont peut être espérer , tabler sur une remonter de leur influence, avec l’échec de Renzi, l’essoufflement du mouvement 5 étoiles...rien
    l’électorat ne vote plus, ou se tourne vers les votes populistes ou fascistes. en tout cas les italiens , ne vote plus pour la gauche authentique, les communistes, l’extrème gauche. Le mouvement 5 étoiles est trop ambigüe , pour le classer vraiment a gauche.
    En Espagne c’est , a peut prés pareil, identique. Podemos est sortie affaiblie de la crise en catalogne, les partis de gauche traditionnelle affaiblie PSOE, PCE....la aussi le nationalisme, progresse.
    Cela devrait faire réfléchir , et surtout que la division aggrave la situation, ainsi que les calculs politiciens des appareils politiques, qui misent a court terme sur des gains électoraux, en espérant se refaire une santé sur le dos de FI....
    Voilà pour un premier constat !

    BOB Le 6 mars à 18:20
       
    • J’adhère entièrement à cette analyse.. à ceci prêt que la FI est plus à gauche que le PCF ou le NPA.

      1. la FI n’est pas keynésienne. Son programme économique repose sur la planification économique par l’Etat, pas sur la redistribution des profits.

      2. la FI est matérialiste. Elle se centre sur les moyens de prendre le pouvoir et de transformer le monde (là où le NPA se contente de faire dans l’idéalisme petit bourgeois qui rêve d’un socialisme futur post révolution)

      3. La FI reprends 7 des 10 mesures du programme du manifeste du Parti Communiste de Marx.

      En d’autres termes : la FI est authentiquement Marxiste.

      kheymrad Le 9 mars à 13:12
  •  
  • @Carlos
    "encore une fois l’abstention est la grande gagnante d’une élection"

    Oui ...et ce n’est pas ave nos positions sur l’immigration et sur l’Europe que çà va changer ...Taper sur le parti médiatique, dire que le haïr est une cause sacrée ne peut suffire...pas plus que taper fort sur Macron et ses "réformes"...si on n’est pas plus clair sur l’immigration et sur l’Europe donc sur l’identitaire....être clair sur ce point , c’est avoir l’oreille des gens ...tout en Europe l’indique....la gauche radicale va s’épuiser à ne pas affronter le problème....ne pas ouvrir une perspective politique qui rendra cohérent nos positions de politique intérieure. Qu’on ne vienne pas me dire qu’asséner de telles évidences c’est faire le jeu du FN...le débat mérite mieux que çà....sinon ce sera la marginalisation au mieux comme le PCF à 20% au pire à 10%...Or c’est bien le pouvoir qu’on veut...non ?

    Dominique FILIPPI Le 7 mars à 06:54
       
    • @D. Filippi - La France Insoumise, en tant que Force démocratique, veut combattre une oligarchie qui n’a pas de frontière et gouverne partout au détriments de l’Intérêt Général, en redonnant spécifiquement au peuple français la main sur son destin... Donc la FI ne demande pas aux français de renoncer à être les maîtres chez eux, mais plutôt de le devenir !

      carlos Le 7 mars à 10:08
  •  
  • "La France Insoumise, en tant que Force démocratique, veut combattre une oligarchie qui n’a pas de frontière et gouverne partout au détriments de l’Intérêt Général"

    Carlos Le 7 mars à 10:08
    Dac à 100% puisque je suis FI ...et que je serai FI jusqu’à ma mort si elle ne meurt pas avant et je confirme mon point de vue ...à savoir que l’intérêt général pour les gens c’est de conserver une identité qui ne peut être une construction idéologique de bobos citoyens du monde...Georges Lefebvre mon maître en Histoire disait "il faut que l’Histoire sente la soupe"...je dis que LFI doit sentir la soupe pour que les citoyens participent au banquet républicain....pour l’instant on est à mi-chemin entre l’avant- gardisme façon NPA et la ligne politique que j’appelle de mes vœux....

    Dominique FILIPPI Le 7 mars à 10:56
       
    • @D. FIlippi - Toute construction identitaire présente un volet idéologique et n’est donc pas que le fruit des "bobos" comme vous les appeler ,mais de tous ceux qui poursuivent un objectif soit clivant, soit générateur de solidarité... En l’occurrence, vous pouvez être français et vous considérer "citoyen du monde" car cela n’a rien d’incompatible en soit. Il est presqu’évident d’ailleurs que la France continuant à se situer sur le globe terrestre, il est limite déraisonnable de la considérer comme fausse... D’autant que la question environnementale ne sera jamais traitée efficacement si l’on pense pouvoir le faire uniquement tout seul.

      carlos Le 7 mars à 17:14
  •  
  • Bonjour
    Nostalgie, quand tu nous tiens....
    Nous sommes loin de Pasolini "écrits corsaires" , brillant polémiste qui batailler contre , tous, et essayer d’élever le débat politique, qui lancer des débats, comme sur le fascisme...que dirais t-il ?
    Et loin du cinéma Italien des années 70 ; Pain et chocolat de Bruzeti, ou Un bourgeois tout petit, petit de Monicelli

    BOB Le 7 mars à 13:54
  •  
  • Bonjour
    A Carlos et Filipi , ce n’est pas chercher a avoir le pouvoir qui compte, du moins pas dans l’immédiat, c’est avancer des propositions....et justement sur l’immigration nous sommes très gèner et surtout incapable de sortir des discours, binaires incantatoire,généreux. Comme nous lions écologie et sociale, l’écologie doit être un moyen de créer des emplois et aussi de sortir du capitalisme productiviste, tout en ayant un projet social...marcher sur les deux pattes.Nous devons avoir la mêmes démarche sur l’immigration, nous ne pourrons intégrer les immigrés et en recevoir d’autres que si nous avons un projet social global. je reviens a ma marotte, garder en tête , deux grand axe :réduction massive du temps de travail "travailler tous moins autrement", et réduction des écart de richesses.
    Si l’on veut sortir des discours, et débat , binaires sur l’immigration (entre ceux qui disent qu’il y a trop d’immigrés, et ceux qui disent qu’il faut tous les laisser entrer),et la vision humanitariste, il faut les recevoir dignement....ou combien , doit t’on en recevoir ?...et j’en passe.
    La dessus , il faut être lucide, et dire la vérité, il y en auras de plus en plus et on ne peut pas les contenir. il faut donc , passer aux solutions , propositions pratiques.Il ne s’agit pas de gérer aussi la pauvreté en la déplaçant ; nous prenons en charge , une parti de la pauvreté , pour différentes raisons...non
    Plus cela va , plus les problèmes sont liés, interconnectés, et mondiaux:chômage, pauvreté, immigration, travail, écologie....car c’est la crise global du capitalisme
    Donc que Fi lance des débats et se creuse les méninges pour avancer des solutions.
    Sinon on gérera la panique.....

    BOB Le 7 mars à 14:40
       
    • @BOB - La difficulté propre au sujet des "migrants" (auquel je préfère pour ma part le terme d’"exilés"), c’est qu’il nourrit plusieurs oppositions.

      1) D’abord, il cristallise des tensions entre :
       ceux qui estiment que "la fin justifie les moyens" et qu’il faut opérer un traitement "hors Etat de droit" (c’est à dire sans donner la moindre possibilité de recours aux étrangers qui le subissent) au risque de mettre en danger les populations qui y seraient soumises.
       et ceux qui pensent que chaque dossier doit être traité équitablement, en toute justice et dans le respect des textes de loi français et internationaux. Il n’y a en effet aucun privilège à tous être traité de la même manière par la loi...

      2) Ensuite, parce que les déplacement massifs de population qui s’annoncent rien qu’avec les effets du réchauffement planétaire global sont susceptibles d’engendrer la déstabilisation politique des pays qui les accueillent (l’expérience le montre)... Le problème vient du fait que de manière totalement fausse et non moins péremptoire, beaucoup estiment qu’il convient de réduire toutes les réponses à apporter à la problématique migratoire au seul discours sur la question d’une concurrence "identitaire" et "culturelle", avec ce que cela implique en terme de libération de la parole xénophobe et raciste, alors qu’il est plus qu’évident qu’il faudrait étudier sereinement la mise en place de réponses "graduées" et donc pour aujourd’hui, à la hauteur de la menace réelle actuelle : une immigration illégale équivalent à 1% de la population française n’est pas en mesure de déstabiliser notre pays en menant une guerre culturelle.
      Il serait criminel, démagogique et populiste au sens le moins "insoumis" qui soit que d’appuyer dans le sens contraire à celui de l’Intérêt de Général, à savoir vers celui anti-démocratique et porteur de violence de la stigmatisation de communautés minoritaires....

      carlos Le 8 mars à 11:00
    •  
    • Bob : tout à fait.
      À quoi j’ajouterai que la gauche existe par et pour les prolos. Or, les prolos en ont marre de tous ces immigrés et fils d’immigrés ultras réactionnaires, qui ne votent pas ou votent à droite, et qui emmerdent les filles du prolétariat avec leur sale obscurantisme religieux. Ces skinheads à la peau basanée sont notre ennemis de classe, le lumpen des temps modernes.

      Les Socialistes Arabes et les Soviétiques en leurs temps ont su gérer l’exode des pieds noirs et autres déportations en URSS. Tendre l’autre joue:ce n’est pas la gauche.

      kheymrad Le 9 mars à 13:20
  •  
  • Carlos Le 7 mars à 17:14
    BOB Le 7 mars à 14:40
    Vous raisonnez au travers du prisme déformant de votre milieu socioculturel d’origine ou de formation. De grâce discutez avec les gens du peuple puisque le peuple n’est pas une abstraction et que sans lui rien n’arrivera(voir le cours sur la révolution citoyenne que JLM vient de pondre il y a deux heures sur son blog). La soupe ! Je vous dire la soupe ! S-O-U-P-E !
    Ne pas confondre réflexion et masturbation...

    Dominique FILIPPI Le 7 mars à 17:45
       
    • @D. Filippi - Outre le fait que je ne répondrais pas sur le fat que tu ne sais pas quelles sont mes origines sociales et culturelles, je n’ai pas la prétention de m’exclure de ce que tu appelles le "PEUPLE"...

      carlos Le 8 mars à 15:10
    •  
    • @Carlos Le 8 mars à 15:10

      Si tu es d’origine modeste ...tu rends ton cas désespéré...dans le cas contraire...tu es excusable....Moi comme çà au flair (mais bien évidemment je peux me tromper...tu ne viens pas d’une barre d’immeuble).

      Dominique FILIPPI Le 8 mars à 18:38
    •  
    • Alors mon cas est désespéré car je viens bien d’une barre d’immeuble...

      carlos Le 9 mars à 10:27
  •  
  • SONDAGE PARU AUJOURD’HUI

    En dépit de ses efforts pour débarrasser le parti d’une image raciste et antisémite, Marine Le Pen représente encore pour 51% des Français "une extrême droite nationaliste et xénophobe" ; pour 94% des sympathisants, elle incarne "une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles" .
    Marine Le Pen est toutefois confortée sur la sortie de l’euro, qui n’est plus sa priorité : 52% des sympathisants estiment qu’il faut "revenir au franc", mais cette opinion a perdu 12 points.
    Même si moins du quart (24%) des Français se disent d’accord avec les idées du FN (-9), certaines de ses idées restent populaires : 70% (-2) pensent que les djihadistes binationaux devraient être déchus de leur nationalité française, et 50% (-1) qu’"il y a trop d’immigrés en France".

    Au final, 22% des Français (-7) envisagent de voter FN à l’avenir. C’est le "socle du premier tour", se félicite Mme Le Pen qui ne voit "que des marges de progression".

    Dominique FILIPPI Le 7 mars à 17:51
       
    • Et sinon, mon horoscope il dit quoi ?

      carlos Le 8 mars à 09:06
    •  
    • Avec Hamon, les cathos de gauche, et tous les immigrationistes en rut, on se dirige droit vers un second tour Wauquiez vs Lepen.

      kheymrad Le 9 mars à 13:22
  •  
  • 22% pour elle et l’enquête ne dit pas combien pour nous...je crains que ce ne soit nettement moins alors que toutes les raisons objectives voudraient que ce ne soit pas le cas....chercher l’erreur....

    Dominique FILIPPI Le 7 mars à 18:18
       
    • 22 % pour le FN, c’est quand même SEPT POINTS DE MOINS qu’en février 2017. Ne boudons pas notre plaisir...

      hopfrog Le 7 mars à 23:36
  •  
  • @hopfrog Le 7 mars à 23:36
    La politique de l’autruche....

    Dominique FILIPPI Le 8 mars à 07:56
  •  
  • @Carlos Le 8 mars à 09:06

    Il dit que tu es honnête. C’est bien pour çà que je rabâche... il parait que c’est la base de la pédagogie...d’autant que tu m’as dit n’être encarté nulle part ...

    Dominique FILIPPI Le 8 mars à 10:42
       
    • exact. Je suis effectivement transparent et honnête mais nous ne sommes plus à l’école Dominique ! Tu peux "rabâcher" ou bien entrer dans une discussion et consentir à un échange d’argument réel !

      carlos Le 8 mars à 15:13
  •  
  • Bonjour
    Je ne suis satisfaites par aucunes des réponses , apporter plus haut....Pour le coup , elles ne sont pas intellectuelles ,mais très langue de bois.

    BOB Le 8 mars à 11:21
       
    • @BOB - Comment ne pourrais tu pas être déçu à partir du moment ou il n’y a pas de solutions simples à un problème complexe ? Et je te soupçonne d’avoir eu l’intuition de cette déception avant d’avoir lu une quelconque réponse à ton post : " Plus cela va , plus les problèmes sont liés, interconnectés, et mondiaux : chômage, pauvreté, immigration, travail, écologie....car c’est la crise global du capitalisme ". Au delà du capitalisme, nous sommes face à une crise de civilisation et à la fin annoncée d’un mode de vie qui adviendra soit comme un suicide, soit par la nécessaire remise en question de notre modèle productif et de nos modèles organisationnels (au sens large : de solidarité, économique, etc...).

      carlos Le 8 mars à 15:35
    •  
    • ... Mais lorsque j’ai parlé tout à l’heure de solutions graduelles adaptées à la réalité de l’importance du flux d’exilés, cela impliquait qu’il est encore temps de se concentrer sur le "tarissement" des sources des déplacements de population plutôt que sur une politique de "répression" des populations déplacées elles-mêmes ! cela pourrait passer par 3 axes majeurs :

       la France doit faire tout son possible pour accueillir dans les meilleures conditions ceux qui parviennent à braver la mort dans leur périple en leur permettant un traitement équitable de leur demande d’asile éventuelle ainsi que de proposer la création d’un réseau de pays de l’union européenne souhaitant mettre en commun leurs ressources (centre d’accueil, etc...) pour surmonter les difficultés liées à cette problématique,

       la France devrait mettre en place des politiques équilibrées et eco-responsables de coopération et d’échange avec ses partenaires en voie de développement et inciter les pays de l’U.E. ayant intégré le réseau précédemment cité à adopter une stratégie similaire,

       la France devrait engager et appuyer la refondation des institutions internationales autours du principe d’une "justice" indépendante en agrégeant le plus grand nombre de pays autours de cette ambition. En l’occurrence, c’est le meilleur moyen de prévenir les situations de crise (qui précipitent les déplacements de population) en même temps que de se préparer à une véritable action conjointe pour lutter efficacement contre les effets du changement climatique...

      Ce n’est pas parce que c’est ambitieux qu’il faut renoncer par avance à s’y essayer ! Il n’y a pas de solution nationale à une crise internationale.

      carlos Le 8 mars à 16:51
    •  
    • La place des réacs qui fuient les camps de notre camarade Socialiste Bashar Al Assad : c’est dans les camps de Bashar.

      Les trotskystes lancent des révolutions contre les "dictateurs" neo-stalinien, et ensuite laissent l’extrême droite islamiste remporter les élections. Leurs place est dans les camps de notre bien aimé Camarade Bashar.

      Staline ou Hitler : il va être temps de choisir les bobos.gardez bien en tête que quand on refuse de choisir, on fini avec Hitler.

      kheymrad Le 9 mars à 13:27
  •  
  • @Carlos Le 8 mars à 15:13

    Tu as raison mais faute d’arguments complémentaires...

    Dominique FILIPPI Le 8 mars à 18:30
  •  
  • Carlos.....................................................................................

    la France doit faire tout son possible pour accueillir dans les meilleures conditions ceux qui parviennent à braver la mort (sic).................................................

    Combien de millions dans le "quart monde" de notre Doulce France ? bravent le quotidien de 115 en 115, de "restos" en restos", "d’Emmaüs en Emmaüs".....?
    .............................Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins.
    Jean Jacques Rousseau

    buda Le 9 mars à 04:25
       
    • Il est intéressant de rappeler que l’invocation d’une opposition entre les misères n’a jamais servi à la lutte contre aucune d’entre elles... mais au contraire à empêcher toute initiative allant dans ce sens. La France Insoumise a pour ennemi la misère humaine et elle dispose d’un programme qui lutte contre la précarité qui accable nos compatriotes, en ne fuyant pas la cohérence politique qui impose la solidarité avec ceux qui partagent notre sort, à savoir toute la population, y compris d’origine étrangère, présente sur notre territoire et qui participe ou est appelée à participer à la création de la richesse nationale.

      C’est d’ailleurs drôle de voir repris ici les arguments du Front National quand on sait que leur ambition n’est pas de supprimer la misère mais de faire le tri entre les "bons" et les "mauvais" pauvres... Car si le sort des étrangers sera alors définitivement réglé, il est fort probable qu’à ce petit jeu, les français en grande précarité qui auront le mauvais goût d’être homosexuels, communistes, déficients mentaux ou physiques, j’en passe et des meilleurs, auront fort à faire pour passer de la première catégorie à la seconde.

      «  Il y a une fausse humanité dont il faut se défier autant que de la fausse vertu se nommant hypocrisie.  »
      Pensées et maximes (1867) - Émile de Girardin

      carlos Le 9 mars à 10:54
    •  
    • Faux.

      Nous avons pour ennemi les forces réactionnaires, qui sont extrêmement puissantes et violentes, et qui ne font pas dans l’idéalisme petit bourgeois.

      L’extrême droite arrive au pouvoir partout en Europe. Les niaiseries de la gauche idéaliste : ça suffit maintenant !

      De part votre origine sociale et vos études, les bobos finissent cadres des partis de gauche. Votre responsabilité n’en est pas moins d’être au service des prolos en faisant TOUT ce qui est nécessaire pour empêcher le nazisme de refaire surface en Europe.

      kheymrad Le 9 mars à 13:32
  •  
  • Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins.
    Jean Jacques Rousseau
    buda Le 9 mars à 04:25

    Je ne dis pas autre chose.

    Dominique FILIPPI Le 9 mars à 08:42
       
    • @D. Filippi - Prendre à témoins de notre présent des auteurs anciens c’est leur faire dire des choses qu’ils n’ont jamais dite... Positionner Rousseau dans l’opposition entre nationalisme et patriotisme est au mieux un anachronisme malheureux, au pire une tentative de récupération politique lamentable...

      carlos Le 9 mars à 11:20
  •  
  • CARLOS
    Te absolvo....sancti...je renonce...

    Dominique FILIPPI Le 9 mars à 11:02
       
    • quod mali feci ?

      carlos Le 9 mars à 11:30
    •  
    • .... ego et peccata mea usque ad mortem

      carlos Le 9 mars à 11:32
  •  
  • Il est du devoir de tous les prolos de gauche anti-immigration de faire entendre leur voie au prêt de la direction de la FI pour éviter à tout prix de finir avec un 2nd tour Wauquiez VS Marion Lepen en 2022.

    kheymrad Le 9 mars à 13:35
  •  
  • "Ce frère a les yeux profonds, c’est pourquoi il lui vient de si étranges choses en tête"...telle fut "l’analyse " faite devant le Pape par son envoyé le Cardinal Cajetan au retour de son entretien en 1521 avec le moine Martin Luther et ses 95 thèses contre les Indulgences. Il ouvrait ainsi une séquence à plusieurs millions de morts. Fratellu Carlos prega per me...et salve tui profundi oculi...

    Dominique FILIPPI Le 9 mars à 13:38
       
    • Pregemi per fratellu Carlos in nomine Pater et Filius et Spiritu Sanctu descendat super te.

      Dominique FILIPPI Le 9 mars à 13:42
    •  
    • Il faut interdire les cultes monothéistes.
      Le Royaume de France était de culture Judéo-chrétienne.
      La République est de culture Celtico-hellénique
      Citez donc Platon plutôt que le Pape, merci.

      kheymrad Le 9 mars à 13:58
  •  
  • Santa Anna per te per saecula saeculorum..................

    Dominique FILIPPI Le 9 mars à 14:11
  •  
  • Ite missa est
    Une fois encore les mélenchonistes ont communié sans s’être confessés , il n’iront pas plus vite au Paradis .

    buda Le 10 mars à 02:18
       
    • Sois urbain et tu entreras dans l’espérance , tu seras lavé de tes nostalgies. L’adhésion au PCF était un acte de type religieux...hisse toi à la hauteur des espoirs déçus. LFI a définitivement pris la place du PCF...c’est ainsi qu’on le regrette ou qu’on s’en réjouisse....Le pb c’est qu’ellel ne vire pas à la secte comme l’a fait le PCF....C’est l’enjeu crucial des années qui viennent. Quand on voit l’intolérance sur FB - et meme ici - des groupies mélenchoniens...c’est pas gagné....

      Dominique FILIPPI Le 10 mars à 11:41
  •  
  • Carlos Le 7 mars à 17:14

    Des cours sur le matérialisme historique et sur la dialectique matérialiste te feraient le plus grand bien car tu as des qualités. Ce qui manque c’est la démarche dialectique. Toute construction identitaire ne relève pas que de l’idéologie ....elle est elle meme constitutive " du mouvement réel qui abolit l’état actuel . Le matérialisme n’est pas une idéologie. C’est le grand apport d’Althusser.

    Dominique FILIPPI Le 10 mars à 11:48
  •  
  • Ben dis donc... Je lis les commentaires de-ci de-là...
    C’est devenu ça la gauche ?
    J’ai presque envie de pleurer devant tant de bêtise.

    Seb Le 13 mars à 17:05
  •  
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