Accueil | Par Catherine Tricot | 15 janvier 2018

Où va la social-démocratie européenne ?

Chaque jour, un membre de la rédaction de Regards prend la plume pour livrer son humeur. Lundi, c’est Catherine Tricot qui s’y colle... pour sonner le glas de la social-démocratie européenne.

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Jusqu’où ira la crise de la social-démocratie ? Cette semaine, une photo publiée par le Monde d’un des prétendants au poste de premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, m’a donné le vertige. On le voit cheveux lissés, costard ajusté posant sur un fond mordoré. En légende, il était dit qu’il avait « envie de conduire la renaissance des socialistes ». Comment ne voit-il pas que tout dans cette photo dit qu’il ne le peut pas ?

Si l’on en croit les nouvelles qui viennent du grand parti social-démocrate allemand, le bout du tunnel n’est pas en vue. Alors même qu’un mouvement social se développe outre-Rhin, appuyé par le syndicat IG Metall, pour la revalorisation des salaires de 6% et le passage à la semaine de 28 heures, Martin Schulz et Angela Merkel sont sur le point de sceller une nouvelle alliance sous domination de la CDU-CSU (Union chrétienne démocrate d’Allemagne – Union chrétienne sociale en Bavière). Bien que sorti étrillé de la dernière grande coalition (en recul de 5% sur le déjà calamiteux, score de 2013), l’argument qui conduit le SPD (Parti social démocrate d’Allemagne) à accepter aujourd’hui ce qu’il récusait hier, vaut en lui-même son pesant d’or : il va à Canossa pour éviter un retour aux urnes ! On ne saurait mieux dire que les deux termes, social et démocrate, sont aujourd’hui à terre dans le projet du SPD.

Martin Schulz et la direction du SPD ne sont pas certains de faire avaler cette pilule aux adhérents. Un réflexe de préservation du parti pourrait conduire une grande partie d’entre eux à récuser cette perspective. Cela sera-t-il suffisant pour assurer la suite de l’histoire ? Le SPD reste accolé aux réformes libérales et brutales du dernier chancelier issu de son rang, Gerard Schröder. Les Allemands lui attribuent les lois Hartz IV qui ont introduit les merveilleux « emplois à un euro » et remis en question les allocations chômage. C’est l’opposition à cette politique qui provoqua le départ de l’ancien ministre de l’économie, Oscar Lafontaine. Mais ce départ resta circonscrit et après le Labour anglais et avant le PS (Parti socialiste) français et le PD (Parti démocrate) italien, le SPD assume sa mue libérale. Mieux, il n’a pas d’autre idée. La préservation de positions acquises et du système en place parait être sa seule perspective.

C’est en fait l’ensemble des partis sociaux-démocrates européens qui sont dans une panne telle qu’elle pourrait entrainer leur effondrement. On l’a vu en France, en Grèce et dans une moindre mesure, en Espagne. Le cas français ne manque pas d’étonner. Nos socialistes vont élire leur nouveau premier secrétaire et définir leur projet sans faire retour sur ce qui les a totalement déconsidérés : cinq ans d’un président à ce point peu socialiste qu’il fut incapable de se représenter et son secrétaire général qui, élu président, révèle au grand jour le fond des projets qui se chuchotaient au palais… On ne voit pas comment le PS peut se redresser sans une grande lucidité à l’égard d’une politique qui l’a conduit dans une telle ornière.

Est-ce à dire qu’entre les libéraux et ceux qui veulent rompre avec ce système, il n’y a rien ? Jeremy Corbyn en Angleterre et Benoît Hamon en France font le pari qu’il reste un espace pour un aménagement social et démocrate. Chacun identifie des terrains de recul possible de l’emprise libérale. Les options qu’ils mettent en avant sont cohérentes et crédibles : nouvelles protections sociales, nouveaux droits pour la jeunesse, progrès démocratiques, révolution environnementale. Mais la mue ne saurait être seulement programmatique. Elle se doit d’être globale, c’est-à-dire construire une culture politique qui passe par des pratiques plus populaires, des luttes, des rapports de force à toutes les échelles… Même pour ces audacieux, la route reste longue.

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Vos réactions

  • Il serait amusant de remplacer dans le texte Robert Hue par M. Schulz et de mettre PCF à la place de SPD, vous aurez une description de l’échec eurocommuniste en France, Italie et Espagne, depuis la chute du mur de Berlin qui a mené ces mouvements vers l’existence marginale...
    Simple exercice de style !
    Mais kess, mais kess, mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ?

    goldwasser Le 15 janvier à 13:20
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  • Bonjour
    Ou commence et ou s’arrête la social démocratie ?, qu’est-ce que la social -démocratie ?.....
    Le PCF actuel en fait -il parti ?
    Tout ces partis SPD-Parti travailliste-PS Français....ne sont -ils pas sociaux libéraux ?
    Doivent-ils revenir aux fondamentaux de la social démocratie ?
    N’oublions pas que en Russie Lénine était social -démocrate au départ, ainsi que de grands dirigeants Allemands, qui maintenant seraient considérés partisan de la lutte des classes....
    mais ceci dit saluons la lutte des syndicats allemands, pour la réduction de temps de travail, le passage au 28 h. Nos syndicats devrait en prendre de la graines....

    BOB Le 15 janvier à 14:25
       
    • Tu es mal informé , coco, à défaut des 28h, la CGT revendique le 32h et elle est la seule à le faire parmi la floppée de syndicats que connaît notre beau pays.

      Bertrand T Le 15 janvier à 20:23
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  • La dérive gauchiste de LFI aura pour première conséquence de remettre en selle les Hamon et consorts

    La moitié du score de JLM est PS et cette moitié on l’a perdue avec les conneries multiples qui vont du Venezuela au million des champs.... en passant par les bassines remplies de moraline sur fond d’appartements en solde.... C’est cette vérité que tout le monde voit sauf chez les groupies qui manient l’insulte dès qu’on dit ce que tout le monde pense sauf les aveuglés... La marginalisation est en marche...

    Dominique FILIPPI Le 15 janvier à 15:12
       
    • @D. Filippi - les electorats n’appartiennent à personne et s’ils s’en trouvent pour voter Hamon ou LFI, alors c’est qu’ils ont leur raison... Pour ma part, je continue de voter pour un programme, "l’avenir en commun", dont j’attendrais des élus qui le defendent qu’ils l’appliquent si d’aventures ils parvenaient au pouvoir (leurs états d’ames, caractères et travers personnels risquant fort de ne pas peser bien lourd devant la volonté politique qui animent ceux qui soutiennent l’objectif d’une transition écologique réussie... L’Ego doit être au service du projet, et non l’inverse ).

      Pour autant, la deception qui s’installerait si la confiance dans les tenants du changement était perdue (car rien n’est impossible, et surtout pas le pire) me convaincrait sans peine de m’en retourner à un vote blanc pas plus inutile que l’abstention, mais legerement plus significatif du désaveu envers les responsables politiques...

      Carlos Le 15 janvier à 16:24
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  • @ Carlos

    Les gens ont voté pour un retour de la gauche à ses fondamentaux et non pour l’avenir en commun. Ils n’ont pour l’instant jamais lu ce programme. Une minorité l’a examiné rapidement.... cessons de rêver debout Ce pays est pour des solutions réelles mais non outrancieres or les chiens de garde n’ont aucun mal à nous faire passer pour ceux que Robespierre appelait des exagérés... Ce que nous ne sommes pas. Cherchons chez nous où est la faille.

    Dominique FILIPPI Le 15 janvier à 16:44
       
    • @D.Filippi - je ne sais pas pour ma part, ce qui a motivé les gens à voter pour LFI aux élections mais j’imagine ne pas avoir été le seul à m’être prononcé sur un programme. En l’occurrence, je ne suis en effet pas de ceux qui revendiquent une appartenance au prix, souvent cher et habituellement demandé, de s’assoir sur certaines de ses valeurs ou revendications parce que la consigne en aurait été donné par le parti ou le mouvement. Je ne pense pas non plus être le seul à ne pas rechercher de "collectif" politique auquel s’intégrer... La seule chose qui m’intéresse c’est que les choses changent, quels que soient ceux qui en sont à l’origine !

      Si demain, le programme pour lequel j’ai voté se voit, sur des points importants, modifié vers ce que je considérerais être une régression, je m’en retournerai sans problème de "sympathisant France Insoumise" à "abstentionniste inutile"... Si par contre, il évolue vers plus d’équité et de justice alors tant mieux ! Mais je ne me sens attaché à personne et mon vote continuera à n’appartenir qu’à moi et à personne d’autre.

      Carlos Le 16 janvier à 07:11
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  • Elle se métamorphose, les partis peuvent disparaître mais la social démocratie n’est pas morte en France il se régénère dans la F I, idéologiquement c’est le parti le plus proche de ce courant pensé, je suis très étonné que la droite en fasse des révolutionnaires ils ne sont pas pour changer le système mais pour le réguler par l’Etat et par l’impôt pour plus de justice sociale mais j’ai un fort doute de sa faisabilité .

    leon Le 15 janvier à 17:36
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  • La différence est totale entre LFI et le PS l’une est révolutionnaire l’autre non.

    Dominique FILIPPI Le 15 janvier à 22:16
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  • Bonjour
    Autant pour moi, Bertrand T, pour les 32 h, je le savais, mais oublier, mais pas assez mis en avant, peut être parce que la réduction du temps de travail n’a plus bonne presse en France ?.
    Pour le reste , Fi et le PCF, me semble plus proche de la social démocratie que le PS, ou réformiste radicaux. Mais certainement pas révolutionnaire.
    Mais comme je le dis souvent , on est dans cinquante nuances de réformisme, dans la gauche. Le réformisme reste dominant.
    J’ai appris que, le philosophe jean Salem, est décédé , triste nouvelle.

    BOB Le 15 janvier à 22:56
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  • Pour qui sonne le glas ? Le mouvement ouvrier français s’est divisé en deux partis irréconciliables à Tours le 29 décembre 1920. On sait maintenant à qui l’histoire a donné raison. Surement pas à ceux qui avaient choisi de suivre Lénine. Ils ont été balayés et ne représentent plus qu’un résidu, rescapé du désastre qui engloutit tous les États communistes européens. Refusant une tutelle dont elle avait deviné le poison, la SFIO suivit un parcours honorable sans plus de vicissitudes que le drame des temps ne lui accorda, comme aux autres partis. Elle évolua en PS et assuma le destin de la social-démocratie, avec des hauts et des bas, des crises et des accalmies, sans génie et sans honte.

    La crise que la gauche modérée traverse aujourd’hui est sans comparaison avec la ruine qui frappe la gauche communiste. Il s’agit pour le PS d’une crise de mutation, pour le PCF de l’agonie. Cette mutation conduira cette gauche modérée à un positionnement plus centré, avec une vision de l’économie plus proche de celle des partis de droite, eux aussi modérés, dans une configuration à l’anglo-saxonne où elle occupera, en s’équilibrant entre LRM et PS, le terrain sociétal du labour, voire même du parti démocrate américain si l’on peut pousser la comparaison jusque là-bas.

    Pour conduire une mutation sans perdre la maîtrise des évènements, il suffit à un parti d’avoir des chefs intelligents. Ce n’est guère fréquent en politique, mais ce n’est pas si rare non plus. Il n’y a pas d’indice laissant penser que les formations de la gauche modérée, LRM et PS, en manquent spécialement. Ceux qui émergent sont même capables de comprendre une première chose essentielle : que le socialisme est une imposture. Et une seconde qui ne l’est pas moins : qu’il ne faut pas le dire.

    Glycère Benoît Le 16 janvier à 00:20
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  • @Carlos Le 16 janvier à 07:11 et Glycère Benoît Le 16 janvier à 00:20

    @Carlos Le 16 janvier à 07:11
    Tu dis très peu "nous" et beaucoup "je" or LFI est un collectif....pas l’exégèse personnelle des propos de JLM et même du contenu de laec...

    @Glycère Benoît Le 16 janvier à 00:20

    Valls est très intelligent et très malhonnête....de plus très à droite...Une imposture comme Hollande ...comme tous les notables rentés du PS que tu sembles regretter....Un conseil...adhère à En Marche...çà t’aidera pour ta carrière...

    Dominique FILIPPI Le 16 janvier à 07:44
       
    • @Dominique FILIPPI. Merci de ton conseil mais je n’envisage pas de carrière politique. Si même je le faisais je ne serais pas sûr d’avoir les compétences nécessaires pour la réussir au point de satisfaire mon ambition sans démériter.

      Valls est un homme intelligent, telle est sa réputation. On ne prête qu’aux riches, ainsi se font les réputations. Quant à son honnêteté je n’ai pas d’information m’invitant à la mettre en doute. Ne voulant pas m’exposer à la calomnie, je préfère le créditer de toutes les vertus que lui-même s’attribuerait. Mais il n’est pas de droite : il est de gauche.

      D’une façon générale, ce n’est pas la subjectivité qui fait l’étiquette, mais les responsabilités, plus exactement l’endroit où on les a prises. Valls les a prises au PS, parti typiquement de gauche, puis dans une formation qu’il a lui-même créée et qui se place elle aussi à gauche de l’arc parlementaire. C’est une gauche non marxiste, ayant des liens malléables avec toute une filiation historique du mouvement ouvrier français. Celui-ci n’est pas la matrice fixe et catégorique pour qu’un parti puisse être estampillé de gauche. On peut dire qu’il est à l’aile droite de la gauche si l’on veut faire dans le subtil.

      Glycère Benoît Le 16 janvier à 11:00
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    • @D. Filippi - en fonction de ce que je dis ou j’affirme, je préfère utiliser la première personne pour éviter de faire dire aux autres ce qu’ils ne penseraient peut-être pas...
      Mais en l’occurrence, je n’oublie pas de préciser d’où je parle si cela s’avère nécessaire : je suis un sympathisant de la France Insoumise et je ne m’en cache pas.

      carlos Le 16 janvier à 18:38
    •  
    • @glycere - Affirmer que Valls est de gauche confirme bien que l’opposition droite/gauche rime plus avec confusion qu’autre chose... Les valeurs défendues constituent un bon indicateur pour situer l’interlocuteur questionné. pensez vous que celui-ci, régulièrement opposé aux autres formations de gauche ainsi qu’a sa propre majorité dans un temps pas si lointain, revêtait vraiment les caractéristiques d’un homme de gauche ?

      Carlos Le 16 janvier à 21:36
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    • @Carlos. Les luttes politiques sont aussi internes à chaque bord et à chaque parti. Le clivage droite-gauche relève d’un repérage dans le champ parlementaire à une époque donnée. Les valeurs elles évoluent et peuvent même migrer.

      Glycère Benoît Le 16 janvier à 22:25
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    • @glycere - Valls et les hollandais auront donc eut leur propre Mayflower, s’en allant dériver vers d’ autres valeurs que celles de la gauche originelle... Alors que tous les autres restaient attachés aux anciennes valeurs clivantes dans le vieux monde...

      Carlos Le 17 janvier à 07:01
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    • @Carlos. Valls et les hollandais ne feront pas comme les partisans de l’adhésion au Komintern, partis voguer vers les lendemains qui chantent.

      Glycère Benoît Le 17 janvier à 11:07
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  • Article sans grand intérêt qui ne nous append rien qu’on ne savait déjà depuis longtemps sur la déliquescence des sociaux démocrates . Tout ça pour en arriver à une comparaison douteuse entre Jeremy Corbyn, l’homme qui a le courage politique des soutenir le Sinn Féin en Angleterre , milite pour la réunification de l’Irlande , qui n’a jamais participer au gouvernement de Tony Blair auquel il s’est opposé dès le départ , et Benoît Hamon ministre sous la présidence F Hollande , membre du P »s » depuis sont entrée en politique, et candidat de ce dernier à l’élection présidentielle . Certes tout le monde à droit à l’erreur et peut se tromper , chacun a le droit de changer , surtout quand il devient évident que le navire est en train de sombrer. Mais tout reste à faire , il faudra du temps et poser des actes pour convaincre les électeurs et avoir un programme cohérent . Hors sans la sortie des traités de libre échange et des traités de l’UE , aucune autre politique que celle mise en place par E Macron n’est possible . Si B Hamon ne veut pas refaire le coup de Hollande qui avait promis de renégocier les traités et n’en a rien fait , il va falloir qui nous explique comment il compte s’y prendre .

    Gege Le 16 janvier à 11:22
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  • @carlos Le 16 janvier à 18:38

    Moi aussi....Relis toi et tu comprendras pourquoi ...

    Dominique FILIPPI Le 16 janvier à 18:59
       
    • @D. Filippi - ben c’est fait... J’ai bien l’impression de parler du point de vue qui est le mien... Et pas d’exprimer l’avis commun des insoumis et des sympathisants de la FI. Je vais continuer à être prudent mais si d’aventures, d’autres se trouvaient sur la même ligne, l’affirmaient et qu’ils m’autorisaient à en faire part, alors je parlerais en leurs noms.

      Carlos Le 16 janvier à 21:31
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  • @Glycère Benoît Le 16 janvier à 11:00

    Valls de gauche, Hollande de gauche ? Les apparatchiks du PS sont des rentés qui ne pensent qu’à leurs gamelles ! Ils étaient avant tout anti gauche radicale depuis 1920 !!! Que viens tu faire sur ce site ?

    Dominique FILIPPI Le 16 janvier à 19:04
       
    • L’apparatchik est un personnage essentiel de l’univers communiste, c’est le révolutionnaire professionnel conçu et créé par Lénine. Or le communisme est typiquement de gauche, ou bien les mots n’ont plus de sens. Ça devient alors de la langue de bois, elle aussi typique du communisme.

      Glycère Benoît Le 16 janvier à 22:07
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  • Oh, mon bon Môssieur Gyclère, à force de touiller en tous sens votre logorrhée mixte de stalinisme et de Maurasso-Vichysme vous vous en mettez plein votre costard cravate de désagrégé d’histoire négationniste ! Comme c’est troll (accent munichois).

    René-Michel Le 18 janvier à 09:52
       
    • Vous seriez-vous reconnu dans le portrait de l’apparatchik ? Pourtant il y a dans la mouvance communiste des gens qui n’en sont pas, avec qui il est possible de dialoguer. Vous n’en faites pas partie, pour des raisons sont sans lien direct avec leurs opinions mais que je formule dans ma réponse, sur un autre forum, à ce même message de votre part que vous copiez-collez. Je ne les reprends pas.

      Glycère Benoît Le 18 janvier à 10:44
  •  
  • Il y a des bolchéviks avec qui on peut discuter ? Malgré le couteau qu’ils serrent ente leurs dents ? Vous vivez dangereusement Benoît, mère va vous tirer l’oreille...

    René-Michel Le 18 janvier à 11:50
       
    • Ne dites pas de sottises, les communistes sont inoffensifs. Pour discuter il suffit que les dialogueurs soient capables de tenir des propos sensés, peu importe leurs opinions.

      Glycère Benoît Le 18 janvier à 12:09
    •  
    • "dialogueurs", un barbarisme indigne d’un savoir encyclopédique comme le vôtre, cher Benoît. Permettez que l’humble marxiste que je m’entête à demeurer contre vents et marées, contre PS et PCF inoffensifs, vous suggère interlocuteurs.

      René-Michel Le 18 janvier à 18:19
    •  
    • Vous avez raison de souligner la faute mais c’est une impropriété, non un barbarisme. Au temps pour moi : le mot ‘dialogueur’ désigne celui qui écrit les dialogues d’une pièce de théâtre. Il désigne aussi l’interlocuteur, mais uniquement sur une scène de théâtre, c’est dans ce cas un acteur. Le terme exact est bien sûr interlocuteur, qui est courant mais qui ne m’est pas venu assez vite. Il faut toujours se relire avec soin : je ne voulais pas bien sûr laisser entendre qu’un débat politique est par essence théâtral. Le sens de la phrase est bien tel que vous l’avez compris, c’est l’essentiel.

      Je n’ai nulle prétention en matière de savoir, surtout pas encyclopédique. Je ne vois pas d’où vous vient cette idée, je vous invite à vous en défaire. L’humilité est une qualité de l’esprit, que vous vous attribuez vous-même. Soit. Elle est a priori contradictoire avec le fait d’être marxiste, ce dont vous vous prévalez, puisque les marxistes ont une pratique du pouvoir qui ne tolère aucune opposition ce qui n’est pas une marque d’humilité.

      Glycère Benoît Le 18 janvier à 22:16
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