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Accueil > Société | Par Guillaume Liégard | 31 janvier 2018

Les doigts dans le pot de Nutella

Les images de la ruée vers des promotions dans plusieurs supermarchés ont donné lieu à un festival de commentaires traduisant un profond mépris de classe et une ignorance de ce qu’implique la pauvreté.

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Après la bataille du Nutella, ce fut donc la guerre du Pampers. Une nouvelle promotion à moins 70% des magasins Intermarché, sur les paquets de couches Pampers, a généré de nouvelles bousculades dans des magasins de l’enseigne.

En Lorraine, près de Metz, les forces de l’ordre ont dû intervenir. La semaine dernière, difficile d’avoir échappé aux vidéos montrant les attroupements, parfois les échanges de coups, pour un pot de Nutella.

Salauds de pauvres

Difficile, aussi, d’avoir échappé au traitement médiatique qui a suivi : mélange de sidération, de voyeurisme et de réprobation de ces pauvres qui décidément ne sauront jamais se tenir. Derrière les insultes – « cinglés », « sauvages », « débiles » –, il ne faut pas gratter bien longtemps pour rencontrer le mépris de classe.

Pire, à la lecture de certains articles ou de ce qui a foisonné sur les réseaux sociaux, on aura donc appris qu’en plus de son attrait pour des produits infâmes, le client Intermarché n’a d’autres envies que de se gorger d’huile de palme pour assassiner les orang-outans.

J’exagère à peine. Il est vrai que tout le monde n’a pas la chance de tartiner son pain avec une pâte venant d’écureuils-récoltants rémunérés deux fois le salaire minimum. Tout juste peut-on espérer que les contempteurs des goûts populaires soient exemplaires dans les boutiques Apple lors de la sortie d’un nouveau produit.

Fins de mois

À vrai dire, ce qui étonne, c’est la surprise de ces commentateurs en tout genre. Année après année, la pauvreté explose dans ce pays, le nombre de bénéficiaires du RSA augmente sans cesse et le nombre d’inscrits aux Restos du cœur atteint des sommets. « Quand l’émeute montre la misère, l’idiot regarde le Nutella », a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur Twitter.

Notons, de plus, que ces promotions arrivent en fin de mois et comme le rappelle une cliente à Beauvais, mère de trois enfants : « À cette période, il me reste parfois 20 à 30 euros. C’est un produit de luxe, comme le vrai Coca ».

Les études peuvent parfois varier d’un institut à l’autre, mais les résultats sont clairs et indiquent que pour une part croissante de la population, les courses alimentaires se font à dix ou cinq euros près – voire à l’euro près. En mars 2017, lors de la campagne pour l’élection présidentielle, une enquête Ipsos indiquait que 36% des Français étaient à dix euros près pour leurs courses alimentaires, 20% à cinq euros près, et 17% à l’euro près. 73%, c’est-à-dire trois Français sur quatre, sont donc à dix euros près !

Idées lumineuses

Alors oui quand le prix d’un pot de Nutella passe d’un peu plus de 4,70 euros – prix moyen dans les grandes surfaces – à 1,70 euro ou que le paquet de couches est vendu 7,18 euros au lieu de 23,95 (soit presque 17 euros d’économies), oui, cela génère un mouvement de foule. L’occasion, soit de faire quelques économies, soit d’acheter enfin, et pour une fois, un produit de marque et pas un premier prix. S’agissant des couches, quiconque a, par nécessité ou par mégarde, utilisé des couches premier prix, saura l’intérêt de monter en gamme quand on le peut.

Face à une situation à l’évidence tendue, les experts qui environnent le gouvernement fourmillent d’idées lumineuses. Au mois de décembre, le rapport du groupe d’experts sur le smic préconisait des mesures pour en finir avec le montant trop élevé de ce dernier. Pensez-donc, 1151,50 euros net par mois !

Les bonnes nouvelles arrivant toujours en escadrilles, il semble que l’inflation reparte à la hausse, avec une augmentation sensible au mois de janvier. Pendant ce temps, le gouvernement câline les "premiers de cordés". Un choix judicieux et habile en pleine saison des sports d’hiver.

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Vos réactions

  • Retraité, ayant pourtant bossé comme une bête, je gagne LA MOITIÉ DU SMIC, et le maréchal Macron m’a sucré 5 € de l’allocation logement (« APL »).

    Ça m’oblige pas à manger de la m… en tube à base d’huile de palme, puisque je refuse de participer au meurtre des derniers peuples chasseurs cueilleurs et à l’abattage des derniers forêts primaires. C’est vous qui êtes carrément démago.

    Ça vous donne bonne conscience, petits apparatchiks ?

    Mouise Lichel Le 31 janvier à 12:10
       
    • @Mouise L. - C’est vrai que la misère n’oblige à rien. Tant qu’à manger de la m....., autant la choisir effectivement.

      Mais il est fort probable que pour beaucoup des gens concernés par ce triste épisode, dont tout indique qu’ils sont certainement très éloignés par le contenu de leur portefeuille de la frénésie commerciale ambiante, tout comme vous, il soit en vérité plus question de conjurer, à l’inverse de vous mais pour autant de façon éphémère, le quotidien de frustration et d’austérité qu’ils imposent à leurs enfants (vu le produit concerné)... ainsi qu’à eux-mêmes (c’est toujours une petite victoire sur le destin de faire plaisir à ses gosses qui plus est avec un produit dit "de luxe").

      Libre à vous de les juger... mais il y a plus de démagogie à choisir de le faire que de rappeler la situation complexe qui les englobent ! Sinon, avec cette logique, on en arriverait vite à des conclusions du genre : "C’est à cause de ces salauds de pauvre que l’on fait disparaître des cultures ancestrales et supprime la forêt primaire... d’ailleurs c’est pas moi qui le dit mais un pauvre ! "...

      carlos Le 31 janvier à 14:12
    •  
    • @Mouise Lichel

      Donc si je vous comprends , en dehors de vous et de votre comportement vertueux , dont vous semblez être très fière , au point d’en faire un exemple, tous des c... ou des demagos .

      C’est plus simple, pour ne pas dire simpliste, que de se poser la question des raisons pour lesquelles les gens consomment du Nutella et autres , au détriment de leur santé, de notre eco système et de la planète , et de se demander comment en sommes-nous arrivés là ? Ha oui ! j’oubliais c’est un questionnement « d’apparachlks ».

      Gege Le 31 janvier à 15:25
  •  
  • Monsieur "Lichel", si vous gagnez moins que le SMIC alors vous avez le droit au Minimum Vieillesse qui lui augmentera de 100 euros par mois en 3 ans dont 30 euros par mois dès avril 2018. Et vous serez également dégrevé de votre Taxe D’habitation.

    Nicolas Le 31 janvier à 13:15
  •  
  • Pour ce qui est des mouvements de foule, n’oublions pas qu’au milieu de ceux qui veulent acheter un pot ou deux, il y en a parfois qui en prennent dix ou vingt, histoire peut-être de les stocker pour les mauvais jours, ou bien de les revendre avec bénéfice. Il est aisé de comprendre que la situation puisse se tendre rapidement quand ceux que vous décrivez et qui vivent de peu, se voient retirer l’espoir de mettre le pot sur la table le soir par la faute de ceux qui ont davantage qu’eux et sont à l’évidence moins nécessiteux. Oui, décidément, ces scènes affligeantes révèlent la misère, et on a grand tord de s’en moquer.

    Eric Le 31 janvier à 14:13
       
    • grand tort* (correction)

      Eric Le 31 janvier à 14:17
    •  
    • "salauds de pauvres", "nigauds de pauvres", fermez vos gueules et bourrez -la de nutella... Et plutôt que de faire la révolution, tapez -vous dessus au coin des gondoles de votre super-marché ! Ah oui ! tout cela est misérable et à pleurer ! mais est-ce bien nouveau ? À Versailles, du temps du Grand Roi et du Grand Siècle, les manants se battaient entre-eux pour grappiller qui une aile de poulet qui sa carcasse, à la sortie des cuisines royales... sous les quolibets des courtisans méprisants et méprisables.

      Dany C. Le 31 janvier à 20:20
  •  
  • • • • À Carlos

    « Libre à vous de les juger. »

    Bonjour les projections. VOUS me jugez. Perso. je ne juge personne sauf les auteurs de l’article.

    Et encore, ce n’est pas un jugement, ce sont les faits.

    • • • À Gégé

    Encore du jugement facile. « Très fière ». Où ça ? Je tente d’user de ma conscience. Faut pas ?

    • • • À Nicolas

    « […] Minimum Vieillesse qui lui augmentera de 100 euros par mois en 3 ans dont 30 euros par mois dès avril 2018 […] »
    Sans commentaire & merci pour la comm’ gouvernementale.
    & de toute manière, ce minimum (légèrement moins délirant que ça !) m’est refusé. Mais c’est moi qui ai eu tort.

    Fallait pas bosser. Surtout pour autrui. Fallait faire du fric.

    • • • Je vous laisse donc à vos dogmes si solides et à vos projections panoramiques et je vais respirer ailleurs.

    Mouise Lichel Le 31 janvier à 16:14
       
    • @Mouise Lichel

      Vous me posez un é question je vous réponds.

      Pour moi , quand on met en avant a titre d’exemple, son propre comportement , c’est que l’on en est fière, être fière c’est pas une tare si l’on ne tombe pas dans l’excès.

      Contrairement à ce que vous affirmez je ne vous reproche pas d’agir selon votre conscience, j’approuve cela et le fait que vous ne mangiez pas de Nutella . Je vous reproche de qualifier de démagogue et d’apparachik l’auteur de cet article , dont le constat nous conduit à nous poser les vrais questions pour qui défend des valeurs humanistes. C’est effectivement plus simple de prononcer des sentences, que de chercher à comprendre.

      Gege Le 31 janvier à 17:23
  •  
  • Cette histoire de salauds de pauvre en mode nutella aurait fait jubiler l’écrivain céline, d’ailleurs son œuvre lamentable peut se résumer à voyage au bout du nutella dans le fond.

    Ce n’est pas étonnant que certains salopards se régalent de ces images, croyant y voir dans celles-ci la preuve indubitable de leur vision hobbesienne de la nature humaine, forcement irrécupérable.
    Ces abrutis aiment bien voir les pauvres sous cet angle mais les riches et les flics ne seront pas toujours là pour leur laisser des miettes labellisées et un digicode.

    Et la, on va bien rigoler..

    Arouna Le 31 janvier à 16:54
  •  
  • A la lecture de cet article est aux commentaires des "défenseurs des pauvres " on peut être consterné.

    Certains d entres vous doivent se gargariser dans les repas du dimanche ou dans les pubs lounge avec leurs potes, de participer a "l éducation populaire"

    Certains d entre vous doivent peut être faire parti des retraités qui donnent des cours d’alphabétisation dans les écoles ou qui participent a la distribution de repas dans les resto du cœur avec implication et humanisme.

    Mais là dans le cas du Nutella, ben non rien ! Sinon de e la compassion pour ces pauvres gens qui ne peuvent se payer des « produits de marque », mettre sur la table, un pot de Nutella !

    Allez je vous pose la questions combien de personnes se sont « battus » dans les magasins pour accéder a ce met de choix qui rend les enfants obèses ?

    Combien, allez 15000 ?, 20000 ?, 30000 ! et dans ce chiffre on enlève ceux qui ont achetés par effet d aubaine, ils étaient là à l’ouverture et le mimétisme parnugique a joué.

    Alors combien ? Sur 62 Millions d habitants ? en pourcentage ?

    Et il faut dire quoi a leur sujet qu ils sont des victimes de la pauvreté, des méchants marchands, des lobby chocolatiers ?

    Ou tout simplement que ce sont des abrutis ! Ça va être quoi la prochaine excuse pour eux ; la cigarette a 10 euros, les pauvres : ils n ont plus que çà et puis quoi ! on ne peux plus rouler vite en France avec les voitures allemande garées dans les parking des cités c’est vrai sans blagues ! .

    Ni boire non plus ; roulé bourré interdit aussi, quel époque de M !

    Pendant ce temps, les mêmes qui excusent tout, diront a leurs enfants ou a leur petits enfants :Lave toi les dents, ne bois pas Coca, ne va pas a Mac DO, tiens goûte c’est Bio. Travaille bien a l école ; le Nutella c’est caca !.La télé c’est mauvais

    Mais pour les autres ces comportement sont admis ! Ben oui les pauvres ! si vous leur enlever çà , qu’est ce qu il leur reste ?

    " Beaucoup vous savez ! sont des « jeunes des cités, certains issus de la diversité, décrocheurs scolaire dans des familles mono parentale démissionnaires »

    Alors vous comprenez dire que les « comportement Nutella » de la semaine dernière, ce n’est que le fait d une minorité stupide , c’est presque du fascisme et ceux qui le véhicule sont a coup sur des « bobos-macronisés,troll de le pen » , bref des fascistes .

    buenaventura Le 31 janvier à 18:03
       
    • Merci de votre réponse. Je fais partie de ceux qui comptent les euros en faisant leur courses, mais jamais il ne me serait venu à l’idée un tel comportement. Oui, très peu de cons lobotomisés sont en cause là, et toutes les explications degoulinent de bien pensance inconsciemment méprisante...

      bonneton Le 31 janvier à 18:57
    •  
    • @buenaventura - une fois que vous avez fait passer votre message à savoir que :

       statistiquement, tous ces gens sont des trous du cul obnubilés par le nutella et qu’ils méritent bien leur petit quart d’heure de gloire façon "télé-réalité" lapidaire,

       que ceux qui comme l’auteur de l’article, tendent à être un peu trop hypocrites et bienveillants à l’égard de tous ces abrutis au motif d’un sentiment de culpabilité quant à une pseudo-misère fantasmé,

      Est-ce qu’il vous reste du coup assez de temps pour m’expliquer à moi, "bobo" sirupeux, lâche et narcissique (n’étant pas retraité, j’imagine coller plus à cette description), à quoi on peut reconnaitre la vraie misère et son cortège de frustrations ? Ou les "bons" pauvres des "mauvais" sur lesquels il faut inéluctablement cracher ? Ou peut être n’y avait il effectivement là en surnombre que des "dealers" de nutella ne méritant, comme vous et d’autres le laissez supposer, qu’un mépris salutaire, du coup contagieux à tous ceux qui ne condamneraient pas aveuglément leur comportement si stupide... Alors que bien entendu, aucun "pauvre" qui se respecte ne se prêterait à cet ignoble, indigne et lamentable "occupation"...

      Carlos Le 31 janvier à 19:31
    •  
    • @bonneton

      Vous traitez les autres de « cons lobotomisés » et juste apres vous accusez ceux qui ne sont pas de votre avis, d’avoir une attitude « méprisante ». Vous manquez pas de culot , c’est l’hôpital qui se fout de la charité.

      Un jour ou l’autre on finit toujours par être le « con lobotomisé » de quelqu’un d’autre . Et votre capacité à mépriser les autres, tout en leur reprochant d’être « méprisant » me conduit à penser que peut-être que vous...?

      Gege Le 1er février à 10:42
  •  
  • Qu’est-ce qui vous fait croire que ce sont des pauvres ?
    Il y a des gens très riches qui vont acheter le même genre de merde en supermarché et qui sont certainement capables de se ruer sur ce genre de promotions.
    Perso je ne suis pas riche mais je réfléchis à ce que je consomme, je ne fais mes courses qu’au marché du coin, à des producteurs locaux et ça me coûte certainement moins cher. Il faut juste manger différemment, c’est aussi bien plus sain pour le corps et pour l’environnement.
    "Chaque fois que vous dépensez de l’argent vous votez pour le type de monde que vous voulez" Anne Lappe.
    Rendez-vous sur I-boycott.org

    Sel1grain Le 31 janvier à 19:06
       
    • Je suis d’accord avec vous, je ne pointais pas les pauvres, mais bel et bien ceux qui pensent que les "pauvres" ne peuvent qu avoir ce "type" de comportement.

      Les abrutis qui se sont rués sur cette pate a tartiner sont surement de toutes les "classes sociales " mais l’empressement des avocats aux petits pieds , ont naturellement associés ces clients là au "peuple " , le vrai mépris est la !.

      Comme vous je boycotte les grandes surfaces, les marchés de fruits et légumes et vêtements sont bien moins chers et je ne suis pas spécialement pauvre , ni riche.

      buenaventura Le 31 janvier à 19:25
    •  
    • Comment peut on imaginer une seule seconde des gens "riches" se battre pour un nutella dont ils n’ont pas à attendre une promotion pour s’en baffrer ? Par ailleurs, il est même fort probable qu’ils se gargarisent dans les petits diners mondains de refuser ce monde de consommation façon nutella en évoquant le dernier jean "chiné" à pas cher ou le dernier panier acheté directement chez le petit producteur bio "pas si cher que ça" ! On a pour autant tout a fait le droit de penser que certains d’entre eux ont participé à cette foire d’empoigne...

      Dénoncer la bienpensance hypocrite n’exempte pas de rappeler que notre mode de consommation ne fonctionne qu’en créant de la frustration, et que tout "pauvre" qu’on soit, on n’y fait pas exception... A moins de vouloir en faire abusivement un être idéal au-dessus de toute passion humaine.

      Dès lors, il vous faudra comprendre que si pitié il y a eu (et non mépris), elle n’était pas à l’endroit des "pauvres", mais de nous tous (riches et pauvres compris) qui participont à pereniser ce système dans un théâtre de guignol ou certains, armés de bâtons, punissent les autres... et réciproquement...

      Carlos Le 31 janvier à 20:01
    •  
    • @.Sel1grain

      Vous vivez dans monde de bisounours ! Les gens très riches ne font pas leur course à inter marché , d’ailleurs il ne font pas leurs courses eux mêmes, ils payent des gens pour qu’ils les fassent à leur place et ce qu’ils consomment vous ne le trouverez pas Inter marchés ou alors sous forme d’ersatz. Leur super marché a eux ce sont tous les magasins de luxes que l’on peut trouver sur la planète, car ils n’hésitent pas à importer de chaque pays ce qu’ils ont de plus rare et donc de plus cher , histoire de se distinguer comme aurait dit P Bourdieu.

      Vous êtes sérieux ? Vous voyez vraiment B Arnaud , V Bolloré , F Pinault , en train de faire leurs courses à Inter marché et se battre pour un pot de Nutella ? Dans quel monde vivez vous ?

      Gege Le 1er février à 11:13
  •  
  • A la grand messe de la consommation, riches comme pauvres ne sont pas en reste ! A chacun cependant ses frustrations... Pour autant, on peut tout de même les supposer plus nombreuses chez ceux qui n’ont rien, que chez ceux qui n’en ont jamais assez...

    Carlos Le 31 janvier à 20:14
       
    • Voyez vous Carlos et il n’est de pire sourd que celui qui ne veux entendre, le comportement " Nutella" vu a la télé ne concernait qu’une toute petite partie des consommateurs et des " pauvres" disons plus simplement des gens sans moyens financiers.

      Ce que je pointais dans ma réponse c’est avant tout une analyse que je résume lapidairement et je vous devine assez fin pour en saisir le sens

      l’amalgame : pauvre = envie de Nutella = envie légitime = condamnation par les élites = mépris du peuple par ces mêmes élites.

      Je disais simplement ceci et vous l’avez bien compris mais comme vous êtes dans la posture , vous faites semblant de ne pas comprendre.

      1) Le Nutella est un pate dont la consommation abusive entraine a terme l obesité

      2) Que ce mefait est pointé depuis longtemps, tant par les associations, les consomateurs, les nutritionnistes

      3) que tout le monde le sait y compris les "pauvres"

      4) que la consomation de ce produit n’ est pas réservé ni aux riches ni a ceux qui ne le sont pas

      5) que les gens qui se battaient dans les magasins le jour j de la promo ne sont qu une minorité ( 400 ou 500 personnes) dans certaines grande surface, peanuts au vu de la population française

      6) que parmi ces consommateurs, il y avaient des gens de tout bords et de tout horizon social ;

      7) que la betise consomatrice et les comportements a risques stupides ne sont pas que le fait de pauvres mais surtout d abrutis , de bas de plafond

      8) que le leur dire ce n’est pas du racisme social c’est tout simplement une réalité

      9) que les bien pensants qui utilisent la " nov. langue" pour tout justifier ( délinquant = jeune, voiture qui brule = incivilités, gosse dans la rue a minuit = famille démissionnaire) sont les mêmes qui justifient : pauvres = envie de Nutella.

      10) que ces mêmes personnes , s insurgent et bannissent ces comportements ( même occasionnel coca et Nutella ) dans leur propre environnement familial , mais l’excusent pour les "pauvres"

      En conclusion je le maintiens : les gens qui ont fait sonner le réveil pour être devant les grilles des grandes surface le jour de la vente de cette pate chocolaté a l huile de palme sont des abrutis et des relous.

      buenaventura Le 31 janvier à 21:23
  •  
  • Voici donc , avec cette affaire "nutella" , grandeur nature, le réveil consumériste du sous-prolétariat, relégué aux marges de notre" société d’abondance", lobotomisé, rendu asocial et dépolitisé, prêt à en venir aux mains pour un bocal de mauvaise pâte chocolatée. On aurait bien tort d’en sourire et d’écraser ce "petit peuple" d’un mépris effrayé. surtout qu’au bout du bout des logiques néocapitalistes, c’est avec la marchandisation complète de l’existence, sa déshumanisation qui s e profile ; Au fait, qui a dit :" l’homme est un loup pour l’homme" ?

    GILLES R. Le 31 janvier à 21:08
  •  
  • Je pense qu’acheter n’importe quoi sous prétexte de promotion est une preuve de la stupidité humaine. Arrêtez de nous rabattre les oreilles avec la misère d’une partie de la population française, regardons ailleurs et comparons. Pourquoi ne sont ils pas dans la rue pour manifester- quand on est capable de bouger son cul pour des pots de Nutella ou des couches on peut s’unir pour défendre son pain quotidien. Où étaient-ils tous ces "pauvres" lors des nuits debout et aux dernières élections, dans un supermarché sans doute ?

    Isidore Le 31 janvier à 21:09
       
    • En quoi cette cohue pour obtenir SON pot de Nutella peut-elle être comparée à la nécessaire cohésion de gens disparates pour revendiquer des droits communs quand tout est fait pour les individualiser ?

      On constatera aussi oh combien les mobilisations contre la Loi travail et autres "Nuit Debout" ont eu un effet retentissant sur la politique de ce pays.

      Ah mais peut-être que la foule dans la rue n’a-t-elle pas plus de légitimité que ceux qui se sont précipités sur une pâte à tartiner dont seuls les plus riches oserons comparer les vertus à un produit Bio sans jamais y voir aucun caractère luxueux.

      Ils n’ont pas de pain ? mais qu’ils mangent de la brioche !

      Paul Le 1er février à 09:14
  •  
  • Merci Isidore, selgrain et bonneton , pour vos remarques qui ne font pas semblant de ne pas comprendre ce que jai écris plus haut

    Merci a vous Carlos de me conforter dans l idée que la bien pensance de goche a fait le lit du FN

    buenaventura Le 31 janvier à 21:27
       
    • @buenaventura - a votre tour de ne pas faire semblant de comprendre que ce qui dérange dans le fait de voir certains justifier le mépris qu’on peut afficher pour d’autres, c’est de réduire TOUS ceux mêlés à ce triste épisode consumériste sans distinctions à rien d’autre que des idiots utiles qui dans une soumission consentie au système tel qu’il est, pratiquent cette danse ridicule... Sans tenir compte un instant de toute la pression que met en face d’eux notre société de consommation de laquelle vous croyez être "libérée"...

      Laissez moi vous rappeler que Nous sommes tous les "idiots" d’un système qui se perenise grâce à nos actes, et ce même lorsque nous croyons le contraire... Car nous conssentons "tous" à vivre selon ses règles... A moins, que ce ne soit un peu plus complexe que cela, ne croyez vous pas ? C’est simplement de cela qu’il s’agit : reconnaitre la complexité la ou elle est et eviter tout simplisme, réflexe au combien pratiqué à l’extrême droite justement !

      Quant à ceux qui votent Front national, pourquoi ôter à ceux-la toute responsabilité de leur vote, pour en affubler d’autres, alors que vous en forcez le trait pour les imbéciles au nutella qui méritent bien leur lapidation ?

      Carlos Le 1er février à 07:21
  •  
  • Avec cette affaire nutella, une fois de plus, on montre des gens, dans l’univers symbolique de la « beauferie », l’intermarché de banlieue ou de pétaouchnoc, se comportant comme des gros porcs. Ok , c’est navrant cette connerie.

    Par contraste il y quelques années, dans une émission de Mermet, les journalistes avaient enregistré la prise de parole d’une employée qui venait de se faire « dégraisser » lors d’un conseil d’administration de LVMH.
    On pouvait entendre les rires et les insultes des actionnaires pendant que la femme s’exprimait et demandait des explications au vu des résultats excellent sur l’année.

    Des porcs aussi, mais avec un pouvoir de nuisance autrement plus inquiétant que les blaireaux nutella.

    Bref, combien de millions de téléspectateurs ont eu accès au spectacle de ce conseil d’administration de LVMH, et en boucle ; avec débats, commentaires télé, à la radio, sur les réseaux sociaux pour faire un « décryptage » ?

    Arouna Le 1er février à 07:01
       
    • @arouna - Il est clair que "donner à voir", comme dans une télé-réalité affligeante, un petit groupe de gens dont on ne sait rien, si ce n’est leur propension à faire preuve d’un certain opportunisme, en prise avec une fièvre de la consommation apparemment irrationnelle qui frappe de stupeur ceux qui l’observent, est pour le moins navrant... D’autant que le but en est de délivrer une image simpliste, artificielle et factice des rapports humains et de la nature humaine.

      Des protagonistes de cette histoire autours du nutella, on n’en connait finalement que les commentateurs et certainement pas les anonymes qui se sont livrés à cette razzia sur la pâte à tartiner... Les juger comme des "imbéciles" ne montre qu’une incapacité à prendre de la distance avec ce que l’on nous montre et la complexité du monde tel qu’il va...

      Après tout, dans une profonde et cynique ironie du sort, la caissière rebelle "dégraissée" que vous évoquez, soufflait-elle, dans une bien maigre revanche, le dernier pot de nutella à l’un des actionnaires qui la malmena lors du conseil d’administration auquel elle s’était invitée (en imaginant que cette même frustration les habitât tous deux, c’est à dire qu’ils en éprouvent la même difficulté à s’offrir ce petit plaisir... égalité de moyens fort improbable je l’admets) !

      Mais je suis d’accord avec vous, puisque ce dernier scénario reste invraisemblable, il aurait été plus utile de montrer effectivement le comportement moralement réellement "honteux" et inique des actionnaires face à cette femme licenciée, plutôt que celui loin de toute préoccupation éthique de gens qui, si l’on veut bien ne pas se voiler la face, doivent moins composer avec des économies à réaliser tout en souhaitant faire plaisir de temps à autre à leurs proches, que de réfléchir en terme de forêts primaires à sauver ! Mais je ne vois pas en quoi le dire ainsi, ce serait faire offense à ceux qui, pourtant dans le même cas, y accordent une importance plus forte et font les efforts pour s’y astreindre.

      carlos Le 1er février à 11:46
    •  
    • Se mettre dans des états pareils pour du nutella ou une console de jeu.. c’est lamentable.
      Mais c’est dérisoire par rapport aux conséquences du comportement de ces actionnaires LVMH de l’émission LBSJS qui détruisent des vies entières mais ne sont jamais jetés en pâture à la télé, dans toute leur vulgarité. Un tel spectacle en grande diffusion serait dévastateur pour l’image des investisseurs, sans qui rien ne serait possible dans notre société.

      Dans le fond les gros bourgeois s’en branlent de ces histoires de nutella,

      faire tourner ce genre d’images est plutôt destiné à troubler les classes moyennes en leur exhibant avec complaisance l’irrationalité des « classes populaires » afin de les déconcerter, de les rendre méfiantes envers les « masses » et de leur donner un sentiment d’appartenance au monde des belles personnes raisonnables, celles qui appellent à voter macron ou oui au traité européen 2005.

      Arouna Le 2 février à 07:26
    •  
    • @arouna - Je suis d’accord avec vous, si les medias n’ont pas commandité ces images, il est clair qu’ils en ont usé sans pour autant réellement énoncer la problématique qui les sous-tend .... Ce qui du coup, pose effectivement la question de la motivation réelle profonde de cet étalage de ce qui au premier abord renvoie bien pour certains à une "irrationnalité" latente des "pauvres", mais aussi pour d’autre, au registre de l’animalité ou de la stupidité...

      Ce qu’il y a de bien avec ces 2 options, c’est qu’on obtient la conjonction entre ceux qui font ostensiblement du "mépris de classe", et ceux qui, bien que partageant le même sort économique que les "lutteurs au nutella", rejoignent le même camp des "raisonnables" par un mépris qui lui est plus "universel"...

      Et là ou il y a mépris, quelqu’il soit, il y a peu de chance de trouver de la solidarité, dont le postulat premier est de voir en quoi l’Autre nous ressemble dans son humanité. Car on oublie que ce triste épisode n’est pas le récit d’un crime odieux et inhumain, mais simplement d’un comportement de groupe peu ethique, dont certains ont rappelé a juste titre qu’il n’était pas rare de le voir se reproduire pendant les soldes... Il est intéressant de constater, comme vous le faites, que des comportements autrement plus immoraux et honteux eux n’ont pas droit à un éclairage similaire.

      Force est de constater que la promotion de l’individualisme et la surenchère des frustrations, qui fondent notre société de consommation, autant que le choix de travestir une réalité en la rapportant de la manière la plus simpliste qui soit, ont ici bien jouer leur rôle : participer à l’isolement des individus en empêchant qu’ils ne voient ce qui les unis et donc à la perte des liens de solidarité... Un ennemi divisé est un ennemi affaiblit...

      Carlos Le 2 février à 10:03
  •  
  • Que de bla-bla et de buzz autour de ces échauffourées de consommateurs avides de malbouffe jusqu’à se battre entre eux pour en avoir davantage que le voisin !

    Ces comportements grégaires sont la conséquence d’une mise en condition préalable , d’une "manip" quoi, que l’on retrouve à chaque période de" soldes" ou d e "promo".

    Ces débordements sont interclassistes, l’intelligence et la bêtise se moquant bien des inégalités sociales .

    Si on a peu de chance de trouver ce type de comportement "Au bon Marché" par exemple, où se sert de préférence la" jet set" et la grande bourgeoisie parisienne, en revanche, les cas de bousculades entre clients sont monnaie courante à l’ouverture des "soldes" dans de nombreux grands magasins fréquentés par les catégories populaires et la petite et moyenne bourgeoisie...Et là , on voit pas les médias, sauf évidemment, si la bousculade a dégénéré en fait divers.

    Denis Le 1er février à 14:38
  •  
  • J’enseigne dans une classe de SEGPA dans une collège de ZEP, milieu très défavorisé économiquement comme culturellement.

    L’autre jour mes élèves de 4ème m’ont demandé "Vous avez vu les gens qui se battaient pour du Nutella ? C’est des malades, c’est des animaux !!".
    Mépris de classe donc ? Par des gamins qui pour certains ne viennent pas en cours quand il pleut car il n’ont pas de quoi se payer une carte de bus et viennent donc habituellement à pied...

    Je inversement assez curieux de connaitre la "classe" d’origine de l’auteur de l’article, et connaitre sa grande expérience de la misère serait pour moi très savoureux.

    Madman 2001 Le 1er février à 21:51
       
    • @madman2001 - C’est vrai qu’on a déjà beaucoup trop parlé sur ce sujet mais bon.... Puisqu’il faut y revenir.

      Cette classe de SEGPA a donc bien appris les bons réflexes : réduire basiquement des individus à un état permanent, celui d’animal.. "animaux" de supermarché pris d’une fièvre que personne ne comprend, à moins d’admettre que d’une part, notre mode de consommation fonctionne sur la frustration et d’autre part que le phénomène de groupe est susceptible de desinhiber ceux qui en font partie. Les plus favorisés en sont ils immunisés ? Non ! Mais si chacun a ses frustrations, il y en a qui, faute de moyens, en ont beaucoup plus ! Ces scènes, et les commentaires qu’on en fait, montrent deux choses :

      1) qu’il n’y a pas besoin d’afficher un "mépris de classe" revendiqué pour en faire : car il sera inéluctablement donné aux gens de voir plus souvent dans la sphère médiatique ceux qui galèrent en fin de mois se bousculer pour de la nourriture (même si celle-ci est une pate à tartiner classée comme un produit de "luxe"... Ou plutôt d’autant plus) et de les juger en conséquences que des gens "riches" le faire au "bon marché" (comme le rappelait quelqu’un).

      2) il est toujours plus facile d’émettre des sentences rapides, et c’est humain, que de creuser la complexité du causes qui l’englobent... Le tout c’est de se rappeler que 1er, fort de ses certitudes, prête moins à la mesure que le second, marqué par le doute.

      Carlos Le 2 février à 07:54
  •  
  • Je me permets simplement de rappeler qu’on n’additione pas des pourcentages, donc le 73% est faux si vous pouvez le retirer... Sinon l’article est au top.

    Chloe Le 2 février à 10:39
       
    • @Chloe - ben en fait, sauf erreur (justement), il me semble que l’exception c’est lorsqu’il ne s’agit pas de % appliqués successivement, mais de % se référant à la même quantité de départ. Ce qui apparemment serait plutôt le cas ici non ?

      carlos Le 2 février à 10:52
  •  
  • Carlos

    Sans ironie aucune, très souvent vous écrivez des choses intelligentes et pertinentes, je retrouve dans vos post, la tonalité de mes années études , on va dire politiques, et ce n’est pas inintéressant au contraire.

    Cependant , après avoir passé un peu de temps a l étranger et en " zone sensible " également ( ce qui parfois est tout aussi dépaysant), je n’adhère plus du tout au registre " empathie sociale déresponsabilisante" dont vous faites preuves très souvent et pas seulement sur l’affaire " Nutella"

    Si vous avez des enfants ou des proches qui étudient ( ou travaillent) a l étranger , poser leur la question de savoir si l’excuse et la culpabilisation permanente sont des règles, des dogmes, des postures, qui régissent la vie sociale dans ces pays.

    Je parie fort que non et j’affirme au contraire que la responsabilité individuelle et les choix personnels sont des "incontournables" qui loin d être excluant sont au contraire facteur de stabilité sociale, sociétale et personnelle.

    Le Nutella et je suis d’accord avec vous , n’est pas un sujet vraiment très intéressant, mais il assez édifiant d observer que le premier reflexe de la part des observateurs " intellectuels " a été en premiere instance d " excuser, voir d’absoudre, les protagonistes de ce comportement consumériste inapproprié.

    Cette classe de SEGPA a donc bien appris les bons réflexes : réduire basiquement des individus à un état permanent, celui d’animal.. "animaux" de supermarché

    En fait cette classe de SEGPA n’a fait que décliner avec leurs mots, sans analyse poussée mais simplement par simple reflexe de base ( de survie ?) ce que beaucoup de citoyens ont ressenties devant ces scènes d émeutes indécentes .

    Cela s’appelle simplement le " bon sens populaire"

    Populaire Carlos pas Populiste !

    Cdt

    buenaventura Le 2 février à 11:03
       
    • @Buenaventura - Je n’ai aucun problème à revendiquer un certain populisme, comme je l’ai déjà fait ici, en l’occurrence,
      celui avide de pluralisme et de démocratie exprimé par C. Mouffe...

      Mais pour en revenir à cette histoire, il n’est pas question pour moi d’occulter une quelconque responsabilité individuelle en invoquant l’excuse de la culpabilité collective au sens sociétale global, mais de dénoncer au contraire tout réflexe quasi-moteur de jugement aveugle lapidaire par opposition à la nécessité d’une réflexion critique sur ce qu’on nous montre à voir dans un miroir déformant (car nous participons de ce monde là).

      Car, à mon sens, la seule manière de cerner réellement la responsabilité individuelle des uns et des autres en étant juste serait d’en découvrir quelles sont les limites véritables !
      Ce qui apparaît effectivement plus difficile à faire que de céder au confort d’une sentence rapide dictée par ses propres contingences. Comprenez donc que c’est pourquoi, à défaut, je préfère voir les gens choisir une prudence bien sentie que des certitudes expéditives...

      Si vous avez pu noter ce "travers" qui est le mien à maintes reprises, alors vous aurez aussi certainement pu déduire globalement de mon propos que je crois plus dans l’éveil des consciences respectives de chacun, que dans une conscience de classe et des limites qu’elle s’impose. Cette prise de conscience, comme parcours intime, s’exprime dans l’acceptation de sa responsabilité par celui qui en fait l’expérience. Il est alors important que cette responsabilité citoyenne revendiquée ne soit pas exsangue d’humanité et de justice, comme cela pourrait bien l’être lorsqu’on considère que la fin justifie les moyens.

      Pour résumer, ceux qui excusent par complaisance ou facilité des comportements "inopportuns" ne sont pas ceux qui prennent le temps, par acquis de conscience, de mesurer la difficulté à être juste... Resituer les choses telles qu’elles sont, dans leur complexité, c’est participer à ce que le monde soit moins binaire et plus humain.

      carlos Le 2 février à 13:39
    •  
    • @buenaventura -J’espère avoir levé la confusion qui vous faisait croire que chercher à expliquer revenait excuser.
      En l’occurrence, nos congénères tout responsable qu’ils puissent être, inscrivent leurs actions et comportements :
       pour une part dans un libre-arbitre idéal,
       et pour l’autre, dans un déterminisme dont les limites dépendent de leur lucidité et leur aptitude à interroger ce qui pour eux sont des évidences.

      - Comprendre, c’est se donner les moyens de bien cerner et de lutter au besoin plus efficacement contre un état inique des choses.
       Excuser, c’est le pérenniser...

      Alors, croyant avoir perçu dans vos propos, comme dans ceux de beaucoup d’autres, l’effacement total de la "contrainte" devant un "consentement uniquement volontaire", je me suis senti obligé de rappeler que nous en sommes tous là ! Tous cons que nous puissions nous mêmes être par moment, et moi le premier, ce qui ne fait pas de nous des assassins, voleurs ou abrutis à vie, nous restons toujours en mesure de progresser...

      carlos Le 2 février à 17:25
    •  
    • « s il assez édifiant d observer que le premier reflexe de la part des observateurs " intellectuels " a été en premiere instance d " excuser, voir d’absoudre, les protagonistes de ce comportement consumériste inapproprié. »

      C’est quoi votre problème avec les « intellectuels » , d’autant qu’a vous lire vous semblez bien en faire partie , ou alors c’est bien imité. Vous développer le même argumentaire que M Vais à propos du terrorisme , qui disait que chercher à comprendre c’est excuser. Cherchez à comprendre c’est ce donner les moyens d’agir , sans plus, et ce n’est pas réservé aux seuls « intellectuels »..

      « Apprendre, apprendre, apprendre, pour comprendre et agir »
      Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine.

      Gege Le 3 février à 14:37
  •  
  • c est une très bonne conclusion dont acte !

    buenaventura Le 2 février à 18:26
  •  
  • Le Nutela ça sert dans les crêpes pour la chandeleur. Est-ce que de petits restaurateurs ne sont pas venus s’approvisionner pour profiter de ce tarif défiant toute concurrence, dénaturant ainsi le caractère familial de l’achat au supermarché ?

    Bona Le 3 février à 15:52
  •  
  • Pour ou contre les crêpes au nutella ?
    Pour ou contre la chandeleur ?
    Non je deconnais... J’ai plus rien à ajouter sur le sujet.

    Carlos Le 3 février à 17:51
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  • Pour affirmer que seuls les très pauvres se sont battus pour un pot d’exploitation animale et destruction des forêts (Nutella), il faut des statistiques. Quand on regarde les images du Black Friday, on peine à croire que seuls des très pauvres se battent pour un objet.

    De plus, tant de riches font la même chose (piétiner les autres pour faire des économies). Sans dire que chercher des excuses aux pauvres pour ce genre de comportement minable c’est leur manquer une fois de plus de respect. Quoi, les pauvres, puisqu’ils sont pauvres, n’ont plus de dignité et se comportent donc en émeutiers pour un bout de nourriture non-nécessaire ? L’auteur de l’article pense-t-il qu’être pauvre c’est automatiquement perdre sa dignité et que cela excuse n’importe quel comportement destructeur ?

    Le problème est donc bien plus profond, c’est un problème éthique, métaphysique, avant d’être un problème économique. Ce n’est pas de la pauvreté financière mais de la pauvreté d’esprit.

    Cristi Le 6 février à 15:37
       
    • Il est heureux que certaines personnes se sentent suffisamment pointues pour juger de la vulgarité, de la stupidité et du manque d’éthique du "pauvre d’esprit" lorsqu’ils l’aperçoivent.

      Sinon nous serions tous tentés d’oublier, dans notre trop grande mansuétude, qu’il s’agit là pour le médiocre de se rendre coupable d’une suspension "volontaire" de l’intelligence... Qui méconnait encore que c’est le coupable qui fait le juge, et non l’inverse ? Que l’être humain soit aussi mauvais juge pour lui-même que pour les autres, n’y change rien n’est-ce pas ?

      carlos Le 13 février à 10:44
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